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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 06:14
J'accuse ! un film à voir...

Passant outre la polémique qui entoure depuis l'automne dernier son réalisateur, je suis allée voir le dernier film de Roman Polanski au cinéma vu qu'il passait tout près de chez moi. Je ne pouvais le rater !

 

Tout le monde connait ce que l'on a appelé "l'Affaire Dreyfus" qui déchira la France pendant près de 12 ans. Elle a été le plus grand scandale de la fin du XIXe siècle, une affaire qui a fait apparaître au grand jour, qu'au nom de la raison d'état tout était possible même le déni de justice.

Le film s'est inspiré pour le scénario, du roman de Robert Harris, "D." un roman que je n'ai pas lu.

 

 

Le film débute par une scène choc, horriblement humiliante, celle de la dégradation du Capitaine Dreyfus devant des centaines de militaires. 

Il n'est pas centré sur Alfred Dreyfus comme on pourrait s'y attendre, car finalement, étant emprisonné on le verra très peu, mais sur le Colonel Picquart qui a bien entendu assisté au procès. Nommé à la tête du contre-espionnage, lui qui est pourtant antisémite et antidreyfusard au départ, découvre que son prédécesseur a accepté comme preuves irréfutables contre le Capitaine Dreyfus, des éléments fabriqués de toute pièce (le bordereau) et que le fameux et mystérieux "dossier secret", caché par le Capitaine Henry, profondément antidreyfusien, est bien mince.

Tout va alors opposer les deux hommes...

Épris de justice, persuadé que tout cela a été monté parce que Dreyfus était juif, prônant des valeurs que ses supérieurs hiérarchiques semblent tous avoir oublié, le Colonel Picquart au mépris de sa propre vie et de sa propre carrière, va tout faire pour faire éclater la vérité, réhabiliter Dreyfus et faire condamner les vrais coupables de trahison.

C'est alors qu'il croise le chemin de Zola, qui n'hésite pas une seconde à publier le fameux texte "J'accuse !" dans l'Aurore. Le scandale éclate ! 

 

Photo wikipedia

 

Voilà donc un film qui nous parle de l'ambiance particulière de cette fin de siècle où sont bien présents, les crises de pouvoir, la toute-puissance de l'armée et de l'état, l'antisémitisme, l'injustice... Et, ce que j'ai trouvé important, c'est de voir que suite à la publication du texte de Zola, le peuple et les milieux culturels, qui a l'époque lisent le journal régulièrement, s'emparent de l'histoire pour remettre en question les jugements et décisions de l'état et de la justice, pour enfin réagir et décider par eux-même de sauver un innocent, même juif.

Plus tard, le Colonel Picquart devenu ministre, laissera tomber aux oubliettes certaines de ses valeurs d'antan...mais c'est une autre histoire. 

 

Ce film fascinant se regarde comme on découvrirait un thriller, et n'hésite pas à nous montrer la lourdeur et l'hypocrisie du système judiciaire de l'époque tout en s'ancrant dans une problématique hélas toujours d'actualité. 

Je n'ai pas vu passer les 132 minutes du film ! 

Si vous le désirez, je vous invite à aller lire le billet de Dasola ci-dessous...

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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 06:37
L'affiche du film

L'affiche du film

 

Actuellement, je ne vais que rarement au cinéma, alors qu'avant je ne pouvais pas passer un mois sans. J'étais abonnée dans un cinéma d'Art et d'Essai et je suivais de près l'actualité cinématographique, lisais des revues spécialisées et ne perdais pas une miette des reportages réalisés sur les différents festivals. Comme quoi on change dans la vie...

Il faut dire aussi que l'ambiance des cinémas a bien changé. Je sais "ça fait vieux jeu" de dire tout ça mais je ne crois pas être la seule à éprouver ce rejet actuel pour les salles obscures.

Bref,  quand j'ai vu l'article de Miss Fujii, qui est passionnée et nous tente souvent en nous parlant de tous les films qu'elle va voir dans sa jolie ville d'Istres, et que j'ai lu plus récemment celui de Marion, je me suis finalement décidée ! 

Il faut dire qu'en plus  (après j'arrête de vous raconter ma vie !) il y avait une séance spéciale dans mon petit village. La salle de spectacle qui tient lieu également de salle de cinéma était comble. Quel bonheur de ne pas aller en ville, braver les embouteillages, payer un parking et en plus de se retrouver avec plein d'amies...

 

L'histoire...

 

Romain Gary (1914-1980) est considéré comme un des plus grands écrivains du XXe siècle. Il a écrit "La promesse de l'aube" en 1960 et j'ai adoré lire ce roman autobiographique.

 

Dans le roman, comme dans le film, Romain Gary (de son vrai nom Roman Kacew) revient avec humour, un humour parfois grinçant, sur sa vie. Il nous retrace son enfance à Vilnius, en Pologne, une enfance marquée par la pauvreté et les difficultés familiales, les affronts subis et les moqueries de ses camarades, parce qu'ils sont juifs, puis leur exil vers la France lors de la montée de l'antisémitisme.

 

Lorsqu'ils s'installent à Nice, la vie devient plus facile mais cela ne dure pas car la Seconde Guerre mondiale se profile, et le jeune Romain devra rapidement interrompre ses études et laisser de côté ses ambitions littéraires, pour s'engager dans l'aviation et partir en Afrique...

 

Au-delà de l'histoire familiale et de la grande Histoire, Romain Gary  nous parle de Nina, sa mère, et de la relation fusionnelle qu'ils ont eu ensemble. Même si nous avons l'impression que le héros principal est Romain, c'est d'amour maternel qu'il est question, autant dans le film que dans le roman, et c'est ce qui en fait la force.

Nina a toujours cru en lui, car elle n'avait plus que lui, et voulait qu'il réalise ce qu'elle n'avait pas réussi à faire dans sa vie. Elle voulait qu'il devienne écrivain et elle lui avait prédit un destin fabuleux...il l'a eu !  

Car, à force de dire à tout le monde que son fils deviendrait quelqu'un, lui, n'a pas eu d'autre choix que de le devenir...

Son récit est un hommage vibrant à cet amour maternel incommensurable. Toute sa vie, même lorsqu'elle ne sera pas auprès de lui, c'est pour elle, Nina, et parce qu'elle l'a toujours soutenu quoi qu'il arrive, qu'il luttera et fera tout pour réussir. Mais ce soutien l'étouffera aussi et sera un fardeau très lourd à porter... 

 

L’humour a été pour moi, tout le long du chemin, un fraternel compagnonnage ; je lui dois mes seuls instants véritables de triomphe sur l’adversité. Personne n’est jamais parvenu à m’arracher cette arme, et je la retourne d’autant plus volontiers contre moi-même, qu’à travers le "je" et le "moi", c’est à notre condition profonde que j’en ai. L’humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l’homme sur ce qui lui arrive...
[extrait du roman]

 

Ce film a été pour moi un grand moment de bonheur ! 

Comme vous pouvez le voir sur l'affiche, il a été réalisé par Eric Barbier, avec Charlotte Gainsbourg, émouvante dans le rôle de la mère (Nina), et Pierre Niney dans le rôle de Romain (adulte).

En principe, je ne vais jamais voir un film inspiré d'un livre, car il ne correspond que rarement à ma propre imagination, et j'ai peur d'être déçue par l'adaptation forcément différente.  

Pour une fois, le scénario est très proche de l'histoire, même si bien sûr il ne raconte pas l'histoire en entier, et je dois reconnaître que l'ambiance est très bien rendue. Le côté intimiste, et les propos sonnent toujours juste. De nombreuses anecdotes sont reprises avec bonheur et les moments tragiques sont très réalistes et émouvants. 

 

Pierre Niney est fabuleux dans le rôle de Romain et il s'est approprié ce rôle de façon extrêmement touchante. 

Charlotte Gainsbourg, dont je ne suis pas une grande fan pourtant, joue son rôle de mère, passionnée, excessive et possessive de façon remarquable, et nous donne à voir un personnage qui sonne juste et qui nous touche...

 

Ce film est donc un bel hommage à Romain Gary qui a aussi écrit sous différents pseudonymes dont le plus connu est, Emile Ajar.

Voici le lien vers la seule chronique de cet auteur que j'ai réalisé sur mon blog. Il s'agit de "La vie devant soi", un autre roman que j'ai beaucoup aimé et pour lequel  l'auteur (sous le pseudo d'Emile Ajar) a obtenu le Prix Goncourt en 1975.  Il avait déjà obtenu le Prix Goncourt en 1956 pour "Les racines du ciel" écrit sous le nom de Romain Gary. 

Un auteur à découvrir sans tarder si vous ne l'avez pas encore fait et un film à voir donc, si vous en avez l'occasion, avant ou après la lecture du livre, l'un pouvant vous donner envie de découvrir l'autre... 

 

Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours.

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 08:07
Nuages mouvants / Hsieh Hai-meng

 

"Nuages mouvants" est une chronique racontée par Hsieh Hai-meng, sur la réalisation du film "The assassin",  un film qui est un véritable chef-d'oeuvre, et qui a reçu le "Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2015" et qui est sorti en salle début mars.

Ce livre a été édité chez l'Asiathèque avec le concours du CNL et il est paru quelques jours avant la sortie du film dans les salles.

La chronique est précédée dans le livre, par l'"Histoire de Nie Yinniang", de Pei Xing, un récit datant du IXe siècle, qui a inspiré le scénario du film, puis par le scénario original définitif du film, écrit par A Cheng, Chu Tien-wen et Hsieh Hai-meng, elle-même.

La préface est de Jean-Michel Frodon et la postface de Chu Tien-Wen.

La traduction des différentes parties, à partir du chinois, a été effectuée par Catherine Charmant, Deng Xinnan et Pascale Wei-Guinot (coordination Gwennaël Gaffric).

 

Ce livre est une véritable plongée dans l'atmosphère de la réalisation d'un long-métrage appartenant au genre wuxia, c'est-à-dire un film de cape et d'épée chinois ou, si vous préférez, une histoire de chevalerie et d'arts martiaux, un genre de film qui a le plus souvent lieu dans la Chine ancienne.

 

Le texte est enrichi par de nombreuses illustrations en noir et blanc, toutes extraites du film, dont vous pouvez voir ci-dessous la bande annonce officielle...

 

Bande annonce officielle du film "The Assassin"

 

Dans sa préface, intitulée "Dans les profondeurs de "The Assassin", Jean-Michel Frodon, grand spécialiste du cinéma, à la fois critique, enseignant et historien, nous indique en quoi ce film se distingue des autres films de Hou Hsia-hsien.

On y retrouve bien sûr la beauté des gestes, les couleurs, le rythme...mais on y trouve aussi une "mise en profondeur de l'image", nous dit-il qui n'est pas sans rappeler le cinéma en 3D, "signifiée par l'usage de tissus ou de végétation pour suggérer aux sens une consistance jusque-là inconnue du grand écran".

 

La plupart des données sur les auteurs qui vont suivre, sont inspirées de sa préface ou du site de l'Asiathèque que je remercie ici pour m'avoir fait connaître ce livre qui ne manquera pas de plaire à tous les cinéphiles avertis et aux passionnés de l'Orient et des wuxia. 

 

 

L'histoire de Nie Yinniang se déroule pendant l'ère Zhenyuan (785-804) de la dynastie des Tang (618-907) sous le règne de l'empereur Dezong.

Ce texte est un chuanqi, c'est-à-dire un conte fantastique caractéristique de l'époque de la dynastie Tang.

Aux éléments fantastiques (pouvoirs extraordinaires des personnages par exemple...) se mêlent des éléments politiques (rivalités et pouvoirs entre dirigeants et représentants provinciaux par exemple...), et des histoires d'amour.

 

Voici l'histoire qui a inspiré le scénario du film ...

Nie Yinniang, âgée de 10 ans, est la fille du prévôt Nie Feng.

Une nonne bouddhiste, passée demander une aumône dans la maison, se prend de sympathie pour l'enfant. Elle demande au père de lui confier sa fille pour lui transmettre son enseignement. Le père refuse et se met même en colère.

Le soir même, la petite fille disparaît.

Ce qui donne dans le scénario...

Yinniang se réveille et voit la nonne vêtue de blanc.
- La nonne : Viens avec moi, je t'emmène !
Yinniang se lève et s'habille. la nonne l'installe sur son dos, l'attache à l'aide d'un tissu de soie blanche et ressort par la fenêtre.

p 36 du scénario

 

Les parents ont beau se désoler, personne ne retrouve leur petite fille.

Cinq ans plus tard, la nonne la ramène chez ses parents : sa formation est terminée. Elle a acquis de nombreux pouvoirs.

 

Ce qui donne dans le scénario...

 

Treize ans plus tard...

- la nonne : Yinniang a terminé son apprentissage. Il est temps pour moi de vous la rendre.
La nonne prend congé...Pendant ce temps, la nourrice et les servantes, informées du retour de la jeune demoiselle ont accouru. Leurs visages sont inondés de larmes de joie.
...
Alors que la nourrice aide Yinniang à se déshabiller, elle découvre avec stupeur un poignard en corne de bouc noire attaché à la taille de la jeune femme. Yinniang ne dit rien.

p 41

Désormais, même son père n'ose plus la contrarier.

Le gouverneur militaire de Weibo ayant appris qu'elle possédait certains pouvoirs, la fait entrer dans sa garde personnelle. Bien sûr, il compte bien se servir d'elle et de ses pouvoirs extraordinaires à des fins politiques...

 

Je ne vais pas vous raconter les multiples péripéties de cette histoire  que vous pourrez vous amuser à mettre en parallèle avec le scénario du film ! 

 

 

Il s'agit d'un récit très riche, plutôt bref (6 pages) mais empli d'action, faisant appel à de nombreux personnages et à de nombreuses références culturelles : respect des anciens et de toute figure d'autorité, violence guerrière...

Forcément le scénario original écrit à partir de l'histoire ne le sera pas moins !

 

Dans le livre, le scénario du film est donc mis en regard de l'histoire, vieille de plus de mille ans.  Il montre qu'il ne s'agit pas à proprement parler d'une adaptation du conte mais d'une histoire à part entière qui a été réinventée pour s'adapter aux exigences du cinéma.

Cette nouvelle histoire présente donc par exemple de nombreux flashes-back où le lecteur prend connaissance des années de formation de la jeune fille, années durant lesquelles elle a acquis, guidée par la nonne, ses extraordinaires pouvoirs mais où elle a été obligée de faire ses preuves aussi, en tuant des gens qu'elle aimait.

 

Ce scénario est donc une oeuvre littéraire à part entière et il pourra être très instructif de le comparer au résultat final obtenu, c'est-à-dire au film que je ne suis pas encore allée voir. 

 

Le scénario définitif élaboré en octobre 2012, a été écrit par A. Cheng (Zhong Acheng), Chu Tien-wen et Hsieh Hai-meng.

C'est en fait la 38ème version du scénario !

