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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 05:27
Les Matelles sous la pluie

Les Matelles sous la pluie

 

Les Matelles (en occitan : las Matèlas) est une commune située dans le département de l'Hérault à une quinzaine de kilomètres de Montpellier, au pied du Pic Saint-Loup et proche de la petite commune de Saint-Jean de Cuculles dont je vous ai déjà parlé récemment. 

Le nom du village vient du mot "Mata" qui signifie "buisson" ou "bosquet d'arbres" car les premières maisons ont été construites-là, tout près de la rivière et au cœur de la forêt.  

Le vieux village médiéval date du XIIIe siècle et a été créé autour d'un castrum.

 

Je ne peux vous en montrer qu'un bref aperçu...A peine, sommes-nous descendues de la voiture qu'un orage s'est mis à gronder et que des "seaux d'eau" sont tombés du ciel...Et je ne vous dis pas les éclairs et le tonnerre !

Nous avons eu le temps de nous approcher du joli puits du village.

C'était l'unique puits situé à l'intérieur des remparts. La porte dans les remparts qui se trouve sur ma dernière photo a été ouverte au XIXe siècle pour que les habitants puissent accéder au puits plus facilement. 

Elle nous a bien rendu service car nous avons eu le temps de nous mettre à l'abri sous le porche... 

 

Le puits du village qui se situait à l'intérieur des fortifications
Le puits du village qui se situait à l'intérieur des fortificationsLe puits du village qui se situait à l'intérieur des fortifications
Le puits du village qui se situait à l'intérieur des fortifications

Le puits du village qui se situait à l'intérieur des fortifications

 

C'est là-dessous, bien à l'abri que nous avons attendu une accalmie.

Un adorable monsieur nous voyant bien prisonnières de notre abri, nous a même proposé de nous prêter un parapluie...

Mais vous connaissez Nell, c'est la prévoyance même, et elle avait donc bien pensé à prendre le sien...le mien par contre était dans ma voiture que je n'avais pas ! 

Voici la même photo prise au début de l'orage puis ensuite...

AVANT et APRES le déluge donc !

 

Au début de l'orage et pendant le déluge :)
Au début de l'orage et pendant le déluge :)

Au début de l'orage et pendant le déluge :)

 

Le village des Matelles est très touristique, car ses vestiges sont bien conservés.

La maison des Consuls accueille le musée de la Préhistoire qui a ouvert ses portes en 1952 et était alors le premier musée de préhistoire du département de l'Hérault.  Il offre à côté des collections permanentes, des expositions temporaires qui animent le village. 

De nombreux spéléologues et géologues viennent découvrir la résurgence du Lirou et autres avens ou grottes de la région. 

Pas étonnant avec toute cette pluie, que le Lirou qui traverse la commune coule à flot !

 

 

Le Lirou
Le Lirou

Le Lirou

 

Voici un aperçu sous la pluie, des maisons qui bordent les ruelles du village...Inutile que je vous précise que tout le vieux village est piéton. 

Certaines maisons sont accessibles par des escaliers
Certaines maisons sont accessibles par des escaliers
Certaines maisons sont accessibles par des escaliers

Certaines maisons sont accessibles par des escaliers

Autres rues détrempées du village médiéval
Autres rues détrempées du village médiéval

Autres rues détrempées du village médiéval

 

De jolis passages permettent de flâner d'une ruelle à une autre...

Quelques passages...
Quelques passages...
Quelques passages...

Quelques passages...

 

La rue droite longe la seconde enceinte construite à la fin du XIIIe siècle. Elle relie deux portes fortifiées dont celle qui s'ouvre sous la Tour-clocher. 

Suite à l'effondrement de la voûte de l'église et de son clocher au XVIIIe siècle, la tour a été rehaussée afin d'y placer les cloches. En-dessous, une petite pièce servait de refuge aux habitants. Elle a ensuite servi de mairie jusqu'en 1860, puis d'abri aux sans-logis...

 

 

La Tour-clocher au bout de la Rue Droite...
La Tour-clocher au bout de la Rue Droite...
La Tour-clocher au bout de la Rue Droite...

La Tour-clocher au bout de la Rue Droite...

La même rue Droite en 1902 (photo empruntée sur le site officiel du village, voir lien plus bas)

La même rue Droite en 1902 (photo empruntée sur le site officiel du village, voir lien plus bas)

 

La rue haute permet d'accéder au château mais nous n'y sommes pas montées car il pleuvait beaucoup trop. Elle longe la première enceinte datant du XIe siècle.

Accès au château

Accès au château

 

Voici quelques détails aperçus dans le village...

Quelques détails dans le villageQuelques détails dans le village
Quelques détails dans le villageQuelques détails dans le village
Quelques détails dans le villageQuelques détails dans le village

Quelques détails dans le village

 

Avec la visite de ce village, se termine l'escapade que nous avons faite ensemble Mimi, Nell et moi.

Nous avons engrangé de superbes souvenirs et nous n'avons qu'une seule envie... nous retrouver à nouveau. 

Qui sait ce sera peut-être en Provence la prochaine fois ?!

En attendant, vous pouvez aller visiter virtuellement le village des Matelles, pour en savoir davantage...

 

Je sais que je vous ai déjà montré ce chat mais il me plaît bien :)

Je sais que je vous ai déjà montré ce chat mais il me plaît bien :)

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 05:30
L'église vu de la route

L'église vu de la route

 

L'Eglise de la Nativité de Saint-Jean- Baptiste (c'est son nom !) a été bâtie au Xe siècle par des moines qui dépendaient de l'abbaye d'Aniane.

Ils fondent à Saint-Jean-de-Cuculles un prieuré autour duquel le village prend vie et s'agrandit. 

 

Dans le courant du XIVe siècle, l'église est rehaussée et prend alors son allure d'église fortifiée. Elle va servir de refuge à la population pendant la Guerre de Cent ans. C'est de cette période que datent les fortifications qui entourent le village. 

 

L'église fortifiée
L'église fortifiée

L'église fortifiée

 

On voit très bien les différences dans la construction, tant dans l'usage des pierres que dans l'assemblage. Les arcs à mâchicoulis renforcent la bâtisse tout en permettant sa défense. Sont rajoutés aussi à cette époque de solides contreforts.

 

Le clocher-donjon se voit de loin quel que soit l'endroit où on se trouve : 

...de la place du village,

Le clocher vu de la place

Le clocher vu de la place

 

- ou bien du côté de la mairie,  à côté du puits.

Le clocher-horloge
Le clocher-horloge

Le clocher-horloge

 

La place de l'église est très jolie...mais l'église était fermée. 

La place de l'église
La place de l'église

La place de l'église

 

Le cloître qui se trouve à l'arrière de l'église était fermé lui aussi mais nous avons pu faire les curieuses et regarder à travers la grille.

Le cloître de l'ancien prieuréLe cloître de l'ancien prieuré
Le cloître de l'ancien prieuréLe cloître de l'ancien prieuré

Le cloître de l'ancien prieuré

 

Dans les remparts, trois portes permettaient un accès vers l'extérieur, mais protégeaient le village et ses habitants des pilleurs dont les fameux routiers qui saccageaient tout sur leur passage. 

Une des portes recto-verso et la vue qui s'offre au visiteurUne des portes recto-verso et la vue qui s'offre au visiteur
Une des portes recto-verso et la vue qui s'offre au visiteurUne des portes recto-verso et la vue qui s'offre au visiteur

Une des portes recto-verso et la vue qui s'offre au visiteur

 

Au XIXe siècle, un baptistère, détruit dans les années 80 se situait à l'extérieur de l'église. C'est à cette date également que la cloche de l'horloge commence à sonner les heures. 

De nouvelles modifications auront lieu dans les années 80, lors de travaux de restauration. Et récemment, comme cela se voit sur les photos, ce sont les façades et la toiture qui ont pris un coup de neuf !

L'église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1925. 

 

Je vous propose de poursuivre la visite du village médiéval, en photos.

Tout d'abord les différents vestiges des anciennes constructions dans les remparts.

