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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 06:23
La servante écarlate / Margaret Atwood

J'aimerais croire que ceci est une histoire que je raconte. J'ai besoin de le croire. Il faut que je le croie...
Si c'est une histoire que je raconte, je peux choisir son dénouement. Donc, il y aura un dénouement...

Voilà une dystopie déjà lue au début des années 90 que j'ai eu beaucoup de plaisir à relire récemment, vu que j'envisage enfin de lire la suite, sortie seulement l'année dernière...enfin si les médiathèques envisagent de rouvrir leur porte. 

Dans ce roman pas comme les autres qui a marqué ses lecteurs à jamais lors de sa parution, l'auteur nous fait entrer dans un monde futur qui fait froid dans le dos tant il pourrait devenir le nôtre un jour.

 

La République de Gilead a été fondée récemment par des fanatiques. Dans cette société particulière, les femmes sont séparées en groupes distincts selon qu'elles soient ou non capables de procréer, car là est bien le problème majeur de cette société : la stérilité touche tous les milieux et plus personne n'est capable de l'enrayer. La pollution, l'usage massif de produits chimiques, les maladies ont anéanti les chances de voir naître des enfants viables et capables eux-mêmes de se reproduire un jour. 

 

Defred dont on ne saura jamais le vrai nom, fait partie des "servantes écarlates", ces femmes fertiles qui ont déjà pu donner la vie. Elles sont devenues des esclaves au service des plus riches.

Le couple qui a accueilli Defred n'est pas plus mauvais que les autres. Ils appliquent les règles voilà tout, et si Defred est bien réduite à être leur esclave sexuelle, elle n'en est pas moins bien nourrie ou surveillée car toutes les chances doivent être mises de leur côté pour qu'un jour le Commandant et son épouse puissent avoir la joie de devenir parents à leur tour...

 

Defred, de sa chambre monacale, se souvient du temps d'avant, quand elle menait une vie normale, libre, avec son compagnon et sa petite-fille adorée, jusqu'au jour où tout a basculé dans l'horreur et où ils ont tenté vainement de se sauver...

En même temps, elle nous raconte son histoire, sa vie d'aujourd'hui et comment elle en est arrivée là.

 

Vous êtes une génération de transition, disait Tante Lydia. C'est pour vous que c'est le plus dur. Nous savons quels sacrifices sont attendus de vous. C'est dur quand les hommes vous humilient. Pour celles qui viendront après vous, ce sera plus facile...

Tous les soirs en allant me coucher, je me dis : Demain, je me réveillerai dans ma maison à moi, et tout sera comme avant.
Cela n'est pas arrivé, ce matin non plus.

Voilà un roman glaçant et glauque à souhait. L'auteur nous fait entrer peu à peu dans ce monde et chacun des événements nous fait pénétrer un peu plus dans l'horreur de la situation. Par petites touches et autant de retours en arrière, le lecteur prend conscience que le monde d'avant était tout simplement le nôtre et que tout ce qui est décrit pourrait bien arriver un jour...

Un roman intemporel tout à fait d'avant-garde puisqu'il a été écrit il y a plus de 30 ans par un auteur que je me suis promis de lire plus souvent. 

A lire absolument que vous soyez fans du genre ou pas.

J'ai vraiment eu du plaisir à le relire et j'espère pouvoir très bientôt me procurer la suite. 

...souvenez-vous que le pardon est aussi un pouvoir. Le mendier est un pouvoir, le refuser ou l'accorder est aussi un pouvoir, peut-être le plus grand de tous.

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 06:29
Castelmore 2016

Castelmore 2016

La bande se réunissait dans les caves d'un ancien immeuble désaffecté à la sortie de la ville.
C'était un défi périlleux : pour s'y rendre, il fallait traverser la junky-city, une zone urbaine dangereuse où rôdaient les exclus de la société. Mais surtout, la bande d'amis risquait la prison.
...
L'hymne de la révolte inventé par le groupe, "Même pas peur!" était scandé avec force lors de leurs répétitions secrètes...

Un ouragan d'émotions se déchaînait en lui. Cet homme assis sur son fauteuil, le fascinait. dans son regard, scintillaient des centaines d'étincelles de vie, de colère, de tristesse. Dire qu'il était son grand-père ! Nériss en ressentait une fierté infinie.

Kléano fronça les sourcils. Il avait depuis toujours la curieuse impression qu'un mystère entourait la mort de son père, décédé juste un mois avant sa naissance dans un accident de glisseur. Il n'y avait dans la maison aucun objet lui ayant appartenu, aucun souvenir pour évoquer sa mémoire...Pas une trace.

Voilà une relecture agréable pour moi, qui avait déjà lu ce livre jeunesse, lors de sa sortie en 2006, dans la collection "Autres mondes" de "Mango Jeunesse".

C'est un roman d'anticipation agréable à lire qui vient d'être réédité en 2016 dans une nouvelle collection.

Il existe aussi à présent dans une version adaptée aux jeunes dyslexiques, parue en 2017. Le format du livre, la police de caractère utilisée, la mise en page avec un texte en plus gros caractère, et des phrases coupées pour être davantage lisibles...tout est fait pour que le plaisir de lire soit bien présent ! 

Version adaptée aux lecteurs dyslexiques / Castelmore, 2017

Version adaptée aux lecteurs dyslexiques / Castelmore, 2017

A la fin du XXIe siècle, le mois de naissance des enfants détermine les métiers auxquels ils vont avoir accès, ainsi ceux du show-biz et de la politique ne peuvent être que des Janviers, ceux de l'écriture...de Mars et en décembre, il ne reste que les métiers dont personne n'a voulu.

 

C'est alors que naissent Silnöa et Silneï deux jumelles...une naît les dernières minutes de décembre mais sa sœur, les toutes premières minutes de janvier. Les parents décident de les élever de la même façon.  Même si elles ne fréquentent pas le même cours, les deux sœurs sont très proches. 

 

Un jour, Silnöa, plutôt rebelle s'endort dans le "bus" et se retrouve dans un des quartiers mal famés de la ville où vivent tous les laissés pour compte de la société. Là, elle va rencontrer des jeunes qui ont formé clandestinement un groupe de musique alors qu'ils ne sont pas nés le bon mois. Elle n'est donc pas la seule à se rebeller contre le président de la région ! Parmi eux, Kléano va lui ouvrir les yeux sur ce qui se passe autour d'eux. 

 

En parallèle, la jeune adolescente entretient des contacts virtuels par messages interposés, avec un certain N. dont elle ignore tout...et qui n'est autre que le fils du président. Mais N. apprend que celui-ci n'est pas son vrai père et qu'il a été échangé à la naissance...

 

Le président qui impose sa loi des naissances depuis des années, a donc été le premier à enfreindre les règles, pour asseoir davantage son pouvoir. Après le choc de la découverte, N.qui s'appelle en réalité, Nériss, ne peut en rester là. 

Mais bien évidemment je ne vais pas vous raconter comment il va s'y prendre, ni qui est le véritable fils du président, ni comment ensemble, ils vont renverser le pouvoir !

Tout ce que je peux vous dire c'est que certains adultes ont déjà préparé la résistance dans l'ombre et qu'ils sont prêts à les aider...

Voilà une dystopie parfaite à lire à partir de 11 ans pour les amateurs du genre. 

 

Remarque :

Manon Fargetton dont je vous ai déjà présenté certains livres sur ce blog, en particulier, "Les plieurs de temps" (tome 1 de la série); "Quand vient la vague" et plus récemment "Dix jours avant la fin du monde"...a écrit ce roman alors qu'elle n'avait que 18 ans. Il est remarquablement construit et elle y faisait déjà preuve d'un talent exceptionnel qui ne s'est jamais démenti par la suite... 

On y trouve déjà l'humour qu'elle sait distiller dans ses romans, et la critique toujours présente de la société d'aujourd'hui. C'est un livre plaisant aussi grâce à la fluidité des textes, aux dialogues réalistes et donc vivants et aux personnages attachants, et même si dans ce livre on devine très vite le dénouement, je suis bien certaine que dans ces deux nouvelles éditions, il va encore trouver de nombreux lecteurs. 

 

Ce livre a obtenu quatre prix littéraires dont  le prix Chronos en 2007, le prix Jacaranda, le prix Ruralivre en Nord-Pas-de-Calais, et le Prix des Collégiens de l'Estuaire.

A faire lire donc à nos préados et ados, sans hésiter !

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12 octobre 2019 6 12 /10 /octobre /2019 05:20
Denoël / Sueurs Froides, 2017 / Poche,2018

Denoël / Sueurs Froides, 2017 / Poche,2018

Ce n'est pas toujours facile de manger à sa faim. Chez nous, on a un principe, on met tout en commun, les pénuries et les bonnes nouvelles, par exemple quand il y en a une qui revient avec des œufs pour faire des galettes.

Faut pas regretter. C'est sa grand-mère qui disait ça. Pas de regrets, pas de remords, puisque de toute façon c'est trop tard...
Autant aller de l'avant. Regarder en arrière, écoute-moi bien, ça sert à rien.
Elle disait aussi : "Faut réfléchir avant. Y a que ça."
Et ça Moe l'a oublié, noyé dans sa cervelle.

Aux lendemains des attentats parisiens de 2015, l'Etat ne pouvant plus supporter le coût des services sociaux, ceux-ci ont donc été privatisés, amenant des dérives lourdes de conséquences pour les principaux intéressés. Dans ces centres d'accueil un peu spéciaux, les Casses, qui sont réellement d'anciennes casses de voiture, on accepte les paumés, les délinquants, les sans-abris, et les immigrés. Vous l'aurez compris, tous ceux qui dérangent...

 

Moe n'avait que 20 ans quand elle a suivi son homme en métropole, quittant définitivement sa Polynésie natale.

Mauvaise décision ! 

 

Six ans après, elle a un enfant et se retrouve à la rue, épuisée et sans argent, dans l'impossibilité de garder un emploi parce qu'elle n'a pas les moyens de faire garder son fils. Elle est recueillie par les services sociaux et envoyée dans un centre d'accueil pour les personnes comme elle... qui ne sont pas gâtées par la vie. 

C'est la Casse. Une ville loin de la ville, une prison en fait dont on ne peut sortir qu'en échange de 15 000 €... surveillée par des gardiens prêts à tout pour faire régner l'ordre mais aussi pour supprimer tout élément récalcitrant. Une ville où on oblige tous les adultes à travailler pour un salaire de misère et pour avoir droit à un peu de nourriture et où les plus chanceux dorment dans une caravane, alors que les autres ne possèdent qu'une vieille carcasse de voiture pour se protéger des intempéries. 

 

Moe s'installe dans une 306 grise. Elle atterrit dans un quartier de femmes où se retrouvent réunies cinq personnes formidables qui s'épaulent et se soutiennent, tout en tentant d'oublier la noirceur des lieux. Elles l'adoptent très vite, elle et son fils. 

Il y a Ada, la plus âgée qui s'est bâtie une renommée en soignant par les plantes, Jaja la rebelle, Poule la survivante, Marie-Thé qui est la douceur incarnée malgré ce qu'elle a vécu enfant, et Nini qui a du mal à supporter l'enfermement et s'enfuit la nuit pour s'amuser, aller danser et se faire un peu d'argent. Moe va se laisser tenter, pas pour elle, non, pour son petit Côme pour qu'il ne devienne jamais comme les enfants qu'elles voient voler ou mendier dans le centre. 

Ensembles, elles vont tenter l'impossible : subsister et garder espoir, mais il suffit qu'une seule craque et commette une erreur pour que tout le groupe soit en danger.

Ada a beau veiller sur le groupe, elle ne réussira pas à empêcher le destin de poursuivre Moe...

 

Et le sentiment qui envahit Moe, après, oscille entre l'émerveillement et le ridicule, à pousser des cris avec les autres quand une pluie d'étincelles jaillit sur l'écran de douze centimètres, un tout petit feu d'artifice, vraiment, pour la première fois il faut se baisser pour le regarder, pour la première fois il n'est pas au ciel. Pourtant l'émotion la submerge.

Voilà un roman bouleversant sur la solidarité et l’entraide. Vous ne pourrez rester indifférents au destin de ces femmes meurtries par la vie, car chacune a une histoire qui comme celle de Moe, va nous être contée au fil des pages. Et si le drame subsiste, l'espoir d'une vie meilleure, n'en reste pas moins bien présent. 

Dans ce roman, les hommes ne sont pas beaux à voir car responsables de beaucoup de malheurs : violence, viols, racket, trafic de drogue, corruption...

Ce roman est une dystopie particulièrement noire et terrifiante de réalisme, tant ce que l'auteur décrit pourrait advenir dans notre monde, où tout ce qui est différent fait peur.

D'ailleurs inutile de se voiler la face, c'est déjà à nos portes...

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 06:30
Gallimard, 2004 / Folio 2005

Gallimard, 2004 / Folio 2005

Globalia, ou nous avons la chance de vivre, proclamait le psychologue, est une démocratie idéale. Chacun y est libre de ses actes. Or la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est à dire d’empiéter sur celle des autres. La plus grande menace sur la liberté, c’est la liberté elle-même. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité, c’est la protection. La protection, c’est la surveillance. La surveillance, c’est la liberté.

L'obsolescence programmée des choses faisait partie de la vie. Il était acquis qu'elle entretenait le bon fonctionnement de l'économie. Acquérir était un droit mais posséder était contraire au nécessaire renouvellement des productions.

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de roman d'anticipation. Et je devais pour le Cercle de lecture auquel j'appartiens lire un des romans de Jean- Christophe Rufin. Aussi lorsque j'ai découvert ce titre, j'ai trouvé que c'était une bonne chose de le lire. 

 

"Globalia" est un roman moderne et visionnaire qui dresse le portrait d'une société soi-disant démocratique, mais protectrice à l'excès qui a enfermé ses habitants dans une sorte d'énorme bulle où tout est parfaitement calculé, contrôlé, vérifié...

Dans cette société régit par un seul état, on parle l'anglobal et on emploie le globar pour payer. 

Mais la prospérité apparente du lieu où l'expression de chacun est favorisée, cache en réalité un régime totalitaire qui surveille chacun étroitement par l'intermédiaire de la "Protection sociale",  une sorte d'armée secrète visant à faire respecter l'ordre et qui n'hésite pas à faire de vos proches, vos pires ennemis et espions...

Des fêtes factices et obligatoires sont créées pour satisfaire le besoin de s'amuser, chacun sait tout sur tout le monde, les informations fausses circulent et les habitants sont abrutis par des écrans géants qui se trouvent à peu près partout. On a le droit de vivre très vieux car tout est fait pour que la vieillesse n'existe pas et les habitants sont obligés d'avoir recours à la chirurgie esthétique et autres actions pour rester éternellement jeunes.  Bien sûr, dans un monde clos où la mort n'existe pas, les naissances sont rigoureusement contrôlées. 

Ah oui ! J'oubliais : le papier et les stylos s'achètent au rayon jouets...car on écrit plus du tout puisque tout est informatisé. 

Les politiques sont pourtant élus par le peuple, mais il y a tellement d'élections que les gens ne se dérangent plus pour voter.
 

 

C'est la grande sagesse du peuple, voyez-vous. Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens.

 

Alors on fabrique de toute pièce des stimulants, on fait exploser des bombes et on invente un ennemi qui n'existe pas pour faire peur aux gens et les abêtir un peu plus.

C'est là dans Globalia que vivent Baïkal et Kate. Ils sont amoureux et leur rêve est d'aller voir de l'autre côté de la bulle, de quitter ces paysages factices, cet air artificiel et cette météo toujours trop prévisible.

Alors lors d'une randonnée organisée, ils passent la barrière de verre... 

 

On entendait un gazouillis en hauteur dans les arbres : elle se demanda si c’était un véritable oiseau ou un haut-parleur dissimulé car la salle était habilement sonorisée.

 

Baïkal, toujours rebelle depuis son enfance veut découvrir ce qu'on leur cache.

Car en dehors des parois de verre, il y a des gens qui vivent : ce sont les non-zones, des êtres misérables, plus ou moins organisés dont certains survivent uniquement grâce à la mafia locale. 

Mais très vite, la zone extérieure étant protégée par de nombreuses caméras de surveillance, les deux jeunes gens sont arrêtés, séparés et ramenés à Globalia.

C'est alors qu'un dénommé Ron Altman propose à Baïkal de lui rendre sa liberté s'il accepte de retourner à l'extérieur, lui faisant croire qu'il a une mission spéciale à lui confier. En fait, à son insu, il va le faire passer pour un terroriste...

Baïkal devient alors l'ennemi public numéro 1. Le voilà obligé de rester sur place, loin de Kate, au milieu de ces êtres qu'il ne connaît pas mais qui vivent en toute liberté hors de Globalia...

 

 

Un livre fort qui au delà des personnages et de l'histoire, nous rappelle quel est le prix à payer pour vivre dans un monde sécurisé. 

L'écriture de Jean-Christophe Rufin est très agréable et d'une grande richesse...

Beaucoup de pistes de réflexion sont mises en avant dans ce roman et vous y penserez longtemps...

Un faible pourcentage de dirigeants possèdent toutes les richesses et c'est donc l'économie qui gouverne et non pas les politiques ; 

Le terrorisme est créé de toute pièce pour annuler tout désir de remise en question du peuple et créer une sorte de cohésion sociale ; 

 

Le problème, je vous l’ai dit, c’est que les gens ont besoin de la peur… Pourquoi croyez-vous qu’ils allument leurs écrans chaque soir ? Pour savoir à quoi ils ont échappé… La peur est rare, voyez-vous. La vraie peur, celle à laquelle on peut s’identifier, celle qui vous frôle au point de vous cuire la peau, celle qui entre dans la mémoire et y tourne en boucle jour et nuit. Et pourtant, cette denrée-là est vitale. Dans une société de liberté, c’est la seule chose qui fait tenir les gens ensemble. Sans menace, sans ennemi, sans peur, pourquoi obéir, pourquoi travailler, pourquoi accepter l’ordre des choses ? Croyez-moi, un bon ennemi est la clef d’une société équilibrée.


 

Le nivellement par le bas donne une société uniforme où les quelques individus qui sont encore capable de réfléchir sont mis aux bans des accusés comme Puig par exemple qui va se battre aux côtés de Kate et l'aider à retrouver Baïkal. Il a été rejeté parce que son témoignage allait à l'encontre des versions officielles ;

Les livres sont bannis et l'histoire oubliée ;  

La jeunesse est jalousée et rejetée car elle formerait une menace pour la cohésion sociale...

 

Bien sûr, ce roman nous rappelle de grands classiques du genre comme les romans de Bradbury, d'Orwell, de Huxley et même de Kafka  que nous avons tous lu dans notre jeunesse et que j'ai même dévoré à l'époque ! 

Celui-ci est différent car plus proche encore de notre monde d'aujourd'hui : c'est justement parce qu'il est encore plus crédible que nous nous laissons prendre. 

J'ai pourtant mis un peu de temps à entrer dans cet univers, mais une fois immergée, j'ai trouvé de l'intérêt à suivre les personnages, découvrir les complots et la personnalité de ceux qui tiennent les ficelles.

J'ai juste regretté que par moment, le roman présente quelques longueurs ce qui peut empêcher des grands ados de s'y intéresser.

Ce roman sorti en 2004, provoque toujours des avis très divergents sur le net, on adore ou on déteste, on y croit ou pas, on le trouve proche de la réalité ou pas...

A lire donc pour vous faire votre propre opinion ! 

 

Par bonheur, le retour d'un être n'est pas seulement l'incarnation du souvenir qu'on avait de lui. C'est sa vie tout entière qui revient, son parfum, sa mimique, le son particulier de sa voix. Celui qui apparaît rapporte d'un coup tout ce qu'il est, ce dont nous nous rappelions et ce que nous avions oublié.

L'ennemi c'est celui qui vous hait et veut vous détruire. L'adversaire c'est celui qui vous aime et veut vous transformer...

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 13:04

 

L'utopie est un sous-genre de la Science-Fiction dans lequel les auteurs présentent un monde parfait et sans défaut, ce qui, soit dit entre nous, peut-être aussi effrayant que dans son contraire.

 

Ce type de romans a le mérite de nous faire réfléchir sur notre société moderne, de proposer des idées nouvelles pour l'améliorer et de changer le regard qu'on porte sur le monde d'aujourd'hui.

 

En général, la SF propose une vision plutôt négative et noire du monde actuel, car elle nous parle de drames, de problèmes, et de dérives...

 

Il y a donc peu de véritables utopies dans la SF mais plutôt des éléments d'utopie au coeur des romans.

 

Lire à ce sujet l'article consacré à l'utopie et à la SF sur le site du cafardcosmique.

 

Quelques exemples de livres...

 

- La machine à explorer le temps / Herbert George  Wells

Cet auteur devenu un précurseur de la SF est le premier à avoir relié Utopie scientifique et SF. Dans ce roman, le narrateur se retrouve confronté à sa propre incompréhension des éléments...

 

Un savant construit une machine qui permet de voyager dans le temps.

Arrivé en l'an 802 701, il découvre que la Terre est peuplée par des êtres doux et insouciants, les Élois, qui se nourrissent de fruits ; ils passent leurs journées à s'amuser mais sont effrayés quand vient l'obscurité. L'explorateur sauve de la noyade une Éloi, Weena, et se lie d'amitié avec elle.

Mais la machine disparaît, et l'explorateur s'aperçoit de l'existence d'une autre race d'habitants, les Morlocks. Ceux-ci vivent sous la terre où ils descendent par des puits, ils ne supportent pas la lumière, et ils détiennent la machine.

Après bien des péripéties, l'explorateur parvient à comprendre la raison pour laquelle les Élois sont effrayés la nuit ; il réussit à récupérer la machine et à retourner dans son époque. Il raconte ses aventures à des amis venus pour dîner, mais aucun ne le croit.

Il repart sur sa machine avec un appareil photo en précisant qu'il sera de retour d'ici un quart d'heure... mais trois ans plus tard, il n'est toujours pas revenu.

 

 

- Temps futurs / Aldous Huxley
Longtemps après la guerre nucléaire, l'élégant et candide Dr Poole, débarque dans une Californie fantomatique. Courtoisement accueilli, il découvre une humanité mutante soumise au culte d'idoles sanguinaires, une civilisation désolée ou l'accouplement n'est permis que quinze jours par an.

De rares dissidents tentent d'échapper au cauchemar.
Avec son ironie féroce, Huxley annonçait, voici plus d'un demi-siècle, ces temps futurs dans lesquels nous sommes entrés.

 

- Ile / Aldous Huxley

Spécial SF : Utopie et dystopie

 

Bienvenue à Pala, une île où l'Orient et l'Occident s'embrassent, où tout est pour le mieux dans le plus juste, le plus sage, le plus pacifique environnement qui soit. Utopie ?

 

Soit. Mais pour Will Farnaby, journaliste et heureux naufragé, le rêve est bien réel. Communion des hommes et de la nature, paradis artificiels, méditation, sagesse, liberté, respect des ressources et des individus... On la disait imaginaire : Pala s'ouvre à lui, bien réelle.

Hélas, la perfection n'est pas appelée à durer. Cette enclave idéale ne tarde pas à attirer les plus funestes convoitises. Le sultanat voisin menace bientôt sa douce quiétude.

À croire que ce que l'homme a fait de plus beau, l'homme peut le défaire.

          

                                                    

- La cité du soleil et autres récits héliotropes / Bellagamba

Et si la Cité du Soleil, l'utopie du moine dominicain Tommaso Campanella, existait réellement ? Si incroyable que cela  puisse paraître, Paul n'en a pas moins disparu à sa recherche en laissant derrière lui de mystérieux indices à l'intention de Laura, son amour. Une formidable quête métaphysique attend la jeune femme.

Révisez votre histoire : en 1798, la double couronne d'Egypte a fait de Bonaparte l'Empereur-Pharaon du monde occidental. Deux cents ans plus tard, l'Empire est mis en péril par les Républicains. Tout va se jouer à bord du Champollion, quelque part en orbite autour de Titan...

L'Univers se meurt. De tous les peuples qu'il abrite, seuls les Hu semblent en mesure de combattre l'inéluctable en la personne - ou plutôt l'intelligence désincarnée - de Hu-Jon, le Gardien de la Mnémothèque céleste.

Trois courts romans d'une rare ambition où Histoire et science-fiction s'enlacent étroitement...

 

 

- Utopolis / Werner Illing (1930)

A rechercher en Médiathèque...car introuvable actuellement.

Karl et Heinz, deux marins de Hambourg, échouent sur les côtes d'Utopie, un monde sans classes sociales, ni titres de propriété. Ils y découvrent une civilisation très avancée, entièrement tournée vers le progrès technique. Mais les derniers capitalistes qui vivent encore retranchés dans le quartier d'U-Privée trament un sombre complot qui pourrait bien signer la fin de cette communauté idéale. Karl et Heinz auront pour mission d'aider les Utopiens à défendre leur monde solidaire contre les affres de l'individualisme et de l'appât du gain.

 

- La nuit des temps / René Barjavel

 

Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace...

Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère?

Ce roman à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d'amour passionné.

Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires. Magnifique !

 

 

- Une rose au paradis / René Barjavel

 

Une gigantesque manifestation réunit, place de la Concorde, des millions de femmes enceintes venues dénoncer les effets de la bombe U. Mais il est déjà trop tard... Le cataclysme se déclenche. La planète Terre est réduite à néant.

Cependant, Lucie, l'une des manifestantes, échappe mystérieusement à la déflagration.

Seize ans plus tard... Lucie vit avec son mari et ses enfants dans un univers étrange où le temps n'existe plus, où il suffit d'appuyer sur un bouton pour obtenir vêtements et nourriture. Que s'est-il passé ? Pourquoi ont-ils échappé au cataclysme ?

 

 

 

- Les dépossédés /Ursula Le Guin

Deux mondes se font face : Anarres, peuplé deux siècles plus tôt par des dissidents soucieux de créer enfin une société utopique vraiment libre, même si le prix à payer est la pauvreté.

Et Urras qui a, pour les habitants d'Anarres, conservé la réputation d'un enfer, en proie à la tyrannie, à la corruption et à la violence. Shevek, physicien hors normes, a conscience que l'isolement d'Anarres condamne son monde à la sclérose. Et, fort de son invention, l'ansible, qui permettra une communication instantanée entre tous les peuples de l'Ekumène, il choisit de s'exiler sur Urras en espérant y trouver une solution.

Ce roman, qui a obtenu les prix Hugo, Nebula et Locus, n'a rien perdu aujourd'hui de sa virulence politique ni de sa charge d'aventures.

 

- Lune et l'autre / John kessel

 

 

La vie est belle, dans la Société des Cousins. Cette colonie lunaire matriarcale est ce qui ressemble le plus à l'Utopie : si les femmes ont le pouvoir, les hommes ne sont pas aliénés pour autant et se contentent de leurs rôles d'hommes au foyer, d'étalons ou d'artistes. Mais certains n'y trouvent pas leur compte.

C'est le cas du jeune Erno qui, après avoir assisté au one-man-show d'un certain Tyler Durden, est amené à remettre en cause le bien-fondé des principes de la colonie. Ou de cet homme qui, à peine arrivé de la Terre, a du mal à s'adapter aux nouvelles conditions de vie qui lui sont imposées et à canaliser sa violence...

Ces quatre textes explorent avec finesse les rapports hommes/femmes lorsqu'ils sont inversés...

 

 

- Mars Blanche ou la libération de l'esprit / Brian Wilson Aldiss

 

 

En 2041, les problèmes économiques incessants interrompent les communications entre la Terre et la petite colonie scientifique établie sur Mars. L'Antarctique avait été le continent de la science, Mars devient une planète réservée à la science : Mars blanche.

Naufragés de l'espace, les pionniers isolés, essaient de repenser le monde et le destin de l'humanité, de réellement créer un monde meilleur. Une planète sans exploitation, sans armes, sans pollution, peuplée d'hommes libres.

Tandis que le débat sur l'utopie progresse, la question de l'existence d'une forme de vie martienne totalement inconnue prend un tour dramatique. Des caractères forts se révèlent à la lumière des événements et des débats.

Avec humour, dérision et tendresse, Brian Aldiss amène le lecteur à prendre parti.

 

 

- Mars la rouge ; Mars la verte ; Mars la bleue / trilogie de Kim Stanley Robinson

 

 

 

Demain. Cent pionniers s'envolent pour Mars. Ils devront l'explorer, survivre sur cette planète usée et hostile. Si l'homme ne peut s'y adapter, il faudra adapter Mars à l'homme :: créer l'atmosphère, bâtir les cités, transformer les déserts en prairies, la glace en océans. Par-delà les difficultés ou les conflits idéologiques, c'est un monde nouveau que l'on invente. Jusqu'à l'émancipation de la tutelle d'une Terre de moins en moins souveraine.

Kim Stanley Robinson a consacré presque deux décennies à ses recherches sur Mars, en abordant des domaines aussi variés que l'astrophysique, l'économie, la sociologie, la physique des matériaux ou la botanique.

 

- Le Cycle de "La Culture" / Iain M. Banks

 

Je crois qu'ils y sont tous...
Je crois qu'ils y sont tous...
Je crois qu'ils y sont tous...
Je crois qu'ils y sont tous...
Je crois qu'ils y sont tous...
Je crois qu'ils y sont tous...
Je crois qu'ils y sont tous...
Je crois qu'ils y sont tous...
Je crois qu'ils y sont tous...
Je crois qu'ils y sont tous...

Je crois qu'ils y sont tous...

"La Culture" est une sorte de société idéale. C'est une société anarchiste : ni loi, ni hiérarchie, ni argent, ni propriété. Elle compte trente mille milliards d'habitants, mêlant dans une totale égalité humains, extra-terrestres, drones et intelligences artificielles.

L'intervention de l'intelligence artificielle est positive :  loin de s’en prendre à l’humanité, elle la libère de tous les soucis matériels, économiques ou juridiques et lui permet de vivre une utopie hédoniste.

 

 

Et aussi ....

 

       

 

 

Et...

 

- L'île des gauchers / Alexandre Jardin

Ce roman n'est pas à proprement parlé de la SF mais...

 

Dans un archipel du Pacifique Sud ignoré des géographes, l'île des Gauchers abrite une population où les droitiers ne sont plus que l'exception. Mais là n'est pas le plus important. Cette minuscule société, fondée par des utopistes français en 1885, s'est donné pour but de répondre à une colossale question : comment fait-on pour aimer ? Sur cette terre australe, le couple a cessé d'être un enfer. C'est l'endroit du monde où l'on trouve, entre les hommes et les femmes, les rapports les plus tendres.
Voilà ce que vient chercher, dans l'île des Gauchers, lord Jeremy Cigogne. À trente-huit ans, cet aristocrate anglais enrage de n'avoir jamais su convertir sa passion pour sa femme Emily en amour véritable. À trop vouloir demeurer son amant, il n'a pas su devenir un époux.
Dans cette réalité à l'envers où tout est à l'endroit, Cigogne et Emily se délivrent non sans mal de leurs habitudes et tentent l'aventure de se combler en suivant les coutumes et les rites étonnants du petit peuple des Gauchers.

 

 

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Filmographie

 

- Metropolis de Fritz lang (1927) Film noir et blanc muet avec Brigitte Helm, Gustav Fröhlich, Alfred Abel et Rudolf Klein-Rogge.

Des ouvriers travaillent dans les souterrains d'une fabuleuse métropole de l'an 2026. Ils assurent le bonheur des nantis qui vivent dans les jardins suspendus de la ville. Un androïde mène les ouvriers vers la révolte.

 

Metropolis version film muet (1927)

- Metropolis version Film d’animation (2001) adaptant l’œuvre de Fritz LANG et celle de l’auteur de manga Osamu TEZUKA de 1949.

A Metropolis, une cité futuriste, les humains cohabitent avec les robots. Le gigantesque gratte-ciel Ziggurat abrite les élites de la société, tandis que les pauvres et les robots sont condamnés à une vie souterraine.
Le détective Shunsaku Ban et son neveu Kenichi enquêtent sur un trafic d'organes humains et font la rencontre du docteur Laughton, un scientifique rebelle. Ce dernier a conçu Tima, une merveilleuse fillette qui est aussi un androïde d'un nouveau genre. Celle-ci est destinée à trôner au sommet de Ziggurat.

 

Metropolis version film d'animation japonais (2001)

 

- La belle verte / Coline Serreau (1996) avec Coline Serreau, Vincent Lindon, Marion Cotillard

Quelque part dans l'univers existe une planète dont les habitants évolués et heureux vivent en parfaite harmonie. De temps en temps quelques-uns d'entre eux partent en excursion sur d'autres planètes. Curieusement, depuis deux cents ans plus personne ne veut aller sur la planète Terre. Or un jour, pour des raisons personnelles, une jeune femme décide de se porter volontaire. Et c'est ainsi que les Terriens la voient atterrir en plein Paris.

 

-  La saga galactique Stars Wars (1999)  a débuté en 1977 et continue à ravir petits et grands.

D'abord conçue comme une trilogie cinématographique sortie entre 1977 et 1983, la saga s'est ensuite élargie de trois nouveaux films sortis entre 1999 et 2005 racontant des événements antérieurs aux premiers...

Georges Lucas a déclaré à ce sujet : " J'ai pris beaucoup de plaisir à renverser la trajectoire des films à l'origine. Si vous les visionnez dans l'ordre de leur parution, IV, V, VI, I, II, III, vous obtenez un certain film. Si vous les visionnez en partant du I jusqu'au VI, le résultat est complètement différent. Une ou deux générations les ont vus d'une certaine manière, qui sera complètement autre pour les prochaines..."

 

Si vous voulez en savoir plus,  consultez le dossier complet de la BNF sur le thème de l'Utopie en général, de ses origines à aujourd'hui. Ce thème ne concerne pas seulement  la science-fiction,mais aussi la philosophie...

Il existe aussi de nombreux essais sur l'utopie.

 

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La dystopie ou contre-utopie

 

Dans la société imaginée, il est impossible pour les hommes d'atteindre le bonheur. La dictature est installée et les habitants des villes vivent un véritable cauchemar quotidien. Seule la campagne peut présenter un peu de douceur, mais ce n'est pas toujours le cas.

La dystopie présente donc un monde qui, loin d'être parfait, correspond en fait à nos plus profondes angoisses concernant l'avenir, ce qui explique que les ados et jeunes adultes soient particulièrement friands du genre.

La dystopie est l'occasion rêvée de dénoncer les dérives de nos sociétés et de mettre en garde contre les conséquences, donc de montrer ce qui pourrait arriver de pire...

Bien sûr,  il y a toujours un groupe de résistants qui lutte contre ces dérives, avec des moyens technologiques à la clé !

 

 

En plus des titres déja mentionnés dans mon article sur la dystopie pour les ados, qu'il faudrait déjà que je réactualise, car beaucoup d'autres titres sont sortis depuis...

 

Vous pouvez tenter de lire, pour parfaire vos connaissances sur ce genre particulier,

les quelques livres suivants...

 

 

- La zone du dehors / Alain Damasio.

 

Nous sommes en 2084, dans une société formatée, étroitement gérée par le pouvoir en place et bien évidemment scrupuleusement surveillée.

Émerge alors de ce monde aseptisé un groupe de dissident appelé "La Volte" qui fonce à contre-courant de l’ordre établi.

Ils sont trois, Kamio, Capt et Slift à mener leur groupe pour aller jusqu’au bout de leurs idéaux...

 

 

 

 

 

 

 

- Moi qui n'est pas connu les hommes / Jacqueline Harpman

 

 

Elles sont quarante, enfermées dans une cave, sous la surveillance d'impassibles gardiens qui les nourrissent. La plus jeune (la narratrice) n'a jamais vécu ailleurs. Les autres, si.  Aucune ne se rappelle les circonstances qui les ont menées là. Elles lui transmettent le souvenir d'une vie où il y avait des maris, des enfants, des villes. Mystérieusement libérées de leur geôle, elles entreprennent sur une terre déserte une longue errance à la recherche d'autres humains, ou d'une explication. Elles ne découvrent que d'autres caves analogues, peuplées de cadavres...

 

 

- La servante écarlate / Margaret Atwood

 

La servante écarlate, c'est Defred, une entreprise de salubrité publique à elle seule. En ces temps de dénatalité galopante, elle doit mettre au service de la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, son attribut le plus précieux : sa matrice.

Vêtue d'écarlate, à l'exception des voiles blancs de sa cornette, elle accomplit sa tâche comme une somnambule.

Doit-elle céder à la révolte, tenter de tromper le système ? Le soir, Defred regagne sa chambre à l'austérité monacale.

Elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, d'échanger des confidences, de dépenser de l'argent, d'avoir un travail, un nom, des amants...

 

C'était le temps où l'amour était au centre de tout.

L'amour, cette chose si douce aujourd'hui punie de mort...

Adapté au cinéma en 1990.

 

 

- Ubik / Philip K Dick

 

Quel est donc ce monde où les portes et les douches parlent et n'obéissent aux ordres qu'en retour de monnaie sonnante et trébuchante ? Un monde où les morts vivent en animation suspendue et communiquent avec les vivants dans les "moratoriums".

C'est dans cet univers que Glen Runciter a créé un organisme de protection contre les intrusions mentales : télépathie, précognition, para-kinésie.

Joe Chip, un de ses employés, est chargé de monter un groupe de "neutraliseurs" de pouvoirs "psy", afin de lutter contre ce qui semble être une menace de grande envergure.

 


 

 

 

- La Série Autre-Monde / Maxime Chattam

 

 

- La ballade de Lila K / Blandine Le Callet

 

Années 2100 et quelques...Une jeune femme, Lila K., fragile et volontaire, raconte son histoire. Un jour, des hommes en noir l'ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l'a prise en charge. Surdouée, asociale, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Son obsession : retrouver sa mère, recouvrer sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d'un univers étrangement décalé, aseptisé, où les livres n'ont plus droit de cité…

 

 

 

- La brigade de l'oeil / Guillaume Guéraud

 

Rush Island, 2037. La loi Bradbury interdit toutes les images depuis vingt ans sur l'ensemble du territoire. La propagande matraque : "Les photographies sont nocives. Le cinéma rend fou. La télévision est l'opium du peuple." Les agents de la Brigade de l'Œil, les yeux armés du gouvernement, traquent les terroristes opposés à cette dictature. Brûlent les images encore en circulation et les pupilles de ceux qui en possèdent. Parce qu'un bon citoyen est un citoyen aveugle.

 

 

- Le monde englouti / James G. Ballard

 

Dans un futur proche, des explosions solaires ont provoqué une canicule permanente et une catastrophique élévation du niveau des océans.

L’Angleterre est devenue une mosaïque de marécages, de bancs de vase et de lagunes que baigne un climat tropical. C’est dans un Londres dont il ne reste que le sommet des plus hautes tours que le biologiste Robert Kerans va rencontrer la riche Béatrice Dahl et tenter de survivre à la fin du monde.

 

A moins que son but soit tout autre…

 

 

 

 

 

 

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Filmographie

 

-Bienvenue à Gattaca (1998)

 

Film de science-fiction de Andrew Niccol avec Ethan Hawke, Uma Thurman, Jude Law.

A Gattaca, un centre de recherche spatiale, le destin d'un être humain ne dépend plus de son éducation ou de son expérience, mais uniquement de son génome. Ainsi, selon ses parents une personne sera destinée à telle ou telle chose, irrémédiablement. Dans ce monde futuriste, les plus fortunés peuvent même choisir leur patrimoine génétique.

Mais qu'arrivent-ils à ceux qui n'ont pas les moyens ?

A ceux qui sont nés naturellement ?

C'est le cas de Vincent Freeman (Ethan Hawke), possédant de nombreuses imperfections génétiques touchant notamment ses yeux et son espérance de vie. Afin de réussir à réaliser son rêve de voyager dans l'espace, il va devoir user de subterfuges pour passer à travers tous les contrôles, aidé notamment par Jérôme Eugene Morrow, ancien nageur paralysé lors d'un accident, qui va accepter de lui "vendre" l'usage de son ADN ...

 

- V pour Vendetta est un film réalisé par James McTeigue.

V, est un mystérieux justicier masqué qui souhaite renverser le gouvernement totalitaire qui règne sur l'Angleterre.

 

- Les Fils de l'homme est un film réalisé par Alfonso Cuarón. Dans un monde chaotique où les humains ne peuvent plus procréer, un ancien activiste (joué par Clive Owen) doit escorter une femme miraculeusement enceinte à un regroupement de scientifiques qui souhaitent sauver l'humanité.

 

 

- Equilibrium est un film réalisé par Kurt Wimmer

 

- La Guerre des Mondes est un film réalisé par Steven Spieldberg. Dans un futur où la planète Terre se fait attaquer par des extraterrestres, une famille tente de survivre.

 

- Minority Report est un film réalisé par Steven Spielberg.

Dans les années futures, les criminels sont arrêtés avant même de commettre leur acte à l'aide d'une technologie spéciale. L'un des officiers est accusés d'un crime qu'il n'a pas commis, et tente de prouver son innocence.

 

 

 

 

 

 

 

 

- L'agence avec Matt Damon

Film adapté de la nouvelle The Adjustement team de Philip K. Dick, réalisé par George Nolfi.

- Never Let me go  (Auprès de moi toujours) film réalisé par Mark Romanek, adapté du roman du même nom de  Kazuo Ichiguro.

 

- Orange mécanique un film de Stanley Kubrick, d'après le roman d'Antony Burgess intitulé "L'orange mécanique".

 

L’action se déroule à Londres, dans un futur proche. Un jeune délinquant âgé de 16 ans, Alex DeLarge, part avec sa bande, Pierrot, Jo et Momo occuper sa soirée. Il vole, viole, torture, se bat. Un jour, il se fait trahir par ses droogies, il est arrêté et part en prison.

On va lui faire subir le traitement Ludovico. À la suite de celui-ci, la violence et le sexe le rendent malade. Mais à sa libération, il doit faire face à ses anciennes victimes...

 

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 06:21

 

La dystopie c'est tout simplement de la Science-Fiction (bientôt, promis au plus tard à la rentrée, je vous parlerai des autres sous-genres de la SF !).

 

Les romans ne décrivent pas un monde meilleur mais un monde effrayant où nos pires angoisses sur l'avenir se réalisent.

Car la dystopie, c'est le contraire de l'utopie : on l'appelle d'ailleurs souvent la contre-utopie...

 

De plus, les sociétés hypertechnologiques que nous retrouvons dans ces romans sont proches des régimes totalitaires : absence de liberté individuelle, homogénéisation des sociétés, catastrophes en tous genres...

 

 

Ce genre de littérature est à la mode en ce moment et les ados en raffolent...mais ce qu'ils ne savent en général pas du tout, c'est que la dystopie existait déjà, bien avant leur naissance !!

 

Parmi les classiques du genre que tous les adultes, ou presque, ont déjà lu, il y a...

 

Un peu de dystopie à partager avec vos ados...

 

- le Meilleur des mondes d'Adous Huxley (paru en 1932)

 

Dans un futur lointain, les hommes ont créé la société idéale. La race humaine est devenue parfaite, grâce à des manipulations génétiques. Tout est uniformisé ce qui garantit la stabilité sociale. Tous les individus naissent "in vitro".

Chaque individu a une place et une fonction unique, attribuées dès son plus jeune âge. Soit il fera partie des castes supérieures (Alpha et Bêta), soit des castes inférieures (Gamma, Delta et Epsilon). Tous les hommes sont heureux car conditionnés depuis leur naissance : ils ne désirent rien d'autre.

Mais l'un d'entre eux, Bernard Marx est différent. Solitaire et réfléchi, il est considéré comme un paria.

Lors d'une visite dans une réserve naturelle de "sauvages" où la vie a continué comme avant, une rencontre décisive va orienter sa vie différemment.

 

 

- Ravage de Barjavel (paru en 1943)

 

Suite à une catastrophe, l'électricité vient à disparaître et plus aucune machine ne peut fonctionner. Les habitants sombrent dans le chaos, privés d'eau courante, de lumière et de moyens de déplacement.

Un étudiant en chimie agricole, François Deschamps, est bien décidé, avec quelques amis, à quitter Paris pour retrouver son village d'enfance en Provence. Il espère pouvoir y reprendre une vie normale et vivre de la terre...

Mais le chemin est long et difficile : ils n'ont jamais connu autre chose que le confort et la sécurité...

 

 

 

 

 

- Fahrenheit 451 de Ray Bradbury (paru en 1953)

 

Montag est un pompier du futur d'un genre particulier : il brûle les livres. Jusqu'au jour où il se met à en lire, refuse le bonheur obligatoire et rêve d'un monde perdu où la littérature et l'imaginaire ne seraient pas bannis. Devenant du coup un dangereux criminel...

 

 

Un peu de dystopie à partager avec vos ados...

- 1984 de Georges Orwell (paru en 1948)

 

 

Plus récemment le genre s'est développé et les ados ont pu découvrir...

 

 

- Uglies (4 tomes)/ Scott Westerfeld.

 

 

Dans un monde futuriste, chaque ado ("uglie") doit subir une opération pour, à 16 ans, devenir "Pretty" et tous identiques...c'est-à- dire beaux et heureux.

Tally a quinze ans et rêve d’avoir seize ans mais lorsqu'elle rencontre Shay qui n’a pas la même vision des choses, cela la fait réfléchir…

La veille de ses seize ans, Shay l'entraîne en cachette dans la forêt environnante et lui fait découvrir "La Fumée", un camp de rebelles qui refusent l’opération et se sont sauvés...

Que faire ? Trahir son amie ou, la suivre et rester "laide" pour toujours ?

 

 

- Entre chiens et loups (4 tomes) / Malorie Blackman

 

Une histoire d'amour impossible, dans un nouveau monde où les noirs dominent les blancs, ...

Callum est un garçon pauvre, blanc, qui appartient à la communauté des Nihils dominée par les Primas. Sephy est riche, noire, fille de ministre et appartient à la commmunauté des Primas. Comment leur amour, réciproque et sincère, peut-il s'épanouir dans cet univers raciste où règnent violence, terrorisme, alcoolisme, indifférence et haine ?

Ce roman est aussi de l'uchronie.

 

 

- Hunger games  (3 tomes) / Suzanne Collins

 

La trilogie parue au cinéma que tous les adolescents adorent...et que je ne vous raconterais pas même si vous insistez. Vous n'avez qu'à lire mes chroniques à ce sujet !

 

 

 

- Divergente (3 tomes) / Veronica Roth

 

Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. A 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d'aptitude n'est pas concluant. Elle est divergente. Ce secret peut la sauver...

Ou la tuer... (tome 1)

 

Le monde de Tris a volé en éclats : la guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société. Elle a tué ses parents et fait de ses amis, des tueurs. Mais, malgré sa culpabilité et son chagrin, elle doit choisir son camp, à n'importe quel prix car c'est une divergente ! (tome 2)

 

Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions. Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s'échapper. Le monde qu'ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu'on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d'une expérience censée sauver l'humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l'humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ? (tome 3)

 

Cette trilogie a, elle aussi, fait l'objet d'une adaptation cinématographique.

Un peu de dystopie à partager avec vos ados...

 

- Gone (6 tomes) / Michael Grant

 

Imaginez : tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu.

Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser...

Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido.

Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre.

Qui va s'occuper des bébés et des malades ?

Comment trouver de la nourriture ?

Autant de questions vitales à résoudre en urgence !

 

 

 

- Aussi libre qu'un rêve / Manon Fargetton

 

En cette fin du XXIe siècle, l'accès à un métier est régi par la loi des Dates de naissance.

Ainsi, si vous êtes né en janvier, les métiers les plus cotés vous seront proposés ; par contre, si vous êtes né en décembre, il ne vous restera que les métiers dont personne n'aura voulu.

Silnöa et Silnëi sont sœurs jumelles, mais l'une est née le 31 décembre à 23 h 58, et l'autre dans les premières minutes de janvier...

 

 

 

 

 

- Felicidad / Jean Molla

 

 

Felicidad est la capitale d'un pays conduit par un Président à vie, où le bonheur est un droit et un devoir. La pratique du clonage permet de décharger les habitants des tâches serviles sur les « parumains ». Tout va bien, jusqu'au jour où l'on détecte la présence de Delat 5, des parumains programmés pour exécuter des basses tâches, comme tuer. Or, ils sont censés ne plus exister. Alexis Decked, jeune lieutenant, est chargé de cette importante enquête, tandis que d'autres parumains s'émancipent et que les meurtres se multiplient...

 

 

 

 

- Le combat d'hiver / Jean-Claude Moulevat

Cliquez sur le titre pour lire ma chronique...

 

Un peu de dystopie à partager avec vos ados...

 

Voilà pour vos ados, une nouvelle façon de se détendre tout en s'interrogeant sur une évolution possible de notre société...

Bonne Lecture !

 

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