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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 05:15
Enquêtes au musée / Enquêtes au Museum/ Laurence Talairach

Voilà encore une série jeunesse sympathique ! Elle est destinée aux enfants de 8 à 11 ans et dès 6 ans accompagnée d'un adulte. 

Pour info : Ce qui m'a étonné sans que je trouve une explication au départ c'est que la série lue par mes petits-enfants (en format numérique) s'intitule "Enquêtes au musée" (Editions MultiMondes). J'ai constaté en faisant des recherches sur internet qu'elle existait en format papier et epub (Quatre tomes seulement sont disponibles). Mais j'ai découvert que la série s'appelait "Enquêtes au Muséum" (Editions Plume de carotte) en format papier (Vingt-deux titres disponibles dont les quatre précédents).

Réponse : Dans un des commentaires mis gentiment sur le blog, j'ai eu la réponse que je n'avais pas trouvé sur le net : "Enquête au Muséum" est la série publiée en France aux Editions "Plume de Carotte" ; "Enquête au musée" est celle publiée au Québec par les éditions Multimondes. "Seuls 4 des 22 titres ont pour l'instant traversé l'Atlantique" !

C'est cette dernière série qui était donc proposée en prêt en version numérique par ma médiathèque. 

L'auteur Laurence Talairach est professeur des universités à Toulouse- Jean Jaurès. Elle enseigne la littérature victorienne, tout en étant chercheur en Histoire des Sciences et des Techniques au Centre Alexandre Koyré.

Elle a publié de nombreux ouvrages avant de se décider à écrire pour les enfants afin de leur donner envie d'aller explorer les musées et d'apprendre davantage sur les sciences, tout en partant à l'aventure ! 

Ces livres sont de petits romans d'aventures qui, dans chacun des tomes, permettent aux plus jeunes de faire peu à peu connaissance avec le monde des Musées scientifiques, d'apprendre la nature de leurs collections souvent cachées, mais aussi leurs missions qui ne sont pas toujours évidentes à comprendre par les enfants.  

Le lecteur retrouve les mêmes personnages dans chacune des aventures :

D'abord il y a Zoé, dont les parents, ornithologistes ont mystérieusement disparu en mer lors d'une mission scientifique,  alors qu'elle était bébé. C'est la meneuse du groupe. Il faut dire aussi qu'elle espère toujours trouver dans les musées des indices qui lui permettraient d'en apprendre davantage sur la disparition de ses parents. Laissée très libre par sa vieille tante, elle entraîne avec elle son amie Alice, qui est obligée de tirer derrière elle, non seulement son petit frère Clarence mais aussi un petit chinchilla dénommé, Archibald qui bien entendu ne passe pas inaperçu...et a son importance dans les histoires. 

L'intervention du petit frère qui pose de nombreuses questions innocentes permet d'expliquer avec précision (et humour) beaucoup de détails sans avoir l'air.

Les jeunes lecteurs les retrouvent avec grand plaisir pour vivre avec eux de nouvelles aventures.

Le plus : Des chapitres courts, une écriture précise mais simple, de l'aventure, des personnages authentiques, et un lieu bien décrit comme si on y était. Au passage les jeunes lecteurs apprendront du vocabulaire grâce au lexique placé à la fin de chacun des tomes. 

Instructif et agréable à lire ! 

Dans le tome 1, "Au pays des oiseaux qui ne volent pas", les enfants explorent le musée d'Histoire naturelle pour la première fois.

Alice a un exposé à faire sur l'oiseau de son choix. Zoé décide donc de lui montrer les oiseaux de Nouvelle-Zélande aujourd'hui disparus ou en voie d'extinction. Elle emmène donc son amie à la bibliothèque du musée où elle a repéré un livre d'ornithologie. Mais les enfants se retrouvent enfermés...

Les jeunes lecteurs vont découvrir la fragilité de la faune endémique de la Nouvelle-Zélande : les kiwis, moas, kakapos en particulier, et remonter l'histoire de ces oiseaux qui ne volent pas, jusqu'aux dinosaures ! Ils vont comprendre  la responsabilité des hommes dans leur extinction. 

Zoé avait déjà découvert que ses parents étaient passés par l'île de Bacan, une île aux papillons géants qui faisait partie de l'archipel des Moluques. Il lui restait donc à découvrir s'ils avaient arpenté d'autres îles...