 

Les vestiges de l'ancien rempart...Les vestiges de l'ancien rempart...
Les vestiges de l'ancien rempart...Les vestiges de l'ancien rempart...

Les vestiges de l'ancien rempart...

 

Quelques passages...d'une ruelle à l'autre

Quelques passages...
Quelques passages...

Quelques passages...

 

Des portes plus ou moins anciennes et des escaliers pour accéder à la partie habitation. 

Quelques vieilles portes
Quelques vieilles portesQuelques vieilles portes
Quelques vieilles portes

Quelques vieilles portes

 

Quelques détails pris ici ou là ...

Quelques détails de plus prèsQuelques détails de plus prèsQuelques détails de plus près

Quelques détails de plus près

 

A la même époque, un pont d'architecture romane est construit sur le ruisseau de la Yorgues. La route passe actuellement juste à côté mais nous n'avons pas pu nous arrêter en partant pour le prendre en photo, à cause de l'orage !

Un orage qui nous a suivi et qui a perturbé le reste de notre balade durant tout l'après-midi...

 

Je vous dis à bientôt, pour la découverte du village des Matelles que nous avons visité sous l'orage, enfin, si vous le voulez bien...

Pensez à prendre vos parapluies ! 

L'église de la nativité de Saint-Jean-de-Cuculles et le quartier médiéval / Balade dans l'Hérault

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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 05:25
Le village de Saint-Jean-de-Cuculles vu de la route (et sous la pluie)

Le village de Saint-Jean-de-Cuculles vu de la route (et sous la pluie)

 

Aujourd'hui je vous propose une petite visite du village de Saint-Jean-de-Cuculles, un petit village médiéval de seulement 490 habitants, situé à une quinzaine de kilomètres de Montpellier que Nell vous a déjà présenté. 

Une borne indiquant les kilomètres 'un côté et les hectomètres de l'autre !

Une borne indiquant les kilomètres 'un côté et les hectomètres de l'autre !

 

Il se situe au pied du Pic Saint-Loup. 

Le Pic Saint Loup au-dessus du village

Le Pic Saint Loup au-dessus du village

 

 

Saint-Jean-de-Cuculles est un petit village rural perché sur sa colline et dominé par son église romane. Il a longtemps vécu des produits de la terre, de l'élevage des brebis et aujourd'hui c'est son vignoble AOP du Pic Saint-Loup qui fait parler de lui.

 

Son drôle de nom aurait deux origines possibles :

Soit il proviendrait de la présence de moines au Moyen Âge lors de la construction du village, car "cuculla" est le nom donné au capuchon de leur robe.

Soit ce nom aurait une origine encore plus ancienne et daterait de l'époque chalcolithique...le nom viendrait du mot "Kuk-Kuk" qui signifiait "colline".

J'ai en effet un village proche de chez moi en Provence, dans le Luberon qui s'appelle "Cucuron" et qui est perché sur une colline. Je vous le ferai visiter un jour, lui-aussi ! 

 

Nous allons faire un petit tour dans les rues et ruelles du village et dans un prochain article je vous montrerai de plus près l'église et le quartier médiéval. Mais d'abord quelques-uns des détails qui nous attendent dans les rues du village...

 

Découverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'Hérault
Découverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'HéraultDécouverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'Hérault
Découverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'HéraultDécouverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'HéraultDécouverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'Hérault
Découverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'Hérault

 

Les rues de Saint-Jean-de-Cuculles sont paisibles et il fait bon s'y promener. Les maisons sont en pierre, et joliment rénovées.

 

Découverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'HéraultDécouverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'HéraultDécouverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'Hérault

 

La mairie à elle toute seule, est déjà un très joli bâtiment...

Découverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'Hérault
Découverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'HéraultDécouverte du village de Saint-Jean-de-Cuculles / Balade dans l'Hérault

 

A deux pas de la mairie se trouve un puits profond. Il a été creusé en 1880, nous dit la pancarte qui y est accolée, par des piémontais venus travailler dans la région. Il mesure 18 mètres de profondeur et a a permis l'approvisionnement en eau de la région depuis sa construction.

A l'origine le puits était entouré d'une tour carrée et fermé par une porte en fer, comme je vous en montrerai un très bientôt, photographié dans le village des Matelles proche. 

En 1986, lors de la rénovation de la place principale, il a été modifié et transformé en fontaine, alimentée par les eaux de récupération des toits du village...

 

Le puits du villageLe puits du village
Le puits du villageLe puits du village
Le puits du villageLe puits du village

Le puits du village

 

Un peu plus loin en bordure des remparts, une grande place invite au farniente et aux festivités.

C'est sur cette place que se situe la table d'orientation que je vous ai déjà montré et d'où nous avons une vue remarquable sur la plaine...

La table d'orientation et la vue
La table d'orientation et la vue

La table d'orientation et la vue

 

Une tourelle, vestige de l'ancienne cité médiévale et des anciens remparts, se remarque dès l'arrivée.  

La place bordée par la tourelle
La place bordée par la tourelle
La place bordée par la tourelle

La place bordée par la tourelle

 

Sur la place également, se situe le monument aux morts...

Le monument aux morts du village
Le monument aux morts du village

Le monument aux morts du village

 

Nous sommes arrivées sous le soleil et reparties sous la pluie ! 

 

Alors, êtes-vous prêts pour la visite du centre ancien, enfin...si vous le voulez bien !

 

Un rouge-queue en plein nourrissage des petits

Un rouge-queue en plein nourrissage des petits

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 05:26
Une des placettes de Montpellier où il fait bon vivre...

Une des placettes de Montpellier où il fait bon vivre...

 

Pour clore notre visite de la ville Montpellier, je vous propose de découvrir des détails glanés ici ou là, qui je sais vont plaire à certains d'entre vous...

Les ruelles étroites, les placettes du centre ancien invitent à la balade. 

 

Les ruelles invitent à la balade
Les ruelles invitent à la balade
Les ruelles invitent à la balade
Les ruelles invitent à la balade

Les ruelles invitent à la balade

 

Certaines sont joliment décorées...

Des rues décoréesDes rues décorées

Des rues décorées

 

Il y a des sculptures partout...

Quelques-unes des sculptures Quelques-unes des sculptures
Quelques-unes des sculptures Quelques-unes des sculptures

Quelques-unes des sculptures

 

Et les façades sont toutes plus belles les unes que les autres...

Les façades
Les façadesLes façades
Les façadesLes façades

Les façades

 

Les vestiges médiévaux sont nombreux...

Devinerez-vous pourquoi ce pan de mur est coupé ?

Ce pan de mur est coupé depuis l'époque médiévale...

Ce pan de mur est coupé depuis l'époque médiévale...

 

Enfin des marteaux de porte originaux ornent les portes anciennes, que ce soit celles des hôtels particuliers ou celles de simples demeures...

Quelques-uns des marteaux de porte
Quelques-uns des marteaux de porteQuelques-uns des marteaux de porte
Quelques-uns des marteaux de porteQuelques-uns des marteaux de porte
Quelques-uns des marteaux de porteQuelques-uns des marteaux de porte

Quelques-uns des marteaux de porte

 

Je vous retrouve très bientôt pour la visite de deux petites villages proches de Montpellier...enfin, si vous le voulez bien !

Et en attendant, passez un bon week-end et profitez-bien de vos vacances !

Des détails à tous les coins de rue / Balade à Montpellier dans l'Hérault

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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 05:25

 

La visite de la ville de Montpellier est presque terminée et j'ai décidé de vous montrer aujourd'hui encore quelques merveilles...les hôtels particuliers, tels qu'on peut les entrevoir en flânant dans les rues. 

Bien sûr, encore une fois, pour ceux qui ont le temps et qui désirent découvrir la ville, vous pourrez demander une visite commentée à l'Office du Tourisme.

 

Il y a environ 80 hôtels particuliers dans la vieille ville et ils sont bien sûr tous privés. Cependant certains se visitent... tandis que d'autres ne laissent entrevoir que quelques images de leur intérieur, en passant dans la rue.

