Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 06:13

 

Voici tout d'abord mes participations au défi de Céline autour du thème de noël, participations un peu en avance mais je ne peux pas faire autrement pour les publier ! Vous pourrez aller admirer les autres participations sur son blog, sans doute dès le début de la semaine prochaine... 

Mes participations au défi de Céline, sur le thème de noël...
Mes participations au défi de Céline, sur le thème de noël...
Mes participations au défi de Céline, sur le thème de noël...

Mes participations au défi de Céline, sur le thème de noël...

Je suis en plein préparatifs de noël, comme beaucoup d'entre vous, et je ne peux résister à vous montrer quelques photos des Treize desserts en cours de préparation, juste pour donner envie aux gourmands. 

Les Treize desserts sont presque prêtsLes Treize desserts sont presque prêtsLes Treize desserts sont presque prêts
Les Treize desserts sont presque prêtsLes Treize desserts sont presque prêtsLes Treize desserts sont presque prêts
Les Treize desserts sont presque prêtsLes Treize desserts sont presque prêtsLes Treize desserts sont presque prêts

Les Treize desserts sont presque prêts

Voici aussi ma modeste crèche, où les santons de plusieurs générations se côtoient... Cette année encore une fois, je l'ai réalisé sans décor de mousse, car les fortes pluies ne m'ont pas permis d'aller courir dans les bois pour en chercher, et de toute façon, elle aurait été beaucoup trop mouillée pour y poser des santons. 

Quelques photos de ma crèche 2019Quelques photos de ma crèche 2019
Quelques photos de ma crèche 2019Quelques photos de ma crèche 2019

Quelques photos de ma crèche 2019

Mon sapin...j'avais envie de rouge cette année ! 

Joyeux noël à toutes et à tous !
Mon sapin 2019...Mon sapin 2019...

Mon sapin 2019...

Noël est bientôt là, aussi aujourd'hui se terminent mes publications pour l'année 2019 !

Je mets en effet mon blog en pause pour toutes les vacances scolaires. Je vous retrouverai donc avec grand plaisir l'année prochaine...

 

En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous...

un merveilleux noël

que vous soyez seuls ou en famille,

en voyage ou chez vous,

dans la joie ou dans la peine... 

que ces derniers jours de l'année

vous apportent beaucoup de douceur,

des moments précieux de partage

et la paix dans vos cœurs... 

 

A très bientôt !   

Joyeux noël à toutes et à tous...
Joyeux noël à toutes et à tous...Joyeux noël à toutes et à tous...

Joyeux noël à toutes et à tous...

Partager cet article

Repost0
20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 06:19
Lou boumian, Margarido et lou ravi, santons du début du xxe siècle (photo wikipedia)

Lou boumian, Margarido et lou ravi, santons du début du xxe siècle (photo wikipedia)

 

Aujourd'hui je reposte un article que j'avais publié précédemment en décembre 2013, alors que mon blog était tout jeune encore...Il n'avait d'ailleurs reçu qu'un seul commentaire. 

 

La coutume de faire la crèche, que l'on soit une famille croyante ou pas, est toujours présente dans la plupart des familles provençales.

crèche provençale (photo wikipedia)

crèche provençale (photo wikipedia)

 

Chaque année, quand revient le temps de noël, on sort les santons (du provençal santoun = petits saints). L'année précédente, chaque santon a été soigneusement emballé dans une momie de papier puis rangé dans un carton, enfoui au fond du placard à vêtements (jamais du garage, car il y fait trop humide !).

 

Traditionnellement, c'est à la Sainte-Barbe (ou pour faire simple, le premier dimanche de décembre) qu'on la monte et après la chandeleur qu'on l'enlève. Maintenant les temps modernes nous invitent à la monter...quand on a le temps mais au plus tard le dimanche précédent noël, et à la démonter dès le mois de janvier, aussitôt passée l'épiphanie.

 

Chaque année si on le peut, on achète un nouveau santon pour compléter la collection, en se rendant à une foire aux santons.

La première foire est apparue à Marseille en 1803. Si elle eut lieu tout d'abord près du Vieux Port, elle s'installa assez rapidement (80 ans après !) en haut de la Canebière, le long des allées de Meilhan, où elle est toujours.

Aujourd'hui, à l'occasion des foires et marchés de noël, nombreuses sont les communes de Provence qui proposent la vente de santons. On n'a que l'embarras du choix et à se fixer un budget à ne pas dépasser car la tentation est grande.

 

Santons Cavasse à Venelles (Agnès Fery)

Santons Cavasse à Venelles (Agnès Fery)

 

Pour installer la crèche dans la pièce principale de la maison, on en profite pour faire un peu de rangement et dégager l'emplacement (dessus de cheminée, table haute ou buffet-vaisselier selon l'âge des enfants ou des petits-enfants...). La crèche ne doit de toute façon jamais être placée en contre-bas : elle doit dominer pour être vue ! Et personne ne doit tourner autour non plus, cela porte malheur !

 

Puis on profite des rayons de soleil d'un dimanche en famille pour aller dans la forêt ramasser la mousse qu'on fait sécher près de la cheminée au moins une nuit, pour en enlever l'humidité (qui, sinon, ne manquerait pas de mouiller les pieds des santons et d'abîmer la poterie). On ramasse aussi quelques branchettes : cistes cotonneux, thym, romarin, petit houx avec ses boules rouges, chêne vert...pour le décor et un peu de lichen pour symboliser la neige.

Un peu de papier alu fera un superbe ruisseau (enfant c'était l'alu d'une tablette de chocolat qu'on gardait précieusement pour emballer le goûter !). Quelques pierres ou galets de Durance symboliseront les collines, quelques branches, la forêt...quelques pincées de farine, la neige (ou quelques débris de coton).

Point n'est besoin de bombe chimique pour faire une jolie crèche !

Et après le repas de noël, on y placera le blé de la Sainte-Barbe, symbole de printemps, donc de renouveau.

 

La farandole (crèche de Carpentras)

La farandole (crèche de Carpentras)

Mais rien n'est figé dans la crèche, chacun est libre de la faire à sa façon.

Enfant, chaque jour on déplaçait les santons (sauf ceux de l'étable) : certains se rapprochaient de l'étable en marchant doucement, d'autres allaient vers le village vaquer à leurs occupations, et de petites mains innocentes mais minutieuses, bravaient les interdits pour se raconter de longues histoires, où il était question de bergers et de bergères, de chasseurs et de lapins, d'arlésienne...

 

Bref vous l'aurez compris, la crèche est vivante !

Un berger et ses moutons

Un berger et ses moutons


D'où vient la crèche provençale ?

 

La crèche provençale est une crèche de noël présentant les différents personnages et petits métiers de la Provence. Elle n'est apparue qu'au XVII° siècle.

 

Le mot "crèche" proviendrait du mot "mangeoire" [non pas étable comme beaucoup de gens le pensent !]. Dans cette mangeoire on y plaçait les petits agneaux nouveaux-nés pour les tenir au chaud lors des nuits trop froides !

 

La crèche n'a pas toujours existé. Aussi bizarre que cela puisse paraître, elle nous vient d'Italie !

Dès le IIIe siècle, des représentations de la Nativité sont gravées sur des couvercles de sarcophages paléo-chrétiens retrouvés en Arles.

On attribue à Saint François d'Assise les premières représentations de la Nativité. C'est lui qui aurait pour la première fois en 1223, mis en scène, dans son église, la naissance du Christ en utilisant les habitants de son village (Greccio ou Grecchio ?)  venus entourer des figurines.

 

La crèche d'église est arrivée d'Italie dès le XIIIe siècle et s'est développée à la Renaissance. Elle était un support de la pratique religieuse et, en commémorant la naissance de l'enfant Jésus, elle est devenue le symbole de noël et de la Nativité pour les croyants.

Quelques familles aisées ont commencé à installer des crèches toutes montées chez eux contenant  des figurines miniatures. Certaines, en verre filé, étaient fabriquées à Nevers où s'étaient installés des verriers en provenance de Venise. Pour protéger les figurines de verre, elles étaient placées dans un cadre de bois et fermées par une vitre (à voir au musée Arlaten en Arles).

 

Si ces crèches ou belèn en provençal, du nom de la ville de Bethléem, étaient parfois confectionnées par la famille, certaines ont été confectionnées par des religieuses (les carmélites notamment ou les Augustines des couvents du Midi de la France) puis offertes.

La Révolution française, en fermant les églises et en interdisant le culte (et la messe de minuit), a incité les familles provençales à créer leur propre crèche chez eux. Les santons étaient alors en cire, en carton, en argile et parfois en mie de pain chauffée et sculptée !

 

Au XVIIIe et XIXe siècle apparurent des crèches parlantes constituées de marionnettes animées qui bougeaient grâce à des glissières, puis des crèches mécaniques, dans lesquelles les santons en plomb étaient animés comme des automates...

C'est la ville de Chaource dans l'Aube qui posséderait la plus ancienne crèche de France dans son église. Les figurines sont en bois sculpté. La connaissez-vous ?

 

Aujourd'hui c'est la crèche située à Grignan (dans la Drôme) qui est considérée comme la plus grande du monde. On l'appelle le "village provençal miniature". Elle couvre plus de 1100 m2 et met en scène plus de 1000 santons. Le village comprend environ 80 maisons pouvant mesurer 1 mètre de hauteur. Cette crèche est d'ailleurs homologuée par le Guinness des records !

Si vous voulez la visiter: rendez-vous sur le site en cliquant ICI.

 

La plus petite qui tient dans une coquille de noix est visible à l'éco-musée du Santon et Traditions populaires de Fontaine-de-Vaucluse. On y trouve 2 000 santons de toutes tailles. Si vous voulez vous y rendre cliquez ICI !

Photo du musée

Photo du musée

La crèche provençale d'Avignon est également célèbre. Elle occupe plus de 50 m2 et met en scène plus de 600 santons. Au départ elle était exposée à l'hôtel de ville mais, laïcité oblige, elle a migré dans une église.

Le coin des maraîchers (crèche d'Avignon)

Le coin des maraîchers (crèche d'Avignon)

 

La crèche provençale mêle en fait le profane et le religieux, ce qui explique que beaucoup de provençaux non croyants la réalisent chaque année. Marcel Carbonnel un des grands santonniers de Provence a développé à travers ses santons, les personnages typiques ou célèbres de la région. Certains représentent les petits métiers d'autrefois et montrent la vie du village.

 

C'est à la crèche que l'on doit la pastorale (représentation parlée et chantée, vivante et théâtralisée, de la Nativité jouée en provençal) où chaque personnage de la crèche a sa propre histoire...

Aujourd'hui nombreuses sont les communes à proposer une pastorale avant noël ou avant la messe de minuit (comme le voulait la tradition).

La plus célèbre est la Pastorale Maurel qui comprend 5 actes tous en provençal. Elle a été créée en 1844.

 

Les acteurs de la Pastorale Maurel vers 1920 (photo wikipedia)

Les acteurs de la Pastorale Maurel vers 1920 (photo wikipedia)

 

Au départ, elle avait une importance religieuse, mais aujourd'hui, vu que la plupart des provençaux ne parlent pas le provençal, elle est devenue un témoignage de la culture provençale et un lien intergénérationnel.

L'histoire, toute simple, est la suivante : les bergers (les pastres) sont avertis de la naissance de Jésus et se rendent à l'étable, suivis par leurs moutons, pour lui offrir des cadeaux. En chemin, ils réveillent les villageois qui les suivent au son du tambourin et du galoubet. Le cortège s'agrandit au fur et à mesure. Chacun apporte des offrandes.

On retrouve dans la pastorale les principaux personnages de notre crèche : le tambourinaire, meunier, pêcheur, rémouleur, bohémiens...


Les pastorales n'ont jamais été jouées par des professionnels ! Ces acteurs d'aujourd'hui ont le mérite de défendre la culture provençale et la langue, et d'être porteurs d'une tradition fortement ancrée en Provence.

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus, cet article est complété par un autre article sur les santons, ci-dessous...

Partager cet article

Repost0
19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 06:17
Bûche au chocolat

Bûche au chocolat

Malgré les apparences et la longueur de la recette cette bûche au chocolat est facile à réussir...et vous pouvez en plus l'adapter à l'infini ou presque à votre goût. 

Par exemple, vous pouvez remplacer la crème au beurre par un mélange à base de mascarpone plus facile à réaliser, ou par de la ganache au café ou au chocolat (dans ce cas, il faudra en faire davantage par rapport aux proportions que je vous donne). 

Enfin, la ganache qui est au café peut être remplacée par une ganache au chocolat blanc ou noir, selon vos goûts.

Pour réaliser le gâteau roulé au chocolat, il vous faut...

100 g de farine

125 g de sucre

4 œufs

1/2 sachet de levure

1 sachet de sucre vanillé

3 cuillères à soupe de cacao amer

 

La réalisation

- Séparer les blancs d’œufs de leur jaune.

- Dans une terrine, battre les jaunes avec le sucre et fouettez 1/4 d'heure.

- Ajouter la farine, la levure, le chocolat en poudre tamisé et bien mélanger. 

- Monter les blancs en neige avec une pincée de sel et les incorporer tout doucement au mélange. 

- Étaler sur une plaque de cuisson enduite d'un papier sulfurisé. 

- Cuire 8 minutes (10 max) comme d'habitude. Mais soyez vigilants car la couleur brune du chocolat peut vous induire en erreur et il ne faut surtout pas faire trop cuire cette génoise. 

- Démouler et enrouler le gâteau, comme expliqué dans la bûche aux marrons...

 

Pendant que le gâteau refroidi...préparer la ganache au café

Il vous faut : 

400 g de chocolat noir fort en chocolat

30cl de crème fraîche liquide

50 g de beurre 

1 tasse de café expresso très fort

et si vous voulez renforcer le goût du café, 1 cuillère à café d'extrait de café

 

La réalisation

1- Dans une casserole, faire bouillir la crème liquide, verser hors du feu le café et l'extrait de café.  Mettre à refroidir ce mélange. 

2- Pendant ce temps, casser le chocolat en morceaux et le faire fondre au bain-marie (ou au micro onde si vous en avez un).

Hors du feu, ajouter alors petit à petit le beurre en petits morceaux.

3- Bien mélanger  les deux préparations précédentes au fouet.

Vous obtenez une préparation bien lisse et légèrement brillante.

 

Il faut à présent monter la bûche avant que la ganache ne soit trop froide.

1- Dérouler délicatement le gâteau.

2- L'humecter avec un sirop REFROIDI de votre choix : du café fort un peu sucré, du chocolat liquide, une sirop de sucre, aromatisé ou pas avec l'alcool de votre choix.

3- Garnir le gâteau avec la ganache encore souple et onctueuse. Le rouler à nouveau mais bien serré cette fois.  Couper les deux extrémités que vous placerez ou non au-dessus du gâteau pour représenter un noeud de la bûche. 

4- Placer votre gâteau dan un plat de service, la jonction en-dessous. 

 

 

Le gâteau attend d'être garni

Le gâteau attend d'être garni

5- Décorer enfin le gâteau soit avec la ganache restante...soit avec une crème au beurre au chocolat.

Deux variantes de la bûche au chocolat...Deux variantes de la bûche au chocolat...

Deux variantes de la bûche au chocolat...

Voilà pour les plus courageux comment réaliser une crème au beurre au chocolat.

Il vous faut...

125 g de beurre

100 g de sucre

1 oeuf entier ou mieux, 2 jaunes la crème sera plus fine

20 g environ de chocolat noir fondu ou en poudre

 

Préparer un sirop en faisant bouillir le sucre dans un tout petit peu d'eau pendant 10 minutes.

Laisser refroidir.

Battre le beurre ramolli et les oeufs (donc soit l'oeuf entier, soit les deux jaunes). 
Verser peu à peu très doucement le sirop puis le chocolat et mettre au frais jusqu'à utilisation...

Et n'en mangez pas trop, ce serait trop bête d'être malades !

Partager cet article

Repost0
18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 06:23
Les mendiants au chocolat

Les mendiants au chocolat

L'année dernière, je vous avais parlé des quatre mendiants et raconté leur légende...ICI !

Les quatre mendiants sont, je vous le rappelle de simples fruits secs qui font partie des Treize desserts de noël en Provence. 

Noix (ou noisettes selon les régions), figues sèches, amandes et raisins pendus (ou secs) nous délivrent à eux tous un beau message de noël puisqu'ils représentent sur la table de fête, les quatre ordres religieux ayant fait vœu de pauvreté (Augustins, Franciscains, Carmes et Dominicains).

En plus de les disposer tels quels dans un simple panier sur ma table, comme c'était le cas durant mon enfance et encore le cas aujourd'hui, je réalise chaque année quelques gourmandises...

Ce sont les mendiants au chocolat ! 

 

Il vous faut...

- un moule à macarons en silicone ou une simple plaque en silicone. 

- 320 g environ de chocolat (noir, au lait ou blanc selon vos goûts)

- Une trentaine de fruits secs, raisins, noix, noisettes, figues...

 

Les ingrédientsLes ingrédients
Les ingrédients

Les ingrédients

La réalisation...

- Découper les figues en morceaux, ainsi que les noix et couper en deux les noisettes.

- Faire fondre séparément chaque sorte de chocolat au bain marie jusqu'à ce que la préparation soit bien lissée. 

- Avec l'aide d'une petite cuillère à café, remplir chacune des alvéoles de chocolat et disposer aussitôt les fruits secs de votre choix que vous enfoncerez du bout des doigts ou avec le dos de la cuillère. Si vous regardez bien mes photos, j'ai mis quelques cranberrys sur le chocolat blanc... pour la couleur ! 

- Vous pouvez les remplir deux par deux par exemple jusqu'à épuisement du chocolat. 

Disposez ensuite votre plaque au frais. 

Démouler vos mendiants au chocolat et les garder au frais jusqu'au moment de les déguster. 

Et voilà le résultat ! 

Et voilà le résultat !

Et voilà le résultat !

Les enfants ont adoré et c'est simple comme tout à réaliser...

Partager cet article

Repost0
17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 06:16
La jolie carde fleurie dans le jardin de mon voisin en Haute-Loire

La jolie carde fleurie dans le jardin de mon voisin en Haute-Loire

Ce légume d'hiver, appelé carde ou cardon, est typique du Sud-Est.

Sa culture remonte dans le Dauphiné et jusqu'à Lyon. Il n'a rien à voir avec les blettes (ou bettes) à cardes avec lesquelles certaines personnes le confondent (google les confond aussi d'ailleurs soit dit en passant !) 

 

C'est un légume rare et tombé dans l'oubli qui appartient à la famille des artichauts. On l'appelle aussi "chardonnette" ou "chardonnerette".

 

Dans les jardins, il peut atteindre jusqu'à deux mètres de hauteur.

La première année, les jardiniers recouvrent la base de la plante, en la serrant bien, pour faire blanchir les côtes qui seront seules consommées. Ils buttent aussi la plante sur une vingtaine de centimètres.

 

Voilà comment faire blanchir les cardons (Photos prises à Die dans la Drôme en décembre 2018)
Voilà comment faire blanchir les cardons (Photos prises à Die dans la Drôme en décembre 2018)

Voilà comment faire blanchir les cardons (Photos prises à Die dans la Drôme en décembre 2018)


Les côtes épaisses et charnues prennent alors une couleur blanc-vert clair alors que les feuilles sont vertes légèrement grisées. Attention, les feuilles ne se mangent pas.

La deuxième année, si vous laissez des plants en terre, vous pourrez consommer les fleurs avant éclosion. Elles ressemblent à de petits artichauts. 

 

Un peu d'histoire...

 

La carde ou cardon (Cynara cardunculus) est une plante originaire du bassin méditerranéen et du nord de l'Afrique où elle poussait à l'état sauvage. 

Son nom dériverait du mot "chardon" car vous vous en doutez c'est une plante qui lui ressemble beaucoup !

Elle est cultivée depuis la Rome antique et a été très consommée jusqu'au Moyen Âge, avant de tomber dans l'oubli. Elle revient sur les tables de fête vers la fin du XVIe siècle puis retombe encore dans l'oubli, pour une raison inconnue...  

On la retrouve ensuite sur nos tables en Provence et dans toute la vallée du Rhône mais aussi jusqu'en Suisse.

Elle est consommée lors du Gros Souper, la veille de noël. 

Durant ce repas, ses propriétés digestives font merveille pour se préparer aux agapes du 25 décembre qui chez nous constituent le vrai repas de fête. 

 

C'est une plante bisannuelle qui se récolte donc la première année, avant la floraison qui aura lieu au printemps suivant.

C'est un aliment santé par excellence, peu calorique, riche en fibres et en inuline (un prébiotique favorisant le bon fonctionnement digestif), en minéraux et oligo-éléments (potassium, magnésium, calcium, fer, sélénium et zinc). Sa richesse en vitamines du groupe B n'est pas non plus négligeable. La carde contient une quantité importante d'acide folique (vitamine B9). La vitamine C par contre est partiellement détruite par la chaleur donc par la cuisson. 

La carde permettrait de réguler la tension artérielle, le cholestérol, la glycémie, et de maintenir un foie en bonne santé, rien que ça ! 

Ses propriétés antioxydantes permettraient aussi de lutter contre le vieillissement de nos cellules.

 

Les cardons...

Les cardons...

La préparation de ce légume est un peu longue... c'est son seul  inconvénient ! 

 

Il faut éplucher chacune des côtes pour enlever les bords souvent légèrement piquants, et les crêtes (comme pour le céleri en branches) puis les frotter pour ôter le duvet qui les recouvre (souvent il s'enlève comme une petite peau quand on tire doucement dessus). Puis plonger immédiatement les morceaux dans de l'eau citronnée pour éviter l'oxydation (Attention, les mains noircissent aussi !).

 

Ensuite, on fera cuire à feu modéré les morceaux de cardes pendant 1 heure 30 à deux heures selon les années, dans une grosse marmite d'eau citronnée et salée à laquelle on rajoute de la farine et un peu de beurre ou d'huile.  C'est ce qu'en cuisine on appelle un blanc... 

 

Une fois cuits ainsi, les égoutter et les préparer selon votre envie. 

Une des façons de le préparer...
Une des façons de le préparer...Une des façons de le préparer...

Une des façons de le préparer...

A consommer...

- avec une simple béchamel agrémentée de crème et de parmesan et  simplement gratinés au four. 

- à la moelle comme à Lyon, je ne l'ai jamais fait. 

- aux anchois dans la version provençale. Faire un roux en remplaçant le beurre par 1 cuillère d'huile d'olive, y ajouter 1 càs de farine et 7 à 8 anchois dessalées bien écrasées à la fourchette puis petit à petit en remuant, 1/4 de litre d'eau (ou de lait). Ajouter un peu de poivre et de noix muscade, recouvrir les cardons de la sauce et faire gratiner.

- à la truffe, si vous en avez sous le chêne du jardin, ou si vous êtes riches...

 

Ce légume a un goût subtil, très fin, rappelant les artichauts avec une légère amertume très agréable.

Si vous en trouvez dans votre région, n'hésitez-pas à le goûter ! 

 

Le cardon est aussi très joli une fois les fleurs séchées et vous pouvez alors vous amuser à récupérer les graines pour le planter au printemps suivant...

 

Les graines du cardon...
Les graines du cardon...Les graines du cardon...

Les graines du cardon...

Partager cet article

Repost0
16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 06:09

 

Voici une recette qui nous vient directement d'Allemagne, grâce à la nièce d'une amie, qui vit là-bas. Je la réalise depuis des années tant nous l'aimons en cette période de fêtes. Peut-être, se réalise-t-elle aussi dans l'Est de la France ? 

Pain de Belgrade avec glaçage

Pain de Belgrade avec glaçage

Ingrédients :

250 g de farine

250 g de sucre en poudre

3 œufs

250 g poudre amandes

+ Épices : clous de girofle (7 ou 8) + cannelle (2 c. à  s.) ou autres (à tester)

+ parfum : 1 zeste de citron râpé

La recette

 

1 - Commencer par réduire en poudre les épices. L'idéal est de disposer à la maison d'un moulin à café électrique réservé à ça. Placer dans le moulin un peu de farine (2 c. à s.) ou l'équivalent de sucre (ou de poudre d'amande). Y déposer les épices puis le parfum (zeste de citron). Mixer et réserver !

Réduire en poudre les épicesRéduire en poudre les épices
Réduire en poudre les épices

Réduire en poudre les épices

2- Dans le robot (ou à la main d'ailleurs) battre les œufs entiers avec le sucre jusqu'à ce que le mélange soit mousseux (j'ai oublié de prendre le mélange en photo ! )

Incorporer ensuite la farine, la poudre d'amande et la cannelle.

 

3 - Puis ajouter le mélange mixé constitué des autres épices et du zeste de citron. Bien mélanger le tout...

On obtient une pâte consistante de couleur brune.

La pâte obtenue a une jolie couleur brune

La pâte obtenue a une jolie couleur brune

4 - La laisser reposer 1 heure au frais (ou au frigo) dans une terrine recouverte d'une assiette.

5- Former des boudins avec la pâte refroidie qui s'est durcie au frigo.

Puis abaisser la pâte sur la table farinée (ou saupoudrée de sucre glace) jusqu'à ce qu'elle atteigne 1 cm de hauteur environ.

Former des boudins et les étaler au rouleau
Former des boudins et les étaler au rouleau

Former des boudins et les étaler au rouleau

6 - Découper alors la pâte en lanières de 3 cm sur 10 cm puis les recouper en deux dans le sens de la longueur.

Découper la pâte à vous de choisir comment...
Découper la pâte à vous de choisir comment...
Découper la pâte à vous de choisir comment...

Découper la pâte à vous de choisir comment...

7- Placer ses lanières au fur et à mesure sur une plaque recouverte de papier sulfurisé ou d'un tapis en silicone.

Placez-les sur une plaque

Placez-les sur une plaque

8- Cuire  une quinzaine de minutes à 180 °. La durée de cuisson dépend de votre four. Il faut retirer les biscuits lorsqu'ils commencent à peine à dorer sur les bords et dessous sinon ils seront trop secs !

A la sortie du four !

A la sortie du four !

Laisser refroidir complètement.

Les pains de Belgrade peuvent se déguster tels quels ou avec du thé ou du café.

 

Pour les jours de fêtes, les lanières peuvent être recouvertes à moitié  d'un glaçage.

 

1- glaçage au chocolat : chocolat noir (ou blanc ou au lait) fondu avec 1 cuillère à café de lait ou de crème (pas plus). Etaler au pinceau et laisser sécher les biscuits sans les superposer. On peut rajouter au chocolat un peu de gelée de groseille pour que le chocolat brille une fois sec.

Pains de Belgrade

2- glaçage blanc : blanc d’œuf battu + sucre glace. Bien mélanger. Étaler au pinceau.

Pains de Belgrade

3- glaçage rose : ajouter à un glaçage blanc épais un peu de gelée de groseille ou de framboise. Je n'ai pas fait de photos de ce glaçage. 

 

Laisser sécher complètement le glaçage en écartant bien les biscuits (comme sur mes photos), avant de les ranger dans une boîte hermétique.

 

Ces biscuits peuvent se préparer une semaine avant noël et se conservent très bien 15 jours, à l'abri des gourmands.

 

Remarque : Article mis à jour en décembre 2019 !

Cet article a été diffusé pour la première fois en décembre 2012, au tout début de mon blog donc, et comme je n'avais aucun commentaire dessus, et que je réalise ces biscuits chaque année pour noël, j'ai pensé utile de mettre ma recette en avant cette année...

Partager cet article

Repost0
13 décembre 2019 5 13 /12 /décembre /2019 06:18
Bûche aux marrons et au mascarpone

Bûche aux marrons et au mascarpone

Les bûches sont le dessert incontournable pour une fête de noël réussie.

Bien entendu, les pâtissiers rivalisent de créativité pour nous proposer chaque année de belles bûches alléchantes, mais il faut savoir qu'il s'agit à la base d'une simple génoise roulée et garnie, un dessert qui reste facile à réaliser soi-même la veille du jour où vous comptez la déguster, elle n'en sera que meilleure.

De plus, c'est un dessert qui est plutôt abordable côté prix, quand il est fait maison.

 

Pour 6 personnes il vous faut...

Pour le gâteau roulé (voir recette complète et détaillée ici):

100 g de farine tamisée

1/2 sachet de levure

4 œufs blancs et jaunes séparés

120 g de sucre

1 sachet de sucre vanillé

 

Pour la garniture :

- 200 g de crème de marrons à la vanille

- 200 g de mascarpone

- 50 g de sucre glace

- 50 g de marrons glacés

Pour le sirop et le montage de la bûche

- 50 g de sucre

-10cl d'eau

2 càs de Grand Marnier ou autre liqueur à votre goût

 

 

La réalisation...

 

Commencer la préparation du biscuit roulé telle que je l'explique ici en détails et le faire cuire sur une feuille de papier sulfurisé. 

Dès la sortie du four, démouler le gâteau sur une autre feuille de papier sulfurisé et le rouler de manière à ce qu'il refroidisse dans cette position.

Comme vous le voyez sur ma photo, je fixe la deuxième feuille au dessus du gâteau pour pouvoir le retourner sans encombre. 

Je décolle ensuite délicatement la feuille qui était dessous qui se retrouve du coup dessus, et je la remets en place ensuite avant de rouler le gâteau et de le mettre au frais.

Attention, il y a donc du papier sulfurisé dessus et dessous (ma mère faisait ça avec un torchon et dans le passé moi-aussi) 

Rouler le gâteau encore chaud, dès la sortie du four...
Rouler le gâteau encore chaud, dès la sortie du four...
Rouler le gâteau encore chaud, dès la sortie du four...

Rouler le gâteau encore chaud, dès la sortie du four...

Pendant ce temps de refroidissement, préparer la garniture.

- Couper les marrons glacés en petits morceaux ou les écraser à la fourchette.

- Verser la crème de marrons dans un saladier, ajouter le mascarpone, le sucre et mélanger pour obtenir une crème onctueuse (vous pouvez réaliser cette partie au robot).

- Ajouter les morceaux de marrons glacés. Et mettre au frais. 

 

La garniture
La garniture

La garniture

Puis préparer le sirop 

- Porter l'eau à ébullition et ajouter le sucre. Remuer jusqu’à ce qu'il soit dissous et que le mélange épaississe un peu mais sans se colorer (sinon c'est du caramel !) .

- Ajouter alors hors du feu le Grand Marnier et laisser refroidir. 

 

Montage de la bûche

- Dérouler lentement votre biscuit.

- Le badigeonner de sirop.

- Le tapisser avec la moitié de la crème. 

 

Bûche de noël aux marrons et au mascarpone
Bûche de noël aux marrons et au mascarpone

- Le rouler à nouveau assez serré.

- Tapisser alors le dessus et les côtés du reste de crème. 

J'aime y tracer quelques raies avec une fourchette pour symboliser les stries naturelles de la bûche et si en le roulant il y a eu quelques fissures dans le gâteau, c'est encore plus joli !  

Moi, je fais simple et je la décore avec quelques marrons glacés entiers ou en morceaux.

Mais il m'est arrivé de la saupoudrer de noix de coco râpé pour symboliser la neige ou de cacao noir amer. 

Nature ou décorée de noix de coco râpée
Nature ou décorée de noix de coco râpée

Nature ou décorée de noix de coco râpée

Remarque : cette crème au mascarpone a le mérite d'être impossible à rater, par rapport à la crème au beurre que j'ai réalisé pendant des années, car avec cette dernière, s'il fait trop chaud dans la cuisine... il n'y a plus qu'à tout recommencer. 

 

Une fois réalisée, conservez votre bûche au frais. Vous la découperez au dernier moment, à table.

Vous pouvez la déguster avec une boule de glace à la vanille, au chocolat ou au nougat, si vous aimez...

Et régalez-vous ! 

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 06:17
Étoiles de noël aux épices

Étoiles de noël aux épices

Voici une recette qui n'est pas du tout originaire de Provence, mais que tout le monde a adopté depuis quelques années dans la famille tant elle est parfumée.

Je ne sais plus où j'avais pris la recette donc si c'est sur votre blog, n'hésitez pas à me le signaler car je n'ai rien noté, je vous mettrais en lien sans problème. 

 

Ingrédients

350 g de farine

200g de beurre salé

150 g de sucre roux

2 jaunes d'oeufs

le zeste râpé d'un citron

1 càs d'épices pour pain d'épices tout prêt (ou plus si vous voulez des biscuits encore plus riches en goût)

C'est très simple à faire !

- Dans un saladier mélanger la farine tamisée, le sucre, et les épices pour pain d'épices. 

- Laver et essuyer le citron puis râper le zeste et l'incorporer au mélange.

- Ajouter le beurre juste sorti du frigo et coupé en petits morceaux et bien l'amalgamer avec les doigts.

- Ajouter enfin les jaunes d’œufs.

Bien mélanger et laisser reposer au froid pendant une heure.

 

- Préchauffer le four (180°)...

- Sortir la pâte du frigo.

- Étaler la pâte sur la table farinée et découper des biscuits avec un emporte-pièce en forme d'étoiles.

En fait vous pouvez choisir une autre forme mais pour noël les étoiles c'est plus joli, je trouve.

Poser vos biscuits au fur et à mesure sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé ou d'un tapis en silicone. 

Cuire 10 à 12 ' max.

 

Ma première fournée était trop cuite...

La seconde était plus conforme à ce que je voulais obtenir !

Les deux fournées de biscuits aux épices
Les deux fournées de biscuits aux épices

Les deux fournées de biscuits aux épices

Vous pouvez poser un glaçage de votre choix sur ces biscuits ou pas...

Ils se conservent très bien dans une boîte en fer jusqu'à noël comme la plupart des petits gâteaux de fête. Il suffit juste de cacher la boîte pour que les gourmands ne la vident pas avant ! 

 

Partager cet article

Repost0
9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 06:15
La Pompe à l'huile

Voici une recette très provençale, à ne pas confondre avec celle du gibassier moins brioché, et qui ressemble davantage à un gros sablé. Tous deux font partie des Treize desserts dont je vous ai déjà parlé sur ce blog maintes fois. 

Ce n'est pas facile de trouver de bonnes pompes à huile, alors que tous les boulangers ou presque en proposent dès le début du mois de décembre, à moins de se rendre à Marseille, sa ville d'origine !

Par contre, si je rate la réalisation de mon gibassier, ou si je suis prise de flemme, je peux aller à Lourmarin, pour en faire l'acquisition ce qui relie l'utile à l'agréable et nous donne un prétexte pour aller nous y promener au moment de noël... 

 

La recette a été empruntée sur le blog de Jupi, la Cachina. Je vous mets le lien vers son article en fin de page. 

Bien entendu, j'ai eu envie de la tester tout de suite (ou presque).

 

Voici donc comment réaliser une bonne pompe !

Les ingrédients pour 1 pompe (j'ai divisé les proportions de Jupi par deux)

190 g d'eau

1 sachet de levure déshydratée

420 g de farine 

2 càs de fleur d'oranger

50 g de sucre

1/2 pincée de sel

50 g d'huile d'olive ayant du goût

 

- Mélanger tous les ingrédients et pétrir longuement jusqu'à ce que la pâte ne colle plus aux mains. Bien entendu vous pouvez pétrir au robot. 

- Laisser reposer dans un saladier à l'abri des courants d'air.

Laisser reposer à l'abri des courants d'air (photo avant la levée, j'ai oublié de la faire après)

Laisser reposer à l'abri des courants d'air (photo avant la levée, j'ai oublié de la faire après)

- Quand la pâte a bien gonflé (2 heures chez moi mais cela peut durer plus longtemps selon la température de votre maison).

- Déposer la boule de pâte sur la table farinée et la pétrir à nouveau quelques minutes.

- La disposer ensuite sur une tôle à pâtisserie recouverte d'une feuille de papier sulfurisé ou d'un tapis en silicone.

- Laisser lever encore une fois au moins 30 minutes mais perso je l'ai oublié ! 

- N'oubliez pas de lui faire quelques jolies entailles...euh les puristes me pardonneront (ou pas) je me suis trompée et je l'ai entaillé comme un gibassier...ben oui c'est après coup que je m'en suis aperçue.

 Ne prenez pas exemple sur moi du coup !

N'oubliez pas les entailles...mais ne faites pas comme moi !

N'oubliez pas les entailles...mais ne faites pas comme moi !

- Préchauffer le four à 240°. 

- Badigeonner votre pompe à l'eau ou au lait sucré. Certains le font au jaune d’œuf battu et dilué. Moi je choisis le lait ! 

- La cuire une vingtaine de minutes, en baissant le four à 200°.

 

C'est mon premier essai maison et elle était parfaite, enfin à mon goût...pas assez sucrée pour mon fils, et pas assez parfumée à la fleur d'oranger pour mon mari ! 

Vous l'aurez compris, il faut bien que je me félicite toute seule...mais bon il n'en reste pas une miette pour autant ! 

Elle était parfaite !

Elle était parfaite !

Ne pas oublier que cette recette est peu sucrée à l'origine.

Chez moi on la déguste le plus souvent trempée (ou pas pour moi) dans le café, le chocolat ou le thé pour un petit déjeuner sympa ou bien de retour de balade ! ​​​​​​​

Et voici comme promis le lien vers la recette de Jupi, nettement plus détaillée que la mienne...et entaillée comme une véritable pompe à l'huile ! C'est un pro lui, c'est sûr...n'hésitez pas à aller le voir. 

Partager cet article

Repost0
4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 06:13
Aujourd'hui c'est la Sainte-Barbe !

...Et comme chaque année en Provence, c'est le moment de pratiquer un petit rituel en famille : il faut planter le blé et les lentilles ce qui marque aussi le début des préparatifs de noël et de ce qu'on appelle, la période calendale !  

C'est une tradition païenne à l'origine, qui est encore très suivie dans les familles provençales, tout comme la confection de la crèche et cela, que les familles soient croyantes ou pas, pratiquantes ou pas. 

 

Traditionnellement, je le rappelle ici, il faut semer trois coupelles. En pratique, on peut en faire beaucoup plus car cela décore joliment la maison. Si les pousses sont bien vertes et drues, c'est un signe que l'année sera prospère et féconde et que la santé sera au rendez-vous...

Pour cela il faudra les humidifier chaque jour sans excès, et les placer loin du chauffage et derrière une fenêtre ensoleillée (cette année ce n'est pas gagné car le soleil provençal a mystérieusement disparu). 

 

Aujourd'hui c'est la Sainte-Barbe !
Aujourd'hui c'est la Sainte-Barbe !
Aujourd'hui c'est la Sainte-Barbe !

Les coupelles décoreront d'abord la table de noël entourées d'un joli ruban rouge et or, aux couleurs de la Provence, puis seront placées dès le 26 décembre, dans la crèche où elles symboliseront les champs. Elles y resteront jusqu'à l'épiphanie !

Ensuite il faudra les planter dans le jardin, ce que j'oublie toujours de faire mais qui n'est pas obligatoire. 

 

Comme chaque année j'achète mes petits sachets de blé à l'Association "le blé de l'espérance". Ils sont vendus dans toutes les boulangeries depuis plusieurs jours (et maintenant, les jardineries aussi), c'est donc impossible de les oublier ! 

L'argent est reversé à l'association qui oeuvre pour que les enfants vivent mieux leur séjour à l'hôpital. 

 

 

Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn !

Une fois le blé planté, on peut à nouveau sortir la crèche et penser à l'installer, et prévoir l'emplacement du sapin dans la maison. 

 

Et la semaine prochaine, on commencera à penser sérieusement aux préparatifs culinaires car noël approche à grand pas ! 

 

Je ne peux résister à vous mettre le lien vers mon premier article écrit à ce sujet en 2012 que j'ai déjà reposté au moins une fois, donc je ne vais pas le faire chaque année !

Ceux qui ont envie d'en savoir davantage sur cette tradition peuvent cliquer sur mon lien ci-dessous...

ou sur le suivant où Églantine-Lilas vous raconte un joli conte sur cette tradition.

Ne le manquez surtout pas ! 

Partager cet article

Repost0
22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 06:18

 

Il est temps pour moi aujourd'hui,

de venir ICI vous souhaiter à toutes et tous,

 

amis blogueurs,

 visiteurs silencieux,

 lecteurs fidèles ou occasionnels,

 sans qui ce blog ne pourrait exister...

 

un merveilleux noël 2018 

et une douce et paisible fin d'année

 

en compagnie de ceux que vous aimez.

 

 

Et je vous dis à l'année prochaine pour d'autres partages...

 

  

Partager cet article

Repost0
21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 06:16
Les mendiants et une partie des treize desserts de noël

Les mendiants et une partie des treize desserts de noël

Je réalise que je ne vous ai jamais raconté l'histoire des quatre mendiants (les pachichòis de Frédéric Mistral) qui font pourtant partie des Treize desserts de noël provençaux (qui sont treize au moins, ne l'oublions pas car il peut y en avoir plus !).

Ce sont je le rappelle ici : le nougat noir et blanc (symboles des Rois Mages) ; les dattes (cueillies par Jésus qui symbolisent la fuite de la Sainte famille en Egypte) ; le gibassié ou la pompe à huile qu'il ne faut surtout jamais couper au couteau mais rompre comme le pain ; des fruits (poires, melon, grenades... mais aujourd'hui aussi oranges, clémentines...) ; les chocolats ; les fruits confits ; la pâte de coings ; la confiture de méréville ; les calissons ; les bugnes ou les oreillettes, les biscuits provençaux traditionnels ; et bien sûr les quatre mendiants !

Les quatre mendiants sont tout simplement des fruits secs qui représentent les différents ordres religieux ayant fait voeu de pauvreté. Ces quatre ordres religieux, reconnus par le concile de Lyon en 1274 ont été également appelés "Ordres mendiants". 

Les quatre fruits secs disposés sur la table la veille de noël ont donc une signification religieuse mais même chez les non-croyants, il n'y a pas de fête de noël sans eux. Ils symbolisent la pauvreté, le jeûne, le carême.

Ils sont là pour nous rappeler qu'une existence modeste est nécessaire pour profiter pleinement de la fête et de l'esprit de noël, pour être heureux des moments de bonheur simples que la vie nous offre et des personnes aimées qui nous entourent.

Ils nous livrent un beau message de paix et de partage et nous invitent à réfléchir à notre société de consommation qui nous éloigne des vrais valeurs de noël. Un beau message je trouve, en cette fin d'année tourmentée, vous ne trouvez-pas ?

 

Les noix (ou noisettes) symboliseraient les Augustins, les figues sèches, les Franciscains, les amandes, les Carmes...et les Raisins secs, les Dominicains. Mais parfois sur certains sites, tout est mélangé, du coup tout ce que je peux vous dire c'est que les quatre mendiants symbolisent les quatre ordres sans pouvoir vous dire avec certitude qui représente quoi ! 

C'est bien sûr, vous l'aurez deviné, à cause de leur couleur que ces fruits secs sont appelés "mendiants". Tous portent la couleur de la robe de bure des mendiants. 

 

Depuis l'Antiquité les fruits secs sont abondamment consommés sur tout le pourtour méditerranéen. C'est au XVIIe siècle que ces fruits apparaissent dans les offrandes entre membres de la famille, au moment des fêtes de noël. 

 

Noix (et noisettes), amandes, raisins et figues (de deux sortes)
Noix (et noisettes), amandes, raisins et figues (de deux sortes)

Noix (et noisettes), amandes, raisins et figues (de deux sortes)

 

Pour simplifier un peu la table de noël on peut aujourd'hui proposer des mendiants en chocolat dans lequel on insère quelques fruits secs coupés en morceaux...

 

Pour terminer je vous propose de lire la légende des quatre mendiants. Elle n'a rien de provençal car elle nous vient d'Irlande ! 

Il était une fois quatre garnements aux noms prédestinés. Ils s'appelaient Sans-Souci, Sans-le-Sou, Propre-à-Rien et Meurt-de-Faim. Ils vivaient au gré de leurs envies, dormant la plupart du temps et ne s'éveillant que pour obtenir en mendiant le peu qui leur était nécessaire pour survivre. Mangeant peu, ne se lavant pas, ils n'étaient pas beaux à voir et n'inspiraient aucune confiance à qui avait le malheur de les croiser.

Or, voilà qu'un jour, alors qu'un orage d'une violence inouïe éclatait, un pauvre étranger perdu leur demanda l'asile en attendant que le ciel ait déversé son trop-plein de colère. Bons bougres tout de même, ils le laissèrent entrer dans leur misérable hutte. À la fin du déluge, l'étranger les quitta, non sans leur promettre de leur envoyer à chacun une boîte dont ils devraient prendre grand soin et dans laquelle ils trouveraient quelque chose à planter.

Lorsque les boîtes arrivèrent, ils obéirent et plantèrent ce qu'ils y trouvèrent : plants de vigne et de figuier, noyaux d'amandes et de noisettes. Le terrain était inculte, mais les arbres y poussaient, et les quatre mauvais sujets apprirent même à en sécher les fruits. Ceux-ci, plus tard, entrèrent dans la composition de leur dessert d'hiver, qu'ils vendirent avec succès. Sans-Souci, Sans-le-Sou, Propre-à-Rien et Meurt-de-Faim gagnèrent de plus en plus d'argent et travaillèrent de plus en plus, mais pour ne pas oublier qui ils étaient et se souvenir toujours du temps passé, ils avaient décidé d'appeler leur produit : « Les quatre mendiants ».

Aujourd'hui encore, on peut déguster ce dessert composé des quatre sortes de fruits séchés que sont les figues, les noisettes, les raisins et les amandes.

Partager cet article

Repost0
20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 06:16
Pâté de sanglier

Pâté de sanglier

Aujourd'hui je vous propose une petite recette toute simple et facile que nos grands-mères savaient particulièrement bien concocter pour les jours de fête. 

Je sais par avance que mes nombreux lecteurs végétariens ou végans passeront leur chemin, et je ne leur en veux pas.

 

***********************************************************************

Vous pouvez sauter le bla bla et passer directement à la recette ! 

Personnellement je l'ai déjà dit ici de nombreuses fois, je consomme peu de viande, j'ai depuis plus de quarante ans maintenant, toutes sortes de céréales dans mon placard que j'agrémente avec des légumes en remplacement de la viande,  et je le faisais bien avant que ce soit la "mode".

Je suis parfaitement consciente que des changements alimentaires sont nécessaires pour préserver notre planète, mais je suis certaine qu'ils ne pourront avoir lieu qu'en douceur, sans culpabiliser les gens comme certains n’hésitent pas à le faire, rendant ainsi leur discours inaudible pour le plus grand nombre. 

Je veux rester libre de consommer ce que je veux, en achetant le plus souvent possible directement aux producteurs, sur des circuits courts et sans culpabiliser car je les fais vivre aussi et c'est important. 

Je veux pouvoir mettre des recettes sur ce blog, sans avoir à supporter des commentaires injurieux comme cela m'est déjà arrivé plusieurs fois...d'ailleurs maintenant quand c'est le cas, je les retire sans hésiter.

 

Je voulais en profiter aussi pour dire que la recette qui arrive en numéro 1  des visites sur le thème culinaire sur mon blog, est la recette de ma grand-mère qui permet de cuisiner au four, un cuissot de sanglier...

Etant donné que ce n'est pas fréquent que l'on cuisine aujourd'hui ce plat que seul Obélix savourait quotidiennement, je comprends que cette recette authentique et de nombreuses fois testées par ma famille dans le passé, ait autant de succès...

Je vous mets donc le lien ICI pour ceux qui par curiosité, voudraient y jeter un œil. 

 

***********************************************************************

Ceci dit, la recette d'aujourd'hui, qui à la base, est proposée pour du sanglier, peut bien évidemment être réalisée uniquement avec du porc d'élevage ou un mélange porc-lapin, ou porc-veau. 

 

Ingrédients pour 8 à 10 personnes environ 

750 g de viande de sanglier (épaule par exemple) 

750 g de viande de porc 

320 g de poitrine de porc fumée ou pas selon ce que vous aimez

4 bardes de lard

 

Pour la marinade

1 gros oignon

1 morceau d'écorce d'oranges séché

2 à 3 gousses d'ail selon la grosseur

thym, laurier, romarin, persil

1 càc de sel environ (en principe 13 g de sel par kilo de viande)

1 grand verre de vin rouge

1 càc d'épices 5 parfums ou d'épice Rabelais

huile d'olive

 

La recette

 

La veille de la cuisson, préparer la marinade...

- Éplucher l'ail et l'oignon et tous les légumes, les laver et les couper en petits morceaux.

- dans un grand saladier, verser le vin rouge, l'huile d'olive, le sel, les épices et les aromates.

- Placer les morceaux de viande coupés en morceaux et bien les remuer de façon à ce que la marinade les imprègne...

- Recouvrir le saladier d'une simple assiette et placer votre plat au frais pour au moins 12 heures. N'oubliez pas de remuer de temps en temps pour que votre viande soit bien aromatisée.

 

Le lendemain

- Bien égoutter la viande.

- La passer au mixer. Si vous avez un vieux hachoir de grand-mère c'est idéal, sinon le mixer conviendra... 

- Pendant ce temps filtrer la marinade longuement et n'oubliez pas de la poivrer. Vous pouvez au dernier moment lui incorporer des baies de genièvre moulues. 

- Tapisser un moule spécial pâté sur le fond et sur les côtés avec les bardes de lard (en garder une pour le dessus). 

- Incorporer une couche de viande, recouvrir de marinade, et ainsi de suite jusqu'à ce que toute la viande soit  bien tassée dans le moule et que toute la marinade soit incorporée. 

- Recouvrir avec la dernière barde de lard.

- Fermer le couvercle de votre moule. 

- Mettre au four à 150-160° au bain-marie pendant environ 1 heure 30 à 2 heures selon quantité. 

- Laisser bien refroidir avant d'enlever le couvercle...


 

Enlever le couvercle

Enlever le couvercle

- Démouler et découper selon votre convenance...

Et voilà le résultat ! 

Et voilà le résultatEt voilà le résultat
Et voilà le résultat

Et voilà le résultat

Comme tous les pâtés à base de viande ou végétarien d'ailleurs, l'intérêt de cette recette est de pouvoir être préparée avant le jour du repas. Elle attendra bien gentiment au frais, le moment choisi pour être dégustée. 

Vous pouvez aussi congeler la préparation, en entier ou en tranches, mais pensez bien alors à sortir votre pâté à l'avance en retirant l'emballage pour que l'humidité s'échappe. 

 

Bonne dégustation...pour ceux qui aiment !

Pour les autres... promis je mettrais sur ce blog mes recettes de pâtés végétariens l'an prochain...

Partager cet article

Repost0
19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 06:18
Truffes au chocolat blanc

Truffes au chocolat blanc

Je ne sais pas pourquoi j'étais persuadée que je vous avais déjà mis cette recette sur le blog.

Je ne sais plus du tout où j'ai pris la recette car ces truffes n'ont rien de provençal mais j'en fais quelques-unes chaque année pour ceux qui n'aiment pas le chocolat noir...

 

Ingrédients pour une trentaine de truffes

500 g de chocolat blanc

15 cl de crème fraîche épaisse

200 g de noix de coco râpée

1 bâton de vanille (ou de la vanille liquide ou en poudre)

 

Comment faire  ?

 

- Dans un saladier, couper le chocolat en morceaux plus petits que les carreaux.

- Dans une casserole, faire bouillir la crème avec le bâton de vanille fendu en deux dans le sens de la longueur ou l'extrait de vanille (c'est plus rapide). 

- Au bout de quelques minutes, verser la préparation bien chaude sur le chocolat, et remuer fortement sans vous arrêter jusqu'à ce que le chocolat soit bien fondu.

Voilà ce que l'on obtient...

 

Le chocolat est bien fondu...

Le chocolat est bien fondu...

- Ajouter alors la moitié de la noix de coco râpée (le reste servira à rouler les truffes) et bien mélanger... 

- Mettre alors la préparation au réfrigérateur jusqu'à ce qu'elle durcisse. 

La préparation est prête à mettre au fraisLa préparation est prête à mettre au frais

La préparation est prête à mettre au frais

- Prélever ensuite avec une petite cuillère à café de petites boules que vous roulerez dans le reste de noix de coco râpée. 

Désolée, j'en avais plein les mains et, à ce stade, je n'ai pas fait de photos ! 

- Remettre ensuite vos truffes au frais et ne les sortir qu'au moment de déguster.

Et voilà le résultat !

Et voilà le résultat !

Les truffes peuvent se préparer à l'avance...mais ce n'est pas une raison pour ouvrir la boîte tous les jours, pour les regarder ou alors faites-le avec les yeux, sinon, il n'y en aura plus pour noël et vous ne pourrez pas les mettre au milieu des treize desserts comme ci-dessous à côté des fruits déguisés...

Une vue partielle des treize desserts de noël

Une vue partielle des treize desserts de noël

Et bien sûr, en plus de ces truffes au chocolat blanc, je fais aussi pour les gourmands, des truffes au chocolat noir, bien noir, trèssss noir. Ce sont celles que je préfère, car je n'aime pas ce qui est trop sucré et je ne suis pas la seule !

Voici ma recette toute simple, ci-dessous...

 

Partager cet article

Repost0
17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 06:12
La crèche de Manou

La crèche de Manou

Il était temps que je vous parle un peu de noël !

Voilà pour commencer, quelques photos de ma modeste crèche provençale. Je n'ai pas trop de place à la maison pour la mettre en place, mais pour moi faire la crèche reste incontournable et cela fait partie de la magie de Noël ! 

 

Bon je sais, j'ai déjà mis le petit Jésus et les Rois Mages (et le chameau !)..mais bon c'est juste pour la photo, ensuite ils attendront gentiment le jour J...

 

Comme d'habitude ceux qui le souhaitent peuvent agrandir les photos d'un simple clic ! 

Quelques vues de ma crècheQuelques vues de ma crèche
Quelques vues de ma crècheQuelques vues de ma crèche
Quelques vues de ma crècheQuelques vues de ma crèche

Quelques vues de ma crèche

Pour ceux qui veulent en savoir plus (et qui ont le temps !) sur la tradition des crèches provençales, vous pouvez lire mon article ci-dessous où je raconte brièvement leur histoire ! 

Ou bien celui de Martine, qui vous montre quelques crèches provençales bien de chez nous....

Voilà le sapin que j'ai fait cette année, tout simple lui aussi, tout en tons de bleu et argent. C'est un sapin synthétique comme chaque année depuis que les enfants ont grandi. Je l'ai positionné contre mes plantes vertes (que je ne peux mettre ailleurs faute de place, ni ressortir car il fait froid à présent). Finalement, cela lui donne un peu plus de volume...

Un sapin tout simple...

Un sapin tout simple...

Le blé et les lentilles ont bien poussé ! 

Le blé et les lentilles plantés à la Sainte-Barbe

Le blé et les lentilles plantés à la Sainte-Barbe

J'ai accroché ma vieille couronne à la porte d'entrée. Il serait temps que j'en fasse une autre, peut-être l'année prochaine...celle-ci a bien vécu, mais elle me rappelle tellement de bons souvenirs que j'ai du mal à m'en défaire... 

Bientôt nous accrocherons du gui, mais il faut attendre le week-end prochain, car sinon toutes les boules seront tombées par terre, avant Noël.

Nous irons aussi chercher un peu de houx fragon dans les bois, car le vrai houx est plutôt rare dans ma région. 

 

 

J'ai profité du week-end pour commencer à préparer les treize desserts :

La pâte de coing a été roulée dans le sucre...

 

La Pâte de coing est prête pour les gourmands...La Pâte de coing est prête pour les gourmands...

La Pâte de coing est prête pour les gourmands...

J'ai fait des croquants aux amandes, mais je ne suis pas sûre qu'il en reste pour les treize desserts, donc j'en ai caché quelques-uns dans une boîte en fer : ils se conservent très bien à l'abri des gourmands ! 

 

Les croquants aux amandesLes croquants aux amandes

Les croquants aux amandes

Et les petits cadeaux faits maison sont prêts !

Cette année... des petits sachets de lavande à glisser dans de plus gros paquets pour une surprise parfumée.

 

Petits sachets de lavande

Petits sachets de lavande

Demain je vous emmène en Afrique...pour un marché de noël original comme d'habitude si vous le voulez bien ! 

A bientôt !
A bientôt !A bientôt !

A bientôt !

Partager cet article

Repost0
15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 06:29
Place Jean-Jaurès...sous le Jacquemart

Place Jean-Jaurès...sous le Jacquemart

 Rue Grande et Place des Héros et Martyrs... Rue Grande et Place des Héros et Martyrs...

Rue Grande et Place des Héros et Martyrs...

A quelques semaines de Noël en Provence, la mode des marchés de noël bat son plein comme dans la plupart de nos régions.

Hélas cette année, alors que je me décide à en parler, ces marchés se retrouvent endeuillés par les derniers événements.

 

 

Un peu d'histoire...

La tradition des marchés de Noël nous vient d'Allemagne et d'Alsace. Ils existent dès le XIVe siècle et sont mis en place au moment de la Saint-Nicolas. Le premier document retraçant leur existence date de 1434, sous le Règne de Frédéric II de Saxe. Il évoque un "Striezelmarkt" à Dresde.

Le premier marché de noël de Strasbourg date de 1570 ! Il avait lieu à l'époque une semaine avant la noël. 

C'est en 1803, que la première foire aux Santons a lieu à Marseille, inaugurant en Provence, cette manifestation annuelle incontournable. 

Depuis les années 90, les marchés de noël ont fleuri un peu partout en France (et dans d'autres pays) et la Provence a suivi le mouvement, offrant diverses animations en plus des traditionnels chalets, artisans, stands gastronomiques.

 

Il y a donc quelques marchés célèbres dans ma région comme celui d'Aix-en Provence, celui de Salon-de-Provence, d'Arles, de Martigues, d'Aubagne, d'Avignon ou encore le marché aux santons de Marseille où je ne suis pas allée depuis des années. 

 

Mais il y a aussi dans les petits villages des marchés plus simples, encore authentiques, où l'on peut faire de nombreuses découvertes dans la convivialité et où les enfants du village s'amusent de bon cœur en attendant le père noël.

Celui du village de Lambesc est de ceux-là ! Les artisans proviennent pour la plupart de la région, aiment discuter avec les visiteurs, expliquer leur travail...

En plus du concours de dessins, organisé par la Médiathèque du village pour les enfants de moins de 12 ans, le père noël attend les souhaits de toute la population dans sa boîte aux lettres lumineuse. Les grands peuvent aussi lui écrire !

La boîte aux lettres lumineuse du Père Noël

La boîte aux lettres lumineuse du Père Noël

Les animations gratuites étaient nombreuses le week-end dernier dans le village : manège en bois écologique car actionné par une balançoire, jeux en bois géants, calèche du père noël... et bien sûr promenades à poneys (payantes).

Mais il m'a semblé qu'il y avait beaucoup moins de monde dans les rues que d'autres années...vous aurez remarqué que l'ambiance est à la morosité en France depuis ces dernières semaines, et les gens ont peur d'être tentés et de trop dépenser. 

Manège en bois, jeux géants, calèche...Manège en bois, jeux géants, calèche...
Manège en bois, jeux géants, calèche...
Manège en bois, jeux géants, calèche...Manège en bois, jeux géants, calèche...

Manège en bois, jeux géants, calèche...

Dans les rues et au cœur du marché, les "bombecs" ont emmené les enfants à la découverte des gourmandises proposées. Leurs costumes sur le thème de la gourmandise étaient à croquer et leur musique gaie et entraînante. 

Les costumes sur le thème de la gourmandise...

Les costumes sur le thème de la gourmandise...

Déambulation en musique des "bombecs" dans leurs costumes à croquerDéambulation en musique des "bombecs" dans leurs costumes à croquer
Déambulation en musique des "bombecs" dans leurs costumes à croquer
Déambulation en musique des "bombecs" dans leurs costumes à croquerDéambulation en musique des "bombecs" dans leurs costumes à croquer

Déambulation en musique des "bombecs" dans leurs costumes à croquer

Sur la place Jean Jaurès, au pied du célèbre Jacquemart du village, deux anges proposaient un spectacle intitulé "Il était une fois l'histoire de Pia". Un peu de magie, beaucoup d'imagination et d'humour et les enfants (et les grands) sont partis à leur suite, pour un beau voyage à pied, en fusée, en train, en vélo et même en montgolfière et en sous-marin...une invitation au rêve. 

Un des anges du spectacle

Un des anges du spectacle

Mise en scène sur la place...
Mise en scène sur la place...Mise en scène sur la place...

Mise en scène sur la place...

De nombreux artisans proposaient leurs stands...

Plaisir des yeux, petits cadeaux colorés et stands gourmandsPlaisir des yeux, petits cadeaux colorés et stands gourmands
Plaisir des yeux, petits cadeaux colorés et stands gourmandsPlaisir des yeux, petits cadeaux colorés et stands gourmands
Plaisir des yeux, petits cadeaux colorés et stands gourmandsPlaisir des yeux, petits cadeaux colorés et stands gourmands
Plaisir des yeux, petits cadeaux colorés et stands gourmandsPlaisir des yeux, petits cadeaux colorés et stands gourmands

Plaisir des yeux, petits cadeaux colorés et stands gourmands

Les associations locales étaient bien là aussi : associations humanitaires, association en faveur des chats errants, associations de protection du patrimoine : toutes proposaient quelques objets et expliquaient leurs missions. 

Associations humanitaires : Secours populaire et Terre de Mission HaïtiAssociations humanitaires : Secours populaire et Terre de Mission Haïti

Associations humanitaires : Secours populaire et Terre de Mission Haïti

SOS Chats errants...SOS Chats errants...

SOS Chats errants...

Association locale en faveur du patrimoine...
Association locale en faveur du patrimoine...Association locale en faveur du patrimoine...

Association locale en faveur du patrimoine...

Deux stands ont attiré davantage mon attention.

 

Tout d'abord celui de Nadine Gallo et de ses objets détournés.

Elle propose dans son atelier de Pertuis, de revaloriser des objets désuets et de leur donner une seconde vie en les détournant de leur premier usage. Chaque objet est unique et c'est sa forme, sa couleur d'origine, sa matière qui lui permet d'imaginer ce qu'elle va en faire. L'objet garde ainsi son identité première mais devient autre...

Le stand de Nadine Gallo
Le stand de Nadine Gallo

Le stand de Nadine Gallo

Vous pouvez aller admirer ses créations sur son site ci-dessous...

La seconde personne dont j'ai beaucoup apprécié le stand est Maud Brenier et son Atelier "La Serre Volante".

Elle propose un artisanat de qualité et éco-responsable. Elle s'est installée à proximité du village en permaculture.

Le stand de Maud Brenier
Le stand de Maud BrenierLe stand de Maud Brenier

Le stand de Maud Brenier

Elle fabrique des cosmétiques naturels, propose sa sélection de plantes médicinales en tisanes, plantes qu'elle cultive elle-même ou cueille dans la nature, et beaucoup d'autres produits que je vous laisse découvrir sur son site ci-dessous... 

Voilà notre visite de ce petit marché local est terminée.

Toute la semaine prochaine, le blog se met à l'heure des préparatifs, car vous l'aurez remarqué...

c'est Bientôt Noël ! 

En attendant...bon week-end à tous ! 

 

 

Désolée, j'ai fait au mieux pour les photos, cependant si certaines personnes se reconnaissent sur certaines d'entre elles, et désirent que je les supprime, n'hésitez pas à me contacter par le formulaire de contact (en haut de la colonne de droite de ma page d'accueil), je les enlèverai sans problème...

Partager cet article

Repost0
22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 06:00

 

C'est bientôt noël...

Joyeux noël 2017 à toutes et à tous !

 

Je vous souhaite à TOUS

de passer de bonnes fêtes de fin d'année...

Que vous soyez seuls,

 en comité restreint,

ou au sein d'une immense famille,

mes pensées s'envoleront vers vous pour que

noël vous apporte douceur, paix et bonheur 

... 

 

 

Joyeux noël 2017 à toutes et à tous ! Joyeux noël 2017 à toutes et à tous !
Joyeux noël 2017 à toutes et à tous ! Joyeux noël 2017 à toutes et à tous !
Joyeux noël 2017 à toutes et à tous ! Joyeux noël 2017 à toutes et à tous !
Joyeux noël 2017 à toutes et à tous ! Joyeux noël 2017 à toutes et à tous !

 

 

Mon blog est en pause jusqu'à l'année prochaine ! 

Je vous dis donc à très bientôt...

Joyeux noël 2017 à toutes et à tous !
Joyeux noël 2017 à toutes et à tous !

Partager cet article

Repost0
21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 06:35
Écorces de pamplemousse confites roulées dans le sucre

Écorces de pamplemousse confites roulées dans le sucre

 

Voilà une gâterie qui peut trouver sa place au moment du thé pendant les mois d'hiver et bien sûr au moment des vacances de noël.

Je vous ai déjà donné la recette de mes oranges confites et du gingembre confit.

Voilà aujourd'hui celle des écorces de pamplemousses confites au sucre bien sûr (c'est sous-entendu). J'avais déjà fait l'essai l'hiver dernier et je n'ai pas eu le temps d'en faire des photos. 

 

Il vous faut : 

2 gros pamplemousses à peau épaisse mais impérativement BIO

1 litre d'eau

Le même poids de sucre que d'écorces crues (environ 500 gr) 

Sucre cristallisé (facultatif) pour rouler les écorces dans le sucre

Parfum : cannelle, poivre, gingembre, vanille...au choix.

Pour moi cette année, j'ai choisi cannelle (1 gros bâton)

 

Je vous mets la photo d'un pamplemousse ouvert : vous voyez l'épaisseur de la peau extérieure. Je n'en trouve qu'à cette période de l'année de ces pamplemousses, un peu jaune et vert...

 

Le pamplemousse idéal

Le pamplemousse idéal

 

Le premier jour...

 

1 - Laver les pamplemousses et bien les brosser avec une brosse à légumes.

2 - Détailler les écorces puis les découper en gros cubes. Bon c'est vrai certains cubes n'auront de cube que le nom mais bon... allez découper des écorces arrondies en carrés...moi je ne sais pas faire. 

3 - Dans une casserole, placer les écorces et les recouvrir d'eau froide.

4 - Porter à ébullition, stopper dès le premier frémissement et égoutter.

5 - Recommencer deux ou trois fois avec de l'eau froide. Les écorces doivent avoir perdu de leur amertume.

Bien les égoutter...

 

Le lendemain...

6 - Peser le sucre et faire un sirop en le versant dans l'eau et en portant à ébullition un instant. Ajouter le parfum choisi.

7 - Lorsque le sucre est totalement dissous, verser les écorces et laisser mijoter SANS BOUILLIR  pendant une trentaine de minutes.

 

Voilà la couleur des écorces au début de la préparation

Voilà la couleur des écorces au début de la préparation


 

Laisser refroidir et reposer 24 h les écorces dans le sirop. En refroidissant le sucre pénètre dans l'écorce lentement. 

 

24 heures après (donc ça fait le surlendemain en fait)...

8- laisser cuire à nouveau tout doux pendant environ 30 minutes...

 

24 heures après encore...

Recommencer jusqu'à ce que le pamplemousse prenne une belle couleur dorée et qu'il ne reste au fond de la casserole qu'une demi-tasse environ de liquide.

Parfois il faut un jour de plus ou de moins (je n'ai pas encore compris pourquoi).

 

Attention car la quantité de sirop s'amenuise au cours du temps et donc il faudra bien surveiller le dernier jour que le fond n'attache pas...


 

Voilà les écorces à la fin de la préparation !
Voilà les écorces à la fin de la préparation !

Voilà les écorces à la fin de la préparation !

 

Quand vous considérez que c'est prêt...

Bien égoutter vos écorces dans une passoire. Certaines recettes préconisent d'égoutter sur du papier absorbant.

Moi je préfère garder au contraire précieusement, la 1/2 tasse de jus restante qui est délicieuse, incorporée dans un yaourt, du fromage blanc, ou dans un gâteau...

 

Étaler les écorces près d'une source de chaleur pendant quelques jours pour les faire sécher en surface.

Si vous n'avez pas de cheminée, allumer votre four en position décongélation et les laisser quelques heures dans le four entre 40 et 50 °. 

 

Étaler les écorces pour les faire sécher

Étaler les écorces pour les faire sécher

 

Lorsque les écorces ne collent plus aux doigts (ou à peine), les rouler dans du sucre cristallisé si vous les aimez ainsi et conserver-les précieusement à l'abri des gourmands. 

A utiliser en friandises, ou bien dans des cakes ou pains d'épice.

En principe ça se conserve très bien...mais, chez moi, je ne vous garantis rien !

Ben voilà... j'aurais dû en faire deux fois plus :)

Ben voilà... j'aurais dû en faire deux fois plus :)

Partager cet article

Repost0
19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 06:40
De belles tranches à déguster pour le goûter

De belles tranches à déguster pour le goûter

 

On l'appelle aussi gâteau roulé. Il est la base de délicieuses bûches de noël faites "maison"...

En fait, il s'agit d'une simple génoise que l'on peut déguster en toutes occasions. 

Il est toujours bon de s’entraîner avant noël en réalisant tous les dimanches de l'avant un biscuit roulé !

C'est aussi une bonne façon d'utiliser les confitures de l'an passé. 

 

Ingrédients

100 g de farine tamisée

1/2 sachet de levure (pas plus)

120 g de sucre fin

1 sachet de sucre vanillé 

œufs

1 pot de confiture (ici de fruits rouges) mais toutes les confitures sans gros morceaux conviennent.

Dans ma recette je ne mets pas de beurre fondu mais certains en rajoutent 30 g...

 

La recette...

 

1 Préchauffer le four à 180°.

 

2 Casser les œufs en séparant blancs et jaunes. Ajouter le sucre dans le saladier qui contient les jaunes.

 

Séparer les blancs des jaunes et ajouter le sucre...

Séparer les blancs des jaunes et ajouter le sucre...

 

3- Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que le mélange double de volume et devienne presque blanc. Sans fouet il faut compter 10 bonnes minutes.

Le mélange obtenu

Le mélange obtenu

 

4 - Ajouter la farine, la levure et le parfum et bien mélanger.

Ajouter la farine, la levure et le sucre vanillé et bien mélangerAjouter la farine, la levure et le sucre vanillé et bien mélanger

Ajouter la farine, la levure et le sucre vanillé et bien mélanger

 

5- Monter les blancs en neige ferme (c'est le robot qui travaille...).

 

6- Les incorporer délicatement à la pâte...en remuant doucement toujours de bas en haut (donc du fond du plat vers vous).

Incorporer les blancs montés en neige...Incorporer les blancs montés en neige...
Incorporer les blancs montés en neige...

Incorporer les blancs montés en neige...

 

7- Verser la pâte dans votre moule enduit de papier sulfurisé ou beurrée.

 

8- Bien la niveler avec un couteau.

Niveler la pâte dans le moule enduit de papier sulfurisé
Niveler la pâte dans le moule enduit de papier sulfurisé

Niveler la pâte dans le moule enduit de papier sulfurisé

 

9 - Faire cuire une dizaine de minutes pas plus de 15.

 

10- Démouler sur un torchon humide (ou du papier cuisson ou alu). Attendre un peu pour enlever alors le papier cuisson délicatement...

Si j'avais pensé à le beurrer légèrement j'y serais arrivée plus facilement...ne faites pas comme moi ! 

 

Enlever le papier cuisson délicatement...Enlever le papier cuisson délicatement...

Enlever le papier cuisson délicatement...

 

11- Enduire de confiture à chaud ce qui permet de bien la répartir...

 

12- Et vous servir du torchon (ou du papier c'est mieux mais j'avais oublié d'en acheter !) pour rouler le biscuit.

 

13- Laisser refroidir avant de déguster...avec un thé ou un café. 

Enduire de confiture et rouler...Enduire de confiture et rouler...
Enduire de confiture et rouler...Enduire de confiture et rouler...

Enduire de confiture et rouler...

 

Ce gâteau est délicieux également fourré à la crème de marrons.

 

Pour en faire une bûche de Noël et pouvoir le garnir de crème au beurre, il faudra attendre que le gâteau, une fois roulé dans le papier, refroidisse complètement.

Le dérouler lentement pour le garnir, puis le remettre en forme, l'enduire de crème au beurre, de ganache au chocolat ou au café, puis le saupoudrer de sucre glace avant de  le décorer...

J'oublie chaque année de photographier ma bûche...j'essaierai d'y penser mais je ne vous promets rien ! 

 

Partager cet article

Repost0
17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 06:29

 

Dans la crèche provençale, tous les habitants du village viennent apporter des cadeaux à l'enfant qui vient de naître (tradition encore respectée aujourd'hui lors de la naissance d'un nouveau-né !).

Si la crèche représente sans équivoque possible une scène religieuse, celle de la nativité, elle est avant tout pour les provençaux de souche, le témoignage d'une tradition qui s'est transmis de génération en génération.

La preuve : même les familles non croyantes réalisent une crèche provençale.

Il faut donc la distinguer d'une crèche de noël qui elle seule, revêt un caractère religieux pur.

D'ailleurs dans la crèche provençale, l'accent est mis sur les villageois, les petits métiers d'antan, et la vie quotidienne.

Elle a sa place dans les maisons provençales à côté du sapin de noël (d'origine païenne, je le rappelle), et prend toute sa place dans les préparatifs  de noël.

 

Les santonniers

 

Les santonniers ont modelé dans l'argile tout un petit peuple composé de gens simples représentant les villageoises et les villageois habitants la Provence. Ils sont représentés dans leurs tâches quotidiennes mais aussi exerçant de petits métiers (pour la plupart oubliés aujourd'hui),  sans oublier leurs animaux : l'âne (l'ase), le boeuf (lou biou), seront placés dans l'étable pour réchauffer le nouveau-né ; les moutons (mountoun), les brebis (fedo), les agneaux (agnéu), les chèvres (cabro), les chevreaux( cabrit), mais aussi les chiens (li chin), le  chat (lou cat)....

 

Les santonniers se transmettent de génération en génération, les attidudes et les costumes ainsi que les objets traditionnels qui sont ceux du XVIIIe siècle tout en réactualisant leur collection avec des personnages plus modernes.

 

C'est à Jean-Louis Lagnel  (1764-1822) que l'on attribue la création des premiers santons (de santoun  = petit saint). Fabriqués à partir d'argile non cuite, on pouvait les reproduire par moulage.

On a découvert les moules qui lui permettaient de les fabriquer, datés de 1797 à 1819. On peut voir certains de ces moules ainsi que quelques santons de sa fabrication au musée du Vieux-Marseille.

Il a permis à tout un peuple provençal de se reconnaître dans ses "figurines à un sou" et de pouvoir "faire la crèche" comme les riches !

Il a ainsi créé une véritable identité provençale...que tous les provençaux, même non-croyants, veulent conserver à tous prix encore aujourd'hui !

 

Par la suite fabriquer des santons, donc être santonnier, est apparu comme un vrai métier...

Et le Salon international des santonniers eut lieu en Arles chaque année.

Des foires aux santons permettent d'agrandir les collections familiales en fonction du budget de chacun et de la place qu'on a à la masion pour "faire la crèche".

Rappelons que la première foire a eu lieu en 1803 à Marseille et se tient toujours chaque année en haut de la Canebière...

Plusieurs villes de Provence (Arles, Marseille...) organisent également un concours de crèches tous les mois de décembre chez les commerçants et les particuliers...

 

 

Comment naît un santon à partir de l'argile ?

 

Autrefois le santonnier fabriquait les santons à partir de l'argile brute.

Aujourd'hui, il reçoit cette argile, prête à l'emploi. Il en prélève une petite boule et la pétrit longuement pour modeler un petit personnage. Ensuite il devient sculpteur et définit les traits du visage, les habits, les outils, tout en n'oubliant pas le socle qui servira au santon à tenir debout et sous lequel il apposera sa signature qui deviendra le témoin de l'authenticité du santon.

 

C'est à partir de ce santon de base que le santonnier fabrique ensuite le moule mère qui sera conservé comme témoin.

A noter certains outils tenus par le santon (la quenouille par exemple, le fagot de bois...) sont rajoutés après.

 

Grâce au procédé de moulage, chaque santon sera reproduit à l'identique (ou presque) autant de fois que le santonnier le désire.

 

L'argile sera insérée dans le moule talqué pour éviter trop d'adhérence, puis le tout est mis à sécher. Quand l'argile commence à se rétracter, le santon est sorti du moule. Ensuite il faudra finir le séchage à l'ombre, après quelques retouches.

 

Aujourd'hui les santons sont cuits comme toutes les poteries et sont donc plus résistants au temps, à l'usure et à l'humidité. Une fois refroidi, chaque santon sera décoré et peint à la main.

 

Pour plus de détails visionner la vidéo ci-dessous ou rendez vous dans une fabrique pour voir les différentes étapes en détails...

Fabrication des santons.

 

Les principaux santons de la crèche

 

Dans l'étable bien sûr, on trouve :

 

-Marie, agenouillée à droite de son nouveau-né, toujours vêtue de rose et de bleu.

 

Marie

Marie

 

-Joseph, debout à gauche, vêtu d'un grand manteau marron.

Joseph

Joseph

 

-l'âne (à droite) et le boeuf (à gauche) couchés dans la paille et qui réchauffent Jésus.

 

 

Le boeuf et l'âneLe boeuf et l'âne

Le boeuf et l'âne

 

- à partir du 25 décembre, bien sûr il faudra mettre le petit Jésus.  Il peut être placé dans la crèche n'importe quand chez les non-croyants !

Le petit Jésus est déjà né et les rois sont arrivés !

Le petit Jésus est déjà né et les rois sont arrivés !

 

 

-  au-dessus de l'étable, l'étoile du berger brille de mille feux et guide les bergers vers ...Jésus.

 

 

On trouve aussi les personnages traditionnels suivants :

 

- le ravi (lou ravi), les deux bras dressés, qui exprime haut et fort sa joie. Il est coiffé d'un bonnet de nuit, montrant par là qu'il n'a pas pensé à le lever pour suivre les villageois. Est-il l'idiot du village autant dire le "fada" ? Ma grand-mère le pensait.  Elle le plaçait, soit dans l'étable, soit à la fenêtre d'une maison car, c'est lui qui crie à tue tête pour annoncer la bonne nouvelle et réveiller les autres villageois... Il est le porte-bonheur de la crèche car comme toutes les personnes "innocentes", il symbolise la pureté du coeur !

 

 

 

lou ravi

lou ravi

 

- les bergers (lou pastre) vêtus de leurs longues capes de bure, de leurs chapeaux de berger, les jambes protégées par des guêtres, et leur biasse (sac de toile où on mettait le casse-croûte) en bandoulière sont suivis de leurs moutons. Un jeune berger d'ailleurs en porte un dans ses bras. On les place près de l'étable car les premiers prévenus sont les premiers arrivés !

 

 

- l'ange (l'ange bouffareù) qui se tient sur le toit de l'étable ou d'une maison pour annoncer la bonne nouvelle ! Il souffle dans sa trompette d'or pour réveiller les villageois...

 

 

- le tambourinaire (lou tambourinaïre) joue sur son tambourin et précède la foule des villageois. Il est endimanché car c'est toujours lui qui préside toutes les cérémonies et qui rassemble la communauté du petit village.

 

lou tambourinaïre

lou tambourinaïre

 

- le meunier (lou mounie) avec son bonnet blanc caractéristique protégeant ses cheveux. Il peut se placer près du moulin. Ou bien s'il est sur son âne, il apporte un grand sac de farine et peut être en train de traverser la rivière...

 

 

 

 

Le meunier (lou mounie)

Le meunier (lou mounie)

Le meunier (lou mounie)

Le meunier (lou mounie)

 

Pendant longtemps j'ai cru qu'un vieux santon que je tenais de ma grand-mère et qui n'avait pas de signature dessous, était un meunier au bonnet rouge.

Il transporte deux gros seaux contenant des victuailles (je croyais que c'était de la farine).

Je ne sais pas de quand il date mais je l'ai toujours vu enfant dans la crèche.

Grâce à un visiteur qui m'a laissé sa remarque en commentaire (voir ci- dessous) et que je remercie encore, j'ai appris qu'il s'agissait du bart(h)oumieu un personnage issu des différentes pastorales.

Il est un peu porté sur la bouteille, un peu poltron et pas très futé mais il est "brave" comme on dit en Provence, gentil et naïf. Habillé de travers, on voit bien qu'il tient une morue séchée dans la main droite.

Voilà cela fait longtemps que je me devais de corriger cette erreur (puis je l'ai oublié...) c'est chose faite aujourd'hui !

 

Bartoumieu

Bartoumieu

 

- le pêcheur (lou pescadou) amateur est assis sur son rocher, il tente d'attraper quelque poisson avec sa canne à pêche. Qu'aurait-il d'autre à offrir ? C'est celui qui est en photo ci-dessous !

Le pêcheur professionnel, lui, transporte sur son dos un grand panier d'osier (canestello) rempli de poissons... et sur son autre épaule, il a accroché son filet !

 

 

le pêcheur assis (lou pescadou)

le pêcheur assis (lou pescadou)

 lou pescadou devant la rivière

lou pescadou devant la rivière

 

- le vannier apporte un grand panier comme berceau.

 

- la poissonnière (la peissouniero) venue tout droit de Marseille avec son panier de poisson sur la tête ou sous le bras est souvent représentée avec son autre poing sur la hanche.

 

la poissonnière

la poissonnière

la peissouniero
la peissouniero

la peissouniero

 

-le rémouleur (l'amoulaïre) l'aiguiseur de couteaux, ciseaux et autres objets tranchants...

Il porte un grand tablier de peau pour se protéger des coupures et ne se déplace jamais sans sa meule de pierre et son réservoir d'eau. En même temps c'est lui qui colporte les histoires d'un village à l'autre.

C'est un métier d'antan qui était bien utile à la campagne.

 

 

- La fileuse (la fieladouiro) est une grand-mère occupée à filer la laine, assise ou debout, on la représente toujours avec sa quenouille (fielouso).

Ma petite-fille a décidé de la placer directement auprès des moutons, un raccourci qui nous a beaucoup amusé...

 

 

 

La fileuse

La fileuse

La fileuse et les moutons
La fileuse et les moutons

La fileuse et les moutons

 

-le chasseur (lou cassaïre) avec sa gibecière en bandoulière est suivi de son chien. Il apporte souvent un lapin et descend des bois...

 

Le chasseur

Le chasseur

 

- la femme aux fagots (femo au bos) arrive souvent de la même direction. Elle va pieds nus, courbée par sa charge pour apporter un peu de chaleur dans l'étable. C'est l'offrande la plus utile et la plus humble...

 

- Tandis qu'une femme du village apporte de l'eau...c'est la femme à la cruche (la femo a la dourgo).

 

 

La femme à la cruche

La femme à la cruche

 

On peut aussi trouver :

 

- l'aveugle (l'avigle) et son jeune fils en culotte courte avec sa coucourde en bandoulière (une gourde faite avec une courge sèche) qui le guide, symbole de l'amour filial ;

 

- les vieux (li viei) souvent par couples.

Quelquefois les vieux sont chargés d'un gros fagot qu'ils ont du mal à transporter... Moi je n'ai que le vieil homme solitaire.

 

 

Le vieil homme au fagot

Le vieil homme au fagot

La très vieille femme (ce santon appartenait à ma grand-mère)

La très vieille femme (ce santon appartenait à ma grand-mère)

 

- la femme sur l'âne (femo sus l'ase) qui apporte de la nourriture...ne me demandez pas quoi, c'est une surprise ! C'est la margarido de la pastorale Maurel.

 

Femme sur l'âne (Margarido)

Femme sur l'âne (Margarido)

 

- les bohémiens (li boumian) et leur roulotte ; trés présents dans la région d'Arles, ils font partie de la crèche traditionnelle.

 

- le maire (lou Conse) ; un personnage important du village !

 

 

lou Conse
lou Conse

lou Conse

 

- la lavandière (la bugadiero) qui tient son panier de linge ; elle revient de faire sa lessive au lavoir ou à la rivière. Elle porte son battoir à la main...

la bugadiere

la bugadiere

 

- La femme au berceau...

Elle apporte de quoi coucher confortablement le nouveau-né. C'est un très vieux santon qui appartenait à ma grand-mère.

la femme au berceau

la femme au berceau

La femme au berceau, l'arlésienne et une autre vieille femme apportant de l'huile

La femme au berceau, l'arlésienne et une autre vieille femme apportant de l'huile

 

- l'arlésienne... on la place souvent près du tambourinaire. Elle apporte des petis cadeaux.

l' arlésienne

l' arlésienne

 

- la tricoteuse (la tricoutarello) ;

 

- le boulanger (lou fournié) ;

 

- la fermière donnant du grain à ses poules (la masiero apasturant si galino).

 

- le ramoneur (lou ramounaire) ;

 

- le forgeron et son enclume ; Il nous rappelle les petits métiers d'antan.

 

 

 

Le forgeron et son enclume

Le forgeron et son enclume

Le forgeron et son enclume encore

Le forgeron et son enclume encore

 

- L'homme à l'aïoli ;

 

Homme à l'aïoli

Homme à l'aïoli

 

- l'apiculteur et sa ruche...  

l'apiculteur

l'apiculteur

 

- le porteur de lavande...

Le porteur de lavande

Le porteur de lavande

 

- et divers animaux...

quelques animaux pour agrémenter la crèche...quelques animaux pour agrémenter la crèche...quelques animaux pour agrémenter la crèche...
quelques animaux pour agrémenter la crèche...quelques animaux pour agrémenter la crèche...quelques animaux pour agrémenter la crèche...

quelques animaux pour agrémenter la crèche...

 

Enfin bien sûr les Rois mages : Gaspard, Balthazar et Melchior le roi Maure (lou Rèi Mouro) avec leur équipage de chameaux...!

 

Ils arrivent d'Orient guidés par une étoile. Ils représentent les continents : l'Afrique, l'Asie et l'Europe. L'Amérique n'est pas représentée car elle était inconnue à cette époque.

 

Et pour terminer quelques signatures (marques) de santonniers...

 

Petite histoire des santons de ProvencePetite histoire des santons de Provence
Petite histoire des santons de Provence

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 06:49

 

En Provence, la  tradition veut que les desserts  soient au nombre de treize. Ils sont mis sur la table à la fin du gros souper c'est-à-dire le 24 décembre au soir et termine le repas du réveillon (ou après la messe de minuit pour ceux qui y vont).

 

Cette coutume serait assez récente et serait apparue à Marseille au XIX° siècle seulement. Elle reprendrait des coutumes plus anciennes datant du XVII° siècle.

On place les treize desserts dans treize assiettes différentes : douze contiennent des produits de la maison (ce qui n'est plus le cas aujoud'hui) et la treizième des dattes.

Cette coutume d’origine religieuse symboliserait la Cène, donc, pour les croyants, Jésus entouré des 12 apôtres.

Mais même dans ma famille qui est non-croyante et dans celle de mon mari (idem) nous avons toujours pratiqué la coutume des treize desserts lors de la veillée de noël.

Le Gros Souper étant en principe, à l'inverse de son appellation,  un repas de réveillon léger, nous pouvions ainsi déguster un peu de chacun des desserts ce qui était censé nous porter chance et bonheur pour l'année à venir...

 

La liste des treize desserts varie d’un village à l’autre, d’une famille à l’autre et a évolué au fil du temps s’adaptant  aux mets modernes. On retrouve ces desserts traditionnels dans toute la Provence jusqu’à Nice mais aussi dans le Languedoc et jusqu’en Catalogne…

 

P1020870a

Quelques-uns des treize desserts (il en manque encore...)

 

Les incontournables sont :

 

Les quatre mendiants symboles de quatre ordres religieux ayant fait vœux de pauvreté c'est-à-dire les…

 

- noisettes ou noix (symbole des Augustins).


- figues sèches (symbole des Franciscains).

 

P1020878a
 

- amandes (symbole des Carmes).


- raisins secs (symbole des Dominicains).

 

- le gibassier (gibassié en provençal) qu’il faut rompre avec les mains (en souvenir du pain rompu par le Christ) ; si par mégarde on la (le) coupe avec un couteau on est ruiné pour l’année.

A Marseille, on mange la pompe à l'huile...qui est briochée. 

 

P1020908a

 

- Le gibassier est remplacé dans la Drôme par la pogne (avec ou sans praline). Du coup, nous on mange les deux quand nous sommes à Die !

Vous noterez qu'il est très difficile de couper la pogne sans couteau :)

 

P1020909a

 

-  les deux nougats (le blanc et le noir) symboles du bien et du mal ;

 

A ces sept desserts, on peut ajouter au choix : les dattes fourrées de pâte d’amande ou non, ou tout autre "fruit déguisé", les calissons d’Aix, de la confiture de méréville, de la pâte de coing, coupée en dés...

 

des fruits confits comme les oranges confites ; des biscuits secs ; et des fruits comme par exemple les clémentines, le melon  ou le raisin blanc.

 

P1020879a  Les clémentines corses

 

 

  P1020873a

Une assiette de douceur : calissons d'Aix, nougats blancs (Achard Verdurand) et chocolats variés...

 

....et une assiette de biscuits secs maison :


sablés au citron, sablés aux amandes, pains de Belgrade...

P1020875a

 

Les autres biscuits secs que je réalise pour noël, lorsque j'ai le temps, sont au choix : des petits croissants à la vanille, des croquants aux amandes, des petits pains d'anis, ou encore des macarons ou des petites meringues...

Enfin on rajoute sur la table du pain d'épices : mon préféré est le pain d'épice aux écorces d'oranges confites, que je découpe en tous petits morceaux ...

 

Les fruits font référence à une coutume païenne : ils sont symboles de la renaissance, le 24 décembre étant à l’origine une fête païenne, celle du solstice d’hiver.

Ceux venant d’Afrique font référence aux rois Mages.

 

On peut bien sûr y rajouter quelques douceurs comme les chocolats, les truffes au chocolat, les oranges confites au chocolat, les marrons glacés, les papillotes, ect...

 

P1020877

 

Variante : Dans la Drôme on n’oublie pas de rajouter des bugnes qu’ailleurs on mange plutôt à la chandeleur !!

 

Comme autres symboles, on retrouve sur la table les trois nappes blanches qui doivent rester en place pour les trois repas (le gros souper, le repas de noël du 25 à midi et celui du soir).

Elles représentent (pour les croyants) la Sainte Trinité tout comme les trois chandelles qui doivent éclairer la table.

La table doit être décorée avec les trois coupelles de blé de la sainte Barbe et une branche de houx porte-bonheur.

De plus dans les campagnes on mettait un couvert de plus (celui du pauvre).

 

Chacun doit manger un peu de ces treize desserts pour assurer sa fortune dans l’année.

 

Bientôt c'est promis je complète encore cet article avec des photos et de nouvelles recettes...Enfin j'essaie  

Cet article a été publié sur ce blog en 2012 et je viens encore de le mettre à jour aujourd'hui !

 

Les treize desserts de noël en ProvenceLes treize desserts de noël en Provence
Les treize desserts de noël en ProvenceLes treize desserts de noël en ProvenceLes treize desserts de noël en Provence
Les treize desserts de noël en ProvenceLes treize desserts de noël en Provence

Partager cet article

Repost0
4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 06:32
Le blé a bien poussé...cela porte chance !

Le blé a bien poussé...cela porte chance !

 

Aujourd'hui c'est le 4 décembre et c'est le jour de la Sainte-Barbe. En Provence, c’est le début de la période calendale (du provençal calèndo = noël).  

 

La tradition veut que l’on commence ce jour-là les préparatifs de noël dans tous les foyers : Décoration de la maison, réalisation de petits biscuits, mise en place de la crèche...que l'on soit croyant ou pas, puis du sapin avec les enfants.

Noël est la fête de l'année où les traditions provençales sont les plus tenaces et les plus belles. Il faut dire qu'elles nous rappellent notre enfance et que nous n'avons qu'une seule envie, celle de les perpétuer et de les transmettre à nos petits-enfants. 

 

Ce jour-là, pour respecter la tradition provençale, on commence donc la période calendale en plantant du blé (que l'on peut acheter aujourd'hui dans toutes les bonnes boulangeries au profit des enfants hospitalisés) mais qui avant, provenait de la récolte de l'année précédente. On peut aussi faire germer des lentilles car elles sont très aériennes et tiennent plus longtemps dans nos maisons chauffées.

Il faut placer les graines dans 3 coupelles différentes ou des petites assiettes creuses (rappel de la trinité pour les croyants). J'en plante quatre, juste par esprit de contradiction, car je ne suis pas croyante. 

 

Ce petit rituel familial remonte à l'Antiquité. A la maison la plantation est traditionnellement effectuée par les enfants les plus jeunes lorsqu'ils sont là, bien évidemment ! 

D'abord ça les occupe dans cette période où ils ont envie que le temps passe plus vite, ensuite cela permet de leur faire garder un contact avec la terre, chose qu'en ville, ils ne font pas toujours. 

 

Une fois plantées, les graines doivent être bien surveillées tous les jours. Il faut  cependant les arroser sans excès.

L'idéal est de les placer tout près de la fenêtre, voire directement en plein soleil.  

 

Le blé de la Sainte-Barbe une tradition provençaleLe blé de la Sainte-Barbe une tradition provençaleLe blé de la Sainte-Barbe une tradition provençale
Le blé de la Sainte-Barbe une tradition provençale

 

Au moment de noël, elles seront placées sur la nappe blanche, entourées d'un ruban (rouge chez moi), lors du gros souper (le 24 décembre) et y resteront jusqu'au lendemain, pour le repas de midi du 25 décembre.


On les placera ensuite dans la crèche au milieu des santons pour y symboliser les champs.


Puis après l’épiphanie, il faudra diviser les plants et les planter aux quatre coins du jardin !

Si les graines donnent des plantules solides et abondantes, ce sera un signe de bonne santé, de joie et de prospérité pour la nouvelle année.

J'avoue que je n'ai jamais planté les plants aux quatre coins du jardin, n'ayant pas eu de jardin pendant de nombreuses années. Mais mes grands-parents le faisaient !

 

Comme le disait mon grand-père :

"Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn !"  Littéralement : quand le blé vient (=pousse) bien tout vient (=pousse) bien.  Autrement dit : "blé bien germé c’est la prospérité pour toute l’année"…

 

Remarque : le blé donne naturellement des tiges plus drues et vertes que les lentilles !

 

Je fais ça depuis mon enfance et ni ma grand-mère ni ma mère n’ont jamais oublié de planter le blé ou les lentilles le 4 décembre. J’ai pu observer depuis, que bien que les coupelles soient placées au même endroit chaque année, les graines ne poussent pas de la même façon !

Donc les années se suivent et ne se ressemblent pas.

Vous en doutiez ?

 

 

D’où vient cette tradition encore très ancrée en Provence ?

 

Elle remonterait en fait à une coutume païenne datant de l’antiquité qui correspondrait à un rite de fécondité.

 

En effet à cette époque beaucoup de paysans étaient superstitieux.

Dès la mi-décembre, par peur de voir la nature rester endormie et ne plus se réveiller, ils plantaient des graines dans différents plats puis lorsqu'elles avaient germé, ils les transplantaient au bord des champs, comme s'il s'agissait d'une offrande. Une façon d'honorer la terre nourricière et de lui rappeler comment il fallait faire pour nourrir les hommes.

Et une façon aussi de prévoir les récoltes à venir...car, pour eux, si la germination se faisait bien, la prospérité à venir était assurée !

Cette coutume païenne a été récupérée ensuite par l'église catholique.

 

Puis la tradition a évolué et la légende dit qu’au XIII° siècle,  Barbe qui vivait à Nicomédie en Asie mineure, était une jeune fille vierge qui fut séquestrée dans une tour par son père, Dioscore, un riche païen inquiet des ravages occasionnés par sa beauté, car elle était très courtisée.

Durant l’absence de son père, elle se convertit au christianisme et se fit baptisée par un prêtre déguisé en médecin qui s’introduisit en cachette dans la tour.

A son retour, son père furieux la fit torturer puis la décapita de sa propre main. Il fut immédiatement foudroyé pour son acte de barbarie…

Depuis, Sainte Barbe est devenue le symbole et la sainte patronne de tous ceux qui travaillent avec le feu ou la poudre : pompiers, artilleurs, mineurs, couvreurs et charpentiers, qu’elle protégerait de la mort violente.

 

Sainte Barbe a été retirée du calendrier en 1969 pour être remplacée par Sainte Barbara !

Les lentilles sont en avance sur le blé !

Les lentilles sont en avance sur le blé !

Cette tradition est si ancrée en Provence que les écoles commandent un énorme sac de blé chaque année pour que, après en avoir planté à l'école, les enfants en ramènent un petit paquet chez eux...

Cet article est paru sur ce blog la première fois en décembre 2012. Il a été mis à jour en 2015, puis des photos nouvelles sont venues l'enrichir un peu plus chaque année... 

Partager cet article

Repost0
20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 06:30
Bientôt noël...Bientôt noël...
Bientôt noël...Bientôt noël...

Bientôt noël...

 

Une fois n'est pas coutume je voulais aujourd'hui mettre à l'honneur quelques-uns et unes, de mes amis blogueuses et blogueurs qui proposent sur leur blog des recettes de cuisine...

A l'approche des fêtes nous nous perdons souvent sur le net, à la recherche de recettes innovantes, savoureuses, traditionnelles ou pas...et résultat, nous ressortons notre vieux livre de cuisine tout corné.  

C'est bien vrai que chez moi, nous perpétuons d'année en année, les traditions provençales, mais cela n'empêche en rien d'introduire quelques nouveautés par ci-par-là, de tester une recette plus rapide à réaliser ou totalement inconnue, ou de renouer avec des recettes oubliées. 

 

Alors... pour vous faciliter la tâche et mettre à l'honneur mes blogs préférés, je vous propose de cliquer sur ceux que vous ne connaissez pas encore, et d'y laisser ou pas, selon votre désir, une trace avant ou après avoir testé une recette.

Bon... bien sûr, vous pouvez aussi tester les miennes, mais aujourd'hui ce n'est pas le propos !

 

Parfois on découvre des merveilles ou des mines d'or derrière ces pseudos ou intitulés de blog...

Bonne visite ! 

 

Il y a d'abord les blogs uniquement culinaires mais qui savent ...

 

- mélanger galéjades et cuisine comme celui de Jupiter qui habite le Var et vous fera rire avec ses recettes typiques du sud et racontées avec l'accent.

 

 

- nous faire voyager entre cuisine d'ailleurs et cuisine du Liban comme chez Amal. 

 

- apporter une touche d'exotisme à des recettes bien provençales comme chez Stéphanie...sur son blog, un dîner en Provence

 

- profiter de ce qu'on a tous dans nos placards pour concocter de délicieuses recettes de nos régions ou du monde. 

 

D'autres blogs sont des blogs multipassions et les recettes sont publiées selon l'envie du blogueur, comme je le fais moi-même.

 

Il y a ceux qui mêlent écriture et cuisine comme Mère-Grand (Eglantine-Lilas). Je vous mets le lien vers ses pages "desserts" mais n'hésitez pas à consulter ses autres pages...

 

Cathyrose que beaucoup d'entre vous connaissent déjà, "cache" ses recettes dans ses pages.

Déco, photos, tourisme, lectures, toutes ses passions ou presque, se retrouvent sur son second blog, en plus, joliment mis en avant au fil des saison...

A vous de faire la démarche de les chercher... pour vous aider, je vous mets son lien et pour accéder aux recettes il faut cliquer dans la colonne de gauche du blog, par exemple sur "recettes sucrées" !

 

 

Bien sûr, je n'oublie pas Nell qui nous fait visiter sa région, écrit de magnifiques poèmes, a des doigts de fée et en plus, ravira nos papilles...et tout ça avec l'accent du sud-ouest et une grande générosité ! 

 

Ni Mimi, qui aime aussi cuisiner mais entre deux bons bouquins...ou visites. Il faut varier les plaisirs et elle sait particulièrement bien le faire ! 


Enfin une mention particulière pour le blog de Jojo. C'est un incontournable car elle propose des liens vers des recettes qu'elle a trié pour vous... entre autre, et son blog est aussi une mine d'infos pour les bricoleuses, qu'on se le dise ! 

Je vous mets le lien vers le tag cuisine mais rien ne vous empêche d'explorer son blog avec d'autres entrées.  

D'ailleurs récemment, elle a mis à l'honneur pas mal de blogs...vous y êtes peut-être ? Qui sait ! 

 

 

 

Si vous êtes à court d'idées pour la déco, je vous conseille de visiter aussi, en plus du blog de Cathyrose dont je vous ai parlé plus haut, celui de  Patricia au nom évocateur "chemin de tables", qui vous propose des décorations pour votre table, à varier à l'envie au fil des saisons, mais pas que...

 

Et puis, il y a les blogs spécialisés comme Ni cru, ni cuit, un site qui vous dit tout sur la lactofermentation, une bonne façon de booster votre alimentation hivernale avant noël ou bien, C'est fait maison, pour tout faire vous-même même, si jusque là vous n'aviez pas osé vous y mettre ! 

 

Enfin, il y a celles qui en ce moment ont un peu délaissé leur blog pour cause de déménagement, comme c'est le cas de cardamome...mais ses recettes de brioches, de pains maison, entre autres, sont toujours bien agréables au moment où toute la famille est réunie ; ou celles qui ont délaissé leur blog pour cause de pause-fatigue-liée-au levothyrox...comme l'espigaouqui mêle, elle-aussi, recettes provençales, lectures, visites et confitures...

Ne les oublions pas pour autant ! 

 

D'autres liens vous attendent sur ma page intitulée "mes blogs favoris" ! Si vous ne vous y trouvez pas...criez fort ! Je mets cette page à jour le plus souvent possible mais bon, je ne suis pas un robot...

Enfin bien sûr, dans cet article, j'ai oublié intentionnellement plein de blogs amis parce que j'ai l'occasion de parler d'eux en d'autres circonstances et il faut bien que ce soit  chacun son tour, n'est-ce pas.

 

Partager cet article

Repost0
24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 09:00

 

Joyeux noël 2016 à TOUS et une bonne semaine ! 

Joyeux noël 2016 à TOUS !
Joyeux noël 2016 à TOUS !

 

Et vous reprendrez bien cette année encore, un peu du...chat ! 

Joyeux noël 2016 à TOUS !
Joyeux noël 2016 à TOUS !
Joyeux noël 2016 à TOUS !
Joyeux noël 2016 à TOUS !
Joyeux noël 2016 à TOUS !

Partager cet article

Repost0
23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 07:07

 

Je vous fait remonter aujourd'hui cet article concernant les traditions en Provence, article que j'ai rédigé l'année dernière. Désolée pour ceux qui l'ont déjà lu...

 

Le Gros Souper (musée Arlaten)

Le Gros Souper (musée Arlaten)

Il n'y a pas qu'en Alsace que les traditions de nöel se perpétuent.

 

Chaque région a ses propres traditions et la Provence ne fait pas exception à la règle, même si, il faut bien le reconnaître certaines coutumes tombent dans l'oubli ou bien se sont adaptées à la vie moderne et aux différents membres de la famille.

 

Car, avant, (je parle au début du XX° siècle pas au temps des dinosaures !), il était très rare de se marier en dehors de sa région. C'était donc plus facile de conserver les traditions qui se perpétuaient ainsi de génération en génération.

Aujourd'hui, c'est plutôt la mixité qui prime et cela est une bonne chose car elle apporte une ouverture et un mélange des cultures, bénéfiques à l'éducation des enfants, à notre vie familiale et à la société.

 

Comme je l'ai déjà dit dans ce blog : en Provence tout commence le 4 décembre à la Sainte Barbe en plantant le blé de la Sainte Barbe.

 

Mes plantations quinze jours aprèsMes plantations quinze jours après
Mes plantations quinze jours après

Mes plantations quinze jours après

 

Puis il faut décorer le sapin...

 

Attention si vous installez le sapin près de la cheminée...

Attention si vous installez le sapin près de la cheminée...

 

Ensuite on montera la crèche provençale, dans laquelle on placera les santons que l'on soit croyant ou pas...

 

En principe, la crèche doit rester en place jusqu'à l'épiphanie, au moins, et la période calendale ne se terminer qu'à la chandeleur. Mais bon, j'ai bien dit "en principe"...

Quelques vues de la crècheQuelques vues de la crèche
Quelques vues de la crèche

Quelques vues de la crèche

Tout le mois de décembre on profitera de la douceur des dimanches en famille, pour faire  le tour des marchés de noël, plutôt nombreux dans la région.

Une façon d'attendre noël, car nous n'avons pas l'habitude dans nos contrées éloignées de la capitale, d'emmener les enfants faire le tour des grands magasins et il faut bien qu'ils rencontrent le père noël de temps en temps !

Sinon, comment ferait-il pour y croire ?

 

Entre temps, vous n'aurez pas oublié de bien arroser votre blé...

 

Le 13 décembre, à la sainte Luce, il faudra aller cueillir le houx et le gui pour en décorer la maison ou à défaut aller en acheter...

En Provence le houx est le plus souvent remplacé par du houx fragon (ou petit-houx) qui décore la maison grâce à ses boules rouges. Il était placé autrefois dans la maison pour conjurer le mauvais sort.  Aujourd'hui il est simplement mis en place pour décorer.

Le houx fragon

Le houx fragon

Vous suspendrez votre bouquet de gui au dessus de la porte d'entrée pour attirer la paix dans votre maison. Les Druides pensaient en effet que le gui avait un pouvoir miraculeux. L'inconvénient est qu'en cette période de l'année, le gui est plein de boules blanches qui se feront un malin plaisir à tomber sur le sol à chaque ouverture de la porte...

Donc en fait je l'accroche à côté !!

Le gui dans la nature

Le gui dans la nature


"A la Sainte-Luce, les jours s'allongent d'un saut de puce", dit le proverbe.  Ce n'est pas tout à fait exact...

En fait du point de vue astronomique, le soleil continue à se lever plus tard après le solstice d'hiver, donc les jours semblent raccourcir le matin, et le soleil commence à se coucher plus tard avant le solstice, ce qui donne l'impression que les jours rallongent et explique sans doute le proverbe.

Mais en fait les jours ne se mettent réellement à grandir qu'après le solstice...

Pour aider les jours à s'agrandir et fêter le renouveau du soleil, à partir de ce jour-là et jusqu'à noël on doit illuminer la maison, voire les façades... avec des bougies, des lampions, des guirlandes, ce que beaucoup de gens font aujourd'hui.

 

Mais bon en ces temps d'économies d'énergie, je ne vous cache pas que je trouve excessif, d'illuminer le moindre petit village même si je reconnais que cela est très festif et offre un peu plus de gaieté aux habitants au coeur de l'hiver. En tous les cas je n'illumine pas la façade de ma maison. Mais je pense à éclairer des bougies tous les soirs...sur ma cheminée. C'est déjà ça !

 

 

«A la Sainte Luce, les jours s’allongent d’un saut de puce» si l’on en croit le proverbe - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

«A la Sainte Luce, les jours s’allongent d’un saut de puce» si l’on en croit le proverbe - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

Puis vient le temps de la veillée de noël et du Gros Souper.

 

La veillée commençait dans les familles par le traditionnel cacho-fiò.

Si un jour vous allez visiter en Arles, le musée Arlaten, vous en verrez une représentation très imagée.

 

          lou cacho-fio

Lors de cette cérémonie, le plus âgé de la famille, le «papé» et le plus jeune, le «caganis» apportent ensemble la plus grosse bûche issue d’un arbre fruitier (le plus souvent celle d’un cerisier, olivier ou amandier) et font trois fois le tour de la table qui est recouverte de trois nappes (symbole de la Trinité) avant de bouter le feu. - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf
Lors de cette cérémonie, le plus âgé de la famille, le «papé» et le plus jeune, le «caganis» apportent ensemble la plus grosse bûche issue d’un arbre fruitier (le plus souvent celle d’un cerisier, olivier ou amandier) et font trois fois le tour de la table qui est recouverte de trois nappes (symbole de la Trinité) avant de bouter le feu. - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

Le plus âgé de la famille, (lou papé) et le plus jeune enfant (lou caganis) apportent près de la cheminée une grosse bûche (d'olivier, d'amandier ou d'un des arbres fruitiers).

Tous deux devaient faire trois fois le tour de la table avant d'allumer le feu, d'y poser la bûche et de l'arroser de vin chaud (3 fois) en prononçant cette phrase :

"Alegre, Diou nous alegre, Cachofue ven, tout ben ven, Diou nous fague la graci di veïre l'an que ven Se sian pas mai que siguen pas men." en provençal bien sûr, ce qui signifie :

"Soyons joyeux, Dieu nous garde joyeux, Cacho feu vient, tout bien vient, Dieu nous fasse la grâce de voir l'an qui vient, Si nous sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins."

 

Je n'ai jamais vu cette coutume et mes grands-parents me disaient que c'était l'apanage des familles très croyantes et que chez eux non plus cela ne se faisait pas. Je ne connais personne d'ailleurs dans mon entourage qui ait vu cela en réalité.

 

Chez mes grands-parents maternels, qui sont nés un peu avant le XX° siècle, l'aieul se contentait d'allumer le feu...

Et tout le monde chantait ensemble en buvant le vin chaud (ou le vin cuit) en guise d'apéritif  avant de se mettre à table :

 l'an que vèn, se sian pas mai que siguen pas mens"

"A l'année prochaine" ! si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins...donc s'il n'y a pas de naissance, qu'il n'y ait pas de décès dans la famille.

 

Cette phrase se prononce encore aujourd'hui très fréquemment durant la période de fin d'année quand on quitte des amis ou de simples connaissances, nos voisins, nos collègues de travail et c'est une manière très provençale de se souhaiter de bonnes fêtes.

 

Cette phrase a marqué mon enfance. C'était toujours mon grand-père maternel qui la prononçait et ma mère a pris la suite...J'ai souvent encore les larmes aux yeux en y pensant car c'était un moment à la fois très solennel et emplie de mélancolie et de mystère. Bien sûr en grandissant j'ai très vite compris que ce n'était pas une formule magique...mais bien une façon de conjurer le mauvais sort et de se porter mutuellement chance, tout en étant contents d'être tous réunis. Mais je voyais bien que les anciens et même les autres adultes ressentaient toujours beaucoup d'émotion en la prononçant.

 

Puis tout le monde passait à table pour la veillée de noël...

La tradition de mettre la bûche dans la cheminée a été remplacée par le dessert bien connu dont tout le monde se régale !

 

Le repas du réveillon, s'il était bien un Gros Souper dans les temps anciens, est aujourd'hui plutôt un repas maigre...

 

Je vous livre rapidement les détails de l'organisation et de la déco du Gros Souper !

Chez les respectueux stricts de la tradition, sur la table, on devait disposer trois nappes blanches (une pour le repas du 24, une pour le 25 à midi et la troisième pour le 25 au soir), trois chandelles et les trois coupelles de blé germé et enfin tous les plats, y compris les treize desserts.

Le gros souper était obligatoirement composé de 7 plats maigres et  servi avec 13 petits pains, représentant la Cène avec les 12 apôtres et Jésus. Il était suivi avant ou après la messe par la dégustation des treize desserts. Puis bien sûr toute la famille se rendait à la messe de minuit (pour les croyants) ou allait voir une pastorale...et dégustait la soupe à l'oignon en rentrant !

 

Chez nous, durant mon enfance, on a toujours fait beaucoup plus simple.

Le Gros souper n'avait donc pas forcément 7 plats mais nous n'avons jamais fait l'entorse des 13 desserts.

 

Les plats et les recettes diffèrent selon les villes, les villages et les familles.

 

Il y a cependant des incontournables comme le céleri en anchoïade ou la carde en sauce blanche ou en sauce aux anchois, deux légumes vraiment traditionnels, la salade de jeunes pousses, les épinards le plus souvent en gratin (ou en omelette), un poisson (morue en tian ou à la sauce aux câpres,  dorade au four, parfois seulement de la brandade, des coquillages ou des escargots, enfin parfois une soupe comme l'aigo boulido remplaçait la soupe à l'oignon.

Chez nous c'était le soir du 25 décembre après les agapes qu'on la dégustait...

 

Vous voyez il n'y a pas de quoi en faire un plat : ce sont des mets simples très éloignés de ceux qu'on vous propose pour un réveillon aujourd'hui.

 

J'ai vu qu'à certains endroits (peut-être en montagne ?) on servait encore la soupe aux choux  lors de la veillée de noël. C'est une tradition dont je n'ai jamais entendu parler. Cette soupe était déjà servie tous les jours, je ne crois pas que dans les familles, on la servait aussi les jours de fête, sauf peut-être dans les familles très pauvres.

 

Noter que souvent la maîtresse de maison a enfin un peu de répit le soir de noël, une fois que tout le monde est rassasié !

C'est un soir où, en effet, non seulement tous les plats sont mis en même temps sur la grande table, ou à proximité, y compris les 13 desserts : personne n'a donc besoin de se lever pour servir. 

De plus, les miettes doivent rester sur la table toute la nuit (pour nourrir les ancêtres qui ne manqueront pas de venir participer à leur façon à la fête...). La table ne sera pas desservie jusqu'au lendemain matin où on pourra enfin enlever la première nappe pour le repas du 25  !

Personne n'indique où sera pris le petit  déjeuner ! Mais il est vrai que les enfants découvrent les cadeaux du père noël et en oublient de manger et que les adultes n'ont pas vraiment faim et se contentent d'un café !

 

A l'époque donc, la plupart du temps, encore au début du XX° siècle, les enfants dans les campagnes recevaient une simple orange en guise de cadeaux. Comme ce fruit était encore cher et rare, mon père qui est né en 1919, était heureux de recevoir un de ces fruits juteux dans ses souliers (ce n'est donc pas un mythe). Il avait le droit de le déguster aussitôt. Souvent il trouvait aussi un nouveau bonnet tricoté en cachette par sa soeur aînée ou une bonne paire de chaussettes bien épaisses et partait jouer dehors pour les essayer sans tarder ! Il savait ensuite qu'il y aurait un bon dîner de noël pour se réchauffer.

Plus tard les cadeaux ont évolué : un petit soldat de plomb, une voiture en bois ; les filles elles, reçoivent une poupée de chiffon ou une dînette...Mais c'est une autre histoire que celle des cadeaux de noël et je vous la raconterai une autre fois...sans doute l'année prochaine !

 

 

 

Très bonnes fêtes de noël à tous...en attendant quelques photos (si j'y pense... avant que tout soit mangé !)

 

 

Partager cet article

Repost0

Encore Un Blog ?

  • : Dans la Bulle de Manou
  • Dans la Bulle de Manou
  • : Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes ou mes voyages : intellectuel, spirituel, botanique ou culinaire...
  • Contact

Qui Suis Je ?

  • manou
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...

BLOG Zéro carbone !

Perdu Dans Le Blog ?

Y a-t-il des curieux ?

litterature

 

  D'où viennent-ils ?

 

  litterature

L'automne est arrivé...

 

N'oubliez pas de protéger Xin Xin et de le nourrir en cliquant sur more...

 

 

Mes Tags

Mes livres sur BABELIO

Les dix droits imprescriptibles du lecteur

mod article2138927 3

Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

Illustrations de Quentin Blake

Retrouvez-moi sur Pinterest !

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -