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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 05:20
Folio classique 2012

Folio classique 2012

Comment se fait-il que parfois nous revenions vers des lectures de notre adolescence qui sont entre-temps devenues des classiques ?

C'est ce que j'ai eu envie de faire cet été, lorsque j'ai trouvé cette oeuvre dans une boîte à livres d'un petit village de Haute-Loire, je n'ai pas hésité une seule seconde. Pourtant je ne manquais pas de lectures apportées sous format papier dans ma valise, empruntées à la médiathèque numérique, ou téléchargées sur ma liseuse.

Et me voilà plongée à nouveau pour un grand moment de lecture-plaisir dans cette oeuvre romantique de Charlotte Brontë, lue déjà plusieurs fois pourtant, et avec toujours autant de plaisir ! 

...ce livre ne va pas être une autobiographie en bonne et due forme ; je ne suis tenue d'interroger ma mémoire que quand je suis sûre que ses réponses posséderont un certain intérêt...

Voici l'histoire pour celles (et ceux pourquoi pas !) qui ne la connaissent pas encore.

Jane n'a pas été gâtée par la vie. Devenue orpheline très jeune, elle est recueillie à Gateshead par son oncle qui à sa mort, fait promettre à sa femme qu'elle s'occupera d'elle comme si elle était sa propre fille. Or, vous vous en doutez, il n'en sera rien. Dès la mort de son époux, Mrs Reed écarte la petite fille de tous les plaisirs de son foyer. Elle ne la défend jamais quand John, son monstrueux fils, la harcèle et la maltraite, et gâte sa fille Georgiana sans penser qu'elle pourrait faire de même avec Jane. Un jour, alors que la petite fille tombe malade après avoir été enfermée par sa tante dans une pièce où elle a cru voir un fantôme, Lloyd, le médecin appelé en renfort, propose qu'on envoie la fillette dans une école afin de l'éloigner (pense-t-il tout bas) de cette famille malfaisante. 

 

A Lowood, elle connaîtra des joies et des peines, et recevra une solide éducation chrétienne et une culture générale qui lui sera bien utile par la suite. L'établissement est insalubre, l'économe nourrit très mal les fillettes, ne chauffe pas suffisamment les dortoirs et les salles de vie, des épidémies surviennent et c'est durant l'une d'entre elles que Jane perdra sa seule amie, Helen.  La vie était bien rude en ce temps-là... 

Suivant l'exemple donné par son professeur Miss Temple, que la jeune fille admirait et par qui elle a été fortement encouragée, Jane devient enseignante dans cette école.  Puis ayant besoin de changement, elle décide un jour de passer une annonce pour devenir gouvernante.

 

C'est ainsi qu'elle débarque à Thornfield, dans la vie de M. Rochester pour s'occuper de sa petite pupille.

Peu à peu, ce mystérieux et ombrageux personnage va se rapprocher de Jane jusqu'à la demander en mariage. Mais alors que le jour du mariage arrive, un mystérieux secret touchant celui qu'elle continue à considérer encore comme son "maître", est dévoilé au grand jour.

Jane s'enfuit...seule et sans argent. 

La soirée n'était ni éclatante ni splendide, mais le temps était beau et doux ; les faneurs étaient à l'ouvrage tout le long du chemin ; et le ciel, s'il était loin d'être sans nuages, était tout de même assez prometteur pour l'avenir...
Je me sentis contente de voir la route se raccourcir sous mes pas ; si contente que je m'arrêtai un moment pour me demander que ce signifiait cette joie et pour rappeler à ma raison que ce n'était pas chez moi que je rentrais...

Il est vain de prétendre que les êtres humains doivent se satisfaire de la tranquillité ; il leur faut du mouvement ; et s'ils n'en trouvent pas, ils en créeront.

Bien évidemment, ne comptez pas sur moi si vous ne connaissez pas l'histoire pour vous raconter la suite, ni en quoi consiste ce secret bien gardé, ni ce que Jane va devenir par la suite,  ni les personnes qui sur sa route vont l'aider, ou ce qui adviendra de sa vie.

Ce serait dommage de ne pas vous laisser le découvrir !

 

Tout ce que je peux vous dire, c'est que ce roman osé pour l'époque car totalement anti-conformiste, est remarquable par l'analyse minutieuse qu'il fait des différents personnages, de leurs ressentis, et des différentes situations, ainsi que des solutions qui sont choisies par chacun d'entre eux pour continuer à vivre.

Jane a comme on dit un caractère bien trempé. Très jeune, elle se révolte contre sa condition d'opprimée, en tant que petite fille appartenant à une famille qui la rejette. C'est une enfant rebelle ! Plus tard, en tant que femme, désirant être libre et non soumise à un homme qui déciderait de tout à sa place, et la considérerait comme une pauvre petite chose fragile, elle surprend par l'énergie qu'elle met à être indépendante à tous prix. C'est avant tout une femme passionnée, mais lucide, prête à n'écouter que son cœur et bien décidée à ne pas remettre à plus tard la réalisation de ses rêves. 

 

Les hommes apparaissent d'ailleurs souvent protecteurs, mais distants au point de ne jamais donner libre cours à leurs sentiments. Ils sont froids, calculateurs et font passer la raison avant les sentiments...

Mr Rochester est l'anti-héros par excellence, mal dans sa peau, n'aimant pas son physique. Et bien que tout l'oppose à Jane, leur histoire d'amour a conquis et fait rêver des générations de jeunes filles et de jeunes (et moins jeunes) femmes tant elle est universelle et proche du conte de fées. 

 

C'est un roman indémodable car il est d'avant-garde par son côté "féministe"... Quand on pense qu'il a été écrit au XIXe siècle !