 

Au centre de ce scénario, il y a bien sûr Hou Hsia-hsien lui-même, un réalisateur taïwanais au parcours unique, né en Chine continentale puis arrivé à Taïwan avec ses parents...il est devenu un adolescent turbulent puis s'est tourné vers le cinéma un peu par hasard : il a commencé à tourner des mélodrames commerciaux dans les années 80. Puis il est devenu une personnalité publique en créant des films qui ont rendu à Taïwan son histoire longtemps occultée par la dictature de Tchang Kaï-chek. Enfin il est devenu un grand cinéaste connu internationalement, suite à la réalisation de films comme "La cité des douleurs", "Café lumière", "Millenium mambo", "Les fleurs de Shanghai"...et une figure incontournable dans son pays, incarnant le monde culturel taïwanais.

 

A ses côtés, on retrouve Chu-Tien-wen, une écrivaine renommée qui a toujours été sa partenaire depuis le début de son oeuvre. Elle est issue d'une famille de grands auteurs et de personnalités culturelles reconnues. Elle peut être considérée comme un des deux mentors de Hou Hsia-hsien (le second étant le réalisateur Edward Yang). 

 

A Cheng est un des écrivains de Chine continentale parmi les plus célèbres. Il a contribué à la renaissance de la littérature chinoise en publiant des nouvelles réunies dans un livre intitulé "Les trois Rois". Il a vécu plusieurs années aux États-Unis.

A. Cheng est le scénariste et le co-scénariste de plusieurs films. Il a notamment écrit des scénarios pour Tian Zhuangzhuang.

 

Enfin la jeune Hsieh Hai-meng, née en 1986, et titulaire d'une licence d'anthropologie, se destine à une carrière littéraire, comme certains membres de sa famille (Chu Tien-hsin, sa mère et Chu Tien-wen, sa tante dont on vient de parler ci-dessus). Elle écrit actuellement son premier roman. 

 

Leur travail commun, par moment très fragmenté, a donné vie à ce scénario...très riche dont le film n'est qu'une version au final, très épurée. 

 

Extrait du film "The Assassin"

 

Enfin le livre se poursuit par la chronique sur la réalisation du film "The assassin", écrite par Hsieh Hai-meng, la plus jeune des scénaristes.

Cette chronique, intitulée "Nuages mouvants" qui a donné son titre au recueil a été tenue  par la jeune écrivaine durant toute  la préparation et le tournage du film.

 

Dans ce texte, elle nous montre ses qualités d'observation, et sa grande variété de ton. Elle passe du quotidien, à des perspectives historiques précises, philosophiques ou esthétiques. Elle peut délaisser une situation pour en favoriser une autre qui à ses yeux apparaît comme plus importante...

 

Dans ce "journal de bord" un peu spécial, qui tient environ la moitié du recueil, le lecteur découvre la manière dont travaille Hou Hsiao-hsien et donc une facette de sa personnalité mais aussi les contraintes matérielles, ou "idéologiques" qui se sont imposées lors de la réalisation du film.

 

Petit à petit se dessine de la part du cinéaste une stratégie de la mise en scène qui est aussi une philosophie de l'existence, stratégie et philosophie fondées sur une négociation permanente entre l'état de la réalité, l'affirmation d'une singularité personnelle et l'exigence d'une constante remise en question.

 

L'auteur nous parle en détails des différents éléments qui ont permis la composition des personnages...par exemple le personnage central de Nie Yinniang est hybride.

Hou "dao" a décidé qu'elle serait atteinte du syndrome d'Asperger, un trouble proche de l'autisme. Il a donc étudié ce  trouble en détails pour tout savoir de ceux qui en étaient atteints. 

Il s'est inspiré par exemple du personnage de Lisbeth Salander (dans Millenium) et de celui de Jason Bourne, héros de "La mémoire dans la peau" de Robert Ludlum.

Cela donne une héroïne particulière qui n'est pas amnésique (elle sait qu'elle a été enlevée pour faire d'elle un assassin) mais qui ne se reconnaît pas dans le monde où elle évolue. Ainsi elle a acquis un caractère particulier : elle est obstinée, fonce sans penser aux conséquences de ses actes et, du moment qu'elle croit sa quête juste, elle mettra même sa vie en péril...

 

L'auteur nous décrit certaines scènes et les multiples prises du tournage, les problèmes liés à la météo (à la nécessité d'avoir du brouillard, par exemple, pour tourner certaines scènes), les désirs du réalisateur et ce qu'il a finalement réussi à tourner, ses contradictions et ses hésitations. 

 

Hou "dao" préfère sortir se promener et fumer une cigarette. A travers la baie vitrée, nous le voyons de dos et le regardons errer sous les arbres en casquette blanche et pantalon assorti. De temps à autre, il lève la tête vers le ciel, absorbé dans ses réflexions. Nous en profitons aussi pour faire une pause...
Au retour de sa promenade et de sa pause cigarette, Hou dao lâche invariablement : "Ça y est, je sens que dans ce passage nous devrions faire comme ça..."

p 102

 

Le lecteur découvre aussi les conditions particulières du tournage selon qu'il se passe en Chine, à Taïwan, ou au Japon et les problèmes locaux concrets.

Le film s'élabore sous les yeux du lecteur tout en prenant peu à peu de la distance avec le scénario.

Enfin, de nombreuses références à d'autres oeuvres, à des personnages étayent le récit.

 

Ce journal de bord fourmillant d'infos de toutes sortes, se lit comme un récit d'aventure plein de rebondissement. Il ne vous donnera qu'une seule envie, celle de découvrir "The assassin" sans tarder.

 

Interview traduite en français de l'équipe du film

 

Salué comme un chef-d’oeuvre au Festival de Cannes 2015, où il reçut le "Prix de la mise en scène", sélectionné pour concourir à l’Oscar du meilleur film étranger en 2016, "The Assassin", dix-huitième long-métrage de Hou Hsiao-hsien est, selon l’expression de Jean-Michel Frodon (l’auteur de la préface) "une mutation, un voyage, un tournant dans l’art mobilisé".

"Nuages mouvants" fournit d’innombrables indices qui en éclairent le processus de création.

On y découvre une vision particulière de la culture chinoise classique des Tang et du cinéma, on y saisit de façon vivante et incarnée la manière dont travaille Hou Hsiao-hsien.

On y comprend aussi les enjeux plus vastes en termes matériels, financiers, stylistiques, "idéologiques" auxquels il est confronté.

On y a enfin accès à des informations plus générales sur les conditions de tournage en Chine, à Taïwan et au Japon.

Tout le travail — depuis l’écriture du scénario jusqu’à la sortie du film — est dévoilé, mêlant croquis pris sur le vif, opinions tranchées sur des réalisateurs et des films, références aux conditions de fabrication d’autres films de Hou Hsiao-hsien, réflexions sur le sens de ses comportements et de ses décisions.

 

[source : http://www.livres-cinema.info/livre/10551/nuages-mouvants ]

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 09:58
Ce spectacle circule à travers la France depuis plusieurs années déjà. Peut-être l'avez-vous déjà vu ?
Ce spectacle circule à travers la France depuis plusieurs années déjà. Peut-être l'avez-vous déjà vu ?
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Ce spectacle circule à travers la France depuis plusieurs années déjà. Peut-être l'avez-vous déjà vu ?
Ce spectacle circule à travers la France depuis plusieurs années déjà. Peut-être l'avez-vous déjà vu ?

Ce spectacle circule à travers la France depuis plusieurs années déjà. Peut-être l'avez-vous déjà vu ?

"Faust, une légende allemande" est un film muet allemand réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau en 1926 inspiré de l'oeuvre de Goethe.

Ce conte populaire allemand date du XVIe siècle et a fait l'objet de nombreuses interprétations.

 

 

La légende de Faust... 

 

 

Dans les nuées célestes, l'archange de lumière, symbole du Bien, et Méphisto le diable, font un pari.

Si le diable parvient à démontrer que l'homme est aussi noir que ce qu'il croit, alors la Terre sera à lui. S'il n'y arrive pas, il renoncera à posséder la Terre.

Méphisto doit par son intelligence, corrompre l'âme d'un homme "bien". Son choix se porte sur le docteur Faust, un vieil alchimiste célèbre pour ses travaux et sa piété.

Mephisto doit réussir à le corrompre et à détruire en lui tout ce qui est de l'ordre du divin...

 

Il commence par amener la peste sur le monde et plus particulièrement dans le village dans lequel Faust habite.

Les prières de Faust ne servent à rien pour enrayer la mort des villageois les uns après les autres. Désespéré et impuissant, il finit par appeler le diable, qui bien sûr arrive aussitôt et lui propose d'être à son service à l'essai pour 24 heures. 

 

Mephisto accepte de sauver les villageois mais Faust en échange ne devra plus s'approcher du divin. Il est alors banni par les villageois. 

Tous deux partent, en tapis volant, découvrir les merveilles et les plaisirs terrestres. Faust aveuglé, se soumet entièrement au diable.

Il décide de lui donner son âme en échange de la jeunesse éternelle et des plaisirs qui vont avec...

 

Mais Faust veut revenir vers son village : il se lasse de toutes ces futilités.

Durant le voyage de retour, Faust tombe éperdument amoureux de Marguerite (Grentchen), une pure jeune fille. Valentin le frère s'interpose et provoque Faust en duel.

C'est Mephisto qui a tout manigancé (vous vous en doutez !): il porte le coup fatal à Valentin, mais c'est Faust qui va être accusé du meurtre et qui sera encore obligé de s'enfuir.

Mephisto assiste impuissant aux approches des deux amoureux : il est jaloux de leur romance, lui que ne sait pas ce que c'est que l'amour.

Il va tout faire pour les séparer, mais malgré toutes les machinations qu'il mettra en oeuvre, et le drame final... c'est l'amour qui triomphera malgré tout. Seul ce mot est en effet capable de briser le pacte diabolique !

 

Le spectacle

 

Tandis que le film de Faust est projeté sur un écran, les trois acteurs produisent dialogues, bruitages et musique. 

 

D'un côté de la scène, il y a deux musiciens (Pierre Marcon et Jérôme Favarel) équipés d'un clavier et d'instruments divers, de l'autre un seul homme qui va nous interpéter tous les personnages (Faust jeune ou vieux, Mephisto, Marguerite, sa mère, sa tante...) en plus de certains bruitages.

Cet homme c'est Patrick Ponce, le réalisateur du spectacle.

 

Pour rendre le spectacle vivant, les acteurs collent parfaitement à l'image en "doublant" avec la musique, les voix, les mimiques, les mouvements des différents personnages...

 

Le spectateur devient complice de l'histoire. Il entend rugir le diable, parler ou pleurer la jeune Marguerite, crépiter les flammes...comme s'il y était ! 

Quant aux bruitages tous les objets sont bons mais je ne vous les dévoilerez pas car ils font partie intégrante de la mise en scène...

 

Le spectateur doit intégrer les différentes informations, l'image ne doit pas primer sur le spectacle. Tout est question d'équilibre. Le regard du spectateur va donc changer de focale : il ira de la projection au musicien, puis au comédien où il restera en pause sur l'image tout en savourant les paroles et les bruitages...Le spectacle est partout. C'est absolument magique !

 

Et le spectateur aimerait recommencer aussitôt car il n'a pas eu le temps de regarder, avec quel objet le comédien a fait tel ou tel bruitage...ni à quel moment la musique a pris toute la place...ou quel visage a pris le comédien pendant telle ou telle scène...

 

Mais là où la réputation de la troupe ne fait pas défaut c'est qu'on y retrouve l'humour décalé, improbable et  inattendu...dans ce drame qui se déroule sous nos yeux.

 

"Tiens je vais aller dans le mur" dit Mephisto en passant réellement à travers le mur.

 

Et que dire de la façon dont l'acteur se met à parler au milieu du spectacle même, avec la voix de Murnau, le metteur en scène du film, et lui fait expliquer certains de ses choix d'artiste et certaines scènes de son film...

 

Tout à fait désopilant !

 

Présentation du spectacle "Faust" au Festival d'Avignon en 2011

 

"Cartoun (=cartoon) sardines (parce que troupe marseillaise) Théâtre" ?

 

En 1979, Patrick Ponce et Philippe Car se rencontrent dans l'école de mime de Pinok et Matho. 

Très vite, ils font le projet de monter un spectacle et créent "Mimonettes", un spectacle pour enfants. Un troisième larron les rejoint, c'est Martial Gimeno. 

Puis ils fondent ce qui deviendra plus tard le Cartoun Sardines théâtre.

 

La troupe poursuit son aventure en 1986 avec des spectacles désopilants et inventifs d'où les spectateurs sortent avec mal au ventre d'avoir trop ri devant ce déballage de mimes, d'ombres, d'équilibristes, de masques, de décors fabuleux...c'est selon !

 

Une trentaine de spectacles depuis leur création leur a permis d'explorer les textes classiques ou modernes, les réalisant dans un univers résolument moderne mais décalé et toujours émotionnellement fort et très poétique. 

 

Puis la troupe se sépare et chacun va suivre son chemin.

 

Philippe Car crée alors la Compagnie Philippe Car - Agence de voyages imaginaires. Vous retrouverez sur son site l'histoire des débuts des Cartoun sardines puis de sa propre compagnie.

 

Patrick Ponce, lui, décide d'expérimenter sur scène le théâtre-cinéma. Il travaille sur le cinéma muet, tout en gardant l'humour décalé des origines et en modernisant des textes classiques.

 

Pour en savoir plus sur la Compagnie et leurs spectacles en cours, retrouvez-les sur leur site.

 

Archives : La troupe en 1994 au Festival d'Avignon

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 08:08

 

Dans la SF Post-apocalyptique, la société telle qu'on la connaît n'existe plus : la civilisation humaine a totalement disparu, parce qu'une catastrophe naturelle, biologique, nucléaire ou autre... a  détruit en partie la Terre.

 

La SF post-apocalyptique est de la dystopie poussée à l'extrême. Donc il faut aimer pour s'accrocher car ces romans (ou ces films) sont réellement pessimistes et dérangeants !

 

 

De plus il existe de nombreux livres, jeux videos ou films dit "post-apocalyptiques" et qui ne sont pas forcément de la Science-Fiction...

Comme vous le voyez c'est toujours aussi simple de tenter de "classer" les livres dans des genres précis :)

 

 

Parmi les romans vous pouvez lire... ou voir leur adaptation au cinéma.

 

Attention si vous avez des ados à la maison, de nombreux jeux vidéos s'inspirent de ces livres...et la plupart des films sont interdits aux moins de 16 ans.

Pour les livres je vous propose de laisser les préados dévorer les titres de dystopie mais de ne pas leur proposer de la SF post-apocalyptique avant 15-16 ans ou de partager vos impressions.

 

 

 

- La guerre des mondes / Herbert George Wells (1ère publication en 1898 !)

Un grand classique de Science-Fiction...très largement influencé par les oeuvres de Jules Verne.

Pour la première fois l'humanité rencontre une race extraterrestre hostile...et pour la première fois apparaissent dans ce roman des "robots" (= les tripodes martiens) que vous pouvez visualiser sur la couverture de l'édition folio ci-dessous.

