Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 05:20
Quelques fossiles de Provence

 

En nous promenant dans la campagne, nous avons découvert par hasard un petit passage entre deux champs qui avait été surcreusé pour permettre l'écoulement des eaux qui descendent de la colline lors des violents orages qui savent si bien nous surprendre en Provence. 

Les roches ainsi mises au jour, étaient truffées de fossiles de belle taille ! Vue la géologie de la région, il s'agit de fossiles datant du Miocène.

 

C'est incroyable mais à cet endroit, il y a une vingtaine de millions d'années, la mer était présente. Il y avait un golfe peu profond et sur les fonds sableux, de nombreux organismes marins. Toutes les conditions étaient réunies pour que les sédiments se transforment en roches calcaires riches en débris et coquilles de toutes sortes_ les calcaires coquilliers.

Ces roches, d'origine marine, affleurent à la surface ici ou là, mais en particulier dans le sud-est de la France (Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard...). Elles sont souvent regroupées sous l'appellation de "Pierres du midi" et ont été utilisées dans la construction (et le sont encore), comme c'est le cas par exemple de la Pierre de Rognes ou de la pierre de Fontvieille. De nombreuses carrières ont permis leur exploitation, dès l'Antiquité. 

 

Les fossiles présents dans les roches sont souvent identifiables, ce qui permet aux paléontologues de dater précisément les roches, mais aussi de comprendre les conditions dans lesquelles s'est effectuée la sédimentation (ici les coquilles presque entières montrent par exemple que les conditions de sédimentation se sont produites dans une mer peu agitée), et donc d'en apprendre davantage sur les formations géologiques de la région. 

 

Ne comptez pas sur moi pour vous dire leurs noms précis car bien entendu je ne les connais pas mais cela ne nous empêche pas de les admirer, n'est-ce-pas ?

Bien entendu, si quelqu'un peut mettre des noms sur ces fossiles je suis preneuse, car lorsque j'ai vu la liste des divers noms possibles, je n'ai pas cherché à approfondir... Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à cliquer ICI, vous comprendrez pourquoi !  

 

Les plus fréquents des fossiles découverts ici, sont des pectens. Sont regroupés sous ce terme aujourd'hui les Mollusques bivalves des genres Chlamys et Pecten, que nous connaissons tous et appelons tout simplement des Coquilles Saint-Jacques ! Mais parmi les fossiles d'autres genres de pectens aujourd'hui disparus sont présents. 

Vous remarquerez que sur certains on voit encore la nacre. 

Des pectens datant du Miocène
Des pectens datant du Miocène
Des pectens datant du Miocène
Des pectens datant du Miocène
Des pectens datant du Miocène
Des pectens datant du Miocène

Des pectens datant du Miocène

En promenant le long de ce petit "canyon", on découvre aussi des huîtres presque entières. 

Des huîtres datant du Miocène
Des huîtres datant du Miocène

Des huîtres datant du Miocène

Les fossiles que je vous ai montré font partie de la macrofaune, mais n'oublions pas que dans ces sédiments, il existe aussi de la microfaune qui peut en apprendre autant aux spécialistes, même si elle est moins spectaculaire ou visible à l’œil nu. 

 

Ce modeste article est l'occasion de rappeler ici que la plupart des sites paléontologiques sont protégés par la loi. Collecter les fossiles est donc passible d'amende et même d'emprisonnement car c'est considéré comme un vol. Dans des zones non protégées,  comme ici, la collecte de faible quantité doit être effectuée après autorisation du propriétaire.

Alors le mieux si vous êtes passionnés c'est de faire des photos et non pas de collecter pour mettre dans une vitrine, le plaisir est le même, je vous l'assure ! 

Et n'oubliez pas de respecter le patrimoine géologique et de prendre connaissance de la charte qui régit sa découverte ICI.

J'espère que cet article vous a plu !

 

Comme depuis deux semaines à présent, j'ai décidé de ne plus publier le samedi (et donc tous les week-ends puisque je ne publie plus le dimanche non plus) et cela jusqu'à la rentrée de septembre.

Je vous souhaite donc à tous un excellent week-end !

Partager cet article

Repost0
18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 05:14
Le hameau de la Vialle d'Estours

Le hameau de la Vialle d'Estours

Je vous avais promis de monter sur le plateau qui mène à Saugues, en partant de Monistrol-d'Allier...Et bien nous y voilà !

Mais aujourd'hui  je vais vous épargner la grimpette : nous allons en effet prendre la voiture...

 

Nous voilà arrivés dans un petit hameau appelé la Vialle d'Estours, qui appartient à la commune de Monistrol-d'Allier dont nous avons parlé récemment. Situé sur un  plateau volcanique, ce hameau est un petit paradis. En effet pour venir là il faut le vouloir !

La petite route est tranquille et bordée de prés à vaches, de bois et de quelques sentiers. 

Au bord de la route...

Au bord de la route...

Le hameau est très aéré et les maisons sont étalées autour d'une place typique de la région, le couder(c). Pas de clôtures ici, ni de portails, les habitants s'installent devant leur maison en toute simplicité. 

Autour du couder(c)
Autour du couder(c)
Autour du couder(c)

Autour du couder(c)

Quelques détails pris dans le hameau... 

La croix sur le couder(c)

La croix sur le couder(c)

Autres détails dans le hameauAutres détails dans le hameau
Autres détails dans le hameau
Autres détails dans le hameauAutres détails dans le hameau

Autres détails dans le hameau

C'est sur une des maisons de ce petit hameau que j'ai découvert pour la première fois le granite à dents de cheval.

Mais oui, ça existe vraiment... et la maison ci-dessous est bâtie presque entièrement dans cette roche !

Regardez bien les pierres de taille autour de la porte ancienne... 

Vous voyez ces grosses masses blanches qui ressortent sur la pierre gris bleutée ?

 

Une maison bâtie en granite vue de près...
Une maison bâtie en granite vue de près...