Enquêtes au musée / Enquêtes au Museum/ Laurence Talairach

Dans le tome 2 "La galerie des vampires", les enfants explorent une cave lorsqu'ils ont l'impression d'être frôlés par des êtres volants silencieux mais non moins inquiétants... Ils décident alors de pénétrer dans le musée d'Histoire Naturelle pour apprendre davantage de choses sur les vampires, non pas les buveurs de sang que l'on retrouve dans certaines histoires et qui font tant peur à Clarence, mais les chauve-souris !  Ils vont bientôt découvrir qu'ils ne sont pas seuls dans le musée et que les réserves ont toutes été vidées. C'est alors que Clarence se retrouve tout seul dans le noir et dans le silence complet, quasiment assourdissant...

Bien entendu, les trois enfants vont faire de belles découvertes et en apprendre davantage sur les mammifères volants et beaucoup d'autres animaux inconnus. 

Enquêtes au musée / Enquêtes au Museum/ Laurence Talairach

Dans le tome 3 : Dans l'œil du cyclope

Les enfants retrouvent avec plaisir Zoé, toujours à la recherche d'indices pour découvrir  pourquoi et comment ses parents ont mystérieusement disparu. A côté de Zoé, Alice son amie toujours suivi de son petit frère Clarence ont décidé cette nuit-là de partir explorer les collections de l'université. 

Clarence est toujours terrifié par des monstres ce qui, la nuit, l'empêche de trouver le sommeil. Les deux amies sont persuadées que dans les collections de l'Université de la ville, se trouvent de nombreux restes des cyclopes, ces effroyables mangeurs d'hommes. Elles espèrent ainsi prouver au petit garçon que les cyclopes ne sont que des créatures fantastiques et qu'ainsi il n'a rien à craindre et peut dormir tranquille.

Mais quand ils arrivent à s'introduire dans les salles contenant les collections...ils découvrent de terrifiantes créatures conservées dans des bocaux et des salles entières remplies de squelettes. C'est là qu'il remarque un étrange petit homme qui travaille la nuit à la lumière d'une lampe. 

Vous vous en doutez, les enfants ne sont pas au bout de leur surprise !

Dans ce tome les enfants vont faire le lien entre les légendes et les découvertes paléontologiques (comme c'est le cas ici pour l'éléphant nain qui vivait au Pléistocène). Au passage, ils feront connaissance avec des personnages appartenant à la mythologie grecque (comme Polyphème par exemple). 

Enquêtes au musée / Enquêtes au Museum/ Laurence Talairach

Dans le tome 4, "le papillon du bout du monde"...

Les enfants découvrent qu'il existe des papillons  géants aussi gros que des oiseaux. Les voilà en train d'explorer une serre tropicale. Ils découvrent que certaines brindilles sont en fait d'étranges insectes qui ont appris à se cacher en mimant la nature alentour pour échapper à leurs prédateurs. 

Ils vont découvrir les théories de l'évolution par la sélection naturelle en partant sur les traces d'un étrange papillon, la phalène du bouleau. Au passage, ils feront connaissance avec deux grands hommes : Charles Darwin et Alfred Russel Wallace.

 

Une série à suivre donc, mais ce n'est pas certain que je vous en reparle un jour, j'ai tellement de livres en attente de trouver une place ici...voilà pourquoi j'ai préféré ne faire qu'un seul article pour les quatre premiers tomes. 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:00
Le musée du sel
Le musée du selLe musée du sel
Le musée du sel

Le musée du sel

 

Le musée du sel des Salins d'Aigues-Mortes existe depuis les années 90 et vient depuis deux ans, de faire entièrement peau neuve. 

On y trouve tous les outils qui ont traversé les siècles et permis la récolte du sel à la main. 

On trouve aussi différents panneaux expliquant l'histoire des Salins que je vous ai déjà raconté, des expositions photos temporaires, des vitrines instructives...

La tenue du saunier

La tenue du saunier

 

Un seul bémol : la visite incluse dans le circuit du Petit train ne prévoit qu'un court arrêt au musée et j'aurais préféré pouvoir le visiter plus longuement (ce que doivent faire les groupes je pense) et, comme le musée se trouve en plein coeur du domaine, il est impossible de s'y rendre séparément.

Dommage ! 

Je ne peux donc vous montrer que ce que j'ai eu le temps de prendre en photos...

 

Sur  le grand panneau d'exposition qui montre l'évolution des emballages de la marque la Baleine de 1934 à nos jours, j'ai trop longuement rêvé car j'y ai reconnu certains emballages de mon enfance... 

 

Je l'ai vu celui-là !

Je l'ai vu celui-là !

 

Je ne savais pas que s'il y avait toujours eu une baleine sur les emballages de sel de la marque, c'était grâce à Benjamin Rabier...

Vous le connaissez tous car c'est le créateur de Gédéon et un dessinateur animalier empli d'humour. Il a illustré "Les fables de La Fontaine", le célèbre "Roman de Renard", mais aussi, la non moins célèbre "Histoire naturelle de Buffon".