Il contient des passages proches du fantastique qui renforcent le côté mystérieux de l'histoire, et il aborde des sujets difficiles et toujours d'actualité, comme la folie et la honte qui va avec les familles touchées par ce "fléau", la maltraitance des orphelins ou des personnes mal-nées, le harcèlement moral et physique, les inégalités homme-femme, les rapports de classes, les croyances et les tabous, et enfin, la religion.

L'auteur a publié ce roman pour la première fois en 1847, sous le pseudonyme de Currer Bell. Le livre s'inspire de plusieurs épisodes de sa vie et il est donc en partie autobiographique. Il est paru en France pour la première fois en 1854, sous le titre "Jane Eyre ou les mémoires d'une institutrice". 

Sa lecture me donne envie de me replonger durant l'hiver, dans  la (re)découverte des romancières anglaises... et de, pourquoi pas, revoir aussi une des multiples versions de ce roman adaptées au cinéma. 

J'étais dans ma chambre personnelle comme d'habitude : toute seule, sans changement manifeste ; rien ne m'avait frappée, ni endommagée, ni mutilée. Mais où était la Jane Eyre d'hier ? Où était sa vie ? Où était son avenir ?

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 05:15

 

En ce jour particulier où nous commémorons en France, la fin de la Seconde Guerre Mondiale, plus exactement la fin des combats en Europe contre l'Allemagne nazie, la présentation de ce livre, même si tous les événements ne se situent pas durant cette période, est un hommage personnel à tous ceux qui ont perdu la vie durant ce terrible conflit, à ceux qui ont résisté de tous temps aux régimes totalitaires et à tous ceux qui ont été emprisonnés pour leurs idées politiques opposés à un régime dictatorial... 

C'est en effet le thème principal de ce roman. 

 

Les Escales, 2019

Les Escales, 2019

Le bruissement d'un ourlet sur sa joue, la vibration du parquet sous les pas de ses frères et soeurs qui courent, le cliquetis de la vaisselle en provenance d'un lieu invisible et les souliers marron à boucles de sa mère, moulés sur ses pieds difformes. Tels étaient les premiers souvenirs de Themis.

Le roman commence dans un appartement d'Athènes en 2016. Themis vient d'y fêter avec sa famille ses 90 ans. 

Alors que tout le monde s'est retiré et qu'elle reste seule avec deux de ses petits-enfants pour ranger l'appartement, elle décide de lever le voile sur son passé, et en particulier sur sa jeunesse et sa vie de jeune femme, d'autant plus que c'est le seul patrimoine qu'elle peut leur transmettre et qu'elle a été ébranlée la veille d'apprendre que le parti d'extrême-droite avait manifesté. 

 

Le lecteur plonge alors dans le passé, tout d'abord dans les années 30 et l'enfance de Themis à Athènes, alors que sa mère s'épuise à s'occuper de ses quatre enfants, tandis que son mari prend la mer plusieurs mois d'affilée pour gagner leur pain. Puis la mère, dépressive, est placée en asile et les enfants sont alors élevés par Kyria Koralis leur grand-mère paternelle. 

Dès années après, alors qu'ils ont grandi et que la Grèce fait face à de violentes tensions, suite au retrait des troupes allemandes qui occupaient le pays pendant la Seconde Guerre Mondiale, la famille se déchire entre ceux qui soutiennent les Allemands et ceux qui résistent.

Themis est la petite dernière et observe les grands tout en se forgeant sa propre opinion. 

 

Devenue presque adulte, elle va décider de suivre l'exemple de Panos, un de ses frères...et de résister d'abord dans l'ombre puis en s'engageant elle-aussi dans l'armée communiste. 

Themis est prête à tout au nom de la liberté ! Elle a eu le temps de faire ses choix en entendant Panos se disputer avec Thanasis le frère aîné, qui lui est violemment opposé aux communistes, et engagé dans la police. Quand à Margarita, la sœur aînée, elle est tombée amoureuse d'un allemand pendant l'occupation, et a décidé de les quitter pour partir le rejoindre. 

 

En Grèce, la guerre civile éclate et de nombreux drames des deux côtés rendent le pays exsangue.

Il savait aussi bien que quiconque que cet hiver était le plus froid depuis des années. La famine faisait des milliers de victimes, chaque semaine, rien qu'à Athènes. Jusqu'à présent cependant, leur famille avait été épargnée. Il courut vers sa soeur, qui suivait toujours le corps de son amie, agitée de sanglots incontrôlables.
- Thémis, dit il en la prenant par les épaules et en calant son pas sur le sien. Tu ne peux pas l'accompagner.

Les gens commençaient à perdre leur humanité. Le schisme entre la gauche et la droite s'était approfondi, la polarisation s'était accentuée, et la ville en payait les conséquences. Jour après jour on entendait de nouveaux récits révoltants de violences et d'exécutions. Chacun ne se préoccupait plus, au quotidien, que de survivre...

Arrêtée et emprisonnée, la jeune Themis devra affronter la violence des hommes dans un camp de détention à ciel ouvert sur l'île de Makronissos. Puis elle sera transférée sur l'île de Trikeli. Là, elle va se lier d'amitié avec Aliki qui comme elle, ne veut pas signer la "dilosi", la lettre de repentance, le sésame qui leur permettrait pourtant de rentrer chez elles. Mais pour cela, il faudrait que ces jeunes femmes rebelles renient leurs convictions et elles ne veulent pas se résigner...

Jusqu'où iront-elles pour défendre leurs idées ?

Lorsque les superbes et réalistes dessins d'Aliki qu'elle avait pourtant bien cachés, sont découverts, elle est immédiatement condamnée à mort : il ne faut pas que le monde entier découvre les conditions de détention inhumaines des prisonnières politiques.

Mais avant que la sentence soit exécutée, Themis lui fera une promesse qui influencera toute sa vie future...

La vie suivait son cours cruel sur l'île de Trikeli. la nourriture était infecte, les punitions constantes et les gardes continuaient à distribuer des coups discrètement. L'île contenait encore des milliers de prisonnières, et des centaines d'enfants. Ils n'étaient pas pris en compte dans la distribution des rations de nourriture, si bien que tout le monde était sous-alimenté...

Voici un roman passionnant, qui nous fait entrer dans la vie quotidienne d'une famille grecque, ses tourments, ses secrets, ses engagements politiques et humains, ses divisions. Ce qui est intéressant c'est de voir évoluer les différents membres de la famille, enfin ceux qui restent, et de voir comment ils deviennent plus humains, plus proches les uns des autres au fil du temps et des deuils. 

Je ne me suis pas ennuyée une seconde. Il faut dire que cette lecture m'a permis de mieux connaître un pays dont j'ignorai beaucoup d'éléments de l'histoire récente, à ma grande honte. 

 

L'auteur nous invite à prendre le temps d'entrer dans cette famille, de faire connaissance avec ses différents protagonistes, de comprendre ce qui les relie et les déchire. Il y a la différence de milieu social des parents, la politique, les opinions divergentes et ensuite leurs engagements. Mais, il y a surtout ce lien particulier créé par une grand-mère aimante qui remplacera la mère malade et fera tout pour accepter ses petits-enfants tels qu'ils sont, et les rendre le plus heureux possible malgré ce qu'elle devra endurer.  

 

Le roman traverse les années à des vitesses différentes, s'appuyant davantage sur les faits marquants pour la famille comme les deuils, les disputes et surtout sur l'engagement et les années d'emprisonnement de Themis. C'est elle l'héroïne du roman et le lecteur ne peut qu'être touché par son courage et sa détermination. 

Les personnages sont attachants qu'on les aime ou pas et même Thanasis finit par nous émouvoir tant on le voit évoluer au cours de l'histoire et montrer ses faiblesses. C'est justement ce qui est troublant dans ce roman : il n'y a pas d'un côté les gentils et de l'autre les méchants. Chacun en vient à douter, remet en question ses choix...

Mais au-delà de l'histoire de cette famille sur trois générations, le lecteur suit des décennies de l'Histoire de la Grèce. Comme je vous l'ai dit, le roman démarre durant l'enfance de Themis dans les années 30, on suit de près les tensions familiales et son amitié avec la petite Fotini, immigrée arrivée depuis peu dans le pays, puis c'est l'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale, la guerre civile de 1946 à 1949, et la dictature des Colonels de 1967 à 1974.

 

Le titre est un hommage au poète communiste grec, résistant,  emprisonné dans les camps de rééducation... Yannis Ritsos. 

Sur ce blog vous trouverez la présentation d'un autre roman de l'auteur que beaucoup d'entre vous ont lu : "l’île des oubliés" 

Pour la première fois de sa vie, Themis mesurait combien la musique avait besoin de silence pour exister. En l'absence d'interruptions, la succession de notes n'était que du bruit.

Lorsque la tyrannie menace le peuple, il doit choisir entre les chaînes et les armes.

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 06:16
Gallimard / Du monde entier, 2014

Gallimard / Du monde entier, 2014

La guerre est terminée, pourquoi ne peuvent-ils donc pas passer à autre chose, bon sang ?

Je vois tellement de femmes, ici, qui s'accrochent toutes. Qui s'accrochent à leur fils, à leur amant, à leur mari ou à leur père, tout aussi solidement qu'elles s'accrochent aux photos qu'elles conservent ou aux fragments d'enfance qu'elles apportent avec elles et déposent sur cette table.
...
Toutes redoutent de les laisser partir...

 

Les cinq jours précédents le 11 novembre 1920, à Londres, l'Angleterre attend l'arrivée du soldat inconnu, rapatrié de France.

Cet hommage douloureux est nécessaire car il unira la nation autour de la peine des familles, toutes touchées par cette terrible guerre.

Il y a les familles qui ont perdu un être cher, mais aussi celles qui ont récupéré un des leurs, vivant mais tellement meurtri dans sa chair, blessé grièvement ou amputé, traumatisé à cause des horreurs vécues et des compagnons de route disparus.

Les vivants se sentent aujourd'hui exclus de cette société où ils ne trouvent plus leur place.

 

Parmi ces familles endeuillées, trois femmes cherchent toujours comment faire face à leurs souffrances, afin de pouvoir continuer à vivre.

Il y a Ada qui a perdu Michael, son fils, dans des circonstances qu'elle ignore toujours car elle n'a reçu aucune explication. Elle se croit folle car elle le voit et l'entend, et ses visions l'isolent des autres et en particulier de son mari, qui souffre lui-aussi à sa façon.

Le lecteur apprendra au cours de sa lecture ce qui s'est réellement passé pour son fils. 

Il y a Evelyn Montfort, qui a perdu son fiancé, tué par un obus, et ne s'en remet pas. Elle essaie de comprendre Ed, son frère qui la fuit et est revenu de la guerre, mutique et renfermé. Il faut bien dire qu'en tant que capitaine, il en a vu des horreurs lui-aussi. 

Evelyn travaille au bureau des pensions et reçoit toute la journée, d'anciens soldats pour lesquels elle monte un dossier. Là-bas, elle va croiser Rowan Hind qui a besoin d'elle pour retrouver un certain Edward Montfort. 

Affolée à l'idée que son propre frère soit recherché, Evelyn va refuser de l'aider...tout en cherchant à en savoir plus. 

Il y a aussi Hettie qui travaille au Hammer-Smith Palais, où elle danse toute la soirée sur des airs de jazz et espère un jour y rencontrer l'amour, comme son amie Di. 

C'est Fred, son frère qui lui cause du souci, en restant enfermé dans sa chambre, sans chercher de travail depuis qu'il est rentré. Elle doit faire vivre toute la famille et il ne lui reste même pas de quoi s'acheter une robe.

C'est alors qu'elle rencontre Ed, qui boit trop mais danse divinement bien malgré sa jambe de bois...

 

Trois femmes, trois destins qui s'entremêlent, nous avons déjà vu ça dans des romans et ce n'est pas très original, mais l'auteur nous présente leur histoire avec beaucoup de justesse et de pudeur.

Ce n'est pas un roman très gai mais pour les vivants, heureusement... l'espoir apparaît d'un avenir meilleur.

 

"Le chagrin des vivants" nous le connaissons tous à travers notre propre histoire familiale car si nous sommes-là, c'est bien parce qu'un de nos ancêtres est revenu de cette terrible guerre, meurtri, blessé mais vivant. 

Le "travail de deuil", c'est autant accepter la disparition de l'être aimé, que celui ou celle qu'on a été et qui n'existe plus ; c'est aussi accepter que les rêves qu'on a eu ne se réaliseront jamais et comprendre que sans ce repli sur soi, aucune place ne peut être faite, ni pour la vie qui attend, ni pour d'autres possibles. 

 

J'ai trouvé intéressant de connaître le vécu de ces femmes à la fin de la Grande Guerre. Il y a peu de livres sur le sujet et que savons-nous finalement de ce qu'elles ont ressenti...

La partie documentaire, en italique dans le texte racontant comment le soldat inconnu a été choisi, déterré et ramené jusqu'en Angleterre apporte un plus dans ce roman. 

C'est un roman facile à lire, qui reste léger par rapport à d'autres sur le même sujet. Il était dans ma liste à lire depuis très longtemps...et je ne regrette pas de l'avoir découvert. Il y a quelques passages touchants mais je regrette de ne pas être entrée réellement dans l'histoire de ces femmes formidables ce qui ne m'arrive quasiment jamais lors de mes lectures. 

Je reste donc "un peu" déçue par la forme trop simple et trop bien bâtie, et par le fond trop peu approfondi, mais aussi par le fait que finalement ces trois femmes auraient pu se rencontrer puisque leurs trois histoires sont liées, ce qui n'est pas du tout le cas dans le roman. Dommage, j'aurais trouvé vraiment intéressant qu'elles le fassent. 

C'est un roman que j'ai eu du plaisir à découvrir tout de même. Au moment  de rédiger cette page, j'ai eu beaucoup de mal à trouver des extraits, sortis de leur contexte, je les trouvais trop fades. Par contre, j'aime beaucoup la couverture. 

 

En ce 11 novembre 2019, bien éloigné des commémorations de l'année dernière, je me devais de découvrir enfin cette lecture en hommage à mes grands-pères...et à tous ces soldats qui se sont battus pour notre liberté, et en souvenir de mes grands-mères, qui elles aussi ont souffert à leur manière. 

Retrouvez l'avis d'Hélène ci-dessous. Sans le faire exprès j'ai vu que j'avais choisi le même extrait qu'elle ! Il faut croire que ce passage nous a plu...

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 05:09
Robert Laffont, collection La Bête noire, 2018

Robert Laffont, collection La Bête noire, 2018

Voici le troisième volet de la série "Les Détectives du Yorkshire" que j'ai commencé à lire avec "Rendez-vous avec le crime", présenté ICI et "Rendez-vous avec le Mal, ICI. 

Pour une fois, je lis les différents tomes dans l'ordre, mais vous pouvez sans problème les lire séparément, l'auteur rappelant les faits essentiels pour la compréhension de l'histoire. De toute façon, même si on retrouve les mêmes personnages, les enquêtes sont à chaque fois différentes, je le rappelle ici. 

Après le départ de ses visiteurs, il était resté prostré dans la cuisine abandonnée, à revivre les scènes de violence, à réentendre l'écho de pleurs fantomatiques, tandis que le passé s'abattait sur lui. Cette pièce n'avait jamais été chaude même quand le poêle était chargé à bloc.

Dans ce tome, Samson O'Brien est embauché par Matty Thistlethwaite, notaire à Bruncliffe, pour mettre la main sur un simple certificat de décès afin de clore une affaire de succession. La maman de Jimmy vient de décéder et elle a pour une raison mystérieuse, cédée par testament, la moitié de son héritage à sa fille Livvy, décédée 20 ans auparavant. Jimmy Thornton est abasourdi par la nouvelle...

 

Evidemment Delilah va participer aux recherches...ce qui ennuie profondément Samson qui, comme d'habitude, préfère travailler seul. 

Très vite, tous deux vont se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond. Non seulement le certificat est introuvable dans la ville où Livvy, la jeune fille héritière, est censée avoir trouvée la mort vingt ans auparavant, mais même dans les journaux de l'époque, il n'y a pas trace de l'accident dont son frère dit qu'elle a été victime. Ses parents lui auraient-ils caché certains éléments de cette triste histoire, il n'avait que 8 ans à l'époque où sa sœur a quitté la maison.

 

Samson et Delilah sont bien décidés à faire toute la lumière sur cette triste affaire... mais c'est sans compter sur ce besoin constant des habitants de la petite ville de toujours bien garder à l'abri tous leurs secrets...

Ils étaient partis. La moto rugissante disparaissait le long de la piste dans un nuage de poussière, le bruit du moteur s'attardait dans les échos renvoyés par la roche.
Ils avaient apporté le trouble dans cet endroit. L'avaient extirpé de son calme habituel. Et ils avaient commencé à extirper aussi le passé. Et ça, on ne pouvait pas se le permettre.
(...)
Parce que le passé devait être protégé. Coûte que coûte.

Le lecteur est content de retrouver les personnages de cette série, plaisante et facile à lire, sans prise de tête mais intéressante car emplie d'humour, de rebondissements et de suspense, le mystère étant maintenu jusqu'à la toute fin du livre. Le lecteur a pourtant de nombreux doutes et il suit mentalement de nombreuses pistes possibles...

Samson et Delilah ne sont pourtant pas au mieux de leur forme, mais on a l'impression de retrouver de vieux amis ! 

Delilah tremble à l'idée que son ex-mari vienne lui enlever Calimero, son adorable chien et, le banquier surveille toujours ses comptes de près concernant son agence. On l'aime quand elle est sensible et si fragile, elle qui d'habitude est si enjouée et fougueuse ! 

Samson est toujours aussi taciturne et ce n'est pas son passé qui le poursuit toujours qui va arranger les choses. C'est de plus en plus lourd à porter pour lui et il a l'impression que tout le monde autour de lui est au courant de l'affaire. De plus sa relation avec son père est toujours autant compliquée.

 

Malgré la lenteur de l'enquête, nos deux protagonistes prenant tout leur temps comme habituellement, le lecteur est heureux de retrouver l'ambiance de cette petite ville de campagne, l'heure du thé, imbuvable pour certains dont Samson, les courses à pied dans la campagne et les petits et grands secrets des habitants...

 

A lire avec vos ados pour partager un moment de lecture convivial et so british ! 

Pour Samson, cette affaire était devenue plus que la simple recherche d'un document manquant, c'était une affaire personnelle. Il tenait absolument à découvrir ce qui était arrivé à la jeune femme pleine de vie dont tout Bruncliffe se souvenait. La ville l'avait déjà laissé tomber une fois...

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 05:16
Robert Laffont / La Bête Noire, 2018

Robert Laffont / La Bête Noire, 2018

Ce jour-là, grâce aux frimas de la veille, on se serait cru dans un conte de fées.
Les champs immaculés étincelaient sous un soleil radieux. Les murs de pierre grise étaient nappés d'un glaçage de fête qui adoucissait leurs lignes dures édifiées sur les pentes des siècles auparavant. Les versants des collines s'élevaient en douces vagues blanches, vierges de tout roc, de toute trace de terre.

La première chose qu'elle vit fut le jardin de derrière et le bout de colline qui dépassait du bâtiment opposé. La seconde fut que la porte de sa chambre était ouverte. L'avait-elle laissée comme cela ? Elle essaya de se remémorer ses faits et gestes, mais un brouillard de confusion familier obscurcissait sa mémoire, laissant percer par moment des tranches de sa jeunesse.

Bienvenus à Bruncliffe, la ville où tout le monde se mêle des affaires de tout le monde !

 

Alors que noël approche, et que l'ambiance de la petite ville est à la fête, Samson O'Brien, détective privé de l'Agence de Recherche des Vallons, est alerté par une vieille dame de Fellside Court, la résidence pour personnes âgées de Bruncliffe, où se trouve placé son propre père. Elle prétend que quelqu'un cherche à l'assassiner...

Des vols ont bien été perpétrés sur les lieux mais comme Alice Shepherd, la vieille dame, perd un peu la tête et s'embrouille dans ses explications, Samson ne prête pas réellement attention à sa requête. Pourtant peu de temps après, elle est retrouvée morte : elle a fait une overdose de son médicament habituel. 

 

En même temps, le propriétaire de la ferme de Mire End, Clive Knowles, vient se plaindre que Ralph, son bélier reproducteur, a mystérieusement disparu. Fuite ou enlèvement ? Samson qui a besoin d'argent est bien obligé de se lancer dans l'enquête, suivi par Delilah qui bien entendu, prétexte mieux connaître que lui, les gens de la petite ville...ce qui n'est pas faux, Samson n'étant revenu sur les lieux que depuis sept semaines à peine.

 

 

Samson et Delilah ne manquent pas d'occupations pour résoudre ces deux affaires, d'autant plus qu'à la résidence, le vieil Eric Bradley fait un malaise en pleine nuit, alors que son concentrateur d'oxygène semble fonctionner normalement... 

Accident ou tentative de meurtre ? Ce sera à nos deux enquêteurs de découvrir la vérité...

 

Le lecteur est heureux de retrouver les deux enquêteurs dont il avait fait connaissance dans le tome 1 de la série.

Il faut dire aussi qu'ils ne sont pas en manque d'imagination, ni d'humour pour résoudre les affaires en cours !

Delilah a toujours autant de mal à faire tourner ses sociétés qui sont dans le rouge.  Son ex-mari l'encombre avec ses affaires et menace de venir récupérer Calimero, un Calimero attachant, victime d'angoisse de séparation qui transforme les coussins en confettis et les chaussures en lambeaux, mais qu'elle aime tant et auquel  le ténébreux et mystérieux Samson s'est également profondément attaché. 

 

L'ambiance parmi les personnes âgées de la maison de retraite est particulière. Ils sont pleins d'attention et de tendresse les uns pour les autres, et le lecteur tremble pour eux face aux terribles événements qui vont secouer leur vie quotidienne... Il est véritablement soulagé quand Samson et Delilah découvrent qui est derrière toute cette terrible affaire. 

 

Bien que chaque tome nous donne à résoudre une enquête parfaitement indépendante, certains faits se poursuivent d'un tome à l'autre et forment une trame pour qui veut lire les différents tomes dans l'ordre chronologique de sortie.

Dans le cas contraire, les faits sont rappelés juste ce qu'il faut pour que le lecteur ne se perde pas et éprouve du plaisir à résoudre les enquêtes en cours.

Mais des questions restent évidemment sans réponse pour nous donner envie de poursuivre la série. 

Là par exemple le lecteur s'inquiète pour Calimero. Neil Taylor, l'ex-mari de Delilah vat-il venir le récupérer comme il en a le droit, les papiers étant tous à son nom  ?

Le lecteur ne sait toujours pas si l'enquête interne dont fait l'objet Samson et qui est la cause de son retour dans sa ville, va aboutir ou pas... 

 

Voici une série captivante, bien écrite et bien traduite, parfaite pour des vacances ! Elle se lit sans prise de tête.  Il y a des rebondissements, de l'humour, des sentiments, de l'amitié et de l'amour, brefs de bons ingrédients pour passer un bon moment... entre deux lectures plus difficiles ou pas, selon nos désirs.

De plus, le Yorkshire est un endroit magnifique et superbement décrit par l'auteur, ce qui ne gâche rien pour qui aime cette ambiance bucolique et "so british". Bref ce roman de cosy mystery  est à la hauteur de nos attentes...

Je trouve même que ce tome 2 est encore plus plaisant que le tome 1. Les personnages sont devenus quasiment familiers et nous avons envie de savoir ce qui va leur arriver...

Et pour une fois, j'ai vraiment eu de la chance, puisque je n'ai pas eu à attendre longtemps pour lire le tome 3... j'ai pu les emprunter tous les deux en même temps à la médiathèque.

Je vous parle donc de la suite très prochainement puisque je l'ai déjà lu pendant mes dernières vacances. 

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 07:00
Gallimard jeunesse / 1979, 1983,2016

Gallimard jeunesse / 1979, 1983,2016

Depuis toujours, je sais me servir du Doigt Magique.
Je ne peux pas vous dire comment j'y arrive, parce que je ne le sais pas moi-même. Mais cela arrive toujours quand je me mets en colère et que je vois rouge...
Et soudain, une sorte d'éclair jaillit en moi, un éclair rapide, quelque chose d'électrique.
Il jaillit et touche la personne qui m'a fait enrager.
Et après cela...il se passe des trucs.

Aujourd'hui est la date anniversaire de Roald Dahl dont je vous ai déjà parlé dernièrement. Il aurait cent ans

 

J'ai profité de la présence de mes petits-enfants à la maison ces jours-ci pour relire avec eux quelques-unes de ses oeuvres.

Ma petite fille, qui vient d'entrer au CE1, les a lu toute seule sans aucun problème et son petit frère les a écouté avec délice.

 

Je vous avais parlé en décembre dernier déjà de l'énorme crocodile que j'ai la chance de posséder en album.

Les autres titres que je possède à la maison, sont tous en poche, et les éditions datent des années 80-90.

 

Je commence aujourd'hui par "le doigt magique" où il est question d'un sujet d'actualité : la chasse.

J'ai trouvé en effet particulièrement déplacé que la chasse débute ce dimanche. Nous nous sommes réveillés au milieu des tirs incessants, alors qu'il est interdit de chasser dans les vignes qui entourent mon petit hameau.

J'ai la chance de vivre à la campagne, mais je vous certifie que cette chance se transforme en cauchemar, non seulement l'été quand il y a des risques d'incendie car au delà des vignes, il y a la forêt mais en plus au moment de l'ouverture de la chasse. J'ai déjà eu une chatte tuée par les chasseurs, et ma voisine a eu la sienne criblée de plomb dont certains n'ont jamais pu être retiré mais elle a été sauvée...

Bref après la canicule de cet été, et vu la chaleur qui se prolonge, les animaux souffrent. Il aurait été de bon ton de reculer la date de l'ouverture...

Evidemment ce n'est que mon avis !

 

Donc pour parler de ce sujet avec mes petits enfants, je leur ai raconté l'histoire de M. et Mme Cassard et de leurs enfants...

 

La narratrice, une petite fille de 8 ans, habite juste à côté de leur ferme et vient souvent jouer chez eux car un de leurs petits garçons, a le même âge qu'elle. 

Mais voilà, cette famille a un énorme défaut : c'est une famille de chasseurs !

 

Alors, un jour où elle se met en colère, les traitant de tous les noms, car ils ont tué des animaux dans les bois, elle fait quelque chose qu'elle s'était jurée de ne plus jamais faire : elle pointe le doigt vers eux !

 

Rien de bien grave me direz-vous ? Et bien vous vous trompez, car ce que je ne vous ai pas dit, c'est que son doigt est MAGIQUE...

 

Et que va-t-il arriver à M. et Mme Cassard et à leurs deux garçons, Bernard et Richard ? Et bien vous le verrez bien en lisant cette histoire.

 

Mais comme je suis dans un bon jour, je vous dirai juste que cela va les faire réfléchir et qu'ils n'auront plus jamais, mais alors JAMAIS, envie de prendre un fusil !

 

 

Paru pour la première fois en France en 1969, ce titre est moins connu car il vient à peine de faire l'objet de sa seconde réédition cette année.

 

Le sujet est traité avec beaucoup d'humanité et d'une façon très abordable pour de jeunes enfants.

Ils sont très sensibles à la morale de l'histoire.

 

C'est un petit livre qui permet de réfléchir aux conséquences de ses actes, qui invite à se projeter dans le ressenti des autres et à éprouver une certaine compassion pour eux. Et cela toujours avec beaucoup de poésie et d'humour

 

L'édition que je possède a été illustrée par Henri Galeron et traduite de l'anglais par Marie-Raymond Farré, deux auteurs très connus. 

Ce conte est dédié aux deux plus jeunes petites filles de l'auteur, Ophelia et Lucy.

A raconter dès 5 ans et à lire tout seul dès 6-7 ans !

 

Voilà l'édition que j'ai à la maison !

Voilà l'édition que j'ai à la maison !

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 06:32
Roald Dahl aurait eu 100 ans en 2016 (photo empruntée sur le net)

Roald Dahl aurait eu 100 ans en 2016 (photo empruntée sur le net)

Les enfants, il faut les passionner, sinon ils vous laissent tomber et vont regarder la télévision. J'essaie d'écrire des histoires qui les saisissent à la gorge, des histoires qu'on ne peut pas lâcher.

 

Cet année, vous l'avez compris, Roald Dahl est donc à l'honneur dans son pays d'origine qui propose des lectures publiques, des émissions sur la BBC...

 

Mais son éditeur français, Gallimard, n'est pas en reste et en profite pour rééditer toute son oeuvre, une oeuvre qui a su enchanter petits et grands et qu'on ne se lasse pas de lire, de relire ou de raconter à nos petits-enfants...enfin là je parle pour moi !

 

Voici donc un petit tour d'horizon non exhaustif des livres que vous trouverez en librairie ou en médiathèque. 

 

- "James et la grosse pêche" (1961 /1966) dont on tirera un film d'animation intitulé "James et la pêche géante" en 1997. A lire à partir de 9-10 ans. 

 

- "Charlie et la chocolaterie" (1964 / 1967), qui sera adapté au cinéma en 1971 par Mel Stuart, puis en 2005 par Tim Burton avec un scénario de John August. A lire à partir de 9 ans. 

 

- "Fantastique Maître renard" (1970/1977) qui donnera le film "Fantastic Mister Fox" en 2009 réalisé par Wes Anderson. Dès 8 ans.

 

- "Charlie et le Grand ascenseur de verre" (1972/1978), la suite de "Charlie et la chocolaterie".

 

- "Danny, champion du monde" (1975/1978)

- "James et la grosse pêche" (1961 /1966) dont on tirera un film d'animation intitulé "James et la pêche géante" en 1997

- "Charlie et la chocolaterie" (1964 / 1967), qui sera adapté au cinéma en 1971 par Mel Stuart, puis en 2005 par Tim Burton avec un scénario de John August.

- "Fantastique Maître renard" (1970/1977) qui donnera le film "Fantastic Mister Fox" en 2009 réalisé par Wes Anderson.

- "Charlie et le Grand ascenseur de verre" (1972/1978), la suite de "Charlie et la chocolaterie".

- "Danny le champion du monde" (1975/1978)

- "Les deux gredins" (1980)

- "L'enfant qui parlait aux animaux" (1981) recueil de nouvelles.

-"La potion magique de George Bouillon" (1981/1982)

- "Le Bon gros géant "(1982/1984) qui a fait l'objet en 1989, d'une adaptation de Brian Cosgrove. Un film américain réalisé par Steven Spielberg (en préparation) sortira en 2016.

- "Sacrées sorcières" (1983/1984) donnera le film "Les Sorcières" en 1990.

- "Matilda" (1988)... le célèbre film sorti en 1996 de Danny Devito avec un scénario de Nicolas Kazan et Robin Swicord.

- "Un amour de tortue" (1990)

- "Coup de Gigot et autres histoires à faire peur" (2003)

Et bien d'autres...

 

En parallèle il écrit quelques scénarios, comme celui de "On ne vit que deux fois" (1967), d’après les romans de Ian Flemming.

 

Il écrira aussi deux autobiographies :

- "Moi, Boy" (1984), où il évoque son enfance.

- "Escadrille 80" où il raconte ses années africaines lorsqu'il était pilote dans la RAF.

 

C’est dans une cabane, au fond du verger de sa maison, située dans le comté de Buckingham, que Roald Dahl a écrit tous ces livres.

Il est devenu un des plus célèbres auteurs de livres pour la jeunesse.

 

Il s’est éteint le 23 novembre 1990 à l’âge de soixante-quatorze ans.

Son oeuvre est intemporelle. Les petits et les grands, quelle que soit leur génération continue à le lire et à raconter ses histoires...toujours drôles et inoubliables.

 

Roald Dahl a conservé dans un meuble de rangement en bois, les différents brouillons de ses histoires.

Ces brouillons sont maintenant conservés dans les archives du "musée Roald Dahl" à Great Missenden, dans le Buckinghamshire ­ ce qui nous permet de retracer la fascinante évolution de chacun de ses livres.

 

Pour en savoir plus vous pouvez consulter son site officiel ICI. (en anglais)

ou son fan club IC

- "James et la grosse pêche" (1961 /1966) dont on tirera un film d'animation intitulé "James et la pêche géante" en 1997

- "Charlie et la chocolaterie" (1964 / 1967), qui sera adapté au cinéma en 1971 par Mel Stuart, puis en 2005 par Tim Burton avec un scénario de John August.

- "Fantastique Maître renard" (1970/1977) qui donnera le film "Fantastic Mister Fox" en 2009 réalisé par Wes Anderson.

- "Charlie et le Grand ascenseur de verre" (1972/1978), la suite de "Charlie et la chocolaterie".

- "Danny le champion du monde" (1975/1978)

- "Les deux gredins" (1980)

- "L'enfant qui parlait aux animaux" (1981) recueil de nouvelles.

-"La potion magique de George Bouillon" (1981/1982)

- "Le Bon gros géant "(1982/1984) qui a fait l'objet en 1989, d'une adaptation de Brian Cosgrove. Un film américain réalisé par Steven Spielberg (en préparation) sortira en 2016.

- "Sacrées sorcières" (1983/1984) donnera le film "Les Sorcières" en 1990.

- "Matilda" (1988)... le célèbre film sorti en 1996 de Danny Devito avec un scénario de Nicolas Kazan et Robin Swicord.

- "Un amour de tortue" (1990)

- "Coup de Gigot et autres histoires à faire peur" (2003)

Et bien d'autres...

 

En parallèle il écrit quelques scénarios, comme celui de "On ne vit que deux fois" (1967), d’après les romans de Ian Flemming.

 

Il écrira aussi deux autobiographies :

- "Moi, Boy" (1984), où il évoque son enfance.

- "Escadrille 80" où il raconte ses années africaines lorsqu'il était pilote dans la RAF.

 

C’est dans une cabane, au fond du verger de sa maison, située dans le comté de Buckingham, que Roald Dahl a écrit tous ces livres.

Il est devenu un des plus célèbres auteurs de livres pour la jeunesse.

 

Il s’est éteint le 23 novembre 1990 à l’âge de soixante-quatorze ans.

Son oeuvre est intemporelle. Les petits et les grands, quelle que soit leur génération continue à le lire et à raconter ses histoires...toujours drôles et inoubliables.

 

Roald Dahl a conservé dans un meuble de rangement en bois, les différents brouillons de ses histoires.

Ces brouillons sont maintenant conservés dans les archives du "musée Roald Dahl" à Great Missenden, dans le Buckinghamshire ­ ce qui nous permet de retracer la fascinante évolution de chacun de ses livres.

 

Pour en savoir plus vous pouvez consulter son site officiel ICI. (en anglais)

ou son fan club IC

Cette nuit-là pourtant, aucun bruit ne me parvint de l’atelier. La station-service était silencieuse. Je quittai ma couchette et trouvai près de l’évier une boîte d’allumettes. J’en allumai une et l’approchai de l’étonnante vieille pendule accrochée à la cloison de la roulotte, juste au-dessus de la bouilloire. Il était onze heures dix. J’ouvris la porte et appelai doucement : « Papa ? Papa, tu es là ? » Pas de réponse.

Danny, champion du monde

 

- "Les deux gredins" (1980). Dès 9 ans. 

 

- "L'enfant qui parlait aux animaux" (1981) recueil de nouvelles. Dès 9-10 ans.

 

-"La potion magique de George Bouillon" (1981/1982). Dès 8-9 ans.

 

Un samedi matin, la mère de Georges Bouillon dit à son fils :
- Je vais faire des courses au village. Sois sage et ne fais pas de bêtises.
Voilà exactement ce qu'il ne faut pas dire à un petit garçon, car cela lui donne aussitôt l'idée d'en faire !

La potion magique de Georges Bouillon

 

- "Le Bon gros géant "(1982/1984) a fait l'objet en 1989, d'une adaptation de Brian Cosgrove. Un film américain réalisé par Steven Spielberg (en préparation) vient de sortir en juillet 2016.

Ce roman a été écrit en hommage à Olivia, sa fille aînée décédée.

 

 

 

- "Sacrées sorcières" (1983/1984) donnera le film "Les Sorcières" en 1990. Dès 9 ans.

Maintenant, vous savez que votre voisine de palier peut être une sorcière.
Ou bien la dame aux yeux brillants, assise en face de vous dans le bus, ce matin.
Ou même cette femme au sourire éblouissant qui vous a offert un bonbon, au retour de l'école.
Ou encore (et ceci va vous faire sursauter!) votre charmante institutrice qui vous lit ce passage en ce moment même. Regardez-la attentivement. Elle sourit sûrement, comme si c'était absurde. Mais ne vous laissez pas embobiner. Elle est très habile.
Je ne suis pas, bien sûr, mais pas du tout, en train d'affirmer que votre maîtresse est une sorcière. Tout ce que je dis, c'est qu'elle peut en être une. Incroyable?... mais pas impossible !

Sacrées sorcières

 

- "Matilda" (1988)... le célèbre film sorti en 1996 de Danny Devito avec un scénario de Nicolas Kazan et Robin Swicord.

A partir de 8-9 ans.

 

- Papa, dit-elle, tu crois que tu pourras m'acheter un livre?
- Un livre ? dit-il. Qu'est-ce que tu veux faire d'un livre, pétard de sort !
- Le lire, papa.
- Et la télé, ça ne te suffit pas ?

Matilda

Matilda (illustrée par Quentin Blake) ou bien Manou quand elle était petite...c'est comme vous voulez !

Matilda (illustrée par Quentin Blake) ou bien Manou quand elle était petite...c'est comme vous voulez !

 

- "Un amour de tortue" (1990) à partir de 7 ans. 

 

- "Coup de Gigot et autres histoires à faire peur" (2003) plutôt pour les collégiens. 

 

Et bien d'autres...

 

En parallèle il écrit quelques scénarios, comme celui de "On ne vit que deux fois" (1967), d’après les romans de Ian Flemming.

 

Il écrira aussi deux autobiographies :

 

- "Moi, Boy" (1984), où il évoque son enfance. Niveau CM2-sixième.

 

- "Escadrille 80" où il raconte ses années africaines lorsqu'il était pilote dans la RAF. A partir de 11 ans.

 

 
Quelques couvertures de livres pour la jeunesse
Quelques couvertures de livres pour la jeunesse
Quelques couvertures de livres pour la jeunesse
Quelques couvertures de livres pour la jeunesse
Quelques couvertures de livres pour la jeunesse
Quelques couvertures de livres pour la jeunesse
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Et, surtout, ayez les yeux ouverts sur le monde entier, car les plus grands secrets se trouvent toujours aux endroits les plus inattendus. Ceux qui ne croient pas à la magie ne les connaîtront jamais.

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Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

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