Une maison bâtie en granite vue de près...

Un peu de géologie...

 

La massif de la Margeride englobe une partie du Cantal, de la Lozère et de la Haute-Loire. Il est en grande majorité constitué de granite qui est une roche magmatique très utilisée pour la construction dans toute la région. 

Pour faire simple, le granite est le résultat du refroidissement lent et en profondeur de grandes masses de magma. Ces masses vont ensuite se retrouver en surface grâce au processus d'érosion des roches qui se trouvaient au-dessus. 

 

Le granite de la Margeride a la particularité de comporter au milieu de cristaux millimétriques visibles à l’œil nu (micas, quartz...), de grands cristaux pouvant atteindre 10 centimètres. Ces cristaux, constitués de feldspath potassique appelé aussi orthose, sont maclés (macle de Carlsbad) . Ils ont une forme caractéristique, quand on les voit en coupe, d'où le nom de "granite à dents de cheval".  

 

Voici ces cristaux vus de plus près...

Les cristaux de feldspath dans le granite à dents de cheval
Les cristaux de feldspath dans le granite à dents de chevalLes cristaux de feldspath dans le granite à dents de cheval

Les cristaux de feldspath dans le granite à dents de cheval

Mais pour tout vous dire, si nous sommes venus jusque-là en voiture, ce n'est pas pour découvrir ni ce joli petit hameau, ni le granite à dents de cheval, ni pour découvrir la superbe vue qu'il y a du haut du plateau... mais pour nous rendre à pied vers une petite chapelle située dans un site encore plus magnifique : Notre-Dame d'Estours surnommée aussi la Reine du Gévaudan.

 

Mais il vous faudra encore un peu de patience pour la découvrir...enfin, comme d'habitude si vous le voulez bien ! 

Partager cet article

Repost0
15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 05:18

 

Voilà, comme promis un dernier article sur le séisme de Provence du 11 juin 1909. Il fait suite aux deux autres présentés cette semaine, ICI (1) et ICI (2). 

Le Petit Parisien du 13 juin 1909

Le Petit Parisien du 13 juin 1909

A quoi est dû le séisme de Lambesc ?

Evidemment sous la terre, le séisme se préparait depuis longtemps.

Plusieurs secousses préliminaires avaient été ressenties, quelques jours avant la fin du mois de mai 1909, et si le système d'aujourd'hui avait existé, les populations auraient pu être évacuées sans doute à temps. 

Quelques  heures avant le séisme, certains animaux avaient changé de comportement, mais cela n'avait pas alarmé la population. Beaucoup d'anecdotes ont d'ailleurs circulé après le séisme, parmi la population... l'histoire par exemple de cette petite chienne Miquette qui avait tiré son maître dans la rue quelques minutes avant les premières secousses, lui sauvant la vie, ou de ces vaches qui n'avaient plus de lait le matin même, ou alors ces cloches qui se sont mises à sonner sans qu'on comprenne pourquoi bien avant les secousses, et bien d'autres histoires mystérieuses encore... 

 

L'activité volcanique et l'activité sismique sont des conséquences de l'activité de la Terre et en particulier de la tectonique des plaques.

L'origine du séisme ne déroge pas à la règle et se trouve lié au rapprochement de la plaque africaine et de la plaque eurasienne, vers le nord (100 000 séismes dans le monde sont enregistrés chaque année à proximité des plaques tectoniques en mouvement). 

 

La Provence est pourtant éloignée de ces deux plaques. C'est sans compter sur les failles qui se forment à la surface de la croûte terrestre. Les "contraintes" accumulées au niveau de ces failles se libèrent à un moment donné, et les deux bords de la faille se déplacent...c'est la rupture. On dit que la faille se réactive... L'énergie libérée sous forme d'ondes se propagent alors à l'intérieur de la terre ou en surface : c'est le séisme.

Pour le séisme du 11 juin 1909, c'est la faille de la Trévaresse, une faille active qui mesure 15 km de longueur qui est responsable. 

Pour info : il y a de nombreuses failles dans la région PACA mais seulement une dizaine sont considérées comme actives et pourraient donc un jour, se réactiver...et provoquer un séisme. 

Carte des effets des intensités du séisme (http://www.planseisme.fr/PACA-Centenaire-du-seisme-de-Provence-de-1909.html)

Carte des effets des intensités du séisme (http://www.planseisme.fr/PACA-Centenaire-du-seisme-de-Provence-de-1909.html)

Carte des intensités (source, idem site ci-dessus)

Carte des intensités (source, idem site ci-dessus)

 

Quel est le risque sismique aujourd'hui en France ? 

Pour le géologue Olivier Bellier, il n'est pas exclu qu'un nouveau séisme touche un jour la région et, vu le nombre d'habitants et les installations nucléaires, il serait particulièrement dévastateur et on dénombrerait 20 fois plus de victimes qu'en 1909, et des dégâts considérables...

"Là où un séisme passe, il repassera"...

A défaut de pouvoir prédire les séismes avec exactitude, des relevés précis sont faits des secousses sismiques, et étudiés de près par les spécialistes, qui surveillent en particulier les failles et les zones proches des centrales nucléaires (comme près de Cadarache) mais également la région de Nice qui est particulièrement exposée.

Les régions à risque doivent donc faire de la prévention. Les écoles font des simulations, les populations sont régulièrement informées par des brochures, les pompiers sont formés en cas de sinistre et on construit de plus en plus parasismique...

 

Ce séisme a marqué tous les esprits...il va hélas être suivi par une autre catastrophe : la Première Guerre mondiale qui, à sa façon, a aussi détruit la région à peine reconstruite de ses ruines...

 

Pour en savoir plus sur ce séisme de Lambesc, je vous propose de consulter la petite bibliographie suivante ainsi que deux sites qui expliquent en détails les causes géologiques. 

Les photos et schémas de mes deux précédents articles précités, sont extraits de ces outils documentaires...ainsi que la plupart des explications que j'ai tenté de simplifier au maximum.

 

Petite bibliographie sur le séisme. N'oubliez pas d'actionner le diaporama
Petite bibliographie sur le séisme. N'oubliez pas d'actionner le diaporama
Petite bibliographie sur le séisme. N'oubliez pas d'actionner le diaporama
Petite bibliographie sur le séisme. N'oubliez pas d'actionner le diaporama

Petite bibliographie sur le séisme. N'oubliez pas d'actionner le diaporama

Et pour terminer ce reportage-souvenir,  je vous propose, si vous habitez le sud-est et en particulier dans le Var et les Alpes maritimes, de consulter les deux sites ci-dessous...

Ainsi que ce site qui recense la sismicité en France métropolitaine.

Il ne s'agit pas de se faire peur, juste de rester informé et de réfléchir aux conséquences qu'aurait un grave séisme aujourd'hui en métropole (barrages, centrales nucléaires...).

Partager cet article

Repost0
1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 05:18
La croix des yeux

La croix des yeux

 

Revenons encore un peu en Haute-Loire !

Près du hameau de Beyssac, en nous rendant au marais de Limagne, nous avons traversé un autre petit hameau, celui de Lapeyre. 

Un peu plus loin sur la route, se trouve un point de vue superbe sur le plateau et la vallée et, une croix de forme assez particulière dont la partie supérieure a été brisée. C'est la croix des yeux.

Je ne connais pas l'histoire de cette croix et je n'ai trouvé personne pour m'en dire davantage...mais je trouve qu'elle porte bien son nom, car de son emplacement, nous avons une vue d'ensemble sur tous les volcans du Velay... et de l'Auvergne. Des centaines de volcans ! Rien que pour  la chaîne des Puys, on en dénombre près de 80.

Allez demander à Rose si je me trompe, elle nous parle souvent sur son joli blog de son géant, qu'elle aime tant et qu'elle voit de chez elle.

 

Pensez à agrandir les photos pour profiter du paysage !

 

La vue sur les volcans d'Auvergne et le plateau cultivéLa vue sur les volcans d'Auvergne et le plateau cultivé
La vue sur les volcans d'Auvergne et le plateau cultivéLa vue sur les volcans d'Auvergne et le plateau cultivé
La vue sur les volcans d'Auvergne et le plateau cultivéLa vue sur les volcans d'Auvergne et le plateau cultivé

La vue sur les volcans d'Auvergne et le plateau cultivé

 

A deux pas de ce point de vue magnifique, se trouve une carrière ouverte, la carrière de Lapeyre. 

La carrière de Lapeyre vue du chemin de bordure
La carrière de Lapeyre vue du chemin de bordureLa carrière de Lapeyre vue du chemin de bordure

La carrière de Lapeyre vue du chemin de bordure

 

La carrière est directement en rapport avec le marais de Limagne qui comme je vous l'ai expliqué dans mon article, s'est installé dans un maar, formé lors d'une éruption volcanique. D'ailleurs il n'est pas loin, car en poursuivant le chemin, on le découvre en contrebas.  

Le marais de Limagne vu du chemin

Le marais de Limagne vu du chemin

 

La carrière a bien sûr été étudiée de près par les scientifiques, comme d'autres carrières de la région, pour en savoir plus sur le volcanisme de l'Auvergne. Elle correspond en fait à l'anneau de projection formé autour du cratère du maar. 

On y voit en particulier différentes strates qui correspondent chacune à un des épisodes d'explosion. Les couleurs des dépôts varient selon qu'ils contiennent des cendres, des roches arrachées au substrat d'origine, ou autres...

La carrière de Lapeyre vue de l'intérieur : on voit bien les strates
La carrière de Lapeyre vue de l'intérieur : on voit bien les stratesLa carrière de Lapeyre vue de l'intérieur : on voit bien les strates

La carrière de Lapeyre vue de l'intérieur : on voit bien les strates

 

Les volcans d'Auvergne dateraient tous de l'ère quaternaire et les éruptions se situeraient entre 95 000 ans et 8 600 ans environ pour les plus récentes. Les géologues n'excluent pas que certains volcans puissent reprendre leur activité un jour, car ce sont à l'échelle géologique, encore de jeunes adolescents !

 

Un peu d'histoire...

 

On doit à un grand géologue français, Jean-Etienne Guettard (1715-1786) la découverte de l'origine volcanique de la chaîne des Puys (en 1752) et du Cantal (1756). 

Le volcanisme du Velay, au sud-est du Massif Central, a lui été étudié par Barthélémy Faujas de Saint-Fond (1741-1819). Il occupa la première chaire de géologie du Muséum de Paris et avait pour correspondant et collaborateur sur le terrain, l'abbé Gui de Mortessagnes, né à Pradelles qui lui écrivit six lettres dans lesquelles, il lui fit part de ses observations. 

C'est ensuite l'abbé Jean-Louis Giraud-Soulavie qui eut l'idée de se servir des strates pour déterminer l'âge des volcans.

Nicolas Desmarest cartographia l'Auvergne et établit en 1763, l'origine volcanique du basalte dont il observa les plus beaux phénomènes en matière de prisme dans la Haute vallée de l'Allier (comme je vous l'ai montré à Prades par exemple).

 

Bien évidemment par la suite, de nombreux géologues ont étudié l'Auvergne et ses volcans, ainsi que les nombreux vestiges de l'activité volcanique. 

Je ne vous décrirai pas les différents styles d'éruptions volcaniques qui ont permis la mise en place du paysage actuel, car je ne suis pas spécialiste (!) mais j'ignorai que ces découvertes dataient du XVIIIe siècle, je les pensais plus récentes. 

 

 

Il faut noter qu'en exploitant ces carrières, les gens de la région ont bâti leurs maisons, leurs églises et autres monuments en basalte, ou tufs de diverses origines.

Ils ont utilisé aussi la pouzzolane toujours exploitée aujourd'hui.

