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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 06:04
Editions Les Escales, 2005 /  First, 2011 / Livre de Poche, 2013

Editions Les Escales, 2005 / First, 2011 / Livre de Poche, 2013

L'histoire de ta mère est aussi celle de ta grand-mère et de ton arrière grand-mère. Ainsi que ta grande-tante. Leur destin était entrecroisé... Elles illustrent à la perfection ce que nous appelons la fatalité, en Grèce. Celle-ci est bien souvent le fait de nos ancêtres, et non des étoiles. Lorsque nous évoquons l'Antiquité, nous nous référons toujours au destin, mais nous ne parlons pas réellement d'une force incontrôlable. Bien sûr, certains événements capitaux semblent se produire sans raison et bouleverser le cours d'une vie, mais, en vérité, notre destinée est déterminée par les actions de ceux qui nous entourent et de ceux qui nous ont précédés.

Maria retira ses ballerines pour monter sur une chaise branlante et remarqua aussitôt une marque étrange sur son pied nu. Son cœur marqua un battement. On aurait dit qu'elle s'était brûlé l'orteil au soleil et que sa peau en pelant avait laissé une tache de dépigmentation. Il n'y avait peut-être aucune raison de s'alarmer pourtant l'angoisse commençait à la ronger.

 

En vacances en Crète avec son copain Ed, Alexis, une jeune anglaise archéologue, s'interroge sur sa vie et ses origines familiales.

Peu de temps avant de partir, elle a demandé à Sophia, sa mère, l'autorisation de se rendre dans son petit village natal situé sur la côte nord de l'île. Cette dernière, bizarrement, ne lui a jamais parlé de son enfance, ni de ce village natal, ni de sa famille...et la petite Alexis a cessé depuis bien longtemps de l'interroger à ce sujet. 

A contre-coeur, Sophia lui a remis une lettre et une adresse, celle de Fotoni, une amie de la famille, mariée à  l'aubergiste du village de Plaka, censée lui en apprendre davantage sur ses origines. 

 

Lorsque Alexis décide de s'y rendre après deux semaines de farniente avec Ed à La Canée, une station touristique du bord de mer, ce dernier ne comprend pas cet intérêt soudain pour sa famille. Malgré sa mauvaise humeur, la jeune femme décide de prendre tout son temps durant cette escapade, ce qui lui permettra de réfléchir à leur relation de couple...

 

Dès l'arrivée dans le petit village côtier, à l'heure de la sieste, elle décide de commencer la visite des lieux par la petite île de Spinalonga, poussée par une curiosité naturelle et professionnelle.

 

En songeant qu'elle était seule sur Spinalonga, Alexis se sentit gagnée par une vague de peur... Elle n'avait jamais connu un tel isolement, se retrouvant rarement à plus de quelques mètres d'un autre être humain et, à l'exception des moments où elle dormait, n'étant jamais privée de tout contact extérieur pendant plus d'une heure. Son absence d'indépendance lui apparut soudain comme une chaîne, et elle se secoua.

 

Dans cette île, des centaines de lépreux ont vécu de 1903 à 1957, retirés du monde et comme "oubliés" par la société de l'époque. Elle découvre avec stupeur, des vestiges et une ambiance qu'elle n'aurait jamais imaginé.

Dès son retour, troublée, elle prend contact avec Fotini et son mari, Stephanos chez lesquels elle est accueillie chaleureusement.

Elle n'ose dire à Fotini que sa mère ne lui a jamais parlé ni de Plaka, ni de sa famille mais la vieille femme, qui a été l'amie de sa grand-mère va lui faire des révélations surprenantes, auxquelles la jeune femme ne s'attendait pas du tout...

 

-Ma mère s'est toujours montrée très secrète sur sa jeunesse, dit-elle. Je sais seulement qu'elle est née près d'ici et a été élevée par son oncle et sa tante...
Et qu'elle est partie l'année de ses dix-huit ans pour ne jamais revenir.
- C'est vraiment tout ce que tu sais ? s'étonna Fotini. Elle ne t'a rien raconté d'autre ?

 

Alexis va comprendre quel terrible destin la lie à l'île de Spinalonga, qui était la merveilleuse Maria, dont Sophia garde une photo de mariage, et pourquoi sa mère a rompu si violemment avec son passé, au point de ne jamais lui en parler. 

En effet, Eleni sa grand-mère, a été une des habitantes de l'île...

Eleni aurait pu prédire en tous points le comportement de ses filles. Anna, l’aînée, lunatique depuis toujours, ne dissimulait jamais ses sentiments. Maria, quant à elle, plus calme et patiente, perdait ses moyens avec moins de facilité. Fidèle, chacune, à son caractère, Anna avait davantage laissé paraître sa peine que Maria au cours des jours précédents, et elle n’avait jamais autant démontré son incapacité à contrôler ses émotions que ce matin-là. Elle avait supplié sa mère de ne pas partir, l’avait conjurée de rester, à grand renfort de cris courroucés et de cheveux arrachés. Maria, en revanche, avait pleuré en silence d’abord, puis à gros sanglots déchirants que l’on entendait de la rue. Elles en arrivèrent finalement toutes deux au même point, rendues muettes par l’épuisement.

 

Ce roman, dont j'avais jusqu'à présent repoussé la lecture, est une parfaite lecture de vacances.

C'est suite au voyage de Cathyrose en Crète, ce mois de mai dernier et à ses multiples reportages-photos sur son blog, que j'ai été tentée de me plonger dans cette lecture, dont elle nous a souvent parlé. 

Le roman alterne entre la vie à Plaka et sur l'île de Spinalonga. 

 

C'est un roman facile à lire et émouvant, qui sait alterner le pathos et des moments plus légers. Le style est clair et simple, et la construction, même si elle présente quelques retours en arrière dans le temps, est parfaitement compréhensible. L'intrigue est très romanesque et empreinte de mystères, juste ce qu'il faut pour en apprécier la lecture et le déroulement, avoir envie de tourner les pages et s'attacher aux personnages (ou les détester...).

 

C'est un roman qui bien sûr nous parle de l'histoire de la Crète, de la vie quotidienne, des fêtes et des traditions du début du XXe siècle, une période où les croyances et la religion étaient encore très présentes.

Il nous parle en particulier de l'histoire de la lèpre, cette terrible maladie qu'on soigne très bien aujourd'hui, mais qu'on ne savait pas soigner en ce temps-là et qui était si contagieuse, qu'elle provoquait chez ceux qui n'en étaient pas atteints un rejet immédiat, obligeant les malades à se retirer du monde et à vivre exclus jusqu'à leur mort, dans des souffrances terribles.

J'ai trouvé que d'ailleurs l'auteur abordait remarquablement bien ce problème du rejet et de l'exclusion. Et je crois que c'est cela qui m'a plu dans ce roman. 

J'ai appris beaucoup de choses sur les différentes formes que peut prendre cette maladie qui n'est pas toujours aussi invalidante que ce qu'on imagine.

 

J'ai donc passé un bon moment de lecture sans toutefois être subjuguée car bien sûr, j'ai deviné à l'avance pas mal de chose...

De plus, tout ce qui touche à Alexis dans sa vie d'aujourd'hui et en particulier ses petits problèmes de couple, m'a laissé totalement de marbre et je suis même surprise qu'une jeune femme ayant son intelligence et sa finesse n'ait pas cherché à en savoir plus, plus tôt, sur ses origines. Mais bon, il fallait bien que l'histoire commence par un mystère. 

 

Ce roman est bâti pour émouvoir et même faire pleurer dans les chaumières... D'ailleurs je pense qu'il correspond bien à notre sensibilité féminine, ce qui ne veut pas dire que les messieurs ne peuvent pas le lire. 

Donc d'après moi, pour l'apprécier vraiment, il faut : être en vacances, avoir envie d'une lecture facile mais émouvante, aimer les secrets de famille et les sagas familiales (sans forcément être adepte des séries télé sur ce thème !), être capable d'imaginer le cadre magnifique de l'histoire, sans oublier que l'île de Spinalonga, malgré les jolies descriptions faites par l'auteur, n'était sans doute pas du tout aussi paradisiaque à cette époque que l'auteur le laisse entendre...

 

Ce roman, considéré comme un best-seller a été traduit dans 25 pays et a reçu le Prix des Lecteurs FNAC en 2013.

Il a également fait l'objet d'une série télévisée très populaire en Grèce. 

 

Libérée de son point d'amarrage, la corde se déroula d'un mouvement vif, et des gouttelettes d'eau de mer aspergèrent les bras nus de la jeune femme. Elles séchèrent rapidement, et celle-ci remarqua que, sous le soleil de plomb qui brillait dans un ciel limpide, les cristaux de sel dessinaient des motifs complexes et scintillants sur sa peau, comme un tatouage de diamants. Alexis était l'unique passagère de la petite barque délabrée. Tandis qu'au son du moteur haletant elle s'éloignait du quai pour rejoindre l'île déserte qui se dressait face à eux, elle réprima un frisson, songeant à tous ceux et toutes celles qui s'y étaient rendus avant elle.
Spinalonga. Elle joua avec le mot, le fit rouler sur sa langue comme un noyau d'olive. L'île n'était pas loin et, quand l'embarcation approcha de l'imposante fortification vénitienne adossée à la mer, Alexis fut submergée à la fois par le poids du passé et par la sensation écrasante que ces murailles conservaient, aujourd'hui encore, une force d'attraction.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 14:57
"On aurait dit une femme couchée sur le dos" de Corine Jamar

On aurait dit une femme couchée sur le dos (ses longs cheveux de pierre descendant jusque dans l'eau) est le véritable titre. Un titre mystérieux...une couverture superbe qui donne envie de tourner les pages pour connaître l'histoire et des couleurs qui rappellent le bleu de la mer et du ciel... voilà un livre qui donne envie de voyager pour vivre (ou revivre) une ambiance, un décor, une île merveilleuse où il fait bon vivre, la Crète.

 

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Samira a quitté Paris avec deux amis Fred et Claudie, leurs enfants, une vieille voiture et une caravane... En partant elle a voulu surtout fuir sa famille et son père. Elle l'aidait pourtant au restaurant de spécialités kabyles et c'est lui qui lui a appris à cuisiner.

Elle n'a donc pas l'impression de le renier quand elle ouvre avec Eleftheris, qu'elle a rencontré depuis peu, une "cantine" pour touristes sur la plage de Stravos (dans la péninsule d'Akrotiri) où a été filmé "Zorba le grec" près de la ville de Chania (La Canée en français). Ils s'aiment et ont tout pour y être heureux mais, malgré les apparences, rien n'est simple pour autant.

 

Parce que les affaires ne marchent pas comme il faut pour nourrir tout le monde, elle oblige Claudie et Fred à quitter la "cantine". Il s'en suit une brouille durable.

Au début elle croit qu'ils vont rentrer en France mais non, ils en bavent tous les deux mais ils restent, ils s'organisent avec ce qu'ils savent faire. Claudie attend son heure : elle cherchera bien sûr à se venger...

 

Il y a d'abord le problème de Yannis, le frère aîné d'Eleftheris qui a lui aussi ouvert une taverne. Il a proposé à Eleftheris d'y travailler. Celui-ci sait ce que Yannis est capable de faire quand il est en colère (il y a eu l'affaire des parasols lorsque son ami Elios a ouvert une taverne sur la plage) mais ne peut pas s'empêcher de l'adminer. Aussi, lorsque Samira et lui se marient, Eleftheris va immédiatement le dire à Yannis (qui est en prison à ce moment là). Celui-ci se fâche (son frère épouse une étrangère) et ne veut plus de ses visites.

 

Il y a ensuite le problème du jeune frère d'Eleftheris. Thassos est prêt à vendre sa terre aux touristes pour acheter une boutique à sa femme. Pas question pour Yannis de le laisser faire. Il tient à défendre SON île à n'importe quel prix...comme jadis ses ancêtres l'ont fait.

 

Il y a aussi leur différence : Eleftheris est grec, Samira est française. Cela  crée des quiproquos, complique leur relation... Pourtant d'amour, il en est question entre ces deux là : lui est magnifique comme un Dieu et travailleur avec ça, même s'il n'aide pas du tout Samira pour les tâches ménagères à la "cantine", il a tout construit, répare tout, s'occupe des clients, les surveille quand ils se baignent...

Elle, a tout pour être aimée : le mystère (elle est étrangère et invite à d'autres horizons), la gentillesse, la patience, les beaux cheveux...et puis n'est-elle pas tombée sous le charme de son pays, ça c'est important pour lui !

De plus Eleftheris a senti dès leur première rencontre qu'elle était aussi solide qu'Akalida, sa montagne, qui, d'après la légende, comme la nymphe du même nom, est là pour inspirer les humains, leur accorder des bienfaits et les guérir de leurs maux... Il a senti aussi qu'il "serait aussi heureux en se réfugiant dans ses bras à elle que dans ceux de cette montagne qui avait toujours été là pour lui et dont l'existence remontait à la nuit des temps". Samira allait être, il n'en a pas douté un seul instant "l'incarnation humaine d'Akalida, sa version de chair".

 

Mais le drame de Samira est qu'elle ne se pardonne pas d'avoir trahi ses amis. En fait, l'affaire ne marchait pas mais elle sait très bien que ses motivations cachées étaient toutes autres... Elle savait que Claudie avait entretenu une relation avec son père à Paris et craignait que sa présence ne trouble son propre couple. Samira a un comportement jaloux, certes, mais elle manque surtout profondément de confiance en elle. Elle aurait dû se douter que rien de tout cela n'allait se produire : c'était méconnaître l'amour inconditionnel que lui porte son Eleftheris  et ignorer qu'elle ne pourrait être trompée que par l'amour qu'il porte à la mer...

En plus de sa jalousie et du fait qu'elle a fait partir ses amis, Samira a beaucoup d'autres  choses à cacher à Eleftheris (et à se reprocher) et toutes ces choses participeront, de près ou de loin, au drame. Ce qu'elle a vécu avec son père à Paris et la mort de sa soeur,  le meurtre d'Elios, le meilleur ami d'Eleftheris auquel elle a assisté et dont elle connaît le coupable. Elle ne lui a pas révélé non plus que pour la faire taire, celui-ci l'avait violée ce soir-là...

 

Depuis, malgré le succès grandissant de la "cantine" elle vit dans le silence, tout en étant entourée par de nouveaux et précieux amis, comme Walter par exemple, le chef opérateur de "Zorba le grec" qui compte beaucoup pour elle.

L'amour de son mari avec qui elle n'arrive pas à concevoir un enfant,  la rassure mais même si lui pense que, "siga siga" ils arriveront à en concevoir un (l'avenir lui donnera raison puisque c'est lui qui nous parle !)...elle ne peut s'empêcher de croire que son ventre lui refuse ce plaisir-là pour qu'elle expie ses fautes.

 

Réussira-t-elle à se pardonner ses fautes passées et à se réconcilier avec elle-même ?

 

Ce que j'en pense

 

Selon le point de vue du narrateur qui n'est autre qu'Elios, le fils de Samira et d'Eleftheris, l'auteur nous dépeint cette histoire de famille et d'amitié avec en toile de fond la mer et ses tempêtes, les oursins qui piquent les pieds, les falaises qui s'écroulent sur des innocents, les bateaux qui emmènent au loin ceux qu'on aime, la lumière de la Crète si sensuelle et si belle, qu'elle tourne les têtes, rend les gens amoureux et jaloux, passionnés et jamais indifférents...

Une Crète authentique, terre de contraste en pleine mutation, où se mêlent les traditions et la modernité...pas encore envahie par les touristes, mais seulement par quelques fidèles amoureux de sa beauté qui y reviennent chaque été.

 

C'est un très beau roman qui se lit d'une traite, nous parle certes d'amitié et d'amour, mais aussi de trahison, de non-dits, de la difficulté des liens familiaux, des coutumes ancestrales qui obligent les hommes à s'entre-tuer et les femmes à se taire et de la suprématie des hommes dans les cultures méditerranéennes.

 

L'auteur met en place une véritable tragédie grecque et étaye son roman de nombreuses références aux mythes et aux dieux grecs. Car comme Samira, tous les personnages ont quelque chose à cacher  : un deuil dont ils se font le reproche, un moment de leur vie dont ils ne sont pas fiers, des êtres qu'ils auraient dû aimer davantage, un partage qui n'a pas eu lieu, une rencontre ratée...Ils ont aussi trop de choses qu'ils n'expriment pas et que les autres ne peuvent deviner. Le malaise grandit et la situation va finir par exploser.

 

L'écriture est très poétique et limpide comme le chemin de sable sur la plage qui mène le baigneur à la mer entre les rochers...Cela crée une ambiance particulière. 

Le lecteur se retrouve sur cette plage, attablée à la "cantine" de Samira, en train de déguster un "kataifi". Il entend la mer, il regarde les rochers et la montagne, ainsi que  les paysages époustouflants de beauté, il est sur le bateau au coeur de la tempête...

On ne peut que s'attacher à Samira, si humaine. On  sait tout de ses forces et de ses faiblesses, de ses envies, de ses espoirs, de ses doutes.

Les personnages secondaires sont également très présents et jouent un rôle important dans le dénouement.

Mais il ne faut pas oublier que le personnage principal, c'est la Crète ! C'est elle qui est omniprésente à chaque page, elle qui relie les personnages entre eux, elle qui les oblige à aller au bout d'eux-mêmes et à voir les choses sous un autre angle...

 

MERCI pour cette superbe découverte !

 

Retrouvez l'auteur sur son site ICI  ou sur sa page facebook ICI

 

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Quelques extraits

 

"Ma mère aurait tant voulu garder son rêve de Crète intact, vierge, pur et immaculé comme l'étaient les plages avant l'arrivée de l'homme."

 

"Mon père, il est vrai, faisait partie intégrante de la Crète, plus minéral, plus végétal, plus animal qu'humain. Il lui ressemblait, changeant comme ses paysages...Dire que ma mère, au début, le croyait simple, facile à cerner : une montagne aux contours bien découpés, bien nets. Mais c'était oublier les nombreuses cavernes qui trouaient sa roche..."

 

" Au moment où le soleil touchait l'horizon, à ce moment précis, Walter interrompait toute conversation et disait : "Chut, le soleil se couche"...et tout le monde était prié de se taire, comme dans une salle de cinéma. Le film n'était jamais le même."

 

" Comme ses ancêtres avant lui, il avait noué avec la nature des liens sacrés...Alors comme par magie, aussi rapidement qu'elle était survenue, la tempête s'est éloignée, la mer s'est calmée et le ciel est redevenu bleu...il savait depuis tout petit, que jamais la mer ne lui ferait le moindre mal."

 

"C'est étrange, cette différence qu'il y a entre l'homme et la nature. Même quand la nature fait du mal aux hommes, que la mer les engloutit dans une tempête, que les arbres frappés par la foudre les écrasent, que la montagne les précipite dans un ravin, même quand elle se met en colère, la nature reste belle, et pas l'homme".

 

"En ce temps-là, la clé restait dans la serrure des portes...Maintenant à cause des vandales "photo-graphomanes", c'est fini...Il aurait fallu fermer la Crète entière à clé, quelle redevienne belle et inviolée, que seuls les vrais amoureux, les initiés, y soient tolérés..."

 

"Le matin, en se levant, quelque chose, elle l'a senti, avait changé. Le ciel était d'un bleu plus froid, plus métallique que la veille. La chevelure de pierre de la montagne grisonnait par endroits et la mer paraissait très silencieuse, comme à l'écoute du message que lui envoyaient, soufflant dans le laurier sauvage et l'acanthe épineuse des bords de chemin, les dieux qui savaient que le destin de Thassos était scellé."

 

" C'est drôle comme souvent dans la vie, on obtient ce qu'on veut au moment où ça nous occupe moins l'esprit, au moment où...on lâche enfin prise".

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