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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 05:24
Une prairie fleurie en avril (en avant-plan une haie de prunelliers)

Une prairie fleurie en avril (en avant-plan une haie de prunelliers)

 

Voilà un billet fleuri pour vous montrer  les quelques fleurs de printemps que j'ai observé en Haute-Loire (donc faisant partie de la flore "altiligérienne"...) lors de mon dernier séjour... 

Aujourd'hui  et demain, nous allons en effet nous balader sur des chemins qui bordent les prairies.

 

Je vous ai déjà montré récemment quelques fleurs des forêts. Il faut savoir que dans le département de Haute-Loire, les forêts représentent environ 40 % de la surface totale agricole. Les prairies sont de toute beauté au printemps et représentent près de 50 % de la surface totale des terres. Le reste est constitué de céréales, de légumineuses et autres cultures...

Voilà pourquoi c'est une région si verte ! 

 

Au contraire de ce que l'on pense, les prairies ne sont pas toutes naturelles. Depuis une dizaine d'années certains éleveurs sèment des prairies temporaires en ray-grass, une plante vivace fourragère qui ressemble beaucoup au gazon...et qui devra être resemées régulièrement. Ces prairies constituent un milieu artificiel pauvre au niveau de la biodiversité car elles contiennent peu de plantes mellifères. Le fourrage est abondant mais ces prairies sont fauchées assez tôt dans la saison car elles résistent mal aux températures d'été. Les éleveurs les cultivent souvent pour fabriquer de l'ensilage qui complétera la nourriture hivernale de leur bétail. 

 

Les prairies naturelles sont au contraire implantées depuis des années. Elles ont été le résultat du défrichage des forêts au cours des temps. Enrichies naturellement par le pâturage régulier des animaux, elles constituent un milieu naturel riche au point de vue de la biodiversité. Le fourrage est moins abondant, certes,  mais qualitativement meilleur et la prairie résiste mieux aux aléas du climat, en particulier lors des sécheresses d'été.  

Loin de moi l'idée de critiquer les pratiques des éleveurs. Je connais leurs difficultés financières et je n'ignore pas que leurs revenus sont en moyenne 30 à 35% plus faibles, comparés au salaire moyen d'un agriculteur au niveau national. Je suis proche d'eux lorsque je suis en Haute-Loire, et je vois bien comment ils vivent... mais il faut tout de même savoir que la FNSEA les pousse à remplacer les prairies naturelles pour avoir un meilleur rendement.

Toujours ce rendement, on n'entend parler que de lui, au détriment de la qualité et de la préservation des milieux naturels et de notre planète... Alors qu'il suffirait d'aider les éleveurs en achetant leur lait au juste prix et en les incitant plutôt à diversifier leurs ressources et à produire de la qualité. 

 

Mais revenons à nos jolies fleurs de printemps !

Voici quelques-unes des fleurs que l'on trouve dans les prairies naturelles donc, en avril...

 

- la cardamine des prés (ou cresson des près) est une plante fréquente dans les prairie humides. Elle est la plante hôte de quelques chenilles et joue donc un rôle important pour préserver ces espèces... 

 

La cardamine des près

La cardamine des près

 

Les pissenlits envahissent les prairies, donnant une tonalité jaune au paysage. Souvent, ils poussent aussi en bordure des chemins et près des maisons.

  

Les pissenlits
Les pissenlits Les pissenlits

Les pissenlits

 

Les coucous sont bien présents et presque envahissants ! 

Les coucous

Les coucous

 

Très fréquemment, les champs d'altitude sont éclairés par de superbes jonquilles (du genre narcissus). Ce qui est surprenant c'est que cette espèce "montagnarde", a une très grande fleur par rapport à celle que nous trouvons dans la garrigue provençale, et bien plus grande que celle de nos jardins puisqu'elle peut atteindre 6 cm. 

 

Les jonquilles...
Les jonquilles...Les jonquilles...
Les jonquilles...

Les jonquilles...

 

Très fréquentes aussi sont ces fleurs jaunes qui poussent le long des ruisseaux et dans les creux naturels des champs plus humides.

Il s'agit des populages des marais (Caltha palustris). C'est une plante que l'on peut confondre aisément avec la ficaire qui pousse en Provence et que je vous ai déjà montré. Toutes deux ont une feuille en forme de coeur et des fleurs jaunes. 

Mais le populage possède un petit nombre de pétales (5 en principe) alors que la ficaire en a au moins 10, entre autres différences... 

 

Le populage des marais
Le populage des maraisLe populage des marais
Le populage des maraisLe populage des marais

Le populage des marais

 

Encore jaunes sont les fleurs de nos petits boutons d'or.

Nous en avons fait tant de bouquets lorsque nous étions enfants, que c'est une des fleurs parmi les plus connues de nos campagnes...

Des boutons d'or
Des boutons d'or

Des boutons d'or

 

C'est beaucoup plus rare de rencontrer ici ou là quelques touffes de pensées sauvages...jaune et blanche. Pensées des champs ou pensées tricolores, je n'ai pas réussi à trancher ! 

Une touffe de pensées sauvages
Une touffe de pensées sauvages Une touffe de pensées sauvages

Une touffe de pensées sauvages

 

Dans le Massif Central la plupart des prairies naturelles ont été mises en place pour la première fois durant le Néolithique. Puis elles ont été façonnées pendant des millénaires et la diversité de la flore a évolué au cours des temps pour s'adapter aux pratiques agropastorales. 

Au point de vue agricole, on distingue en fait plusieurs types de prairies : les prairies de fauche qui seront utiles pour produire du foin pour l'hiver et seront donc coupées d'un coup en été en totalité ; les prairies pâturées où les troupeaux sont parfois laissés toute l'année mais qui sont broutées donc coupées au rythme naturel des animaux.

Ces espaces naturels sont le premier maillon de la chaîne alimentaire et permettent à de nombreux insectes de se nourrir et de se développer, eux-même servant à leur tour de nourriture aux oiseaux...et aux petits mammifères. 

N'oublions pas qu'elles évitent aussi l'érosion des sols ce que ne font pas les cultures intensives. 

 

Pensez à laisser un coin de prairie sauvage dans votre jardin, où que vous habitiez, c'est très important pour notre planète ! 

 

Avez-vous pensé à agrandir les photos en cliquant dessus ?

 

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 05:26
Le circuit est court et le dénivelé de 100 mètres environ

Le circuit est court et le dénivelé de 100 mètres environ

 

Aujourd'hui je vous propose une courte balade, que nous avons faite avec les petits durant les dernières vacances...

 

Entre deux périodes de pluie, nous avons voulu monter jusqu'à la table d'orientation pour admirer la vue du haut du Mont Recours

Un circuit court qui ne fait que 100 mètres de dénivelé mais qui permet, comme nous aimons le faire, de découvrir de nouvelles choses et d'apprendre aux enfants à observer et à aiguiser leur curiosité naturelle dans la nature...

 

Le départ se fait au niveau de la route forestière qui traverse la forêt pour rejoindre Cayres en partant de Saint-Jean-Lachalm, un village dont je vous ai déjà parlé sur ce blog.

On peut se garer, soit au niveau de l'ancienne "Voie Romaine", soit au départ du chemin.

 

Le sentier monte rapidement dans la forêt et nous sommes à l'ombre de grands sapins et épicéas.

Le chemin est assez boueux en cette saison, puis en atteignant le plateau, il s'élargit, et devient plus verdoyant. 

 

Le chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêtLe chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêt
Le chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêtLe chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêt

Le chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêt

 

Dans le sous-bois, une seule fleur tapisse les bords du chemin, c'est l'anémone Sylvie.

Il s'agit d'une plante toxique qui appartient à la famille des Renonculacées. Elle peut former des parterres importants car le rhizome souterrain se développe rapidement.

Les feuilles à 3 à 5 pétales restent assez proches du sol et les fleurs, solitaires se dressent assez haut sur le pétiole. Elles peuvent être blanches comme ici en Haute-Loire ou légèrement rosées. 

 

En fait, les anémones apparaissent très tôt dans la saison, avant que les feuillus mettent leurs feuilles, et lorsque le sous-bois est encore inondé par les rayons du soleil. 

 

J'ai été contente d'apprendre que cette plante est un bio-indicateur d'ancienneté de la forêt, qu'elle prouve sa biodiversité et sa préservation naturelle, car je ne le savais pas.

 

L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique ! L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !
L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !
L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique ! L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !

L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !

 

Au coeur de la forêt, dans sa partie la plus obscure, une drôle de petite bête rouge déambule sur les souches d'arbres morts.

 

Nous prenons de nombreuses photos (sans lumière c'est pas évident) et nous les observons longtemps. Ce sont des Arachnides car elles ont 4 paires de pattes (et non pas 3 comme les Insectes).

De retour à la maison nous découvrons que ce sont des trombidions soyeux. C'est vrai que leur corps donne l'impression d'être recouvert d'un fin duvet.

Je n'en avais jamais vu et je ne savais même pas que ça existait ! 

Il s'agit en fait d'un gros acarien de couleur rouge qui mesure un peu moins d'un demi centimètre. La couleur rouge permet de lui éviter d'être dévoré par ses prédateurs en informant le consommateur potentiel de sa toxicité... 

 

Ils sont sans danger pour l'homme, mais s'attaquent aux insectes (sauterelles, mouches) et aux araignées. Ils s'accrochent à eux et les piquent pour sucer leur liquide intracorporel...mais ne les tuent pas, c'est rassurant ! 

 

Le proche cousin du trombidion, appelé "aoutât" est davantage connu car il provoque des piqûres graves et particulièrement irritantes chez l'homme et tous les animaux à sang chaud, qu'il attaque.

 

 

Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??
Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??

Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??

 

Enfin, après un passage dans la forêt plus pentu et sombre, où nous n'avons pu observer que quelques lichens sur les arbres et au sol...

Encore une petite grimpette ! Encore une petite grimpette !
Encore une petite grimpette !

Encore une petite grimpette !

 

Nous débouchons au sommet...

Des petites potentilles s'épanouissent au soleil et forment des touffes au pied des rochers. 

Les potentillesLes potentilles

Les potentilles

 

Nous découvrons, qu'il y a en fait deux tables d'orientation (il y a bien un "s" sur la pancarte au bord de la route, nous le vérifierons au retour !).

La première donne sur la Margeride et la Lozère, mais les arbres ont poussé et nous ne voyons presque rien des sommets sauf si nous nous mettons debout sur la table !

La vue est moins claire que ce que l'on espérait, mais nous apercevons tout de même de la seconde, la petite ville de Costaros et les sommets qui cachent le superbe Lac du Bouchet, dont je vous ai encore parlé récemment.

 

Le sommet ! Le sommet !
Le sommet !
Le sommet ! Le sommet !

Le sommet !

 

Il ne nous reste plus qu'à redescendre...

J'espère que vous n'êtes pas trop fatigués ! 

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 05:30
Quelques plantes comestibles ou médicinales de Provence

 

Lors de la sortie botanique dont je vous ai parlé précédemment, nous avons aussi découvert plusieurs plantes comestibles...

Ne cueillir ces plantes qu'en bordure des cultures et vignobles NON TRAITÉS, surtout pas en bord de route, ni près d'une usine !

Ne vous trompez pas en les identifiant, je vous donne leur nom de gauche à droite sur mes photos et de haut en bas. En cas de doute, il y a certainement des spécialistes dans votre région et des sorties botaniques organisées. 

N'oubliez-pas aussi d'agrandir les photos en cliquant dessus pour voir le plus de détails possibles...

 

Je vous mets aussi quelques liens vers des articles que j'ai découvert mais aussi vers des articles de mon blog, si vous voulez en savoir plus... 

 

- La fausse-roquette ou roquette blanche (Diplotaxis erucoides).

Elle envahit les champs de vigne et fleurit comme son nom l'indique, en blanc. Vous la voyez au milieu des vignes sur la photo de début d'article. Elle aime les bords de champs et les vignobles qu'elle tapisse de ses fleurs durant presque tout l'hiver et le début du printemps...

Elle se mange jeune en salade mais elle a un goût assez fort et il faut la mélanger avec d'autres feuilles. Son goût avant la floraison est cependant plus doux que la roquette cultivée ou sauvage. On peut faire du pesto avec les jeunes feuilles, consommer les boutons de fleurs en salade, et les feuilles plus âgées, cuites comme des épinards. 

Elle peut servir de fourrage aux animaux.

Elle peut aussi être utilisée comme engrais vert au jardin. 

 

- Le brocoli sauvage (noms latins synonymes : Lépidium draba ou Cardaria draba)  est appelé aussi passerage.

On peut manger l'extrémité, donc le panicule, qui est formé de fleurs encore fermées. On peut le faire blanchir et le manger en vinaigrette ou bien l'incorporer  dans les potages, ou encore le faire sauter à la poêle.

C'est d'autant plus intéressant que cette plante pousse souvent en colonies dans les lieux incultes.

 

 

- Le pissenlit...  tout le monde le connaît et le consomme, je pense !

 

- Le fenouil est un condiment incontournable dans le sud pour agrémenter les plats de poisson. Les feuilles fraîches se hachent aussi sur les salades si vous aimez le goût de l'anis. Les tiges se font sécher à la fin de l'été et se gardent tout l'hiver pour agrémenter vos plats. Les graines enfin, peuvent être incorporer dans la cuisine ou dans les tisanes. 

 

- La mauve sauvage. Je réalise que je n'en ai jamais parlé sur ce blog...pourtant les fleurs et les feuilles se consomment comme n'importe quel légume ! Les fleurs décorent les salades (et se mangent) et les extrémités fleuries sèchent très bien et font de délicieuses tisanes, parfaites en hiver pour venir à bout des maux de gorges et des toux tenaces. 

 

- L'asperge sauvage. Je vous montre à nouveau, la plante adulte épineuse et les pousses que l'on ramasse pour en faire des potages, des tartes, des omelettes et des brouillades. Mais je vous en ai déjà parlé longuement sur ce blog. 

 

- La vraie roquette ou roquette sauvage (Diplotaxis tenuifolia) se mange en salade, mélangée ou pas à d'autres pousses de printemps.

 

- enfin,  le rumex  se fait cuire également comme les épinards.  Il en existe de nombreuses variétés selon les régions, toutes comestibles. 

A consommer avec modération cependant car comme sa cousine,  l'oseille du jardin, le rumex contient beaucoup d'acide oxalique pouvant provoquer des problèmes de santé, types calculs rénaux...

 

Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...
Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...
Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...
Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...

Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...

 

Nous avons aussi observé de nombreuses plantes médicinales : l'armoise, le calendula (souci des champs) dont les feuilles se mangeaient aussi dans les campagnes, le fumeterre,  le chardon marie et le plantain lancéolé.

Je n'avais encore jamais vu de calendula en pleine nature. 

Quelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéoléQuelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéolé
Quelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéolé
Quelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéoléQuelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéolé

Quelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéolé

 

Et bien sûr, c'est avec du romarin en fleurs que se termine cette balade botanique, car au printemps en Provence, nous en faisons des cures lorsqu'il est en fleurs. Nous l'utilisons en cuisine ou en tisane.

Le romarin est excellent pour le moral, et c'est un dépuratif puissant pour l'organisme. Il soulage efficacement les douleurs musculaires et les névralgies...

Il est le symbole de l'amour et de la fidélité et porte chance aux jeunes mariés (et peut-être aussi aux vieux couples, qui sait ?!).

Vos enfants font des cauchemars...glisser un brin de romarin sous leur oreiller (ou quelques gouttes d'HE).

Spirituellement, il aide à s'ancrer dans le réel, à accepter la vie comme elle est et à trouver le bonheur.

Un beau programme pour ce printemps, vous ne trouvez pas ?!

 

 

Le romarin en fleurs...

Le romarin en fleurs...

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 05:25
Le groupe de botanistes en herbe buvant les paroles de l'animateur (ne me cherchez pas...je prends la photo !)

Le groupe de botanistes en herbe buvant les paroles de l'animateur (ne me cherchez pas...je prends la photo !)

 

Lors de la semaine de la randonnée en Provence, qui a eu lieu du 25 au 31 mars dernier, j'ai participé à une balade botanique organisée par l'office du tourisme de mon village...

 

Je connaissais déjà le cadre de la balade qui nous a mené vers le joli petit hameau de Douau...mais j'aime ce genre de sortie qui rassemble des passionnés de la nature.

J'ai pu identifier certaines plantes que je ne connaissais pas encore et en découvrir d'autres que je connaissais, mais n'avais jamais vu en fleurs dans ma région. 

 

Par exemple, pour voir la ficaire (Ficaria verna), appelée aussi la fausse-renoncule, qui éclaire les sous-bois de sa couleur jaune, il faut aller dans les zones humides...ce qui est plutôt rare chez nous. 

Là nous en avons vu au fond d'un ruisseau à sec. Heureusement qu'elle ne pousse pas dans les prairies car c'est une plante envahissante, toxique pour le bétail, mais une plante médicinale connue. 

 

La ficaire sur le talus et au fond d'un ruisseau à secLa ficaire sur le talus et au fond d'un ruisseau à sec
La ficaire sur le talus et au fond d'un ruisseau à secLa ficaire sur le talus et au fond d'un ruisseau à sec

La ficaire sur le talus et au fond d'un ruisseau à sec

 

L'ornithogale (ou "dame de 11 heures" car la fleur attend cette heure-là pour s'ouvrir et se referme le soir) pousse aussi plutôt au bord des chemins ou dans les vignes quand elles ne sont pas traitées. On l'appelle aussi l'ornithogale en ombelle. 

L'ornithogale en ombelle.
L'ornithogale en ombelle. L'ornithogale en ombelle.

L'ornithogale en ombelle.

 

On observe aussi au bord des champs et dans la garrigue de nombreuses orchidées. La plus fréquente dans le midi est la "Barlie de Robert".

A faire avec les enfants : enfoncer l'index délicatement dans une des fleurs ouvertes, situées en haut de la hampe florale. Le doigt ressort avec, collé sur son extrémité, deux jolies petites antennes au bout desquelles se trouvent les sacs polliniques. C'est exactement ce qui se passe quand un bourdon ou une abeille pénètre dans la fleur et c'est ainsi que le pollen passe de fleur en fleur assurant la reproduction de la plante. 

La Barlie de Robert
La Barlie de RobertLa Barlie de Robert

La Barlie de Robert

 

Au bord des chemins ou parfois jusque dans les jardins nous rencontrons aussi le muscari. On a longtemps pensé qu'il s'agissait d'une plante toxique mais les dernières recherches ont prouvé le contraire. 

Le muscari le plus fréquent en cette saison en Provence est le muscari à grappes (muscari neglectum)  avec ses feuilles toutes fines qui sont déjà sorties de terre en automne.  

Merci à Laure (voir son commentaire ci-dessous) de m'avoir signalé que le muscari était un nom masculin...En Provence on a tendance à mettre beaucoup de noms de fleurs au féminin et c'est ce que j'avais fait ce matin ! 

Les muscaris à grappes

Les muscaris à grappes

 

Nous avons observé des plantes fréquentes chez nous...comme le buplèvre qui est une plante arborescente de la famille des ombellifères (comme le fenouil) mais ne se mange pas.
 

Buplèvre (photo prise en automne)

Buplèvre (photo prise en automne)

 

L'argeiras (ou argelas), est un genêt qui est en fleurs dès la fin de l'hiver et que l'on surnomme aussi l'ajonc de Provence. 

L'argeiras en fleursL'argeiras en fleurs

L'argeiras en fleurs

 

Nous avons aussi observé beaucoup d'arbustes et d'arbres de chez nous comme les chênes verts, les chênes kermès qui ne perdent jamais leur feuille et restent verts toute l'année, et quelques chênes pubescents qui eux attendent le printemps encore habillés en partie des feuilles roussies par l'automne.

 

Nous avons aussi croisé aussi des genévriers dont le cade, dont je vous ai déjà parlé ICI et le genévrier commun dont on ramasse les baies pour les utiliser en cuisine et dont je vous ai parlé également sur le blog ICI.

 

Certains arbres sont sauvages, d'autres sont cultivés, certaines espèces sont invasives, d'autres en voie de disparition de notre région...

Un jour prochain, peut-être, nous les regarderons d'un peu plus près...

 

Parmi ces arbustes, celui que l'on voit le plus souvent en fleurs en ce moment est le prunellier (ou prunelier). On l'appelle aussi l'épine noire (prunus spinosa). il compose de nombreuses haies qui servent d'abris aux oiseaux et de nourriture à de nombreux insectes...dont beaucoup de chenilles de papillons. 

De loin, cet arbuste ressemble beaucoup aux aubépines que nous n'avons pas chez nous et ses baies, une fois blettes à cause des premières gelées, se préparent en les faisant macérer dans l'alcool ou bien encore en gelées.... On ne les consomme pas avant car elles sont trop âpres ! 

 

 

Un prunellier en fleurs

Un prunellier en fleurs

 

Le groupe était sympathique et il y avait un mélange de plusieurs groupes de rando du coin...les gens ont spontanément sympathisé. 

De plus, la lecture et la botanique, sont deux passions que je partage avec l'animateur de la sortie, mais lui a travaillé dans les plantes, tandis que moi j'étais dans les livres, donc j'ai beaucoup à apprendre en sa compagnie...

 

Nous avons eu droit à une surprise, un joli poème récité sous le séquoia géant qui se trouve dans une propriété privée proche du village, le domaine de Montplaisir...

 

 

Le Domaine de Montplaisir...le toit du pigeonnier a été rénové récemment !
Le Domaine de Montplaisir...le toit du pigeonnier a été rénové récemment !Le Domaine de Montplaisir...le toit du pigeonnier a été rénové récemment !
Le Domaine de Montplaisir...le toit du pigeonnier a été rénové récemment !

Le Domaine de Montplaisir...le toit du pigeonnier a été rénové récemment !

 

Et tout ça avec un grand soleil !

Une belle balade instructive et printanière, à suivre...car je vous présenterai bientôt quelques plantes comestibles et médicinales.

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 06:27

 

Le cade (Juniperus oxycedrus) encore appelé genévrier cade, cadelle, cadenelle,  ou oxycèdre est un petit arbrisseau typique de la garrigue méditerranéenne. Il pousse dans tout le sud de la France et jusqu'en Iran.

Il est aussi fréquent dans la garrigue que son cousin, le genévrier commun, dont on ramasse les baies, appelées baies de genièvre et que le genévrier de Phénicie dont j'aurai sans doute un jour ou l'autre, l'occasion de vous parler. 

 

Le cade se rencontre dans les forêts de pins d'Alep et de pins parasol, de chênes verts et parfois blancs, de chênes kermès. Toutes ces espèces affectionnent en effet les plateaux calcaires provençaux et souvent les zones rocailleuses du midi. 

C'est un arbre qui peut devenir assez grand. Il a un port le plus souvent buissonnant ou alors légèrement pleureur, comme vous pouvez le voir sur ma première photo à gauche.. 

 

Plusieurs cades aux ports différentsPlusieurs cades aux ports différents
Plusieurs cades aux ports différents

Plusieurs cades aux ports différents

 

 

Ses feuilles persistantes de couleur vert-gris bleutées donnent à l'arbuste sa couleur caractéristique. Elles ont une forme d'aiguilles et sont très piquantes. Elles comportent sur leur face supérieure, deux bandes blanches (correspondant aux stomates), ce qui les différencie de celles du genévrier commun qui n'en a qu'une seule. 

Les feuilles du cade
Les feuilles du cade

Les feuilles du cade

 

Les baies sont d'abord vertes, puis changent de couleur pour devenir orangée ou rougeâtres, et enfin, brunâtres à maturité. En Provence, on ne consomme pas les baies du cade bien qu'elles soient parfaitement comestibles, mais uniquement celles du genévrier commun que tout le monde connaît et qui sont de couleur bleue. C'est en Corse et en Sardaigne que les baies du cade sont consommées en cuisine pour relever le gibier. Elles sont d'ailleurs deux fois plus grosses que celles du genévrier commun. 

Les cades sont dioïques ce qui veut dire qu'il y a des spécimens femelles et d'autres mâles, ce qui explique que certains arbustes dans une même zone soient dépourvus de baies. 

 

 

Des baies de cade, de maturités différentes... Des baies de cade, de maturités différentes...
Des baies de cade, de maturités différentes... Des baies de cade, de maturités différentes...

Des baies de cade, de maturités différentes...

 

Le cade a un bois très dur et quasiment imputrescible. Il a été longtemps utilisé en Provence pour fabriquer divers objets : du piquet de clôture aux sculptures d'art !

Il est très utilisé aussi comme anti-mite naturel.

La plupart des familles provençales en faisait brûler dans la cheminée pour désinfecter l'atmosphère et éloigner les insectes.

Le tronc du cade

Le tronc du cade

 

Du bois, et non des baies comme je l'ai longtemps cru, on extrait de l'huile de cade. C'est un produit très utile car fortement désinfectant. Ce produit n'a rien à voir avec l'huile essentielle de cade utilisée en aromathérapie, dont la préparation est toute autre.

 

L'huile de cade était fabriquée autrefois abondamment en Provence et cela jusqu'à la dernière guerre, dans des fours à cade en pierre, dans lesquels on faisait brûler les branches. Dans ces fours cylindriques, le bois se consumait très lentement. L'huile était récupérée ensuite à la base du four.

Le produit obtenu était un liquide très foncé (presque noir) à l'odeur forte de bois brûlé et de fumée. Cette odeur a marqué mon enfance. Mon père soignait ainsi son psoriasis et je le revois se passer le produit avec un coton tige pour bien cibler son problème. C'était radical mais odorant ! 

 

Ma grand-mère s'en servait aussi pour soigner ses poules (contre je ne sais quelle maladie).

Les bergers s'en servaient pour leurs moutons et les paysans, pour désinfecter les plaies sur les sabots des chevaux. En effet l'huile de cade entrait dans la composition de "l'onguent du maréchal" connue pour ses vertus antiseptiques et cicatrisantes. 

 

Au début du XXe siècle (source wikipedia), Michael Winburn, un riche homme d'affaire américain, achète à Paris, un baume censé guérir son eczéma, à base d'huile de cade. Surpris par son efficacité, il crée la marque Cadum qu'il va commercialiser dans le monde entier. Quelques années après, en plus du baume à l'huile de cade, d'une pommade et d'un dentifrice, la marque commercialisera un savon pour bébé. Je crois bien que nous nous souvenons tous de l'odeur de ce savon, enfin je parle bien sûr pour ceux de ma génération. Pas vous ? 

Le surnom de "bébé cadum" s'entend encore dans les cours de récréation...c'est dire ! 
 

Bébé cadum (ancienne affiche publicitaire prise sur le net)

Bébé cadum (ancienne affiche publicitaire prise sur le net)

 

Je suis tout à fait surprise qu'aujourd'hui on nous mette en garde contre ce produit naturellement désinfectant et qu'on le considère comme cancérigène (source wikipedia). Des cas d'intoxications graves ont été constatés au Maroc en particulier. 

En effet le goudron qui se forme de façon naturelle lors du chauffage du bois à haute température est dangereux pour la santé. 

 

Dans le doute, en attendant d'en savoir plus, il vaut mieux s'abstenir d'utiliser l'huile de cade telle quelle, et appliquer le principe de précaution. Mieux vaut aussi obtenir en pharmacie, l'huile de cade "vraie" fabriquée selon un procédé conforme au codex que de se procurer cette fameuse huile, n'importe où sur internet.

De toute façon il faut toujours employer cette huile de cade diluée... 

 

Nous pouvons aussi la remplacer par l'huile essentielle de cade, qui n'est pas fabriquée du tout de la même façon. Elle soignera aussi problèmes de peaux ou autres soucis de santé. Par contre chez les animaux, cette dernière est contre-indiquée.

C'est l'occasion de rappeler ici que tout médicament, même s'il est posé sur la peau et non absorbé directement, pénètre et passe dans la circulation générale. Prudence donc...

 

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 05:42
Mon petit-fils n'a pas pu s'empêcher de me faire un bouquet !

Mon petit-fils n'a pas pu s'empêcher de me faire un bouquet !

 

Aujourd'hui, je vous propose une courte balade au milieu de la flore sauvage de Haute-Loire, une flore aux mille vertus.

Nous voilà donc revenus en été, pour nous promener au bord des champs ou des chemins, et en lisière de la forêt. J'ai pris ces photos fin juillet, près du petit village de Rougeac dont je vous parlerai bientôt.