Ils ont aussi su profiter de la fertilité du grand plateau du Devès dont je vous ai montré déjà en photo la diversité, pour y cultiver la lentille verte du Puy qui fait aujourd'hui la renommée de la région...

 

Une des fermes anciennes de Lapeyre avec ses pierres multicolores

Une des fermes anciennes de Lapeyre avec ses pierres multicolores

Partager cet article

Repost0
6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 06:30
La Roche Servière à Prades

La Roche Servière à Prades

 

Restons encore un peu en Haute-Loire pour nous rendre à Prades, un petit village situé à  560 mètres d'altitude, tout au bord de l'Allier.

Il ne faut pas confondre ce petit village avec d'autres villes du même nom, situées dans d'autres régions françaises, car c'est un toponyme fréquent chez nous qui vient de l'occitan "prada" qui signifie "les prés", " la prairie".

 

Un peu d'histoire

 

C'est un village qui a été occupé par nos ancêtres dès la préhistoire et des vestiges ont été découverts dans des grottes, ainsi qu'un sarcophage datant de l'ère mérovingienne.

Le village était réputé au Xe siècle pour ses sources situées dans la vallée de la Besque en particulier. 

La route gauloise, la Bolène,  serait même passée par là aussi. 

Il existe une pile au milieu de l'Allier, seul vestige de l'ancien pont romain, détruit lors d'une terrible inondation au XVe siècle ou au XVIe...sans doute la même qui a détruit le pont de Pont-Gibert, le petit hameau proche dont je vous ai parlé récemment. 

 

La pile en pierres, seul vestige de l'ancien pont romain...à gauche sous le pont actuel

La pile en pierres, seul vestige de l'ancien pont romain...à gauche sous le pont actuel

 

Au milieu du XIXe siècle la population comptait 650 habitants. Aujourd'hui seulement 67 hors saison.

L'été, de plus en plus de monde vient se baigner sur la plage, car il faut bien le dire : le site est remarquable.

Mais la baignade n'est pas de tout repos car il y a beaucoup de courant, d'ailleurs les kayakistes s'en donnent à coeur joie à ce niveau des gorges...

La plage de Prades cet automne à quelques jours d'écart...
La plage de Prades cet automne à quelques jours d'écart...

La plage de Prades cet automne à quelques jours d'écart...

 

Les touristes viennent à Prades pour se baigner, certes, mais aussi pour admirer une merveille de la nature...le Rocher de Prades, encore appelé "Roche Servière" ou "Rocher du Bac" parce que là se trouvait le dernier bac de Haute-Loire qui permettait de franchir l'Allier. 

La Roche Servière à Prades

La Roche Servière à Prades

 

Il s'agit d'une falaise de basalte imposante de plus de 90 mètres de hauteur.

Elle est le résultat de quatre coulées de lave successives. L'une d'elle en se refroidissant a formé un gros "champignon".

Il repose sur des orgues basaltiques, devenues célèbres dans la région qui pourtant en offre beaucoup, car elles sont particulièrement fines et régulières. Ces prismes (ou colonnes) se sont formés lorsque la lave se refroidit en profondeur, plus lentement qu'à la surface de la coulée.

Ils ont une section hexagonale caractéristique et se positionnent perpendiculairement à la surface de refroidissement. 

 

N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en grand ! 

 

Les orgues basaltiquesLes orgues basaltiques
Les orgues basaltiquesLes orgues basaltiques
Les orgues basaltiquesLes orgues basaltiques

Les orgues basaltiques

 

 

Au dessus se situe une zone où les prismes sont davantage irréguliers et que l'on appelle l'entablement.

Le sommet de la roche Servière est habité par une colonie d'hirondelles de rochers que l'on voir voleter, mais mon zoom, hélas, ne va pas jusque là-haut et on les devine à peine...De toute façon elles sont si rapides qu'on croit voir des flèches parcourir le ciel. 

Le haut de la Roche...

Le haut de la Roche...

 

Je ne suis pas allée jusqu'aux grottes, car il faut longer la paroi basaltique, au-dessus de la route et avec les petits ce n'était pas bien commode...mais nous irons une autre fois. 

 

A Prades, les géologues ou amateurs de géologie comme Yann, trouveront matière à observer car à cet endroit particulier de la Haute-Loire, vous êtes juste à la frontière entre deux domaines différents : d'un côté le massif basaltique du Devès d'où je viens et dont je vous ai montré de nombreux paysages, et de l'autre, à l'Ouest, le massif de la Margeride, territoire de la bête du Gévaudan dont nous avons déjà parlé, qui est constitué d'un socle granitique.

Voilà pourquoi les maisons sont en pierre de couleurs différentes. Sur le Devès, elles sont toutes noires (car en basalte), ou rouge (car en tuf basaltique que les gens d'ici appellent la pierre volcanique). Ici elles sont plus claires car le granite local a été davantage utilisé.

 

Pour compléter mes explications, voici le panneau pédagogique mis en place pour le public, à côté des orgues basaltiques. 

 

Prades et les orgues basaltiques (1) / Balade en Haute-Loire

 

Si vous voulez en savoir encore plus,  vous pouvez également consulter le site suivant (bilingue)...

 

Au pied du rocher coule l'Allier, je vous laisse donc rêver tranquillement sur ses berges encore un cours instant...

 

L'Allier, une rivière à saumons...
L'Allier, une rivière à saumons...L'Allier, une rivière à saumons...
L'Allier, une rivière à saumons...

L'Allier, une rivière à saumons...

 

Prochainement je vous ferai visiter plus en détails le village et l'église, enfin si vous le voulez bien !

Carte postale ancienne...

Carte postale ancienne...

Partager cet article

Repost0
9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 06:21
Quelques vues du lacQuelques vues du lac
Quelques vues du lac
Quelques vues du lacQuelques vues du lac

Quelques vues du lac

 

Le lac du Bouchet est un des lieux de visite incontournable lorsqu'on se rend en Haute-Loire quelle que soit la saison.