 

 

 

Ce roman a donné naissance à de nombreuses adaptations :

- en 1938 tout d'abord, sous forme de feuilletons radiophoniques réécrits et lus par Orson Welles, un artiste américain à la fois acteur, réalisateur, producteur et scénariste qui sera révélé en France après la Seconde Guerre mondiale par son film "Citizen Kane". L'émission aurait créé un vent de panique aux États-Unis, des milliers d'auditeurs croyant à une réelle invasion extraterrestre... Légende ou réalité ?

 

- en 1953 au cinéma, un film (même titre) adapté par Byron Haskin 

Suite à la chute d'une météorite en Californie,  ayant provoqué un feu de forêt, un shérif laisse trois hommes garder le cratère... Mais une intelligence artificielle se rend sur les lieux...

 

- en 2005 dans un célèbre film (même titre) de Steven Spielberg avec Tom Cruise.

- en 2005 (encore) dans un film (même titre) de Timothy Hines, sorti directement en DVD.

 

- en 2005, un téléfilm (même titre) réalisé par David Michael Latt.

George Herbert, un astronome est séparé de sa famille lors d'une invasion d'aliens. Il fera tout pour les retrouver et les sauver.

- en 2008 La guerre des mondes 2 fait suite au téléfilm de David Michael Latt. Réalisé par C. Thomas Howell.

 

Les deux téléfilms proches de l'horreur ont été interdits aux moins de 16 ans aux États-Unis.

 

- en 2012 enfin dans "Battle invasion" de Neil Johnson.

Dans un futur proche, une armée d’extraterrestres décide d’envahir la Terre. Son but : réduire l’Humanité à l’esclavage pour constituer une réserve alimentaire presque infinie. La rébellion des humains s’organise afin de lutter contre les ennemis, tous les coups sont permis pour les anéantir afin de sauver la Terre.

 

 

- enfin dernière adaptation en date du roman en 2014 dans "Invasion meurtrière" du même réalisateur.

 

 

- La mort de la Terre (1910) / J-H-Rosny Aîné

Dans un futur lointain, la Terre est devenue, du fait de sa surexploitation par l'espèce humaine, un immense désert desséché. Les quelques communautés restantes limitent les naissances et incitent les humains à pratiquer l'euthanasie pour obtenir une mort plus rapide. Targ, sa femme, sa sœur, et leurs enfants, les derniers vivants sur Terre encore prêts à survivre, partent à la recherche d'eau et de nouvelles terres pour reconstruire. En parallèle, une autre race d'êtres mi-vivants mi-minéraux, prospère sur les ruines de la civilisation humaine : les ferromagnétaux.

 

- Ravage (1943)/ René Barjavel

C'est aussi un roman d'anticipation et une dystopie post-apocalyptique...dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises.

 

 

- La Flamme noire (1948) / Stanley G. Weinbaum

Plusieurs centaines d'années après l'anéantissement par une peste de la quasi-totalité de l'espèce humaine, une famille d'immortels cherchent à conquérir le monde grâce à la science de pointe développée.

Un frère et une sœur, devenus immortels, luttent contre la mutation de l'humanité, car l'immortalité leur apparaît comme un fléau.

 

 

- La Terre demeure (1949) / George R. Stewart

Isherwood "Ish" Williams, un étudiant américain en écologie demeure isolé dans les montagnes pendant plusieurs semaines. En regagnant la ville la plus proche, devant l'absence de toute activité humaine, il découvre qu'en son absence une pandémie foudroyante est survenue. En parcourant les États-Unis, il réalise que l'humanité a quasiment totalement disparu, à l'exception de quelques individus. Il fait la rencontre d'une femme nommée Em, et de quelques survivants avec lesquels il reformera un noyau de civilisation, La Tribu.

Le récit comprend plusieurs parties. La première partie évoque la fin de la civilisation humaine, la rencontre avec Em. La seconde se déroule 22 ans après la catastrophe. Ish est à présent au sein d'une petite communauté d'individus. La dernière se déroule plus de 40 ans après la catastrophe. Entre ces parties de courts chapitres font la transition.

 

 

- Je suis une légende (1954) / Richard Matheson

C'est à la fois un roman de SF post-apocalyptique et d'horreur, bien que plein d'humour...

Robert Neville est le dernier survivant d'une pandémie, contre laquelle il est immunisé, à la suite d'une morsure de chauve-souris. Cette épidémie est causée par un bacille qui transforme les gens en êtres décharnés et cannibales, trop sensibles aux UV pour survivre à la lumière du soleil.

Tous ses anciens amis et voisins sont devenus des vampires nocturnes et sauvages.

Robert est obligé de vivre seul et dans une maison fortifiée pour se prémunir des attaques nocturnes...

Adapté au cinéma en 2007 par Francis Lawrence.

 

La SF Post-Apocalyptique

 

- Le monde vert (1962)/ Brian Aldiss

Ce roman décrit un avenir lointain dans lequel la Terre, qui ne tourne plus, s'est transformée en une gigantesque serre dominée par les végétaux. Ceux-ci ont formidablement évolué et acquis des capacités prédatrices redoutables. L'homme a régressé tant en taille qu'en connaissances et doit lutter farouchement pour survivre dans cette jungle.

Au départ il s'agissait de 5 nouvelles qui ont été réunies dans un seul volume.

 

 

- Le monde englouti (1962 publié en France en 1964) / James Graham Ballard

Dans un futur proche, une série d'explosions solaires a augmenté la température de la planète et un climat tropical règne sur l'ensemble de la Terre. La faune et la flore sont revenus à ce qu'elles étaient à l'époque préhistorique, et l'homme n'a plus beaucoup de place dans ce monde surchauffé et étouffant. Ayant fui les grandes villes et les continents recouverts de vastes forêts infestées d'iguanes et de moustiques et arrosés continuellement de pluies diluviennes, les hommes vivent désormais dans des bases au Groenland, en Antarctique et dans diverses îles des pôles. Dans ce contexte, le médecin Kerans participe à une expédition scientifique sur le site englouti d'une ancienne capitale européenne. La déliquescence d'un monde en ruine, la tentation de la régression vers un monde primitif préhistorique, la lutte perdue d'avance des hommes face à une nature sauvage et une psyché qui les conduit à leur perte sont les thèmes porteurs de cette histoire angoissante d'une humanité qui touche à sa fin. (source wikipedia).

 

 

- La planète des singes (1963) / Pierre Boulle

C'est un roman d'anticipation post-apocalyptique.

Une fusée propulse un équipage d'astronautes deux mille ans dans le futur pour finalement atterrir sur une planète inconnue gouvernée par des singes. Taylor, l'un de astronautes rescapés, est jeté au fond d'une cage où sont enfermés d'autres humains.

Le roman reprend les idées de Charles Darwin sur l'évolution, mais au lieu de favoriser l'homme, l'évolution naturelle entraine la dominance des singes...jusqu'à ce que l'homme évolué disparaisse totalement.

 

Ce roman a fait l'objet de multiples adaptations cinématographiques :

 

- en 1968 (même titre) un film de Franklin J. Schaffner, avec Charlton Heston, Woodrow Parfrey, Linda Harrison a été tiré de ce roman.

- en 1970, un film intitulé "Le secret de la planète des singes" de Ted Post.

- en 1971, un film intitulé "Les évadés de la planète des singes" de Don Taylor.

- en 1972, un film intitulé "La Conquête de la planète des singes" de J. Lee Thompson.

- en 1973, un film intitulé "La bataille de la planète des singes" du même réalisateur.

- en 2001 un film intitulé "la planète des singes" de Tim Burton.

- en 2011, un film intitulé "La planète des singes : les origines" de Rupert Wyatt.

 

Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d’Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire.

 

- enfin en 2014, un film intitulé "La planète des singes : l'affrontement" de Matt Reeves.

 

Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s'est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

 

 

 

 

 

- Malevil (1972)/ Robert Merle

 

 

À la suite d'une explosion, sans doute nucléaire, qui a  ravagé la Terre entière, Emmanuel Comte et ses six compagnons (La Menou, Momo, Peyssou, Meyssonnier, Colin et Thomas) tentent de reconstruire la civilisation. Installés dans le château de Malevil où ils ont pu survivre à la catastrophe, cachés dans les caves, ils se mettent en quête d'autres survivants...en particuliers de femmes. Ils doivent faire face aux autres bandes survivantes.

 

Ce roman a fait l'objet

-d'une adaptation cinamétographique de Christian de Chalonge en 1981. La fin est complètement différente du roman.  L'auteur, considérant que l'esprit de son roman n'a pas été respecté, n'a pas voulu que son nom figure au générique.

- Puis d'un téléfilm de Denis Malleval  en 2010.

 

 

- Le Troupeau aveugle (1972) / John Brunner

À la fin du XXe siècle, la pollution chimique est telle que la Méditerranée est un cloaque pestilentiel.

Certains jours, à New York, il pleut de l'acide ; l'eau du robinet n'est pas potable ; tout le monde ou presque souffre d'allergies ou d'intolérances ; les microbes résistent aux antibiotiques et la vermine aux insecticides ; la nourriture est rare et altérée par des pesticides ; l'espérance de vie décroît régulièrement.

Or l'ultime démarche que tente le philosophe écologiste contestataire Austin Train est vouée à l'échec.

 

 

- Le cycle d'Ender (11 tomes  et 10 nouvelles, dont certains non traduits) publiés à partir de 1977 -  / Orson Scott Card

Le cycle se déroule dans un futur, non daté.

La flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des doryphores géants, une race d'insectes extraterrestres très agressives...  Mais, une nouvelle invasion menace.

Les enfants les plus intelligents de la planète sont repérés très jeunes au moyen de tests pointus, et les meilleurs d’entre eux sont envoyés à l’École de Guerre, une station orbitale terrienne sous la responsabilité de la Force Internationale afin de les former au commandement militaire.

Parmi les élèves-officiers - Tous des surdoués, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant Stratege, il est le jouet de manipulations depuis sa naissance... Et cela le dépasse.

Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité, tout du moins c'est ce que les adultes prétendent... et Ender n'a que six ans.

 

- Le Fléau (1978 puis 1990)/ Stephen King

A la fois roman d'horreur et post-apocalyptiqu

Il a suffi que l'ordinateur d'un laboratoire ultra-secret de l'armée américaine fasse une erreur d'une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l'Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4 %.
Dans ce monde d'apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël : une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun. Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l'Homme sans visage, l'Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L'incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau.
C'est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.

 

Ce roman a été adapté sous la forme d'une mini-série par Mick Garris en 1994.

 

 

- La compagnie des glaces (1980-1992 et 2001-2005) / Georges-Jean Arnaud

C'est l’œuvre littéraire de Science Fiction la plus longue (98 épisodes). Elle est également parue en BD chez Dargaud.

 

Les poussières consécutives à une explosion de la Lune ont recouvert l'atmosphère terrestre, interceptant les rayons du soleil et plongeant la planète dans une nouvelle ère glaciaire.

Les survivants sont obligés de vivre dans des villes sous-globe reliées par des trains.

Les grandes compagnies ferroviaires ont donc le pouvoir et règnent sur les hommes leur cachant la vérité : les Hommes Roux peuvent résister à des températures de moins quarante et vivre à l'extérieur des villes...

 

La série a été adaptée sous forme de d'épisodes en 2006 (coproduction franco-canadienne). Elle reprend la trame générale du roman mais se permet de grandes variations...

 

 

- La mort blanche (1982 traduit en français en 1983) / Frank Herbert

Le , en plein centre de Dublin, John Roe O'neill, un biologiste moléculaire, perd sous ses yeux sa femme et ses deux fils dans un attentat à la voiture piégée.

Peu de temps plus tard, un homme mystérieux que tout le monde fini par appeler "le Fou" a défié le monde en répandant un virus d'une forme nouvelle, "La peste blanche": elle ne tue que les femmes et cela, en quelques heures seulement. "Le Fou" en veut notamment à l'Irlande (pour son terrorisme), à l'Angleterre (pour donner une raison au terrorisme irlandais) et à la Libye (parce qu'elle entraîne les terroristes) et demande aux autres pays du monde de renvoyer les ressortissants de ces trois pays dans leur pays d'origine sous peine de répandre plus largement le virus...

 

- Les derniers hommes (1999- 2000) Pierre Bordage.

 

Il comprend Six épisodes :

 

1 -Le Peuple de l'eau (décembre 1999)

2-Le Cinquième ange (janvier 2000)

3-Les Légions de l'apocalypse (février 2000)


4-Les Chemins du secret (mars 2000)


5-Les Douze tribus (avril 2000)


6-Le Dernier jugement (mai 2000)

 

Un siècle après la Troisième Guerre mondiale, qui a opposé le camp Indo-Arabo-Américain à l'alliance Paris-Moscou-Pékin, le monde est devenu invivable en raison des radiations nucléaires, des poisons déversés dans les rivières et les lacs, des animaux rendus dangereux par les manipulations génétiques et des armes robotisées toujours en service. Les humains sont pour la plupart devenus nomades et tentent de survivre dans cet environnement.

L'un de ces clans de nomades, celui des aquariotes, parcourt l'Europe de l'Oural à la côte atlantique française en cherchant l'eau potable, ce trésor inestimable, afin de le troquer avec les autres tribus au cours de son périple. Parmi eux, vivent Solman et Raïma qui pressentent l'arrivée de l'Apocalypse décrite dans la Bible.

 

- Le dernier homme (2003)/ Margaret Atwood

 

Notre monde, dans un futur pas si lointain...dévasté à la suite d'une catastrophe écologique sans précédent, où se combinent des conditions climatiques aberrantes, des manipulations génétiques délirantes et un virus foudroyant prompt à détruire l'ensemble de l'humanité.

Esseulé au cœur de cet enfer aseptisé et visionnaire, digne de 1984 et d'Orange mécanique, un homme, Snowman, est confronté à d'étranges créatures génétiquement modifiées, les Crakers, une nouvelle race d' " humains " programmés pour n'être sujets ni à la violence, ni au désir sexuel, ni au fanatisme religieux.

Tel un Robinson futuriste, il doit lutter pour sa survie et celle de son espèce...

 

 

 

A ne pas confondre avec...

 

- "Le dernier homme" de Mary Shelley, un roman d'anticipation paru en 1823, adapté au cinéma en 1924 et 2008.

 

 

Lionel Verney est le dernier homme. Accablé par la mort de son père, ancien ami du roi d'Angleterre, tombé en disgrâce et réduit à la pauvreté, Verney abandonne sa jeunesse à l'esprit de revanche et à la violence, avec, tendrement enfouie, une lueur d'amour pour sa sœur Perdita. Arrivent dans le voisinage, au château de Windsor, les enfants royaux, Idris et Adrian. Leur rencontre préside au bouleversement de leurs vies, chacun révélant à l'autre sa véritable nature...Puis, survient la terrible nouvelle : la peste a fait son apparition et progresse. Exacerbant passions et sagesse, le fléau met chaque homme en face de son destin.

 

 

 

- "Le dernier homme" de Wallace G. West, une nouvelle de SF (dystopie) parue en 1929

 

Dans un lointain futur, la race humaine a tout découvert : le monde est parfait et les hommes sont devenus inutiles. Après avoir massacré tous les mâles, les femmes ont pris le pouvoir et ont instauré une société mono-sexe. M-1 est le dernier homme sur Terre ; il est gardé à l'abri dans une cage en verre, dans un musée, et sert d'attraction aux femmes-ouvrières pendant leur jour de repos.

 

 

Et Deux films intitulés  "Le dernier homme" qui n'ont  rien à voir avec les romans précédents...

 

 

- Un film est sorti en 1970 (scénario et dialogue Charles L. Bitsch)

Il raconte l'histoire de trois spéléologues, Jean-Claude, sa femme Catherine et Eva, se retrouvent être les seules personnes encore vivantes sur la terre au retour d'une mission sous terre. Une guerre chimique a provoqué la mort de toute la population et des animaux.

Le trio s'organise afin de survivre.

Jean-Claude et Eva meurent après avoir été en contact avec des cadavres.

Catherine, enceinte, a échappé à la contamination, et donne naissance à un garçon...le dernier homme.

 

- Un film est sorti en 2008 (scénario et dialogues Ghassan Salhab)

Il raconte l'histoire de...

Beyrouth se réveille chaque jour avec une nouvelle victime de ce qui semble être un tueur en série. Les victimes sont vidées de leur sang. Beyrouth où Khalil, un médecin d'une quarantaine d'années, se découvre d'étranges symptômes qui vont bouleverser sa vie, la transformer. Un imperceptible lien rattache Khalil à ces victimes, et plus précisément à leur insaisissable meurtrier...

 

 

- La Route (2006)/ Cormac Mac Carthy

 

Un cataclysme inconnu a dévasté le monde. Des incendies géants ont ravagé les villes et les campagnes tandis que la faune a disparu. Le soleil est masqué en permanence par du brouillard et des cendres recouvrent le paysage. L'humanité a presque disparu. cependant quelques survivants se cachent tandis que d'autres, deviennent des criminels...

Dans ce décor apocalyptique, un père et son fils, que l'auteur ne dénommera jamais autrement que « l'homme » et « le petit », errent en direction du sud, tout en étant confrontés en permanence à la violence et à la barbarie, leurs maigres possessions rassemblées dans un chariot de supermarché et des sacs à dos...

Tous deux vont tenter de survivre, le temps pour "l'homme" de transmettre au "petit" la mémoire passée.

 

 

La SF Post-Apocalyptique

 

Adaptation cinématographique en 2009 par John Hillcoat (réalisateur) et Joe Penhall (scénariste)

Cette adaptation possède des éléments tantôt très ressemblants et tantôt très différents par rapport au roman de McCarthy.

 

- Le passage (trilogie) 2010 / Justin Cronin

 

Le roman débute sur une partie de football dans un futur proche où nous assistons à l'apocalypse puis à l'apparition de créatures à l'apparence de vampire qui sont infectés par un virus à l'origine militaire. Cent ans plus tard, un groupe de survivants dans cet univers post-apocalyptique tente de survivre face à ces créatures qu'ils craignent plus que tout.

 

 

 

- Le labyrinthe (2012) / James Dashner

Quand Thomas reprend connaissance, seul son nom lui est familier : il est amnésique... Il se retrouve entouré d'adolescents dans un lieu étrange, à l'ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d'acier. Chaque nuit, le plan en est modifié.

Thomas comprend qu'une terrible épreuve les attend tous. Comment s'échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie ? Si seulement il parvenais à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire...

 

La SF Post-Apocalyptique
La SF Post-Apocalyptique
La SF Post-Apocalyptique

Le tome 1 a été adapté au cinéma en 2014.

Le tome 2 très attendu par les cinéphiles de ce genre sort début octobre !

 

- World War Z ou une histoire orale de la guerre des zombies (2006) / Max Brooks

C'est un roman d'horreur post-apocalyptique.

 

Une adaptation réalisée par Marc Forster est sortie en 2013 au cinéma.

 

 

Vous trouverez une liste plus complètes des oeuvres post-apocalyptique ICI

 

 

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Filmographie

 

Une filmographie complète se trouve sur Wikipedia

J'en ai retenu quelques uns en plus des films tirés des romans cités ci-dessus...

 

 

- Le dernier combat (1983)

Film de Luc Besson

A la suite d'une catastrophe mondiale, la lutte pour la survie s'organise. Certains pronent la violence, d'autres veulent construire une nouvelle société.

 

 

- L'armée des 12 singes (1996)

Film de science-fiction de Terry Gilliam avec Bruce Willis, Brad Pitt, Madeleine Stowe.

Nous sommes en l'an 2035. Les quelques milliers d'habitants qui restent sur notre planète sont contraints de vivre sous terre. La surface du globe est devenue inhabitable à la suite d'un virus ayant décimé 99% de la population. Les survivants mettent tous leurs espoirs dans un voyage à travers le temps pour découvrir les causes de la catastrophe et la prévenir. C'est James Cole, hanté depuis des années par une image incompréhensible, qui est désigné pour cette mission...

 

- 28 jours plus tard (2002)

Film d'horreur et SF de Danny Boyle

 

Interdit aux moins de 16 ans

Un commando de la Protection Animale fait irruption dans un laboratoire top secret pour délivrer des dizaines de chimpanzés soumis à de terribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un mystérieux virus et animés d'une rage incontrôlable, bondissent sur leurs "sauveurs" et les massacrent.
28 jours plus tard, le mal s'est répandu à une vitesse fulgurante à travers le pays, la population a été évacuée en masse et Londres n'est plus qu'une ville fantôme. Les rares rescapés se terrent pour échapper aux "Contaminés" assoiffés de violence. C'est dans ce contexte que Jim, un coursier, sort d'un profond coma...

 

 

 

- Le jour d'après (2004)

Film américain de Roland Emmerich

Le climatologue Jack Hall avait prédit l'arrivée d'un autre âge de glace, mais n'avait jamais pensé que cela se produirait de son vivant.
Un changement climatique imprévu et violent à l'échelle mondiale entraîne à travers toute la planète de gigantesques ravages : inondations, grêle, tornades et températures d'une magnitude inédite. Jack a peu de temps pour convaincre le Président des Etats-Unis d'évacuer le pays pour sauver des millions de personnes en danger, dont son fils Sam.
A New York où la température est inférieure à - 20° C, Jack entreprend une périlleuse course contre la montre pour sauver son fils.

 

 

 

- Mad Max (série de 4 films)

 

Films d'anticipation dystopique et post-apocalyptique réalisés par George Miller pour le premier film qui est sorti en 1979. le dernier  Mad Max : Fury Roead est sorti en 2015.

Le personnage principal est incarné par Mel Gibson dans les trois premiers films et par Tom Hardy dans le dernier.

 

- Mad Max / Synopsis du premier volet (1979)

Celui ci n'a rien d'un film de SF...

Dans un futur proche, Max Rockatansky est un policier de la route, chargé de faire régner l'ordre et de chasser les criminels. Mais Les Aigles de la Route, une dangereuse bande de motards, veulent venger l'un des leurs, notamment en s'en prenant au collègue et meilleur ami du policier, Jim Goose. Prenant peur, Max décide de démissionner et part en vacances avec sa famille au Nord, loin de la violence routière. Cependant les motards retrouvent sa trace et s'en prennent à sa femme et à son fils, finissant par les tuer. Fou de rage, Max ré-endosse son uniforme et part traquer les meurtriers de sa famille, dans le seul but de les éliminer un par un.

 

-  Mad Max 2 : Le défi (1982)

Vivant en marge après le massacre de sa famille et de son collègue, Max sillonne les routes d'un pays livré à la violence dont le pétrole est devenu une ressource rare. Alors qu'il cherchait de l'essence et après avoir maîtrisé un homme en autogire qui l'a attaqué, ce dernier lui révèle qu'il peut trouver autant de carburant qu'il veut dans une raffinerie gérée par une poignée de personnes, constamment assiégée par une bande cherchant à en prendre le contrôle. Max décide d'aider les gens de la raffinerie : en échange de quelques litres, il leur fournit un camion capable de tirer la citerne qui contient le précieux carburant.

 

- Mad Max 3 : Au delà du dôme du Tonnerre (1985)

Après une guerre nucléaire, la société a été presque entièrement décimée. Les survivants s'organisent pour recréer un monde nouveau. Alors qu'il traverse le désert à bord de son véhicule attelé à un troupeau de dromadaires, Max se fait dépouiller de ses biens par un étrange aviateur. Il poursuit donc son chemin à pied et arrive à Bartertown, une ville où le troc aide à relancer le commerce. Il demande à y entrer afin de retrouver l'homme qui l'a volé. Il y rencontre Entité, la créatrice de cette ville. Celle-ci est en conflit avec Maître-Bombe, petit homme perché sur les épaule d'un géant, qui est responsable de la production de l'énergie servant à faire fonctionner la ville. Elle propose une affaire à Max : elle le ré-équipe s'il affronte Bombe dans un combat à la loyale sous le Dôme du Tonnerre.

 

- Mad Max : Fury Road (2015)

Dans un monde dévasté par la guerre pour l'eau et le pétrole, un seigneur de guerre nommé Immortan Joe règne en maître sur la Citadelle, un petit bastion d'hommes qu'il a asservis à l'aide de "war boys" fanatisés. Ceux-ci capturent Mad Max, qui se retrouve prisonnier en tant que "globulard" jusqu'à ce que l'Imperator Furiosa, général de guerre d'Immortan Joe envoyée chercher du carburant de l'autre côté du désert, ne change de route en emportant les épouses-esclaves du maître de la Citadelle.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 12:59

 

Dans l'Anticipation, les auteurs situent l'histoire dans un futur le plus souvent relativement proche. Ils présentent des inventions fabuleuses, réalisables uniquement grâce aux progrès de la Science mais qui sont totalement inconnues et quasi inconcevables au moment de l'écriture du livre.

L'auteur imagine donc ce qui pourrait advenir de l'humanité si les progrès technologiques et scientifiques se confirmaient.

Ces progrès peuvent être un bien pour l'humanité : c'est l'utopie ou au contraire amener l'humanité au bord de l'extinction : c'est la dystopie.

 

Dans l'anticipation tout paraît crédible car c'est très proche de nous...

Le lecteur se laisse facilement prendre !

 

Livres

 

- De la Terre à la lune Ou Vingt mille lieux sous les mers / Jules Verne (1865)

 

 

           

 

 

- Le meilleur des mondes / Aldous Huxley (1931) Anticipation et dystopie.

 

 

- Ravage / René Barjavel (1943) Anticipation et SF post-apocalyptique.

Le jour où l'électricité disparaît et que plus aucune machine ne peut fonctionner, c'est le chaos.

Les habitants, anéantis sont soudainement privés d'eau, de lumière, de moyens de transport et donc de travail.

Comment survivre en l'absence de technologie ? C'est François Deschamps, un étudiant en chimie agricole, qui incite d'autres personnes à quitter Paris, pour regagner son village d'enfance en Provence. il espère pouvoir y vivre de la terre. Mais le chemin est long, difficile et dangereux...

- 1984 / George Orwell (1949) Anticipation et dystopie.

La principale figure du roman, Big Brother, est devenue une figure métaphorique du régime policier et totalitaire, de la société de la surveillance, ainsi que de la réduction des libertés.

 

 

- Fahrenheit 451 / Ray Bradbury (1953) Anticipation et dystopie.

 

 

- La Planète des singes / Pierre Boulle (1963)

 

 

Un petit groupe d'hommes explore une planète similaire à la Terre, et découvre que les grands singes qui y vivent sont des espèces dominantes et intelligentes, alors que l'humanité est réduite à un état animal.

 

 

- Le Cycle de Dune / Frank Herbert (1965)

 

 

- Tous à Zanzibar / John Brunner (1968)

Spécial SF : L'Anticipation

- Marche ou crève / Stephen King (1979) Anticipation et dystopie

Roman écrit sous le pseudo de Richard Bachman

 

Comme tous les ans, cent jeunes volontaires âgés de moins de 18 ans partent de la frontière canadienne et entament une marche vers le sud à travers les États-Unis, devenus un pays totalitaire : c'est la Longue Marche.

Ils doivent marcher nuits et jours, surveillés de près par des militaires...car il est absolument interdit de s'arrêter quel que soit le prétexte.

Tout volontaire qui s'arrêtera, sera éliminé au bout de trois avertissements, c'est-à-dire exécuté.

Le dernier debout est déclaré vainqueur...

 

 

- Les Fils de l'homme / P.D. James (1992) Anticipation, thriller et dystopie.

En 2021, l'ensemble de la planète est frappée de stérilité. En Grande-Bretagne, un groupe de résistants tentent de s'opposer au gouvernement en place en refusant de sombrer dans le désespoir ambiant...

 

 

- La zone du dehors (deux tomes en 1) / Alain Damasio (1999 et 2001)

 

En 2084 des habitants de Cerclon, installés sur un satellite imaginaire, vivent dans une société idéale pseudo- démocratique.

 

Tous les deux ans, les citoyens sont invités à se réunir pour classer leurs compatriotes. Le classement se fait selon le comportement, l'efficacité au travail...et déterminera la place dans la société et surtout le nom de la personne.

Les habitants survivent dans l'angoisse d'être déclassés...et la société glisse peu à peu vers le totalitarisme. Mais la "Volte" rebelle et contestataire va secouer ce système bien huilé...

 

 

 

Et aussi...

 

- En panne sèche / Andreas Eschbach (2009). SF et thriller.

 

La fin de l'ère du pétrole est imminente. Quand le plus grand champ pétrolifère du monde se tarit, en Arabie Saoudite, des bouleversements se mettent en branle.

Notre civilisation touche-t-elle à sa ruine ?

Markus Westermann, lui, parie sur un miracle : il croit détenir une méthode qui permet de trouver de l'or noir... Encore faut-il que ce ne soit pas une illusion. Et lui faut-il jalousement en garder le secret s'il veut en tirer tout le bénéfice...

 

 

 

 

Films

 

Pour en savoir plus, consulter la liste des films d'anticipation sur le site "sens critique".

 

- Blade Runner (1982)

 

Film de science-fiction de Ridley Scott avec Harrison Ford, Joanna Cassidy, Rutger Hauer.

Film inspiré du roman de Philip Dick "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?"

Los Angeles, 2019. La création d'êtres artificiels à partir d'ADN humain s'est révélée être un échec. Relégués aux basses et dures besognes, les Réplicants se sont révoltés contre leurs créateurs lors d'affrontements sanglants sur une colonie martienne. Désormais interdits de séjour sur Terre, les Réplicants sont traqués puis éliminés ou "retirés", selon le terme officiel. Mais les dernières versions étant très évoluées, il est difficile de les distinguer des humains. Les Blade Runners tels que Rick Deckard (Harrison Ford) sont chargés de cette difficile mission. Bien qu'ayant abandonné cet emploi, Rick est contacté par Gaff (Edward James Olmos) à la suite d'une prise d'otages perpétrée par des Réplicants. Il sera confronté à un cas de conscience quand il découvrira que Rachel (Sean Young) est l'une d'entre eux.

[ source Linternaute]

 

- Brazil (1999)

 

Film de science-fiction de Terry Gilliam avec Jonathan Pryce, Robert De Niro, Kim Greist.

 

 

Sam Lowry est un bureaucrate dans un monde rétro-futuriste totalitaire. Il se contente de son travail et de sa petite vie tranquille tout en s'échappant en rêve dans un monde de héros romantiques. Son existence satisfaite, mais solitaire, est compliquée par l'arrestation brutale d'un certain Archibald Buttle, en raison d'une erreur administrative. Il tente de réparer cette injustice et doit lutter contre un système extrêmement contrôlé qui le considère de plus en plus comme un dissident. Les tentatives de sa mère de lui obtenir une promotion, l'intrusion d'un chauffagiste rebelle au système, Harry Tuttle, et la survenue en chair et en os de la femme de ses rêves sont les autres éléments de l'intrigue.

 

 

- Elysium (2013)

Film de Neill Blomkamp avec Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 15:44

En plus d'être metteur en scène, Marcel Pagnol a aussi écrit des scénarios et dialogues de films. Certaines de ses oeuvres ont ensuite été reprises par d'autres scénaristes avec d'autres acteurs...

 

Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à consulter le site officiel de Marcel Pagnol.

 

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La fille du puisatier, 1940

 

Scénario, dialogues et Réalisation : Marcel Pagnol

 

En 1939, Patricia (Josette Day), la fille du puisatier, Pascal Amoretti (Raimu) se retrouve enceinte.

Le père est Jacques Mazel (Georges Grey), un jeune aviateur, fils d'un riche commerçant de Salon-de-Provence.

Lorsque Jacques est mobilisé, pendant la seconde guerre mondiale, ses parents refusent de reconnaître l'enfant.

Pascal Amoretti chasse alors sa fille de la maison. Peu après, Jacques Mazel est porté disparu, son avion s'étant écrasé en flammes derrière les lignes allemandes.

Les Mazel (Fernand Charpin et Line Noro) tentent alors maladroitement de renouer avec Pascal Amoretti  pour se rapprocher de l'enfant, par qui est arrivé le déshonneur sur la famille, mais qui leur donne l'espoir de se rapprocher un peu de leur fils disparu.

 

Avec...

Fernandel : Félipe Rambert, l'assistant de Pascal ; Milly Mathis : Nathalie ; Claire Oddera : Amanda Amoretti, la fille cadette ; Félicien Tramel : Maxime Exbrayat, le garçon de café ; Marcel Maupi : le commis ; Charles Blavette : le teinturier ; Lucien Callamand : le colonel aviateur ; Jean Heuzé : le capitaine aviateur...

 

Petite filmographie de Marcel Pagnol (les années 40 et 50)

Ce film a été tourné pendant la seconde guerre mondiale lors de l'invasion allemande en juin 40.

Ce qui était au départ une banale histoire d'enfant naturel racontée à la manière de Pagnol s'est retrouvé imprégné de l'actualité, bien au delà des intentions du réalisateur.

Certains éléments ont été modifiés comme par exemple la mission de l'aviateur qui au lieu de partir en Afrique, part au combat.

Pagnol inclut le discours du Maréchal Pétain (du 17 juin) mais pas celui du Général De Gaulle (le 18 juin).

Le film paraissant sous l'occupation, il a été censuré et certaines scènes ont été coupées.

La fille du puisatier a été repris en 2011 par Daniel Auteuil.

Petite filmographie de Marcel Pagnol (les années 40 et 50)

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Naïs, 1945 (d'après une nouvelle d'Emile Zola)


Réalisation : Raymond Leboursier supervisé par Marcel Pagnol.

 

Toine (Fernandel), un valet de ferme, est bossu et malheureux de l'être car il aime en secret la belle Naïs (Jacqueline Bouvier), fille unique de son employeur, le père Micoulin (Henri Poupon).

 

Quand Naïs, naïve comme toutes les jeunes paysannes provençales, rencontre Frédéric Rostaing (Raymond Pellegrin), le fils débauché des riches bourgeois dont le père Micoulin est le métayer, elle est aussitôt séduite par le garçon plutôt beau garçon et baratineur. Elle devient rapidement sa maîtresse,

Mais Micoulin les surprend. Il se met en colère car il ne plaisante pas avec la bagatelle et décide de venger son honneur...

Toine, par amour pour Naïs, intervient et devient leur complice...

Les parents de Frédéric (Henri Arius et Germaine Kerjean) acceptent alors que Naïs parte vivre à Aix-en-Provence avec Frédéric.

 

Avec, dans le rôle d'Henri Bernier (Charles Blavette) et de Simone (Paule Langlais).

 

 

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La Belle Meunière, 1948

 


 

Scénario et dialogues d'après les lieders de Franz Schubert.

Réalisation : Marcel Pagnol.

C'est un des premiers films français en couleur.

 

En 1822, Vienne s'obstine encore à méconnaître le talent musical de Franz Schubert. Plus tard toute la ville en sera folle !

En mal d'inspiration, Franz Schubert (Tino Rossi) entreprend une excursion de plusieurs semaines, seul, dans les montagnes d'Autriche.

Lors d'une promenade, alors qu'il suit un ruisseau, il tombe sur Guillaume, un meunier truculent (Raoul Maro) et sur sa jolie fille de vingt ans, Brigitte (Jacqueline Bouvier).

Épris d'elle au premier regard, il accepte de prolonger sa halte dans leur modeste demeure et cherche à la séduire avec ses chansons...

 

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Le Rosier de Mme Husson (1950)


Scénario et dialogues : Marcel Pagnol d’après une nouvelle de Guy de Maupassant
Réalisation : Jean Boyer

 

 

Dans une petite ville de Normandie, un groupe de dames patronnesses décident d'attribuer un prix, à la jeune fille la plus vertueuse de la commune. Mme Husson (Germaine Dermoz), éprise de pureté et de vertu  est à la tête du comité. Elles veulent copier la célébrations des rosières, faites à Paris pour fêter les jeunes filles vertueuses et méritantes pour leur bonne conduite.

Mais après de nombreuses discussions et enquêtes, menées par Mme Husson et sa fidèle servante, l'intraitable Françoise, aucun candidate potentielle ne trouve grâce à ses yeux.

En effet le seul être véritablement irréprochable de la commune est  Isidore (André Bourvil), le benêt du village, fils de la fruitière (Pauline Carton) Après avoir demandé conseil au curé (Jean Duvaleix), Mme Husson et ses dames décident de le couronner «rosier», en grande cérémonie.

Isidore participe au banquet, en profite pour se saouler pour la première fois, reçoit son prix de cent mille francs et  se sauve avec la bourse qu'on lui a donné.

On le retrouve huit jours plus tard, ivre et dégoûtant...

 

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Topaze  (1951)


Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol

 

Professeur de morale dans un collège privé, Topaze (Fernandel) est aussi sincère et sérieux que naïf. Tamise (Pierre Larquey), son meilleur ami et collègue, décide de l'aider à conquérir les faveurs d'Ernestine (Jacqueline Pagnol), la fille de Muche (Marcel Vallée), le directeur du collège, dont Topaze est secrètement amoureux.

Mais Ernestine n'a que faire de Topaze.

 

De plus celui-ci refuse de modifier les notes d'un cancre notoire, fils de la Baronne Pitard-Vergnolles (Milly Mathis). Le directeur de peur de perdre une bonne cliente, licencie immédiatement Topaze.

 

Topaze subsiste alors grâce aux leçons qu'il donne au neveu de Suzy Courtois (Hélène Perdrière), une jolie femme entretenue par Castel-Vernac (Jacques Morel), un conseiller municipal.

Ce politicien véreux fait acheter n'importe quoi par la Ville et prélève sa "commission" sur tous les marchés. Il a besoin d'un prête-nom pour son détournement d'argent et charge Suzy d'endormir le naïf Topaze.

Mais celui-ci, malgré l'argent facile qu'il gagne, n'est pas heureux : il découvre que tout s'achète et ce précepte est bien loin des vertus qu'il enseignait dans son cours de morale.

Il devient cynique à son tour, embauche Tamise comme secrétaire et fait fortune.

 

 

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En 1952 Marcel pagnol réalise un film intitulé "Manon des sources" qu'il divise en deux parties à la fin du tournage : "Manon des sources " et "Ugolin".

 

Dix ans plus tard, il écrit l'histoire de "Manon des sources" dans deux romans regroupés sous le titre de série "L'eau des collines". Le premier volet de l'histoire s'intitule : "Jean de Florette". Il raconte l'enfance de Manon et l'histoire de ses parents, donc celle son père, Jean.

Puis dans le deuxième volet "Manon des sources", il raconte l'histoire de Manon devenue bergère et qui veut venger son père... L'histoire est très proche du film de 1952 et rassemble aussi celle intitulée "Ugolin".

 

Enfin, Claude Berri adapte les deux romans en 1986 en gardant leurs titres d'origine.

 

 

 

Manon des sources (1ère partie du film), 1952


Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol
 

Dans les collines de Provence, Manon (Jacqueline Pagnol) est devenue bergère. Elle vit à l’écart d’un petit village.

Suite à des accusations saugrenues, elle est arrêtée et jugée par les villageois.

Seul habitant du village à la défendre, l'instituteur (Raymond Pellegrin) est intrigué par cette jeune femme rebelle et sauvage.

En fait Manon prépare une sourde vengeance contre les villageois, coupables selon elle d’un crime qui remonte à sa jeunesse...

Le Papet (Henri Poupon) et d'Ugolin (Rellys) ont détourné la source qui, à l'origine, irriguait les terres que les parents de Manon ont reçu en héritage. Le père de Manon, à cause du manque d'eau, s'est tué à la tâche pour faire vivre sa famille.

Manon veut, à son tour, détourner la source qui alimente le village en eau potable car, elle le sait, tous les villageois étaient au courant qu'une source existait aux Romarins et personne n'a rien dit à son père.

Lors que la source cesse de couler, lors de la fête de l'eau, tout le village est stupéfait, mais bientôt, les langues se délient et les secrets enfouis réapparaissent...

 

Ugolin (2ème partie du film), 1952


Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol
 

Manon a réussi à boucher la source qui alimente le village.

Un conseil se tient chez l'instituteur.  C'est bien Ugolin qui a bouché la source pour pouvoir acheter à bas prix la propriété des Romarins.  Elle appartenait à la grand-mère de Manon et que le père de Manon, à sa mort, a voulu la reprendre sans savoir qu'avant il y avait une source. Personne n'a rien dit.

 

Les villageois prennent peu à peu la mesure du mal qu'ils lui ont fait. Ils vont tout faire pour obtenir son pardon et celui du bon Dieu...et obliger Ugolin à avouer son crime.

 

Les films de Claude Berri (1986)

Les films de Claude Berri (1986)

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- Les  Lettres de mon moulin (1954)

 

Les trois messes basses ; L'Elixir du révérend père Gaucher et Le Secret de Maître Cornille. Le Curé de Cucugnan sera adapté plus tard...

 

Les Lettres de mon moulin : L'elixir du père Gaucher, 1954


Scénario,  dialogues et réalisation  : Marcel Pagnol d’après Alphonse Daudet
Interprètes principaux: Rellys, Robert Vattier, Christian Lude...

 

Pour sauver l'abbaye de la ruine, le père Gaucher se lance dans la fabrication d'un élixir...

Ou est-ce plutôt une liqueur ?

 

 

 

Les Lettres de mon moulin : Les trois messes basses, 1954


Scénario,  dialogues et réalisation  : Marcel Pagnol d’après Alphonse Daudet

 

La nuit de Noël, poussé par le Diable qui a pris les traits de Garrigou, son enfant de chœur, Dom Balaguère s'adonne au péché de gourmandise.

Il escamote les trois messes basses car il ne pense plus qu'au réveillon qui l'attend dans son office. La clochette de Garrigou tinte pour l’inciter à se dépêcher.

Après l’office, impatient de festoyer, dom Balaguère s’empiffre et boit tant et si bien qu’il meurt d’une attaque au cours de la nuit...

 

 

 

Les Lettres de mon moulin : Le secret de Maître Cornille, 1954


Scénario,  dialogues et réalisation  : Marcel Pagnol d’après Alphonse Daudet
 

 

Les ailes du moulin du vieux Maitre Cornille continuent de tourner alors qu’aucun villageois ne lui apporte de blé…

D’où viennent donc tous ces sacs de farine ?

Quel est donc le secret de Maitre Cornille ?

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Deux téléfilms

 

La Dame aux Camélias (téléfilm), 1962


Scénario et dialogues : Marcel Pagnol d'après la pièce d'Alexandre Dumas fils
Réalisation : François Gir


Armand Duval, un jeune homme de très bonne famille, est amoureux d'une courtisane à la mode, Camille.

Mais le père du jeune homme ne voit pas cette union du meilleur œil et supplie la jeune femme de renoncer au mariage avec Armand.

La mort dans l'âme, elle renonce a son amour. Mais quand la tuberculose la submerge, elle découvre qu'Armand ne l'a jamais oublié...

 

 

Les Lettres de mon moulin : Le curé de Cucugnan, 1967


Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol d’après Alphonse Daudet
 

Lors de son sermon, le curé de Cucugnan raconte le rêve extraordinaire qui l'a conduit du Paradis à l'Enfer, à la recherche de ses paroissiens...

 

Extrait du téléfilm "Le curé de Cucugnan"

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 14:20

Marcel Pagnol a réalisé de nombreux films dont la plupart ont été tournés en Provence, la région où il avait ses racines...

 

Si certains films ont fait le tour du monde et ont été traduits dans divers pays, d'autres sont surtout connus par le public français.

 

A noter, son oeuvre est d'un humanisme étonnant et ne décrit pas uniquement la vie en Provence au début du XX° siècle, même si certains films, au delà de la fiction, sont de véritables reportages d'époque.

 

Vous ne trouverez dans cet article que des extraits de films parmi les plus connus, certes mais quel régal de les revoir !

 

 

- Marius (1931)

 

Cette pièce en trois actes et six tableaux a d'abord été jouée au théâtre en 1929, puis le texte a été édité pour la première fois en 1931.

Marcel Pagnol rencontre Robert Kane, le responsable de la filiale parisienne de Paramount. Le film, réalisé par Alexander Korda, paraît en 1931.

Il a été repris par Daniel Auteuil en 2013.

 

Marius est le premier volet de la célèbre trilogie marseillaise...Marius, Fanny, et César. Les deux premiers ont d'abord été écrits pour le théâtre et joués sur scène.

Ce n'est pas le cas de César qui a d'abord été un scénario de film avant d'être repris au théâtre.

Une des affiches du film "Marius" sorti en 1931

Une des affiches du film "Marius" sorti en 1931

La célèbre "partie de cartes" vue par Albert Dubout en 1950

La célèbre "partie de cartes" vue par Albert Dubout en 1950

L'histoire en bref

 

Sur le Vieux-Port de Marseille, dans les années 20, César (Raimu) est propriétaire du "bar de la marine". Son existence est sans histoire. Il la partage avec quelques habitués du bar : Le célèbre maître-voilier, Panisse (Fernand Charpin), le capitaine du ferry-boat qui traverse le port 24 fois par jour, Escartefigue (Paul Dullac), M. Brun, le lyonnais de passage vérificateur des douanes (Robert Vattier), et Honorine (Alida Rouffe) qui vend des coquillages juste devant le bar.

 

Marius (Pierre Fresnay), le fils de César, rêve en secret de quitter le Vieux-Port pour embarquer vers d'autres horizons. La mer le fascine.  Fanny (Orane Demazis), la fille d'Honorine, l'aime en secret. Il ne veut pas le savoir car s'il l'épouse, il sera condamné à rester toute sa vie derrière le bar pour y servir le pastaga (le pastis quoi !)

Mais Panisse, qui est veuf, tente d'obtenir la main de Fanny en baratinant Honorine. Il a quarante ans, il possède un commerce florissant et sa fortune ne fait que croître...

 

Fanny qui ne veut pas épouser Panisse, essaie de rendre Marius jaloux. Les deux jeunes gens passent la nuit ensemble et Marius renonce à son projet. Mais alors que César et Honorine songent à les marier, Marius est repris par sa folie. Il se sauve, aidé par Piquoiseau (Alexandre Mihalesco), un marin fou de la mer qui a donné le virus à Marius... Il abandonne donc Fanny, désespérée et impuissante face à ce désir si violent de partir. Marius embarque sur "La Malaisie" pendant que Fanny cache à César le départ de Marius...

 

Que d'émois, de tendresse, de répliques savoureuses...l'accent, les manières, les habitudes, l'odeur de la Provence...tout est là comme dans la jeunesse de mes grands-parents.

Marius (2013) un film de Daniel Auteuil

Marius (2013) un film de Daniel Auteuil

 

- Fanny (1932), le second volet de la trilogie marseillaise reprend l'action au point exact "Marius" s'était terminé, c'est-à-dire quand César (Raimu) regarde vers le port, sans savoir que son fils vient de s'embarquer...

 

Fanny (Orane Demazis) apprend qu'elle attend un enfant.

Comment peut-on être fille-mère en ce temps-là ? C'est le drame et le déshonneur pour sa famille !

Elle accepte alors d'épouser Panisse (Fernand Charpin) qui a trente ans de plus qu'elle et qui accepte, fou de joie, et en connaissance de cause, l'idée d'avoir bientôt un enfant. Il le reconnaîtra et l'élèvera comme son propre fils.

Quelques temps plus tard, Marius (Pierre Fresnay) de passage à Marseille, tente de reconquérir le coeur de Fanny et de récupérer son enfant.

Mais son père et Fanny l'en dissuadent...

 

 

L'affiche de Fanny sorti en 1932, un film réalisé par Marc Allégret.

L'affiche de Fanny sorti en 1932, un film réalisé par Marc Allégret.

Fanny, le film de Daniel Auteuil (2013)

Fanny, le film de Daniel Auteuil (2013)

 

- Le gendre de Monsieur Poirier (1933).

 

C'est le premier film, réalisé par Marcel Pagnol lui-même, d'après la pièce de Jules Sandeau et Emile Augier.

 

L'histoire...

 

Pendant le règne de Louis-Philippe. Monsieur Poirier (Léon Bernard), bourgeois riche et naïf au grand cœur, se retrouve à la tête d'une grosse fortune.

Il a marié sa fille Antoinette (Annie Ducaux) au marquis Gaston de Presles (Jean Debucourt), un aristocrate oisif, volage et criblé de dettes, amateur de frivolités, qui n'a consenti à cette union que par pur intérêt.

Le père est donc fort déçu et obligé de payer les créanciers de son beau-fils.

Il ne tarde pas à se fâcher contre ces frasques inconsidérées.

Tout s'arrangera, car le jeune libertin finit par tomber fort heureusement, éperdument amoureux de son épouse. 

Il décide alors de changer de vie et d'abandonner sa vie intrépide et dissipée, pour se consacrer exclusivement à son épouse. Il découvre en même temps la noblesse du travail quotidien...

 

Avec...

 

Maurice Escande : Hector de Montmeyra ; Fernand Charpin : Verdelet ; Raoul Marco : Le premier créancier ; Albert Gercourt : Le deuxième créancier ; et Henry Darbray, Michel Kovachevitch...

Petite filmographie de Marcel Pagnol (les années 30)

 

- Angèle (1934)

 

"Angèle" est tiré d'un roman de Jean Giono, "Un de Baumugnes".

 

Angèle (Orane Demazis) est l'innocente fille du fermier, Clarius Barbaroux (Henri Poupon)
Un beau jour, elle quitte sa famille sans avertir personne pour suivre un bellâtre, Louis (André Jaubert), employé comme journalier agricole. Celui-ci s'avère être un proxénète.
 
Arrivée à Marseille, il oblige Angèle à se prostituer. C'est Saturnin (Fernandel) qui la sauve et la ramène chez son père avec son enfant.
 

Mais celui-ci pour éviter les commérages, l'enferme dans sa cave avec le petit, au bon soin des bons valets Saturnin et Amédée (Edouard Delmont) qui veillent sur elle...

Un jour Albin (Jean Servais) arrive à la ferme...

 

Marcel Pagnol dirige pour la première fois un acteur incroyable, Fernandel, qui est considéré jusque-là comme un très bon acteur comique et dont le jeu, dans le rôle de Saturnin, sera salué par la critique.

Ce sera le début d'une longue amitié (entrecoupée de fâcheries) entre l'auteur et son interprète.

 

Avec...

Annie Toinon : Philomène Barbaroux, la fermière, mère d'Angèle ; Charles Blavette : Tonin, le rémouleur ; Blanche Poupon : Florence...et bien d'autres, je ne peux pas tous les citer.

 

 

 

 

- Jofroi (1934)

 

C'est un film extrait de "La solitude de la pitié" de Jean Giono.

 

Le vieux Jofroi (Vincent Scotto) vit dans une ferme près de Manosque. Il a vendu un verger à Fonse (Henri Poupon) mais parce que celui-ci commence à arracher les arbres plantés sur le terrain, Jofroi menace de se suicider...

 

Lorsqu'il meurt, de façon tout à fait naturelle, Fonse décide de conserver quelques arbres en souvenir du vieil homme.

 

C'est le premier des trois films de Pagnol dans lesquels jouera Vincent Scotto.

 

Ce film a été élu meilleur film étranger en 1939 par le "New-York Critic's Circle Awards".

 

Avec...

Annie Toinon : Barbe, l'épouse de Jofroi ; Charles Blavette : Tonin, un paysan du coin ; Edouard Delmont : Gustave, un second paysan ; Odette Roger : Marie Durbec, femme de Fonse ; André Robert : l'instituteur ; José Tyrand : le curé ; Henry Darbray : le notaire.

Photo extraite du blog: http://claudialucia-malibrairie.blogspot.fr

Photo extraite du blog: http://claudialucia-malibrairie.blogspot.fr

- Merlusse (1935)

 

Quelques malheureux élèves, qui n'ont personne chez qui passer les fêtes, restent, la veille de Noël, dans le grand lycée où ils sont pensionnaires.

Petite filmographie de Marcel Pagnol (les années 30)

 

Et il leur arrive le pire qu'ils puissent imaginer : ils seront surveillés par Merlusse (Henri Poupon), un pion qui terrifie les élèves par son allure d’ours, son œil aveugle et son visage sévère orné d'une barbe clairsemée.

 

Mais la nuit de Noël n'est-elle pas celle de tous les miracles ? 

Ils vont  apprendre à connaître vraiment celui qu'ils surnomment Merlusse, rapport à l'odeur de poisson qu'il répandrait autour de lui...

 

Avec Merlusse, moyen métrage de 1935, Pagnol reprend "l'infâme Truc", un récit publié en 1922 dans la revue Fortunio.
Il en tire le plus beau des contes de Noël de l'histoire du cinéma. 
 
Le dialogue du film est une de ses grandes réussites, et ses adolescents parlent avec un naturel admirable. Quant au personnage de M.Blanchard (alias Merlusse pour les élèves), il offre à Henri Poupon, qu'on a souvent vu en père outragé, son rôle le plus nuancé.
 
Un chef d'œuvre trop souvent sous-estimé, tourné pendant des vacances de nöel dans l'enceinte même du lycée Thiers de Marseille.
 

 

 

 

Avec...

André Pollack : le proviseur ; Thommeray : le censeur ; André Robert : le surveillant général ; Rellys : le garçon ; Annie Toinon : Nathalie ; Jean Castan (crédité sous le nom de Castagne) : Galubert ; Fernand Bruno (crédité sous le nom de F. Bruno) : Catusse ; Robert Chaux : Godard...

 

 

 

- Cigalon (1935)

 

Cigalon (Arnaudy) est le chef d'un restaurant d'un petit village de Haute-Provence, envahi par les étrangers sensibles à la beauté du site et à la réputation de la gastronomie locale.

 

Cigalon est tellement amoureux de son métier qu'il refuse de servir les clients du dimanche car il attend celui qui se montrera digne de son art.

 

En effet, à quoi bon se donner du mal pour des gens incapables d'apprécier les saveurs raffinées de sa cuisine, dont tout le pays chante les louanges ?

 

Qu'ils aillent plutôt se "goberger" à moindre frais au restoroute de Madame Toffi (Marguerite Chabert), laquelle a eu l'audace de s'installer à quelques pas de sa grande maison.

 

Lorsque le comte marseillais (Henri Poupon) débarque, Cigalon croit son jour de gloire arrivé.

 

Mais le comte ne compte pas payer la note...comment se sortir de ce mauvais pas sans paraître ridicule ?

 

Avec :

Alida Rouffe : Sidonie ; 

Jean Castan : Virgile ;

Charles Blavette : Le gendarme...

 

Pour écrire "Cigalon", Pagnol s’est inspiré du patron d’un restaurant de La Treille qui passait son temps à pester contre les clients.

Cet excellent cuisinier râleur  lui a déclaré un jour que s’il avait monté un restaurant, c'était pour bien manger, pour se régaler, certainement pas pour s’enquiquiner avec des clients ! 

Pagnol a tourné Cigalon dans ce restaurant.

Le film n'a pas eu le succès espéré...A vous de juger !

 

 

 

- César (1936)


Le troisième et dernier volet de la Trilogie marseillaise de Pagnol...

 

Panisse (Fernand Charpin) meurt et Césariot (André Fouché) devenu adulte apprend que celui-ci n'était pas son vrai père.

 

Il part à la recherche de Marius (Pierre Fresnay) et décide de le rencontrer incognito. Il découvre un être sensible et rêveur...et non pas le renégat qu'on lui a décrit.

 

Pour en savoir plus sur le passé, Césariot provoque une rencontre entre tous les membres de la famille.

 

Après cette poignante explication, il comprend que Marius et Fanny (Orane Demazis), s'aiment toujours.

 

Avec l'aide de César (Raimu), son grand-père,  il décide de tout faire pour les réunir à nouveau maintenant que sa mère est veuve et libre...

 

 

Avec

 

Alida Rouffe est toujours Honorine Cabanis, mère de Fanny ; Milly Mathis : Claudine Foulon, tante de Fanny ; Robert Vattier : Monsieur Brun, vérificateur des douanes à la retraite ; Paul Dullac : Félix Escartefigue, ancien capitaine du ferry-boat ; Marcel Maupi : Innocent Mangiapan, le chauffeur du ferry-boat du Vieux-port de Marseille ; Édouard Delmont : Le docteur Félicien Venelle...

 

- Regain (1937)

 

C'est un film tiré du roman de Jean Giono du même nom.

 

 

Gédémus (Fernandel), un rémouleur itinérant, voyage avec Arsule (Orane Demazis), une pauvre femme qu'il maltraite.

Ils arrivent, poursuivis par une ombre, jusqu'à Aubignane, un joli village perché. Mais le village semble complètement désert.

 

Dans le village laissé à l'abandon par ses habitants, tous partis à la ville, ils ne sont plus que trois : Gaubert (Edouard Delmont), le vieux forgeron, la Mamèche (Marguerite Moreno), une paysanne très âgée un peu bizarre et Panturle (Gabriel Gabrio)...

 

Gédémus et Arsule ne savent pas que, d'après la Mamèche, qui vit encore au village depuis la mort de son mari, "si Panturle trouve une femme à marier, le village pourra renaître".

 

Un peu sorcière, elle s'est arrangée pour que Gédémus se dirige vers le village...

 

Panturle est un gentil géant qui survit en braconnant et en cultivant son jardin.

Panturle et Arsule se rencontrent...

Et la prophétie s'accomplit : Arsule décide de rester à Aubignane et de s'installer avec Panturle.

Ensemble, comme l'avait prédit la Mamèche, ils font revivre le village.

 

Avec...

Robert Le Vigan : le brigadier ; Henri Poupon : le fermier ami de Panturle ; Odette Roger : Alphonsine ; Milly Mathis : Belline ; Charles Blavette : Jasmin Gaubert, le fils ; Paul Dullac : M. Astruc, courtier en blé...

 

 

La "Mamèche"est à l'oeuvre...

 

 

- Le schpountz (1937)

 

Irénée Fabre (Fernandel), le neveu de Baptiste Fabre (Fernand Charpin), l'épicier du village qui l'a élevé comme un fils, rêve de devenir artiste de cinéma.

En attendant, il doit aider sa tante Clarisse ( Odette Roger) et son propre frère Casimir (Jean Castan) à l'épicerie. Mais les désaccords avec son onle s'aggravent.

 

Un jour une équipe de cinéma, venue tourner en Provence, dans l'arrière-pays marseillais, lui joue un tour cruel en lui signant un faux contrat de travail, mirobolant.

Françoise (Orane Demazis) qui travaille dans la troupe comme monteuse, tente de le prévenir. Naïf, Irénée ne la croit pas et mord à l'hameçon.

 

Il quitte alors, sans regrets, sa famille et monte à Paris.

 

Mais alors qu'il s'attend à tourner son premier film, il découvre qu'on s'est bel et bien moqué de lui. Il n'est qu'un schpountz (c'est-à-dire un "fada") aveuglé par sa vanité et qui croit être un génie.

 

 

Mais Meyerboom (Léon Belières), le directeur des studios s'en mêle...

 

Avec...

 

Robert Vattier : Astruc, chef opérateur ; Louisard : Charlet ; Henri Poupon : Galubert ; Robert Bassac : Dromart ; Charles Blavette : Martelette ; Enrico Glori : Bogidar Glazunoff, réalisateur...

 

 

 

- La femme du boulanger (1938)

 

Ce film est tiré d'un conte de Jean Giono "Jean le Bleu".

 

Aurélie (Ginette Leclerc), la femme du nouveau boulanger est jeune et belle.

Elle ne peut résister au charme de Dominique (Charles Moulin), un jeune berger et s'enfuit avec lui.

Brisé, Aimable (Raimu), son mari cesse de faire cuire le pain et se met à boire.

Par solidarité et parce que, sans pain, ils ne peuvent pas vivre, les villageois partent à la recherche du jeune couple.

 

Avec :

 

Fernand Charpin : le marquis Castan de Venelles ; Robert Vattier : le curé ; Alida Rouffe : Céleste, la bonne du curé ; Maximilienne : Mlle Angèle ; Robert Bassac : l'instituteur ; Édouard Delmont : Maillefer dit "Patience", le pêcheur qu'il ne faut pas interrompre ; Charles Blavette : Antonin dit "Tonin" ; Odette Roger : Miette, la femme d'Antonin ; Paul Dullac : Casimir, le buraliste ; Julien Maffre : Pétugue ; Marcel Maupi : Barnabé ; Jean Castan : Esprit, un berger ; Charblay (Jean-Baptiste Chappe) : Arsène, le boucher...
 

En plus d'être auteur et metteur en scène, Marcel Pagnol a aussi écrit de nombreux scénarios et dialogues de films.

 

Certaines de ses oeuvres ont ensuite été reprises...

 

Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à consulter le site officiel de Marcel Pagnol.

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 11:53
Marcel Pagnol, avant 1931 (photo wikipedia)

Marcel Pagnol, avant 1931 (photo wikipedia)

Marcel Pagnol est né à Aubagne dans les Bouches-du-Rhône le 28 février 1895.

 

Dans la ville d'Aubagne cette année, on fête donc les 120 ans de sa naissance et la ville est devenue "Aubagne capitale Marcel Pagnol 2015" et a même créé une page facebook pour l'occasion. De nombreuses manifestations auront lieu cette année à Aubagne et dans toute la Provence.

 

Son père Joseph Pagnol était instituteur, laic et républicain, un tantinet anticlérical ; sa mère Augustine était couturière.

L'année suivant la mort de Maurice, le premier né de la famille qui n'a vécu que quelques mois, Marcel vient au monde et sera considéré comme l'aîné pour toujours, car plus personne ne mentionnera l'existence, même éphémère, du petit Maurice. C'était comme cela en ce temps-là dans la plupart des familles. Marcel est donc l'aîné d'une fratrie de quatre enfants avec à sa suite Paul, né en 1898, Germaine, née en 1902 et René en 1909.

 

Joseph Pagnol est nommé instituteur à Saint-Loup en 1897 et la famille quitte Aubagne pour s'installer dans le logement de fonction de l'école. Puis la famille déménagera plusieurs fois dans le même quartier.

 

Parce qu'Augustine est de santé fragile, Joseph décide de louer, avec l'oncle Jules, une petite bastide pour les vacances d'été afin d'assurer à sa famille un changement d'air salutaire.

La "bastide neuve" est située près du village de la Treille dans un hameau nommé "les Bellons".

La Treille est aujourd'hui un quartier de Marseille (11° arrondissement) mais à l'époque c'était un petit village de campagne au milieu de la garrigue, situé au milieu du célèbre massif du Garlaban. 

En fait, pour la petite histoire la "bastide neuve" fait partie de la commune d'Allauch limitrophe à Marseille.

Marcel est un étudiant brillant : il est reçu second à l'examen des bourses et rentrera au lycée Tiers en 1905 où il devient l'ami d'Albert Cohen. Celui-ci lui restera fidèle toute sa vie. Il deviendra le grand poète et écrivain connu, auteur de "Belle du seigneur" et du roman autobiographique, véritable hymne à l'amour "Le livre de ma mère".

 

Marcel commence à écrire des poèmes dès 1910, qui seront publiés  dans la revue "Massilia".

Cette année-là, il perd sa mère qui n'avait que 36 ans des suites d'une congestion pulmonaire. Marcel n'a que 15 ans...

 

"J'étais vêtu de noir, et la main du petit Paul serrait la mienne de toutes ses forces. On emportait notre mère pour toujours.

De cette terrible journée, je n'ai pas d'autre souvenir, comme si mes quinze ans avaient refusé d'admettre la force d'un chagrin qui pouvait me tuer"...

 

Son père se remariera 2 ans plus tard, ce que Marcel prendra très mal.

 

En 1913, le bac de philosophie en poche, le jeune Marcel s'inscrit à la Faculté d'Aix-en-Provence en Khâgne pour y poursuivre ses études de lettres classiques.

En 1914, à 19 ans, il crée avec des amis, le journal littéraire "Fortunio", un simple journal de lycéens. Ce journal sera rebaptisé "Les cahiers du Sud" quelques années après, lorsque Jean Ballard le prendra en main en 1923.

 

Mais la première année de guerre est là. Marcel n'en fera qu'une seule car il sera réformé au bout d'un an. Mais c'est durant cette guerre, en 1918, que son ami d'enfance, Lili des Bellons, aura moins de chance et trouvera la mort sous les balles ennemies.

 

En 1916, Marcel épouse sa première femme, Simonne Collin dont la mère est institutrice. C'est son premier amour et les deux jeunes gens sont très proches ce qui obligent les parents à hâter le mariage. La même année il obtient sa licence et sera nommé répétiteur d'anglais.

Il travaille ensuite dans plusieurs établissements scolaires à Digne, Tarascon, Aix-en-Provence puis devient professeur-adjoint au Lycée Saint-Charles à Marseille où il restera de 1920 à 1922.

 

Marcel Pagnol part ensuite à Paris où il enseigne l'anglais jusqu'en 1927, au prestigieux Lycée Condorcet.

A partir de cette date, il va abandonner définitivement l'enseignement pour se consacrer à l'écriture de drames antiques et de pièces en vers.

 

Est- ce sa rencontre avec Orane Demazis (Henriette Burgart) qui va l'inciter à le faire, comme on le dit dans certaines biographies ?

 

Il la rencontre en 1923. Elle a 19 ans et se trouve déjà en tête d'affiche. Elle est belle et talentueuse.

 

Elle créera pour lui le rôle de Fanny...

 

 

Lui qui voulait devenir dramaturge fait d'autres rencontres décisives : il revoit Paul Nivoix qu'il a connu à Marseille et qui est devenu rédacteur d'un quotidien français des Lettres et des Arts, "Comoedia".

 

Pagnol "commence à douter de l'intérêt de ses tragédies grecques et romaines". Un soir de "fête", il écrit un vaudeville qu'il signera, avec Paul Nivoix, sous le pseudonyme de Castro et qu'ils intitulent "Tonton".

Cette pièce fut jouée une vingtaine de fois à Marseille en 1923 et 1924.

 

 

En 1924, la pièce connaît un petit succès et les deux jeunes gens écrivent "Les marchands de gloire", pièce qui sera jouée sur scène en 1925 au théâtre de la Madeleine à Paris.

 

La critique est élogieuse mais le public boude la pièce. Pagnol se réunit tous les soirs avec ses amis Marcel AchardJoseph Kessel, et Henri Jeanson.

 

 

C'est avec  "Jazz" sa nouvelle pièce tragique écrite en 1926 et jouée au théâtre de Monte-Carlo, que sa carrière démarre, liant durablement son destin à celui de la Principauté de Monaco.

"Jazz" est l'histoire d'un enseignant qui croit découvrir un texte inédit de Platon. Mais sa gloire ne dure pas car ce document avait tout simplement été mal compris et mal traduit par l'enseignant. Sa vie bascule...

 

Marcel se consacrant davantage à l'écriture, il rencontre des "grands" : Jean Anouilh, Jean Cocteau, Maurice Druon, Maurice Genevoix, André Chamson, André Maurois, Steve Passeur et Jean Dutourd.

Il rencontrera aussi Jean Giono. Il réalisera quatre films à partir des oeuvres littéraires de Giono.  "Jofroi" (1933)  d'après la nouvelle intitulée "Solitude de la pitié" ; "Angèle" (1934)  d'après "Un de Baumugnes" ; "Regain" (1937" d'après le roman du même nom ; "La femme du boulanger" (1938) d'après un  extrait de "Jean Le Bleu" (roman autobiographique de Giono).

Bien sûr l'adaptation cinématographique impose des modifications ce qui a conduit les deux hommes à s'opposer. Voir à ce propos le livre "Marcel pagnol à l'école de Jean Giono" dans la bibliographie en bas d'article.

 

La même année (1926 donc), il se sépare de sa femme Simonne dont il n'obtiendra le divorce qu'en 1941. Il a pour compagne Orane Demazis : il la connaît depuis 1923. Ils sont amoureux... Elle jouera dans plusieurs de ses films.

 

C'est peut-être son ami, Pierre Blanchar, ayant fait ses études à Marseille qui lui a soufflé l'idée d'écrire sur leur ville...C'est à ça que servent les amis !

Puis, c'est "Topaze", créé en 1928 qui connaîtra un vif succès, toujours au théâtre.

Grâce à sa rencontre avec le grand Raimu (Jules Muraire), il mettra en scène "Marius" (1929) qu'il avait écrit en même temps que "Topaze", pièce largement retouchée par Raimu lui-même. Pagnol pensait que Marius s'adressait uniquement à un public méridional. Raimu et le public lui ont prouvé le contraire !

Puis "Fanny" (1931) terminera enfin la trilogie beaucoup plus tard...Mais c'est une autre histoire.

 

En 1929, Pagnol découvre le cinéma parlant, à Londres, où il s'est rendu sur les conseils d'un ami (Pierre Blanchar ?). Il revoit le film plusieurs fois de suite. Cette expérience le bouleverse et transforme sa vie.

 

Éternel séducteur, il aura avec la jeune danseuse anglaise Kitty Murphy,  une relation éphémère. De cette courte idylle naîtra son premier fils, Jacques né en 1930, qui deviendra son assistant en 1945.

En 1932, Paul le petit frère tant aimé, meurt à 30 ans, lors d'une opération chirurgicale en Belgique. Il souffrait d'épilepsie et était soigné dans ce pays.

C'était un des derniers chevriers de Provence.

A 63 ans, dans le "Chateau de ma mère" Marcel Pagnol dira à propos de toutes ces personnes proches qu'il a aimées et perdues et dont il ne parlera toujours qu'avec beaucoup de pudeur :

"Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins.

Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants."

Il ne sait pas alors que d'autre chagrins l'attendent encore...

 

En 1933, Il a avec Orane Demazis, son second fils, Jean-Pierre (Jean-Pierre Burgart), qui ne sera pas reconnu par son père, toujours marié officiellement avec Simone Collin qui refuse toujours le divorce par principe religieux.

Orane jouera dans de nombreux films de Pagnol. Elle a été très critiquée comme actrice de cinéma, mais il ne faut pas oublier qu'elle a été avant de jouer au cinéma une grande actrice au théâtre, très adulée. Il était difficile pour les acteurs de l'époque de passer de la scène au cinéma. Ils avaient tendance à "sur"jouer leur texte... Moi je la trouve pleine de sensibilité et je me souviens que les scènes superbes qu'elle nous a laissées, faisaient toujours pleurer ma mère.

 

Éternel séducteur, Pagnol rencontre ensuite Yvonne Pouperon, dite Vonette qui était sa secrétaire personnelle. Ils auront ensemble une fille, Francine, née le 28 février 1936, le jour des 40 ans de Pagnol ! (C'est son  troisième enfant). Sa rupture avec Orane est inévitable. Orane élèvera son fils toute seule.  Pagnol aura des relations distantes avec lui. Son fils est devenu écrivain et un peintre de talent.

 

Quelle année !!!

 

Sur sa route, il trouve alors le directeur de la firme Paramount, Bob Kane. Celui-ci veut lui acheter les droits de "Marius". Pagnol refuse mais accepte qu'un film soit tourné à condition que les acteurs soient les mêmes qu'au théâtre. Le film sera réalisé par Alexander Korda. Le succès est phénoménal.

 

Marcel Pagnol décide alors de créer sa propre maison de production à Marseille.

Il crée aussi une nouvelle revue mensuelle (puis bimensuelle)  "Les cahiers du film" qui paraîtra en 1933 (4 numéros) puis s'interrompra de 1934 à 1941 et reprendra alors sa parution jusqu'en 1944. Cette revue faisait la promotion de sa société de production. Il y développe ses théories sur l'art cinématographique : "Le dialogue doit primer sur l’image".  Il instaure ainsi la suprématie de l'acteur par rapport au réalisateur.

Une nouvelle page se tourne : il abandonne le théâtre.

 

En 1939, il rencontre Josette Day avec qui il restera jusqu'en 1944.

Revenu à Marseille, son pays, ses racines, il achète en 1941, le "château de la Buzine", l'imposante demeure dont il parle dans "Le Château de ma mère" mais entre la guerre et 1973, où il le revend, celui-ci sera réquisitionné, brûlé, pillé, et squatté...

Plus tard il achètera en 1941, près de Cagnes le "Domaine de l'étoile" où la famille prendra ses vacances.

Petite parenthèse...

Actuellement, acheté par la ville de Marseille en 1995, ce lieu est devenu, comme Pagnol en rêvait, la "Maison des Cinématographies de la Méditerranée" et on y trouve une salle de cinéma, une salle d'exposition et une bibliothèque- vidéothèque.

Le monument, tant chéri par l'auteur, est inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1997.

 

En 1945, suite à son divorce,  il se remarie avec Jacqueline Bouvier, elle aussi actrice de cinéma, qu'il connaît depuis 1938, mais qui est entrée dans sa vie en 1944. Elle deviendra Jacqueline Pagnol et tous deux resteront ensemble jusqu'à la mort de Marcel Pagnol, en 1974.

Il a enfin trouvé la paix.

En 1946, ils ont un fils, Frédéric. Ils auront ensuite une fille en 1951, Estelle.

Les Pagnol s'installent cette année-là à Monaco où ils habitent "La Lestra".

 

En 1947, Pagnol est élu à l'Académie Française (fauteuil 25). C'est le premier cinéaste à obtenir cette distinction.

 

Jusqu'en 1954, il produira de nombreux films...

 

Mais en 1955, il abandonne sa carrière de metteur en scène après le brutal décès de sa fille, Estelle (en 1954), décès dont il ne se remettra jamais, ainsi que sa femme. Ils vendront "La Lestra", l'endroit où leur petite fille est morte.

 

Il se met à écrire ses célèbres "Souvenirs d'enfance" : "La gloire de mon père" ; "le château de ma mère" puis "l'Eau des collines" composée de "Manon des sources" et "Jean de Florette".

Ensuite "Confidences" ; "Le temps des secrets" ; et enfin "Le temps des amours" qu'il restera inachevé.

Entre temps il a également travaillé sur des traductions (Virgile, Shakespeare).

Il s'éteint le 18 avril 1974.

 

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Charismatique, curieux de tout, intelligent et plein d'humour, Marcel Pagnol outre ses nombreuses conquêtes féminines qui lui ont sans doute permis de panser ses blessures affectives (liées à la mort de sa mère), a eu de nombreux amis... Outre ses amis personnels, écrivains, journalistes, cinéastes ou scénaristes, il était très proche de ses acteurs et de l'ensemble de sa troupe, des musiciens, des monteurs et des équipes techniques.

 

Son oeuvre est ancrée dans la Provence méridionale, la région marseillaise certes, mais également la Provence des plateaux et des collines, une région ensoleillée à tous points de vue.
Pagnol, dans ses histoires si profondément humaines, ne porte aucun jugement sur ses personnages : chacun suit son destin...

C'est sans doute pour cela que chacun d'entre nous s'y retrouve, parce que son oeuvre est empreinte d'humanisme.

C'est aussi pour cela que son oeuvre est universelle...

La preuve ses films ont été traduits dans le monde entier (des États-Unis au Japon en passant par l'Égypte !).

 

Le prix Marcel Pagnol est né en  2000 à Aubagne (Provence) à l'occasion du festival du livre "Terres d'enfance". Il récompense chaque année un livre sur le thème du souvenir d'enfance. Ce prix est remis début juin. Il est organisé par Floryse Grimaud-Conseil.

Le jury, autour de Jacqueline Pagnol et de Daniel Picouly, est composé de Claude Pujade-Renaud, Catherine Enjolet, Patricia Martin, Karin Hann, Dominique Guiou, Carole Tournay, Philippe Claudel et Floryse Grimaud.

 

Une dernière info : En septembre 2015, "Topaze" et "La gloire de mon père" vont paraître en BD chez Bamboo, collection Grand Angle.

Adaptation Serge Scotto et Eric Stoffel, tous deux marseillais, et dessins Eric Hubsch (pour Topaze) et Morgann Tanco pour la gloire de mon père.

 

 

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Sitographie (non exhaustive)

 

Cet article vous donne envie d'en savoir plus, consulter les liens ci-dessous...

 

- Le site officiel de Marcel Pagnol.

Le plus important car vous y trouverez sa biographie, des photos, sa filmographie et des surprises...

 

- Cinéartistes où vous trouverez des biographies d'artistes : Pagnol bien sûr, Pierre Fresnay, Fernandel, Josette Day, Pierre Blanchard, et bien d'autres...

 

- Cinélégendes, un site qui parle de l'histoire du cinéma hollywoodien et de ses artistes.

 

- Le site "Coeur de Provence" . Un site perso qui parle de Pagnol et de la Provence.

 

- L'encinemathèque. pour les acteurs.

 

Où vous trouverez une page sur Orane Demazis, Jacqueline Bouvier (Pagnol),Raimu, et autres fiches sur les acteurs.

 

- Un site sur Marcel Pagnol et Jean Giono, Marcel Pagnol en Provence.

 

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Retrouvez sa filmographie bientot sur ce blog...

Ses oeuvres (d'après Wikipedia)

 

Romans, nouvelles et essais

  • 1921 : La Petite Fille aux yeux sombres, roman, Marseille, Éditions de Fortunio
  • 1921 : Le Mariage de Peluque, roman, Marseille, Éditions de Fortunio ; réédité en 1932 sous le titre Pirouettes
  • 1922 : L'Infâme Truc, nouvelle, extrait de Jazz
  • 1932 : Pirouettes, réédition retitrée de Le Mariage de Peluque, roman, Paris, Fasquelle
  • 1933-1934 : Cinématurgie de Paris, Les Cahiers du film ; réédition remaniée dans Œuvres complètes, tome III, Éditions de Provence, 1967
  • 1947 : Notes sur le Rire, essai, Paris, Nagel
  • 1949 : Critique des Critiques, essai, Paris, Nagel
  • 1957 : La Gloire de mon père (Souvenirs d'enfance I), roman autobiographique, Monte-Carlo, Pastorelly
  • 1958 : Le Château de ma mère (Souvenirs d'enfance II), roman autobiographique, Monte-Carlo, Pastorelly
  • 1960 : Le Temps des secrets (Souvenirs d'enfance III), roman, Monte-Carlo, Pastorelly
  • 1961 : Ambrogiani (l'homme et le peintre), Marcel Pagnol & George Waldemar, Paris, Presses artistiques
  • 1963 : L'Eau des collines, roman en deux parties : Jean de Florette, Manon des sources, Paris, Éditions de Provence
  • 1965 : Le masque de fer, éditions de Provence (remanié sous le titre Le Secret du Masque de fer en 1973), essai historique, Monte-Carlo, Pastorelly
  • 1968 : Les Sermons de Marcel Pagnol, recueil (rassemblés par le RP Norbert Calmels), Robert Morel éditeur
 
 
Parutions posthumes 
  • 1977 : Le Temps des amours (Souvenirs d'enfance inachevé IV), roman autobiographique, Julliard
  • 1977 : Les Secrets de Dieu, nouvelle éditée en recueil Œuvres complètes. 12. 3-427 ; première édition séparée, Marseille, La Chrysalide, 1983
  • 1981 : Confidences, essai et préfaces sur le théâtre et le cinéma, Julliard
  • 1984 : L'Infâme Truc et autres nouvelles, recueil d'œuvres posthumes, Julliard
  •  

 

Oeuvres de Marcel Pagnol regroupées en trois volumes :

Oeuvres complètes  :

I. Théâtre,

II. Cinéma,

III. Souvenirs et romans, Editions de Fallois, 1995.

 

Théâtre

  • 1922 : Catulle, drame en 4 actes, en vers, Marseille, Éditions de Fortunio, inédit à la scène
  • 1922 : Ulysse chez les Phéaciens (en collaboration avec Arno-Charles Brun), tragédie en vers, inédite à la scène
  • 1923 : Tonton ou Joseph veut rester pur (en collaboration avec Paul Nivoix), vaudeville sous le pseudonyme de Castro, Marseille, théâtre des Variétés, 30 août 1923
  • 1925 : Les Marchands de gloire en collaboration avec Paul Nivoix, comédie satirique en cinq actes, Paris, théâtre de la Madeleine, 15 avril 1925 ; Paris, La Petite Illustration, 1926
  • 1926 : Un direct au cœur (en collaboration avec Paul Nivoix), comédie, Lille, théâtre de l'Alhambra, mars 1926
  • 1926 : Jazz (premier titre Phaéton), comédie satirique en quatre actes, Monte Carlo, Grand Théâtre, 9 décembre 1926, Paris, théâtre des Arts, 21 décembre 1926 ; Paris, La Petite Illustration, avril 1927
  • 1928 : Topaze, comédie satirique en quatre actes, Paris, théâtre des Variétés, 9 octobre 1928 ; Paris, Fasquelle, 1930
  • 1929 : Marius, comédie en trois actes et six tableaux, Paris, Théâtre de Paris, 9 mars 1929 ; Paris, Fasquelle, 1931
  • 1931 : Fanny, comédie en trois actes et quatre tableaux, Paris, Théâtre de Paris, 5 décembre 1931 ; Paris, Fasquelle, 1932
  • 1946 : César, comédie en trois actes adaptée du film, Paris, Théâtre des Variétés ; Paris, Réalités, 1947
  • 1955 : Judas, tragédie en cinq actes, Paris, Théâtre de Paris, 6 octobre 1955 ; Paris, Théâtre de Paris, 6 octobre 1955
  • 1956 : Fabien, comédie en quatre actes, Paris, théâtre des Bouffes Parisiens, 28 septembre 1956 ; Paris, Paris-théâtre no 115, 1956

 

 

Traductions

  • 1944 : Le Songe d'une nuit d'été, pièce de William Shakespeare, traduit de l'anglais, 1947, au Grand Théâtre de Monaco ; Paris, Œuvres complètes, Club de l'Honnête Homme, 1971 (notice BnF no FRBNF354367807)
  • 1947 : Hamlet, pièce de William Shakespeare, traduit de l'anglais, Paris, Nagel (notice BnF no FRBNF326289444)
  • 1958 : Bucoliques, recueil de Virgile, traduit du latin, Paris, Grasset (notice BnF no FRBNF31592072k)

 

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Ce qui a été écrit sur lui (liste non exhaustive)

 

Remarque : certains ouvrages ne sont plus disponibles en librairie mais avec un peu de patience (et de chance) vous pourrez les trouver en bibliothèque.

 

Casalta, Pierre - Audouard raconte Pagnol, Stock, 1973

Raymond Castans - Pagnol m'a raconté, Gallimard, Folio, 1976
Pierre Lagna (pref.) - Les années Pagnol, Hatier, 1989

Jean-Claude Clebert - La Provence de Pagnol, Edisud, 1991

Jacques Bens - Pagnol, Seuil, 1994.

Claude Beylie - Pagnol ou le cinéma en liberté, Atlas-Lherminier, 1986 ; réédition, De Fallois, 1995.

Raymond Castans - Marcel Pagnol, Lattès, 1987 paru en Le Livre de poche en 1995.

Raymond Castans - Il était une fois Marcel Pagnol, Julliard 1978 / De Fallois, Fortunio, 1995.

Henri Daries - Un bout de chemin avec Marcel Pagnol, Edisud, 1995

Julian Pore  - Les chemins de Marcel Pagnol en Provence, Ramsay,1996

J.-J. Jelot-Blanc, préface de Jacqueline Pagnol - Marcel Pagnol inconnu, La Treille/Lafon, 1998.

Thierry Deshaies - Marcel Pagnol à l'ecole de Jean Giono, La Mirandole, 2001

Thierry Deshaies - Marcel Pagnol, lieux de vie, lieux de création, Edisud, 2002.

Nicolas Pagnol - Marcel Pagnol de l'Académie française : L'album d'une vie, Flammarion, 2011

Lettres Présentées et annotées par Bernard Arduro - L'académicien et le général : Marcel Pagnol - Mgr Calmels, Desclée de Brouwer, 2011

William LEYMERGIE, En tête à tête avec Marcel Pagnol, Grund, 2013

Jean-Louis Chabrando - Ces acteurs qui ont fait Pagnol, Editions Au Verso, 2013

Karin Hann-  Marcel Pagnol, un autre regard, Edition du Rocher, 2014

Thierry Deshaies - Marcel Pagnol, Edisud collection Mémoires du Sud, parution prévue en avril 2015

 

 

Pour en savoir plus, consulter la Base de données des livres sur le cinéma.

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 11:54
Ces acteurs qui ont fait Pagnol / Jean-Louis Chiabrando

Cet essai sur Marcel Pagnol et les acteurs qui ont joué dans ses films a été publié par "Les éditions AU VERSO" en 2013.

 

 

Qui est Jean-Louis Chiabrando ?

 

Jean-Louis Chiabrando vit en Provence à La Roque d'Anthéron. Il a 64 ans et il est né à Marseille. Actuellement retraité, il est déjà l'auteur d'un roman "Pugno" paru en 2012.

Très tôt, il voue une admiration sans borne à Marcel Pagnol car, enfant, il regarde ses films avec ses parents.

Pendant trois ans, il a fait des recherches poussées sur Pagnol et sur les acteurs qui ont joué dans ses films. Il a rassemblé de nombreuses anecdotes dont certaines étaient bien gardées !

Ce livre, très bien documenté, est le résultat des rencontres de l'auteur et de son précieux travail de recherche.

 

Il commence par ces mots :

 

"C'était au siècle dernier, au précédent millénaire. C'est une époque dont on parle avec une certaine nostalgie..."

 

 

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Il y a les acteurs qui sont entièrement la création propre de Pagnol, ceux qui n'ont pas voulu travailler avec lui, ceux qui ont vu leur carrière s'envoler grâce à lui, et enfin, ceux qui l'ont énormément influencé.

Hé oui, on peut être un metteur en scène de génie,  une "légende du cinéma français" et tenir compte des conseils de ses amis !

En effet, Marcel Pagnol a souvent modifié ses créations, contraint par son amitié pour certaines personnes (comme Raimu par exemple). L'amitié et même au delà, la "fraternité", que Pagnol savait cultiver avec ceux qui tournaient ses films était immense.

 

"Marius" aurait-il eu autant de succès sans le Grand "Raimu" ? Pourquoi "Fernandel" a-t-il si peu joué dans les films de Pagnol ? Quel destin attend "Charpin" après avoir joué le rôle de "Panisse" ? Comment un ferblantier marseillais a-t-il pu joué un premier rôle ? Comment un simple marchand de chaussures est-il devenu un des plus grands seconds rôles français ?

 

Vous trouverez les réponses à ces questions et bien d'autres encore dans ce livre très prenant et qui se lit comme un roman...

 

"Ce n'est pas un livre sur Pagnol mais un livre sur l'amitié" dit l'auteur et c'est vrai, le lecteur a l'impression que Jean-Louis Chiabrando nous parle d'un ami...

 

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Je l'avoue, j'avais oublié le nom de certains de ces acteurs.

Pourtant je connaissais leur visage puisque, enfant lorsqu'il y avait un film de Pagnol à la télé, toute la famille était en place pour ne pas rater le début !

Je les ai regardé aussi ces classiques avec mes propres enfants, bien que la jeune génération soit moins sensible à ce style de films.

Et je compte bien transmettre ce patrimoine à mes petits-enfants !

 

Dans ce livre, le lecteur se rapproche de Pagnol, et les nombreuses anecdotes qui étayent le récit, y sont pour beaucoup.

Pagnol était un homme très humain et le tournage d'un film ne l'a jamais empêché de faire une partie de boule avec ses amis, de dire un mot gentil aux habitants des villages "réquisitionnés" pour le tournage, ou [d'apporter des sucreries aux enfants]...

 

N'hésitez pas à rencontrer l'auteur lors de la présentation de son livre. Sa vivacité et sa bonne humeur sauront vous séduire.

Il saura vous surprendre : il aura toujours une anecdote à vous raconter que vous ne connaissiez pas... car c'est un conteur hors pair "avec l'accent", le mien, dont je suis fière :)

 

" Nous ne savions pas avant Pagnol et ses souvenirs d'enfance que nous habitions une terre que le monde entier nous envierait un jour. Pour nous, les chemins qui serpentaient dans la garrigue servaient surtout à nous filer des coups de soleil et nous "graffigner" les mollets..."

 

Vous trouverez ICI la liste des rencontres prévues en 2015. Il y en a bien d'autres au programme car, comme tout les marseillais, l'auteur aime bien parler !

 

" Parler, pour un vrai marseillais, n'est jamais une contrainte et c'est quand nous avons une angine, ce qui limite notre capacité de diction, que nous sommes vraiment malades"...

 

Ce livre est illustré par les dessins très réalistes du dessinateur "Lorenzo del Pico".

Vous trouverez en complément, à la fin du livre la filmographie complète des acteurs...

 

**********************************

 

 

Pour vous mettre dans l'ambiance de ses "conférences" voici un interview de Jean-Louis Chiabrando sur Maritima.

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