Mais j'ignorai qu'il était le créateur de la fameuse baleine de la marque, car en fait je ne m'étais jamais posé la question...

En effet, c'est lui qui a dessiné la première baleine dans un des épisodes des aventures de Gédéon, "Gédéon traverse l'Atlantique", un épisode paru en 1933.
 

Gédéon et la baleine

Gédéon et la baleine

 

Cette baleine sera ensuite reprise par la marque. 

Plus de 2000 dessins non publicitaires, réalisés par Benjamin Rabier ont été ainsi utilisés par différentes marques. Il en a créé lui même une soixantaine à la demande d'une marque, dont la célèbre "vache qui rit" de notre enfance. 

La baleine de la marqueLa baleine de la marque

La baleine de la marque

 

Regardez bien les différentes boites d'emballage de sel "La Baleine"...

Vous  reconnaissez  certains de ces emballages ?

- Oui ?

C'est ce que je pensais !

- Non ?

Ah bon...

- Réponse 1 :  vous habitez la Bretagne ou la cote atlantique et ne consommez que du sel de Guérande (ou de Noirmoutier, Oléron ou encore de l'île de Ré).

- Réponse 2 : vous êtes au régime sans sel...

- Réponse 3 : vous être très très très jeunes ! 

 

Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)

Des années 30 aux années 80 (photos du net)

 

Revenons à la visite du musée...

 

Des amphores à sel ont été retrouvées lors de l'aménagement des salins et attestent de l'utilisation et du stockage du sel dans l'Antiquité.

 

 

 

 

Amphores antiques
Amphores antiques

Amphores antiques

 

Avant la Seconde Guerre Mondiale, le travail des sauniers était rude et le sel était ramassé uniquement à la main. Les sauniers en faisaient des petits tas appelés "javelles". Cette opération s'appelait le"battage" et les sauniers spécialisés dans cette opération s'appelaient des "batteurs". 

 

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

 

Au tout début du XXe siècle, le sel était encore transporté dans des paniers en jonc, portés sur la tête par les sauniers. Ce cabas empli à ras bord pesait pas loin de 50 kg. Le "gerbage" se faisaient donc lentement.

 

Voici un aperçu des différentes pelles et outils utilisés à cette époque...pelle d'arambage, pelle à curer, écope en bois, échelle d'étayage, pelle de picage, bigot, ou pellegrain. Le visiteur a de quoi se perdre dans toutes ces appellations locales dont le nom est souvent différent de ceux des sauniers de la côte atlantique. 

 

Je ne vais pas vous dire à quoi chacun de ces outils servaient, je vous rassure !

 

Quelques vues des anciens outils
Quelques vues des anciens outils

Quelques vues des anciens outils

 

Puis des brouettes furent utilisées pour le levage. 

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..
La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

 

 

Un "batteur" connaissant bien le métier mettait environ, 20m3 de sel par jour en javelle. Un bon "rouleur" avec sa brouette en transportait en une journée, 15 m3.

Ensuite, la brouette est remplacée par des wagonnets qui circulent entre les tables salantes. 


 

Un ancien wagonnet

Un ancien wagonnet

 

Depuis les années 50, le temps du travail à la main est révolu (sauf pour la récolte de la fleur de sel, comme je vous l'ai expliqué hier) et le sel est récolté par des moissonneuses spécialisés, conçues pour ce travail.

Ces "récolteurs" sont bien sûr dirigés par des hommes qui connaissent parfaitement leur travail.

 

Pour en savoir plus et voir d'autres photos anciennes, vous pouvez consulter le site ci-dessous que j'ai trouvé intéressant...

 

Si vous le désirez, vous pouvez compléter la visite des Salins, en relisant l'article que j'ai écrit sur le thème du sel, il y a déjà 4 ans...

 

 

Ou en visionnant, le court-métrage suivant...

Ce documentaire intitulé "Pink" réalisé dans le cadre du programme de conservation du littoral vous fera découvrir toutes les actions mise en place par le groupe Salins, pour préserver la biodiversité du lieu, tout en préservant aussi, évidemment je ne suis pas naïve, leur image d'entreprise engagée dans le développement durable...

Il montre bien comment la saliculture est créatrice de richesses écologiques, en préservant ce milieu humide particulier que sont les Salins.

 

Le musée des Salins du midi à Aigues-Mortes / Balade en Camargue

 

Comme je vous l'ai dit, les vacances avec mes petits me tiennent éloignées de vous. Cet article est donc programmé...

Merci de votre visite. Passez un bon week-end et je vous dis à lundi ! 

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