Il est situé à 1205 mètres d'altitude au coeur de la forêt du Devès, à mi-chemin entre le petit village de Cayres et du Bouchet-Saint-Nicolas, et à 25 km à peine de la ville du Puy-en-Velay, ce qui explique les nombreux visiteurs en été, venus se balader en famille et profiter de la fraîcheur de la baignade.

 

C'est le site naturel le plus fréquenté du département durant la belle saison !

 

En suivant le sentier long d'environ 3 kilomètres, qui borde ses berges vous penserez avoir traversé l'atlantique car ce lac a un petit air de lac canadien.

Ce lac de cratère de 44 hectares et de 2.8 km de circonférence est un site classé depuis le 21 septembre 1950. 

C'est le département de Haute-Loire qui le gère depuis 1863 avec l'aide de l'ONF.

 

 

 

Un peu de géologie

 

Il apparaît quasiment tout rond, vu du ciel !

 

Le lac du Bouchet vu d'en haut (photo empruntée sur le site : http://www.auvergnevacances.com/)

Le lac du Bouchet vu d'en haut (photo empruntée sur le site : http://www.auvergnevacances.com/)

 

Il s'est formé suite à l'activité volcanique de la région. En fait, il s'agit d'un gigantesque maar

Il y a 800 000 ans, la nappe phréatique située dans les profondeurs du vieux plateau volcanique, s'est mise à bouillir au contact de la lave remontant dans une fissure et chauffée à plus de 1 000 degrés...

La vapeur, ne pouvant pas s'échapper, a exercé une telle pression sur les roches que l'explosion était inévitable. 

Les dépôt résultant de plusieurs explosions successives forment des sortes d'anneaux autour du lac, faisant penser à des terrasses constituées de roches, plus ou moins surélevées.

 

Voilà comment ce lac de cratère circulaire s'est formé... 

Aujourd'hui il est rempli d'une eau pure et cristalline provenant de diverses sources, eaux de pluie, ruissellement... 

Une eau si claire et  propice à la baignable en été qu'elle est la seule du département à avoir obtenu le label "Pavillon bleu", témoignant de la qualité environnementale du site. 

Un sité préservé donc, et à préserver !

Les eaux cristallines du lac
Les eaux cristallines du lacLes eaux cristallines du lac
Les eaux cristallines du lac

Les eaux cristallines du lac

 

Un peu d'histoire 

 

Le site a été utilisé pendant longtemps et jusqu'à la fin du XIXème siècle, pour y faire paître les troupeaux en été,  l'eau permettant aux animaux de s'abreuver aisément.

Le parcours des bêtes passait sur les drailles bordant le lac et les paysages alentour étaient façonnés par les animaux qui ainsi l'entretenaient. La plage actuelle de baignade, servait de point d'eau naturel pour tous les animaux et le lac était intégré dans un système agro-pastoral comme beaucoup de nos sites naturels en France à cette époque.

 

En 1865 un Plan de Restauration des Terrains de Montagne (RTM), donc une phase de reboisement, est mise en place en France.  Les bords du lac sont reboisés avec des épicéas, pour éviter l'érosion trop importante.

Après une phase d'équilibre entre les pratiques d'élevage locales et la forêt, nous assistons aujourd'hui, à une fermeture des paysages : l'arrêt du pâturage tend à laisser la forêt gagner sur les espaces naturels.

Le lieu qui était avant ouvert sur le plateau et les villages alentour, est maintenant isolé, et la présence de la forêt renforce cette impression. 

 

L'auberge a été construite en 1899 et depuis, le succès du site ne se s'est jamais démenti ! 

C'est seulement au début du XXe siècle que le lac deviendra un lieu de promenade dominicale pour les citadins. Ils viennent y chercher fraîcheur et tranquillité dans une nature verdoyante et encore sauvage...

 

 

Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)
Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)
Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)
Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)

Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)

 

La légende nous dit que ...

...Dieu aurait voulu éprouver les habitants d’un village situé à l’endroit même du lac. Il s’était présenté sous les traits d’un vieillard infirme, frappant à toutes les portes pour faire la mendicité. Mais aucune ne s’ouvrit.

Des habitants répondirent même par des injures à ses supplications. Hormis une pauvre femme abritée à l’écart dans la désolation d’une modeste cabane, qui avec un peu de farine confectionna du pain : elle partagea avec son invité un frugal repas, accompagné d’un doigt de lait de sa chèvre qu’elle venait de traire.

Le Créateur choisit alors de punir le pays et ses villageois. Mais avant, il demanda à la vieille paysanne de prendre sa biquette et de fuir sans se retourner, malgré les bruits qu’elle pourrait entendre.

Éblouie par son hôte qui venait de quitter son enveloppe de mortel, elle obéit. A peine était-elle parvenue au sommet du mont voisin que le ciel s’obscurcit, la terre trembla, et elle entendit des cris d’épouvante.
Mais la malheureuse avait oublié la consigne et se retourna, apercevant que les eaux bouillonnantes avaient englouti le village et toute sa population.
Effrayée, elle se hâta, mais fut punie de son geste de curiosité : les deux êtres restèrent figés dans le rocher.
C’est ainsi que les nouveaux habitants ont voulu perpétuer la mémoire de la vieille dame et de sa chèvre en édifiant une croix à l’endroit de la métamorphose : La croix de la chèvre.
Certains affirment que par beau temps, on peut, encore aujourd'hui , apercevoir au fond du lac les vestiges du village maudit.
Et que la nuit on entend parfois sonner le tocsin…

Le lac du Bouchet / Croix de la Chèvre.

La croix de la chèvre

La croix de la chèvre

 

Le lac aujourd'hui

 

En dehors de la baignade en été, le lac est aussi propice à la pêche : il mesure près de 28 mètres de profondeur et contient de nombreuses espèces. Les touristes peuvent y faire aussi du pédalo ainsi que de la plongée (avec un club local).

