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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 19:09
Compartiment n°6 / Rosa Liksom

On en a parlé, certains lecteurs les ont aimé, moi je n'ai pas adhéré...peut-être que ce n'était pas le moment de les lire tout simplement !

En tous les cas, ils me sont tombés des mains et je n'ai pas réussi à les terminer...

"Compartiment n°6" de Rosa Liksom fait partie de ceux-là..."Les pas finis" !

 

La quatrième de couverture nous dit...

 

"En gare de Moscou, une jeune Finlandaise s’installe dans le train qui la mènera à travers la Sibérie, puis la Mongolie, jusqu’à la ville mythique d’Oulan-Bator. C’est avec Mitka qu’elle aurait dû réaliser son rêve, mais la voici seule dans ce compartiment n° 6, prête à traverser l’Union soviétique pour rallier les portes de l’Asie. Quelques instants avant le départ, un homme la rejoint et s’installe finalement face à elle. Vadim Nikolaïevitch Ivanov est une véritable brute qui s’épanche sur les pires détails de sa vie, sans jamais cesser de boire.


La jeune femme regarde défiler les paysages enneigés qui se répètent et se déclinent à l’infini. Alors que les villes ouvrières se succèdent, l’atmosphère du compartiment n° 6 s’alourdit à mesure que l’intimité disparaît. Les repas se partagent, de même que les angoisses et les violentes pulsions du grand Russe. Si la jeune femme se réfugie dans ses souvenirs pour ne pas céder à la peur, ces deux êtres que tout oppose rentreront à jamais changés de ce long voyage."

Mon avis

 

C'est un huis clos qui se passe presque exclusivement dans le compartiment du train qui quitte Moscou pour Oulan-Bator. Le lecteur est lui aussi enfermé dans le compartiment. Il attend les escales pour respirer. Tout est sordide même si je peux imaginer que la description est proche du réel.

Le voyage va être long, très long et il est réellement long. Voilà pourquoi je suis descendue à la page 68 lorsque l'homme achète une pastèque gelée et qu'ils partent faire une virée en voiture...

 

Tout traine en longueur et alors que j'avais parcouru les premières pages avec intérêt, je n'ai pu continuer tant l'atmosphère devient lourde et opressante.

 

C'est un roman lent (comme le vrai voyage certes) qui décrit des paysages magnifiques mais tout est salit par les personnages...

 

La jeune femme finlandaise, timide et discrète voyage seule, alors qu'elle aurait aimé faire ce voyage avec Mitka. Elle se retire dans ses pensées pour échapper à son compagnon de voyage et me paraît bien trop docile et effacée.

Au départ, elle demande à changer de compartiment mais finalement elle accepte cette promiscuité et semble même en être heureuse sans que le lecteur trouve crédible son attitude.

 

L'homme est un russe vulgaire et rustre qui passe ses journées à boire et à manger des oignons, tout en s'épanchant sur sa vie et en racontant tous les détails de sa vie intime avec sa femme ou avec les prostituées de passage.

Il n'est forcément rustre qu'en apparence. C'est un écorché vif qui aurait pu me toucher s'il n'était pas décrit trop en tout : trop vulgaire, trop rustre, trop saoul...

Pour moi, s'il veut la nourrir, payer le thé et la faire boire c'est pour assoir un peu plus sa suprématie d'homme.

Il est bien sûr le symbole de la décadence de la Russie.

 

Au fil des jours, ils vont forcément se rapprocher...mais finalement aucun des deux n'attirent réellement la sympathie du lecteur et je n'ai pas eu envie de terminer ce voyage avec eux.

 

Alors que j'aime plutôt les romans qui se passent en Russie d'habitude, finalement je n'ai pas du tout aimé l'atmosphère du roman, trop sinistre et trop froide. Une grosse déception, donc...

Qui est l'auteur ?

 

Anni Tylävaara est née en 1958 en Finlande dans un petit village de Laponie. Elle écrit sous le pseudonyme de Rosa Liksom, Liksom signifiant « comme » en suédois.