Ce qui m'a interpellé dans la vieille ville c'est que la plupart des hôtels particuliers s'appellent des "isles". Leur nom est gravé à côté de la porte dans la pierre. Mais je n'ai pas trouvé pourquoi car ce mot en occitan comme en provençal signifie "île" et je ne comprends pas le rapport avec ces maisons bourgeoises...

Donc je suis preneuse si quelqu'un de la région a une réponse !

 

Isle Eustache

Isle Eustache

 

Les hôtels particuliers sont des maisons bourgeoises reconstruites à l'emplacement de maisons de maîtres datant du XIIe siècle. Elles ont été construites par de fortunés commerçants de l'époque.

C'est la noblesse qui s'y installe au XVIIe siècle à la fin des guerres de religion lorsque la ville redevient capitale du Languedoc. Les hôtels sont alors transformés et adaptés aux goûts du jour selon la mode de l'époque.

Ils subissent encore de profondes transformations au XIXe siècle, date à laquelle ils se parent de décors parfois exubérants. 

 

Chacun a son originalité, une lourde porte qui cache souvent une cour intérieure, une montée d'escalier, une balustrade en fer forgé, des sculptures...il y a beaucoup de diversités au niveau de l'architecture !

Enfin, nombreux sont ceux qui sont classés Monuments Historiques.

 

 

L'hôtel de Fizes est un hôtel classé qui se trouve rue du Puits-du-Temple.

Sont classés depuis 1944, la porte d'entrée, les balcons des fenêtres, l'escalier intérieur et la rampe en fer forgé...

 

N'oubliez-pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand

L'hôtel de Fizes
L'hôtel de FizesL'hôtel de Fizes
L'hôtel de FizesL'hôtel de Fizes
L'hôtel de FizesL'hôtel de Fizes

L'hôtel de Fizes

 

Construit au début du XVIIe, l'hôtel de Castries est également un hôtel classé depuis 2014. Il se situe Rue Saint-Guilhem.

L'hôtel de Castries
L'hôtel de Castries
L'hôtel de Castries

L'hôtel de Castries

 

L'hôtel de Claris, reconstruit au XVIIe et XVIIIe siècle est également classé depuis 1965 et se situe dans la même rue.

La façade et ses ornements comme le lion placé au-dessus de la porte, les guirlances et les ferroneries de balcon, le vestibule (que je ne peux vous montrer) tout comme l'escalier intérieur et sa rampe sont protégés.

L'hôtel de ClarisL'hôtel de Claris
L'hôtel de ClarisL'hôtel de Claris

L'hôtel de Claris

 

L'hôtel de Cambacère est lui aussi inscrit aux Monuments Historiques depuis 1995. Il se situe rue Sainte-Croix et sa façade donne sur une jolie placette ombragée.

Pensez à actionner le diaporama s'il ne démarre pas tout seul...

L'hôtel de Cambacère
L'hôtel de Cambacère
L'hôtel de Cambacère
L'hôtel de Cambacère
L'hôtel de Cambacère
L'hôtel de Cambacère
L'hôtel de Cambacère
L'hôtel de Cambacère

L'hôtel de Cambacère

 

L'hôtel de Ganges est inscrit depuis 1944. Il a été bâti à la fin du XVIIe pour la Comtesse du même nom, avant de devenir le siège de l'Intendance puis l'Hôtel de la Préfecture.

L'hôtel de Ganges
L'hôtel de GangesL'hôtel de Ganges

L'hôtel de Ganges

 

D'autres maisons, modestes pour la plupart, sont devenues célèbres grâce à celui (ou celle) qui a vécu ou est né là...

 

Ainsi nous croisons dans les rues de la ville, la maison natale de Francis Ponge (Rue Chabaneau). Francis Ponge est un écrivain et poète français qui a appartenu au groupe surréaliste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et a été récompensé par de nombreux prix littéraires. 

 

La maison natale de Francis PongeLa maison natale de Francis Ponge

La maison natale de Francis Ponge

 

Nous découvrons aussi celle d'une femme célèbre dans la région, Francese de Cezelli (1558-1615).

C'est une figure marquante de la ville car en 1589, durant les guerres de religion, alors que son mari, Jean de Boursiez, seigneur de Pantnaut de Barri, était fait prisonnier, elle refusa de rendre la place forte de Leucate qu'elle occupait, contre sa liberté. Il lui avait demandé de la défendre coûte que coûte, ce qu'elle fit ! Il fut assassiné. Elle galvanisa la garnison, repoussa les attaques et sauva l'honneur. 

"La ville est au roi et mon honneur à Dieu. Je dois les conserver jusqu'au dernier soupir". 

Henri IV pour la remercier lui laissera le gouvernement de Leucate où elle exercera pendant 27 ans...

La plaque commémorative, inaugurée en 1934 est en pierre de Tavel. Elle est encadrée par les Armes de Montpellier et de Leucate et rappelle les hauts faits de la jeune femme.

 

La maison natale de Francese de CezelliLa maison natale de Francese de Cezelli

La maison natale de Francese de Cezelli

 

Nous trouvons aussi la plaque commémorative d'une poétesse, totalement inconnue pour moi, qui n'écrivait qu'en langue d'oc, Maria Louisa Lioure Rolland (1903-2000).

Elle a été intronisée dans la confrérie des Barons de Caravètes...une tradition typiquement montpelliéraine dont j'ignorais l'existence.

La maison natale de Maria Louisa Lioure Rolland
La maison natale de Maria Louisa Lioure RollandLa maison natale de Maria Louisa Lioure Rolland

La maison natale de Maria Louisa Lioure Rolland

 

Pour finir la visite d'aujourd'hui, voici quelques-unes des autres belles demeures prises ici ou là dans les rues. Le choix a été difficile ! 

Autres belles demeures...Autres belles demeures...
Autres belles demeures...Autres belles demeures...

Autres belles demeures...

 

Encore une découverte à faire donc et à poursuivre...si vous le voulez bien ! 

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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 05:30
L'Arc de Triomphe du Peyrou à Montpellier

L'Arc de Triomphe du Peyrou à Montpellier

 

Le nom de "Peyrou" en occitan signifie "pierreux". 

A l'origine sur cette colline, appelée le "Puy Arquinel", il n'y avait que la garrigue balayée par la tramontane et le mistral. Se situant à l'extérieur des fortifications, des foires et marchés y étaient organisées et à la fin du XVIIe siècle, il y avait aussi une aire de battage. 

 

Le projet d'y élaborer une place royale à la gloire du roi, provient du Marquis de la Trousse et de Nicolas Lamoignon de Basville, intendant de la province qui désiraient embellir la ville...

L'arc de triomphe, qui s'appelle aussi la Porte du Peyrou, est construit en 1691 par Augustin-Charles d'Aviler, architecte et "directeur de travaux" de la province du Languedoc, sur des plans élaborés par François d'Orbay. 

Il s'agit d'une porte d'apparat élaborée uniquement dans le but de symboliser la puissance et la richesse de la royauté. 

Avant la construction, il y avait là un fossé le long des remparts qui protégeaient la ville et un pont-levis. Il y a maintenant un pont d'où l'on domine l'ancien fossé...

 

 

L'ancien fossé vu du pont...
L'ancien fossé vu du pont...

L'ancien fossé vu du pont...

 

L'arc de triomphe mesure 15 mètres de hauteur et 18 de largeur. Il est construit en pierres claires de la région de Montpellier. 

Au sommet se trouve une inscription qui signifie : "Louis le Grand, dont le règne dura soixante-douze ans, a apporté la pais sur la terre et sur mer après avoir séparé, contenu et s'être attaché à des peuples alliés dans une guerre de quarante années."

Quatre médaillons sont sculptés à la gloire du roi, représentant chacun certains événements de son règne ; la révocation de l'Edit de Nantes, la prise de Mons et de Namur, la création du canal des deux mers (le canal du midi), enfin Louis XIV sous les traits d'Hercule foulant le lion d'Angleterre et mettant en fuite l'aigle de l'empire ...

Côté place du Peyrou, on retrouve l'écusson de la Ville de Montpellier au-dessus de l'arche. 

Il est possible lors des visites de la ville, organisées par l'Office du Tourisme, de grimper les 103 marches qui permettent d'accéder en haut du monument et d'avoir une vue sur la ville et ses monuments. Ce doit être splendide ! 

 

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour les faire défiler en grand...

L'Arc de Triomphe et ses sculptures...
L'Arc de Triomphe et ses sculptures...L'Arc de Triomphe et ses sculptures...
L'Arc de Triomphe et ses sculptures...L'Arc de Triomphe et ses sculptures...
L'Arc de Triomphe et ses sculptures...L'Arc de Triomphe et ses sculptures...

L'Arc de Triomphe et ses sculptures...

 

En passant sous l'arc de triomphe, on accède à la statue du roi Louis XIV dont la première fut inaugurée en 1718, et la seconde en 1828, puis bien sûr à l'esplanade du Peyrou dont je n'ai pas fait le tour par manque de temps. J'imagine sans peine le plaisir, pour les habitants de Montpellier, de venir profiter de l'espace et de la vue !

 

La Place royale du Peyrou ou Promenade du Peyrou est un grand ensemble qui comprend donc : l'arc de triomphe, le pont d'accès et la statue de Louis XIV, le château d'eau et l'aqueduc Saint-Clément qui l'alimente, construit en 1753, "les enfants aux lions" (1883) sculptées par Jean-Antoine Injalbert, et bien sûr la promenade proprement dite. 

Le château d'eau a été construit en 1768 afin de fournir à la ville de l'eau potable issue de la source du Lez. Il a une forme hexagonale et présente des colonnes de style corinthien.  Il est alimenté par un  aqueduc long de 14 kilomètres.

Cette architecture de style antique est surprenante en pleine ville et donne à ce lieu une atmosphère particulière.

L'ensemble est classé Monument Historique depuis 1954. 

 

La statue de Louis XIV et le château d'eau vu de loin
La statue de Louis XIV et le château d'eau vu de loin
La statue de Louis XIV et le château d'eau vu de loin

La statue de Louis XIV et le château d'eau vu de loin

"Les enfants aux lions" sculptés par Jean-Antoine Injalbert (1883)
"Les enfants aux lions" sculptés par Jean-Antoine Injalbert (1883)

"Les enfants aux lions" sculptés par Jean-Antoine Injalbert (1883)

 

Voilà notre balade terminée pour aujourd'hui, je vous dis à bientôt pour d'autres découvertes sur la ville, enfin...si vous le voulez bien !

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2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 05:29
Le Carré Saint-Anne

Le Carré Saint-Anne

 

Le Carré Saint-Anne de Montpellier est un lieu culturel remarquable qui se trouve dans le centre ancien de la ville. 

Il est fermé pour travaux durant toute l'année 2018 et donc nous n'avons pu en voir que l'extérieur. 

Créé en 1991 dans une ancienne église datant du XIXe siècle, c'est un des lieux culturels incontournables de la ville. 

 

L'église Saint-Anne a été construite à l'emplacement d'un ancienne église romane dont il reste quelques vestiges. Bien évidemment détruite lors des guerres de religion, un nouveau bâtiment de style néo-gothique verra le jour entre 1866 et 1869. Les vitraux datent de cette époque et sont attribués au maître verrier Pagès. 

Le clocher de l'église est visible de partout (69 mètres de haut) et le quartier qui l'entoure est un havre de paix qui invite au farniente avec ses petites places et ses ruelles tranquilles. 

 

L'église a été désacralisée à la fin des années 80. Elle a ensuite été entièrement rénovée dans les années 90.

Voici l'église telle qu'elle apparaît au visiteur qui en observe l'extérieur.

 

L'église Saint-Anne devenue lieu d'exposition de profil et de face...
L'église Saint-Anne devenue lieu d'exposition de profil et de face...

L'église Saint-Anne devenue lieu d'exposition de profil et de face...

 

Voici quelques détails du clocher...

Pas facile à prendre quand il est si haut ! 

Le clocher très très haut !
Le clocher très très haut !
Le clocher très très haut !

Le clocher très très haut !

 

Voici quelques détails de la façade et du porche d'entrée de l'église. Dans les niches, deux anges sont soutenus par deux petits personnages...

Pour les voir il suffit d'un clic pour agrandir les photos !

Des détails de la façade et du porcheDes détails de la façade et du porche
Des détails de la façade et du porcheDes détails de la façade et du porche

Des détails de la façade et du porche

 

Le quartier est tout à fait sympathique et offre quelques jolies surprises, comme ces placettes...

 

Quelques placettes pour boire un verre après la visite d'une expo...ou avant !
Quelques placettes pour boire un verre après la visite d'une expo...ou avant !Quelques placettes pour boire un verre après la visite d'une expo...ou avant !

Quelques placettes pour boire un verre après la visite d'une expo...ou avant !

 

Ces ruelles avec de beaux vestiges...Toute la façade et les fenêtres ogivales sont classées Monuments historiques depuis 1939.

Rue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècle
Rue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècleRue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècle
Rue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècleRue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècle

Rue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècle

 

ou encore ces détails sympathiques...

Quelques détails dans le quartier...Quelques détails dans le quartier...
Quelques détails dans le quartier...

Quelques détails dans le quartier...

 

Bien sûr, l'église a subi de nombreuses transformations intérieures avant de devenir depuis 2011, un espace culturel et un centre d'art contemporain qui accueille des expositions et des festivals tout au long de l'année. L'espace d'exposition de 600 m2 est celui de l'ancienne nef réaménagée. 

 

J'imagine sans peine les expositions magnifiques qui doivent avoir lieu dans ce décor particulier. 

 

J'ai pour ma part beaucoup aimé ce quartier...Et vous ?

A bientôt pour la poursuite de la visite de la ville, enfin... si vous le voulez bien !

 

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 05:26
La Place de la Comédie de Montpellier

La Place de la Comédie de Montpellier

 

Poursuivons encore notre visite de la ville de Montpellier...

En fait, c'est par là que j'aurais dû commencer, car cette grande place est un endroit incontournable quand on visite la ville.

C'est aussi le lieu de rendez-vous obligatoire des amis qui veulent être sûr de se retrouver...

 

C'est un des plus vastes espaces piétonniers d'Europe. Elle se situe sur un ancien espace fortifié. La première place a vu le jour en 1755 et a subi bien sûr de nombreux remaniements depuis.

Au XIXe siècle, l'ouverture de nouveaux axes et en particulier de celui qui permet de se rendre à  la gare, lui a permis de devenir un centre important. 

Au centre de la place, se trouve "l'oeuf" qui permet de visualiser le tracé de l'ancienne place à l'époque où elle n'était pas encore piétonne et que j'y passais avec mes parents pour traverser la ville quand nous partions dans les Pyrénées...

 

Photo du net

 

On l'appelle "Place de la Comédie" car sur cette place se trouve le superbe théâtre de la ville, l'Opéra Comédie.

Détruit deux fois depuis sa création par de terribles incendies, en 1785 et 1881, le théâtre d'aujourd'hui est l'oeuvre de l'architecte Joseph-Marie Cassien-Bernard (1848-1926). Ce théâtre à l'italienne a été inauguré en 1888.

L'Opéra Comédie

L'Opéra Comédie

 

La façade présente de larges baies vitrées et des statues représentant le Chant, la Poésie, la Tragédie, et la Comédie (ce que je viens d'apprendre en consultant wikipedia). L'horloge monumentale qui se trouve en haut du bâtiment est l'oeuvre de Jean-Antoine Injalbert. 

Quelques détails de la façade de l'Opéra ComédieQuelques détails de la façade de l'Opéra Comédie
Quelques détails de la façade de l'Opéra ComédieQuelques détails de la façade de l'Opéra Comédie
Quelques détails de la façade de l'Opéra ComédieQuelques détails de la façade de l'Opéra Comédie

Quelques détails de la façade de l'Opéra Comédie

 

Outre le bassin au jet d'eau que je vous ai déjà montré ICI, la place arbore une fontaine, dites Fontaine des trois grâces car on y retrouve Aglaé (la plus jeune, symbole de la beauté), Euphrosyne (la joie de l'âme, l'allégresse, la joie de vivre donc) et Thalie (la verdoyante qui symbolise le trop-plein de vie que l'on distribue avec générosité). En bref elles incarnent la vie, ses plaisirs, l'amour et l'amitié, et sa beauté, dont l'art...Tout un programme ! 

 

Cette fontaine a été mise en place en 1790, enfin la véritable fontaine, car elle a toute une histoire...que je ne vais pas vous raconter en détails. 

C'est Etienne d'Antoine, un sculpteur du Vaucluse, originaire de Carpentras qui l'a réalisée. Elle a changé plusieurs fois de place depuis. L'original en marbre de Carrare se trouve depuis les années 70 dans le hall de l'opéra et c'est seulement la copie installée sur cette place que j'ai pris en photo et que nous pouvons admirer aujourd'hui ! 

 

Tiens tiens des étudiants sont passés par là...
Tiens tiens des étudiants sont passés par là...
Tiens tiens des étudiants sont passés par là...

Tiens tiens des étudiants sont passés par là...

 

En faisant le tour de la fontaine, on y découvre quelques angelots sculptés...

Quelques angelots...Quelques angelots...
Quelques angelots...Quelques angelots...

Quelques angelots...

 

La place est bordée par de magnifiques immeubles haussmanniens du XIXe siècle, dont un est surnommé le scaphandrier et quand on voit son toit on comprend pourquoi...

Juste à côté se trouve l'actuel cinéma Gaumont (anciennement Galeries Lafayette).

Le scaphandrier

Le scaphandrier

Le cinéma Gaumont avec le scaphandrier juste à côté
Le cinéma Gaumont avec le scaphandrier juste à côtéLe cinéma Gaumont avec le scaphandrier juste à côté

Le cinéma Gaumont avec le scaphandrier juste à côté

 

Le fronton sculpté du cinéma nous montre les richesses de la ville au XIXe siècle : la vigne avant tout et l'abondance de fruits ! 

Le fronton et autres détails des façades
Le fronton et autres détails des façadesLe fronton et autres détails des façades

Le fronton et autres détails des façades

 

De l'autre côté de la place au-delà du tramway, nous avons de superbes cariatides qui trônent sur la façade de la Banque Populaire, deux de chaque côté de la porte.

Ce ne sont pas les seules de la ville, mais ce sont sans nul doute les plus regardées, vu leur emplacement et les plus chargées en symbole. 

 

Elles sont l'oeuvre de Germain Ribier. Elles représenteraient le Commerce, l'Agriculture, l'Artisanat et l'Université, les quatre valeurs qui ont fait la renommée de la ville. 

J'ai extrait mes explications du livre "Montpellier met bas les masques" de Pierre Macaire, Edition le Plein Des Sens, 2006. 

 

La Place de la Comédie de Montpellier / Balade dans l'HéraultLa Place de la Comédie de Montpellier / Balade dans l'Hérault
La Place de la Comédie de Montpellier / Balade dans l'HéraultLa Place de la Comédie de Montpellier / Balade dans l'Hérault

 

Je vous propose de les regarder en détails...car elles n'ont pas les mêmes objets dans les mains.

En observant les deux cariatides qui se trouvent à gauche de la porte, on voit que celle de gauche tient dans sa main le caducée de Mercure qui est le dieu du Commerce. Elle a les yeux fermés. Celle de droite tient une corne d'abondance remplie de fruits et symboliserait dont l'Agriculture.

Elles tiennent toutes les deux dans leur autre main une couronne de laurier. 

 

Les deux cariatides situées à gauche de la porte dont une a les yeux fermés

Les deux cariatides situées à gauche de la porte dont une a les yeux fermés

 

En observant les deux cariatides qui se trouvent à droite de la porte...on voit que celle de gauche tient un maillet et un burin dans ses mains : elle représenterait donc l'Artisanat. Celle de droite tient un parchemin enroulé et a une pose particulière. Elle semble plongée en pleine réflexion et symboliserait donc le savoir, la connaissance, l'Université.

 

L'auteur développe une théorie selon laquelle ces cariatides seraient bien le symbole des quatre pôles d'attraction de la ville, mais aussi l'évocation des mystères d'Eleusis... 

Je ne vous en dirai pas plus ! 

Les deux cariatides situées à droite

Les deux cariatides situées à droite

 

Enfin, de la place partent différentes rues permettant de visiter la ville dont celle qui descend à la gare, bordée par le superbe et renommé Grand Hôtel du Midi, un bâtiment plus que centenaire qui a ouvert ses portes dans un immeuble haussmannien en 1890. 

L'avenue qui descend à la gare et le Grand Hôtel du Midi et son célèbre frontonL'avenue qui descend à la gare et le Grand Hôtel du Midi et son célèbre fronton
L'avenue qui descend à la gare et le Grand Hôtel du Midi et son célèbre fronton

L'avenue qui descend à la gare et le Grand Hôtel du Midi et son célèbre fronton

 

Voilà un bel endroit pour commencer ou terminer une balade dans la vieille ville...de jour.  Mais j'imagine que la nuit, l'endroit grouille aussi de vie et que cela doit être superbe avec les éclairages.

Nous avons eu un guide formidable ! 

 

A bientôt pour la poursuite de notre visite de la région, car nous en avons encore beaucoup à découvrir, enfin...si vous le voulez bien ! 

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 05:27

 

Dans le centre ancien de Montpellier, place Saint-Roch, nous avons découvert un superbe trompe-l’œil qui se trouve juste en face de l'église éponyme.

 

Sur une grande surface de 300 m2, le trompe-l'oeil nous interpelle sur les limites entre rêve et réalité et rend la place davantage vivante. 

Ce matin-là, il y avait des livraisons et la place était très encombrée, ce qui nous a empêché d'avoir une vue d'ensemble et en particulier de voir la partie basse...

 

Vue d'ensemble du trompe-l'oeil, place Saint-Roch à Montpellier

Vue d'ensemble du trompe-l'oeil, place Saint-Roch à Montpellier

 

Dans la partie gauche de la fresque murale, quelques vraies fenêtres sont placées judicieusement au milieu des fausses.  C'est si difficile de les distinguer que l'on se demande lesquelles sont ouvertes, et lesquelles sont fermées...

Les enfants, qui se penchent aux fenêtres, ont peut-être fait l'école buissonnière...

La partie gauche de la fresque

La partie gauche de la fresque

Le détails des fausses et vraies fenêtres de haut en bas
Le détails des fausses et vraies fenêtres de haut en bas
Le détails des fausses et vraies fenêtres de haut en bas

Le détails des fausses et vraies fenêtres de haut en bas

 

Dans la partie droite, une fausse baie vitrée reflète la véritable église et qui sait, dans la rosace de l'église, peut-être peut-on voir à certaines heures de la journée, la fausse baie vitrée la reflétant...

Bref c'est un véritable casse-tête !

La partie droite de la fresque murale

La partie droite de la fresque murale

La baie vitrée dans laquelle on voit le reflet de l'église

La baie vitrée dans laquelle on voit le reflet de l'église

 

En dessous, les peintres ont semé des indices pour nous rappeler que la place était traversée par les pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle. On y découvre plusieurs coquilles et la bannière de Saint-Roch, ainsi que d'autres fenêtres présentant elles-aussi de jolis reflets...

La bannière de Saint-Roche, les autres fenêtres et quelques coquilles...

La bannière de Saint-Roche, les autres fenêtres et quelques coquilles...

 

Au-dessus de la fausse porte, un vase d'apothicaire rappelle l'histoire de la ville.

La fausse-porte avec son pot à pharmacie au-dessus

La fausse-porte avec son pot à pharmacie au-dessus

 

 

Je vous rassure... les tables et les chaises qui sont installées devant le mur sont vraies, et le restaurant, aussi. Il a bien fallu que j'écarte les branches des (vrais) arbustes pour réussir à photographier la partie basse, tandis qu'une des serveuses dressait les tables pour le repas de midi...

Mais je n'ai pas pu tout voir parce que c'était en partie caché par le matériel du restaurant.

Du coup, je ne peux pas vous montrer en entier l'escalier qui permet d'accéder à la fausse porte, ni tous les personnages qui se sont installés sur les marches...

 

La partie basse en partie masquée par le matériel du restaurant.
La partie basse en partie masquée par le matériel du restaurant.
La partie basse en partie masquée par le matériel du restaurant.

La partie basse en partie masquée par le matériel du restaurant.

 

Quant au vieux grand-père, j'ai l'impression qu'il s'est bien moqué de nous...

Mais au fait, l'avez-vous aperçu ?

 

Cette fresque a été réalisée par les artistes de 7ème sens, d'après une maquette leur permettant de tracer précisément les dessins, une fois le mur quadrillé, avant de réaliser les peintures. 

Je n'avais jamais pensé au problème du manque de recul lors de la réalisation d'un trompe-l'oeil, et la lecture des différentes étapes de la réalisation que j'ai trouvé sur leur site m'a beaucoup intéressé.

 

Avec ces trompe-l'oeil (ça ne s'accorde pas je ne le savais pas !), l'imaginaire est bien entré dans la ville.

La fresque devient un patrimoine à part entière, au même titre que la jolie église néo-gothique, bâtie au XIXe siècle, véritable sanctuaire pour les pèlerins de Saint-Jacques, qui se trouve de l'autre côté de la place et sur les escaliers de laquelle, papotaient quelques jeunes étudiantes, comme le font leurs consœurs imaginaires, ou vive versa ! 

 

L'église Saint-Roch

L'église Saint-Roch

Quelques détails de la façade
Quelques détails de la façadeQuelques détails de la façade

Quelques détails de la façade

 

A bientôt pour de nouvelles découvertes, si vous le voulez bien...

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26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 05:20
L'ancienne faculté de médecine de Montpellier

L'ancienne faculté de médecine de Montpellier

 

Accolée à la cathédrale Saint-Pierre dont je vous ai parlé récemment, se trouve l'ancienne faculté de médecine de Montpellier.

C'est avec beaucoup de plaisir que je l'ai découverte lors de ma balade dans la région avec Mimi et NellEn effet, depuis le temps que j'en entendais parler, je ne l'avais jamais vu... en vrai.

J'ai même trouvé émouvant de la découvrir, pour tout vous dire, car c'est la plus ancienne faculté de médecine du monde occidental encore en activité !

On ne peut parler de Montpellier sans parler de l'histoire de la médecine et vice versa. (Entre nous, l'histoire de la Botanique est également liée à la ville mais ce sera pour une autre fois...)

La faculté a été créée en 1220.

 

Un peu d'histoire

En 1180, Guilhem VIII, seigneur de Montpellier signe un édit stipulant que quiconque, quelle que soit sa religion ou son origine, a désormais le droit de venir enseigner la médecine dans sa ville. De nombreux maîtres et étudiants viennent alors s'y installer. Il n'y a pas à l'époque de locaux proprement dit, le maître se chargeant lui-même d'héberger ses étudiants. 

Puis les premiers regroupements ont lieu dans l'ancienne école de pharmacie. 

François Rabelais, Guillaume Rondelet, Arnaud de Villeneuve qui fût le premier a parler d'hygiène, Jean-Antoine Chaptal, Gui de Chauliac, le père de la chirurgie médicale, Pierre-Joseph Barthez, médecin de Louis XVI et de Napoléon Ier et encyclopédiste, F. G. de Lapeyronie, le célèbre chirurgien du roi, et bien d'autres illustres médecins, vont s'y succéder...

 

A l'entrée de la faculté, deux statues de bronze accueillent les visiteurs. Elles ont été inaugurées le 15 novembre 1864. 

La première représente François Gigot de Lapeyronie (1678-1747), la seconde, Paul-Joseph Barthez (1734-1806).

Le fait que les deux statues se retrouvent réunies ici, n'est pas anodin et symbolise l'union de deux disciplines fondamentales, la chirurgie et la médecine. 

 

 

Les statues de bronze de François de Lapeyronnie et de Paul-Joseph Barthez à l'entrée
Les statues de bronze de François de Lapeyronnie et de Paul-Joseph Barthez à l'entrée

Les statues de bronze de François de Lapeyronnie et de Paul-Joseph Barthez à l'entrée

 

François Gigot de Lapeyronie était un homme généreux et discret. Il était le chirurgien attitré de Louis XV, mais il restait proche du peuple.

Son château de Marigny a été transformé en hôpital.
 

 François de Lapeyronie (1678-1747)

 François de Lapeyronie (1678-1747)

 

Puis il donne une grande partie de sa fortune à la ville de Montpellier pour faire construire un amphithéâtre d'anatomie, le collège royal Saint-Côme. Le majestueux bâtiment, construit entre 1751 et 1757, fait partie des plus beaux monuments de la ville.

En 1794, l'école de chirurgie de la ville est réunie par décret avec celle de médecine, et le bâtiment est abandonné. Il est occupé aujourd'hui par la Chambre de Commerce. 

Je vous montre donc ci-dessous, un aperçu du bâtiment...

 

Collège Saint-Côme, vu côté place

Collège Saint-Côme, vu côté place

Quelques détails...
Quelques détails...

Quelques détails...

Autres détails sur les façades (regardez le caducée sur la grille en fer forgée du balcon), plus la cour intérieureAutres détails sur les façades (regardez le caducée sur la grille en fer forgée du balcon), plus la cour intérieure
Autres détails sur les façades (regardez le caducée sur la grille en fer forgée du balcon), plus la cour intérieureAutres détails sur les façades (regardez le caducée sur la grille en fer forgée du balcon), plus la cour intérieure

Autres détails sur les façades (regardez le caducée sur la grille en fer forgée du balcon), plus la cour intérieure

 

Paul-Joseph Barthez va révolutionner la vision de l'être vivant et donc de la médecine.

Je tente de résumer...Il pense que l'homme est constitué d'un état matériel, d'une âme et d'un principe vital. Il considère en particulier que l'être humain fait partie du milieu ambiant, et qu'il interagit avec lui de façon constante. Il introduit donc la notion de physiologie.

C'est le "vitalisme de Montpellier".

En plus de ses idées, qui ont fait évoluer la médecine, il léguera son immense bibliothèque à la faculté de la ville.

 

Paul-Joseph Barthez (1734-1806)

Paul-Joseph Barthez (1734-1806)

 

Revenons à notre bâtiment, ancienne faculté de médecine.

Au dessus des deux statues de ces deux grands maîtres qui ont marqué le siècle des Lumières, le fronton présente une belle sculpture, constituée de deux lions entre lesquels se trouve gravé le caducée, emblème de la médecine...mais un seul serpent est entouré autour du manche d'une sorte de "pilon" ce qui ne ressemble pas du tout au caducée habituel.

Je n'ai trouvé aucun renseignement sur la présence de ces lions sur le fronton, ni sur cette dernière particularité. 

Si vous avez des infos, je suis preneuse...

 

Le fronton

Le fronton

 

A droite de l'entrée, se trouve un joli cadran solaire...avec une devise écrite en grec : H TEXNH MAKPH qui signifie "L'art est long". 

Le cadran solaire
Le cadran solaire

Le cadran solaire

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

La faculté s'installe dans les locaux historiques tels qu'on peut les voir aujourd'hui à la fin du XVIIIe siècle, après la Révolution, à l'emplacement de l'ancien palais épiscopal. Ce palais était un ancien monastère bénédictin (Saint-Benoît). Il avait été fondé au XIVe siècle. Comme je vous l'ai déjà dit la chapelle de ce monastère est aujourd'hui devenue la Cathédrale Saint-Pierre.

 

Depuis le printemps 2017, de nouveaux bâtiments ont été construits à une vingtaine minutes du centre ville, à côté du centre hospitalier Arnaud de Villeneuve, et les 3600 étudiants, de même qu'une partie des services administratifs, y ont fait leur dernière rentrée. 

 

Il reste à l'intérieur des locaux de l'ancienne faculté, qui ne se visite qu'en groupe organisé avec l'office du tourisme, un escalier monumental de l'époque et quelques prestigieuses salles.

Les appartements privés de l'Évêque sont devenus l'école de santé et, l'ancienne chapelle, la salle des Actes, où des générations d'étudiants ont soutenu leur thèse.

Pour la petite histoire, dans la grande, si Rabelais a bien soutenu sa thèse avec brio dans ces locaux, Nostradamus, qui est bien connu en Provence, et en particulier dans la région de Salon-de-Provence, a été renvoyé de la faculté alors qu'il n'était qu'un élève, pour cause de... désobéissance !

 

J'adorerai en particulier aller visiter la bibliothèque (ça vous étonne ?). Elle abrite des incunables et des anciens ouvrages de médecine...dans l'ancien cloître. L'endroit doit être magnifique.

Le conservatoire d'anatomie, quant à lui, possède une collection classée monument historique qui est sans nul doute à découvrir elle-aussi, comme j'en suis certaine, le jardin des Plantes qui fait partie lui-aussi de la faculté.  

Mais ce sera peut-être pour une prochaine visite qui sait ?

 

 

En face de la faculté de médecine, de l'autre côté de la rue, se trouve l'Institut Bouisson-Bertrand.

Fondé en 1895 par la faculté de médecine de Montpellier, l'institut est spécialisé dans la prévention des maladies infectieuses et engagé dans de nombreuses actions humanitaires à l'étranger, notamment en Afrique. 

 L'Institut Bouisson-Bertrand...
 L'Institut Bouisson-Bertrand...
 L'Institut Bouisson-Bertrand...

L'Institut Bouisson-Bertrand...

 

A bientôt...pour la poursuite de nos visites dans la région, enfin, si vous le voulez bien !

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 05:24
Photo wikipedia (toutes les autres sont perso !)

Photo wikipedia (toutes les autres sont perso !)

 

Après la Grande-Motte dont je vous ai parlé en début de semaine et Aigues- Mortes, nous avons visité Nell, Mimi et moi, la ville de Montpellier.

Oh ! pas toute la ville, je vous rassure car il nous aurait fallu rester toute une semaine au moins, pour en découvrir ses multiples merveilles.

Néanmoins, je vais vous en présenter quelques facettes prochainement.

 

La cathédrale Saint-Pierre est l'édifice religieux le plus imposant de la ville de Montpellier. Elle est située dans ce que l'on appelle "l'écusson", c'est-à-dire le coeur historique et économique de la ville. 

Elle est très grande et de style gothique. Nous ne sommes pas entrées à l'intérieur car nous avions encore de nombreuses merveilles à admirer et il nous a bien fallu choisir...

 

La cathédrale Saint-Pierre de Montpellier

La cathédrale Saint-Pierre de Montpellier

 

A l'origine, la bâtisse était la chapelle du Monastère bénédictin de Saint-Benoît, fondé en 1364 par le pape Urbain V. Il désirait en construisant cet édifice honorer la ville où il avait étudié et enseigné. 

En 1536, l'archevêché de Maguelonne est transférée définitivement à Montpellier. L'évêque s'y installe alors : le prieuré bénédictin devient palais épiscopal et l'église est érigée en cathédrale. 

Au départ, il y avait quatre tours qui s'élevaient aux angles de la nef.

 

L'architecture fortifiée donne à la cathédrale une allure imposante. A la fin du XVIe siècle, la cathédrale était surnommée, le "fort Saint-Pierre".

Elle présente en effet toutes les caractéristiques habituelles des édifices religieux fortifiés : des mâchicoulis surmontés de créneaux, un chemin de ronde, un porche massif qui protège l'entrée, formé de deux imposants piliers cylindriques et d'une voûte qui les relie à la façade.  


 

Le porche et ses piliers qui sont reliés à la façade par une voûte...
Le porche et ses piliers qui sont reliés à la façade par une voûte...
Le porche et ses piliers qui sont reliés à la façade par une voûte...
Le porche et ses piliers qui sont reliés à la façade par une voûte...
Le porche et ses piliers qui sont reliés à la façade par une voûte...

Le porche et ses piliers qui sont reliés à la façade par une voûte...

 

L'intérieur est composé d'une nef unique et de chapelles latérales...et autres trésors que nous découvrirons peut-être un jour. 

 

Bien sûr, les guerres de religion, particulièrement violentes dans la région, ne l'ont pas épargné. Elle a été en partie détruite à coups de canons et pillée comme la plupart des monastères et des couvents de la région. 

Mais elle est le seul édifice survivant de cette époque dans la ville (et je crois la région) et représente donc, un exemple en matière d'architecture gothique méridionale. 

 

Reconstruite en 1622, puis agrandie entre 1855 et 1875, elle sera classée "Monument Historique" dès 1906. 

Ce sont les derniers travaux qui lui ont donné son allure d'aujourd'hui. 

 

 

La cathédrale possède quatre cloches de volée qui sont situées en haut de la tour Urbain V où elles ont été installées en 1870.  

La tour Urbain V

La tour Urbain V

 

Dans le campanile métallique en fer forgé, se trouvent trois cloches de tintement pour l'horloge, qui sont classées au titre des monuments historiques depuis 1959. 

Le campanile est surmonté d'une girouette qui représente notre célèbre coq français...

La tour de l'horloge et ses trois cloches dans son campanile en fer forgé
La tour de l'horloge et ses trois cloches dans son campanile en fer forgé
La tour de l'horloge et ses trois cloches dans son campanile en fer forgé

La tour de l'horloge et ses trois cloches dans son campanile en fer forgé

 

Voici quelques détails supplémentaires, observés de l'extérieur : ouvertures et vitraux, abats-sons entourés de sculptures, gargouilles...

Quelques ouvertures...
Quelques ouvertures...
Quelques ouvertures...

Quelques ouvertures...

Les abats-sons entourés de sculptures
Les abats-sons entourés de sculpturesLes abats-sons entourés de sculptures

Les abats-sons entourés de sculptures

Une des gargouilles de la cathédrale

Une des gargouilles de la cathédrale

 

Pour les passionnés de monuments, je vous joins une brochure gratuite qui vous dira tout sur son histoire et ses richesses intérieures. Inutile que je vous raconte son contenu !

A conserver précieusement, pour ceux qui veulent aller découvrir Montpellier et cette superbe cathédrale, durant les prochaines vacances.

 

La cathédrale est prolongée par l'ancienne faculté de médecine de la ville. 

Je vous en montrerai quelques détails prochainement, enfin, si vous le voulez bien...

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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 05:30
La mer...

La mer...

 

Pour ceux qui languissent de voir la mer et qui songent déjà aux vacances d'été, je vous propose aujourd'hui une balade en Occitanie, tout au bord de la mer méditerranée, dans l'Hérault exactement.

Cette brève visite fait partie des balades entre amies, que nous avons fait récemment Mimi, Nell et moi...

Dans cette ville classée "Patrimoine du XXe siècle" et qui fête cette année ses 50 ans d'existence, il fait bon se balader en bord de mer mais aussi dans l'arrière-pays très verdoyant.

La Grande-Motte a été classée "Station verte d'Europe", c'est dire, et elle est située en plus, aux portes de la Camargue tout près d'Aigues-Mortes dont je vous ai encore parlé tout récemment, et seulement à 12 km de Montpellier. 

C'est une ville à l'architecture singulière qui a été très controversée à l'époque de sa construction et qui, encore aujourd'hui, suscite les passions.

 

On aime ou on aime pas ! 

 

Une ville au bord de la mer...
Une ville au bord de la mer...Une ville au bord de la mer...

Une ville au bord de la mer...

 

Un peu d'histoire

 

Dans les années 60, le Général de Gaulle demande la création de nouvelles stations balnéaires le long de la côte méditerranéenne, pour éviter, espère-t-il, que les vacanciers du nord de l'Europe et de France se rendent tous en Espagne. Le tourisme de masse est en plein essor et les loisirs deviennent importants pour tous...ce qui bien sûr, rapporte de l'argent. 

Le territoire actuellement occupé par la ville, n'était qu'un immense marécage, inhabité et isolé des alentours par des étangs. C'est pourtant lui qui sera choisi pour l'une des sept stations qui seront construites sur la côte du Languedoc-Roussillon.  

Le projet surnommé "Mission Racine" est confié à Jean Balladur, un cousin de l'ancien ministre...

Architecte moderne et d'une immense culture, ayant fait de nombreux voyages, celui-ci dessine les plans d'une ville nouvelle.

Il conçoit des immeubles particulièrement originaux pour ne pas dire audacieux pour l'époque, tout en béton ou presque, qui doivent permettre à tous les habitants de profiter pleinement du soleil sur leur terrasse et d'avoir vue sur la mer.

Alors que l'époque ne sait concevoir que des barres d'immeubles parallélépipédiques, il trace des courbes, mêle lignes droites et arabesques, et surtout ajoute des couleurs et beaucoup de poésie. 

Incompris au départ, son projet permettra à de multiples vacanciers de découvrir la côte méditerranéenne. Les plages sont dès la construction de la ville, bordées d'un chemin piéton et facilement accessibles. 

 

Aujourd'hui, les immeubles sortis du sable, qui ont permis à la ville d'être surnommée  lors de sa création, "béton-plage", sont entourés de verdure et donnent à la cité une allure exceptionnelle, d'autant plus que la ville n'est pas du tout "ville morte" hors saison. 

La ville reçoit en effet plus de 100 000 visiteurs chaque année, mais dix mille personnes y vivent à l'année. Il y a de nombreuses infrastructures sportives et un collège. 


Lors de notre visite, il n'y avait pas énormément de monde et du soleil ! 

 

Le soleil était bien présent sur le bord de mer...
Le soleil était bien présent sur le bord de mer...

Le soleil était bien présent sur le bord de mer...

 

Certains courageux se baignaient...déjà ! Quoique avec le temps à l'orage, l'eau devait être assez chaude. Nous ne l'avons pas testé en fait.

Nous avons préféré papoter assises sur un banc face à la mer.

Puis nous balader le long du quai et sur le port.

Balade le long des quais...
Balade le long des quais...Balade le long des quais...
Balade le long des quais...

Balade le long des quais...

 

Enfin, nous avons parcouru la ville pour redécouvrir son architecture, les immeubles en forme de pyramides qui me font penser aux constructions en sucre de mon enfance, les balcons habillés de panneaux aux motifs géométriques variés et les façades inclinées à 60° qui permettent aux terrasses de toutes profiter du soleil. 

L'architecture particulière de la Grande-Motte
L'architecture particulière de la Grande-MotteL'architecture particulière de la Grande-Motte
L'architecture particulière de la Grande-MotteL'architecture particulière de la Grande-Motte
L'architecture particulière de la Grande-MotteL'architecture particulière de la Grande-Motte

L'architecture particulière de la Grande-Motte

 

Les premiers immeubles construits portent tous un nom, ce que je ne savais pas. 

De gauche à droite : "La grande pyramide", "l'Eden" (ou sa soeur jumelle ?) et "le Fidji"...

La "Grande pyramide" est en fait la représentation inversée du Pic Saint-Loup, la montagne la plus proche. L'architecte s'est inspirée ici du site aztèque Teotuhuacan. Les pyramides reproduisant là-bas aussi le relief qui les entoure...

De gauche à droite, "la Grande Pyramide","l'Eden" et "le Fidji"de l'autre côté du port

De gauche à droite, "la Grande Pyramide","l'Eden" et "le Fidji"de l'autre côté du port

Autres vues de la grande pyramide" et de son environnement
Autres vues de la grande pyramide" et de son environnement
Autres vues de la grande pyramide" et de son environnement

Autres vues de la grande pyramide" et de son environnement

 

Petit clin d’œil de l’architecte au Général de Gaule, qui lui a fait confiance pour ce projet, certains immeubles près du port présentent en façade quelques excroissances "nasales" caractéristiques. 

Le clin d’œil de l'architecte...
Le clin d’œil de l'architecte...

Le clin d’œil de l'architecte...

 

Il y de nombreuses sculptures modernes réparties dans la ville que je n'ai finalement pas prises en photo, à part la fontaine ci-dessous. 

Une des fontaines de la ville...
Une des fontaines de la ville...

Une des fontaines de la ville...

 

L'office du tourisme propose six grandes boucles pour découvrir la ville dans les moindres détails à pied, à vélo, en bateau.

Vous avez donc le choix ! Mais ne vous attendez pas à pouvoir la visiter en voiture ou à longer le bord de mer, cheveux au vent dans votre décapotable...euh ! Les parkings sont en périphérie et les piétons et les cyclistes sont rois.

 

Seul bémol, la ville s'adresse aujourd'hui à une clientèle plus aisée que celle que le Général de Gaulle avait imaginé à l'époque...

 

Un escalier entre deux immeubles

Un escalier entre deux immeubles

 

A bientôt pour la poursuite de nos visites dans la région...enfin, si vous le voulez bien ! 

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 05:20

 

Comme je vous l'ai déjà dit la semaine dernière, je me suis absentée quelques jours pour retrouver avec bonheur et émotion deux blogueuses chères à mon coeur que j'avais déjà rencontrées l'année dernière...

Je peux vous le dire maintenant, puisque certains d'entre vous l'ont deviné : il s'agit de Nell et de Mimi.

 

Au lieu d'aller dans le Tarn, nous nous sommes retrouvées toutes les trois dans la région de Montpellier que nous avons eu beaucoup de plaisir à découvrir ou redécouvrir...

Un peu de route chacune et nous voilà réunies pour quelques jours de partage et de bavardages (je parle pour moi là...mais pas que !) inoubliables.

 

Pour vous aider à deviner les différentes destinations que nous avons explorées pendant notre TROP court séjour, je vous mets quelques photos en avant-première.

 

Vous retrouverez donc bientôt quelques articles sur le blog de Nell ou sur le mien...

Désolée pour ceux qui nous visitent toutes les deux si nous avons quelques répétitions imprévues, nous portons chacune un regard différent sur ce qui nous entoure, et cela vous permettra d'avoir une vue complète de nos visites et balades.

 

Alors le premier jour, nous avons visité deux petits villages pleins de charme, parfait mélange de vieilles pierres et de verdure...

 

La destination est mentionnée sur la table d'orientation...
La destination est mentionnée sur la table d'orientation...
La destination est mentionnée sur la table d'orientation...

La destination est mentionnée sur la table d'orientation...

Nous avons visité le second sous une pluie battante...que d'eau !
Nous avons visité le second sous une pluie battante...que d'eau !
Nous avons visité le second sous une pluie battante...que d'eau !

Nous avons visité le second sous une pluie battante...que d'eau !

 

Puis nous avons choisi de nous rapprocher de la mer...pour deux destinations proches, mais très différentes.

Une belle ville de Camargue...
Une belle ville de Camargue...
Une belle ville de Camargue...

Une belle ville de Camargue...

La mer méditerranée...
La mer méditerranée...
La mer méditerranée...

La mer méditerranée...

 

Enfin, la ville nous ouvrait les bras et il y avait tant de choses à y découvrir qu'il faudra forcément y retourner un jour surtout que notre guide et chauffeur a été d'une patience d'ange pour nous supporter ce jour-là...

Vous avez tous reconnu...Montpellier !
Vous avez tous reconnu...Montpellier !
Vous avez tous reconnu...Montpellier !

Vous avez tous reconnu...Montpellier !

 

Le petit lutin de Mimi nous avait dit : "Prenez les bottes et les parapluies" et nous avons bien fait de l'écouter ! 

Il surveille le temps qu'il fait !

Il surveille le temps qu'il fait !

 

Quand à sa petite poule rousse, nous l'avons aidé à semer ses grains de blé...c'est ça l'amitié ! 

Et elle attend maintenant que ça pousse...

Et elle attend maintenant que ça pousse...

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

Alphonse de Lamartine

 

Alors je vous dis à très bientôt ! 

Enfin... si vous le voulez bien...

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