L'auberge (rénovée plusieurs fois depuis sa construction) accueille toujours les gourmands ou les gens du coin qui fêtent un événement important.  Vous pouvez y faire une simple halte les pieds dans l'eau quelle que soit la saison, ou y passer un week-end complet. 

L'hiver vous pourrez faire le tour du lac en raquettes ou en ski de fond...

 

Deux sentiers permettent de découvrir les particularités du lac :

 

- le premier (5 km) permet de faire connaissance avec le personnage de "Garou" de son vrai nom Pierre Brin, qui vécut ici dans un grand tonneau au cours des années 1960.

Le tonneau d'une capacité de 5 000 litres, posé sur le sol à la verticale, comporte une toiture, une porte et une fenêtre  ce qui lui a permis de vivre dans  cette forêt qu'il appelait "son paradis". 

Un lieu magique où cet "homme des bois" a vécu en ermite, mais heureux, dans une région aux hivers pourtant rigoureux. Pour survivre, il offrait ses bras aux fermiers du coin qui le connaissaient bien et le faisaient travailler en échange d'un peu d'argent ou de nourriture.

 

- le second sentier (3 km) grimpe beaucoup moins et fait tout simplement le tour du lac. Il est entièrement piétonnier et offre différents points de vue sur le lac au fur et à mesure de la balade.

Toutes mes photos personnelles sont prises de ce sentier...je ne vous ai mis qu'une toute petite sélection !

 

Le sentier au bord du lac...Le sentier au bord du lac...
Le sentier au bord du lac...Le sentier au bord du lac...

Le sentier au bord du lac...

 

Des aménagements récents ont permis d'agrandir le parking qui se faisait de manière tout à fait "sauvage" sur les bords de la route d'accès, ce qui personnellement ne me gênait pas du tout. Ces travaux ont donné lieu à de nombreuses polémiques...

Même un 14 juillet ou un 15 août, nous avons toujours trouvé une place pour descendre au bord de l'eau pour nous baigner ou nous promener, quitte à marcher un peu plus !

 

Le lac est entouré par la forêt et la végétation qui, tant au bord du lac que sur les rebords du cratère, est variée et même luxuriante par endroit...

La végétation est variée et luxuriante...
La végétation est variée et luxuriante...La végétation est variée et luxuriante...
La végétation est variée et luxuriante...La végétation est variée et luxuriante...La végétation est variée et luxuriante...
La végétation est variée et luxuriante...La végétation est variée et luxuriante...

La végétation est variée et luxuriante...

 

A noter...

 

Une plante aquatique protégée, très rare qui ne se pousse que dans quelques lacs d'Auvergne ou des Pyrénées, l'Isoète des lacs (isoetes lacustris), s'est installée ici dans les eaux claires...

Elle aime vivre de 50 cm à 1 mètre sous les eaux, mais peut s'installer davantage en profondeur, jusqu'à 7 mètres, dans les eaux claires et cristallines. 

Elle aime s'implanter sur les fonds constitués de petits graviers ou de sable, et aime particulièrement les eaux froides. 

Son rhizome, bien enterré dans le sol (et sous l'eau) ne doit en aucun cas être prélevé...

Si vous voulez en savoir plus je vous invite à lire l'article ci-dessous. 

 

Partager cet article

Repost0
28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:46

 

Début avril, nous étions en vacances et, nous avons profité du beau temps relatif pour faire quelques balades sympathiques dans la Drôme avec nos petits-enfants âgés de 7 et 4 ans, donc à la portée de tous !!

 

En voici une en détail...Si vous avez l'occasion de passer par là, même en famille, le site est remarquable et facile d'accès.

 

 

Site touristique des Sucettes de Borne (26)

Site touristique des Sucettes de Borne (26)

 

Nous voilà au coeur du Parc du Vercors...

 

Sur la commune de Glandage, dans la Drôme, les Sucettes de Borne (1090m) offrent une randonnée en bordure d'un ruisseau, tranquille et facile à réaliser en famille surtout avec des enfants.

 

Après la ville de Die, prendre la direction de Châtillon-en-Diois c'est-à-dire la route du col de Grimone, puis après le village, prendre la direction de Glandage par les Gorges des Gâts.

 

 

L'entrée dans les gorges

L'entrée dans les gorges

La petite route serpente au fond des gorges.

Elle est taillée par endroit dans le rocher.

Attention, car il n'y a que quelques arrêts possibles...et certains endroits, où il est difficile de se croiser.

 

Ne pas aller jusqu'au village de Glandage mais à la sortie des Gorges, dès que vous êtes passés devant l'usine hydro-électrique, prendre à gauche la petite départementale qui monte au hameau de Borne...en suivant le ruisseau comme vous pouvez le voir sur la carte. 

L'usine hydro-électique des Gorges des Gâts telle qu'elle apparaît à votre droite.

L'usine hydro-électique des Gorges des Gâts telle qu'elle apparaît à votre droite.

Le village de Borne et l'emplacement du parking.

Le village de Borne et l'emplacement du parking.

 

Vous savez que vous arrivez au hameau, car peu de temps après avoir pris la petite départementale, vous sortez des gorges et vous apercevez le Moulin de Borne en contrebas...près du ruisseau. 

 

 

Vues sur le Moulin de Borne.
Vues sur le Moulin de Borne.Vues sur le Moulin de Borne.
Vues sur le Moulin de Borne.Vues sur le Moulin de Borne.

Vues sur le Moulin de Borne.

 

Il faut traverser le charmant petit hameau dont je n'ai pas fait de photos (ce sera pour une prochaine fois !)

Puis, dès que la route goudronnée devient une piste, il y a le parking : impossible de se tromper car il n'y a qu'une seule route.

A gauche, vous êtes accueillis par des chevaux noirs. 

 

Il est possible de monter jusqu'au site avec un véhicule tout-terrain : la piste est carrossable mais quel dommage de ne pas profiter de la balade et de gâcher le calme de la nature !