Rosa Liksom parcourt l’Europe à partir de l’âge de 15 ans, commençant par la Scandinavie, la France, l’URSS où elle s’installe un temps. Elle a étudié la sociologie et l'ethnologie.

Dans les années 1980, elle travaille comme serveuse dans des cafés pour « hippies-punk ». En même temps elle écrit des nouvelles traduites dans une quinzaine de langues. Dans ces textes, elle nous parle de personnages en marge de la société, inadaptés ou déracinés et pose des questions importantes : le refus du monde, l’exclusion sociale, l’espoir et l'amour. Elle parle de drogue et de sexualité et écrit dans un argot finnois connu des jeunes.

En France, elle a publié trois recueils de nouvelles en plus de ce roman :

"Noirs paradis" Éditions la découverte, 1990 et Le serpent à plumes, 2001 ; Le creux de l'oubli, Éditions la découverte,1992 ; et Bamalama, Éditions la découverte, 1995.

Un autre de ses romans, "Kreisland", n'a pas encore été traduit en français.

En parallèle à l'écriture, Rosa Liksom est également peintre.

 

 

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 20:05
Comme une bête / Joy Sorman

On en a parlé, certains lecteurs les ont aimé, moi je n'ai pas adhéré...peut-être que ce n'était pas le moment de les lire tout simplement !

En tous les cas, ils me sont tombés des mains et je n'ai pas réussi à les terminer...

"Comme une bête" de Joy Sorman fait partie de ceux-là..."Les pas finis" !

 

Le mois dernier j'avais lu de cet auteur son dernier livre intitulé "La peau de l'ours".

Et je m'étais promis de ne pas rester sur une déception et de tenter un autre titre.

Mais alors là je dois dire, c'est pire, puisque je n'ai pas du tout aimé le début du livre et que je l'ai très vite laissé carrément tomber...

 

 

La quatrième de couverture nous dit...

 

"Pim passe sa main partout où il peut, identifie à haute voix le jarret, la côte première et le filet mignon – les mots la font rire et puis moins quand il passe à la tranche grasse et au cuisseau. Le corps de l'apprenti ankylosé par des jours de découpe, de désossage et de nettoyage se détend enfin, s'assouplit, ses mains se décrispent, la chair est mobile, la peau se griffe, le sang détale dans les veines, il pose ses doigts sur les tempes de la fille, ça pulse."

 

Comme une bête est l'histoire d'un jeune homme qui aime les vaches au point de devenir boucher."

 

Mon avis

 

Ce n'est pas parce que cette jeune auteure écrit mal que je n'ai pas pu avancer dans ce roman mais parce que le sujet ne me plaît pas.

 

Pim décide de devenir boucher alors que rien ne le disposait à aborder ce métier. Il est frêle et longiligne et plutôt sensible. Il aborde le corps et les femmes différemment et elles le sentent.

Il va tellement adorer ce métier (et surtout le sang) qu'il décide peu à peu de s'affranchir des réseaux habituels pour tuer lui-même ses bêtes...avec plaisir et non sans créativité.

 

Cette passion est certes, crédible bien que déconcertante, mais je n'ai pas réussi à adhérer à cette histoire que certains internautes adorent et trouvent pleine de sensualité et d'humour.

 

Végétarien, passez votre chemin !

Si vous aimez la viande vous en serez dégoûtés à jamais...

Moi qui suis entre les deux, je n'ai pas du tout aimé ce roman et je crois que cette auteure restera désormais sur les rayons de la médiathèque comme tant d'autres...

 

Par contre on peut faire lire ce roman aux futurs apprentis boucher mais ça, je leur fait confiance, les professeurs de cette section y penseront tout seuls !

 

Et de plus je n'y ai vu aucune réflexion sur notre rapport à ce que l'on mange, enfin peut-être que ces considérations philosophiques sont à la fin du roman.

Encore aurait-il fallu que j'y arrive !

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