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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 15:44

En plus d'être metteur en scène, Marcel Pagnol a aussi écrit des scénarios et dialogues de films. Certaines de ses oeuvres ont ensuite été reprises par d'autres scénaristes avec d'autres acteurs...

 

Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à consulter le site officiel de Marcel Pagnol.

 

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La fille du puisatier, 1940

 

Scénario, dialogues et Réalisation : Marcel Pagnol

 

En 1939, Patricia (Josette Day), la fille du puisatier, Pascal Amoretti (Raimu) se retrouve enceinte.

Le père est Jacques Mazel (Georges Grey), un jeune aviateur, fils d'un riche commerçant de Salon-de-Provence.

Lorsque Jacques est mobilisé, pendant la seconde guerre mondiale, ses parents refusent de reconnaître l'enfant.

Pascal Amoretti chasse alors sa fille de la maison. Peu après, Jacques Mazel est porté disparu, son avion s'étant écrasé en flammes derrière les lignes allemandes.

Les Mazel (Fernand Charpin et Line Noro) tentent alors maladroitement de renouer avec Pascal Amoretti  pour se rapprocher de l'enfant, par qui est arrivé le déshonneur sur la famille, mais qui leur donne l'espoir de se rapprocher un peu de leur fils disparu.

 

Avec...

Fernandel : Félipe Rambert, l'assistant de Pascal ; Milly Mathis : Nathalie ; Claire Oddera : Amanda Amoretti, la fille cadette ; Félicien Tramel : Maxime Exbrayat, le garçon de café ; Marcel Maupi : le commis ; Charles Blavette : le teinturier ; Lucien Callamand : le colonel aviateur ; Jean Heuzé : le capitaine aviateur...

 

Petite filmographie de Marcel Pagnol (les années 40 et 50)

Ce film a été tourné pendant la seconde guerre mondiale lors de l'invasion allemande en juin 40.

Ce qui était au départ une banale histoire d'enfant naturel racontée à la manière de Pagnol s'est retrouvé imprégné de l'actualité, bien au delà des intentions du réalisateur.

Certains éléments ont été modifiés comme par exemple la mission de l'aviateur qui au lieu de partir en Afrique, part au combat.

Pagnol inclut le discours du Maréchal Pétain (du 17 juin) mais pas celui du Général De Gaulle (le 18 juin).

Le film paraissant sous l'occupation, il a été censuré et certaines scènes ont été coupées.

La fille du puisatier a été repris en 2011 par Daniel Auteuil.

Petite filmographie de Marcel Pagnol (les années 40 et 50)

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Naïs, 1945 (d'après une nouvelle d'Emile Zola)


Réalisation : Raymond Leboursier supervisé par Marcel Pagnol.

 

Toine (Fernandel), un valet de ferme, est bossu et malheureux de l'être car il aime en secret la belle Naïs (Jacqueline Bouvier), fille unique de son employeur, le père Micoulin (Henri Poupon).

 

Quand Naïs, naïve comme toutes les jeunes paysannes provençales, rencontre Frédéric Rostaing (Raymond Pellegrin), le fils débauché des riches bourgeois dont le père Micoulin est le métayer, elle est aussitôt séduite par le garçon plutôt beau garçon et baratineur. Elle devient rapidement sa maîtresse,

Mais Micoulin les surprend. Il se met en colère car il ne plaisante pas avec la bagatelle et décide de venger son honneur...

Toine, par amour pour Naïs, intervient et devient leur complice...

Les parents de Frédéric (Henri Arius et Germaine Kerjean) acceptent alors que Naïs parte vivre à Aix-en-Provence avec Frédéric.

 

Avec, dans le rôle d'Henri Bernier (Charles Blavette) et de Simone (Paule Langlais).

 

 

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La Belle Meunière, 1948

 


 

Scénario et dialogues d'après les lieders de Franz Schubert.

Réalisation : Marcel Pagnol.

C'est un des premiers films français en couleur.

 

En 1822, Vienne s'obstine encore à méconnaître le talent musical de Franz Schubert. Plus tard toute la ville en sera folle !

En mal d'inspiration, Franz Schubert (Tino Rossi) entreprend une excursion de plusieurs semaines, seul, dans les montagnes d'Autriche.

Lors d'une promenade, alors qu'il suit un ruisseau, il tombe sur Guillaume, un meunier truculent (Raoul Maro) et sur sa jolie fille de vingt ans, Brigitte (Jacqueline Bouvier).

Épris d'elle au premier regard, il accepte de prolonger sa halte dans leur modeste demeure et cherche à la séduire avec ses chansons...

 

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Le Rosier de Mme Husson (1950)


Scénario et dialogues : Marcel Pagnol d’après une nouvelle de Guy de Maupassant
Réalisation : Jean Boyer

 

 

Dans une petite ville de Normandie, un groupe de dames patronnesses décident d'attribuer un prix, à la jeune fille la plus vertueuse de la commune. Mme Husson (Germaine Dermoz), éprise de pureté et de vertu  est à la tête du comité. Elles veulent copier la célébrations des rosières, faites à Paris pour fêter les jeunes filles vertueuses et méritantes pour leur bonne conduite.

Mais après de nombreuses discussions et enquêtes, menées par Mme Husson et sa fidèle servante, l'intraitable Françoise, aucun candidate potentielle ne trouve grâce à ses yeux.

En effet le seul être véritablement irréprochable de la commune est  Isidore (André Bourvil), le benêt du village, fils de la fruitière (Pauline Carton) Après avoir demandé conseil au curé (Jean Duvaleix), Mme Husson et ses dames décident de le couronner «rosier», en grande cérémonie.

Isidore participe au banquet, en profite pour se saouler pour la première fois, reçoit son prix de cent mille francs et  se sauve avec la bourse qu'on lui a donné.

On le retrouve huit jours plus tard, ivre et dégoûtant...

 

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Topaze  (1951)


Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol

 

Professeur de morale dans un collège privé, Topaze (Fernandel) est aussi sincère et sérieux que naïf. Tamise (Pierre Larquey), son meilleur ami et collègue, décide de l'aider à conquérir les faveurs d'Ernestine (Jacqueline Pagnol), la fille de Muche (Marcel Vallée), le directeur du collège, dont Topaze est secrètement amoureux.

Mais Ernestine n'a que faire de Topaze.

 

De plus celui-ci refuse de modifier les notes d'un cancre notoire, fils de la Baronne Pitard-Vergnolles (Milly Mathis). Le directeur de peur de perdre une bonne cliente, licencie immédiatement Topaze.

 

Topaze subsiste alors grâce aux leçons qu'il donne au neveu de Suzy Courtois (Hélène Perdrière), une jolie femme entretenue par Castel-Vernac (Jacques Morel), un conseiller municipal.

Ce politicien véreux fait acheter n'importe quoi par la Ville et prélève sa "commission" sur tous les marchés. Il a besoin d'un prête-nom pour son détournement d'argent et charge Suzy d'endormir le naïf Topaze.

Mais celui-ci, malgré l'argent facile qu'il gagne, n'est pas heureux : il découvre que tout s'achète et ce précepte est bien loin des vertus qu'il enseignait dans son cours de morale.

Il devient cynique à son tour, embauche Tamise comme secrétaire et fait fortune.

 

 

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En 1952 Marcel pagnol réalise un film intitulé "Manon des sources" qu'il divise en deux parties à la fin du tournage : "Manon des sources " et "Ugolin".

 

Dix ans plus tard, il écrit l'histoire de "Manon des sources" dans deux romans regroupés sous le titre de série "L'eau des collines". Le premier volet de l'histoire s'intitule : "Jean de Florette". Il raconte l'enfance de Manon et l'histoire de ses parents, donc celle son père, Jean.

Puis dans le deuxième volet "Manon des sources", il raconte l'histoire de Manon devenue bergère et qui veut venger son père... L'histoire est très proche du film de 1952 et rassemble aussi celle intitulée "Ugolin".

 

Enfin, Claude Berri adapte les deux romans en 1986 en gardant leurs titres d'origine.

 

 

 

Manon des sources (1ère partie du film), 1952


Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol
 

Dans les collines de Provence, Manon (Jacqueline Pagnol) est devenue bergère. Elle vit à l’écart d’un petit village.

Suite à des accusations saugrenues, elle est arrêtée et jugée par les villageois.

Seul habitant du village à la défendre, l'instituteur (Raymond Pellegrin) est intrigué par cette jeune femme rebelle et sauvage.

En fait Manon prépare une sourde vengeance contre les villageois, coupables selon elle d’un crime qui remonte à sa jeunesse...

Le Papet (Henri Poupon) et d'Ugolin (Rellys) ont détourné la source qui, à l'origine, irriguait les terres que les parents de Manon ont reçu en héritage. Le père de Manon, à cause du manque d'eau, s'est tué à la tâche pour faire vivre sa famille.

Manon veut, à son tour, détourner la source qui alimente le village en eau potable car, elle le sait, tous les villageois étaient au courant qu'une source existait aux Romarins et personne n'a rien dit à son père.

Lors que la source cesse de couler, lors de la fête de l'eau, tout le village est stupéfait, mais bientôt, les langues se délient et les secrets enfouis réapparaissent...

 

Ugolin (2ème partie du film), 1952


Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol
 

Manon a réussi à boucher la source qui alimente le village.

Un conseil se tient chez l'instituteur.  C'est bien Ugolin qui a bouché la source pour pouvoir acheter à bas prix la propriété des Romarins.  Elle appartenait à la grand-mère de Manon et que le père de Manon, à sa mort, a voulu la reprendre sans savoir qu'avant il y avait une source. Personne n'a rien dit.

 

Les villageois prennent peu à peu la mesure du mal qu'ils lui ont fait. Ils vont tout faire pour obtenir son pardon et celui du bon Dieu...et obliger Ugolin à avouer son crime.

 

Les films de Claude Berri (1986)

Les films de Claude Berri (1986)

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- Les  Lettres de mon moulin (1954)

 

Les trois messes basses ; L'Elixir du révérend père Gaucher et Le Secret de Maître Cornille. Le Curé de Cucugnan sera adapté plus tard...

 

Les Lettres de mon moulin : L'elixir du père Gaucher, 1954


Scénario,  dialogues et réalisation  : Marcel Pagnol d’après Alphonse Daudet
Interprètes principaux: Rellys, Robert Vattier, Christian Lude...

 

Pour sauver l'abbaye de la ruine, le père Gaucher se lance dans la fabrication d'un élixir...

Ou est-ce plutôt une liqueur ?

 

 

 

Les Lettres de mon moulin : Les trois messes basses, 1954


Scénario,  dialogues et réalisation  : Marcel Pagnol d’après Alphonse Daudet

 

La nuit de Noël, poussé par le Diable qui a pris les traits de Garrigou, son enfant de chœur, Dom Balaguère s'adonne au péché de gourmandise.

Il escamote les trois messes basses car il ne pense plus qu'au réveillon qui l'attend dans son office. La clochette de Garrigou tinte pour l’inciter à se dépêcher.

Après l’office, impatient de festoyer, dom Balaguère s’empiffre et boit tant et si bien qu’il meurt d’une attaque au cours de la nuit...

 

 

 

Les Lettres de mon moulin : Le secret de Maître Cornille, 1954


Scénario,  dialogues et réalisation  : Marcel Pagnol d’après Alphonse Daudet
 

 

Les ailes du moulin du vieux Maitre Cornille continuent de tourner alors qu’aucun villageois ne lui apporte de blé…

D’où viennent donc tous ces sacs de farine ?

Quel est donc le secret de Maitre Cornille ?

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Deux téléfilms

 

La Dame aux Camélias (téléfilm), 1962


Scénario et dialogues : Marcel Pagnol d'après la pièce d'Alexandre Dumas fils
Réalisation : François Gir


Armand Duval, un jeune homme de très bonne famille, est amoureux d'une courtisane à la mode, Camille.

Mais le père du jeune homme ne voit pas cette union du meilleur œil et supplie la jeune femme de renoncer au mariage avec Armand.

La mort dans l'âme, elle renonce a son amour. Mais quand la tuberculose la submerge, elle découvre qu'Armand ne l'a jamais oublié...

 

 

Les Lettres de mon moulin : Le curé de Cucugnan, 1967


Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol d’après Alphonse Daudet
 

Lors de son sermon, le curé de Cucugnan raconte le rêve extraordinaire qui l'a conduit du Paradis à l'Enfer, à la recherche de ses paroissiens...

 

Extrait du téléfilm "Le curé de Cucugnan"

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 14:20

Marcel Pagnol a réalisé de nombreux films dont la plupart ont été tournés en Provence, la région où il avait ses racines...

 

Si certains films ont fait le tour du monde et ont été traduits dans divers pays, d'autres sont surtout connus par le public français.

 

A noter, son oeuvre est d'un humanisme étonnant et ne décrit pas uniquement la vie en Provence au début du XX° siècle, même si certains films, au delà de la fiction, sont de véritables reportages d'époque.

 

Vous ne trouverez dans cet article que des extraits de films parmi les plus connus, certes mais quel régal de les revoir !

 

 

- Marius (1931)

 

Cette pièce en trois actes et six tableaux a d'abord été jouée au théâtre en 1929, puis le texte a été édité pour la première fois en 1931.

Marcel Pagnol rencontre Robert Kane, le responsable de la filiale parisienne de Paramount. Le film, réalisé par Alexander Korda, paraît en 1931.

Il a été repris par Daniel Auteuil en 2013.

 

Marius est le premier volet de la célèbre trilogie marseillaise...Marius, Fanny, et César. Les deux premiers ont d'abord été écrits pour le théâtre et joués sur scène.

Ce n'est pas le cas de César qui a d'abord été un scénario de film avant d'être repris au théâtre.

Une des affiches du film "Marius" sorti en 1931

Une des affiches du film "Marius" sorti en 1931

La célèbre "partie de cartes" vue par Albert Dubout en 1950

La célèbre "partie de cartes" vue par Albert Dubout en 1950

L'histoire en bref

 

Sur le Vieux-Port de Marseille, dans les années 20, César (Raimu) est propriétaire du "bar de la marine". Son existence est sans histoire. Il la partage avec quelques habitués du bar : Le célèbre maître-voilier, Panisse (Fernand Charpin), le capitaine du ferry-boat qui traverse le port 24 fois par jour, Escartefigue (Paul Dullac), M. Brun, le lyonnais de passage vérificateur des douanes (Robert Vattier), et Honorine (Alida Rouffe) qui vend des coquillages juste devant le bar.

 

Marius (Pierre Fresnay), le fils de César, rêve en secret de quitter le Vieux-Port pour embarquer vers d'autres horizons. La mer le fascine.  Fanny (Orane Demazis), la fille d'Honorine, l'aime en secret. Il ne veut pas le savoir car s'il l'épouse, il sera condamné à rester toute sa vie derrière le bar pour y servir le pastaga (le pastis quoi !)

Mais Panisse, qui est veuf, tente d'obtenir la main de Fanny en baratinant Honorine. Il a quarante ans, il possède un commerce florissant et sa fortune ne fait que croître...

 

Fanny qui ne veut pas épouser Panisse, essaie de rendre Marius jaloux. Les deux jeunes gens passent la nuit ensemble et Marius renonce à son projet. Mais alors que César et Honorine songent à les marier, Marius est repris par sa folie. Il se sauve, aidé par Piquoiseau (Alexandre Mihalesco), un marin fou de la mer qui a donné le virus à Marius... Il abandonne donc Fanny, désespérée et impuissante face à ce désir si violent de partir. Marius embarque sur "La Malaisie" pendant que Fanny cache à César le départ de Marius...

 

Que d'émois, de tendresse, de répliques savoureuses...l'accent, les manières, les habitudes, l'odeur de la Provence...tout est là comme dans la jeunesse de mes grands-parents.

La célèbre partie de carte (extrait de Marius)

Marius (2013) un film de Daniel Auteuil

Marius (2013) un film de Daniel Auteuil

 

- Fanny (1932), le second volet de la trilogie marseillaise reprend l'action au point exact "Marius" s'était terminé, c'est-à-dire quand César (Raimu) regarde vers le port, sans savoir que son fils vient de s'embarquer...

 

Fanny (Orane Demazis) apprend qu'elle attend un enfant.

Comment peut-on être fille-mère en ce temps-là ? C'est le drame et le déshonneur pour sa famille !

Elle accepte alors d'épouser Panisse (Fernand Charpin) qui a trente ans de plus qu'elle et qui accepte, fou de joie, et en connaissance de cause, l'idée d'avoir bientôt un enfant. Il le reconnaîtra et l'élèvera comme son propre fils.

Quelques temps plus tard, Marius (Pierre Fresnay) de passage à Marseille, tente de reconquérir le coeur de Fanny et de récupérer son enfant.

Mais son père et Fanny l'en dissuadent...

 

 

L'affiche de Fanny sorti en 1932, un film réalisé par Marc Allégret.

L'affiche de Fanny sorti en 1932, un film réalisé par Marc Allégret.

Une des plus belles scènes de Fanny. Si c'est pas de l'amour...

Fanny, le film de Daniel Auteuil (2013)

Fanny, le film de Daniel Auteuil (2013)

 

- Le gendre de Monsieur Poirier (1933).

 

C'est le premier film, réalisé par Marcel Pagnol lui-même, d'après la pièce de Jules Sandeau et Emile Augier.

 

L'histoire...

 

Pendant le règne de Louis-Philippe. Monsieur Poirier (Léon Bernard), bourgeois riche et naïf au grand cœur, se retrouve à la tête d'une grosse fortune.

Il a marié sa fille Antoinette (Annie Ducaux) au marquis Gaston de Presles (Jean Debucourt), un aristocrate oisif, volage et criblé de dettes, amateur de frivolités, qui n'a consenti à cette union que par pur intérêt.

Le père est donc fort déçu et obligé de payer les créanciers de son beau-fils.

Il ne tarde pas à se fâcher contre ces frasques inconsidérées.

Tout s'arrangera, car le jeune libertin finit par tomber fort heureusement, éperdument amoureux de son épouse. 

Il décide alors de changer de vie et d'abandonner sa vie intrépide et dissipée, pour se consacrer exclusivement à son épouse. Il découvre en même temps la noblesse du travail quotidien...

 

Avec...

 

Maurice Escande : Hector de Montmeyra ; Fernand Charpin : Verdelet ; Raoul Marco : Le premier créancier ; Albert Gercourt : Le deuxième créancier ; et Henry Darbray, Michel Kovachevitch...

Petite filmographie de Marcel Pagnol (les années 30)

 

- Angèle (1934)

 

"Angèle" est tiré d'un roman de Jean Giono, "Un de Baumugnes".

 

Angèle (Orane Demazis) est l'innocente fille du fermier, Clarius Barbaroux (Henri Poupon)
Un beau jour, elle quitte sa famille sans avertir personne pour suivre un bellâtre, Louis (André Jaubert), employé comme journalier agricole. Celui-ci s'avère être un proxénète.
 
Arrivée à Marseille, il oblige Angèle à se prostituer. C'est Saturnin (Fernandel) qui la sauve et la ramène chez son père avec son enfant.
 

Mais celui-ci pour éviter les commérages, l'enferme dans sa cave avec le petit, au bon soin des bons valets Saturnin et Amédée (Edouard Delmont) qui veillent sur elle...

Un jour Albin (Jean Servais) arrive à la ferme...

 

Marcel Pagnol dirige pour la première fois un acteur incroyable, Fernandel, qui est considéré jusque-là comme un très bon acteur comique et dont le jeu, dans le rôle de Saturnin, sera salué par la critique.

Ce sera le début d'une longue amitié (entrecoupée de fâcheries) entre l'auteur et son interprète.

 

Avec...

Annie Toinon : Philomène Barbaroux, la fermière, mère d'Angèle ; Charles Blavette : Tonin, le rémouleur ; Blanche Poupon : Florence...et bien d'autres, je ne peux pas tous les citer.

 

 

Fernandel et Orane Demazis

 

 

- Jofroi (1934)

 

C'est un film extrait de "La solitude de la pitié" de Jean Giono.

 

Le vieux Jofroi (Vincent Scotto) vit dans une ferme près de Manosque. Il a vendu un verger à Fonse (Henri Poupon) mais parce que celui-ci commence à arracher les arbres plantés sur le terrain, Jofroi menace de se suicider...

 

Lorsqu'il meurt, de façon tout à fait naturelle, Fonse décide de conserver quelques arbres en souvenir du vieil homme.

 

C'est le premier des trois films de Pagnol dans lesquels jouera Vincent Scotto.

 

Ce film a été élu meilleur film étranger en 1939 par le "New-York Critic's Circle Awards".

 

Avec...

Annie Toinon : Barbe, l'épouse de Jofroi ; Charles Blavette : Tonin, un paysan du coin ; Edouard Delmont : Gustave, un second paysan ; Odette Roger : Marie Durbec, femme de Fonse ; André Robert : l'instituteur ; José Tyrand : le curé ; Henry Darbray : le notaire.

Photo extraite du blog: http://claudialucia-malibrairie.blogspot.fr

Photo extraite du blog: http://claudialucia-malibrairie.blogspot.fr

- Merlusse (1935)

 

Quelques malheureux élèves, qui n'ont personne chez qui passer les fêtes, restent, la veille de Noël, dans le grand lycée où ils sont pensionnaires.

Petite filmographie de Marcel Pagnol (les années 30)

 

Et il leur arrive le pire qu'ils puissent imaginer : ils seront surveillés par Merlusse (Henri Poupon), un pion qui terrifie les élèves par son allure d’ours, son œil aveugle et son visage sévère orné d'une barbe clairsemée.

 

Mais la nuit de Noël n'est-elle pas celle de tous les miracles ? 

Ils vont  apprendre à connaître vraiment celui qu'ils surnomment Merlusse, rapport à l'odeur de poisson qu'il répandrait autour de lui...

 

Avec Merlusse, moyen métrage de 1935, Pagnol reprend "l'infâme Truc", un récit publié en 1922 dans la revue Fortunio.
Il en tire le plus beau des contes de Noël de l'histoire du cinéma. 
 
Le dialogue du film est une de ses grandes réussites, et ses adolescents parlent avec un naturel admirable. Quant au personnage de M.Blanchard (alias Merlusse pour les élèves), il offre à Henri Poupon, qu'on a souvent vu en père outragé, son rôle le plus nuancé.
 
Un chef d'œuvre trop souvent sous-estimé, tourné pendant des vacances de nöel dans l'enceinte même du lycée Thiers de Marseille.
 

 

 

 

Avec...

André Pollack : le proviseur ; Thommeray : le censeur ; André Robert : le surveillant général ; Rellys : le garçon ; Annie Toinon : Nathalie ; Jean Castan (crédité sous le nom de Castagne) : Galubert ; Fernand Bruno (crédité sous le nom de F. Bruno) : Catusse ; Robert Chaux : Godard...

 

 

 

- Cigalon (1935)

 

Cigalon (Arnaudy) est le chef d'un restaurant d'un petit village de Haute-Provence, envahi par les étrangers sensibles à la beauté du site et à la réputation de la gastronomie locale.

 

Cigalon est tellement amoureux de son métier qu'il refuse de servir les clients du dimanche car il attend celui qui se montrera digne de son art.

 

En effet, à quoi bon se donner du mal pour des gens incapables d'apprécier les saveurs raffinées de sa cuisine, dont tout le pays chante les louanges ?

 

Qu'ils aillent plutôt se "goberger" à moindre frais au restoroute de Madame Toffi (Marguerite Chabert), laquelle a eu l'audace de s'installer à quelques pas de sa grande maison.

 

Lorsque le comte marseillais (Henri Poupon) débarque, Cigalon croit son jour de gloire arrivé.

 

Mais le comte ne compte pas payer la note...comment se sortir de ce mauvais pas sans paraître ridicule ?

 

Avec :

Alida Rouffe : Sidonie ; 

Jean Castan : Virgile ;

Charles Blavette : Le gendarme...

 

Pour écrire "Cigalon", Pagnol s’est inspiré du patron d’un restaurant de La Treille qui passait son temps à pester contre les clients.

Cet excellent cuisinier râleur  lui a déclaré un jour que s’il avait monté un restaurant, c'était pour bien manger, pour se régaler, certainement pas pour s’enquiquiner avec des clients ! 

Pagnol a tourné Cigalon dans ce restaurant.

Le film n'a pas eu le succès espéré...A vous de juger !

 

Le grand chef Cigalon reçoit ses clients...

 

 

- César (1936)


Le troisième et dernier volet de la Trilogie marseillaise de Pagnol...

 

Panisse (Fernand Charpin) meurt et Césariot (André Fouché) devenu adulte apprend que celui-ci n'était pas son vrai père.

 

Il part à la recherche de Marius (Pierre Fresnay) et décide de le rencontrer incognito. Il découvre un être sensible et rêveur...et non pas le renégat qu'on lui a décrit.

 

Pour en savoir plus sur le passé, Césariot provoque une rencontre entre tous les membres de la famille.

 

Après cette poignante explication, il comprend que Marius et Fanny (Orane Demazis), s'aiment toujours.

 

Avec l'aide de César (Raimu), son grand-père,  il décide de tout faire pour les réunir à nouveau maintenant que sa mère est veuve et libre...

 

 

Avec

 

Alida Rouffe est toujours Honorine Cabanis, mère de Fanny ; Milly Mathis : Claudine Foulon, tante de Fanny ; Robert Vattier : Monsieur Brun, vérificateur des douanes à la retraite ; Paul Dullac : Félix Escartefigue, ancien capitaine du ferry-boat ; Marcel Maupi : Innocent Mangiapan, le chauffeur du ferry-boat du Vieux-port de Marseille ; Édouard Delmont : Le docteur Félicien Venelle...

Panisse est sur le point de mourir ; César nous livre sa vision de la religion...

 

- Regain (1937)

 

C'est un film tiré du roman de Jean Giono du même nom.

 

 

Gédémus (Fernandel), un rémouleur itinérant, voyage avec Arsule (Orane Demazis), une pauvre femme qu'il maltraite.

Ils arrivent, poursuivis par une ombre, jusqu'à Aubignane, un joli village perché. Mais le village semble complètement désert.

 

Dans le village laissé à l'abandon par ses habitants, tous partis à la ville, ils ne sont plus que trois : Gaubert (Edouard Delmont), le vieux forgeron, la Mamèche (Marguerite Moreno), une paysanne très âgée un peu bizarre et Panturle (Gabriel Gabrio)...

 

Gédémus et Arsule ne savent pas que, d'après la Mamèche, qui vit encore au village depuis la mort de son mari, "si Panturle trouve une femme à marier, le village pourra renaître".

 

Un peu sorcière, elle s'est arrangée pour que Gédémus se dirige vers le village...

 

Panturle est un gentil géant qui survit en braconnant et en cultivant son jardin.

Panturle et Arsule se rencontrent...

Et la prophétie s'accomplit : Arsule décide de rester à Aubignane et de s'installer avec Panturle.

Ensemble, comme l'avait prédit la Mamèche, ils font revivre le village.

 

Avec...

Robert Le Vigan : le brigadier ; Henri Poupon : le fermier ami de Panturle ; Odette Roger : Alphonsine ; Milly Mathis : Belline ; Charles Blavette : Jasmin Gaubert, le fils ; Paul Dullac : M. Astruc, courtier en blé...

 

 

La "Mamèche"est à l'oeuvre...

 

 

- Le schpountz (1937)

 

Irénée Fabre (Fernandel), le neveu de Baptiste Fabre (Fernand Charpin), l'épicier du village qui l'a élevé comme un fils, rêve de devenir artiste de cinéma.

En attendant, il doit aider sa tante Clarisse ( Odette Roger) et son propre frère Casimir (Jean Castan) à l'épicerie. Mais les désaccords avec son onle s'aggravent.

 

Un jour une équipe de cinéma, venue tourner en Provence, dans l'arrière-pays marseillais, lui joue un tour cruel en lui signant un faux contrat de travail, mirobolant.

Françoise (Orane Demazis) qui travaille dans la troupe comme monteuse, tente de le prévenir. Naïf, Irénée ne la croit pas et mord à l'hameçon.

 

Il quitte alors, sans regrets, sa famille et monte à Paris.

 

Mais alors qu'il s'attend à tourner son premier film, il découvre qu'on s'est bel et bien moqué de lui. Il n'est qu'un schpountz (c'est-à-dire un "fada") aveuglé par sa vanité et qui croit être un génie.

 

 

Mais Meyerboom (Léon Belières), le directeur des studios s'en mêle...

 

Avec...

 

Robert Vattier : Astruc, chef opérateur ; Louisard : Charlet ; Henri Poupon : Galubert ; Robert Bassac : Dromart ; Charles Blavette : Martelette ; Enrico Glori : Bogidar Glazunoff, réalisateur...

 

Le Schpountz (1938)

 

 

- La femme du boulanger (1938)

 

Ce film est tiré d'un conte de Jean Giono "Jean le Bleu".

 

Aurélie (Ginette Leclerc), la femme du nouveau boulanger est jeune et belle.

Elle ne peut résister au charme de Dominique (Charles Moulin), un jeune berger et s'enfuit avec lui.

Brisé, Aimable (Raimu), son mari cesse de faire cuire le pain et se met à boire.

Par solidarité et parce que, sans pain, ils ne peuvent pas vivre, les villageois partent à la recherche du jeune couple.

 

Avec :

 

Fernand Charpin : le marquis Castan de Venelles ; Robert Vattier : le curé ; Alida Rouffe : Céleste, la bonne du curé ; Maximilienne : Mlle Angèle ; Robert Bassac : l'instituteur ; Édouard Delmont : Maillefer dit "Patience", le pêcheur qu'il ne faut pas interrompre ; Charles Blavette : Antonin dit "Tonin" ; Odette Roger : Miette, la femme d'Antonin ; Paul Dullac : Casimir, le buraliste ; Julien Maffre : Pétugue ; Marcel Maupi : Barnabé ; Jean Castan : Esprit, un berger ; Charblay (Jean-Baptiste Chappe) : Arsène, le boucher...
 

Le boulanger est ivre...

En plus d'être auteur et metteur en scène, Marcel Pagnol a aussi écrit de nombreux scénarios et dialogues de films.

 

Certaines de ses oeuvres ont ensuite été reprises...

 

Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à consulter le site officiel de Marcel Pagnol.

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Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

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