 

Les chevaux à la sortie du hameau.

Les chevaux à la sortie du hameau.

Deux solutions se présentent à vous : soit vous montez directement par la piste d'environ 2 km, soit vous prenez le charmant petit chemin en sous-bois et vous redescendez par la piste pour faire un circuit.

 

Nous avons choisi de prendre le chemin en sous-bois de l'autre côté du ruisseau.

De toute façon, juste avant les Sucettes, les deux chemins se rejoignent et une passerelle permet de traverser le ruisseau à sec.

 

Avant de commencer la balade nous prenons le temps de lire le panneau expliquant la formation des sucettes. Nous y reviendrons...en fin d'article. 

 

Le parking est situé à environ 920 mètres d'altitude.

Avec les petits, nous avons mis environ 45 à 50 minutes pour monter jusqu'au site.

Il faut dire qu'ils s'arrêtent sans cesse pour regarder des petits insectes, cueillir des fleurs (NON SURTOUT PAS : NOUS SOMMES DANS LE PARC...ON REGARDE SEULEMENT !)...parce qu'ils entendent un bruit dans les feuillages ou bien pour ramasser un joli caillou.

Bref ils sont déjà "déformés" par leurs grands-parents, pour lesquels se promener tout simplement n'est jamais suffisant !

 

Il est indiqué sur le panneau : 2 km 100 et 30 minutes, temps prévu par la piste plus directe, pour un bon marcheur adulte.

C'est donc bien une balade familiale

 

Prévoir tout de même une petite laine et un coupe-vent à la demi-saison, car on monte à plus de 1000 mètres. 

 

 

Le panneau indicatif (temps donné par la piste)

Le panneau indicatif (temps donné par la piste)

 

Dès l'approche du ruisseau de Puscle, les fleurs sont bien présentes partout...

Nous sautons par-dessus des populages des marais qui se reflètent dans l'eau et franchissons le ruisseau. 

Populage des marais (Catha palustris)

Populage des marais (Catha palustris)

 

Le chemin traverse une prairie, puis serpente ensuite à travers la forêt. Il monte parfois assez haut au-dessus du ruisseau...

 

 

 

 

Le ruisseau de Puscle
Le ruisseau de Puscle

Le ruisseau de Puscle

 

...et permet d'observer des rochers taillés par l'érosion dans la falaise qui se trouve de l'autre côté 

Bien avant le site des Sucettes, l'érosion a déjà fait son oeuvre...
Bien avant le site des Sucettes, l'érosion a déjà fait son oeuvre...

Bien avant le site des Sucettes, l'érosion a déjà fait son oeuvre...

 

Il n'y aucun danger avec les enfants, mais attention tout de même aux glissades par temps humide. 

 

En approchant de la passerelle qui permet de traverser le ruisseau, nous avons quelques points de vue remarquables sur les sommets encore enneigés en avril et les sucettes que nous commençons à apercevoir...au loin.

La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...
La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...
La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...

La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...

 

 

Une fois la passerelle franchie, nous rejoignons la piste et nous ne sommes plus qu'à 10 minutes du site...

Les Sucettes de Borne / Une randonnée familiale dans la Drôme

 

Et nous voilà arrivés ! 

 

Les enfants sont ravis de prendre leur goûter assis sur les rochers.

 

 

N'oubliez-pas de faire défiler les photos en cliquant sur les flèches...

 

Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...
Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...
Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...
Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...

Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...

 

A noter pour les amateurs : certaines de ces sucettes sont équipées pour y faire de l'escalade. 

 

La piste continue pour les randonneurs, vers le refuge de La Tour qui permet de faire un circuit par le col de Jiboui.

 

Bien sûr nous ne pouvons envisager pareille randonnée avec les enfants de cette saison où les sommets sont encore enneigés et où le temps est incertain !

 

 

La piste continue vers les hauteurs...

La piste continue vers les hauteurs...

 

Il est temps de redescendre car le temps se couvre...

Juste le temps d'admirer à droite de la piste plusieurs champs fleuris de coucous...avant de retrouver les chevaux noirs, la pluie... et la voiture.

Quelques champs de coucous en redescendant
Quelques champs de coucous en redescendant
Quelques champs de coucous en redescendant

Quelques champs de coucous en redescendant

 

Le retour en voiture se fait par le même itinéraire. 

On laisse à notre droite le moulin, et on entre dans les gorges...

 

Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)
Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)
Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)
Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)

Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)

 

Puis après l'usine Hydro-électrique...

L'usine hydro-électique (vue sur le retour)

L'usine hydro-électique (vue sur le retour)

 

...il faut penser à s'arrêter devant le Rio Sourd, une très étroite gorge qui permet aux amoureux de canyoning de bien s'amuser l'été.

 

L'hiver, le Rio Sourd se transforme en cascade de glace, pour ceux qui aiment les escalader...

Le Rio Sourd

Le Rio Sourd

 

Un peu plus loin, vers la sortie des gorges, on peut admirer cette superbe maison adossée à la falaise. 

Une maison adossée à la falaise, à la sortie des Gorges des Gâts.
Une maison adossée à la falaise, à la sortie des Gorges des Gâts.

Une maison adossée à la falaise, à la sortie des Gorges des Gâts.

 

Comment se sont formées ces sucettes ?

 

Pendant le Crétacé, des couches de sédiments se sont déposées par strates au fond d'une mer chaude.

Les sédiments, meubles au départ, sont devenues des couches plus ou moins dures de roches...

A terme, les couches dures (des calcaires) alternaient avec des couches plus tendres (des marnes).

 

Au moment de la formation des Alpes, il y a 65 millions d'années, les couches se sont pliées, plissées ou redressées quasi à la verticale. 

 

Puis l'érosion, le gel et le dégel ont fait leur oeuvre, en dégageant les couches dures qui seules sont encore en place, et forment ces étranges "aiguilles" que les habitants appellent des Sucettes, pour le plus grand plaisir des enfants et des grands !

 

Le panneau explicatif

Le panneau explicatif

Partager cet article

Repost0
4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:43
L'arrivée par la petite route départementale...

L'arrivée par la petite route départementale...

Le petit village agricole de Sceautres, à peine plus grand qu'un hameau, est situé dans l'Ardèche sur la route de la Haute-Loire en venant du sud.

Il se trouve au sud du Plateau du Coiron qui lui-même termine la partie la plus septentrionale de la Chaîne volcanique du Velay, c'est-à-dire la partie sud du Massif Central.

C'est tout à fait étonnant de trouver ce petit village adossé à un piton rocheux de 200 mètres de diamètre et de 100 mètres de hauteur...tout en basalte, le neck.

 

Comment s'y rendre ?

 

Après avoir dépassé Viviers en direction d'Aubenas, et avant d'atteindre Villeneuve-de-Berg par la D107, il faudra tourner à droite presque en face du village d'Alba-la-Romaine au moment où la D107 rejoint la N102.

Bref, regardez la carte c'est plus simple que des explications !

 

Le neck de Sceautres

On arrive au hameau par une petite route très jolie et un peu sinueuse.

 

Cela faisait longtemps que je voulais m'y arrêter et je ne l'ai pas regretté tant ce site est magnifique.

Les maisons sont construites en basalte comme c'est le cas le plus fréquent dans la région.

C'est vrai qu'on ne s'attend pas à ce genre de paysage si près de la Vallée du Rhône...

 

Les promeneurs peuvent faire le tour du piton rocheux (le neck) en empruntant le sentier géologique et même monter au sommet jusqu'à la vierge. 

 

Nous n'avons pas eu le temps de monter au sommet car il faut bien compter au moins 50 minutes de balade, vu le dénivelé, si on veut profiter de la vue et de la balade aller-retour. Il ne s'agit pas de la faire à la course.

 

Mais promis, je compte bien grimper un jour...et vous mettre d'autres photos, car la vue a l'air magnifique de là-haut.

 

Qu'est-ce qu'un neck au point de vue géologique ?

 

Neck en anglais veut dire "cou" ou "goulot".

La cheminée d'un volcan s'est remplie de lave qui s'est solidifiée après l'éruption volcanique puis a ensuite été mise à jour par l'érosion naturelle. Bien sûr cela a pris du temps !

Un neck a souvent une forme cylindrique comme c'est le cas du rocher d'Aguilhe au Puy-en-Velay, sur lequel se dresse la chapelle Saint-Michel.

Celui de Sceautres a une forme ovoïde tout à fait originale et il culmine à 150 m au dessus de la vallée.

 

Un peu d'imagination...

 

Il y a 8 millions d'années, lorsque les volcans d'Auvergne étaient encore en activité, les coulées de lave envahissaient les vallées, en se moulant sur le relief existant.

Puis l'érosion et les années ont dégagé les sédiments, érodant  les roches les plus tendres et provoquant une inversion du relief impressionnante, puisque le fond de la vallée est devenu maintenant un point haut du relief actuel.

 

A Sceautres, l'érosion a en particulier mis à jour :

- une ancienne cheminée volcanique constituée de roches dures (le neck = le piton rocheux).

- de gigantesques orgues basaltiques qui se sont formées par rétraction de la lave en fin de refroidissement. Les prismes, de forme hexagonales, ont cristallisé perpendiculairement aux surfaces de refroidissement : il en résulte des orgues verticales pour une coulée horizontale.

- des dykes : ce sont des filons (ou failles) remplis de roches magmatiques solidifiées qui, suite à l'érosion, peuvent se retrouver isolés et former un "mur".

 

Le neck de Sceautres fait partie des sites géologiques remarquables. Il s'agit du plus haut neck d'Europe !

 

A l'Ouest, le neck est entouré par  une gaine de cendres, des lapilli (projections volcaniques de petite taille), et des brèches volcaniques d'une épaisseur pouvant atteindre 50 mètres, que le géologue pourra facilement observer. La rivière y a fait son lit.

 

Vous pouvez voir en coupe, une représentation du neck ci-dessous.

Source : http://www.etudesdromoises.com/pdf/062-06.1984.1.pdf (page 12)

Source : http://www.etudesdromoises.com/pdf/062-06.1984.1.pdf (page 12)

En vous promenant dans les rues du village, vous pourrez voir...

 

La porte d'entrée du village...

C'est une porte-clocher fortifiée, datée du XVe siècle, qui abrite les cloches du village.

Elle est bien conservée et reste un point central de la physionomie du village. Elle comportait un double battant en bois complété par une herse.

 

 

En plus des jolies ruelles bordées de maisons construites en basalte, le village possède aussi une église, l'église Saint-Étienne, de style roman, qui était intégrée aux remparts.

 

 

 

Le village vu du parking public

Le village vu du parking public

Si vous aimez faire de la randonnée en famille, vous pouvez vous rendre sur le site randomania ci-dessous.

Vous y trouverez un circuit et de nombreuses photos.

Enfin si vous êtes un géologue passionné vous en apprendrez bien plus que moi, en lisant l'article scientifique ci-dessous sur la géologie du Massif du Coiron...

 

Partager cet article

Repost0

Encore Un Blog ?

  • : Dans la Bulle de Manou
  • Dans la Bulle de Manou
  • : Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes ou mes voyages : intellectuel, spirituel, botanique ou culinaire...
  • Contact

Qui Suis Je ?

  • manou
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...

BLOG Zéro carbone !

Perdu Dans Le Blog ?

Y a-t-il des curieux ?

litterature

 

  D'où viennent-ils ?

 

  litterature

L'automne est arrivé...

 

N'oubliez pas de protéger Xin Xin et de le nourrir en cliquant sur more...

 

 

Mes Tags

Mes livres sur BABELIO

Les dix droits imprescriptibles du lecteur

mod article2138927 3

Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

Illustrations de Quentin Blake

Retrouvez-moi sur Pinterest !

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -