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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 06:18
Autoportrait (emprunté sur le site du musée : https://www.musees.strasbourg.eu/a-propos-tomi-ungerer)

Autoportrait (emprunté sur le site du musée : https://www.musees.strasbourg.eu/a-propos-tomi-ungerer)

Ce week-end, j'ai appris comme beaucoup d'entre vous, le décès du célèbre dessinateur Tomi Ungerer.

Je lui rend ici aujourd'hui, un bref hommage... 

Les albums doivent donner aux enfants le goût de la vie même s'il est amer...

Connu en France pour ses albums jeunesse qui sont devenus des classiques, l'auteur du géant de Zéralda, et des Trois Brigands, avait bouleversé en son temps, les codes de la littérature enfantine. 

 

Son oeuvre est multiple et créative. Plus de 140 livres : contes pour enfants, recueils d'aphorismes en allemand, anglais ou français (il est trilingue), des recueils satiriques et...des livres érotiques qui constituent un quart de sa production, ce que j'ai découvert assez tard dans ma carrière de bibliothécaire, car en France, on n'appréciait pas vraiment ce côté multiforme de l'artiste. 

 

C'est donc aux Etats-Unis qu'il est propulsé sur le devant de la scène littéraire. Il y arrive en 1956 et y passe la presque totalité de sa carrière.

Là-bas, il crée ses premières affiches publicitaires qui marqueront les esprits tant aux Etats-Unis dans les années 60 qu'en Allemagne, dans les années 70...

 

Parallèlement, il publie des albums pour enfant. Un de ses premiers albums "Les Mellops font de l'avion" gagnera un prix. Puis en 1958, ce sera au tour de l'album "Crictor", dont le héros est un serpent...

 

Tomi Ungerer a cassé les codes, car il a  permis  à tout un panel d'animaux, inconnus jusque-là dans la littérature pour enfants, d'entrer dans ses albums (plus de 70 titres) : le vautour, la pieuvre, le boa...de quoi modifier les mentalités durablement. Mais il a aussi, comme d'autres auteurs jeunesse, sorti la littérature pour enfants de sa "mièvrerie". 

 

Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer
Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer
Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer
Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer
Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer
Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer
Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer
Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer
Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer
Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer

Quelques-uns des albums pour la jeunesse de Tomi Ungerer

 

Dans son dernier livre jeunesse, plutôt philosophique, intitulé "Ni oui ni non", il répond aux questions existentielles des enfants...

 

 

 

Son style léger, malicieux et poétique a conquis des milliers d'enfants et leurs parents. Avec pudeur et sincérité, il savait parfaitement décrire l'humain, nos rêves, nos sentiments et nos pensées les plus secrètes...

 

De plus, il s'est toujours engagé dans ses créations contre toutes les formes de dictature et d'injustice comme ci-dessous...

 

 

Le Musée Tomi Ungerer à Strasbourg contient pas moins de 11 000 dessins originaux, parmi lesquels des publicités de l'âge d'or américain, des caricatures, des dessins érotiques et des dessins pour enfants. 

Mais il contient aussi des sculptures et 6000  jouets provenant de la collection personnelle du dessinateur. 

 

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez aller voir le blog de Lavandine qui a consacré plusieurs articles très intéressants à Tomi Ungerer, en juin dernier et en particulier ICI, et ICI...

 

Lui qui pensait qu'il fallait "traumatiser les enfants" pour qu'ils aient une identité, avait vécu des choses difficiles dès sa plus tendre enfance : la disparition de son père alors qu'il n'avait que trois ans et... la guerre. Il a alors juste 7 ans. Les Allemands annexent l'Alsace mais malgré l'interdiction de parler le français, les Ungerer le parlent encore.. Mais tout cela, vous le trouverez sans problème sur internet !

Donc, pour connaître sa biographie et sa bibliographie, encore une fois, l'article de Wikipedia sera précieux ICI, ou bien le résumé chronologique sur le site du musée ICI

Mais c'est en vous rendant sur le site de l'auteur que en saurez le plus...

Quand j'écris, je réponds à une attente de l'enfant que j'étais.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 09:09
Nicolas Diéterlé (1963-2000)Nicolas Diéterlé (1963-2000)

Nicolas Diéterlé (1963-2000)

 

Nicolas Diéterlé est un poète, peintre et dessinateur français né en 1963. 

 

Il est issu d'une famille de missionnaires et de pasteurs protestants. Il passe son enfance au Ghana puis au Cameroun, où son père est chirurgien dans un hôpital de brousse de l'église protestante. Ses parents ont quatre enfants. Nicolas est le second.

En 1973, la famille quitte l'Afrique pour rejoindre la France. Cette séparation avec la terre natale sera très douloureuse pour le jeune Nicolas. En Afrique, il vivait proche de la nature et cela lui manque. 

 

Il fait ses études secondaires à Grenoble. Il est passionné de lecture, de musique classique et de dessin.

 

En 1981, il s'installe à Paris pour y poursuivre des études d'Histoire de l'art à l'Ecole du Louvre. 

Il n'aime pas la ville et dans son journal "intime", écrit entre 1981 et 1982, il montre son mal de vivre.

Il poursuit ses études et obtient en 1986 un diplôme à l'institut d'études politiques.

Entre temps, il voyage et se rend plusieurs fois en Irlande et à New York d'où il revient déçu par la ville.

Puis, il sera objecteur de conscience pendant deux ans jusqu'en 1989, avant d'entamer sa vie professionnelle en tant que journaliste free lance.  Il espère devenir un jour, critique littéraire ou critique d'art. 

 

Il sera ensuite rédacteur en chef d'une revue (que je connais bien), spécialisée dans l'environnement "Valeurs vertes".  

Il collabore ensuite à "Témoignage chrétien", puis à d’autres revues. 

Il retournera en Afrique pour de brefs séjours durant les années 90 ce qui renforcera sa nostalgie pour ce pays.

 

En mars 2000, il s’installe dans le sud-est de la France, dans l'arrière-pays niçois, à Villars-sur-Var. Il trouve dans ce petit village, un cadre propice à l'écriture et au dessin auxquels il consacre désormais sa vie.

 

Souffrant de grave dépression, il se donne la mort le 25 septembre 2000.

 

"Je veux mourir. Trop de souffrances. Mais je ne regrette rien. Pas d'amertume. Jusque dans la mort, je bénis la Vie qui surpasse la vie" écrit-il dans son journal spirituel le 19 septembre. 

 

Lecture de Patricia Grange au cours de la soirée poésie organisée par la délégation Aquitaine de la Société des Poètes Français pendant le Printemps des Poètes 2012

 

Il nous laisse une oeuvre immense, composée de textes, de récits, de proses ou de vers qu'il n'a jamais désiré publier de son vivant. Malgré la publication de certains volumes qui paraissent parfois inachevés, de nombreux inédits subsistent. 

 

Son oeuvre est très marquée par le thème de l'enfance...

Être comme l’enfant qui, perdu dans une forêt, aperçoit en levant la tête l’enchevêtrement infini des branches qui se perdent dans les hauteurs.

Nicolas Diéterlé (http://www.pierre-et-oiseau.fr/wp/oeuvres-picturales-2/enfants/)
Nicolas Diéterlé (http://www.pierre-et-oiseau.fr/wp/oeuvres-picturales-2/enfants/)
Nicolas Diéterlé (http://www.pierre-et-oiseau.fr/wp/oeuvres-picturales-2/enfants/)

Nicolas Diéterlé (http://www.pierre-et-oiseau.fr/wp/oeuvres-picturales-2/enfants/)

Mille diamants s’éparpillaient sur la rivière, en une profusion joyeuse Et moi qui me baignais, j’étais l’un d’eux, je n’étais pas plus grand et pas moins éclatant qu’un diamant L’eau venait vers moi avec cette vivacité heureuse qui la caractérise, elle, la toujours-jeune, la vierge éblouissante, puis elle m’entourait de ses bras légers pour que je brille avec plus d’éclat encore N’étais-je pas son enfant qui voulait grandir sans frein, parmi l’étincellement de ses frères, et ne m’aidait-elle pas à croître, grâce à l’huile du consentement dont elle imprégnait mon âme autrefois déchirée par les cailloux du remords et maintenant pacifiée, baignant dans une lumière sans lacunes ? (l’Aile pourpre, p.36-37)

Ah, comme les enfants sont heureux, qui savent que la vie se dresse tout entière vers le haut, pareille à une fontaine .

 

Il parle beaucoup dans ses oeuvres de la nature qui l'entoure...

 

 

Au fond de moi, j'ai l'impression d'être immobile, d'une immobilité suspendue, magique, à la façon dont un oiseau planant très haut dans les airs nous semble immobile, à nous qui le regardons depuis la terre.

Pour moi, la montagne, le ciel, l’arbre... ne sont pas que la montagne, le ciel, l’arbre Ce sont des présences, de hautes présences éblouissantes, et je suis leur frère, leur compagnon
le soleil contre la fenêtre de ma salle de bains forme un visage sans traits, une face essentielle

Les arbres, le soir, retiennent la nuit dans leurs bras avec une telle force qu’il semble que rien ne pourrait la leur arracher, pas même le jour revenant
Mais le jour revient, et les arbres, s’illuminant de tendresse, libèrent la nuit .

 

Il parle aussi souvent des rêves et de la mort dans ses poèmes, bien que en tant que croyant, il n'en ait pas peur.  Il a été marqué durant son enfance par l'engagement de sa famille dans le protestantisme.

 

Il se décrivait lui-même comme un "moine et un poète" et ses écrits sont empreints de sa croyance.

 

Quand tu écris « oiseau », rien qu’« oiseau », imagine quel oiseau bariolé se met à respirer en toi, te brûle les poumons.

Ne vois-tu pas que c’est l’âme qui resplendit ainsi en toi et autour de toi ?

 

Vous pouvez aller au devant de ce poète peu connu et de son oeuvre en vous rendant sur le site de l'Association Nicolas Dieterlé "La pierre et l'oiseau".  

 

Vous pouvez aussi lire l'hommage qui lui a été fait à Paris lors du Printemps des poètes 2011.

 

Je vous invite aussi à visionner la vidéo ci-dessous et à écouter quelques-uns de ses poèmes...

 

Une très belle vidéo de textes de Nicolas Dieterlé mis en images par Joëlle Thienard.

 

Bibliographie non exhaustive (pour une bibliographie plus complète rendez-vous sur le site de l'association).

 

Quelque recueils de poèmes et récits...
Quelque recueils de poèmes et récits...
Quelque recueils de poèmes et récits...
Quelque recueils de poèmes et récits...

Quelque recueils de poèmes et récits...

 

En dehors de ses oeuvres écrites, Nicolas Diéterlé n'a pas plus voulu montrer au public ses nombreux dessins et peintures.

 

De son vivant, il ne fera que deux expositions de ses oeuvres à Paris, puis en Bretagne. 

 

Il laisse pourtant plus de 500 peintures et dessins. De nombreuses expositions ont eu lieu ces dernières années pour faire connaître son oeuvre monumentale. 

 

Dans ces oeuvres, encore une fois la nature est omniprésente, les oiseaux et autres animaux, les insectes et les fleurs...

 

 

 

On retrouve les arbres et des personnages tout en légèreté qui effleurent le ciel.

Apparaissent dans ses oeuvres, sans doute des anges sous forme de personnages peints en jaune. 

 

        

 

 

 

 

Son oeuvre picturale n'est pas triste : elle respire la sérénité et la douceur de vivre.

 

Ces tableaux n'ont pas de titre (sauf les oeuvres exposées) comme ses poèmes n'ont pas toujours de ponctuation...

 

Ils proviennent tous du site de l'association que je vous invite à aller visiter...

 

Je les publie ici sans autorisation. Bien sûr si cela devait gêner quelqu'un qu'il m'en fasse part au plus tôt par le formulaire de contact de ce blog, je les retirerai aussitôt.

Cependant, ce serait dommage que je sois obligée à le faire, car il me semble que le printemps des poètes est un bon moment pour faire connaître au plus grand nombre, les oeuvres de ce jeune artiste tôt trop disparu...

...peu importe ton talent, mais dessine avec une âme d’enfant. De cette façon le dessin fera du monde une enfance.

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 09:12
Honoré en compagnie de Cabu (photo le monde.fr)

Honoré en compagnie de Cabu (photo le monde.fr)

Source : LesEchos.fr

Source : LesEchos.fr

 

Honoré, de son vrai nom Philippe Honoré (1941-2015) avait publié ses premiers dessins dans "Sud-Ouest" en 1957 : il n'avait alors que 16 ans. Dessinateur de presse discret et modeste,  il était surtout un  illustrateur talentueux.

 

Il avait intégré l'équipe de Charlie Hebdo depuis sa renaissance en 1992, journal où il publiait deux à trois dessins par semaine.

 

Féroce dans ses dessins noirs et blancs mais doux dans la vie, il était peu connu du public mais très connu et apprécié dans le milieu des bibliothécaires et documentalistes car il avait créé de nombreuses couvertures pour les "Petits Classiques Larousse" et surtout il proposait depuis 1981, ses rébus littéraires au magazine Lire, rébus que nous nous amusions à décrypter !

 

Il est, entre autre, l'auteur de l'album "Cent nouveaux rébus littéraires" qui les regroupent, aux Éditions Arléa, un livre indisponible malheureusement en ce moment.

 

Chaque rébus concerne un écrivain, un héros de roman ou un titre parmi les oeuvres du monde entier. Ce n'est pas forcément facile à résoudre pour autant !

 

Couverture de Cent nouveaux rébus littéraires

 

Par exemple, celui-là...

La question : Ce fut un best-seller en 1511, c’est fou, non ?

 

http://www.arlea.fr/IMG/gif/rebus2.gif

Réponse : Haie-loge-deux la- faux- lit = "Éloge de la folie" !!

 

Il avait aussi publié en 2011 "Je hais les petites phrases", un recueil de phrases prononcées par des hommes politiques et illustré par lui-même.

Voir sa bibliographie en bas d'article...

 

Il avait aussi illustré l'édition anniversaire 2010 du Petit Larousse aux côtés de Cabu, Wolinski, Willem, et bien d'autres dessinateurs...

Voici quelques dessins !

 

Merci au site de Larousse pour ce partage : http://www.larousse.fr
Merci au site de Larousse pour ce partage : http://www.larousse.fr
Merci au site de Larousse pour ce partage : http://www.larousse.fr
Merci au site de Larousse pour ce partage : http://www.larousse.fr
Merci au site de Larousse pour ce partage : http://www.larousse.fr
Merci au site de Larousse pour ce partage : http://www.larousse.fr

Merci au site de Larousse pour ce partage : http://www.larousse.fr

C'est avec son dernier dessin que "Charlie Hebdo" a posté ses voeux sur Twitter.

On y voit le leader de Daesh, Al Baghdadi, souhaitant ses voeux en précisant : "Et surtout la santé".

 

Hommage à Honoré..."l'intellectuel engagé"

On lui doit de nombreuses couvertures de "Charlie Hebdo" dont une des plus célèbres...

Hommage à Honoré..."l'intellectuel engagé"

Ses dessins toujours sombres et privilégiant le noir et blanc rappelaient d'après de nombreux spécialistes les gravures sur bois.

 

Sa signature particulièrement reconnaissable : six lettres fines, rangées trois par trois dans un carré en bas de ses dessins est très originale.

 

S'il avait la réputation d'être désordonné dans la vie, ce n'était jamais le cas de ses oeuvres, au trait fin et tout en délicatesse.

 

Plantu a dit de lui qu'il était un enragé mais "un enragé très poli et doux".

"C'était un homme délicat, très posé, d'une intégrité assez rare, dans la lignée d'anciens tels que Cavanna ou Gébé", assure encore un de ses amis.

 

De nombreux dessins sont mis en ligne sur le site SLATE, bien sûr ces dessins sont soumis aux droits d'auteur. Pour les voir, cliquez  ICI.

 

D'autres sont en accès libre sur le net, du moins je le pense, mais bien sûr si cela gêne quelqu'un parce que, publier ces dessins ne respecte pas le droit d'auteur, qu'on me le dise, je l'enlèverai aussitôt de mon blog.

Autres dessins trouvés sur le net.
Autres dessins trouvés sur le net.
Autres dessins trouvés sur le net.
Autres dessins trouvés sur le net.
Autres dessins trouvés sur le net.
Autres dessins trouvés sur le net.

Autres dessins trouvés sur le net.

 

Honoré aimait à dire :

 "Mon grand bonheur, c'est de provoquer un plaisir intellectuel aux gens qui cherchent les solutions. Et un plaisir visuel, car j'essaie au maximum de réaliser une vraie image qui tienne toute seule, sans texte".

 

En plus de Charlie Hebdo, il collaborait aussi à de nombreux autres journaux dont Libération, Le magazine littéraire, Les inrockuptibles, Le Monde mais continuait à travailler aussi dans l'Édition.

 

Merci à Livres Hebdo pour ce partage

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 17:10
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe

Bernard Verlhac (1957-2015), a été surnommé par sa grand-mère "petite teigne", et c'est ce surnom qu'il a choisi pour signer ses dessins de presse dès leur parution dans les années 80.

 

Il a étudié plusieurs années dans une école de dessin ce qui n'est pas le cas de tous les dessinateurs de presse de son âge.

 

Il participe à l'aventure de la Grosse Bertha, l'hebdo antimilitariste et satirique créé après la Guerre du golfe en 1991, aux côtés des anciens d'Hara Kiri.

 

Pendant douze ans, il publie ses dessins dans l'hebdo de Jean-François Kahn, créé en 1984 "L'événement du jeudi", dessins virulents et toujours décalés.

 

 

Depuis 1992, il faisait partie de l'équipe de Charlie Hebdo mais travaillait aussi pour Fluide Glacial, Télérama, VSD, l'Humanité et l'Express ainsi que Marianne.

 

Il signe d'ailleurs le dessin de la UNE de Marianne de cette semaine.

Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe

 

Ses dessins apparaissent aussi à la télévision dans l'émission de Laurent Ruquier, celle de Marc Fogiel,  et sur Public Senat.

 

Il a participé aussi aux dessins de nombreux jeux de rôle comme dans la première édition de "Rêve de dragon", ci-dessous.

 

Première édition de "Rêve de dragon" / Tignous signe de son vrai nom....

Première édition de "Rêve de dragon" / Tignous signe de son vrai nom....

 

 

 

En 2006, il avait couvert entièrement le procès Colonna et en avait tiré un livre.

 

 

Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe

Homme de gauche, éternel révolté, il n'hésitait pas à s'attacher aux sujets sensibles. Il plaçait l'amitié au premier plan. Il offrait aux lecteurs son humour noir et ses dessins décalés toujours impeccables. Mais il savait poser un regard tendre sur une société qui ne l'est pas.

Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe
Hommage à Tignous...le plus discret de l'équipe

Cette bibliographie est issue du site : http://www.livreshebdo.fr. Merci pour ce travail et ce partage !

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:47
Hommage à Charb...délibérément provoquant

Stéphane Charbonnier dit Charb (1967-2015) avait pris la direction de Charlie Hebdo depuis le départ de Philippe Val en 2009 en pleine crise des caricatures de Mahomet.

En 1991, il avait participé à l'aventure de la Grosse Bertha, l'hebdomadaire satirique créé pour dénoncer la guerre du golfe et avait suivi l'équipe en 1992 à Charlie.

Sa rubrique "Charb n'aime pas les gens", tenue jusqu'en 2002, était le reflet de son humour féroce.

Hommage à Charb...délibérément provoquant

 

 

Il collaborait à d'autres titres de presse dont Fluide glacial, l'Écho des Savanes, Libération, L'Humanité, Télérama, et pour les jeunes : Mon Quotidien, Le Monde des Ados...

 

Il participait aussi à la revue "Les Cahiers pédagogiques", bien connue des enseignants de tous niveaux. La revue lui rend hommage ICI et publie 70 dessins  parus de 1998 à 2015 dans ses pages ICI.

Je me permets d'en mettre quelques-uns sur ce blog.

 

Il a participé à l'émission "T'empêches tout le monde de dormir" sur M6 en 2007 et 2008 où il était dessinateur de plateau.

Il disait avoir appris à dessiner pendant les cours de maths au collège et au lycée...Il publie d'ailleurs ses premiers dessins dans le journal du Collège de Pontoise qu'il fréquente. Encore lycéen, il publie ses dessins dans le  journal local "Les Nouvelles du Val d'Oise" tout en préparant le bac.

 

 

Aucun sujet n'échappait à sa plume provoquante : les guerres, la politique,  la télé-réalité, la société,  la maladie ou les religions. Ses idées le rapprochaient du Front de gauche.

 

 

Il était sous protection policière depuis l'incendie criminel des locaux du journal en 2011 suite à la publication des caricatures de Mahomet. Le policier chargé de sa protection a également été tué dans l'attentat.

Charb assumait pleinement l'esprit Charlie et luttait contre tous les extrémismes. C'était un grand défenseur de la liberté d'expression.

 

"A Charlie Hebdo, on n'a pas l'impression d'égorger quelqu'un avec un feutre", disait Charb.

"Je préfère mourir debout que vivre à genoux" avait-il déclaré.

 

Depuis 2013 il était placé sur la liste des personnes les plus détestées et ciblées par Al-Qaida.

Il fait partie des douze victimes de la fusillade qui a eu lieu mercredi 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo.

 

Lire l'article du monde à ce sujet ICI.

 

Voici quelques unes des UNES de Charlie signées Charb...

Quelques UNES célèbres qui montrent bien la variété des sujets abordés par le dessinateur
Quelques UNES célèbres qui montrent bien la variété des sujets abordés par le dessinateur
Quelques UNES célèbres qui montrent bien la variété des sujets abordés par le dessinateur
Quelques UNES célèbres qui montrent bien la variété des sujets abordés par le dessinateur
Quelques UNES célèbres qui montrent bien la variété des sujets abordés par le dessinateur
Quelques UNES célèbres qui montrent bien la variété des sujets abordés par le dessinateur
Quelques UNES célèbres qui montrent bien la variété des sujets abordés par le dessinateur
Quelques UNES célèbres qui montrent bien la variété des sujets abordés par le dessinateur
Quelques UNES célèbres qui montrent bien la variété des sujets abordés par le dessinateur

Quelques UNES célèbres qui montrent bien la variété des sujets abordés par le dessinateur

Voici quelques-uns de ses dessins...

 

Charb était déjà très prolifique et la multitude de sujets abordés montre bien que son crayon, comme celui de la plupart des caricaturistes et dessinateurs de presse n'était pas utilisé uniquement pour croquer les religions.

 

 

Quelques dessins connus...
Quelques dessins connus...
Quelques dessins connus...
Quelques dessins connus...
Quelques dessins connus...
Quelques dessins connus...
Quelques dessins connus...
Quelques dessins connus...
Quelques dessins connus...

Quelques dessins connus...

Et un des derniers, tristement célèbre...

Hommage à Charb...délibérément provoquant

Il avait publié plusieurs livres. En voici un et sa bibliographie complète.

Hommage à Charb...délibérément provoquant

Bibliographie récupérée sur le site de Livres hebdo. Merci pour ce partage.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:46
En 2008, au festival de Cannes avec Tignous (à sa gauche sur la photo), puis Cabu et Cavanna (à sa droite)

En 2008, au festival de Cannes avec Tignous (à sa gauche sur la photo), puis Cabu et Cavanna (à sa droite)

Wolinski (à gauche sur la photo) avec son ami de toujours Cabu (à droite) / Source Paris Match

Wolinski (à gauche sur la photo) avec son ami de toujours Cabu (à droite) / Source Paris Match

Wolinski  de son vrai nom Georges Wolinski (1934-2015) était l'un des dessinateurs de presse le plus connu parmi les victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo. Il avait débuté en 1958, en publiant ses dessins dans Rustica, un magazine de jardinage et de bricolage tout en travaillant dans l'entreprise de son beau-père.

Né en Tunisie, "il n'a jamais coupé les ponts avec son pays natal".

C'est là bas que son père, patron d'une ferronerie d'art à Tunis, trouve la mort, tué par balle par un de ses employés qui n'acceptait pas son licenciement. Georges n'a que 3 ans. Il sera élevé par ses grands-parents, sa mère étant atteinte de tuberculose : elle est en sanatorium en France. Il la rejoint alors qu'il est âgé de 13 ans : elle vient de se remarier. On est en 1945.

 

Cavanna le fait entrer dans l'équipe d'"Hara Kiri, le journal bête et méchant" en 1960. Il était avec Cabu et Honoré, un des plus anciens de la bande.

En août 1966, il perd sa femme, Jacqueline Saba, dans un accident de la circulation. Ils ont deux petites filles.

Il dira : C'est le dessin qui m'a sauvé la vie..."

En Mai 1968, il rencontre Maryse avec qui il était toujours marié et qui a élevé ses petites filles en même temps que leur fille, Elsa. Il se fait connaître en publiant dans le journal Action, journal des jeunes révolutionnaires. Il fonde avec Siné le journal l'Enragé, autre publication éphémère.

Il dessine aussi des affiches publicitaires ce qui lui occasionne beaucoup de critiques.

Il a été directeur de publication de "Charlie mensuel"  de 1970 à 1981, date à laquelle le journal a stoppé sa parution.

 

En parallèle,  il est recruté par René Andrieu et s'engage avec l'Humanité : il deviendra un de leur dessinateur vedette, puis il collabore avec le Nouvel Obs. Enfin en 1990, il entre au Journal du Dimanche, puis à Paris Match.

 

En 1992, il revient vers Charlie Hebdo tout en continuant à publier ses dessins dans l'Humanité, le Nouvel Obs, Paris Match et pour les ados qui le connaissaient bien, dans le journal Phosphore.

 

En 1998, il reçoit le Prix International d'Humour Gat Perich (distinction donnée en hommage au caricaturiste et dessinateur Jaume Perich qui existe depuis 1996).

 

Auteur de nombreuses BD, il reçoit le Grand Prix de la ville d'Angoulême en 2005, lors du Festival International de BD.

 

Il avait un côté obsédé, très marrant et bon enfant, et savait parler des femmes...mais aimait profondément la sienne ce qu'il a largement prouvé dans son célèbre livre "Lettre ouverte à ma femme" paru chez Albin Michel en 1978.

 

 

Il disait à leur sujet :

"Je crois que tout ce que les hommes font de bien, ils le font pour essayer d'épater leurs femmes. Heureusement qu'elles existent !"

 

Mais aussi :

"Les femmes sont injustement traitées sur notre planète. Elles sont mutilées, asservies, considérées comme des pondeuses et des bêtes de somme.

Je les ai vues trimer dans le désert pendant que les hommes buvaient le thé à la menthe, assis à l'ombre. J'ai vu pratiquement la même chose sous le ciel gris parisien ou dans nos campagnes.

Oui, tout cela doit changer. Je compte sur toi et tes petites amies. Le phallocrate que je suis a le cœur serré en pensant à toutes ces femmes malheureuses qui n'ont pas la chance d'avoir un mari aussi gentil que le tien."

 

Il est le scénariste de la série de BD érotique "Paulette" avec le dessinateur Georges Pichard.

 

 

 

 

Il avait découvert les BD à travers les comics alors qu'il était encore enfant et vivait en Tunisie.

 

Il avait créé pour Action, deux personnages bien connus de ses lecteurs, un gros sûr de lui et dominateur, et un maigre à l'allure timide, personnages qu'il a développé pour Charlie Hebdo et qui tiennent des propos de comptoir. Le dialogue est bien connu entre les deux personnages :

"Monsieur je suis pour la liberté de la presse à condition que la presse n'en profite pas pour dire n'importe quoi".

ou bien "Le socialisme, c'est comme la marijuana : c'est peut-être inoffensif, mais ça peut conduire à des drogues plus dures comme le communisme."

 

C'est lui aussi qui invente le "Roi des cons", personnage créé lors des fêtes organisées par le Chah d'Iran, roi qui a comme livre de chevet le "Candide" de Voltaire.

Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande

Il n'avait pas son pareil pour croquer les travers de la société, trouver le ridicule des situations et la bêtise des êtres humains et les dessiner...

 

Le voilà ici dans son bureau...

Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande

 

La BNF lui a consacré une exposition en 2012, intitulée "Wolinski, 50 ans de dessins" où elle a présenté près de 500 dessins publiés dans près de 40 journaux différents, albums, publicités, pièces de théâtre, films et sketchs télévisés.

Présentation de l'expo de la BNF

Il disait : "L'humour est le plus court chemin d'un homme à un autre".

Ou bien "Je suis un dessinateur de presse avant tout, un chroniqueur de l'actualité, de la politique, du temps qui passe".

Celui qui disait aussi : " L'humoriste n'appartient à aucun parti, ne croit en aucune religion", n'est plus...

Voici quelques- uns de ses dessins...

 

Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande

Et quelques dessins qui avaient été publiés dans le Petit Larousse 2010.

 

Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande
Hommage à Wolinski...le plus prolifique de la bande

Et sa bibliographie...

Bibliographie téléchargée à partir du site de "Livres Hebdo". Merci pour ce partage.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 18:29
Cabu chez lui entouré de ses dessins

Cabu chez lui entouré de ses dessins

Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre

Jean Cabut dit Cabu, vient de mourir, assassiné le 7 janvier dernier, lors de l'attentat contre le journal "Charlie Hebdo".

 

Dessinateur de bande dessinée, caricaturiste et dessinateur de presse, il aurait eu 77 ans le 13 janvier.

 

Après des études d'arts, il publie ses premiers dessins en 1954 dans un quotidien régional, "l'Union de Reims". A cette époque, c'est Albert Dubout (1905-1976) qui l'inspire.

 

Mobilisé pendant la guerre d'Algérie, comme deuxième classe d'un régiment de zouave, il met pendant deux ans, ses compétences  au service du journal de l'armée "Le Bled" basé à Constantinople et signe aux côtés de grands comme Philippe Labro (journaliste et écrivain français) et Francis Veber (réalisateur, scénariste et dramaturge français), mais il publie aussi en parallèle, dans Paris-Match.

 

C'est durant cette période qu'il crée "La fille du colonel".

Un de ses personnages fétiches, l'adjudant Kronenbourg naît aussi à cette époque.

 

Cabu devient antimilitariste et un peu plus anarchiste durant ces deux années de mobilisation.

 

Puis François Cavanna et le professeur Choron (Georges Bernier), l'intègrent en 1960 dans leur journal "Hara-Kiri, le journal bête et méchant".

 

Vous pouvez consulter les principales couvertures de cette revue satirique ICI.

 

Dans l'équipe du journal, Cabu va rencontrer de grands dessinateurs qui comme lui, veulent s'exprimer par le dessin : Gébé, Fred, Wolinski, Reiser...

 

 

Dhttp://www.bdoubliees.com/journalpilote/couvertures/179.jpgans Pilote, il crée, en 1962, son autre personnage fétiche, le "Grand Duduche", lycéen boutonneux et maladroit mais fort sympathique bien que très irrévérentieux, dont l'intégrale sera reprise par les Éditions Vents d'Ouest en 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cabu se lance alors dans la caricature en publiant dans un journal consacré uniquement à ça : "l'Enragé", publication éphémère parue pendant quelques mois après  Mai 68.

 

http://rocbo.lautre.net/illus/sine/img/Lenrage/Lenrage_00.png

En 1969, il reçoit le "Crayon d'or du dessin de presse".


Lorsqu'en 1970, "L'hebdo Hara-Kiri" est interdit, Cabu participe au nouveau journal, "Charlie mensuel" qui paraîtra de février 1969 à février 1986. 

 

 

En même temps, dès novembre 1970, "l'hebdo Hara-Kiri" est devenu "Charlie Hebdo". C'est à cette date que Cabu se lance dans la publication de caricatures politiques.

 

Le journal cesse de paraître fin 1981, faute de lecteurs et d'argent.

 

C'est en 1992 que naît le nouveau "Charlie Hebdo" tel qu'on le connaît aujourd'hui. Voir l'histoire succinte du journal sur mon blog ICI.

 

Cabu publie également dans le "Canard Enchaîné".  C'est durant cette période que le "Beauf", sorte de pilier de bar un peu simplet, chauvin, réactionnaire, vulgaire  et buveur de pastis, sortira de ses carnets de dessin. Cabu illustrera pendant plusieurs décennies les pages du journal avec cette figure emblématique de la France profonde.

 

Cabu va participer également à l'émission de télévision "Récré A2", émission pour enfants diffusée de 1978 à 1988, dans laquelle on le voit dessiner en direct aux côtés de Dorothée pendant près de dix ans. C'est grâce à cette célèbre émission que les jeunes adultes d'aujourd'hui le connaissent et lui sont restés fidèles. Ils ont appris à dessiner avec lui ! Cabu a créé pour l'émission la célèbre caricature de la chanteuse et animatrice. Il publiera plus tard une BD intitulée : "Le nez de Dorothée", titre qui est aussi celui de la chanson.

 

 

Ses dessins se retrouvent aussi sur les pochettes de disques de la chanteuse.

 

On le retrouve aussi dans l'émission de Michel Polac "Droit de réponse".

 

Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre

Ponctuellement, il a édité ses dessins dans beaucoup d'autres magazines très variés comme Jazz Hot (il était fou de jazz), le Figaro, Le Monde, Le Nouvel Obs, la grosse Bertha... et bien d'autres.

 

Il s'amuse à croquer des personnages et dessine souvent "à l'aveugle" pour passer incognito, des chanteurs, des hommes politiques,...

Ponctuellement, il a édité ses dessins dans beaucoup d'autres magazines très variés comme Jazz Hot (il était fou de jazz), le Figaro, Le Monde, Le Nouvel Obs, la grosse Bertha... et bien d'autres.

Il s'amuse à croquer des personnages et dessine souvent "à l'aveugle" pour passer incognito, des chanteurs, des hommes politiques,...

 


Un documentaire lui est consacré : "Cabu, politiquement incorrect", écrit par Bernard Fournier et réalisé par Jérôme Lambert et Philippe Picard en 2006.

C'est en 2006 aussi que les caricatures de Mahomet ont valu à l'équipe de Charlie Hebdo des menaces de mort.

 

En bref, mais peut-on abréger un tel talent, Cabu a croqué pendant 60 ans de carrière toute l'actualité de son époque.

 

Parmi ses publications on trouve les séries :

- "Le grand Duduche".

- "Le journal de Catherine".

- "Mon Beauf"

- "Tonton"

et beaucoup d'albums individuels.

Une trentaine d'ouvrages en tout, de reportages, de carnets de dessins, de caricatures...et de nombreux ouvrages collectifs.

 

L'humour était sa seule arme...

 

C'est un grand dessinateur qui vient de disparaître...

Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
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Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre
Hommage à Cabu...le "plus gentil dessinateur" de la terre

Cette bibliographie est issue du site : http://www.livreshebdo.fr. Merci de ce partage !

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 14:46

D'après moi, c'est impossible de résumer un demi-siècle d'histoire d'un journal aussi riche que Charlie Hebdo. Ma très modeste contribution permettra peut-être aux "jeunes" internautes, qui n'ont pas lu Hara-kiri en cachette dans la cour de leur lycée comme je l'ai fait, ni les premiers Charlie Hebdo des années 70, de mieux s'y retrouver dans le flot actuel d'informations.

 

Pour en savoir plus en images, vous pouvez consulter les archives de l'INA où des vidéos très intéressantes nous font revivre les événements importants à travers la voix des principaux protagonistes et des journalistes de l'époque qui sont quelquefois les mêmes qu'aujourd'hui (en plus jeunes !).

Il suffit de se rendre sur le site de l'INA ICI,  puis de taper un des mots clés : Charlie Hebdo, Cavanna, Cabu, ect...

OU bien, vous pouvez aussi cliquer sur le lien ICI pour y visionner les principales étapes de l'histoire du journal.

 

 

Quel type de journal est Charlie Hebdo ?

 

Charlie Hebdo n'est pas un journal comme les autres : c'est un journal hebdomadaire satirique. Dans son équipe de rédaction travaillent des dessinateurs de presse particuliers que l'on appelle des caricaturistes car ils ne dessinent que des caricatures.

 

Une caricature c'est quoi ? C'est un dessin qui tourne en ridicule une situation donnée (ou une personne) et se moque donc de quelque chose (ou de quelqu'un).

Un journal satirique utilise la satire comme moyen d'informer ses lecteurs.

 

Les dessinateurs de presse ont donc un double don. Ce sont des dessinateurs de talent et ils savent rapidement aller au coeur de l'information importante en mettant en avant le fait marquant de l'actualité.

Ils simplifient donc l'information pour leurs lecteurs et à travers leurs dessins, les lecteurs peuvent reconstituer toute l'histoire d'un événement.

 

Bien sûr les caricatures dérangent, car elles se moquent et sont le plus souvent provoquantes, donc non dénuées d'humour...

Mais il ne faut pas oublier que le dessinateur de presse est avant tout un journaliste. Il "pense en images".

La liberté d'expression des médias est un droit essentiel.

 

 

Petite histoire du journal de sa création à nos jours ...

 

 

http://pmcdn.priceminister.com/photo/collectif-hara-kiri-mensuel-journal-bete-et-mechant-n-162-chomeurs-c-est-pas-avec-cette-tete-la-que-vous-trouverez-du-boulot-rasez-vous-livre-875831619_ML.jpg

En 1969, l'équipe de journalistes (une bande d'amis dessinateurs) qui travaillaient au journal "Hara-Kiri, journal bête et méchant" (interdit de publication en 1961 puis à nouveau en 1966) publie d'abord "Charlie", un journal mensuel de Bandes Dessinées contemporaines d'origine italienne, américaine ou française.

Le nom de Charlie provient du nom d'un des héros de Peanuts, "Charlie Brown". C'est Cavanna qui traduit les textes.

 

 

En parallèle, en février 1969, la bande crée un autre journal qui s'appelle "Hara-Kiri hebdo" et sera rebaptisé ensuite, "l'hebdo Hara-Kiri". C'est le professeur Choron (Geoges Bernier) qui devient son directeur de publication.

 

Mais ce journal va être interdit en novembre 1970 suite à la parution d'une UNE du journal commentant la mort du Général De Gaule (voir ci-dessous). Un autre drame avait aussi marqué la France au même moment (un terrible incendie dans un Dancing). La UNE combine les deux événements et titre "Bal tragique à Colombey-1 mort". Dès le lendemain, "l'hebdo Hara-Kiri" n'est plus.

Mais l'équipe décide de rebondir et de continuer la parution du journal  en changeant tout simplement son titre qui devient : "Charlie Hebdo".

Cavanna est alors le rédacteur en chef. Le journal prend peu à peu le relais d'Hara-Kiri et devient le symbole de la liberté d'expression.

 

http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/aef_image_original_format/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/C15_0.jpg

 

En décembre 1981, faute de lecteurs réguliers, le journal stoppe sa parution et dépose le bilan. Il a eu le temps de soutenir la candidature de Coluche aux élections présidentielles !

Il sera officiellement enterré le 2 janvier 1982 lors de l'émission de Michel Polac "Droit de réponse".

 

Cavanna enrage et déclare "Les lecteurs ne nous aurons plus, qu'ils crèvent, tant pis pour eux. Ils préfèrent trouver la critique du régime dans les journaux d'extrême-droite qui sont mauvais. Ce sont des cons".

 

En mars 1981, l'équipe lancent "Charlie matin", un journal dont la parution sera éphémère.

 

Il faudra attendre juillet 1992 pour que le journal renaisse enfin, avec une nouvelle équipe et une bonne partie de l'ancienne. Philippe Val, Cabu, Gébé et le chanteur Renaud financent le premier numéro. Ils créent en même temps une société d'actions et deviennent à 80 % propriétaires de leur journal ce qui signe leur indépendance. On y retrouve donc Cavanna, Delfeil de Ton, Siné, Willem, Wolinski (ancienne équipe dont Gébé, Cabu qui ont participé au financement) plus les petits nouveaux : Charb, Renaud, Tignous, Luz et Oncle Bernard ( Bernard Maris). Le grand absent est le professeur Choron.

Le journal est accueilli par le public comme une reprise de l'ancien Charlie.

 

Ses caractéristiques : liberté de ton et diversité des sujets et des opinions. Les opinions contraires manifestées par l'équipe sont exprimées indifféremment par les uns ou les autres dans le même journal.

 

Comme dans tous les journaux qui ont une ligne éditoriale bien marquée (ici à gauche et contestataire), l'équipe se réserve le droit de se séparer d'un chroniqueur  ou de se désolidariser de certains courants de pensée. A l'inverse, s'il n'est pas d'accord avec la direction, chacun est libre de quitter le journal.

 

En 2006, l'affaire des caricatures de Mahomet, que je ne reprendrai pas ici, éclate au Danemark. Chacun se fera son idée sur le net.

 

Charb déclare : "J'ai vu les dessins, c'est énormément de bruit pour pas grand-chose..."

 

L'année suivante, Charlie Hebdo publie donc les 12 caricatures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le journal est poursuivi en justice pour "injure publique à l'encontre de la communauté musulmane" par la Grande Mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France et la Ligue islamique mondiale mais l'hebbo gagnera le procès en 2008 au nom de la liberté d'expression, mais surtout parce que ce n'est pas la communauté musulmane qui est visée mais "clairement une fraction" de ces musulmans, à savoir les terroristes et les intégristes.

Toute condamnation aurait débouché sur une auto-censure nuisible à la liberté de la presse.

 

En juillet 2008, Siné quitte le journal pour publier un journal concurrent. Il a été licencié pour "antisémitisme". Gébé est mort. D'autres dessinateurs s'en vont. Renaud, un des principals actionnaires quitte aussi le journal.

Lire à ce sujet l'article paru dans ACRIMED ICI. Il montre bien que tout n'était pas rose au sein de l'équipe à cette époque.

 

En 2009, Philippe Val (il était à la tête du journal depuis 17 ans) part à Radio France et Charb devient le nouveau directeur de la publication.

 

Dès 2011, le journal est en perte de vitesse (comme toute la presse écrite française).

De nombreuses plaintes à l'encontre du journal ont lieu : interdictions ou tentatives d'interdictions qui n'aboutissent pas, procès divers...

 

Un incendie criminel décime les locaux suite à la UNE du journal, rebaptisé "Charia Hebdo" et le site du journal est piraté.

 

http://3.bp.blogspot.com/-CassiJ9EgIo/TrEUdBHDRUI/AAAAAAAADUI/2n30MNhNyQA/s400/Charia+Hebdo.png

 

L'équipe est hébergée quelques temps dans les locaux de Libération.

Depuis fin 2011, Charb, le directeur du journal bénéficiait d'une protection policière...mais n'a jamais renoncé à ses convictions.

 

Charb ironisait  même : "Ici on ne craint rien, on est en France, on respecte la loi..."

«C'est peut-être un peu pompeux ce que je vais dire, mais je préfère mourir debout que vivre à genoux», avait-il lancé aussi en 2012.

Pour Tignous : "La caricature est un témoin de la démocratie".

Pour Cabu : "Notre ressort est de dénoncer la bêtise en faisant rire".

Pour Wolinski : "Être scandaleux c'est dire aujourd'hui ce que tout le monde dira dans dix ans".

 

Et voilà la UNE du mercredi 7 janvier 2015...commentant la sortie du livre de Houellebecq "Soumission".

 

 

Charlie Hebdo...c'est impossible de résumer un demi-siècle d'histoire du journal

Quels sont les sujets de prédilection du Journal ?

 

Les reportages portent sur divers sujets : les religions, l'extrême droite, la politique, la culture, l'actualité en France ou dans le monde, bref les sujets habituellement traités par n'importe quel journal d'actualité.

Les différents chroniqueurs sont souvent en désaccord et expriment librement leurs idées dans le journal : c'est ça la démocratie !

 

Ce qu'on appelle dans le jargon médiatique "l'esprit Charlie" est indéfinissable : liberté de ton, humour décapant, valeurs de gauche...et provocation certes mais pour la bonne cause car pour eux l'important c'est de continuer à incarner la gauche antiraciste, sans compromis possible. Ils rient de tout et de tous ! 

 

Chacun est libre d'aimer ou pas, de rire ou pas mais quoi qu'il en soit les dessinateurs de presse ne font que leur travail. Quelles que soient leur opinions et leurs origines, ils partagent un trait commun, celui de s'exprimer librement avec pour seule arme, leur crayon...

Charlie Hebdo...c'est impossible de résumer un demi-siècle d'histoire du journal

Ils sont tous morts... pour la liberté d'expression.

Charlie Hebdo...c'est impossible de résumer un demi-siècle d'histoire du journal

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