Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 06:12
La nature nous offre ses merveilles...la clématite en fruits

La nature nous offre ses merveilles...la clématite en fruits

Les pluies récentes ont fait beaucoup de bien à ma garrigue qui refleurit abondamment dès à présent alors que l'hiver n'est pas encore là. Nous avons l'habitude en Provence de ce renouveau, mais il nous semble bien plus précoce cette année.

 

Ainsi en est-il des pâquerettes que je vois d'habitude plutôt en décembre. 

Quelques pâquerettes dans un champ
Quelques pâquerettes dans un champ
Quelques pâquerettes dans un champ

Quelques pâquerettes dans un champ

Moins surprenante est la floraison des argeiras (argeràs ou argelàs). Cet ajonc de Provence (Ulex parviflorus), je sais que vous le connaissez bien à présent, car je vous le montre chaque année. Il égaie la garrigue et les bords des champs, mais gare à ceux qui se frottent à ses piquants. Il est très en avance lui-aussi, car sa floraison débute en principe aux environs de la noël. 

Les argeirasLes argeiras
Les argeirasLes argeiras

Les argeiras

La floraison du romarin est également plus précoce, comme celle de la moutarde sauvage et de ces fleurs jaunes dont je ne connais pas le nom. 

Le romarin déjà en fleurs

Le romarin déjà en fleurs

Moutarde sauvage et une inconnue poussant au bord des champs
Moutarde sauvage et une inconnue poussant au bord des champs
Moutarde sauvage et une inconnue poussant au bord des champs

Moutarde sauvage et une inconnue poussant au bord des champs

Le gui se prépare pour noël, mais aura-t-il encore des boules dans un mois, j'en doute.

Le gui dans un amandier
Le gui dans un amandier
Le gui dans un amandier
Le gui dans un amandier

Le gui dans un amandier

Sur les chênes blancs qui ont perdu quelques feuilles, on distingue mieux les gales. 

Les gales du chêne
Les gales du chêne

Les gales du chêne

Enfin, les pins et les orchidées attendent déjà le printemps.

Pin d'Alep et orchidée...
Pin d'Alep et orchidée...

Pin d'Alep et orchidée...

Et c'est avec l'image de ce vieux tronc de chêne, qui en a vu passer des années...que se termine ma balade d'aujourd'hui, une balade faite à moins d'un kilomètre de chez moi, donc ! 

A bientôt !

A bientôt !

Partager cet article

Repost0
23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 06:17
La Sainte-Victoire vue de ma garrigue

La Sainte-Victoire vue de ma garrigue

Revenons un peu en Provence pour profiter des dernières semaines  de l'automne...

Je ne m'ennuie pas à la maison pendant ce confinement mais j'essaie d'oublier tous les jours pendant une heure la morosité ambiante, en me promenant derrière chez moi. J'ai beaucoup de chance, je le sais, d'habiter en campagne...et d'avoir de tels paysages sous les yeux quasiment sous ma fenêtre.

Toutes les photos ont été prises dans la garrigue et les vignobles, durant la première quinzaine de novembre.

Paysages à moins d'1 kilomètre de chez moi
Paysages à moins d'1 kilomètre de chez moi
Paysages à moins d'1 kilomètre de chez moi

Paysages à moins d'1 kilomètre de chez moi

Comme vous l'avez deviné, ces belles couleurs sont celles des feuilles de vignes qui selon les cépages, rivalisent de beauté. 

Les vignes en novembre
Les vignes en novembre
Les vignes en novembre

Les vignes en novembre

Dans ma garrigue, vous le savez, il y a aussi des oliviers qui cette année croulent sous les olives, pas pour longtemps car les moulins à huile sont ouverts et bien entendu les olives vont être ramassées. 

Les oliviers
Les oliviers

Les oliviers

Le long des sentiers, la forêt reste plus sauvage et nous aimons suivre un petit chemin qui nous donne l'impression d'être partis beaucoup plus loin, mais des cerisiers abandonnés, puis des champs cultivés nous rappellent que les cultures ne sont jamais très éloignées. 

La forêt plus sauvage et les champs
La forêt plus sauvage et les champs
La forêt plus sauvage et les champs
La forêt plus sauvage et les champs

La forêt plus sauvage et les champs

Et c'est sur ces ciels d'automne que se termine notre balade du jour. 

J'espère qu'elle vous a plu ! 

Les ciels d'automne
Les ciels d'automne
Les ciels d'automne

Les ciels d'automne

Partager cet article

Repost0
20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 05:17
Le chemin domine la plaine

Le chemin domine la plaine

Revenons un peu en Provence !

Voici une courte balade effectuée avant les pluies d'octobre qui nous a permis de nous aérer un peu. 

Le chemin part du village de Lamanon et borde au départ la route qui se dirige vers Eyguières. C'est le début d'une randonnée plus longue en boucle. 

Je vais aujourd'hui vous montrer le paysage et les quelques plantes qui permettent d'égayer un peu la fin d'été et le début de l'automne en Provence. 

En bordure du chemin (pins et cèdres)
En bordure du chemin (pins et cèdres)
En bordure du chemin (pins et cèdres)

En bordure du chemin (pins et cèdres)

Quelques champs d'oliviers bordent le chemin.

A noter que la commune produit de l'huile d'olive qui bénéficie de l'AOC de la vallée des Baux.

Quatre variétés d'olives bénéficient de cette appellation : la Salonenque, la Beruguette sont utilisées essentiellement pour les olives cassées, dont je vous ai donné la recette artisanale et familiale récemment. La  Grossanne sert à la préparation des olives noires de la Vallée des Baux.

Quand à la  Verdale je crois bien qu'elle n'est utilisée que pour l'huile d'olive mais comme je ne suis pas spécialiste, je peux me tromper. N'hésitez pas à me corriger en cas d'erreur.

Des champs d'oliviers
Des champs d'oliviers

Des champs d'oliviers

La seule différence avec d'autres endroits proches de chez moi c'est qu'ici il y a des moutons qui pâturent et cette année vous le savez bien, ils sont descendus beaucoup plus tôt qu'habituellement de l'estive...cependant ils sont restés invisibles le jour de notre balade. 

Les zones de pâturages sont clôturées, car trop proches d'une grande route et les barbelés peuvent être franchis grâce aux échaliers disposés à plusieurs endroits. 

Les zones de pâturages sont ici clôturées
Les zones de pâturages sont ici clôturées
Les zones de pâturages sont ici clôturées
Les zones de pâturages sont ici clôturées

Les zones de pâturages sont ici clôturées

On retrouve deux plantes sauvages que j'aime particulièrement croiser dans la nature de cette saison. 

Tout d'abord le Buplèvre arborescent (ou arbustif) qui est une plante de la famille des Ombellifères qui fleurit en plein été (même famille que le fenouil, l'aneth...)

En automne, ses fruits donnent une teinte dorée aux sous-bois et aux bords des chemins... 

 

N'oubliez pas d'agrandir les photos en cliquant sur la première ! 

Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum) Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum)
Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum) Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum)
Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum) Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum)

Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum)

Un autre arbuste provençal que j'aime aussi observer en automne, c'est le pistachier lentisque

Il se voit de loin grâce à ses baies rose foncé qui vireront au noir plus tard dans la saison. Elles sont comestibles mais très amères ! 

Avec la sève de l'arbuste on peut fabriquer du mastic, d'où son nom. Je vous en avais déjà parlé. En Grèce ce mastic est récolté et consommé. Il a des vertus très recherchées pour les gencives mais est aussi utilisé en confiserie et pâtisserie.  

Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou arbre au masticPistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou arbre au mastic
Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou arbre au masticPistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou arbre au mastic

Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou arbre au mastic

Comme je vous l'avais déjà montré l'arbuste est souvent parasité par un acarien et un puceron qui pondent dans les feuilles provoquant la formation de galles... 

Les deux sortes de galles du lentisque
Les deux sortes de galles du lentisqueLes deux sortes de galles du lentisque
Les deux sortes de galles du lentisque

Les deux sortes de galles du lentisque

Enfin, c'est la saison où nous retrouvons une modeste fleur du printemps, l'alysson (ou alysse) maritime qui aime notre climat sec et chaud de l'été et refleurit à la moindre pluie. On la trouve en touffes au bord des chemins secs. 

Alysse maritime (Lobularia maritima)
Alysse maritime (Lobularia maritima)

Alysse maritime (Lobularia maritima)

Ici ou là nous notons aussi la présence de lapins...ils ont laissé des traces. 

Il y a des lapins par ici !

Il y a des lapins par ici !

En revenant vers le village, nous tombons sur ces constructions qui ressemblent à des "enclos à moutons", mais je peux me tromper là aussi. 

Des enclos à moutons ??
Des enclos à moutons ??

Des enclos à moutons ??

Notre courte balade au soleil est terminée pour aujourd'hui. J'espère qu'elle vous a plu. 

A bientôt encore en Provence...si vous le voulez bien !

A bientôt encore en Provence...si vous le voulez bien !

Partager cet article

Repost0
8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 05:19

 

Nous allons finir aujourd'hui la découverte de la flore de mon petit coin de Provence en observant quelques fleurs... bleues  ! Elles sont moins fréquentes dans la garrigue ou au bord des champs que les fleurs jaunes ou roses mais n'en sont que plus belles. 

 

Dans les zones sèches et caillouteuses pousse dès le début du printemps, une jolie plante à fleurs bleues caractéristique de la garrigue provençale. 

C'est l'Aphyllante de Montpellier (Aphyllantes monspeliensis) encore appelée l'Oeillet bleu de Montpellier. Elle nous surprend toujours par ses fleurs en étoiles qui s'épanouissent au bout de tiges raides et dépourvues de feuilles. Les fleurs sont visitées par de nombreux insectes durant tout le printemps. 

L'Aphyllante de Montpellier
L'Aphyllante de Montpellier
L'Aphyllante de Montpellier
L'Aphyllante de Montpellier

L'Aphyllante de Montpellier

On découvre aussi très souvent le lin bleu appelé Lin de Narbonne (Linum Narbonense). Il est facilement reconnaissable à ses tiges souples qui semblent danser au moindre souffle de vent et à ses grosses fleurs d'un beau bleu, légèrement veinées. 

Le Lin bleu de Narbonne
Le Lin bleu de Narbonne
Le Lin bleu de Narbonne
Le Lin bleu de Narbonne

Le Lin bleu de Narbonne

La campanule raiponce (Campanula rapunculus) ou raiponce, est plus discrète mais pousse abondamment dans les champs en friche et les bords des chemins. Les racines, les jeunes tiges sont comestibles et se consomment cuites. Les feuilles en rosette et les fleurs, se dégustent en salade.

La raiponce était très consommée dans le passé en Provence et se cultive facilement au jardin bio. Elle revient même à la mode en ce moment, paraît-il...

La Campanule raiponce
La Campanule raiponce

La Campanule raiponce

Le mouron bleu à l'inverse est toxique comme son cousin de couleur rouge. Il est  particulièrement envahissant et pousse dans les sols riches et profonds. Attention donc s'il colonise votre jardin ! 

Le mouron bleu (Anagallis foemina)

Le mouron bleu (Anagallis foemina)

Cette plante mellifère typique de la région méditerranéenne est d'un bleu un peu violacé. Elle aime le soleil, la garrigue, les terrains caillouteux et son nom ne vous étonnera pas : c'est le Coris de Montpellier. C'est une plante médicinale aux vertus étonnantes qui a été très utilisée dans la pharmacopée des campagnes : elle avait la réputation d'aider à consolider les fractures. 

Le Coris de Montpellier en fleurs.
Le Coris de Montpellier en fleurs.

Le Coris de Montpellier en fleurs.

Enfin je ne peux terminer cet article sans vous montrer ces fleurs bleues que j'aime particulièrement et qui se cultivent aussi au jardin. Elles sont devenues rarissimes à l'état sauvage alors qu'enfant j'en voyais des parterres. Ce sont des nigelles de Damas. 

 

Nigelles de Damas dans la garrigue
Nigelles de Damas dans la garrigue

Nigelles de Damas dans la garrigue

Voilà, l'exploration des fleurs de ma campagne provençale est terminée pour le moment. Très bientôt, nous irons faire quelques courtes balades toujours en Provence, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

Partager cet article

Repost0
5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 05:15

 

Nous allons poursuivre aujourd'hui notre (re)découverte de la flore de la garrigue provençale, en faisant le tour non exhaustif je vous rassure, des plantes à fleurs de couleur rose.  Ce sont celles que je préfère dans la nature, comme au jardin, avec les bleues dont je vous parlerai prochainement. 

Ceux qui ne veulent pas lire les explications peuvent tout simplement agrandir une photo en cliquant dessus et les faire ensuite toutes défiler, pour le simple plaisir de les regarder de plus près.

 

Commençons par les plus belles fleurs de la garrigue : les Orchidées. Cette année, elles ont été plus abondantes que d'habitude. En ce moment, c'est l'Orchis pyramidal et l'Ophrys abeille, qui abondent dans les champs incultes et au bord des chemins. 

L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)

L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)

L'Ophrys abeille (Ophrys apifera)
L'Ophrys abeille (Ophrys apifera)

L'Ophrys abeille (Ophrys apifera)

Ici ou là dans les champs en friche poussent les glaïeuls sauvages, appelés aussi glaïeuls des moissons ou glaïeuls d'Italie (Gladiolus italicus). Ils sont très sensibles à l'emploi des herbicides et disparaissent peu à peu du paysage provençal. 

Le glaïeul sauvage ou glaïeul des moissons  (Gladiolus italicus)

Le glaïeul sauvage ou glaïeul des moissons (Gladiolus italicus)

La vesce commune (Vicia sativa) est une plante toxique pour les chevaux (et les hommes). Elle pousse aussi dans les champs. Encore une plante appartenant à la famille des Fabacées (une famille dont je vous ai beaucoup parlé dans mon précédent article) que les hommes ont longtemps cultivé comme plante fourragère pour les ruminants. 

La Vesce commune (Vicia sativa) toxique pour les chevaux
La Vesce commune (Vicia sativa) toxique pour les chevaux

La Vesce commune (Vicia sativa) toxique pour les chevaux

Le sainfoin cultivé (Onobrychis viciifolia) s'est échappé des cultures pour envahir les champs secs et caillouteux surtout calcaires. Lui-aussi était autrefois très cultivé en Provence. 

Le sainfoin appartient au genre Onobrychis (Fabacées)

Le sainfoin appartient au genre Onobrychis (Fabacées)

Dans les champs secs, on trouve aussi la cicutaire.

C'est l'Erodium commun appelé aussi "Bec-de-grue à feuilles de ciguë" (Erodium cicutarium).

L'Erodium est de la même famille que les géraniums sauvages ou ceux de nos jardins. Son nom vient du grec "erôdios" qui signifie héron, à cause de la forme de son fruit qui ressemble à un long bec d'oiseau.

La Cicutaire en fleur et en fruit
La Cicutaire en fleur et en fruit
La Cicutaire en fleur et en fruit

La Cicutaire en fleur et en fruit

Enfin, dans les sous-bois, le chèvrefeuille des bois (Lonicera Periclymenum) embaume les chemins. C'est une variété non grimpante qui ressemble à un sous-arbrisseau. 

Chèvre-feuille des bois non grimpant (Lonicera periclymenum)
Chèvre-feuille des bois non grimpant (Lonicera periclymenum)
Chèvre-feuille des bois non grimpant (Lonicera periclymenum)
Chèvre-feuille des bois non grimpant (Lonicera periclymenum)

Chèvre-feuille des bois non grimpant (Lonicera periclymenum)

Le chardon est une plante typique du sud appartenant à la famille des Astéracées. Il y a beaucoup d'espèces différentes en Provence et je n'avais pas assez d'éléments pour différencier celui-ci, du coup je ne peux vous dire son nom exact. Il pousse en sous-bois. 

Un Chardon de Provence
Un Chardon de Provence
Un Chardon de Provence
Un Chardon de Provence
Un Chardon de Provence

Un Chardon de Provence

Cette jolie centaurée typiquement méditerranéenne appartient à la même famille que les chardons. Elle est dépourvue d'épines sauf sur chacune des bractées de l'involucre, comme vous pouvez le voir sur la dernière photo. Il y en a 5 bien raides ! 

Pour info : l'involucre est situé sous la corolle, formée par les pétales de couleurs, et les bractées sont les petites feuilles qui le forme et semblent soudées les unes aux autres. 

Celle-ci est la Centaurée rude (Centaurea aspera). 

La Centaurée rude
La Centaurée rude
La Centaurée rude

La Centaurée rude

Voilà notre balade botanique est terminée pour aujourd'hui. J'espère qu'elle vous a plu. Déjà la nature a bien changé car le soleil commence à beaucoup trop chauffer et nous manquons de pluie (sauf hier !).

N'hésitez pas à me corriger si vous connaissez le nom d'une de ces plantes et que j'ai fait une erreur sur son identification. J'aime apprendre de mes erreurs. 

 

Ce week-end encore je me mets en pause samedi (et comme d'habitude dimanche) et je vous retrouve donc dès lundi.

 

Bon week-end à tous...

et surtout une bonne fête

à toutes les mamans ce dimanche.

Elles le méritent bien ! 

Partager cet article

Repost0
3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 05:20
Le genêt d'Espagne (Spartium junceum)

Le genêt d'Espagne (Spartium junceum)

Profitons encore un peu du printemps, pour découvrir (ou revoir) quelques jolies fleurs de la garrigue provençale. Bientôt, avec la chaleur qui arrive déjà à grands pas, elles vont toutes disparaître...

Aujourd'hui nous allons observer d'un peu plus près les fleurs de couleur banche ou jaune. 

Pour ceux qui ne veulent pas entrer dans les détails, pensez tout simplement, à agrandir une photo en cliquant dessus pour les faire toutes défiler ...juste pour le plaisir des yeux ! 

 

Je vous ai déjà parlé du Spartium junceum, le genêt d'Espagne dont la floraison s'étale de longs mois jusqu'en juillet parfois et qui embaume les chemins. Ces tiges ressemblent à celles du jonc. Elles sont parsemées de feuilles alternes. Pendant longtemps les tiges ont été utilisées pour faire des cordelettes ou des semelles d'espadrilles. C'est une plante très toxique appartenant à la famille des Fabacées. 

 

Attention à cette famille de plante !

Vous connaissez tous cette famille qui comprend des plantes comestibles et même recommandées pour notre équilibre nutritionnel comme les légumineuses (lentille, soja, pois...) mais également de nombreuses plantes toxiques, comme les cytises, certains genêts et les lupins que nous cultivons aussi au jardin. Elles ont des fruits toujours en forme de gousses.

Le genêt d'Espagne (Spartium junceum)Le genêt d'Espagne (Spartium junceum)

Le genêt d'Espagne (Spartium junceum)

La bugrane jaune (Ononis natrix) est assez rare dans la garrigue . Elle ne passe pas inaperçue avec ses grosses fleurs de couleur jaune, veinées de rouge, son aspect de sous-arbrisseau (de 30 à 50 cm de hauteur), ses feuilles et tiges velues et collantes, ainsi que son odeur pas très agréable d'où son nom de "bugrane fétide". On l'appelle aussi "Coqcigrue". Elle fait elle-aussi partie de la famille des Fabacées. C'est une plante médicinale qui soigne les rhumatismes. 

La bugrane jaune (Ononis natrix)
La bugrane jaune (Ononis natrix)La bugrane jaune (Ononis natrix)
La bugrane jaune (Ononis natrix)

La bugrane jaune (Ononis natrix)

Voici encore une plante appartenant à la famille des Fabacées : c'est la trigonelle officinale ou mélilot des champs (Trigonella officinalis ou Melilotus officinalis). Elle pousse dans les champs incultes  ou au bord des chemins.

La trigonelle officinale ou Mélilot des champs

La trigonelle officinale ou Mélilot des champs

Celle-ci appartient aussi à la famille des Fabacées très représentée dans le sud de la France. Elle forme de jolies touffes colorées. C'est la petite coronille (Coronilla minima). 

La petite Coronille (Coronilla minima)La petite Coronille (Coronilla minima)
La petite Coronille (Coronilla minima)La petite Coronille (Coronilla minima)

La petite Coronille (Coronilla minima)

Je vous ai déjà montré l'année dernière la Badasse ou Dorycnie à 5 feuilles (Nom scientifique : Lotus dorycnium ou encore Dorycnium pentaphyllum). C'est également une Fabacée ! 

La Badasse pousse en touffes denses dans les sols secs et caillouteux. Les feuilles sont assez caractéristiques car les cinq folioles qui forment chacune des feuilles sont insérés en un seul point. Les fleurs blanches sont minuscules et sans grand intérêt esthétique, mais attirent de nombreux insectes (dont des papillons et des Zygènes). C'est donc une plante à préserver, d'autant plus qu'elle pousse lentement.

Un papillon lui est presque exclusivement rattaché, l'azuré de la badasse qui comme son nom l'indique, est bleu. J'espère arriver à vous le montrer un jour mais il bouge tout le temps ! Il pond donc ses œufs sur la plante. Les chenilles en raffolent...Comme habituellement, elles vont elle-même servir de nourriture aux oiseaux, surtout aux mésanges, et ainsi participer à la chaîne alimentaire et au maintien de la biodiversité. 

La badasse (Lotus dorycnium)
La badasse (Lotus dorycnium)

La badasse (Lotus dorycnium)

L'Hélianthème forme aussi de jolies touffes jaunes dans les zones arides de la garrigue. On l'appelle "fleur de soleil" tant c'est une plante qui affectionne les endroits ensoleillés. Ses fleurs jaunes vifs tranchent avec l'aspect de la plante. Les feuilles sont un peu velues mais par contre le calice est très duveteux.

J'hésite entre deux espèces, l'hélianthème hérissé (Helianthemum hirtum) et l'Hélianthème commun (Helianthèmum nummularium) toutes deux se ressemblent beaucoup et elles cohabitent en Provence. 

Les Hélianthèmes font partie de la famille des Cistacées très présente dans la garrigue. 

L'hélianthème commun ou hirsute ?L'hélianthème commun ou hirsute ?
L'hélianthème commun ou hirsute ?L'hélianthème commun ou hirsute ?

L'hélianthème commun ou hirsute ?

Dans la même famille, le ciste à feuilles de sauge  (Cistus salviifolius) colonise aussi les bords des champs, mais en sous-bois. Il a des fleurs blanches et des feuilles vertes très légèrement recouvertes de duvet. 

Ciste à feuilles de sauge

Ciste à feuilles de sauge

Une autre plante assez fréquente en Provence est la Molène appartenant à la famille des Scrofulariacées. Je pense qu'il s'agit de la molène fausse-blattaire, car elle est peu ramifiée, peu velue, avec de petites feuilles à la base et des fleurs étalées sur la tige mais qui ne passent pas inaperçues, car elles sont assez grosses pour une molène, de couleur jaune vif avec des étamines de couleur pourpre, teintées de violet. 

La molène fausse-blattaire (?)
La molène fausse-blattaire (?)

La molène fausse-blattaire (?)

J'oublie chaque année le nom de celle-ci, alors qu'elle fleurit dans les prés secs et la garrigue en abondance en mai dans tout le sud et donc que je la rencontre très souvent. C'est l'Urospermum dalechampii (famille des Astéracées, ex Composées). Elle doit son nom à Jacques Daléchamps qui l'a découverte au XVIe siècle et à son fruit qui se termine par une sorte de queue ressemblant à un bec. 

Pour la plupart des plantes sauvages, le nom commun est parfois beaucoup plus facile à retenir et bien ce n'est pas son cas : c'est l'Urosperme de Daléchamps...en fait heureusement pour nous on l'appelle aussi la Lampistrelle commune. 

 

L'Urosperme de Daléchamps

L'Urosperme de Daléchamps

Et c'est avec cette plante que vous connaissez tous, l'églantier, ou rosier sauvage que je termine pour aujourd'hui cette balade botanique non exhaustive. Vous connaissez tous sa famille, les Rosacées, puisque nos roses des jardins en font partie !  

 

Fleurs d'églantier
Fleurs d'églantier

Fleurs d'églantier

Partager cet article

Repost0
27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 05:18
Un petit chemin sous les pins...

Un petit chemin sous les pins...

Nos vacances virtuelles en Haute-Loire étant terminées... nous voilà de retour comme promis en Provence, où nous sommes confinés comme vous vous en doutez pour encore un certain temps, et même je peux dire sans me tromper, une durée encore indéterminée...

Alors, vous êtes partants j'imagine, pour vous dégourdir les jambes et me suivre sur ce petit chemin qui passe entre les pins, puis au bord des champs pour une nouvelle petite balade autour de chez moi ? 

Comme je vous l'ai déjà dit je ne m'éloigne jamais de plus d'un kilomètre de mon petit hameau. 

 

Partout les fleurs explosent dans la garrigue mais aussi au bord des chemins. 

Les cistes blancs (Cistus albidus ou ciste cotonneux) n'ont pas encore terminés leur floraison. Les fleurs sont fragiles et leurs pétales jonchent le sol. En s'approchant j'ai découvert depuis peu , grâce à Plume qui en a parlé sur son blog et vous explique tout sur ces charmantes bestioles ICI, que les fleurs de cistes dans ma garrigue, servaient de nourriture à un petit insecte à pois blancs, la cétoine grise (Oxythyria funesta) encore appelée "cétoine funeste" ou "drap mortuaire". 

Jeune, la cétoine funeste est recouverte de poils et je ne l'avais jamais vu dans sa forme adulte à pois. Attention car elle est nuisible et peut causer des ravages dans les fruitiers.

Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleursCiste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs
Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs
Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleursCiste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs

Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs

Dans la garrigue, commence également à fleurir le ciste à feuilles de sauge, qui lui, a des fleurs blanches. 

Ciste à feuilles de sauge
Ciste à feuilles de saugeCiste à feuilles de sauge

Ciste à feuilles de sauge

Le genêt d'Espagne embaume les chemins. En fait, il s'agit du Spartium junceum (ou spartier à tiges de joncs) et non pas d'un véritable genêt. 

Le genêt d'EspagneLe genêt d'Espagne
Le genêt d'EspagneLe genêt d'Espagne

Le genêt d'Espagne

Une nouvelle orchidée a fait son apparition ces jours-ci dans les sous-bois. C'est l'orchis pourpre

L'orchis pourpre
L'orchis pourpre

L'orchis pourpre

Au bord des champs, on trouve de nombreuses plantes.

Certaines sont comestibles ou médicinales, comme le plantain qui peut être utile une fois les feuilles séchées, en cas de fièvre, de problèmes respiratoires style bronchite et d'atteinte virale comme une grippe par exemple. 

Le plantain

Le plantain

On trouve aussi le brocoli sauvage une plante qu'on peut consommer sans danger quand les fleurs forment encore un bouton. Ne pas les ramasser en bordure des champs non cultivés en BIO !  

Le brocoli sauvage en fleursLe brocoli sauvage en fleurs
Le brocoli sauvage en fleurs

Le brocoli sauvage en fleurs

A proximité, nous avons eu la chance d'observer le papillon qui lui est associé : la piéride du chou. Je l'avais pris de loin pour un citron parce que chez nous ce dernier est plus vert que jaune ! Mais non apparemment c'est une piéride mâle. 

La Piéride du chou

La Piéride du chou

Ce printemps nous offre une profusion de fleurs...

Des CoquelicotsDes Coquelicots

Des Coquelicots

Une coronille
Une coronille
Une coronille

Une coronille

La Dame de onze heures (ou Ornithogale en ombelle)La Dame de onze heures (ou Ornithogale en ombelle)

La Dame de onze heures (ou Ornithogale en ombelle)

Le lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poils
Le lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poilsLe lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poils

Le lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poils

Le muscari à toupet (Muscari comosum) a fait son apparition. C'est une plante plus rare que le muscari à grappes et qui fleurit plus tardivement. 

Le muscari pousse au bord des champs
Le muscari pousse au bord des champs
Le muscari pousse au bord des champs

Le muscari pousse au bord des champs

Un muscari à toupets isolé

Un muscari à toupets isolé

J'espère que la balade vous a plu. Demain nous ferons le tour des arbres et arbustes proches de chez moi. Bon, je ne vais pas continuer à vous répéter que nous allons rester en Provence, parce que je crois bien que vous avez tous compris que comme vous, je suis confinée...chez moi ! 

A bientôt !
A bientôt !
A bientôt !

A bientôt !

Partager cet article

Repost0
13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 06:17
Un térébinthe dans son milieu naturel

Un térébinthe dans son milieu naturel

Le térébinthe encore appelé pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus) est un arbuste à feuilles caduques (qui perd ses feuilles en hiver donc) poussant dans la garrigue provençale, appartenant à la famille des Anacardiacées. C'est le "pételin" cité par Marcel Pagnol dans ses romans !

 

On le retrouve sur tout le pourtour méditerranéen. Il peut atteindre 3 à 5 mètres de hauteur et pousser aussi au jardin. 

Ces dernières années, cet arbuste du sud s'est peu à peu installé jusque dans le Jura et même dans les vallées abritées des Alpes. Il reste cependant à basse altitude mais il résiste bien au gel. 

Ce qu'il aime avant tout, c'est  avoir du soleil et un sol calcaire.

C'est un arbuste à la longévité exceptionnelle qui peut vivre 100 ans !

 

Il se reconnaît facilement au printemps à ses fleurs en forme de panicules rouges (étonnamment je n'ai pas de photos) mais surtout à ses feuilles, d'abord jaunes ou orangées à l'automne, puis d'un rouge flamboyant dès le mois de décembre et qui perdurent jusqu'au cœur de l'hiver.

Cette année, elles sont restées exceptionnellement présentes sur les arbustes et éclairent les paysages provençaux de leur chaude couleur. 

Pistachier térébinthe à l'automne et en hiver
Pistachier térébinthe à l'automne et en hiver
Pistachier térébinthe à l'automne et en hiver
Pistachier térébinthe à l'automne et en hiver

Pistachier térébinthe à l'automne et en hiver

Les feuilles sont découpées en folioles (le plus souvent en nombre impair chez le térébinthe ce qui n'est bizarrement pas le cas sur mes photos). 

 

La particularité de cet arbuste est de produire une résine très odorante qui s'écoule par les blessures de son écorce. C'est la térébenthine !

Attention ! Ne pas la confondre avec l'essence de térébenthine produite à l'origine avec cet arbuste mais qui aujourd'hui est fabriquée à partir de certaines espèces de pins. C'est un solvant donc un produit non comestible !

 

En Grèce, sur l’île de Chios, on utilise le térébinthe et une autre espèce proche, le lentisque, pour fabriquer à partir de leur résine, une gomme à mâcher. On utilise aussi cette "térébenthine de Chios" (appelée aussi térébenthine de Chypre ou de Hongrie) dans les cosmétiques et en médecine populaire, pour soigner en particulier les problèmes pulmonaires. Utilisée depuis l'Antiquité pour parfumer les alcools, les pâtisseries et friandises, elle faisait encore partie de la pharmacopée maritime au XVIIIe siècle.

 

Pour la récolter, on entaille l'écorce à de nombreux endroits d'où va s'écouler la sève (la résine), sous forme de petites perles translucides, qui durcissent au contact de l'air. C'est le mastic (mastiha en grec). Ces boulettes peuvent se consommer telles quelles et se mastiquer comme du chewing-gum. 

Vous vous doutez bien que cet arbuste se reconnait donc à sa forte odeur, sa résine étant chargée en essence. 

 

J'ai appris en faisant des recherches sur le net, que les fruits, roses vifs à maturité, pouvaient s'utiliser comme des condiments, une fois mis au vinaigre ou au sel. Je l'ignorais et bien entendu, ils ne se retrouvent pas sur tous les arbustes car il existe des pieds mâles et des pieds femelles. C'est donc le cas aussi des graines...dont on extrayait de l'huile, une fois sèches. 

Le pistachier térébinthe est également utilisé en ébénisterie. 

Le térébinthe est souvent envahi par des galles qui sont des excroissances de la plante provoquées par un puceron. Cet insecte piqueur pond ses œufs dans une feuille qui devient difforme et prend l'aspect d'une corne.  Les oeufs se retrouvent ainsi bien à l'abri...

Les galles du térébinthe.
Les galles du térébinthe.
Les galles du térébinthe.

Les galles du térébinthe.

Son premier cousin, le lentisque (ou pistachier lentisque) qui pousse aussi dans la garrigue, mais reste cantonné à la bordure méditerranéenne, a des feuilles découpées en folioles mais ceux-ci sont plus étroits et le plus souvent en nombre pair. Les deux cousins peuvent s'hybrider dans la nature ce qui complique leur identification. Lui ne perd pas ses feuilles qui restent vertes toute l'année ce qui permet ainsi de distinguer sans se tromper les deux espèces en hiver, car elles poussent parfois à côté. 

Les deux arbustes produisent tous deux cette fameuse résine aromatique. On appelait d'ailleurs en Provence, le lentisque... "l'arbre à mastic". 

 

Son second cousin, le pistachier vrai qui produit les pistaches que vous connaissez, est aujourd'hui greffé, afin de s'acclimater plus facilement à nos latitudes, sur un pistachier térébinthe. C'est un arbuste originaire d'Orient qui a gagné le bassin méditerranéen grâce aux Romains. Il était autrefois cultivé en Provence, ce que j'ignorais.  

 

Et voilà à quoi ressemble le térébinthe après un bon coup de mistral...il se déplume ! 

Les feuilles tombent peu à peu...

Les feuilles tombent peu à peu...

Partager cet article

Repost0
20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 06:19
C'est le printemps !

C'est le printemps !

Aujourd'hui c'est le printemps et la nature se pare de couleurs...

Voici un petit aperçu des fleurs de la garrigue, photographiées dimanche dernier, lors d'une courte balade entre les villages de La Barben et de Lambesc, dans les Bouches-du-Rhône.. 

 

Les iris sauvages sont déjà en fleurs, mais cette année pour l'instant, nous n'avons vu quasiment que des jaunes...

Les iris sauvages sont en fleursLes iris sauvages sont en fleurs
Les iris sauvages sont en fleursLes iris sauvages sont en fleurs

Les iris sauvages sont en fleurs

Le romarin parfume la garrigue depuis bientôt un mois. C'est le moment de le ramasser pour en faire des tisanes ou l'utiliser en cuisine...

Le romarin en fleurs...
Le romarin en fleurs...
Le romarin en fleurs...

Le romarin en fleurs...

D'ailleurs les abeilles s'en régalent aussi...

Les abeilles se régalent
Les abeilles se régalentLes abeilles se régalent

Les abeilles se régalent

Comme elles se régalent aussi du thym qui commence déjà à fleurir avec un mois d'avance, à certains endroits de la garrigue bien abrités. 

Le thym commence à fleurir...

Le thym commence à fleurir...

Dans le sous-bois, dès que pointe un peu d'humidité, comme là au fond du vallon, les violettes forment de beaux tapis...

Les violettesLes violettes
Les violettesLes violettes

Les violettes

Les orchidées commencent à apparaître et à s'ouvrir...

Ici l'orchis de couleur pourpre qui s'appelle la Barlie de Robert (ou "Orchis géant" ou encore "à longues bractées"), typique de la garrigue. Nous la voyons apparaître dès le mois de mars dans notre garrigue.  

 

La Barlie de Robert (ou Orchis géant)
La Barlie de Robert (ou Orchis géant)
La Barlie de Robert (ou Orchis géant)
La Barlie de Robert (ou Orchis géant)

La Barlie de Robert (ou Orchis géant)

Les premiers narcisses ont également un bon mois d'avance...

Premiers narcisses

Premiers narcisses

L'Euphorbe characias appelée aussi "Euphorbe des garrigues", est également en fleurs, même si celles-ci ne sont pas colorées...

L'euphorbe des garriguesL'euphorbe des garrigues

L'euphorbe des garrigues

D'autres petites plantes pointent le bout de leur nez ici ou là  : globulaires et hélianthème. 

La globulaire
La globulaire

La globulaire

La première fleur d'hélianthème

La première fleur d'hélianthème

Enfin, au bord du Lavaldenan, qu'il va nous falloir traverser sur quelques pierres et un tronc mis en travers, car ce n'est pas encore la saison de se mouiller les pieds...

Le Lavaldenan
Le Lavaldenan

Le Lavaldenan

...quelques buissons de prunelliers apportent leur touche de lumière au fond du vallon...

Le prunellier en fleurs au bord du Lavaldenan
Le prunellier en fleurs au bord du Lavaldenan
Le prunellier en fleurs au bord du Lavaldenan

Le prunellier en fleurs au bord du Lavaldenan

A bientôt pour d'autres balades nature ! 

Aujourd'hui c'est le printemps !

Partager cet article

Repost0
11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 06:27
Le Sentier de la Pastorale
Le Sentier de la Pastorale

Le Sentier de la Pastorale

 

Près de la ville de Salon-de-Provence, se trouve un massif de collines, propice aux randonnées pédestres ou en VTT, le Tallagard (que l'on trouve aussi parfois écrit "Talagard" avec un seul "l"). Cette petite "montagne" offre aux promeneurs de nombreux vestiges et, en saison, elle leur permet de découvrir la flore de la région mais aussi de magnifiques paysages et de belles vues sur les environs...

Il y a quatre sentiers de randonnées balisés. Pendant les vacances de noël, nous avons découvert une partie du Sentier de la Pastorale, mais comme il y avait trop de mistral et qu'il faisait froid malgré le soleil, nous avons écourté la balade...à cause de nos pitchounets qui étaient avec nous. Nous y retournerons donc un jour de printemps pour profiter de la flore de la garrigue.

 

Sur des chemins bien balisés, de nombreux panneaux explicatifs permettent de mieux comprendre la vie de nos ancêtres. Bories et restanques nous font découvrir l'importance du pastoralisme et de l'agriculture sur cette petite montagne de Provence.

 

La montée à partir du parking se fait à l'abri des pins et des chênes. Au départ le chemin est balisé comme un sentier botanique et de nombreuses pancartes montrent les plantes caractéristiques de la garrigue ou celles qui ont été pendant longtemps utilisées pour les cultures...comme ici l'olivier. 

 

 

 

Très vite en haut de la côte, nous découvrons un mur ancien, encore en bon état malgré quelques trouées. C'est le mur aux pierres percées. 

Le mur aux pierres percées
Le mur aux pierres percées

Le mur aux pierres percées

 

Ce mur de pierre sèche servait à protéger la culture de la vigne. Il est entièrement bâti en molasse, une roche à la couleur caractéristique, très utilisée pour les constructions en pierre. 

Tout le long du mur, des pierres plates percées sont insérées dans la construction à une certaine hauteur. Elles forment des saillies espacées. Elles permettaient de fixer des tuteurs, le long desquels les vignes pouvaient grimper.

Lorsqu'elles se trouvent isolées, ces pierres ont un usage différent. Près d'une construction, elles servaient à attacher l'âne ou le cheval, en pleine garrigue, à fermer un portail qui empêchait ainsi les bêtes de gambader librement dans les plantations. 

Les deux dernières photos sont de mon mari (il est beaucoup plus grand que moi !)Les deux dernières photos sont de mon mari (il est beaucoup plus grand que moi !)
Les deux dernières photos sont de mon mari (il est beaucoup plus grand que moi !)Les deux dernières photos sont de mon mari (il est beaucoup plus grand que moi !)

Les deux dernières photos sont de mon mari (il est beaucoup plus grand que moi !)

J'avoue que je n'avais jamais vu ce genre de mur ! Pourtant je me suis souvent baladée sur le Tallagard lorsque j'étais enfant. Il est vrai qu'à l'époque, le Tallagard était nettement plus sauvage et que sans doute la végétation masquait ces vestiges, ou bien nous sommes passés à côté sans les voir...

De l'autre côté du mur, des plantations de jeunes cèdres commencent à prendre du volume.

Les cèdres

Les cèdres

Un peu plus haut sur le chemin, nous retrouvons d'anciennes calades et plusieurs bancaus (=terrasses, restanques) superposés. Ils ont été replantés en oliviers récemment. 

 

En Provence, les calades se retrouvent aussi bien dans les villages qu'en campagne. Elles servent à tenir les sols en pente et à éviter leur érosion ce qui facilite le passage des hommes et des animaux. Les calades des campagnes sont faites avec des pierres grossièrement taillées. Je le rappelle ici, les pierres sont disposées sur chant.

 

Les bancaus, ou restanques permettaient de cultiver plus facilement les terrains en pente. De plus lors des pluies, l'eau au lieu de ruisseler, inondait les parcelles cultivées.

 

 

Ces terrasses de culture ont été exploitées jusqu'au XIXe siècle. Lors de l'essor démographique de la ville, il a bien fallu augmenter les surfaces cultivables. Oliviers, amandiers, vignes, arbres fruitiers, légumineuses étaient ainsi abondamment plantés sur ces sols secs. 

Les calades et les bancaus
Les calades et les bancaus
Les calades et les bancaus

Les calades et les bancaus

Nous trouvons aussi à proximité des puits et abreuvoirs qui étaient utilisés pour les animaux. 

Les puits sont construits en pierre sèche ce qui leur permet d'être directement en lien avec les nappes souterraines. 

A noter que les puits ne sont quasiment plus alimentés de nos jours. Les sources ont été détournées et l'arrêt des cultures et du pastoralisme, a entraîné la repousse abondante de la végétation. Les racines des arbres pompent l'eau de la nappe qui s'assèche. 

Sur les photos ci-dessous, le dernier puits présente à côté un abreuvoir directement creusé dans la roche en place...

Les puits et abreuvoirsLes puits et abreuvoirs
Les puits et abreuvoirs
Les puits et abreuvoirsLes puits et abreuvoirs

Les puits et abreuvoirs

Partout le sentier longe des murs en pierre sèche, et de temps en temps dans les murs des bancaus, on trouve des escaliers volants qui comme leur nom l'indique ne servaient pas à s'envoler, mais bien à franchir le mur pour passer plus rapidement à pied d'un bancau à l'autre évitant ainsi de piétiner certaines cultures. 

Les escaliers sont formés d'une pierre plate plus longue, bien insérée dans le muret de pierre lors de la construction. Si une marche était cassée, elle ne pouvait pas être remplacée. 

Quelques murs de construction différente, et des escaliers volants
Quelques murs de construction différente, et des escaliers volants
Quelques murs de construction différente, et des escaliers volants

Quelques murs de construction différente, et des escaliers volants

Enfin, sur le plateau, au sommet du rocher de l'Enclume, une table d'orientation nous permet d'avoir une vue aérienne sur la ville de Salon-de-Provence, sur le massif des Alpilles et jusqu'à Fos-sur mer en direction du sud.

 

Vues de la table d'orientation
Vues de la table d'orientation
Vues de la table d'orientation

Vues de la table d'orientation

Voilà notre balade terminée pour aujourd'hui et, comme d'habitude, si vous le voulez bien...nous continuerons la balade la semaine prochaine. En attendant, je vous montre le tracé de cette courte randonnée. 

Le tracé du Sentier de la Pastorale

Le tracé du Sentier de la Pastorale

Partager cet article

Repost0
20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 05:25

 

Le 10 mai dernier, entre deux orages, nous avons fait une belle balade au cœur de la garrigue fleurie sur la chaîne des Côtes, une chaîne de collines du nord du département, dont je vous ai déjà beaucoup parlé.

 

Le printemps est la période où la garrigue est la plus belle...

 

Quelle chance d'avoir vu des papillons voleter autour de nous !

Je n'ai réussi à photographier que certains d'entre eux, mais c'est un plaisir de découvrir ces espèces que je n'avais encore jamais observé de près. 

 

Le plus spectaculaire de tous est le Sylvain azuré (Limenitis reducta). 

C'est un gros papillon dont on ne perçoit que le noir et le blanc quand il s'approche. Je n'avais pas remarqué ses beaux reflets bleutés.

On le reconnaît en particulier à sa ligne médiane blanche et à la rangée de petits points bleutés qui borde ses ailes.

Il n'a pas replié ses ailes en se posant, ce qui ne m'a pas permis de voir le revers qui a une couleur blanche et beige-orangé.

Le Sylvain azuré est  une espèce méditerranéenne qui ne vit que dans le sud de la France (et le pourtour méditerranéen donc). 

La larve se nourrit exclusivement du chèvrefeuille.

Voilà pourquoi on le retrouve en bordure de zones boisées. 

 

 

Le Sylvain azuré (il butine une euphorbe)
Le Sylvain azuré (il butine une euphorbe)

Le Sylvain azuré (il butine une euphorbe)

 

Nous avons ensuite pu observer un joli papillon blanc et noir, un peu plus petit en taille mais tout aussi actif. 

Par chance, il a eu la gentillesse de se poser un long moment ce qui m'a permis de bien observer sa face inférieure qui vous le savez pour les papillons est parfois indispensable pour les identifier.

Il s'agit de l'Échiquier d'Occitanie  (Melanargia occitanica).

C'est un papillon qui lui aussi, ne vit que dans le Sud de la France et que l'on peut confondre avec l'Échiquier ibérique (les deux espèces très proches cohabitent dans le sud-ouest).

Il a une taille moyenne et présente un damier marron foncé à noir sur la face supérieure des ailes. Au revers le dessin est davantage brun ocre avec quelques ocelles bleus...

Il affectionne particulièrement la garrigue et les bordures de forêts claires. 

La chenille se nourrit de graminées.

On peut le confondre avec le demi-deuil qui lui est davantage noir et blanc, que blanc et noir. C'est subtil !

 

L'échiquier d'Occitanie
L'échiquier d'Occitanie

L'échiquier d'Occitanie

 

Par chance, nous avons pu aussi observer deux mélitées différentes.

 

Le premier papillon est la mélitée du plantain (Melitaea cinxia).

C'est un papillon que l'on voit de loin car il a un dessus orangé, bordé et marqué par du marron foncé. Ses ailes postérieures sont marquées par une rangée de points marron au centre de taches orangées...ce qui le distingue des autres espèces de mélitées. 

Je n'ai pas vu la face inférieure des ailes !

Ce papillon-là a besoin de plantain pour nourrir sa larve. En Provence c'est le plantain lancéolé que l'on trouve au bord des chemins.

C'est un papillon qui vit dans toute l'Europe et jusqu'en Sibérie et en Mongolie. 

Il n'est pas protégé mais il est considéré en France, comme en régression en raison de l'usage extensif de pesticides dans les cultures et donc de la disparition des plantains, mais aussi de la fragmentation de son habitat. 

 

La mélitée du plantain

La mélitée du plantain

 

Le second est la mélitée orangée, un papillon commun appelé aussi, damier orangé (Melitaea didyma).

Ce genre est très répandu dans tout l'hémisphère nord, mais par rapport au précédent, absent des régions les plus septentrionales. 

C'est un papillon de petite taille,  très vif et actif. 

J'ai eu vraiment du mal à le photographier et il m'a fallu beaucoup de patience pour attendre qu'il veuille bien se poser pour butiner cette touffe de thym fleuri.

On ne voit que sur la première photo le dessin de la face inférieure des ailes...et encore seulement en partie, mais je suis plutôt fière de moi d'avoir pu l'identifier ! 

 

Une autre espèce de mélitée, la mélitée orangée
Une autre espèce de mélitée, la mélitée orangéeUne autre espèce de mélitée, la mélitée orangée

Une autre espèce de mélitée, la mélitée orangée

 

J'espère que cette courte visite au milieu des papillons de ma garrigue provençale  vous a plu...

 

 

Bon dimanche de Pentecôte à tous ! 

Partager cet article

Repost0

Encore Un Blog ?

  • : Dans la Bulle de Manou
  • Dans la Bulle de Manou
  • : Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes ou mes voyages : intellectuel, spirituel, botanique ou culinaire...
  • Contact

Qui Suis Je ?

  • manou
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...

BLOG Zéro carbone !

Perdu Dans Le Blog ?

Y a-t-il des curieux ?

litterature

 

  D'où viennent-ils ?

 

  litterature

L'automne est arrivé...

 

N'oubliez pas de protéger Xin Xin et de le nourrir en cliquant sur more...

 

 

Mes Tags

Mes livres sur BABELIO

Les dix droits imprescriptibles du lecteur

mod article2138927 3

Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

Illustrations de Quentin Blake

Retrouvez-moi sur Pinterest !

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -