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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 05:17
Gallimard, 2017 / Folio, 2018

Gallimard, 2017 / Folio, 2018

"Devenir". Ce verbe m'avait toujours obsédée, mais c'est en cette circonstance que je m'en rendis compte pour la première fois. "Je voulais devenir", même sans savoir quoi. Et j'étais "devenue", ça c'était certain, mais sans objet déterminé, sans vraie passion, sans ambition précise. J'avais voulu devenir quelque chose- voilà le fond de l'affaire- seulement parce que je craignais que Lila devienne Dieu sait quoi en me laissant sur le carreau. "Pour moi, devenir, c'était devenir dans son sillage". Or je devais recommencer à devenir mais pour moi, en tant qu'adulte, en dehors d'elle.

Après "Enfance, adolescence" et "Le nouveau  nom" présentés sur ce blog depuis longtemps, il était temps que je poursuivre la tétralogie de "l'amie prodigieuse" commencée en 2016 et que je la présente ici. 

En fait, j'ai profité des vacances pour me replonger dans la saga et enfin la terminer. 

Je me souvenais de beaucoup de choses, mais lors de ma relecture, j'ai trouvé encore plus subtil la manière dont l'auteur parle entre les lignes de cette amitié passionnelle entre les deux petites-filles, puis de son évolution quand elles grandissent et deviennent jeunes filles, puis adultes. 

Et pourtant, même lorsque je vivais dans d'autres villes et que nous ne nous voyions presque jamais, même lorsqu'elle ne me donnait pas de nouvelles selon son habitude, et que je m'efforçais de ne pas lui en demander , son ombre me stimulait, me déprimait, me gonflait d'orgueil ou m'abattait, sans jamais me permettre de trouver l'apaisement...
Je voudrais que Lila soit là, et c'est pour ça que j'écris

Dans ce troisième tome, nos deux héroïnes sont rentrées dans l'âge adulte à présent, elles ont 30 ans et chacune suit son destin mais si elles restent liées par un lien qui apparaît comme indestructible, la vie néanmoins les sépare, et Lénù fait tout pour s'éloigner de l'emprise psychologique que Lila a sur elle, sans toutefois y parvenir. 

 

Si vous désirez lire la saga et que vous ne l'avez pas encore fait, rendez-vous plus bas dans la page pour lire seulement mon avis ! 

 

Eléna (Lenù) qui a terminé ses études à l'Ecole Normale de Pise, vient de publier son premier roman. Le succès est à sa porte. Elle se marie et s'installe à Florence avec Pietro, devenu professeur d'université, tandis qu'Adèle sa belle-mère, s'occupe de la promotion de son livre, qui s'avère être très vite un succès.

Dans ce roman, elle décrit ses premières expériences sexuelles et Lenù est stupéfaite de voir que pour ses lecteurs, il semble se résumer à ces passages -là, choquants pour certains _vu le puritanisme ambiant en Italie à cette époque.  Dans une société bien pensante et surtout très croyante où aucune jeune fille n'est sensée connaître les relations sexuelles avant le mariage, son roman apparaît particulièrement d'avant-garde.  

Mais Lénù se retrouve enceinte et incapable d'aligner trois mots pour continuer à écrire. Pas facile d'être auteur à la maison tout en élevant ses filles (elle en aura deux). Elle se sent coincée, inutile, incapable de poursuivre sa carrière littéraire.

Les révoltes féministes se profilent à l'horizon et grâce à la sœur de Pietro, Mariarosa, Lenù se retrouve sur le devant de la scène, bien décidée elle-aussi à participer à sa manière.

 

Pendant ce temps-là, Lila qui a quitté Stefano et s'est enfuit avec Enzo en emmenant son fils Gennaro, trouve du travail dans l'usine de Bruno Soccavo, un ami de Nino Sarratore rencontré lors de leur vacances au bord de la mer. Elle se fait exploitée et harcelée comme les autres employées de l'usine de salaison : les conditions de travail sont inhumaines, et la révolte gronde parmi les ouvriers. Mais Lila veut rester en retrait, elle ne veut pas risquer de perdre son travail. Elle rejette en bloc, les petits bourgeois qui mènent le mouvement de leur maison remplie de livres "avec vue sur la mer".

 

Ses rencontres avec Lenù sont teintées d'agressivité. Toujours aussi directe et cruelle, Lila a le don de pousser son amie à bout pour la faire réfléchir car Lenù est plus indolente. En agissant ainsi, Lila pense l'obliger à donner le meilleur d'elle-même.

Lenù à l'inverse, admire toujours aussi passionnément son amie, qui a toujours été brillante et elle la jalouse souvent, ce qu'elle regrette bien entendu ensuite, mais sa sincérité nous touche.  

 

Leur amitié sonne juste : elles ont été élevées dans le même quartier pauvre et ont cherché à s'en sortir par des moyens différents mais en accord avec ce que le destin leur a réservé et ce que leurs parents ont accepté. Pas facile de franchir l’ascenseur social pour Lenù, qui sans cesse doit se mesurer aux autres comme elle l'a fait durant sa jeunesse avec Lila. C'est avec Nino à présent, qu'elle a retrouvé par hasard, qu'elle se compare, redoutant de ne jamais arriver à avoir autant de connaissances que lui, ni arriver à sa hauteur...ce faisant elle oublie qui elle est, tout comme l'orgueilleuse Lila, va renoncer peu à peu à ses propres rêves.

 

Les deux amies bien qu'éloignées géographiquement ont renoué une relation passionnelle, parfois chaleureuse, parfois destructrice...elles se rapprochent et se déchirent au gré des événements et de leur personnalité. 

Engagées dans la lutte des classes et le mouvement de libération des femmes, les deux jeunes femmes sont obligées d'avancer dans leur vie coûte que coûte, et surtout d'assumer leur choix.

Les années 60-70 ne vont pas être de tous repos pour elles deux ! 

Lila éprouva encore une fois le plaisir anxieux de la violence. Oui, pensa-t-elle, tu dois faire peur à ceux qui veulent te faire peur, il n'y a pas moyen, c'est coup pour coup, ce que tu me voles je te le reprends, et ce que tu me fais, je te le fais à mon tour.

Mon avis

 

Dans ce tome, le lecteur suit encore une fois avec passion le destin des deux amies.

C'est un roman plus politique, engagé, très féministe qui montre bien les difficultés pour Lenù de concilier vie de couple, enfants et métier. Pour Lila, la vie quotidienne n'est pas rose non plus, maintenant qu'elle n'a plus l'argent de Stefano et qu'elle doit travailler en usine, tout en faisant garder son fils. Toutes deux se posent des questions sur leur condition de femmes.

C'est un roman très réaliste qui sent le vécu. L'auteur a elle-même du traverser des années difficiles en même temps que son pays.  En Italie, ce sont les années de plombs et à travers le récit de la vie quotidienne de nos deux héroïnes, le lecteur va découvrir toute une partie de l'histoire de ce pays : les contestations au travail et dans les Universités, les mouvements féministes, la violence qui devient la seule manière de s'exprimer (la situation dégénère entre les fascistes soutenus par la mafia et les gauchistes).

 

Dans ce contexte politique et social agité, l'auteur sait nous parler avec finesse et sensibilité de cette amitié, complexe, parfois pesante et tumultueuse, mais néanmoins sincère et qui dure depuis l'enfance. Elle sait aussi nous décrire avec intelligence et pudeur, les difficultés vécues pour se sortir d'un milieu social et d'un quartier qui vous collent à la peau, quoi que vous fassiez pour chercher à améliorer votre condition. 

Malgré les difficultés de la vie, Lenù (donc l'auteur) nous livre ses plus belles pages sur l'amitié, une amitié qui n'est pas cependant dans ce tome-ci, au centre du récit.

 

Vous l'aurez compris, c'est encore un tome très prenant, certes plus politique que les précédents mais qui nous rappelle que les années 60 en Europe et donc aussi en Italie ont été des années de remaniements importants de nos modes de vie et de nos traditions. 

Un tome indispensable qui nous donne envie de poursuivre la série en lisant le quatrième opus, ce que j'ai fait dans la foulée, profitant des vacances d'été. 

Au fil des ans, il nous était arrivé trop de choses pénibles, parfois même atroces, et pour retrouver le chemin des confidences, il aurait fallu que nous nous disions trop de pensées secrètes. Or moi, je n'avais pas la force de trouver les mots, et elle, qui avait peut-être la force de le faire, elle n'en avait pas l'envie, ou bien n'en voyait pas l'utilité.
Mais je l'aimais toujours autant...

A chaque fois que quelque chose semblait établi dans notre relation, tôt ou tard on découvrait que ce n'était en fait qu'une situation provisoire, et bientôt un changement se produisait dans sa tête, nous déséquilibrant elle comme moi. Je n'arrivais pas à comprendre si ces paroles étaient un moyen de me demander pardon, ou si elles n'étaient que mensonge, dissimulant des sentiments qu'elle se souhaitait pas me confier, ou encore si elles préparaient un adieu définitif...

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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 05:14
Éditions Terra Nova, 2016

Éditions Terra Nova, 2016

Je commençais à lire à haute voix, les noms des morts gravés sur la première stèle :
- Guiseppe Oronzo Palmisano ; Donato fu Francesco Paolo Palmisano ; ...
- Ventuno..., sono ventuno ! m'interrompis une voix profonde.
Nous nous retournâmes et vîmes le vieux du banc qui s'était redressé.

Durant la Première Guerre mondiale, Donata Palmisano et Francesca Convertini attendent toutes deux leurs maris partis au Front. Pas facile la vie sans les hommes à Bellorotondo,  un petit village des Pouilles. Les femmes se débrouillent. Suite à une courte permission de leurs maris, les deux jeunes femmes se retrouvent enceintes en même temps. Quand elles deviennent veuves toutes deux, elles décident de vivre ensemble. Si Francesca est la plus heureuse des deux, c'est parce que Donata est incapable de surmonter une terrible angoisse... En effet, durant la Première Guerre Mondiale, tous les hommes de la famille Palmisano (vingt et un exactement) sont morts au combat. Il n'est pas question pour elle, si elle met au monde un garçon, de lui faire subir la malédiction qui semble peser sur la famille et dont elle a eu la confirmation en voyant son mari disparaître à son tour. 

 

Alors toutes deux imaginent un stratagème, Donata cache sa grossesse et le jour de la naissance des deux enfants,  avec la complicité du médecin de famille qui sait à quel point la famille de Donata a souffert, Francesca déclare avoir eu des jumeaux. C'est elle qui  élèvera donc Giovanna sa propre fille, et Vitantonio, le fils de son amie..avec son aide puisque les deux jeunes femmes vivent ensemble. 

Mais la vie en ce temps-là dans cette région pauvre d'Italie apporte son lot de drame. Francesca meurt toute jeune, laissant les deux petits officiellement sans mère. C'est alors que sa famille accepte que Donata, considérée comme un membre de la famille à part entière, s'en occupe,  aidé financièrement par Angela Convertini la grand-mère mise dans le secret par Francesca, ce que Donata ignore. 

Les deux enfants jouent pendant des heures avec Franco leur cousin de leur âge, dans le grand parc aménagé par la nona. Ils engrangent de fabuleux souvenirs pendant l'été qu'ils passent souvent aussi dans la famille de Donata. 

 

Rien n'est simple, car Donata se doit de garder ce lourd secret, et la vie va décidément devenir bien compliquée pour elle au fur et à mesure que les deux enfants grandissent et deviennent de plus en plus inséparables.  

Ce qu'elle ignore... c'est que certaines personnes bienveillantes, mises dans le secret, veillent sur elle et sur les deux enfants. C'est alors que la Seconde Guerre Mondiale éclate...

Franco, le cousin des enfants s'engage aux côtés des fascistes, Giovanna à l'opposé part combattre la dictature en Espagne, tandis que Vitantonio lui, continue à penser que la lutte est plus importante sur place pour défendre les intérêts des paysans pauvres, exploités et appauvris par les propriétaires terriens de la région sans scrupules...

Le dernier fils de la lignée des Palmisano réussira-t-il à échapper à sa destinée ?

La fillette [Lucia] ne bougea pas. Elle était hypnotisée par le spectacle des balles traçantes et incapable de le quitter des yeux.
- C'est comme s'il pleuvait des étoiles, dit-elle, émue.
Elle ferma les yeux et fit un voeu.
- Ces étoiles-là sont dangereuses, l'avertit Vitantonio quand un projectile explosa près de la maison.
Il la prit par la main et l'entraîna jusqu'au fond de la grotte

Dans le bourg d'Ascoli, les habitants savaient qui étaient les coupables :
- Ce sont deux fils de pute de notre pays Des gens du Mezzogiorno, de Bari, à tous les coups, ou de la vallée d'Itria L'un des deux est un géant, avec des dents noires...L'autre est encore pire : froid, cruel, sans âme. On dirait que pour lui, tout cela n'est qu'un jeu : il est vêtu de noir de la tête aux pieds et se fait appeler le Chevalier noir.
Vitantonio eut le souffle coupé, comme s'il avait reçu un coup de poing dans l'estomac.

Le roman débute de nos jours. Un couple visite un petit village des Pouilles et découvre sur le Monument aux morts de la Première Guerre Mondiale que toute une famille du village a été décimée.  C'est alors qu'un vieux monsieur qui semblait endormi sur un banc proche leur raconte l'histoire de cette famille et de la malédiction qui pesa sur eux.

A noter...Bellorotondo n'existe pas en réalité mais l'auteur s'est inspiré de nombreux petits villages des Pouilles qui eux existent vraiment ! 

 

Voilà un roman du terroir qui nous apprend beaucoup de choses sur l'histoire de l'Italie, la montée du fascisme et ses conséquences humaines. Toutes les descriptions des faits de guerre, que ce soit lors de la Première ou de la Seconde Guerre Mondiale, le mouvement anti-belliciste de Locotondo, le bombardement de Bari le 2 décembre 1943, l'explosion du John Harvey et la diffusion du gaz moutarde, ainsi que le soulèvement de Matera en septembre 1943, sont véridiques.

D'ailleurs le roman est un hommage à "tous ceux qui se soulevèrent contre l'alliance nazi-fasciste dans le sud de l'Italie et qui, comme bien souvent, sont les grands oubliés de l'histoire"[in note de l'auteur].

 

C'est donc à la fois une saga familiale avec des personnages attachants et un roman historique dans lequel j'ai appris beaucoup de choses sur le déroulé des événements durant les deux guerres.

Il est bien évident qu'il faut aimer ces deux côtés-là de l'histoire, la petite et la grande, pour apprécier sa lecture. Personnellement je ne me suis pas ennuyée un seul instant en le lisant mais j'ai préféré la première partie à la seconde. 

J'ai aimé les descriptions des paysages, les us et coutumes de la vie au village, les secrets et les croyances religieuses, tout ce qui fait la particularité de cette région d'Italie.  Le lecteur retrouve la chaleur humaine de ses habitants mais aussi leur côté passionné, les rivalités, les mensonges...tout ce qui faisait le sel de la vie au village. 

Je pense cependant que la traduction n'est pas parfaite ainsi dans le commentaire que j'ai mis plus haut la fillette s'avère avoir près de quinze ans alors qu'à la lecture du texte je la pensais beaucoup plus jeune mais cela ne m'a pas vraiment gênée à la lecture. 

Ce roman est facile à lire et donc parfait pour les vacances. C'est tout à fait le genre de lecture dont j'ai besoin en ce moment...

Je ne comprendrais jamais pourquoi le plus fort et le plus culotté de la classe a décidé de défendre les intérêts des va-nu pieds des Pouilles, alors que le plus minable de tous, ton âne de cousin, fait des pieds et des mains pour entrer dans les chemises noires...

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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 05:16
Albin Michel, 2019

Albin Michel, 2019

Mussolini marche lui aussi de long en large. Il se retourne.
- Et la liberté ? J'avais promis que le fascisme apporterait la liberté !
Margherita éclate de rire.
- La liberté, les Italiens s'en fichent du moment qu'ils ont un chef et qu'il leur donne de la fierté.
- Et les pauvres ?
- Les pauvres, ils veulent bouffer. C'est tout ce qu'ils attendent de toi. Aux riches, l'orgueil d'être italiens, aux pauvres, de quoi remplir l'assiette. La liberté c'est pour les philosophes, pour Benedetto Croce. La liberté, ce n'est qu'une idée!

Voilà un roman de 700 pages qui nous emmène en Italie des premières heures du fascisme à la fin de la Seconde Guerre Mondiale... 

 

Le roman débute en mai 1915 juste avant la déclaration de guerre avec l'Autriche.  Lorenzo Mori, brillant officier de l'armée italienne, et fils d'une grande famille, vient de rentrer à Vérone pour voir ses parents et revoir Julia, sa promise. Mais une surprise l'attend à son retour, elle se marie avec un autre, choisi par sa famille, alors qu'ils s'étaient jurés fidélité l'un à l'autre...

 

Au même moment en Sicile, près de Palerme, dans un tout petit village pauvre et isolé, Nino Calderone voit la ferme paternelle partir en fumée, juste un an après l'assassinat de son père. Il sait qui est l'auteur de ce crime et ce nouvel affront nécessite une vengeance d'honneur, l'obligeant à s'engager immédiatement après pour partir bien loin de celle qu'il aime en secret, Carmela...

 

Tous deux vont se retrouver compagnons d'armes, enrôlés dans les "alpini", ces célèbres troupes de l'armée italienne, spécialisées dans les combats en montagne et parfaitement formées pour se battre dans des conditions extrêmes. Ils doivent libérer les "terre irredenti", retenues par  les Austro-Hongrois.

Une guerre, écrit-il [Nino] que je n'aurais jamais imaginée, avec des canons plus longs que des trains, des obus que l'on transporte sur des chariots car ils sont trop lourds pour qu'un homme puisse les porter dans les bras"...

Mais après la guerre, tout va opposer les deux hommes...

Lorenzo devient proche du Duce et adhère à l'idéologie fasciste. Et comme tout le beau monde de Vérone est devenu fasciste, sa famille le soutient dans sa démarche. Depuis que Julia, qu'il a épousée en cachette lors d'une de ses permissions, a été tuée lors d'une manifestation, Lorenzo n'a plus goût à rien. Il découvre pourtant les joies de la paternité en rentrant de la guerre : une petite Laura est née quelques jours à peine avant la mort de Julia...

Pendant ce temps Nino est dans un hôpital militaire : il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Suite à une erreur, il a été déclaré mort... Mais des mois après, il s'en sort, défiguré mais bien vivant, et il retourne en Sicile. Il arrive dans son village, le soir même où Carmela, le croyant mort,  se marie avec un écrivain plus âgé qu'elle. 

Dépité, Nino va intégrer la mafia locale, la Cosa Nostra.

Ce qu'il ne sait pas...c'est qu'il a un fils, Salvatore, né pendant la guerre.

 

Le destin va obliger plusieurs fois les deux amis à se croiser et ils sauront alors se montrer, en tant qu'anciens alpini, respectueux l'un envers l'autre.  Lorenzo en particulier, nommé préfet de Sicile par Mussolini, n'oubliera jamais qu'il doit la vie à Nino...qu'il croyait mort lui-aussi. 

Ce que j'ai aimé...

 

C'est un roman agréable à lire et tout à fait captivant. L'écriture est plaisante et le récit fluide. On ne s'ennuie pas car il alterne récits de combats, correspondances, réflexions personnelles des personnages ou de leurs proches, compte-rendus de réunions réelles ou imaginées entre les différents protagonistes. 

Tous les faits historiques sont réels et les personnages fictifs se mêlent à la grande Histoire en toute harmonie. 

Le livre est bien structuré et découpé en périodes clairement définies ce qui donne des repères au lecteur : 1915, 1924, 1940...Chaque période est elle-même divisée en courts chapitres numérotés.

Enfin, le récit est étayé de poèmes, de mots ou d'expressions en italien ce qui le rend encore plus vivant. 

 

Les personnages ne sont pas figés et évoluent au cours du temps en particulier dans leur conviction personnelle ce qui donne un roman empli d'humanité.

En suivant les personnages fictifs ou réels, on découvre aussi la vie en Italie à cette époque, les différences entre le faste des villes et la pauvreté des campagnes isolées. 

Les femmes sont mises à l'honneur dans le roman que ce soit Carmela qui saura rebondir à chaque instant pour rester fidèle à elle-même ou Laura et avant elle Julia, qui sauront  s'opposer aux idées de leur milieu, à leurs risques et périls et toutes les autres, dont on peut au passage admirer le courage et la détermination durant ces années où rien n'était acquis pour elles, en particulier dans les campagnes. 

 

Malgré le côté romancé, j'ai appris des choses que je ne savais pas dans ce roman historique.

D'abord en ce qui concerne les faits de guerre, tout ce qui est décrit dans ce roman est réaliste : les lieux et les batailles sont décrites au plus près de la réalité. Les personnages qui entourent Mussolini ont pour la plupart réellement existé.

 

Ensuite, moi qui ne connaissais que bien peu de choses sur Mussolini, à part bien sûr que c'était un dictateur, fasciste et allié à Hitler pendant la seconde guerre mondiale et qu'il avait donc participé activement à déporter des milliers de personnes dans des camps, j'ai découvert une autre facette de l'homme, certes édulcorée dans le roman, mais néanmoins suffisamment intéressante pour me donner envie de relire sa biographie en détails.

Ici on découvre Mussolini dans sa vie de soldat, puis dans sa vie politique mouvementée, son désir de pouvoir, la naissance du partie fasciste qui trouve ses adeptes dans les anciens soldats méprisés et insultés par la population, le pourquoi de son alliance avec Hitler tardivement durant la dernière guerre.

Mais on découvre aussi son entourage et l'influence qu'il a eu sur lui, que ce soit les femmes ou les hommes du parti. 

 

Ce que j'ai moins aimé...

 

En dehors de certains personnages, bien évidemment !

J'ai trouvé certains passages du roman un peu moins agréable à lire, avec des descriptions des combats moins passionnantes à mes yeux car un peu trop longs et détaillés.

De plus il y a beaucoup de personnages et il est parfois difficile de s'y retrouver. 

Ils rient. Ils ont les désirs de leur vingt ans et, au village, il n'est pas question de papillonner auprès des filles, sauf à afficher une volonté de mariage. Pères et frères veillent au grain et ont le couteau facile.

Elle danse Laura...au mois de juillet 1936, la France est en fête. Le "Front popu" a gagné les élections...
ce qui se passe ici est intéressant. La gauche au pouvoir, on va voir ce que ça va donner, la vraie gauche. Pas celle des salons et des cafés philosophiques de Montparnasse, la bonne gauche aux mains calleuses et à la voix chaude, la gauche des petits matins avec la cafetière qui passe de main en main, celle des tapes sur l'épaule...la gauche des camarades. Dans ce monde, elle se sent bien Laura.

En conclusion, je suis bien certaine que ceux qui aiment les récits historiques vont se régaler en lisant ce gros pavé. J'ai passé moi-même un excellent moment de lecture... 

Je ne regrette pas d'avoir croisé cet auteur grâce à Babelio et une masse critique exceptionnelle, et à Albin Michel, l'éditeur, que je remercie ici.

De plus, j'ai lu ce roman en avant-première car il ne sort en librairie que le 2 octobre prochain...

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 05:24

 

Voilà donc comme promis la suite de la visite effectuée à Venise en 2012 avec un groupe d'adolescents.  

Je rappelle que cet article est une rediffusion...

 

Après Venise, nous avons visité deux îles de la lagune, connues des touristes du monde entier, Murano et Burano. 

L'île de Murano est la plus grande des îles de la lagune. Elle a été habitée en même temps que Venise. Elle est surtout connue pour ses verreries que l'on fabrique depuis le XIII° siècle.

On y trouve en plus des églises et du musée de la verrerie, de nombreux  Palais au bord du grand canal.

 

Les Vénitiens des siècles passés venaient l'été sur l'île pour se prélasser dans les nombreux jardins, l'île étant à cette époque plantée de vignes et de vergers.

Suite aux nombreux incendies qui ravagèrent Venise, le gouvernement des Doges décida de déplacer vers 1291 les verreries à Murano. Ceci permit également de préserver les secrets des verriers.

L'activité de l'île lui donna richesse et renommée. Elle a aujourd'hui 7000 habitants. 

 

La rue principale (le canal Rio Di Vetrai) est bordée de boutiques et de restaurants qui font le bonheur des touristes et aident bien les pêcheurs à vivre. 

La rue principale

La rue principale

Au bout de la rue principale...un joli clocher attire le regard et l'étoile de verre sur la placette, atteste de la présence des verriers sur l'île. 

Le clocher-horloge et l'étoile de verre bleue
Le clocher-horloge et l'étoile de verre bleue
Le clocher-horloge et l'étoile de verre bleue

Le clocher-horloge et l'étoile de verre bleue

Murano est également traversée par de nombreux canaux. 

Le Grand Canal de Murano et un second canal proche
Le Grand Canal de Murano et un second canal proche

Le Grand Canal de Murano et un second canal proche

Le Palazzo Da Mula est le plus célèbre des palais de l'île. 

Il présente une jolie architecture, typique de l'art gothique vénitien, avec une façade du XVe siècle. la loggia daterait de la Renaissance. Le palais possède une cour. Il est aujourd'hui le siège de la municipalité de Venise-Murano-Burano et abrite de nombreux bureaux, sauf au rez-de-chaussée, utilisé pour des activités culturelles.  

Le Palazzo Da Mula (Murano)
Le Palazzo Da Mula (Murano)

Le Palazzo Da Mula (Murano)

Avec les adolescents, nous avons visité l'atelier d'un maître-verrier et le voir au travail, a été un moment remarquable que mes photos ne mettent pas à l'honneur. 

L'entrée de l'atelier

L'entrée de l'atelier

La réalisation d'un petit chevalLa réalisation d'un petit cheval
La réalisation d'un petit cheval
La réalisation d'un petit chevalLa réalisation d'un petit cheval

La réalisation d'un petit cheval

On accède à l'île de Burano par le vaporetto qui longe toute une série de petites îles abandonnées de ruines ou de plantations qui servent de nidification aux nombreux oiseaux de la lagune. 

 

L'arrivée à Burano
L'arrivée à Burano
L'arrivée à Burano
L'arrivée à Burano

L'arrivée à Burano

L'arrivée sur cette petite île de pêcheurs est un choc pour les yeux après avoir navigué sur les eaux grises de la lagune. En effet, toutes les maisons sont colorées de bleu, de jaune, de rouge ou de couleurs mélangées. Même les rideaux aux portes et aux fenêtres sont assortis.

La tradition de peindre les maisons en couleur daterait du VII°siècle. Les pêcheurs pouvaient ainsi voir leur maison de loin dans la brume.

Les maisons sont toutes colorées
Les maisons sont toutes colorées
Les maisons sont toutes colorées
Les maisons sont toutes colorées

Les maisons sont toutes colorées

Cette île a su garder son authenticité, malgré les nombreux touristes qui la visitent tout au long de l'année.

Quelques vues de l'île de Burano
Quelques vues de l'île de Burano
Quelques vues de l'île de Burano
Quelques vues de l'île de Burano
Quelques vues de l'île de Burano

Quelques vues de l'île de Burano

Le linge est toujours étendu aux fenêtres et sèche au soleil et au vent. Nous sommes bien en Italie. 

Le linge sèche entre deux murs...
Le linge sèche entre deux murs...

Le linge sèche entre deux murs...

On y goûte le calme et la fraîcheur des "calle" (petites ruelles) qui permettent d'accéder à de toutes petites places adorables.

Une ruelle

Une ruelle

La religion est omniprésente et toutes les maisons sont protégées par des statues comme celle-ci.

Uns statue protégeant les propriétaires de la maison

Uns statue protégeant les propriétaires de la maison

Depuis le 16° siècle, la dentelle de Burano est très connue... car elle est faite à la main.

Louis XIV adorait cette dentelle au point de Venise qu'il portait sur ses cols. Il fit venir de l'île des dentellières jusqu'à Alençon et la cour entière raffolait du punto in aria, point caractéristique de l'île.

Tombé dans l'oubli à cause de la concurrence, cet art a repris vers le XIX° siècle.

 

Il a existé sur l'île depuis 1872, une école de dentellière intégrée au musée de la dentelle dans l'ancien palais du Podestat. Elle est malheureusement fermée depuis 1995. Ses murs abritent aujourd'hui un musée de la dentelle que j'aurais adoré visiter...

Une des boutiques

Une des boutiques

Le Musée de la dentelle (il museo del merletto)
Le Musée de la dentelle (il museo del merletto)

Le Musée de la dentelle (il museo del merletto)

Mais ne nous faisons pas d'illusion, la dentelle vendue aujourd'hui à Burano est fabriquée en Chine même si cette dentellière nous laisse supposer le contraire...

Une dentellière d'aujourd'hui dans sa maison

Une dentellière d'aujourd'hui dans sa maison

Et pour terminer la visite de Burano, je vous montre la seule photo prise sur la place principale de l'île. C'est l'église San Martino avec son clocher incliné caractéristique. 

 

Murano et Burano sont des îles sans voiture ! 

Quelques photos des îles de la lagune : Murano et Burano

Voilà la rediffusion de mes articles sur ce voyage à Venise est désormais terminée. J'espère que ce court voyage vous a plu. 

 

Pour ceux qui le souhaitent, je vous invite à poursuivre ce voyage en visitant Vérone, la ville rose italienne ICI et ICI ; le Castelvecchio ICI ; La Piazza delle Herbe ICI ; La piazza dei Signori ICI ; et enfin, une dernière visite de Vérone, monuments et bords de l'Adige ICI.

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 05:24
L'arrivée à Venise

L'arrivée à Venise

Je rappelle que cet article est une rediffusion...

 

Deux jours à Venise (plus un jour à Vérone) ce n'est pas beaucoup et bien entendu nous n'avons pas eu le temps de voir tout ce que nous aurions eu envie de voir. A la fois c'est frustrant, et à la fois, c'est déjà beaucoup puisque je n'y étais jamais allée. 

Cela a été un grand plaisir pour moi de partager ce voyage avec mes collègues et les ados qui soit dit en passant, ont tous été remarquablement attentifs et intéressés. 

 

Nous étions logés à la Punta Sabbioni et c'est de son embarcadère que nous avons emprunté le vaporetto pour nous rendre à Venise. 

Arrivée du vaporetto alla Punta Sabbioni
Arrivée du vaporetto alla Punta Sabbioni
Arrivée du vaporetto alla Punta Sabbioni

Arrivée du vaporetto alla Punta Sabbioni

En route, les vues sur la lagune représentent déjà un beau voyage...les oiseaux s'envolent à notre passage et nous croisons de nombreuses barques de pêcheurs. 

En route vers Venise, à bord du vaporetto...En route vers Venise, à bord du vaporetto...
En route vers Venise, à bord du vaporetto...

En route vers Venise, à bord du vaporetto...

L'arrivée est superbe et nous met déjà dans l'ambiance...

 

On a tout de suite une belle vue sur le Palais des Doges et le Campanile, dont je vous reparlerai plus bas dans l'article. 

Le Palais des Doges et le Campanile

Le Palais des Doges et le Campanile

Santa Maria della Salute.

Santa Maria della Salute.

Et enfin sur Santa Maria della Pietà devant laquelle nous allons débarquer. 

 Santa Maria della Pietà

Santa Maria della Pietà

La première chose que nous avons eu envie d'aller voir puisque c'est juste à côté de l'endroit où le vaporetto nous a déposé, c'est...le Pont des Soupirs évidemment. 

Il reliait l'ancien tribunal à la prison des Plombs située sous les toits du Palais des Doges. 

Le Pont porte ce nom car les vénitiens imaginaient les plaintes des malheureux qui le franchissaient pour circuler entre leur cachot et le tribunal. Les prisonniers s'y croisaient sans se voir car il s'agit d'un double couloir.

De style baroque, il a été construit en 1602. C'est le seul pont couvert de Venise.

Le célèbre Pont des Soupirs
Le célèbre Pont des Soupirs

Le célèbre Pont des Soupirs

Puis évidemment nous avons rejoint la Place Saint-Marc

 

Vue aérienne de la place (photo du net)

Vue aérienne de la place (photo du net)

La première chose que l'on remarque, ce sont les deux colonnes de granit qui font partie des richesses qui ont été ramenées de Constantinople au XII° siècle, après le pillage de la ville. 

Saint Marc, représenté par le lion ailé est le symbole actuel de Venise. On le retrouve partout. Saint Théodore, était le premier saint protecteur de la ville. Il est représenté terrassant un dragon.

Les Vénitiens superstitieux ne passent jamais entre les deux colonnes car c'est là qu'avaient lieu les exécutions. 

Saint Marc et Saint Théodore sur les deux colonnes de la piazzetta san marco
Saint Marc et Saint Théodore sur les deux colonnes de la piazzetta san marco

Saint Marc et Saint Théodore sur les deux colonnes de la piazzetta san marco

La Tour de l'horloge est appelée aussi Tour des Maures car au sommet se trouvent deux automates maures frappant les heures.

On y retrouve le lion ailé sur fond de ciel étoilé. Sur l'horloge, tous les signes du zodiaque sont représentés ainsi que la position du soleil et de la lune.

La tour s'est effondrée au XV° siècle et a été totalement reconstruite. 

La légende raconte que les concepteurs sont devenus aveugles après la réalisation ne pouvant ainsi plus refaire le même travail ailleurs...

La Tour de l'horloge
La Tour de l'horloge
La Tour de l'horloge

La Tour de l'horloge

La basilique San Marco était en travaux.

Construite au IX°, la basilique est un mélange de genres. Elle est le témoin de l'histoire de Venise et symbolise son identité et ses origines multiples. Elle est pour cela un monument unique !

La grandeur et la richesse de Venise se retrouvent dans ses ornements. Construite au fil du temps, on y trouve les styles byzantin, islamique, gothique et renaissance.

Au sommet se trouve une terrasse d'où le doge observait les fêtes de la ville. Les dômes sont recouverts de  plomb. La façade avec ses 5 arcades est plutôt byzantine. Le couronnement est gothique et orné de mosaïques. 

La basilique Saint-Marc
La basilique Saint-Marc
La basilique Saint-Marc

La basilique Saint-Marc

Voici le portail de la basilique côté piazzetta et...quelques autres détails architecturaux. 

Nous n'avions pas prévu de visiter l'intérieur.

Le portail côté piazetta
Le portail côté piazetta
Le portail côté piazetta
Le portail côté piazetta

Le portail côté piazetta

Le Campanile mesure 98m50 de hauteur. Il était surnommé autrefois, le Patron des vénitiens, car il servait de tour de garde. La tour a servi aussi de phare aux voyageurs et au pêcheurs car Venise est souvent dans le brouillard. Galilée y a placé sa lunette pour observer les étoiles.

Effondrée sans faire de victimes (sauf un chat) en 1902, elle a été totalement reconstruite avec de nouvelles fondations.

Sa base est de style roman, mais le couronnement où se trouvent les cloches, est de style gothique.

Accolée au campanile, vous apercevez le long bâtiment de la Libreria, bâti en 1550, qui abrite des collections anciennes de livres, de manuscrits et d'incunables. 

 

Le Campanile et la libreria
Le Campanile et la libreria
Le Campanile et la libreria
Le Campanile et la libreria

Le Campanile et la libreria

Le Palais des Doges ou Palaccio ducale...

Nous avons pu avoir une visite commentée très intéressante, en partie en VO avec les élèves. 

La Palais des Doges a été bâti en 1340 sur les ruines de l'ancien palais qui était un simple château-fort et qui a été détruit par un incendie. Jusqu'au XVI° siècle, il abritait sous les toits, les prisons appelées les plombs (piombi en italien) car leur toit était fabriqué en plaques de plomb. Il y faisait très chaud en été (jusqu'à 50 °)et très froid en hiver...

 

C'est dans cette prison que le célèbre Giacomo Casanova a séjourné. Écrivain, aventurier et séducteur, Casanova a été emprisonné en 1756 et accusé de libertinage, occultisme et propagande anti-religieuse. Quatorze mois après, il réussit à s'échapper. Il est  le seul prisonnier à s'être évadé de façon spectaculaire de cette prison, située sous les toits et son évasion reste encore aujourd'hui inexpliquée. 

 

Puis, une nouvelle prison fut construite sous le bâtiment à côté du palais. Les prisonniers se rendant au palais par le célèbre Pont des soupirs. Là, ils ne souffraient plus ni du froid ni de la chaleur, mais de l'humidité voire des inondations.

A côté des plombs, il y avait tout une série de bureaux, de bibliothèques, de salles de torture, de salles de conseil à l'abri des regards extérieurs. Là, des hauts fonctionnaires travaillaient parfois jusque tard dans la nuit dans le plus grand secret et c'est là que le véritable pouvoir s'exerçait. Toutes les affaires importantes de la République s'y réglaient.

Les ambassadeurs et haut dignitaires ne soupçonnaient pas l'existence de cette administration cachée.

 

On peut aujourd'hui visiter les itinerari segreti ainsi que les salles du palais décorées par les plus célèbres peintres vénitiens.

Vue de la basilique de la cour intérieure  du Palais des Doges
Vue de la basilique de la cour intérieure  du Palais des Doges
Vue de la basilique de la cour intérieure  du Palais des Doges

Vue de la basilique de la cour intérieure du Palais des Doges

Nous avons bien évidemment visité aussi  la ville... 

Les canaux intérieurs font partie des plaisirs de la découverte. 

Les canaux intérieurs
Les canaux intérieurs
Les canaux intérieurs

Les canaux intérieurs

Cette épicerie ambulante avait été photographiée par un des élèves.

Une épicerie ambulante (photo prise par un élève)

Une épicerie ambulante (photo prise par un élève)

Le Grand Canal est l'artère principale maritime de la ville. Il a une forme de S inversé. Il est rejoint par 47 canaux plus petits et 7 ponts le franchissent dont 4 uniquement piétons.

Le plus ancien pont piétonnier est celui du Rialto qui était le seul passage possible jusqu'au milieu du XIXe siècle. Il y a eu ensuite le Pont de la Constitution, le Pont des Déchaussés et le Pont de l'Académie, le seul que j'ai franchi !  

Le Grand Canal vu du ciel (photo wikipedia)

Le Grand Canal vu du ciel (photo wikipedia)

Les Grand Canal vu du pont de l'Académie
Les Grand Canal vu du pont de l'Académie

Les Grand Canal vu du pont de l'Académie

Le Pont de l'académie

Le Pont de l'académie

Nous avons pu aussi nous rendre dans le quartier du Dorsoduro pour faire des achats de masques vénitiens dans la boutique Ca'Macana.

Là, les groupes de touristes peuvent assister à des conférences, des ateliers sur rendez-vous.

Nos ados ont adoré les explications de l'équipe d'animation. C'est une équipe très sympa et très pédagogue et les masques sont superbes.

Vous pouvez visiter leur site ICI ou visionner la vidéo ci-dessous. 

L'intérieur de la boutiqueL'intérieur de la boutique
L'intérieur de la boutiqueL'intérieur de la boutique
L'intérieur de la boutiqueL'intérieur de la boutique
L'intérieur de la boutiqueL'intérieur de la boutique

L'intérieur de la boutique

Venise et ses merveilles plongent inexorablement dans la mer. Dans 20 ans, la ville pourrait se situer 8 cm plus bas, or elle a déjà perdu 12 cm depuis le début du XX° siècle. Les spécialistes et les autorités se mobilisent...

Vous pouvez lire de nombreux articles à ce sujet sur le net, je vous propose celui de Futura Sciences Ici

 

Dans mon troisième article, je vous emmènerai à Murano et Burano, deux îles de la lagune, enfin comme d'habitude si cette rediffusion, vous intéresse et...si vous le voulez bien ! 

Une bouche de dénonciation du palais ducal

Une bouche de dénonciation du palais ducal

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 05:21

 

Cet article est une rediffusion.

Il avait été diffusé précédemment en mai 2012 au tout début de la création de ce blog. Comme il n'avait reçu aucun commentaire et sans nul doute aucune visite, j'ai pensé que cela serait une bonne idée de le publier à nouveau en effectuant quelques modifications de mise en page. Bien entendu pour que les liens persistent, je n'ai pas changé le titre. 

C'est le premier article d'une trilogie qui retrace un voyage scolaire à Venise fait avec des collégiens en 2012. Ce n'était pas toujours facile de faire des photos, car la priorité était bien entendu les activités prévues avec les 50 ados du voyage.

 

Tout d'abord, je vous propose un historique illustré de la cité des Doges qui n'a pas la prétention d'être exhaustif. 

Ce sont de simples repères que j'ai voulu prendre avant mon voyage, pour donner quelques explications aux jeunes en cours de route.  

A l'origine la Vénétie était une province romaine. Les fouilles archéologiques sous-marines actuelles ont permis de découvrir que les îlots de la lagune vénitienne étaient déjà habités au temps de l'Empire romain. Mais la montée des eaux aurait obligé la population à les évacuer. 

Puis, les populations passent sous l'autorité de Byzance. 

L'Italie est envahie ensuite par les Huns d'Attila, puis par les Lombards. Tous font fuir les populations autochtones vers les îlots perdus au milieu des marécages et des roseaux, et habités jusqu'alors seulement par quelques familles de pêcheurs. 

Vers l'an 568, les populations s'établissent durablement sur ces îles.

 

Vers 697, les vénitiens élisent leur premier doge Paoluccio Anafesto. Il y restera jusqu'en 717. La légende lui attribue les premiers travaux de fortification de la ville ainsi que l'arsenal.

 

 

Charlemagne envoie son fils conquérir la Vénétie. Il échouera dans sa tâche et sera obligé de signer des accords avec Byzance, accords qui lui ouvriront des relations commerciales fructueuses avec Venise.

Suite à ces événements, vers l'an 809, le chef de Venise, le doge Angelo Participazio s'installe au Rialto. On lui doit la modernisation de la ville et la construction de ponts et de nouvelles voies d'eaux dont le Grand Canal. Venise est est née !

 

L'économie de la ville commence à se diversifier : les premiers verriers apparaissent. La facilité d'accès par voie maritime de l'île fait le reste.

Torcello puis Rialto prennent progressivement de l'importance au niveau du commerce et Venise devient la plus grande puissance économique de méditerranée, ouverte vers le commerce oriental par mer et par voie de terre (épices, soie, produits rares et chers comme l'or ou les pierres précieuses...).

Elle participe également à la géographie moderne, le commerce vénitien favorisant l'établissement de nombreuses cartes sur les pays traversés.

   

Vers 828, un nouveau saint apparaît. C'est Saint-Marc (San Marco), dont les reliques viennent d'être ramenées d'Alexandrie par des pêcheurs (en fait elles ont été volées !). San Marco devient patron de la ville (et remplace Saint-Théodore).

Les reliques sont installées dans la basilique Saint-Marc (San Marco), située sur la place éponyme. 

La basilique Saint Marc

La basilique Saint Marc

Venise prend son indépendance par rapport à Byzance, et le lion ailé de Saint-Marc devient définitivement le symbole de la Cité des Doges. 

Aujourd'hui, sur la Piazetta San Marco, on retrouve les statues qui symbolisent les deux saints.

Saint Marc et Saint Théodore sur la place Saint Marc
Saint Marc et Saint Théodore sur la place Saint Marc

Saint Marc et Saint Théodore sur la place Saint Marc

Au Moyen Âge, la ville est prospère et bien située entre l'Orient et l'Occident. Sa position sur la lagune la protège de ses ennemis.

Les vénitiens se dotent d'une puissante flotte et participent au transport des croisés en Terre sainte en monnayant chaque voyage et en négociant terres et avantages sur les conquêtes des Croisés. Venise détourne la 4ème croisade à son profit, et ramène de Constantinople, qui est pillée et détruite, de nombreuses richesses qui vont servir à embellir la ville.

 

En 1143, une nouvelle assemblée, le Conseil des Sages est créée.

Vers 1170, La République de Venise transforme ses institutions en profondeur. Ces institutions seront encore en fonction 6 siècles plus tard. Tout d'abord élu par le peuple, le Doge est maintenant élu par un conseil et contrôlé de plus en plus par les familles nobles de la ville. Mais il y a une véritable séparation de l'Eglise et de l'Etat (ce qui n'est pas le cas dans les autres pays d'Europe).

En 1172, Le Conseil des sages devient le Grand Conseil. C'est l'année de naissance du "mythe divin" selon lequel Dieu dicterait les lois de la République et unirait le Doge au Grand Conseil.

 

Au XIV° et XV° siècle c'est le temps des guerres... en particulier contre Gênes la principale concurrente commerciale. Les vénitiens veulent surtout sécuriser leurs routes maritimes.

Photo wikipedia

Photo wikipedia

C'est en 1348 que la peste s'abat sur la ville tuant la moitié de la population. C'est une catastrophe pour tous.

C'est à cette époque que la cité est divisée en 6 sestieri = 6 quartiers toujours actuels (Cannaregio, San Marco, Castello, Santa Croce, Dorsoduro et San Polo) symbolisés par les 6 dents que l'on voit sur la figure de proue des gondoles.

 

La figure de proue d'une gondole (photo wikipedia) 

Les six quartiers de la ville (Photo wikipedia)

Les six quartiers de la ville (Photo wikipedia)

Le XV° siècle est aussi celui de l'expansion de Venise. Mais la découverte du Nouveau monde par Christophe Colomb change la donne : les routes maritimes sont profondément modifiées et Venise commence à décliner.

Au XVI° siècle, Venise doit affronter le roi de France louis XII qui se ligue avec le pape et l'empereur Maximilien. Venise toujours en guerre contre les Ottomans s'affaiblit en perdant plusieurs comptoirs commerciaux en Orient.

En 1796, la République de Venise est conquise par Napoléon Bonaparte qui la cède à l'Autriche. Puis l'Autriche la restitue, puis la reprend...

Venise devient enfin italienne en 1866 et indépendante !

La République de Venise en 1796

La République de Venise en 1796

Aujourdhui Venise et sa lagune sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

Venise n'est pas construite sur l'eau comme beaucoup de gens le croient mais sur les alluvions déposés par la mer et qui ont formé les îlots.

Construite en bois jusqu'au VI° siècle, Venise fut fréquemment ravagée par des incendies. Les vénitiens reconstruisent alors en apportant de nouveaux matériaux et modernisent ainsi peu à peu leur ville.

Les monuments les plus élevés et lourds sont construits sur des pieux de 2 à 4 mètres de long qui s'enfoncent dans le sol et sont plantés très serrés puis reliés entre eux. Un plancher de bois sert ensuite de base à la maçonnerie.

Pour les constructions très proches de l'eau, c'est la pierre d'Istrie (pierre blanche originaires des Balkans) qui résiste à l'eau salée, qui sert de base. Les constructions sont alors plus solides et résistent à l'érosion de la mer.

Les charpentes, pieux  et planchers sont souvent en chêne, aulne ou mélèze,  très résistants au temps. Le bois permet aussi de donner aux édifices une certaine souplesse, car le sol des îles est mouvant, instable et humide. Les fenêtres très nombreuses en façade allègent l'ensemble.

La lagune est sujette à de grandes variations du niveau de l'eau provoquant des phénomènes comme l'acqua alta bien connu des vénitiens d'aujourd'hui et inondant les îlots ou la place Saint Marc comme ci-dessous, ou l'acqua bassa qui rend impraticable à la circulation certains canaux alors trop peu profonds.

 

 L'acqua alta (Photo wikipedia)

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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 06:24
Albin Michel, janvier 2019

Albin Michel, janvier 2019

Par la fenêtre, le ciel se teintait de feuille de rose et les collines d'orpiment, les prairies de vert incandescent et la rivière d'or.

Parmi tous les peintres qui se réclamaient de Giotto, il était un des rares à en poursuivre vraiment l'esprit et la manière. Il peignait la vie de l'âme avec une puissance et une finesse où semblait se refléter l'âme même de Florence. Mais plus j'entrais en possession de mes moyens, plus je sentais qu'il m'y manquait quelque chose.

Tu auras compris ce que je pense de cet espace soumis aux lois de la perspective que tu vantes comme l'invention suprême : il ne vaut que dans la mesure où on est capable de le faire éclater. De même que le monde est plus que ce qu'en perçoit notre œil, et notre vie ne vaut que par ce qui la dépasse. L'essentiel, qui est la présence réelle cachée en toutes choses, est infigurable géométriquement.

Nous sommes à Florence au début du XVe siècle. Les rivalités sont explosives, les violences quotidiennes et les règlements de compte sanglants. 

Giovanni a découvert très tôt qu'il aimait dessiner et peindre. Depuis qu'il est orphelin, il erre dans la ville, dessinant ici ou là, au hasard de ses envies, avec son charbon de vigne, son pinceau en poil de chèvre et ses pigments fabriqués avec des mousses ou des fruits...

La chance lui sourit, car il a à peine 9 ans lorsqu'il rentre comme apprenti chez Starnina qui a remarqué sa fougue et son habileté. 

 

Les nouvelles tendances sont à la recherche des volumes et des techniques de dessins mathématiques. La géométrie, les proportions, la perspective font leur apparition dans les fresques et tableaux. L'espace donne du relief aux réalisations. 

 

A 16 ans, Giovanni devient le premier assistant de son maître. Il va découvrir avec son ami Brunelleschi, l'art de Sienne.

Il en revient tout ébloui.

Mais comme faire pour trouver son propre style ?

 

Il va d'abord se révolter contre son maître qui lui impose sa façon de faire. Puis tomber fou amoureux de la belle Léonora...Mais cet amour est impossible :  le père veille, il est marchand de soie et il n'est pas question qu'il donne sa fille à un simple fils de teinturier.

Léonora est alors enfermée au couvent.

Mais ce malheur n'arrive pas seul : la peste rôde et lui prend sa bien-aimée. Fou de douleur, Giovanni va s'enfuir et vivre pendant de longues années, une vie la plus éloignée possible de l'art...et de Florence. 

 

Il lui faudra apprendre encore longtemps de son maître, même une fois loin de lui, avant de pouvoir revenir et exercer son art, en adulte accompli ayant trouvé son chemin.

 

Arrivera-t-il pour autant un jour, à exprimer la lumière dans ses tableaux...une lumière nécessaire pour donner vie à ses œuvres ? 

Il l'a cherché toute sa vie durant alors qu'elle était là, tout simplement bien tapie en lui. C'est lui qui était aveugle et ne pouvait la voir...

Travaille. Les intuitions dernières ne sont données qu'à ceux qui s'y trouvent. Et pour s'y trouver, il faut rester au cœur de son travail. Quand ta pensée se trouble, quand le doute t'assaille ou le désespoir te saisit, laisse-toi guider par les contraintes de ton art...

Voilà un court roman de 140 pages à peine. Il est au premier abord facile à lire et j'ai découvert l'auteur avec plaisir car c'est un roman bien écrit. 

Ce roman initiatique se présente sous la forme d'une longue lettre, écrite par Giovanni à un destinataire inconnu, dont le lecteur ne comprendra l'identité qu'à la toute fin du roman (bien que je m'en sois doutée avant la fin...). 

 

Ce roman peut être proposé aux ados à partir de 15 ans. Il peut se lire à plusieurs niveaux comme une simple quête d'identité, la recherche d'une vie meilleure auquel l'art apporterait tout son sens, sur fond d'histoire d'amour impossible et romantique. 

 

Il s'adresse aux passionnés de peinture et d'art, ainsi qu'à ceux qui veulent en savoir plus sur la naissance de la Renaissance italienne et en particulier, sur le fameux Quattrocento. 

Ceux qui s'intéressent à la spiritualité y verront sans nul doute un message supplémentaire. Giovanni pense qu'il va pouvoir transformer le monde grâce à sa peinture. Il ne cesse de se remettre en questions et de questionner le monde. Mais ce que cherche Giovanni au fond de lui, c'est son propre Salut...

 

Voilà une lecture agréable mais qui pourtant ne me laissera pas un souvenir impérissable. Il m'a manqué un petit quelque chose pour entrer complètement dans le roman. Malgré d'intéressants passages historiques, de belles phrases poétiques et de nombreuses réflexions sur l'art et la peinture, ainsi que sur la religion et son emprise sur la vie quotidienne de l'époque, je suis restée trop spectatrice...et c'est dommage ! 

 

Merci à Babelio et à l'éditeur Albin Michel qui m'ont envoyé ce roman lors d'une masse critique exceptionnelle. 

tous les livres sur Babelio.com

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 06:16

 

 

Voici une dernière petite visite de la ville...

 

En ce temps-là, la délation était de mise et tout le monde était fier de pouvoir dénoncer son voisin mais il le faisait de manière anonyme.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui, n'est-ce-pas ?

 

C'est ainsi que dans certaines villes italiennes les fameuses bouches de la vérité étaient installées dans les points stratégiques de la ville et en particulier devant le palais de justice.

 

La plus célèbre est bien sûr à Rome où selon la légende, elle serait capable de manger la main d'un menteur ; le palais des Doges à Venise en cache une que les Vénitiens surnommaient la "bocca di leone".

A Vérone, la bouche de la vérité est située à l'extérieur du Palazzo del Comune, le dernier palais que je vous ai montré lors de notre précédente visite de Verone, sur la place des Seigneurs. Ainsi elle était facilement accessible pour tous les délateurs !

 

 

Bouche de la vérité / Bocca della verità (Vérone)

Bouche de la vérité / Bocca della verità (Vérone)

 

La ville de Vérone est riche en monuments...et je suis loin de les avoir tous vus ! 

 

Parmi eux, nous avons déjà fait une petite visite...

 

- aux arènes de Vérone.

 

- à la maison de Juliette.

 

- à la Place des Herbes.

 

- à la Place des Seigneurs et aux tombeaux de la famille Scaligeri.

 

- au Castelvecchio.

 

Vous pouvez situer certains d'entre eux sur le plan ci-dessous...

Quelques visites incontournables à faire à Vérone

Quelques visites incontournables à faire à Vérone

 

Je suis juste passée devant la Basilique Sant' Anastasia, une église gothique qui est située sur une place portant son nom.

Je ne l'ai pas visité mais vous pouvez avoir une vue d'ensemble de la place et le détail du portail. 

 

Sur la même place, se trouve l'Arca di Castelbarco et le Tombeau de Gugliermo da Castelbarco attenante à l'église San Pietro Martire.

Sous l'arche se situe le conservatoire de musique de la ville...

Place Sant'Anastasia  (photo wikipedia)

Place Sant'Anastasia (photo wikipedia)

En face, l'entrée de la Basilique Sant' Anastasia

En face, l'entrée de la Basilique Sant' Anastasia

Le portail de la Basilique vu de près

Le portail de la Basilique vu de près

L'entrée latérale de l'église San Pietro Martire et l'Arca di Castelbarco à sa droite
L'entrée latérale de l'église San Pietro Martire et l'Arca di Castelbarco à sa droite

L'entrée latérale de l'église San Pietro Martire et l'Arca di Castelbarco à sa droite

LArca di Castelbarco et le Tombeau de Gugliermo da Castelbarco au-dessus
LArca di Castelbarco et le Tombeau de Gugliermo da Castelbarco au-dessus

LArca di Castelbarco et le Tombeau de Gugliermo da Castelbarco au-dessus

 

 

Une autre église renommée à Vérone est la magnifique Cathédrale Santa Maria Matricolare qu'on appelle aussi  le "Duomo di Verona"...

 

Cette cathédrale de style roman est construite à l'emplacement de deux anciens édifices dont on retrouve des traces. 

En fait il s'agit non pas d'un seul édifice mais de tout un complexe qui est situé sur la rive droite de l'Adige et qui se reconnaît grâce au clocher blanc, sans flèche.

 

La façade, construite en tuf alternant avec des briques, est caractérisée par le porche d'entrée avec ses deux griffons qui l'ornent les deux côtés.  

 

 

Entrée de la Cathédrale Santa Maria Matricolare ou Duomo
Entrée de la Cathédrale Santa Maria Matricolare ou Duomo
Entrée de la Cathédrale Santa Maria Matricolare ou Duomo

Entrée de la Cathédrale Santa Maria Matricolare ou Duomo

 

Hélas, beaucoup de mes photos ont été trop sombres.

Je vous donne donc un simple aperçu de l'intérieur d'une grande richesse. Il y a de nombreuses chapelles latérales, des monuments funèbres, plusieurs orgues et un choeur magnifique...

 

Par exemple, je n'ai pas réussi mes photos de l'horloge monumentale qui se trouve en contre-façade, ni de la chaire toute en marquetterie, je les ai donc emprunté à wikipedia.

 

Photos wikipedia
Photos wikipedia

Photos wikipedia

 

N'oubliez pas de cliquer sur les flèches

 

pour faire défiler les photos du diaporama. 

 

L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...

L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...

 

 

Puis nous avons visiter le joli cloître roman qui se trouve quelques rues plus loin et fait partie du complexe du Duomo...

En allant au cloître...

En allant au cloître...

Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.
Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.
Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.

Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.

 

Je ne suis pas allée jusqu'au théâtre romain ; je n'ai pas visité non plus la basilique Saint Zenon construite au IVème siècle ; et bien d'autres monuments...

 

J'aurais aimé flâner sur un des magnifiques ponts de la ville mais je n'ai pas eu le temps de le faire.

 

Alors nous terminerons tout simplement la visite par une petite balade sur les bords de l'Adige...

Les bords de l'Adige et l'église San Giorgio in Braida
Les bords de l'Adige et l'église San Giorgio in BraidaLes bords de l'Adige et l'église San Giorgio in Braida
Les bords de l'Adige et l'église San Giorgio in BraidaLes bords de l'Adige et l'église San Giorgio in Braida

Les bords de l'Adige et l'église San Giorgio in Braida

 

L'Adige, comme beaucoup de fleuves, a aussi quitté fréquemment son lit et je vous assure que lorsqu'on se promène sur ses berges et que l'on voit jusqu'où les eaux sont montées lors de la crue mémorable de 1882, c'est tout à fait impressionnant...

A cette époque le fleuve avait rompu les digues en neuf points, entrainant l'inondation d'une partie de la ville de Trente, en amont de Vérone.

 

Pour sauver la ville de Vérone des inondations à venir, un tunnel a ensuite été construit durant la seconde partie du XXème siècle. Il permet le déversement des eaux du fleuve dans le lac de Garde, en cas de forte crue.

Mais ce déversement met en péril l'équilibre écologique du lac.

C'est donc une solution de secours qui ne peut être utilisée qu'en cas d'extrême urgence...

D'autres crues moins importantes, mais non moins dévastatrices, ont eu lieu en 1966 et 1981. A ces deux occasions le tunnel a été utilisé...et a fait ses preuves pour protéger à la fois les populations mais aussi le patrimoine local. 

 

Le niveau de l'eau en 1882.

Le niveau de l'eau en 1882.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 06:23

 

Si vous le voulez bien, je vais encore vous parler un peu de Vérone...

 

La seconde place importante de Vérone est la Piazza dei Signori (= la Place des Seigneurs).

Elle date du Moyen Âge, du temps où la famille Scaligeri régnait sur Vérone...

 
Vérone (5) La Piazza dei signori

 

Elle est moins pittoresque et plus solennelle que la Piazza delle Erbe, mais beaucoup plus tranquille...car elle n'est pas le carrefour obligé de tous les habitants : il y a seulement les touristes qui s'y rendent et les quelques personnes qui travaillent dans le coin !

 

Cette place était le coeur politique de la ville. C'est là que résidaient les puissants maîtres de l'ancienne Vérone !

Du coup l'architecture est encore très riche car la place est bordée de nombreux palais construits entre le XIIème et le XVème siècle présentant de nombreuses arcades, des blasons en marbre en façade, des fenêtres à l'architecture variée...

 

On la surnomme aussi la Piazza Dante car la statue du poète, sculptée en marbre blanc de Carrare, et mesurant environ 5 mètres, est érigée en son centre depuis 1865, date à laquelle on a célébré le 600ème anniversaire de sa naissance.

Dante est vénéré à Vérone car il y passa treize ans de sa vie en exil. 

 

La statue de Dante

La statue de Dante

 

A peine arrivé sur la place,  on aperçoit d'abord le Palazzo Domus Nova, à notre gauche. Construit au XIIIème, il a été renové au XVIIème lors de la chute des Scaligeri, et arbore maintenant une superbe façade blanche néoclassique.

Ce palais fut la résidence des juges vénitiens. On le surnomme d'ailleurs aussi le Palazzo dei Giudici (ou Palais des Juges).

 

C'est très compliqué de retenir le nom des palais car ils ont souvent changé de nom au cours de l'histoire et selon l'usage qu'ils ont eu au cours du temps...

Ne vous inquiétez pas...je ne ferai pas d'interro !

 
Le Palazzo Domus Nova

Le Palazzo Domus Nova

 

Puis à côté se trouve une maison datant du XIVème siècle et qui a été entièrement rénovée dans le style Renaissance et accueille au rez-de-chaussée, l'Antico Caffè Dante, le plus vieux café de Vérone, construit en 1837.

C'est la Casa della Pietà...

La Casa della Pietà

La Casa della Pietà

 

Sa façade rouge s'agrémente d'un bas-relief représentant une femme assise et tenant un drapeau, symbole de la ville de Vérone sous le règne de Venise.

On y trouve aussi plusieurs sculptures en marbre blanc qui je crois représentent l'aigle impérial, aigle qui se retrouve aussi sur le blason des Della Scala (en italien on dit la  famiglia scaligera ou gli Scaligeri).

 

Les sculptures en marbre blanc apposées sur la façade
Les sculptures en marbre blanc apposées sur la façade

Les sculptures en marbre blanc apposées sur la façade

 

A droite, une arcade sépare la Casa della Pietà de la Loggia del Consiglio

Sur l'arcade, on aperçoit la statue de Girolamo Fracastoro (Jérôme Fracastor), natif de Vérone et considéré comme un des plus grands médecins de tous les temps. Il était également astronome et philosophe. La statue a été édifiée deux ans après sa mort survenue en 1553.

 

 Statue de Girolamo Fracastoro
 Statue de Girolamo Fracastoro

Statue de Girolamo Fracastoro

 

La Loggia del Consiglio a été construite au XVème siècle et accueillait, comme son nom nous l'indique, les réunions du Grand Conseil.

Au sommet se trouvent des statues représentant des poètes et historiens qui font partie, eux aussi, des personnages célèbres de Vérone.

De nombreuses sculptures et des fresques décorent le bâtiment...

La  Loggia del Consiglio
La  Loggia del Consiglio

La Loggia del Consiglio

 

Au fond de la place, à côté de la Loggia del Consiglio se trouve le Palazzo del Podestà. Il s'agit d'un manoir médiéval, utilisé ensuite comme résidence des seigneurs.  On l'appelle aussi le Palazzo Scaligeri et Palais de la Préfecture !

Vous avez le choix...

C'est dans cette maison que Dante a vécu ses années d'exil. 

 

Le bâtiment est caractérisé par ses créneaux en queue d'aronde que l'on voit plutôt sur la photo empruntée à wikipedia car lorsque j'étais à Vérone, il y avait des travaux de rénovation sur la façade, donc des échaffaudages et de grands plastiques devant les fameux créneaux !.

Le portail qui rappelle les arcs de triomphe romains s'appelle le portail de Sanmicheli, du nom de Michele Sanmicheli qui l'a réalisé en 1553.

A l'époque de la domination vénitienne, le lion, symbole de Venise a été rajouté sur la façade du palais. 

Voilà à quoi ressemblait le palais lors de ma visite !

Voilà à quoi ressemblait le palais lors de ma visite !

Photo wikipedia !

Photo wikipedia !

Le portail du Palazzo del Podestà avec son lion

Le portail du Palazzo del Podestà avec son lion

 

 

Une des façades du palais donne aussi sur la cour des tombeaux de la famille Scaligeri, juste sur le parvis de l'église de Santa Maria Antica qui était la chapelle de la famille.

Les tombeaux sont décorés de sculptures gothiques que personnellement j'apprécie moins, mais qui restent remarquables par le travail qu'elles représentent. 

Les sculptures décrivent de véritables faits d'arme des défunts et racontent donc l'histoire héroïque de la famille...

 

Les tombeaux et leurs décorations sculpturales
Les tombeaux et leurs décorations sculpturales
Les tombeaux et leurs décorations sculpturales
Les tombeaux et leurs décorations sculpturales
Les tombeaux et leurs décorations sculpturales
Les tombeaux et leurs décorations sculpturales

Les tombeaux et leurs décorations sculpturales

 

Enfin, on peut y admirer aussi le Palazzo del Capitano datant du XVIème siècle (Palais du Capitaine) ancienne demeure du gouverneur de la ville qui est devenu le Palazzo dei Tribunali (Palais de Tribunal) .

Au départ ce grand palais avait été construit avec trois tours carrées aux angles de l'édifice. Il en reste une seule rénovée en 1882. La tour est visible aussi bien de la Piazza delle Erbe que de la Piazza dei Signori.

Elle est reliée par un arc au Palazzo del Comune (Palais de la Commune) qui s'appelle aussi le Palazzo della Ragione.

 

Même moi je m'y perds avec tous ces palais qui changent de nom !!

 

 

Le  Palais du Capitaine

Le Palais du Capitaine

 

 

Le Palazzo della Ragione contient dans sa cour intérieure un bel escalier de pierre, datant du XVème siècle que je n'ai pas pu voir.

Palazzo della Ragione
Palazzo della Ragione

Palazzo della Ragione

 

Notre voyage à Vérone est presque terminé...

Le  dernier épisode en photos très bientôt ! 

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 06:43

 

Encore une petite visite de Vérone, une ville inscrite, je vous le rappelle au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO pour l'ensemble de ses monuments...

 

Pour la suite de notre petit périple, nous allons nous rendre sur la Piazza delle Erbe (Place des herbes), une visite incontournable...

Car c'est la plus belle place de Verone !

 

L'idéal est de la visiter tôt le matin, avant que les étals du marché à touriste pittoresques certes, mais envahissants, ne prennent place... ou alors le soir tard, lorsque les marchands ont plié boutique.

Sinon comme cela a été mon cas, impossible de faire de belles photos...car en plus du marché à touristes qui se tient là tous les jours y compris souvent le dimanche, il y a le marché traditionnel où vous pourrez acheter oranges ou tomates selon la saison et de plus, les bars et restaurants envahissent le peu d'espace restant pour y installer tables et chaises au soleil...

C'est ça aussi l'Italie !

 

 

 

Une vue sur le marché : légumes et chapeaux se côtoient...

Une vue sur le marché : légumes et chapeaux se côtoient...

Cette place est vieille de 2000 ans : elle est située à l'emplacement exact de l'ancien forum romain, pôle principal de la vie publique.

Elle est encadrée de palais datant du Moyen-Âge ou de la Renaissance. 

De cette place partent la plupart des rues importantes de la ville : elle est donc le lieu du passage obligé pour tous les habitants de Vérone et pour les touristes.

 

Au centre de la place se trouve le Capitello, ou berlina, une tribune datant du XIIIème ou XIVème siècle (la date varie selon les sites).

Cette construction en marbre servait à annoncer les décrets et les sentences...Elle porte sur les pilastres les mesures commerciales de l'époque.  

 
Le capitello

Le capitello

 

On trouve aussi sur la place, la colonne de Saint-Marc, avec son lion ailé (symbole de Venise). Elle date de 1523 et a été bâti en marbre blanc.

Le premier lion a été détruit par les français et celui que nous admirons aujourd'hui est plus récent puisqu'il date de 1886.

 

 

Le lion ailé symbole de Venise

Le lion ailé symbole de Venise

 

Puis on découvre la fontaine de la Madonna Verona, surmontée de sa statue romaine datant de 380, qui a donné son nom à la ville. 

 

Sur la photo ci-dessous, vous pouvez déjà admirer, par derrière la fontaine, les fresques murales sur la façade de la Casa Mazzanti.

 

La fontaine de la Madonna Verona surmontée de sa statue romaine

La fontaine de la Madonna Verona surmontée de sa statue romaine

 

Au fond, (au loin) on peut voir le très beau Palazzo Maffei, un palais baroque décoré de statues datant de 1668, et à côté, la Torre del Gardello datant de 1370. Impossible de faire des photos plus proches car le marché envahit toute la place.

 

Au premier plan, sur la photo ci-dessous, vous avez une vue sur la colonne de Visconti, une petite colonne antique utilisée comme sanctuaire.

 

Le marché de la Piazza delle Erbe avec au fond le Palazzo Maffei avec la Torre del Gardello

Le marché de la Piazza delle Erbe avec au fond le Palazzo Maffei avec la Torre del Gardello

La Torre del Gardello

La Torre del Gardello

La colonne antique de Visconti à l'entrée de la place, devant le donjon

La colonne antique de Visconti à l'entrée de la place, devant le donjon

 

Puis à droite de la place, le Palazzo del Comune dont la façade blanche est de style néoclassique avec sa tour horloge médiévale, haute de 83 mètres, appelée la Torre dei Lamberti.

A côté un donjon médiéval subsiste de l'ancienne bâtisse et domine aussi la Place des Seigneurs (de l'autre côté) dont je vous parlerai bientôt...

La Torre dei Lamberti accolée au Palazzo del Comune

La Torre dei Lamberti accolée au Palazzo del Comune

 

A droite, entre le Palazzo del Comune et le palazzo Maffei, la Casa Mazzanti est décorée de superbes fresques du XVIème siècle. 

Vous voyez ces fresques encore mieux sur une des premières photos de l'article, derrière la statue romaine de la Madonna Verona.

 

 

 

 

La casa Mazzanti décorée de fresques, que vous avez pu déjà observer sur la 1ère photo de l'article.

La casa Mazzanti décorée de fresques, que vous avez pu déjà observer sur la 1ère photo de l'article.

 

La partie gauche de la place est occupée par des constructions récemment rénovées où se trouvent tout simplement ...des habitations !

 

 

La partie gauche de la place

La partie gauche de la place

 

Et voilà la visite se termine pour aujourd'hui : vous avez fait le tour d'une des plus belles places d'Italie, mais je vous rassure, il me reste encore quelques photos de Vérone que je vous montrerai très bientôt... 

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 06:44
Le Castelvecchio encore une construction toute rose !

Le Castelvecchio encore une construction toute rose !

Aujourd'hui, pour continuer la visite de Vérone (si je vous ennuie...eh bien dites-le moi et je ne vous montrerai pas la suite !), je vais vous faire visiter le Castelvecchio...la forteresse de Vérone.

Bon pour ceux qui ne parlent pas italien, "Castelvecchio" est la contraction de "castello" (château) et "vecchio" (vieux)...

Vous voyez c'est pas compliqué l'italien !

 

Ce lieu est le témoin le plus important de l'architecture médiévale de Vérone.

Il a en effet été édifié entre 1354 et 1356, pour défendre la ville des invasions venant de l'extérieur et en particulier de l'Adige (le fleuve qui traverse Vérone).

 

Mais la forteresse a permis aussi de protéger la famille des Scaligeri des émeutes du peuple. Construit par Cangrade II della Scala (homme politique important et seigneur de Vérone), c'était la résidence des seigneurs. Le pont sur l'Adige permettait de traverser à pied le fleuve et de sortir rapidement de la ville en cas d'urgence...

 

Ainsi les seigneurs et leurs familles pouvaient sauver leur peau pendant que le peuple se battait !

 

Lorsque la ville de Vérone est rattachée à la République de Venise, le castelvecchio est utilisé comme caserne militaire.  En 1797, il est même le siège d'affrontements violents contre l'armée napoléonienne, ce qui lui occasionne de nombreux dommages. 

Puis le bâtiment est entièrement rénové et la façade côté fleuve, reconstruite en style néoclassique. Mais le bâtiment reste toujours un édifice militaire...cependant ses tours ont été rabaissées et il ne ressemble plus à un édifice médiéval.

 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand...

 
 
Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours. Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours.
Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours. Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours.
Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours. Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours.

Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours.

 

 

C'est au XXème siècle que le directeur des musées de la ville, Antonio Avena, et l'architecte Ferdinando Forlati, décident de réhabiliter les créneaux de l'enceinte...et de redonner son aspect médiéval au bâtiment.

Les tours sont alors reconstruites à l'identique...

L'extérieur et les jardins sont par contre conservés, plutôt dans le style Renaissance...

 

 

 

En 1925, le palais intérieur du Castelvecchio, ancienne résidence des Scala, devient un musée qui sera à nouveau rénové en 1956, par l'architecte Carlo Scarpa, spécialiste de la rénovation et de la modernisation des musées. 

Le lieu est aujourdh'ui un chef d'oeuvre de la muséographie italienne. 

 

Le bâtiment renfermant le musée, vu de la cour intérieure.Le bâtiment renfermant le musée, vu de la cour intérieure.
Le bâtiment renfermant le musée, vu de la cour intérieure.Le bâtiment renfermant le musée, vu de la cour intérieure.

Le bâtiment renfermant le musée, vu de la cour intérieure.

 

Je n'ai malheureusement pas eu le temps de visiter ce musée et c'est aussi pour cela que je voudrai retourner à Vérone, car il contient de nombreux objets datant de l'Antiquité (comme des armes et des céramiques), du Moyen Âge ou de la Renaissance, comme des peintures et sculptures parmi lesquelles des statues du XIVème siècle, des portraits de Giovanni Francesco Caroto ainsi que les oeuvres de grands maîtres vénitiens comme Bellini, Véronèse....

 

Mais il me faudrait plusieurs vies pour réaliser tous mes rêves !

 

 

Portrait d'un jeune enfant avec un dessin
Vérone, musée de Castelvecchio

Giovanni Francesco Caroto

 

 

Et voilà le Castelvecchio et le pont du même nom le soir, vu de l'Adige lorsque j'ai quitté la ville...

Non...ce n'est pas vrai, en fait j'ai complètement raté ma photo...

Mais bon allez, je vous la mets quand même.

Et pour vous consoler, je vous en mets une de Wikipedia !

Ma photo et celle de wikipedia ! Vous voyez bien que le pont est rose...
Ma photo et celle de wikipedia ! Vous voyez bien que le pont est rose...

Ma photo et celle de wikipedia ! Vous voyez bien que le pont est rose...

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 06:36
Les arènes (en travaux) vues de l'extérieur

Les arènes (en travaux) vues de l'extérieur

Toulouse est la ville rose française de Bernie, mais savez-vous qu'il existe une ville rose en Italie du nord ? C'est Vérone... 

...la ville des amoureux, entièrement construite en marbre rose de la région !

 

C'est la plus belle ville d'Italie du Nord après Venise. On la surnomme aussi la "piccola Roma", la petite Rome à cause de sa richesse en monuments romains. 

J'ai eu la chance d'en faire une visite rapide, il y a déjà 4 ans, à mon retour d'un voyage​ à Venise. Je n'ai jamais eu le temps de montrer les quelques photos réalisées là-bas.

En voici un petit aperçu...rose !

Quand je vois ces quelques photos je n'ai qu'une seule envie, c'est d'y retourner...

A Vérone se côtoient des monuments romains, gothiques ou datant de la Renaissance. La ville est traversée par l'Adige, je devrais même dire encerclée, et grâce à ce fleuve, elle a été le siège d'un passage important tout au long de son histoire...

 

 

Le premier monument remarquable en arrivant à Vérone est celui des Arènes, datant du Ier siècle après J.-C..

Les Arènes se trouvent sur la piazza BRA, à côté d'un superbe parc permettant de se reposer en cas de besoin.

C'est l'un des plus grands amphithéâtres du monde romain et un des mieux conservé : il peut contenir sur 44 étages de gradins, 25 000 spectateurs. Il mesure 138 mètres de long. Il a été construit en blocs de marbre rose, de silex ou de briques. Détruit en partie au XIIème siècle par un tremblement de terre, il a été entièrement rénové.

 

La scène des arènes est utilisée chaque année, pour un festival d'art lyrique renommé qui attire les foules mais aussi, tout au long de l'année pour des concerts et spectacles.

 

L'amphithéâtre et la vue sur la scène installée en bas des gradins
L'amphithéâtre et la vue sur la scène installée en bas des gradinsL'amphithéâtre et la vue sur la scène installée en bas des gradins

L'amphithéâtre et la vue sur la scène installée en bas des gradins

 

De l'autre côté de la place se trouve le large trottoir pavé (le Liston) où les habitants de Vérone, comme c'est la tradition en Italie, se promènent en famille. Il est lui aussi en marbre rose...

 

Du haut des arènes, la vue est magnifique non seulement sur les constructions alentour, comme le Palazzo Gran Guardia et le Palazzo Barbieri où se trouve aujourd'hui l'hôtel de ville, mais aussi sur le parc et sur les terrasses des cafés et restaurants, ainsi sur les petites terrasses en hauteur qui font le charme des villes italiennes.

 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand !  

 

 

 

La vue du haut des arènes romaines : le Palazzo Gran Guardia caché par les arbres du parc, le Palazzo Barbieri, le parc et les restaurants, puis les petites terrasses en hauteurLa vue du haut des arènes romaines : le Palazzo Gran Guardia caché par les arbres du parc, le Palazzo Barbieri, le parc et les restaurants, puis les petites terrasses en hauteur
La vue du haut des arènes romaines : le Palazzo Gran Guardia caché par les arbres du parc, le Palazzo Barbieri, le parc et les restaurants, puis les petites terrasses en hauteurLa vue du haut des arènes romaines : le Palazzo Gran Guardia caché par les arbres du parc, le Palazzo Barbieri, le parc et les restaurants, puis les petites terrasses en hauteur

La vue du haut des arènes romaines : le Palazzo Gran Guardia caché par les arbres du parc, le Palazzo Barbieri, le parc et les restaurants, puis les petites terrasses en hauteur

 

 

Bonne semaine à tous...

et à lundi prochain pour la suite de la visite...

 

 

Venez nous rejoindre chez Bernie !

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 06:51
Thon à la vénitienne

Thon à la vénitienne

Pour 4 personnes 

4 tranches de thon plutôt épaisses (OU 1 ou 2 plus grosses à découper)
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 poivron rouge bien mûr
Persil (pour la déco)
200 g d' olives noires dénoyautées
2 cuillères à soupe de câpres
1 verre de vin blanc
le jus d’1 citron frais + 1 citron pour la déco

La recette...

- Préchauffer le four à 180° sur la position grill.
- Dans un grand plat allant au four et choisi parmi vos plus beaux plats colorés et pouvant passer directement sur la table, versez un peu d’huile et disposez  les tranches de thon.

- Hachez les olives, les câpres et le poivron et répartissez-les sur le thon.

- Arrosez avec le vin blanc et le jus de citron.

Remarque : Il est normal que le jus de citron commence à "cuire" légèrement le thon qui change alors de couleur pour devenir moins rouge... 

- Enfournez à mi-hauteur et surveiller la cuisson qui doit durer 1/2 h environ (si le thon grille trop le protéger avec du papier alu).

- Servir  dès la sortie du four directement dans le plat.

- Décorer avec quelques fines tranches de citron (ou des quartiers si vous préférez) et le persil du jardin ciselé.

- Servir de préférence avec de la ratatouille pour un repas léger ou des pommes de terre vapeur , pour un repas plus consistant...

 

Boire avec un vin blanc de Vénétie bien frais (ça s'impose !)

 

HUM...vivement l'été pour le déguster sous la tonnelle !!

Comment se compose un repas italien de fête ?

 

- L'antipasto 

Ce sont les entrées (carpaccio, fromages, charcuterie...)

 

- Il primo (sous-entendu piatto

Pâtes, risotto, gnocchi, raviolis ou soupes de saisons...

 

- Il secondo (sous-entendu piatto

Viande ou poisson, comme le "Thon à la vénitienne" dont je viens de vous proposer la recette.

- Il contorno

L'accompagnement (salades, pommes de terre, légumes cuits souvent grillés...)

Enfin, le repas se termine par il dolce, des d
esserts sucrés et variés (tiramisù, glaces, salade de fruits...)

Puis par il caffè et l'amaro (digestif) ou liqueurs (comme le limoncello).

 

Bien sûr les recettes varient selon les régions et les saisons !

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