 

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler...

 

J'ai toujours été étonnée de voir en Haute-Loire, autant de variétés de chardons, toujours aussi difficiles à déterminer.

 

Le chardon laineux (ou cirse laineux) est le plus facile à reconnaître sur la première photo, avec son aspect blanchâtre dû au duvet qui recouvre les bractées et donne l'impression qu'elles ont été envahies par des toiles d'araignée.

 

Sur la seconde, un cardère qui était la plante des drapiers. Ce chardon a été cultivé durant tout le XIXe siècle, et utilisé pour carder les draps de laine qui servaient entre autre à fabriquer les uniformes de nos soldats.

 

Je ne connais pas le nom des autres chardons. Je n'avais pas apporté ma flore et donc je n'ai pu les déterminer. Si quelqu'un connaît leur nom ?! 

 

Différentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardons
Différentes variétés de chardons
Différentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardons

Différentes variétés de chardons

 

Les épilobes en épis appelées encore "laurier de Saint-Antoine" dans les campagnes, sont très fréquentes dans les clairières et en bordure des chemins. Ce sont des plantes qui ont été consommées pendant des décennies comme légumes. Les jeunes pousses se mangent comme des asperges ; les jeunes feuilles et les fleurs peuvent agrémenter un risotto. 

Une autre espèce européenne d'épilobe vivace, à petites fleurs rose pâle, fait l'objet de recherches scientifiques, les chercheurs ayant découvert qu'elle possédait des vertus médicinales très intéressantes.

 

Des épilobes en épis au bord d'un chemin
Des épilobes en épis au bord d'un cheminDes épilobes en épis au bord d'un chemin

Des épilobes en épis au bord d'un chemin

 

Je croyais que la plante ci-dessous était une aigremoine... C'est une plante médicinale bien connue dans la pharmacopée française. Elle est anti-inflammatoire, antivirale, anti-diabétique, et agit sur tous les problèmes circulatoires, gastro-intestinaux et infectieux. C'est une plante qui était très utilisée dans les campagnes pour traiter les morsures de serpent.

Il faut récolter les sommités fleuries en juillet, et utiliser la plante en tisane ou décoction. Récemment, on a découvert qu'elle avait en plus des propriétés hypotensives...

De plus, il s'agit d'une plante très utile si vous pensez que quelqu'un de malveillant vous a jeté un sort ! C'est toujours bon à savoir...D'ailleurs durant l'Inquisition, on utilisait la plante pour faire la chasse aux sorcières.

En tous les cas, je la croyais facile à reconnaître et je suis certaine que vous en avez déjà vu dans la nature car c'est une plante très commune. Elle ne passe pas inaperçue avec sa longue hampe couverte de petites fleurs jaune pâle qui fleurissent de bas en haut.

Bref, maintenant que je sais tout ça, je me demande bien pourquoi je n'en ai pas ramassé ! Et bien j'ai bien fait, figurez-vous car la plante que j'ai photographié n'en est pas une...

 

Le problème c'est que l'aigremoine peut se confondre avec la molène dans les régions où toutes deux cohabitent. La molène a des feuilles épaisses et duveteuses ce qui n'était pas le cas de la mienne...mais il existe différentes variétés de molène et Kri qui est naturaliste et photographe m'a fait remarqué dans les commentaires,  et je l'en remercie vivement, que mes photos correspondaient bien à une molène, mais pas du tout à celle que je connais et qui poussent fréquemment en Provence que nous appelons le "bouillon-blanc", qui est une plante médicinale très utile en cas de problèmes respiratoires et de toux passagères ou chroniques. 

Il s'agit en fait de la molène blattaire appelée aussi herbe aux mites. 

 

 

Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine) Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine)

Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine)

 

J'ai pris les photos suivantes, avec ces petits insectes très actifs vous ne trouvez pas... sur des fleurs roses qui bordent les chemins. Je pense que cette plante s'appelle, "l’armérie des Alpes". 

L'armérie des AlpesL'armérie des Alpes
L'armérie des AlpesL'armérie des Alpes

L'armérie des Alpes

 

Vous connaissez tous les bleuets, dont les fleurs sont très adoucissantes pour les yeux fragiles. On en voit de moins en moins dans les champs. Comme le coquelicot qui fleurit plus tôt en saison, c'est une adventice...donc une plante qui pousse dans les champs de céréales. Les adventices sont malheureusement en voie de disparition car les agriculteurs veulent un rendement maximum et font tout pour les détruire.

Des bleuets
Des bleuetsDes bleuets
Des bleuets

Des bleuets

 

Ces ronciers étaient particulièrement colonisés par les abeilles. Un peu plus loin nous avons en effet aperçu un rucher, ce qui est rare dans la région. 

Sur les fleurs de ronces, des abeilles...Sur les fleurs de ronces, des abeilles...
Sur les fleurs de ronces, des abeilles...Sur les fleurs de ronces, des abeilles...

Sur les fleurs de ronces, des abeilles...

 

Le millepertuis est abondant en Haute-Loire. Lui aussi était considéré comme une plante magique, un "chasse-diable". On l'appelait d'ailleurs ainsi, "chasse-diable" ou bien "herbe aux fées".

Cela fait près de 2500 ans que cette plante est utilisée comme calmant pour retrouver un sommeil réparateur, lutter contre la déprime passagère ou tout simplement arrêter de fumer. En application locale, macérée dans une huile naturelle, ou une huile sèche, la plante fait des miracles sur les coups de soleil, les brûlures ou autres plaies superficielles...

 

Le millepertuisLe millepertuis

Le millepertuis

 

J'ai pris ces photos de chardons déjà en fruits. Je les ai trouvé très beaux avec leurs graines aux longs poils blancs, prêtes à prendre leur envol. Mais, comme précédemment, je ne connais pas leur nom ! 

Des chardons en fruitsDes chardons en fruits
Des chardons en fruitsDes chardons en fruits

Des chardons en fruits

 

Voilà notre petite balade champêtre est terminée. J'espère qu'elle vous a plu ! 

 

Bon dimanche à tous...

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 05:54
Les jardins du Perrier en septembre (Die)

Les jardins du Perrier en septembre (Die)

 

Je vous ai déjà emmené plusieurs fois en balade dans les jardins du Perrier.

Que voulez-vous, je ne peux pas résister à une promenade dans ce joli quartier de Die ! Les petits cabanons qui sont disséminés dans ces jardins sont tous adorables et les fleurs sont partout du printemps à l'automne, pour notre plus grand plaisir.

Après tout, ces jardins font partie du patrimoine puisqu'ils appartiennent à l'histoire de la ville !

 

Deux petits cabanons typique des jardins du Perrier
Deux petits cabanons typique des jardins du Perrier

Deux petits cabanons typique des jardins du Perrier

 

Nous y avons fait à nouveau de jolies rencontres !

Deux oies qui gardaient un jardin !
Deux oies qui gardaient un jardin ! Deux oies qui gardaient un jardin !

Deux oies qui gardaient un jardin !

 

Et au cours de la balade, nous avons croisé des éléments de la flore sauvage ou cultivée qui sont caractéristiques de la fin d'été et de l'automne.

 

La clématite sauvage (clematis vitalba) est une plante grimpante qui colonise facilement les bords des chemins et des jardins (grillages, murets de pierre). Elle a une floraison abondante au printemps. Ses fleurs blanches sont très mellifères.

Les fruits persistent une bonne partie de l'hiver et se reconnaissent facilement, à la fin de l'été et à l'automne, grâce à leur petite plume accrochée à la graine.

Attention à cette plante car le feuillage est irritant. Il vaut mieux ne pas trop s'y frotter. Je ne savais pas que son surnom de "bois de pipe" venait du fait que son bois était fumé. 

Il existe de nombreuses variétés horticoles grimpantes que bien sûr vous connaissez tous. 

 

 

 

 

Des clématites en fruitsDes clématites en fruits
Des clématites en fruits
Des clématites en fruitsDes clématites en fruits

Des clématites en fruits

 

Le houblon est une autre plante grimpante bien connue de tous !

Il existe un plant mâle et un plant femelle. C'est le pied femelle qui est utile. Ce sont en effet les inflorescences femelles, les cônes, qui sont utilisées depuis le XIIe siècle pour aromatiser la bière, lui donner son goût amer (que je déteste !) et permettre sa conservation...

Je n'aime pas la bière, mais j'aime bien la plante ! 

Le houblon
Le houblonLe houblon

Le houblon

 

Les asters sont les soleils de l'automne. Il en existe différentes variétés sauvages et horticoles et beaucoup s'échappent des jardins comme ceux que j'ai photographié au bord d'un chemin.

Ce sont des fleurs qui annoncent la fin de l'été et peuvent embellir un coin de jardin jusqu'en novembre. 

Des asters bleusDes asters bleus
Des asters bleus

Des asters bleus

 

Les Hélianthus, dont les fleurs peuvent parfois être aussi grosses que celles des tournesols, sont des plantes vivaces parfois envahissantes car elles ont des racines traçantes. Elles fleurissent dès la fin de l'été et offrent une floraison abondante et très gaie dans les jardins, les bords de chemin ou de ruisseaux (en Provence).

Je pense que j'ai photographié l'hélianthus microcephalus, qui a une fleur de taille modeste.

Mais je peux me tromper...n'hésitez pas à me le dire car je connais mal cette plante qui aime les sols calcaires mais pas la sécheresse. 

 

Des hélianthus des jardins
Des hélianthus des jardins

Des hélianthus des jardins

 

Enfin, je n'ai pas pu m'empêcher de photographier des cosmos des jardins. J'adore ces fleurs de fin d'été ! Pas vous ?

Des cosmos
Des cosmosDes cosmos
Des cosmosDes cosmos

Des cosmos

 

C'est l'automne, pensez-aux oiseaux...

Remisez vos épouvantails et installez vos nichoirs !

C'est l'automne !
C'est l'automne !

C'est l'automne !

 

 

Bon dimanche à tous ! 

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 05:31
La cueillette...

La cueillette...

 

Cela fait longtemps que je n'avais pas fait de confiture de framboises sauvages. Il faut dire qu'il faut être sur place au bon moment quand elles commencent à mûrir et justement lorsque j'étais en Haute-Loire, c'était juste le bon moment !

 

Je ne peux pas dire que les petits soient fans de ramassage...

Comme tous les enfants, ils préfèrent jouer et picorer une framboise par-ci par-là. Mais nous avons un coin qui ne nous déçoit jamais où l'espace est là, les framboisiers pas trop hauts et où il y a assez d'humidité dans l'air pour que les framboises ne soient jamais desséchées, comme c'est le cas ailleurs, même les années de canicule et de sécheresse comme cette année. 

 

Ce coin se trouve à proximité d'une tourbière bien à sec, que les randonneurs de Saint-Jacques connaissent bien car le lieu s'appelle le "lac de l'oeuf".

 

La tourbière appelée le "Lac de l'oeuf"

La tourbière appelée le "Lac de l'oeuf"

 

A cet endroit, les enfants ramassent aussi des fraises des bois, abondantes au bord des chemins...

 

Hum les bonnes fraises des bois

Hum les bonnes fraises des bois

 

Le sous-bois est joli et ombragé et après la promenade, et le goûter, quand il fait plus frais...

Promenade en forêt au frais

Promenade en forêt au frais

 

Nous ramassons les framboises !

Un seau plein de framboises

Un seau plein de framboises

 

Parfois l'été, nous trouvons aussi des myrtilles comme ici l'année passée. Mais cette année, elles étaient dures et sèches à cause du manque d'eau. 

Les myrtilles dans la forêt
Les myrtilles dans la forêt

Les myrtilles dans la forêt

 

Les framboises poussent en abondance au bord des chemins et dans les clairières qui se referment de plus en plus.

C'est donc en bordure des trouées, pas toujours naturelles, que nous en ramassons le plus comme, ici par exemple, en lisière de la forêt...sous la ligne haute-tension.

Sous la ligne Haute-Tension "Les Deux-Loires"

Sous la ligne Haute-Tension "Les Deux-Loires"



Mais revenons un peu à notre confiture...

Bon pour la recette, c'est le bla bla habituel, je fais toujours pareil pour les fruits rouges ! 

Il faut procéder en tous points, comme il est dit dans la recette ci-dessous. Je pourrais faire un copié-collé...mais bon vous savez lire.  

 

 

 

Alors ce qui compte, finalement, c'est la balade, et que je vous montre mon coin et l'effet final, non ?

Et régalez-vous ! Et régalez-vous !
Et régalez-vous ! Et régalez-vous !
Et régalez-vous ! Et régalez-vous !

Et régalez-vous !

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 06:07

 

Vous savez que dernièrement, j'ai eu la chance de passer une quinzaine de jours en Haute-Loire, où je vais très souvent en vacances.

Nous avons été étonnés, en arrivant, de trouver le jardin aussi florissant, malgré le manque d'eau évident qui a touché la région, comme beaucoup d'endroits en France. 

 

Quelques passages nuageux par-ci, par-là, quelques gouttes d'eau quasi quotidiennes, moins de fortes chaleurs qu'au Sud, ont suffit à préserver les jardins et même si certaines fleurs étaient bien fanées pour la saison, le plaisir était bien là de retrouver un véritable jardin, encore fleuri, et de constater que les multiples boutures et plantations, faites seulement au mois de mai dernier, avaient résisté. 

 

Je vous invite donc aujourd'hui à visiter avec moi mon jardin auvergnat...

 

Le devant de la maison est un petit jardin d'ornement où nous avons  planté des vivaces pour avoir le moins d'entretien possible quand nous venons en vacances.

 

 

A la chasse aux papillons ! (le jour de notre arrivée, l'herbe avait bien poussé)

A la chasse aux papillons ! (le jour de notre arrivée, l'herbe avait bien poussé)

 

Les roses trémières, roses ou rouges la plupart du temps, ne se laissent pas facilement domptées : elles poussent tellement où elles veulent que je suis obligée d'en arracher certains plants qui nous empêcheraient d'entrer dans la maison...

Les roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses

Les roses trémières roses

Les roses trémières rouges
Les roses trémières rouges Les roses trémières rouges
Les roses trémières rouges

Les roses trémières rouges

 

Malgré les hivers rudes et la neige, les lavandes aiment particulièrement le coin et sont visitées par de nombreux insectes, dont des papillons, dont je vous donnerai un aperçu prochainement.

Les lavandesLes lavandes
Les lavandesLes lavandes

Les lavandes

 

Ma petite clématite a pris, même si c'est encore un bébé et j'en suis très contente car je ne savais pas où la planter pour qu'elle se sente bien. Mon problème est qu'elle n'a le soleil que l'après-midi et je ne sais pas si cela va lui suffire.

Mon bébé clématite

Mon bébé clématite

 

Les cosmos, semés trop tard n'étaient pas encore fleuris...

Dommage, car je n'aurais pas la chance de les voir en fleurs cette année. Mais je tenterai pour l'année prochaine le semis d'automne, pour voir si cela leur convient mieux. 

Les fleurs ne sont pas loin, mais pas encore là !

Les fleurs ne sont pas loin, mais pas encore là !

 

Mes boutures d'hortensias, faites à l'automne et plantées en mai dernier, ont bien fleuries, bien qu'elles soient encore toutes petites... Ici pas besoin de les arroser tous les jours comme les hortensias de mon jardin provençal.

Mes boutures d'hortensias en fleurs
Mes boutures d'hortensias en fleursMes boutures d'hortensias en fleurs
Mes boutures d'hortensias en fleurs

Mes boutures d'hortensias en fleurs

 

Et, ce qui nous a fait un immense plaisir, c'est que les graines de courges (Butternut et musquée) que nous avions planté au jardin potager pour faire un essai, ont presque toutes donné des pousses et quelques fleurs...

Nous les avons donc taillé. Aurons-nous pour autant de belles courges cet automne...suspense ! 

 

Les plants de courgesLes plants de courges
Les plants de courgesLes plants de courges
Les plants de courgesLes plants de courges

Les plants de courges

 

Pour terminer notre petite balade au jardin, je vous montre quelques photos d'une plante sauvage qui envahit les bords des chemins et également mon jardin et que je trouve très fine et aérienne, mais dont je ne connais pas le nom.

Si quelqu'un connaît, je suis preneuse...

Peut-être Virjaja ? Rose ? ou alors Papou Poustache ? Si vous passez par là ?

Merci d'avance !

 

Mise à jour du 22/08...

Un grand merci à Cathyrose de m'avoir donné le nom de la plante qui s'appelle donc la Balsamine de Balfour...C'est une plante originaire de l'Himalaya, qui devient envahissante quand elle se plaît à quelque part. J'ai lu sur internet qu'elle était typique des jardins de grand-mère...donc ceux qui ne sont pas forcément bien entretenus ! 

Merci aussi à Azalaïs qui m'a donné le surnom de la plante "ne me touchez pas"!

 

 

Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi ImpatienteVous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente
Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi ImpatienteVous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente

Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 06:00

 

Je n'ai passé que peu de temps cette année, à explorer la flore du littoral saintois, et en particulier celle des dunes. 

 

Le Chardon d'Espagne (Scolymus hispanicus) était déjà bien en fleurs en juin dernier.

Le chardon d'Espagne
Le chardon d'Espagne

Le chardon d'Espagne

 

Un autre chardon maritime, le chardon bleu maritime ou chardon des sables (Eryngium maritimum) était abondant sur les dunes mais pas encore bien fleuri. On l'appelle souvent le Panicaut maritime ou le chardon des dunes.

Il a par endroit totalement disparu et j'ai découvert que c'était une plante protégée en Bretagne, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Vendée et en Loire-Atlantique.

Il a, en effet, été victime de son succès et donc d'une cueillette excessive. Il est capable de ne pas changer de couleur en séchant, ce qui est rare et fait de très jolis bouquets secs.  

 

Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables

Chardon bleu des sables

 

J'ai fait des découvertes cette année...

Des euphorbes, il y en a partout en France, mais celle-ci en particulier est toute petite par rapport à celles de ma garrigue provençale et je n'en avais jamais vu. 

C'est la petite euphorbe maritime (Euphorbia paralias). On l'appelle aussi l'euphorbe des sables ou l'euphorbe des dunes.

Elle porte bien son nom n'est-ce pas ? Il y en avait partout ! C'est ce qu'on appelle une plante psammophyte (qui pousse dans le sable) et donc elle est psammophile (bien adaptée au sable). Des mots compliqués mais qui, en Botanique, disent bien ce qu'ils veulent dire !

Quand elle se plait à un endroit, elle sert à fixer les dunes ce qui est indispensable pour éviter que le sable s'envole au moindre souffle de vent. Sa racine en forme de pivot peut s'enfoncer jusqu'à un mètre en profondeur pour chercher l'eau dont elle a besoin pour vivre. Je n'en revenais pas pour une si petite plante ! 

 

L'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime

L'euphorbe maritime

 

La laîche des sables (Carex arénaria) est une espèce de carex pas très décoratif car ses longues tiges vertes se terminent pas des fleurs marrons, mais son grand intérêt est qu'elle peut coloniser très vite les dunes, elle-aussi, car elle émet des tiges souterraines (des rhizomes) qui un peu comme nos iris, vont ramper sous terre pour former un maillage qui retient le sable. 

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

 

Cette toute petite plante aux feuilles découpées, finissait à peine de fleurir. Je n'ai pas réussi mes photos de fleurs, vues de près.  

Ce sont de toutes petites fleurs bleu pâle, toutes discrètes... 

En arrivant à la maison, j'ai appris qu'il s'agissait sans doute de la roquette de mer (Cakile maritima). 

 

Cakile maritima Scop. (Cakilier maritime)

Photo de la fleur (http://www.tela-botanica.org)

 

Cette plante appartient à la famille des Brassicacées (la même que les choux) et vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis qu'elle est comestible ! Les jeunes feuilles se mangent en salade ainsi que les fleurs.

C'est une plante bien adaptée au milieu littoral et elle se trouve partout sur tout le littoral français. 

 

La roquette de mer

La roquette de mer

 

L'oyat ou chiendent maritime (Amnophila arenaria) est également une plante des dunes. On l'appelle aussi roseau des sables ou jonc des dunes. C'est une graminée des sables qui résiste non seulement au sel, mais a une importance majeure pour fixer les dunes grâce à ses racines qui s'enfoncent très profondément dans le sol.

Sa particularité ce sont ses feuilles enroulées qui vont capter la moindre gouttelette de rosée ou de pluie et la faire glisser à la base de la plante.

Un arrosage intégré fort astucieux ! 

L'oyat ou chiendent marin
L'oyat ou chiendent marin

L'oyat ou chiendent marin

 

Toutes mes photos de plantes ont été prises sur la plage du Grand Radeau aux Saintes-Maries de la mer.

 

Vous voulez en savoir plus !

Je vous propose de visionner cette vidéo très instructive que je dédie à Yann qui veut toujours comprendre d'où proviennent les mots afin qu'il sache que je ne l'oublie pas même lorsque je suis en vacances, mais je vous rassure,  je n'oublie personne ! 

 

 

Si vous voulez voir d'autres éléments de la flore camarguaise vous pouvez revoir les photos que j'avais pris l'an dernier à la même époque. 

 

Un grand MERCI pour votre visite, je rentre bientôt et je passerai tous vous voir très vite dès que possible !

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 06:26
Le lac de Peyrolles

Le lac de Peyrolles

 

Le Lac de Peyrolles que l'on appelle aussi le Plan d'eau de Plantain est un lac artificiel qui se situe à côté du village de Peyrolles-en-Provence. Il s'agit d'un plan d'eau creusé à l'emplacement d'une ancienne gravière. L'eau de grande qualité pour la baignade, provient de la nappe phréatique.

Ce lac a vu le jour en 1997, lorsqu'un projet de réaménagement, envisage de faire de la gravière une base de loisirs.

Cet espace naturel est géré depuis 2004 par la Communauté de Communes du Pays d'Aix ce qui a permis à de nombreux aménagements supplémentaires de voir le jour.

Il y a donc au milieu de zones restées plus sauvages, des espaces aménagés pour les grands et les petits que je vous montrerai bientôt...

 

Le parking n'est payant que l'été. Le reste de l'année, l'accès au site est libre, et il est possible de suivre le sentier qui fait le tour complet du lac pour une promenade en famille ou entre amis, facile et agréable d'une distance d'environ 4 km, facile à faire avec des enfants. 

 

Le seul bémol est que les jours de mistral, le vent souffle fort et les bruits de l'autoroute proche gâchent un peu le plaisir de la balade.

Autre nuisance visuelle, cette fois, le site est traversé par des pylônes électriques. Ceci dit,  je vous assure et vous pouvez me croire, qu'une fois sur le site, ces nuisances sont vite oubliées !

 

Pour vous donner un petit aperçu, je vais commencer aujourd'hui, par vous montrer la flore visible autour du lac. Mes photos ont été prises durant le mois de mai et début juin. 

Le chemin qui borde le tour du lac est peu ombragé ce qui rend la balade surtout agréable à la mi-saison ou les jours de grand soleil en hiver.

La flore est composée à la fois de plantes sauvages et de plantes cultivées qui ont été plantées lors de l'aménagement des abords du lac.

Le long du sentier, nous trouvons beaucoup de saules, de peupliers, des sumacs, des grenadiers et des cannes de Provence.

 

Le sentier en partie ombragé.
Le sentier en partie ombragé.Le sentier en partie ombragé.
Le sentier en partie ombragé.

Le sentier en partie ombragé.

 

Des églantiers en fleurs nous attendent aussi au bord du chemin dans les espaces ensoleillés.

Un églantier (Rosa canina)
Un églantier (Rosa canina)Un églantier (Rosa canina)
Un églantier (Rosa canina)Un églantier (Rosa canina)

Un églantier (Rosa canina)

 

Le ciste ladanifère, arbuste méditerranéen typique, ressemble au ciste de Montpellier, mais ses fleurs blanches possèdent autour du jaune central des tâches de couleur pourpre. 

On appelle aussi cet arbuste, le ciste à gomme car il produit une gomme utilisée en parfumerie. Son huile essentielle est très utile pour la peau. Elle a des vertus cicatrisantes et c'est aussi un puissant anti-ride.

Des fleurs de ciste ladanifère
Des fleurs de ciste ladanifère

Des fleurs de ciste ladanifère

 

En avril dernier, quand nous avons fait la balade, le chemin par endroit était envahi par une sorte de duvet cotonneux. Nous avons vu que le duvet provenait d'un arbre.  Il s'agit tout simplement d'un peuplier

Cette bourre qui ressemble tant à du duvet, est composée de filaments très fins auxquels s'accrochent les graines. Cela facilite leur dispersion les jours de vent. C'est à cause de cette bourre, que les anglais, qui ont une langue souvent imagée, appellent certaines espèces de peupliers, les "cottonwoods". 

La bourre des peupliers
La bourre des peupliersLa bourre des peupliers
La bourre des peupliers

La bourre des peupliers

 

Les prairies au bord du chemin offrent une grande variété de plantes...

Une grande variété de plantes
Une grande variété de plantesUne grande variété de plantes
Une grande variété de plantes

Une grande variété de plantes

 

Quelques tamaris plantés ici ou là, nous rappellent que nous sommes bien dans le sud. Les abeilles s'en donnent à coeur joie dans les fleurs. 

Le tamaris est envahi par les abeillesLe tamaris est envahi par les abeilles
Le tamaris est envahi par les abeilles

Le tamaris est envahi par les abeilles

 

Début juin, nous avons pu photographier quelques bouquets secs...

Quelques jolis bouquets secs
Quelques jolis bouquets secsQuelques jolis bouquets secs

Quelques jolis bouquets secs

 

Mais n'oublions pas que nous sommes au bord d'un lac, et bien sûr l'eau est partout présente.

C'est toujours un bonheur d'apercevoir sa jolie couleur bleu à travers les plantes que ce soient de simples folles avoines, des baldingères (ou faux-roseaux) ou des mauves...et de se promener dans les odeurs de genêts.

Nous voyons le lac derrière les plantes
Nous voyons le lac derrière les plantesNous voyons le lac derrière les plantes
Nous voyons le lac derrière les plantesNous voyons le lac derrière les plantes

Nous voyons le lac derrière les plantes

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Je vous montrerai très bientôt d'autres jolies vues de ce lac artificiel...

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 05:50

 

Comme promis, et puisque nous sommes au mois de mai, le mois des fleurs,  je vous emmène à nouveau dans le vallon de Ponserot près de Rognes (dans le 13) pour vous montrer les plantes que j'ai pu photographier lors de ma balade de la semaine passée.

 

Dans ce vallon cohabitent des espèces adaptées au froid et à l'humidité, que nous croisons souvent dans le Vaucluse, et des plantes typiquement méditerranéennes, voire de la garrigue sèche. 

Bien sûr, avant de plonger dans le vallon plus humide, alors que le chemin serpente dans la colline sous les pins et les chênes verts, la flore est typiquement celle du sud au printemps. 

 

On peut observer...

 

Des massifs de ciste blanc, encore appelé ciste cotonneux à cause de ses feuilles recouvertes de duvet. Les anglais le surnomment rockrose (ou rose des roches). 

 

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)
Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

 

Les touffes de thym bien fleuries en ce moment rivalisent avec le ciste pour s'installer au soleil.  

Une seule touffe de thym

Une seule touffe de thym

 

Par-ci, par-là,  quelques touffes d'Aphyllante de Montpellier (encore appelé oeillet bleu de Montpellier, ou bragalo) n'ont pas été broutées par les brebis. C'est une véritable chance quand on sait combien qu'elles en raffolent ! 

L'aphyllante de Montpellier

L'aphyllante de Montpellier

 

Poussent aussi dans la garrigue et au soleil, les genêts à balais que tout le monde connaît puisqu'il y en a dans toutes les friches, tous les chemins ou bords de route et que l'on est en pleine floraison en ce moment. D'ailleurs on voyait bien dans mon article d'hier que les moutons pâturent au milieu. 

Il y a bien longtemps, on utilisait ses grandes tiges, une fois séchées pour en faire des balais ou pour couvrir les toitures (en Ardèche par exemple). 

Le genêt à balaisLe genêt à balais
Le genêt à balais

Le genêt à balais

 

Un peu plus loin en descendant, le vallon devient plus humide et par endroit le sol plus acide. C'est le ciste à feuilles de sauge que l'on rencontre...le "mucchju albellu" corse.

Ses fleurs blanches et ces feuilles caractéristiques font qu'on ne peut pas se tromper en l'identifiant.

Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge

Le ciste à feuilles de sauge

 

D'autres fleurs blanches poussent en bordure du ruisseau. Ce sont de petites asphodèles assez communes mais à petites fleurs espacées sur la tige. Cette variété (asphodèle fistuleux ?) peut avoir des fleurs présentant une ligne brunâtre au lieu de verte, au milieu des pétales, comme ici sur mes photos (un peu floues !) 

Les asphodèles
Les asphodèlesLes asphodèles

Les asphodèles

 

Pas très loin, des boutons d'or éclairent un peu le sous-bois de leur couleur jaune...

Boutons d'orBoutons d'or

Boutons d'or

 

Et le géranium Robert peu fréquent chez nous, tapisse les espaces ombragés. Ici, il colonise même parfois les rochers tant il recherche un peu d'eau. C'est une plante médicinale qui a joué un très grand rôle dans la pharmacopée populaire. 

Le géranium Robert
Le géranium RobertLe géranium Robert
Le géranium Robert

Le géranium Robert

 

Au fond du vallon, dans les espaces ensoleillés, de petits "genêts"rampants... dont j'ignore le nom, bordent le chemin. 

Genêt rampant

Genêt rampant

 

Et quelques lins blancs ou bleus poussent en touffes éparses...

Lin bleu et blanc
Lin bleu et blanc

Lin bleu et blanc

 

On aperçoit aussi des petites valérianes rose pâle dont je ne connais pas le nom précis. 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en ProvenceLe vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en Provence

 

Et quelques touffes de saponaires sauvages poussent parfois dans les rochers elles-aussi ou en bordure du chemin. Cette plante était très utilisée par nos ancêtres. On l'appelle d'ailleurs l'herbe à savon, mais en plus de ses vertus lavantes, c'est aussi une plante médicinale. 

Saponaire poussant dans une fissure

Saponaire poussant dans une fissure

 

Enfin, dans la zone du canyon, encaissée et manquant de soleil, les fougères prolifèrent dans chacune des fissures : on trouve surtout des céterach (appelé aussi doradille, herbe dorée) et des fausses capillaires (asplenium trichomanes pour les botanistes !) qui sont à la fois adaptées à la sécheresse et au froid. 

Parfois les deux cohabitent dans la même fissure...

Fausse capillaire
Fausse capillaireFausse capillaire

Fausse capillaire

CétérachCétérach
Cétérach

Cétérach

 

Quand on arrive à ce niveau-là dans le vallon, c'est le moment de sortir le sac apporté en renfort et si vous en avez un...l'opinel ! 

Là, dans l'herbe ou dans les rochers, on peut ramasser en abondance une salade comestible facile à reconnaître,  la laitue pérenne (appelée aussi laitue vivace). En fait, nous on préfère couper une feuille par-ci par-là, plutôt que toute la plante, afin de préserver les plants. Et une fois à la maison, à nous la dégustation d'une bonne salade sauvage, le potage vert ou le gratin d'herbe ! 

Bien sûr, il faut ramasser la plante bien avant la floraison sous peine de la trouver trop coriace.

Attention si vous habitez en Aquitaine, chez vous la laitue pérenne est une plante protégée...

 

Laitue pérenneLaitue pérenne
Laitue pérenne

Laitue pérenne

 

On peut compléter le ramassage de toute cette verdure par du plantain lancéolé, bon pour tout. Je vous ai déjà parlé dans le blog de cette plante aux milles vertus. 

Le plantain lancéolé

Le plantain lancéolé

 

Voilà notre promenade parmi les fleurs sauvages est terminée pour aujourd'hui.

J'espère que vous avez bien pris l'air et le soleil avec moi ! 

Bientôt, nous terminerons la visite du vallon de Ponserot...

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 06:16
Quelques fleurs sauvages de printemps / Balade dans la Drôme

 

La semaine dernière, je vous ai emmené aux sources de Rays dans la Drôme et je vous avais promis de vous montrer les fleurs que nous avons croisé sur le chemin. 

 

Quand nous sommes allés nous promener, nous avons été frappés par le peu de fleurs se trouvant dans le vallon par rapport à d'habitude. Pour donner un exemple les primevères n'étaient pas encore fleuries. Sans doute la présence de la rivière crée-t-elle un micro-climat plus froid et humide que sur les hauteurs ensoleillées. Et il y avait encore de la neige sur les hauteurs. Mais à l'inverse des fleurs que l'on voit beaucoup plus tard d'habitude étaient déjà là ! 

 

Les hellébores étaient en fruit...

L'hellébore fétide feuilles et fruitsL'hellébore fétide feuilles et fruits

L'hellébore fétide feuilles et fruits

 

Les arbustes printaniers étaient bien fleuris comme ce cytise faux-ébénier qui nous offre ses belles grappes de fleurs caractéristiques.

Cytise faux-ébénier
Cytise faux-ébénier

Cytise faux-ébénier

 

Nous avons vu un peu partout un autre arbuste, plus petit et à fleurs jaunes lui aussi, mais veinées de rouge qui ressemble beaucoup à un baguenaudier mais je ne reconnais celui-ci que lorsqu'il est en fruit, vous allez comprendre pourquoi en regardant les photos...

Un baguenaudier peut-être ?

Un baguenaudier peut-être ?

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

 

De délicates fleurs bleues (ou roses) poussaient le long des talus. Ce sont des polygalas. Je n'ai pas pu photographier ceux à fleurs roses...

Polygalas bleusPolygalas bleus
Polygalas bleus

Polygalas bleus

 

Mais les plus belles fleurs sont sans nul doute ces gentianes acaules qui au contraire de ce que nous indiquent leur jolis noms ont une petite tige toute courte.

J'adore leur couleur bleu profond. Elles sont légèrement veinées de vert, de mauve et tachées de sombre. Habituellement il faut attendre le mois de mai, voire juin selon les années pour les voir fleurir dans nos montagnes. Et cette année elles étaient déjà là. 

N'oubliez- pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler sur l'écran...

Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules

Gentianes acaules

 

Voilà... ma petite balade botanique est terminée pour aujourd'hui.  

J'espère qu'elle vous a plu et vous a permis de changer d'air...

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 06:16
Quelques éléments de la flore des jardins du littoral méditerranéen

 

Il y a quelques jours je suis allée me promener à Sanary-sur-mer. Ceux qui connaissent savent que cette petite ville du bord de mer se trouve dans le Var, entre Bandol et Six-fours, et tout près de Toulon. 

C'est pour moi un retour aux sources, puisque enfant je passais des vacances au Brusc, un petit village qui se trouve tout près. Certains membres de ma famille y résident encore.

Aujourd'hui, je vais vous montrer quelques plantes entrevues lors de notre promenade au bord de l'eau...et en retournant vers le centre ville par la montée des oratoires (que nous avons descendu en fait).  

Ce petit chemin des oratoires surplombe la baie de Sanary et permet d'accéder à une petite chapelle, notre Dame de Pitié...dont je vous parlerais un de ces jours prochains.

 

 

La baie de SanaryLa baie de Sanary

La baie de Sanary

 

Avec la douceur de ce début de printemps, les arbustes et plantes étaient déjà bien fleuries dans les jardins et le long du chemin et j'ai pu faire quelques photos colorées...

Tout au bord de l'eau avant d'accéder aux escaliers qui permettent de rejoindre le point de vue, nous avons pu admirer des plantes typiques de la flore sauvage du littoral mais qui se sont acclimatées dans les jardins et les plantations de bordure et poussent en mélange avec les plantes cultivées. 

Tout d'abord la luzerne arborescente qui éclaire de ces fleurs jaunes le bord de mer...

La luzerne arborescente

La luzerne arborescente

 

Puis, la mauve royale appelée encore mauve arborescente elle-aussi, tant elle devient grande par rapport à celle qui pousse dans la campagne autour de chez moi et dont je ramasse feuilles et fleurs pour faire des tisanes. 

La mauve royale
La mauve royaleLa mauve royale

La mauve royale

 

Ensuite dès les premiers jardins, nous avons senti avant de les voir, l'odeur des fleurs de pittosporum, un arbuste de bordure qui agrémente les clôtures. 

Le pittosporum en fleur

Le pittosporum en fleur

 

Un peu plus haut, nous avons découvert ce petit arbre très aérien avec sa floraison superbe que je n'avais jamais vu. Il s'agit d'un arbre du genre "grevillea", une plante en provenance d'Australie qui se décline en de nombreuses espèces différentes qui peuvent aussi bien être des plantes couvrantes que des arbres de taille modérée. 

Un arbuste nommé grevillea
Un arbuste nommé grevillea

Un arbuste nommé grevillea

 

Ensuite une autre plante a retenu notre attention par la beauté de ses inflorescences. Vu le soleil mes photos ne sont pas très réussies. Il s'agit de la vipérine de Madère. 

De près en effet ses petites fleurs bleues ressemblent aux vipérines de chez nous. 

les vipérines au bord du chemin
les vipérines au bord du chemin

les vipérines au bord du chemin

 

Enfin pour ceux qui aiment ces plantes, j'ai pu photographier de nombreuses succulentes. Vous savez que l'on regroupe sous ce terme de nombreuses plantes comme les cactées, les euphorbes, les plantes grasses... 

Vous reconnaîtrez sans problèmes sur mes photos au passage : agave, aloe, euphorbe (épine du christ), yucca, cactus et etc...

Quelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes

Quelques succulentes

 

Si vous êtes passionnés par ce type de plantes et autres plantes d'Amérique centrale,  je vous conseille un petit voyage virtuel au Mexique chez Domi du blog "Mon petit journal d'ici...ou d'ailleurs".

J'ai fait sa connaissance grâce à Nell qui avait mis un lien vers son site. 

Je sais que certains d'entre vous le connaissent déjà ! 

Ils ne parlent pas que de plantes, je vous rassure : il nous parle aussi de ses balades cyclistes, de ce qu'il découvre chez nous ou là-bas vu que son coeur balance entre deux pays. Vous verrez que grâce à son style particulier et à son humour vous ne vous lasserez pas de ces écrits toujours instructifs. En ce moment bien sûr il nous parle souvent de politique et que vous soyez d'accord avec lui ou pas, ses commentaires sont ouverts au dialogue. 

Bref je ne peux que vous conseiller d'aller lui rendre une petite visite et surtout d'admirer au passage ses jolies photos. 

Surtout ne lui dites pas que j'ai appris depuis peu qu'il avait aussi écrit des livres...le petit cachottier ! 

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 06:23

 

L'idéal pour être en forme en ce moment en Provence, est de profiter du soleil quand il est là, et du printemps puisqu'il est là, pour aller marcher dans la garrigue.

C'est la pleine saison des  asperges sauvages... ça tombe bien car j'adore aller les ramasser.  

Et puis peu de gens font de même, finalement car ils sont au travail toute la semaine et nous, en tant que retraités, nous avons davantage de temps.  De plus pour les asperges, c'est comme pour les champignons :  les coins sont secrets.

 

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier
Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernierMa récolte d'asperges sauvages du week-end dernier

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier


 

Appellations locales

Comme beaucoup de plantes, l'asperge sauvage se nomme différemment selon l'endroit de Provence où vous la ramassez. je vous rappelle que le u se prononce "ou" en provençal. 

En Provence, en général on l'appelle "romaniéu-coniu", "esparga fèra", "romanin de tina" ; ou "aspergi" tout simplement. 

Dans le Vaucluse (qui est en Provence aussi, oui je sais !) on l'appelle "rouniéu-couniéu";

Dans le Var, plutôt "ramo-couniéu" ou "pounchu", ou alors "tiro-bou"...

En Corse, ce sera plutôt "sparagu". 

Et dans le Languedoc, c'est l'"espargue salvarge" ou  "romanin conilh".

Si vous avez la vôtre, je suis preneuse ! 

 

A quelle plante correspond l'asperge sauvage ?

 

Quel que soit le nom qu'on lui donne, la partie comestible de la plante est la jeune pousse (appelée en botanique, un turion) d'une plante vivace, l'asparagus acutifolius ou "asperge à feuilles piquantes".

C'est la variété sauvage de notre asperge verte cultivée, les autres variétés d'asperge cultivées étant des cousines.

 

On trouve facilement des plants d'asperge dans la garrigue provençale, sur les sols secs et rocailleux, souvent en plein soleil ou à mi-ombre dans les bois mixtes ou sous les chênes, surtout les kermès.

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que cette plante était déjà consommée par les hommes préhistoriques...

 

Adulte, la plante présente des rameaux piquants très courts et forme souvent une boule aux tiges aérées parfois très longues et pouvant atteindre 1.50 mètre. Quand elle se plaît à un endroit, la plante colonise de grands espaces. Elle prolifère après une coupe de bois par exemple, ou bien un feu car elle fait partie des plantes qui reprennent facilement et aident à la constitution du nouveau sol.

Elle peut s'acclimater dans les jardins ou les parcelles boisées provençales sans problèmes...

Elle fleurit durant l'été mais attention car ses baies qui apparaissent à l'automne sont toxiques. Ce sont les oiseaux qui n'y sont pas sensibles qui les transportent dans leur tube digestif et favorisent ainsi la dissémination de la plante. 

 

La plante adulteLa plante adulte

La plante adulte

 

Comment ramasser les jeunes pousses ?

 

Au pied de chaque plant adulte, il est fréquent de trouver dès la fin février dans les zones abritées et jusqu'à fin avril ailleurs en Provence, au moins une à deux pousses nouvelles (parfois bien davantage). 

Parfois la plante adulte disparaît, en particulier après un hiver rigoureux, mais toujours en action,  le rhizome bien au chaud dans la terre va produire de jeunes pousses qui reparaissent dès le printemps suivant au milieu de rien ou bien dans l'herbe. 

La jeune pousse peut avoir une couleur vert tendre ou bien parfois brunâtre. Elle grandit très vite et peut dépasser les massifs bas de chênes kermès.

Là même pas besoin de se baisser, ni de se piquer, le ramassage devient un jeu d'enfant. 

Il faut la cueillir directement à la main en cassant d'un coup sec la tige, dans sa partie tendre. 

Ne pas tirez sur la pousse car en arrachant tout, on détériore le rhizome et aucune autre pousse ne ressortira cette année. Par contre celle que vous avez coupé, continuera à grandir, à se lignifier et à se ramifier et souvent le promeneur trouvera à nouveau à ses pieds dans quelques jours de nouvelles pousses tendres...

En quelques minutes, ou parfois, après deux heures de marche, vous pouvez  remplir un petit panier. 

A noter : cette asperge est beaucoup plus petite que l'asperge commune que vous trouvez chez votre maraîcher et aussi beaucoup plus forte en odeur, en goût et très légèrement amère.

 

Quelques jeunes pousses...

Quelques jeunes pousses...

 

Comment la préparer ? 

1 - Si vous en avez beaucoup ou si elles sont grosses...

Vous pourrez les cuire à la vapeur pour les manger en vinaigrette ou dans une salade composée de printemps. 

Pas besoin que je vous détaille la recette, ni que je vous mette des photos  ! Nous on les aime beaucoup avec une vinaigrette à l'huile d'olive et au citron, très légèrement salée. 

 

2- Si elles sont plus fines...

Vous pouvez procéder de même en les faisant cuire à la vapeur ou bien revenir dans de l'huile d'olive. Mais cette fois il faudra les couper au préalable en petits tronçons de 2 à 3 cm, ce qui vous permettra  de vérifier leur tendreté.

Vous les préparerez ensuite...

- soit en tarte salée.

La recette est simple. Sur un fond de pâte brisée ou feuilletée, vous étalerez vos asperges cuites. Versez ensuite une préparation classique, faite en battant ensemble 2 à 3 oeufs selon la grandeur de votre moule, de la crème fraîche, sel et poivre...et un peu de gruyère pour agrémenter le tout, mais pas trop pour ne pas masquer le parfum. 

Cuire à 180° pendant 30 minutes.

Et voilà le résultat...

 

Tarte aux asperges sauvages
Tarte aux asperges sauvages

Tarte aux asperges sauvages

 

-  soit en brouillade (ou en omelette).

Pas besoin de recette (ni de photos). Souvent je fais cuire avec un filet d'huile d'olive les asperges coupées en petits morceaux directement dans la poêle. Lorsqu'elles sont bien tendres, je verse les oeufs battus avec un peu de sel, de poivre et de lait et je touille...Pour les enfants on peut ajouter un peu de gruyère râpé qui adoucit l'amertume.

 

- soit en potage.

Il faut choisir les asperges de début de saison, bien tendres et pas du tout fibreuses.

Pour un beau bouquet que je coupe en tronçons, prévoir deux pommes-de-terres épluchées et coupées en dés et une belle courgette, détaillée elle-aussi en dés. Couvrir d'eau salée et cuire 10 à 15 minutes en cocotte minute.  

Mixer finement et servir avec un petit filet de crème fraîche.

Parfois je fais revenir les asperges avant de les incorporer dans le potage (version gourmande) parfois non (version light)! 

 

 

Potage aux asperges sauvages

Potage aux asperges sauvages

 

Quelles sont les propriétés des asperges sauvages ?

Ce sont les mêmes que celles des asperges cultivées mais en plus concentrées...

Elles ont des propriétés diurétiques et elles présentent une très grande richesse en vitamines (A, B1 et B2,) ainsi que des fibres et des sels minéraux...

 

Remarques botaniques pour ceux qui veulent en savoir plus !

Les asperges sauvages peuvent dans certaines régions de France se confondre avec les "respounchous"dont Nell nous a parlé récemment.  

 

Les "respounchous" n'ont rien à voir avec les asperges sauvages même si les pousses se ressemblent étonnamment : la plante adulte est différente et toutes deux n'appartiennent pas à la même famille. 

 

 

Ces dernières correspondent aux pousses du Tamier commun (ou "herbe aux femmes battues" car on utilisait leur racine pour soigner rapidement les contusions).

On consomme la pousse nouvelle au printemps, comme les asperges, essentiellement en brouillade, en salade ou en omelettes... et surtout dans le sud-ouest !

Le tamier commun est peu fréquent en Provence car il lui faut de l'humidité pour pousser (c'est juste l'inverse des asperges !). 

 

Mais le bon sens populaire a fait que les recettes se rejoignent...

Attention aux baies qui sont toxiques elles-aussi. 

 

 

 

 

 

 

Ne pas confondre non plus,  le nom provençal de "respounchou" avec l'appellation provençale d'une autre plante : le "rapounchoun" (ou repouncho).

Je vous perds là, je sens... mais je vous rassure, moi aussi je m'y perds tant les noms provençaux se ressemblent !

Le "rapounchoun" provençal est une salade sauvage dont on consomme les feuilles et la racine bifide cuite. Il s'agit d'une campanule donc le nom latin est "campanula rapunculus". On l'appelle aussi "campanule raiponce" ou "rave sauvage"...

La voici en fleur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les deux dernières photos proviennent de wikipedia.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 07:20
Le sumac sauvage ou "fustet"
Le sumac sauvage ou "fustet"
Le sumac sauvage ou "fustet"

Le sumac sauvage ou "fustet"

 

Le "sumac fustet", encore appelé "arbre à perruques", "sumac des teinturiers", "barbe de Jupiter", parfois "coquecigrue", "pompon", "bois jaune" dans certaines régions, ou tout simplement "fustet" ou "sumac" dans la Drôme, et autrefois "baisa-ma-mia" en Provence (Flore forestière française : Région méditerranéenne, 2008) est un arbuste qui adore les terrains et rochers calcaires secs mais qui préfère une atmosphère un peu humide.

Il devient majestueux à l'automne grâce à la superbe couleur rouge que prennent ses feuilles avant de tomber. 

 

Une belle couleur rouge

Une belle couleur rouge

 

Surtout fréquent dans le sud-est de la France, il est tout de même visible jusque dans l'Aveyron et sa présence peut être occasionnelle jusque dans l'Ain. Il préfère les Alpes maritimes, plus humides aux Bouches du Rhône où il fait trop sec à température égale. 

Son nom latin est "Cotinus coggygria" et selon les flores, il est apparenté au genre Rhus. Il serait originaire d'Eurasie et appartient à la famille des Anacardiaceae. 

 

Au printemps l'arbuste a une odeur de térébenthine.

Ses nombreuses fleurs sont visitées par les abeilles. Il doit d'ailleurs son nom commun à ses fleurs qui apparaissent dès le mois de juin et forment des panicules plumeuses, donnant l'impression que l'arbre est recouvert de perruques. Son nom anglais est "smoke tree" ou "arbre à fumée"...car de l'autre côté de la manche, les anglais pensent que ce ne sont pas des plumes mais de la fumée. 

 

Les "inflorescences" à l'automne
Les "inflorescences" à l'automneLes "inflorescences" à l'automne

Les "inflorescences" à l'automne

 

Son écorce était utilisée en tannerie pour colorer les laines et les cuirs, d'où son nom commun de "fustet" qui provient du mot occitan "feustel" ou "sorte de teinture" .

La décoction de son écorce et de ses racines donne une belle couleur jaune orangé. 

Dictionnaire universel des arts et métiers et de l'économie industrielle et ...

Dictionnaire universel des arts et métiers et de l'économie industrielle et ...

 

Son bois blanc, puis roux et veinés de veines brunes en vieillissant, était utilisé autrefois par les luthiers et les ébénistes.

 

C'est un arbuste sauvage très décoratif qui colore les collines calcaires en rouge orangé dès les premiers jours de l'automne. Il est cependant facile à acclimater au jardin et fleurira agréablement un coin ensoleillé. On le trouve d'ailleurs dans de nombreux parcs publics car il est d'un entretien facile.

 

Attention... car toutes les parties de la plante sont toxiques ce qui n'empêchait pas ma belle-mère de ramasser du "sumac sauvage" qu'elle appelait tout simplement "sumac" pour en faire des bouquets secs qui décoraient la maison tout l'hiver.

A peine rentrée à la maison, elle sortait la couverture de repassage, faisait chauffer son fer modérément et séchait une à une les feuilles en les aplatissant sous un papier journal... je l'ai vu faire une fois et je revois le fer passer et repasser avec patience et délicatesse sur chaque feuille pour qu'elle reste bien accrochée aux branches. Et mon mari a encore, dans ses narines l'odeur caractéristique des feuilles en train de sécher sous le fer...

Un beau souvenir de saison !

 

L'arbre à perruques, un arbuste fréquent sur terrain calcaire

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:03

 

Suite de mon périple du mois de juin en Camargue...

 

Il faut noter que le mois de juin n'est pas la période idéale pour observer la flore camarguaise...

Il faudrait venir au printemps car le soleil tape déjà fort !

J'ai pu cependant observer quelques-unes des plantes caractéristiques de la Camargue...ou de la bordure littorale. 

 

Tout d'abord la formation végétale la plus importante de la Camargue est la sansouire, un mot qui vient du latin "saumure". On pourrait la comparer aux prés salés mais elle est beaucoup plus sèche en été. 

Les sansouires forment des étendues inondées en hiver par l'eau de mer bien qu'elles se situent derrière le cordon sableux.

Le sol y est donc très salé et elles sont sèches en été à tel point que le sol est craquelé et recouvert le plus souvent d'une fine couche de sel...

 

On trouve pourtant sur ces terres inhospitalières un petit nombre de plantes parfaitement adaptées à la salinité du milieu...qui permettent l'installation de petits oiseaux, la prolifération des lapins, la venue des sangliers et des renards, hors saison d'inondation évidemment. 

 

La terre y est desséchée  et craquelée en été.

La terre y est desséchée et craquelée en été.

 

C'est la salicorne, verte en été et rouge en automne, qui occupe de 20 à 30 % de la surface de la sansouire.

 

 

La salicorne est une plante dite halophile (qui aime le sel). En fait, il en existe deux espèces difficiles à différencier qui poussent toutes les deux en Camargue.

Sa racine est solidement ancrée dans le sol. 

C'est une plante comestible qui contient un suc salé. On la trouve sur toutes les côtes françaises à proximité des marais salants et jusqu'en Norvège.

On la reconnaît à ses rameaux cylindriques gorgés d'eau, à sa tige charnue et translucide, sans feuilles apparentes (on dirait en fait des écailles) et à ses fleurs minuscules. 

 

"Ecureuil bleu" du blog "Une bonne nouvelle par jour" vous explique ICI comment la cultiver dans votre jardin. Vous pourrez ainsi, en suivant ses conseils astucieux, la déguster au printemps et en été pour agrémenter vos plats de poisson...

 

La salicorne (Salicornia europea) envahie par des escargots

La salicorne (Salicornia europea) envahie par des escargots

 

On y trouve aussi de l'Obione qui tapisse les berges...

L'Obione (genre Halimione ou Atriplex) constitue un buisson qui donne des reflets argentés à notre littoral. On l'appelle aussi le faux-pourpier et comme le pourpier, ses feuilles peuvent être consommées crues dans les salades ou cuites. Elles perdent alors leur saveur salée et leur texture croquante sauf si vous les faites frire en chips !

Elle peut être cultivée au jardin et pousse sur le littoral jusqu'en Baie de Somme. Elle n'a pas besoin, comme la salicorne d'être arrosée avec de l'eau salée car elle est simplement halophyte ce qui signifie qu'elle tolère le sel...mais n'en a pas besoin pour vivre.

 

 

 
L'Obione

L'Obione

 

On trouve aussi la Soude (Salsola soda), ainsi nommée car elle a été utilisée autrefois pour fabriquer de la soude, produit qui entrait entre autres usages, dans la confection du savon (vous avez tous entendu parler du savon de Marseille !!).

Ce sont les cendres de la plante qui contiennent jusqu'à 30 % de carbonate de sodium.

Je n'ai pas réussi ma photo...aussi j'en emprunte une à wikipedia.

En Italie, on la consomme en antipasti, cuites dans l'eau bouillante, puis refroidie et assaisonnée avec de l'huile d'olive, de l'ail et du citron.

On peut aussi la consommer crue en salade.

Photo wikipedia

Photo wikipedia

 

Enfin la saladelle (ou lavande de mer) se retrouve souvent au bord des chemins ou bien au milieu de la sansouire.

Elle fleurit en été et éclaire les champs de sa couleur rose ou violette. Elle rejette le sel en excès par la face inférieure de ses feuilles sur lesquelles on peut aisément observer des cristaux.

Cette fleur est l'emblème des gardians qui en ramènent des bouquets depuis toujours à l'élue de leur coeur...

J'ai réussi à en trouver un rameau fleuri qui a passé l'hiver sans perdre trop sa couleur...

Un brin de saladelle ou lavande de mer (Limonium vulgare)

Un brin de saladelle ou lavande de mer (Limonium vulgare)

 

On trouve ensuite dans le sable, au pied des dunes ou au bord des chemins sableux, le Chardon d’Espagne, ou Scolyme d’Espagne.

C'est une plante à feuilles et tiges épineuses, de la famille des Astéracées, assez commune en terrain secs sur tout le pourtour de la mer méditerranée. 

Cette plante qui est considérée comme une mauvaise herbe est pourtant, malgré ses nombreux piquants, une plante comestible !

En Algérie, les jeunes pousses sont cuites et consommées avec le couscous.

Il faut dire qu'elle possède de multiples vertus car, comme les artichauts, topinambours, pissenlit, chicorée..., elle contient de l'inuline qui joue le rôle de prébiotique et fait baisser le taux de diabète.

On peut donc consommer sans problème, les jeunes pousses en salade et cuire les racines dans les plats mijotés...

Mais bon, je ne vous conseille pas de la ramasser dans le Parc naturel où toutes les plantes sont protégées ! 

 

 

 

Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)
Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)

Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)

 

La criste marine ou fenouil marin porte aussi le nom de perce-pierre. Elle appartient à la famille des ombellifères comme le fenouil.

Elle résiste aux embruns et à la salinité élevée car elle est halophile et peut également pousser directement sur les rochers. Elle fleurit au coeur de l'été ce qui est plutôt rare pour une plante adaptée à la sècheresse. 

C'est également une plante comestible au goût de carotte.

On la trouve sur tout le littoral français. 

La criste marine avec les inflorescences sèches de l'année dernière encore visible

La criste marine avec les inflorescences sèches de l'année dernière encore visible

 

On trouve aussi en bordure des chemins sableux, l'immortelle des sables ou hélicrysum...

“Helichrysum” vient de “helios” qui signifie “soleil” en Grec, et de “chrysos” qui signifie “or”, allusion à la couleur jaune des fleurs. 

Tout le monde connaît cette plante que l'on peut ramasser pour en faire des bouquets secs et qui pousse abondamment sur tout le territoire français où elle est d'ailleurs protégée, ce que je ne savais pas.  

Je n'aime pas particulièrement l'odeur forte qui s'en dégage à la chaleur...

Elle aurait cependant entre autre, des vertus anti-inflammatoire et antibactérienne... et son HE est très chère mais précieuse. 

 

Selon les coutumes c'est une plante bénéfique ou pas...

En Belgique, on l'appelle "fleur de mort" sans doute parce qu'elle fleurit les cimetières sans crainte des intempéries.

En Chine, on en offre aux jeunes mariés !

En France dans les Landes, on met un bouquet d’immortelle sur les portes des maisons pour éloigner les mauvais sorts. 

...

 

L'immortelle (Helichrysum stoechas)

L'immortelle (Helichrysum stoechas)

 

Bien sûr tout le monde connaît aussi le Tamaris qui pousse dans toutes les régions au bord de la mer. Ses fleurs de couleur rose plus ou moins pâles apparaissent au printemps et durent jusqu'au début de l'été. 

Cet arbre a lui aussi des vertus médicinales. Son écorce et sa racine seraient diurétique et sudorifique. Il servirait aussi à soigner rhumes et angines.

 

 

Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)
Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)
Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)

Les Tamaris. Il y en a aussi près de la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)

 

Sagnes et autres roseaux...

 

La sagne (Phragmites australispourrait faire l'objet d'un article à part entière si j'en ai le courage un jour. En effet ce roseau très commun en Camargue a toujours été utilisé pour couvrir le toit des cabanes traditionnelles.

C'est dire comme il est abondant en tant que matière première dans la région. 

La sagne est le nom donné au roseau commun que l'on nomme aussi le roseau à balais. 

C'est une espèce qui pousse dans toutes les régions du monde dès qu'il y a un marécage...

Mais il prospère aussi le long des cours d'eau comme ci-dessous au bord du petit Rhône, et le long des roubines. 

Il peut devenir très envahissant car il forme très rapidement des zones végétales très denses où rien d'autre ne peut pousser. 

J'aurais sans doute l'occasion ultérieurement de développer toutes les facettes de ce "Trésor de Provence" !

 

 

La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès
La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du VaccarèsLa sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès

La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès

 

Les joncs (Juncus acutus ou maritimus) appelé aussi jonc piquant ou jonc maritime cohabitent en Camargue. On les trouve dans les mêmes zones humides que les roseaux.

Ils sont très fréquents. Ils mesurent environ 1 à 2 mètres de haut et forment de belles touffes facilement reconnaissables aux fleurs bruns rougeâtres qui terminent les grandes tiges.

Le jonc piquant à une sorte d'épine qui dépasse la fleur d'où son nom.

Ils ne doivent pas être confondus avec la sagne. Ils aiment eux-aussi les marais et les dunes où ils sont d'ailleurs souvent utilisés pour les fixer.

Toutes les espèces de joncs étaient utilisés autrefois pour s'éclairer. Les tiges bien serrées et enflammées permettaient de fabriquer une sorte de torche. 

 

 

Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès
Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du VaccarèsUn parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès
Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès

Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès

 

Et pour finir voici quelques paysages typiquement camarguais. 

Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)
Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)
Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 06:35
Un champ de bleuets et de coquelicots

Un champ de bleuets et de coquelicots

 

Comme vous le savez je viens de passer une belle semaine en Haute-Loire avec mes petits-enfants...

 

Malgré la grosse chaleur, nous avons fait de jolies promenades !

 

Voici donc quelques plantes sauvages fréquentes dans la région durant le mois de juillet...

 

Il y a d'abord les plantes à fleurs blanches ...

Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !
Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !
Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !

Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !

 

 

Les plantes à fleurs bleues ...

Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes
Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes
Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes

Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes

 

Les plantes à fleurs roses ou violettes...

Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...
Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...
Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...

Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...

 

Les plantes à fleurs jaunes...

Millepertuis et molènes...Millepertuis et molènes...

Millepertuis et molènes...

 

Et quelques autres...

Une cardère et une fougère aigle
Une cardère et une fougère aigle

Une cardère et une fougère aigle

 

Bonne semaine !

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 06:35
Quelques pousses d'ortie au milieu des fleurs (mai 2016)

Quelques pousses d'ortie au milieu des fleurs (mai 2016)

 

Lorsque nous sommes arrivés en Haute-Loire, toute la partie droite du jardin, longée par un petit chemin que les vaches empruntent régulièrement, était à nouveau envahie par les orties...et les fleurs sauvages.

Avant de passer la tondeuse à nouveau, ce que nous avions déjà fait il y a un mois, nous en avons profité pour couper les repousses et en faire une délicieuse tarte...

Voilà une portion de tarte aux orties prête à déguster !

Voilà une portion de tarte aux orties prête à déguster !

 

Pour cueillir les orties, ne pas oublier de se munir de gants !

 

J'ai fait il y a déjà un certain temps une petite fiche sur le blog à propos des orties. 

Elle font partie des plantes préconisées pour la cure de printemps et sont excellentes pour la santé. 

 

Les orties sont riches en nutriments et se cuisinent comme les épinards.

 

Voilà comment procéder !

 

0- Mettre de l'eau légèrement salée à bouillir dans un grand récipient.

 

1- Laver les orties à grande eau, plusieurs fois en gardant les gants ou en les plaçant dans une grande passoire que vous immergerez dans l'eau.

 

2- Lorsqu'elles sont propres, les plonger dans l'eau bouillante 8 à 10 minutes. 

 

3- Egoutter un long moment dans une passoire.

 

4- Ne pas hésiter à presser les orties pour en extraire le maximum d'eau.

 

5- Préchauffez votre four à 200°.

 

6- Les placer ensuite dans le robot ménager et les mixer.

 

7- Ajouter à la préparation, pour 4 personnes, trois oeufs entiers (selon leur grosseur) et trois cuillères à soupe de crème fraîche, sel, poivre et muscade. 

 

La préparation

La préparation

 

8- Sur un fond de pâte brisée (achetée toute prête ou maison) que vous aurez pris soin de piquer avec une fourchette, verser la préparation...La recouvrir de fromage si vous aimez.

Aujourd'hui j'ai fait la pâte moi-même dans le robot que je n'ai pas pris la peine de laver...

La préparation aux orties a donc légèrement coloré ma pâte en vert ce qui lui a donné une jolie couleur mais aussi un peu plus de goût...

 

 

 

 

 

 

Tarte aux orties du jardin

 

J'ai choisi comme fromage du comté râpé. J'en ai même mis un peu directement sur la pâte à tarte...comme vous le voyez sur la photo ci-dessus.

 

Puis j'ai versé la préparation et j'ai mis encore du fromage au dessus, mais si vous le préférez vous pouvez l'incorporer directement à la préparation ce que je fais quelquefois...

Voilà la tarte prête à passer au four

Voilà la tarte prête à passer au four

 

Vous pouvez comme avec les épinards, varier le fromage à l'infini : chèvre frais ou sec (râpé), roquefort ou bleu, cantal...

 

Et si vous n'aimez pas le fromage vous pouvez ajouter des oignons émincés légèrement passés à la pôele, de l'ail écrasé, ou carrément des petits lardons ou du jambon finement émincés.

 

10- Cuire environ 35 à 40 minutes selon votre four...en surveillant la cuisson et en baissant s'il le faut le thermostat à 180 ° en cours de cuisson. 

 

Voilà la tarte prête à déguster avec une salade verte ou une salade de tomates en été !

Voilà la tarte prête à déguster avec une salade verte ou une salade de tomates en été !

 

Et s'il vous reste un peu de la préparation aux orties...faites comme moi, versez-la dans un petit plat à gratin beurré et passez-la au four une vingtaine de minutes : cela vous donnera un délicieux gratin d'orties à déguster chaud !

un délicieux gratin avec les restes de préparation

un délicieux gratin avec les restes de préparation

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 06:42
Quel rapport entre un fer à cheval et la couleur jaune ?Quel rapport entre un fer à cheval et la couleur jaune ?

Quel rapport entre un fer à cheval et la couleur jaune ?

 

Comme le trèfle à quatre feuilles, le fer à cheval est censé porter bonheur !

 

Tout ça parce qu'au temps des romains, l'empereur Néron ordonnait à ses forgerons de fabriquer pour ses chevaux, des fers à cheval en or. Lorsqu'on trouvait un fer à cheval perdu (qui s'était détaché tout seul du sabot d'un cheval) il suffisait de le porter chez un forgeron pour que celui-ci vous l'achète et vous voilà devenu riche...

Aujourd'hui vous pouvez toujours essayer de le faire, déjà vous aurez du mal à trouver un forgeron mais je ne pense pas que celui-ci vous achète votre trouvaille...

Il ne vous restera plus qu'à en décorer votre jardin en espérant que la chance vous sourit.

Mais est-ce qu'avoir plus d'argent est une chance ?

Les légendes se transforment et vous verrez très fréquemment en Provence, des fers à cheval apposés devant les maisons, les deux branches vers le haut (surtout pas à l'envers) afin de conjurer le mauvais sort et de porter chance aux habitants des lieux...

 

Quel rapport me direz-vous entre un fer à cheval (même en or) et la couleur jaune de ce 3ème #lundisoleil de Bernie ?

 

 

Et bien c'est tout simple... 

 

Saviez-vous que c'est aussi le nom d'une plante à fleur en forme de couronne et... de couleur jaune ?

 

Hippocrépide ou Fer à cheval !Hippocrépide ou Fer à cheval !
Hippocrépide ou Fer à cheval !
Hippocrépide ou Fer à cheval !Hippocrépide ou Fer à cheval !

Hippocrépide ou Fer à cheval !

 

 

Cette fleur qui appartient à la famille des Fabacées est commune dans toute la France et se distingue à ses fruits en forme de  fer à cheval...d'où son nom commun.

Son nom savant est Hippocrepis. On appelle aussi cette plante l'hippocrépide ou fer à cheval. 

 

En Provence, on en distingue deux espèces très proches qui se différencient au nombre de fleurs constituant la couronne.  

Je ne vais pas vous faire un cours de botanique, non bien sûr, mais vous savez maintenant que j'aime bien vous décrire un peu plus en détails ce que je découvre...

 

Cette plante vivace se retrouve fréquemment dans la garrigue provençale sèche et calcaire. Elle fleurit dès le mois d'avril ou mai selon les années. 

Elle forme des tapis jaunes très lumineux qui éclairent les autres plantes.

Ses fleurs sont regroupées en couronne possédant plus de 5 fleurs réunies (et parfois jusqu'à 12). Les fleurs sont parfois veinées de rouge comme on le voit bien sur la dernière photo. 

 

Oui vous pouvez vous amuser à les compter ! C'est un des critères de détermination de la plante...

La couronne de fleurs est portée par une tige plus haute que les feuilles, ce qui fait que toutes les fleurs sont les premières visibles quand on s'approche. 

Les feuilles sont formées de folioles en nombre impairs de forme un peu allongés. 

Et les fruits, dont je n'ai pas de photos car c'est trop tôt...ont une forme de fer à cheval, mais là je me répète !

Je vous en mettrais une, dès que possible, si j'y pense...

 

C'est une plante commune en France mais qui est tout de même protégée dans le Limousin (à savoir si vous habitez cette région ou si vous y allez en vacances). 

C'est en effet une plante très utile car très mellifère, comme beaucoup de plantes de couleur... jaune. Elle est donc indispensable non seulement aux abeilles mais aussi à différents papillons ou autres espèces se nourrissant de nectar. 

 

L'hippocrépide peut se confondre avec les lotiers aux vertus médicinales (dont la feuille ne comporte que 3 folioles arrondis) ou les coronilles toxiques très fréquentes dans la garrigue (qui ont des feuilles aux folioles plus nombreux mais également arrondis) et qui sont  également connues aussi au jardin, car...toutes deux ont également des fleurs de couleur jaune en forme de couronne ! 

 

Rejoignez- nous chez Bernie.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 06:00

 

La tulipe sauvage jaune  Tulipa sylvestris L., est  abondante dans le Diois et présente dans toute la France.

Mais devant la régression importante de la plante au niveau national, elle a été inscrite au livre rouge des espèces menacées et à la liste nationale des espèces protégées.

 

Voici quelques photos prises au mois d'avril dernier dans les champs...autour de la ville de Die.

Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.

Tulipa sylvestris L.

 

Cette espèce de tulipe fait partie du patrimoine local. Les différents acteurs locaux se mobilisent donc pour la préserver...

La tulipe sauvage, Tulipa sylvestris L. est une plante à bulbe mais elle se multiplie aussi par graines ou par stolons souterrains qui donneront naissance à de nouveaux bulbes...donc elle est capable de gagner très vite tout un territoire si elle se plaît à cet endroit.

 

On peut l'observer surtout dans les cultures comme par exemple, les champs de luzerne et les céréales, mais aussi dans les plantations de lavande, fréquentes dans la région.

On la retrouve dans les cultures parce que les techniques culturales utilisées dans la Drôme sont douces et souvent encore traditionnelles.

Ce n'est pas pour rien qu'on appelle la vallée de la Drôme, la vallée verte !

 

Cette plante, bien que présente dans presque toute la France, est très rare.

Elle a fortement régressé dans les régions où les cultures intensives, utilisent abondamment des désherbants chimiques et des labours trop profonds, surtout avec des charrues à disques qui coupent les bulbes même implantés profondément dans le sol.

 

Cette tulipe est menacée aussi par les constructions comme les zones industrielles et les lotissements, implantés le plus souvent aux alentours des villes sur les sites qu'elle affectionne. La construction de routes impacte aussi son habitat naturel.

 

Ne vous fiez pas à sa relative abondance dans la région de Die : il est interdit de la cueillir, de l'arracher et de récupérer ses bulbes !

 

 

Pour la sauvegarder...

Les cultures et pratiques agricoles qui contribuent au maintien de la plante sont favorisées...

Le sarclage léger en surface, le labour d'automne ne dépassant pas 20 cm, la non-utilisation d'herbicides, l'absence de travail de la terre du premier novembre à fin mai font également partie des engagements prévus au programme. 

 

J'ai pris la plupart de ces infos sur le site du parc national du Vercors qui édite une plaquette très pédagogique  à ce sujet.

 

Si vous voulez en savoir plus sur ces tulipes et le plan de gestion mis en place dans la région, je vous invite à regarder la video ci-dessous...

 

 

Plan de gestion de la tulipe sauvage réalisée par Geneviève Rouillon.

 

Un bel exemple à suivre pour d'autres plantes à protéger car ne l'oublions pas, il n'y a pas que les monuments classés,  la faune et la flore font aussi partie de notre patrimoine !

Venez nous rejoindre chez Bernie !

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 07:16

 

Les chardons font partie des plantes que l'on trouve abondamment dans la garrigue provençale. Ils appartiennent presque tous à la famille des Asteraceae. Il en existe de multiples espèces, parfois difficiles à différencier même avec une flore. 

 

Le plus commun, qui fleurit dès les mois d'avril-mai, est le chardon noircissant. On l'appelle ainsi parce que la tige et les feuilles ont souvent une couleur grisâtre (voire noirâtre) parce qu'elles semblent recouvertes d'une toile d'araignée finement tissée...

 

Ce chardon n'est pas très grand (pas plus de 60 cm) et pousse au bord des chemins sur les terrains secs et calcaires, non loin de là où souvent en février, on a pu admirer les petits iris sauvages...

 

 

N'oubliez pas de cliquer sur une des photos pour les faire défiler avec les flèches et les voir en grand !

 

Voilà à quoi ressemble un chardon noircissant...

Voilà à quoi ressemble un chardon noircissant...

 

Il est plutôt facile à reconnaître car ses fleurs en capitules ne mesurent que 2 à 3 cm et sont d'un rose-mauve tendre. 

 

Les fleurs en capitule de couleur rose-mauve tendre...
Les fleurs en capitule de couleur rose-mauve tendre...

Les fleurs en capitule de couleur rose-mauve tendre...

 

 

Les bractées piquantes qui sont sous les fleurs, sont très recourbées vers le bas.

 
Les bractées piquantes...
Les bractées piquantes...
Les bractées piquantes...

Les bractées piquantes...

 

Bonne semaine à tous ! 

Venez nous rejoindre chez Magda

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 05:59
Les fleurs étoilées de la bourrache

Les fleurs étoilées de la bourrache

 

 

Pour ce dimanche de mai, j'ai décidé de rester dans les fleurs...

 

Après tout c'est le printemps !

 

Aujourd'hui,  j'ai choisi de vous parler de la bourrache (Borrago officinalis), car c'est une plante sauvage originaire de Syrie, qui s'invite spontanément au jardin ou que l'on peut décider de cultiver (en la semant).

Elle est annuelle c'est-à-dire qu'elle ne reste pas en terre plusieurs années, mais se ressème spontanément (ou par vos soins). Plantez-la au soleil pour qu'elle soit couverte de fleurs. 

 

A savoir : au jardin potager, elle s'associera très bien à vos fraisiers qu'elle protège contre les limaces...et dont elle favorisera la pollinisation, car c'est une excellente plante mellifère qui attire les abeilles et autres suceurs de nectar !

 

La bourrache se reconnaît facilement à ses grands poils blanchâtres plus ou moins raides (c'est une Borraginacées) et à ses superbes fleurs bleues à 5 pétales formant une étoile...Les cinq sépales en forment une autre en quinconce...

 

La plante entière...

La plante entière...

 

La bourrache a mille vertus souvent inconnues...

Tout d'abord, au Moyen Âge, la plante était considérée, en décoction, comme une plante aphrodisiaque.

 

Mais attention, vous ne pouvez pas faire régulièrement, des décoctions avec la bourrache...

Vous n'ignorez pas que même avec les plantes il faut rester prudent et qu'il ne faut pas les consommer toute l'année régulièrement sans un avis médical. La bourrache n'échappe pas à la règle. Elle peut être nocive pour le foie, si vous la consommez en trop grandes quantités, car ses feuilles (et en moindre quantité, ses fleurs) contiennent des alcaloïdes !

 

Mais ponctuellement, la décoction de plantes (fleurs et feuilles) peut faire passer votre "gueule de bois" car c'est une plante très diurétique ! Il ne s'agit pas pour autant de prendre le volant ensuite, bien entendu...

 

 

Ce que vous pouvez faire sans danger c'est...

 

- mettre des fleurs fraîches dans votre salade verte : non seulement c'est décoratif mais les fleurs ont un goût légèrement épicé et en plus c'est bon pour le moral !

 

- mettre des fleurs sèches dans vos tisanes, associées avec des fleurs de mauve, coquelicot, bouillon-blanc, pour soigner rhumes, toux, bronchites...car elles sont pectorales. 

 

- consommer les jeunes feuilles en omelettes, en légumes d'accompagnement ou préparées comme des épinards (en chaussons, en tartes...), en potages, en salades...

Comme pour les orties, les poils des feuilles un peu âgées deviennent souples à la cuisson.

 

- les consommer sèches en tisanes : elles sont sudorifiques (elles font transpirer),  diurétiques (donc permettent d'éliminer les toxines), expectorantes (soignent les toux, bronchites, pneumonies...).

 

- utiliser les feuilles sèches en cataplasmes (bon je sais c'est plus la mode) à poser sur les articulations douloureuses (crise de goutte, arthrose, foulures...)...

 

- utiliser l'huile de bourrache (tirée des graines de la plante) sur les articulations douloureuses. Elle est rajeunissante car anti-rides et soigne toutes sortes de maux, les coups de soleil légers, les irritations, les piqûres d'insectes car en plus elle est cicatrisante. Elle renforce aussi les ongles et les cheveux.

Elle est présentée en flacons (usage externe) ou en gélules (usage interne).

En usage interne, elle est bonne pour le moral.

L'huile ne contient aucun alcaloïde : elle est  donc sans danger...

 

 

 

Bon dimanche à tous !!

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 06:33
Un bouquet de muguet pour vous apporter le bonheur.

Un bouquet de muguet pour vous apporter le bonheur.

 

Aujourd'hui, pour ma participation à #photodimanche (le numéro 2 pour moi), organisé par Magda, je vous offre ce bouquet de muguet virtuel en guise de porte-bonheur !

 

Le muguet est une plante qui pousse à l'état sauvage dans les forêts et qui embaume les sous-bois. J'en ai très rarement vu à l'état sauvage car, vous vous en doutez, il ne pousse pas dans les forêts provençales sous les pins et les chênes, sauf peut-être dans le massif de la Sainte-Beaume. 

 

Facile à cultiver, le muguet fleurit dès le printemps dans les zones ombragées du jardin pour notre plus grand plaisir.

Il est très rarement prêt, à la date exacte du 1er mai, souvent il fleurit en avance en Provence et en retard dans le nord de la France.

Vous savez tous, bien sûr, que le muguet est très utilisé en parfumerie...

 

Depuis toujours cette plante a été considérée comme ayant des pouvoirs magiques ! 

 

En Grèce, on pensait que le muguet avait été créé par Apollon pour en tapisser le sol devant ses muses, afin qu'elles ne s'abîment pas les pieds...

Les Romains célébraient déjà, au début du mois de mai, la déesse des Fleurs (Flora)...

Ce sont les larmes versées par la Vierge Marie qui auraient donné naissance aux fleurs de muguet, les clochettes symbolisant les larmes...

Dans le nord de l'Europe, l'équinoxe de printemps était elle-aussi associée au muguet...

 

Mais c'est Charles IX qui lança la tradition du muguet de mai. C'est lui, en effet qui en offrit le premier autour de lui, en guise de porte-bonheur en l'an 1561.

"La légende veut qu'en 1560Charles IX et sa mère Catherine de Médicis visitent le Dauphiné où le chevalier Louis de Girard de Maisonforte offre au jeune roi un brin de muguet cueilli dans son jardin à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Le roi, charmé, reprend cette pratique d'offrir chaque printemps un brin de muguet à chacune des dames de la cour en disant « Qu'il en soit fait ainsi chaque année », la coutume s’étendant rapidement à travers tout le pays.

Une autre version de la légende veut qu'en 1560, Catherine de Médicis charge le chevalier de Saint-Paul-Trois-Châteaux, ville du département de la Drôme, d’une mission secrète auprès des Borghèse, ce dernier revient de chez cette riche famille italienne et, en guise de réussite de sa mission, offre au roi à la cour de Fontainebleau un bouquet de muguet trouvé dans les bois."

[source wikipedia ]

 

C'est à partir de 1895, que la tradition d'offrir du muguet le 1er mai, s'ancre peu à peu en France. Il faudra encore attendre les années 30 pour que la vente dans les rues soit autorisée.

 

La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !

La dernière photo provient du site wikipedia !

Attention !

 

Il est toujours bon de rappeler que TOUTES LES PARTIES DE LA PLANTE SONT TOXIQUES y compris pour les animaux...et qu'il ne faut pas confondre, avant sa floraison, le muguet avec l'ail des ours, dans les régions où les deux plantes poussent ensembles.

Venez nous rejoindre pour la photo du dimanche #photodimanche !

Venez nous rejoindre pour la photo du dimanche #photodimanche !

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 06:03
Un petit criquet sur une fleur de ciste cotonneux pour #lundisoleil17

Un petit criquet sur une fleur de ciste cotonneux pour #lundisoleil17

Si vous êtes comme moi, encore capables de vous émerveiller en observant la nature, vous ferez des découvertes quotidiennes.

 

Là, ce petit "criquet" silencieux prenant le soleil sur sa fleur de ciste en pleine garrigue m'a immédiatement conquise...

Je m'attendais à ce qu'il saute. Que nenni ! J'ai eu tout mon temps de sortir mon appareil photo du sac à dos, de chausser mes lunettes et de le prendre en photo...

Par contre, comme je n'y connais rien en insectes je suis incapable de vous dire son nom !

Alors en fait, je remercie ici Philippe Bizet (voir les commentaires en bas de page) qui m'indique très gentiment qu'il s'agit non pas d'un criquet mais d'une sauterelle verte juvénile...Voilà la rectification est faite !

Pour info et ceux qui n'ont pas la chance de vivre en dehors des villes,  la garrigue en ce moment est toute fleurie grâce, entre autre, à ce ciste cotonneux (Cistus albidus), encore appelé, ciste blanc , ciste à feuilles de sauge ou Rose du soleil dont vous pouvez admirer la fleur. 

 

Ce petit arbrisseau est facile à reconnaître grâce à ses feuilles persistantes recouvertes de poils duveteux et blancs des deux côtés, ce qui lui donne une couleur argentée. Les feuilles sont opposées (deux à deux) et n'ont pas de pétioles (elles sont dites "sessiles" en jargon botanique).

Ses fleurs roses aux pétales froissées, comme si la fleur venait à peine de s'ouvrir, sont caractéristiques. 

 

Les cistes commencent à fleurir dès les premiers jours du mois d'avril et chaque jour, on peut  voir s'ouvrir de nouvelles fleurs roses, rendant la garrigue de plus en plus belle. 

 

Ces arbrisseaux poussent en abondance et colonisent les zones qui ont été incendiées car leurs racines sont peu profondes. Ils se contentent de sols pauvres et secs, sur terrain calcaire de préférence, pour les cistes à fleurs roses. Ils adorent les environs de ma maison...et aiment les coteaux ensoleillés.

Ils aiment pousser au pied des chênes vert et des chênes kermès, parfois des pins et adorent le voisinage du thym, du romarin et du calycotome épineux (l'argeiras des provençaux). Mais vous pouvez néanmoins les planter au jardin où ils formeront des buissons vivaces mais à croissance lente, qu'il faudra renouveler par semis ou bouturage tous les cinq à six ans environ.

 

Le ciste a la particularité d'attirer énormément les insectes, abeilles, bourdons et papillons. Il est pollinifère et mellifère. Sa floraison peut durer les meilleures années, d'avril à août. 

Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne

Le ciste blanc du printemps à l'automne

Les racines du ciste sont très couramment parasitées par une plante très particulière : la cytinelle dont il n'existe que deux espèces en France et qui prolifère sous les cistes du sud de la France y compris en Corse.

-  Cytinus hypocistis subsp clusii (ou Cytinus ruber) appelée aussi cytinet ou cytinelle rouge a des feuilles- bractées rouge vif ressemblant à des écailles et des fleurs blanches.  Elle parasite les cistes à fleurs roses dans la garrigue provençale.

- Cytinus hypocistis subsp hypocistis, parasite des cistes à fleurs blanches...Ses fleurs sont jaunes et les bractées légèrement orangées. Vous pourrez donc l'observer plutôt dans le Languedoc ou le Var.

 

 

 

Cytinelle rouge avant la floraison ( on aperçoit la souche de ciste) avril 2016

Cytinelle rouge avant la floraison ( on aperçoit la souche de ciste) avril 2016

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

 

Les cytinets (ou cytinelles) sont des plantes endoparasites qui vivent entièrement à l'intérieur des tissus du ciste sous forme de filaments.

Au printemps, au moment de la floraison, la plante parasite sort de terre. On voit alors apparaître, une tige inexistante portant des écailles (les feuilles). Puis les écailles s'écartent pour laisser sortir une inflorescence blanchâtre. 

J'essaierai de retourner dans quelques jours sur les lieux de ma photo pour prendre un cliché des fleurs de cette plante parasite du ciste. 

On dit également que ces plantes sont des holoparasites parce qu'elles prélèvent directement sur les racines des cistes, la sève, tant la sève brute riche en eau et éléments minéraux que la sève élaborée qui contient les éléments organiques (en particulier les glucides) fabriqués grâce à la photosynthèse.

 

La cytinelle, est donc une plante parasite qui n'a pas de couleur verte car elle n'a pas besoin de ce pigment responsable de la photosynthèse.

 

La cytinelle (ou cytinet) est une plante remarquable : c'est la seule représentante, dans toute la flore européenne, d'une famille tropicale de plantes endoparasites appartenant à la famille des Rafflésiacées.

 

Voilà vous savez tout (ou presque !). Bonne semaine...

Attention lundi prochain on change de couleur !

 

 
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