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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 05:19
Le village de Mirabeau (84)

Le village de Mirabeau (84)

En attendant d'avoir d'autres balades plus récentes à vous proposer, je vous emmène aujourd'hui dans un autre village du Luberon :  Mirabeau.

 

Mirabeau vient du provençal "Mirabeù" (Mirabel) qui signifie "voir ce qui est beau ! Tout un programme...

Au XIIe siècle le village qui s'appelait encore Mirabel, était bien un lieu élevé (330 mètres) d'où on pouvait voir de loin (...ce qui est beau donc).  J'y suis allée en juin 2019 avec Nell et Mimi. Nell vous l'a d'ailleurs fait déjà visité sur son blog ICI, en automne dernier.  

La commune est située dans le Vaucluse mais jouxte trois autres départements : les Bouches-du-Rhône, les Alpes de Haute-Provence et le Var et elle fait partie du Parc Naturel Régional du Luberon. 

 

Comme vous le voyez sur ma première photo, le village est dominé par un grand château. Il fût bâti à la fin du XVIe par Jean Riqueti. Embelli et modifié les deux siècles suivants, il devint propriété de Victor Riqueti de Mirabeau, économiste de renom, puis de son fils le célèbre écrivain, journaliste et homme politique français, Honoré Gabriel Riqueti qui choisit le nom de Mirabeau comme nom de plume. 

Lorsque son arrière-petite-nièce en fît l'acquisition en 1895, elle se ruina pour le remettre en état et dût le vendre à Maurice Barrès. Il est aujourd’hui propriété privée et ne se visite pas. 

 

Voici quelques vues sur le château découvertes en faisant le tour de ses hautes murailles. Il est toujours dominant où que nous soyons dans le village...

En faisant le tour du châteauEn faisant le tour du château
En faisant le tour du château
En faisant le tour du châteauEn faisant le tour du château

En faisant le tour du château

L'église Saint-Pierre est quillée elle-aussi en hauteur sur une placette. Elle date de la fin du XVIIe siècle et a été remaniée au cours des siècles.

Cependant elle serait bâtie à l'emplacement d'un ancien édifice roman d'où la présence d'un porte romane visible de l'extérieur et de la base du clocher datant aussi de cette époque. Tout le reste a été construit entre le XVIIe (le portail) et le XIXe siècle (le campanile, les génoises de la toiture, les fenêtres). En 1812, un séisme fragilise l'édifice et seule la nef est consolidée par manque d'argent et la toiture réparée.

L'église a été consolidée dans les années 60. 

Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur car elle était fermée le jour de notre balade. 

L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau

L'église Saint-Pierre de Mirabeau

Elle est située sur une placette agréable où se trouvent une maison ancienne (1777) et une petite fontaine.

Le visiteur accède à l'église par une draille c'est-à-dire une ruelle pentue, sans doute un ancien chemin de passage des troupeaux. 

Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...

Sur la placette de l'église...

Voici quelques ruelles et maisons du village...

Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village

Quelques maisons dans les ruelles du village

Et voici quelques détails pris au hasard de nos pas. 

Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs

Portes anciennes et heurtoirs

Voilà la première partie de la visite est terminée pour aujourd'hui. J'espère qu'elle vous a plu. 

Prochainement, nous continuerons notre découverte, et je vous expliquerai pourquoi ce village est célèbre dans la région, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien.

En attendant je vous laisse admirer l'ancien bureau de poste. 

Ancien bureau de poste de Mirabeau.

Ancien bureau de poste de Mirabeau.

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 05:16
Le cœur du village

Le cœur du village

Cette semaine, je vous propose la visite d'un village perché vauclusien, faisant partie des plus beaux villages de France : Ansouis, une commune située au sud du Massif du Luberon. 

Je comptais y retourner ce printemps pour visiter l'intérieur du château avec mes petits-enfants, et poursuivre ma (re)découverte du village dont je n'ai pu visiter que la partie haute, et bien comme vous vous en doutez ce sera pour plus tard...

 

Habité dès la préhistoire, le village est surtout connu dès le Moyen Âge car comme beaucoup de villages perchés en Provence, il constituait un poste d'observation particulièrement privilégié.

 

C'est au Xe siècle qu'est bâti le château. C'est alors une forteresse militaire qui domine le village et la vallée. 

Comme beaucoup de châteaux en Provence, il changera de propriétaire au fil des siècles, passant de la première famille bien connue dans ma région, les Forcalquier, à la famille Sabran (au XIIIe siècle), aux Escalis (au XVIIe), puis aux Villeneuve (au XVIIIe).

Les Sabran-Pontevès qui en feront l'acquisition au XIXe siècle,  le feront inscrire aux Monuments Historiques dès 1948.

Il connaîtra de nombreux aménagements au fil des ans, comme par exemple, sa transformation en château de plaisance après les Guerres de religion. Il est donc un mélange entre architecture médiévale et renaissance. 

Depuis 2008, le château a de nouveaux propriétaires qui poursuivent activement sa restauration et assurent des visites en saison.  

 

Voici quelques vues extérieures prises de la placette : l'entrée, l'enceinte, une des échauguettes ainsi que quelques détails volés à travers la grille, comme l'escalier ou, en levant les yeux au ciel, les mâchicoulis. 

L'entrée du château

L'entrée du château

L'enceinte du château et une des échauguettes
L'enceinte du château et une des échauguettes

L'enceinte du château et une des échauguettes

Vues de l'intérieur et mâchicoulis
Vues de l'intérieur et mâchicoulis
Vues de l'intérieur et mâchicoulis

Vues de l'intérieur et mâchicoulis

A côté du château et, comme insérée à l'intérieur de ses enceintes, se trouve l'Eglise Saint Martin, bâtie elle-aussi sur le rocher. L'église servit un temps de cour de Justice. 

Elle daterait du XIIIe siècle. Sa toiture est faite de lauze. Elle est composée d'une nef unique. 

Le clocher est un clocher-mur à 4 baies. Je ne vous le montrerai pas, car il est impossible à photographier. Nous sommes toujours positionnées trop bas pour cela, et en contre-bas, sans recul possible. De plus, il est toujours caché par une des échauguettes du château ou par la muraille qui est très haute. Par contre, on doit très bien le voir de l'intérieur du château et des jardins. 

Comme vous le voyez sur mes photos, on entre dans l'église par un escalier imposant en demi-cercle.

 

Vue générale (vous devinez le clocher)

Vue générale (vous devinez le clocher)

Vues extérieures
Vues extérieuresVues extérieures

Vues extérieures

L'intérieur est très sombre et je n'ai fait que quelques photos et une visite très rapide. L'église est classée aux Monuments historiques depuis 1988. J'espère un jour prendre plus de temps pour la découvrir en détails. 

A noter : c'est à l'intérieur de cette église qu'a été filmé le mariage de Manon, dans le film de Claude Berri, adapté du roman de Marcel Pagnol, "Manon des Sources". La scène de la sortie de l'église, en extérieur_rappelez-vous_ a été filmé devant l'église de Vaugines

 

Vous pouvez actionner le diaporama pour voir mes photos. Vous verrez au passage le chœur, la chapelle dédiée à la vierge et celle dédiée à la famille Sabran (avec les bustes de la famille) ainsi que quelques autres détails. 

Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur

Quelques vues de l'intérieur

Enfin, pour clore la visite de cette partie du village, près du château se trouve la maison des Consuls. Comme son nom l'indique cette maison  a été durant le XVe et le XVIe siècle, le siège du Conseil de la Cité. 

La maison du Consul.
La maison du Consul.
La maison du Consul.

La maison du Consul.

Voilà, notre première visite du village d'Ansouis est terminée pour aujourd’hui. Prochainement, nous découvrirons d'autres détails dans les ruelles du village, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien !

Et en attendant, je vous laisse admirer cette jolie sculpture située sur la place du château. 

Sculpture réalisée par Maria Catuogno

Sculpture réalisée par Maria Catuogno

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 06:18
Le château du Monastier (43)

Le château du Monastier (43)

Le Monastier est une "petite cité médiévale de caractère" bâtie entre la ville du Puy-en-velay et le Mézenc, le plus haut sommet de Haute-Loire. Elle a obtenu, depuis 2017, le label "Petites cités de caractère", un label que je ne connaissais pas, et qui aujourd'hui est largement aussi reconnu que celui des "Plus beaux villages de France". 

La commune n'avait que 1700 habitants en 2017 répartis sur les différents hameaux et le bourg.

 

L'origine du nom "Monastier" vient bien évidemment du mot "monastère". Celui-ci fut fondé à la fin du Ve siècle par Calminius, un aristocrate arverne. Il l'offrit aux moines vivants sur le plateau de la Moutette, un des plateaux dominant le village. 

 

L'été dernier, nous y avons fait une courte halte en fin d'après-midi, en revenant d'une balade dans le Mézenc. Nous avons eu le temps de faire un petit tour dans le village, de visiter l'abbatiale dont je vous parlerai bientôt, ainsi qu'une église proche de la place du marché. 

Il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir si nous y retournons un jour, lors de prochaines vacances.

 

Je vous propose donc aujourd'hui, une brève visite de cette cité, qui domine la vallée de la Gazeille et qui s'étale sur le flanc de la vallée sur 1.8 km de longueur. 

 

Le Monastier se trouve au point de départ du célèbre "chemin de Stevenson", le GR70 aujourd'hui, créé à l'occasion du centenaire du voyage du célèbre écrivain écossais, Robert Louis Stevenson.

Robert Louis Stevenson y séjourna avant d'entreprendre son périple à travers les Cévennes, avec pour seule compagnie, une ânesse, voyage qu'il relate dans son livre paru en 1878, "Voyage avec un âne à travers les Cévennes". 

Un buste de Stevenson orne d'ailleurs une des placettes de la ville, en hommage à cet écrivain écossais, grand voyageur et aventurier de l'époque. 

Le buste de Stevenson et un repère sur le chemin
Le buste de Stevenson et un repère sur le chemin

Le buste de Stevenson et un repère sur le chemin

La ville est célèbre aussi pour son château abbatial, classé aux MH depuis 1966.

Il est construit en 1364 par les abbés du Monastier, afin d'assurer leur sécurité, à l'emplacement précis d'un donjon beaucoup plus élevé, datant de l'époque médiévale. La ville venait d'être occupée et ravagée par les anglais (les fameux ROUTIERS)...

Pendant les guerres de religion, le château est totalement incendié. Il sera reconstruit ensuite en 1525, et servira d'habitation à la famille des Sennecterre (Saint Nectaire) qui y demeurera 130 ans. 

 

C'est une demeure imposante avec ses quatre tours circulaires et son bâti en pierre volcanique. 

Il a subi de nombreux travaux de rénovation et des transformations au cours du temps. Les tours par exemple, ont été arasées à la fin du XVIIIe siècle. 

Le château a hébergé ensuite pendant près de 90 ans, une école privée catholique de garçons, ainsi que des logements pour les instituteurs.

Le château du Monastier
Le château du Monastier
Le château du Monastier

Le château du Monastier

Le rez-de chaussée est occupé par le Musée des Croyances Populaires. J'ai aimé découvrir les diverses pancartes qui amènent le promeneur jusqu'à la porte du musée mais il était bien trop tard pour une visite, le musée allait fermer !  

Quelques infos autour du Musée des Croyances Populaires
Quelques infos autour du Musée des Croyances Populaires
Quelques infos autour du Musée des Croyances Populaires
Quelques infos autour du Musée des Croyances Populaires

Quelques infos autour du Musée des Croyances Populaires

L'entrée du musée se trouve dans une tourelle d'escalier du château. Elle est surmontée par le blason de la cité, très érodé par le temps comme vous pouvez le voir sur mes photos. 

La porte d'entrée du Musée des Croyances Populaires
La porte d'entrée du Musée des Croyances Populaires

La porte d'entrée du Musée des Croyances Populaires

Les autres espaces sont utilisés par des associations locales et culturelles. L'été, un festival se tient dans la cour du château... 

 

Pas très loin du château, se trouvent l'Office de Tourisme et la bibliothèque de la ville avec sa verrière.

L'Office de Tourisme et la bibliothèque
L'Office de Tourisme et la bibliothèque
L'Office de Tourisme et la bibliothèque

L'Office de Tourisme et la bibliothèque

Il y a aussi un autre musée célèbre que petits et grands aiment bien visiter. C'est le Musée "la vieille école". On peut y découvrir l'ambiance d'antan ainsi que bien entendu, tous les objets utilisés depuis l'ouverture des écoles publiques. J'y retournerai un jour avec mes petits-enfants ! 

Musée "La vieille école"

Musée "La vieille école"

Voici quelques autres découvertes faites en baladant au hasard dans les ruelles. Les maisons du village sont hautes. Leurs façades rénovées sont colorées, ce qui m'a beaucoup surpris, car c'est plutôt rare dans la région. Les maisons du centre de la cité sont en effet toutes bâties en pierres. 

Les maisons sont colorées
Les maisons sont colorées
Les maisons sont colorées
Les maisons sont colorées

Les maisons sont colorées

Voici quelques portes et détails, ainsi qu'une des fontaines...Le village en comporte un certain nombre que je n'ai pas pris le temps de photographier et qui n'étaient pas en eau au moment de mon passage, à cause de travaux dans la vieille ville. 

Quelques portes et détailsQuelques portes et détails
Quelques portes et détailsQuelques portes et détails

Quelques portes et détails

Voilà, notre courte visite est terminée pour aujourd'hui. 

J'espère avoir l'occasion de retourner dans cette jolie cité et de vous montrer les fontaines et autres petit patrimoine qu'il me reste encore à découvrir.

En attendant, je vous ferai bientôt visiter l'abbatiale, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

A bientôt !

A bientôt !

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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 06:17
Arlempdes (3) : les vestiges du château/ Balade en Haute-Loire

Le château d'Arlempdes, dont je vous ai conté l'histoire et montré l'environnement ICI, est une visite incontournable si vous vous rendez un jour en Haute-Loire. 

Il suffit de vous présenter au guichet de l'Hôtel-restaurant du village pour prendre un ticket et de grimper au château. La visite est libre et vous pouvez rester au cœur des vestiges autant de temps qu'il vous plaira. En juillet-août de sympathiques visites commentées y sont organisées. 

 

Voici le plan du site, emprunté à la brochure distribuée en même temps que les tickets. 

Plan du site

Plan du site

 

On reconnaît aisément sur le plan, les monuments vus lors de notre visite du village : la poterne, l'église avec la croix du calvaire, puis la montée vers le château, le portail Renaissance (1) et la porte d'entrée (2).

 

Dès l'entrée, on voit que l'espace était divisé en deux, avec en son centre une tour de guet (5), peu imposante pour un donjon.  

Les soldats accédaient à la tour par un escalier de bois qui permettait de monter au 1er étage. Pour plus de sûreté, l'escalier était retiré ensuite à l'intérieur ou détruit. Un veilleur se tenait sur la terrasse de la tour et de là, il pouvait observer toute la région à 360°. Seul le soubassement de la tour est d'origine. 

La petite tour de guet ou donjon
La petite tour de guet ou donjon
La petite tour de guet ou donjon

La petite tour de guet ou donjon

Dans la partie droite du site, la grande cour d'armes est bordée par les remparts et les courtines, et entourée par le chemin de ronde auquel on accède par un escalier. A cet endroit je ne quittais pas des yeux les enfants donc je n'ai pas fait beaucoup de photos. 

Dans la cour, s’entraînaient sans doute les soldats, mais cette cour très fortifiée, pouvait aussi servir de refuge aux personnes et aux animaux en cas d'attaque du château. 

La cour d'armes bordés par les remparts
La cour d'armes bordés par les remparts
La cour d'armes bordés par les remparts
La cour d'armes bordés par les remparts

La cour d'armes bordés par les remparts

Retournons maintenant dans le quartier d'habitation composé d'un corps de logis (3) très souvent remanié au cours des siècles, et récemment rénové à l'intérieur (sauf l'étage). 

 

 

A droite juste en dessous de la chapelle (11) que nous visiterons dans un prochain article, se trouvent les ruines du fortin (10). 

Les ruines du fortin

Les ruines du fortin

Le corps de logis central et sa porte d'entrée
Le corps de logis central et sa porte d'entrée
Le corps de logis central et sa porte d'entrée
Le corps de logis central et sa porte d'entrée
Le corps de logis central et sa porte d'entrée

Le corps de logis central et sa porte d'entrée

L'intérieur du corps de logis, est constituée d'une grande salle d'armes dans laquelle se trouve une citerne creusée dans le rocher qui recueillait l'eau de pluie en provenance des toitures. 

La citerne

La citerne

De cette grande salle, on peut gagner la cuisine (4 ). 

Son plafond est superbe, tout en pierre. 

La cuisine et quelques vues du plafond
La cuisine et quelques vues du plafond
La cuisine et quelques vues du plafond

La cuisine et quelques vues du plafond

La grille que vous apercevez sur ma  première photo, servait à évacuer les déchets dans une sorte de cave creusée en dessous. 

A l'extérieur de la cuisine, côté cour, on retrouve les vestiges d'un four qui sera prochainement rénové. 

Les vestiges du four

Les vestiges du four

Dans la cour située devant le corps de logis, les ruines du "nouveau logis" (14) bâti à la Renaissance par les Poitiers, forment deux murs à angle droit, séparés par la tour des latrines de forme carrée.   

Un des murs du nouveau logis et la tour des latrines
Un des murs du nouveau logis et la tour des latrines

Un des murs du nouveau logis et la tour des latrines

La tour des latrines (15) comprend un étage où a été creusée dans le mur, une seconde canonnière. 

La tour des latrines
La tour des latrines
La tour des latrines
La tour des latrines

La tour des latrines

D'autres tours subsistent sur le site, mais sont en mauvais état. 

Autres tours sur le site
Autres tours sur le site

Autres tours sur le site

De nombreuses ouvertures dans les remparts permettaient de surveiller les alentours.

Des ouvertures dans les remparts
Des ouvertures dans les remparts

Des ouvertures dans les remparts

D'autres permettaient d'accéder à des caves ou des réserves.

Portes permettant l'accès à des réserves
Portes permettant l'accès à des réserves

Portes permettant l'accès à des réserves

Notre visite est terminée pour aujourd'hui. Très bientôt nous découvrirons la chapelle castrale Saint-Jacques, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien !

En attendant, je ne peux résister à vous montrer encore une fois, deux vues de la Loire en contrebas, prises du haut des remparts. 

La Loire en contrebas
La Loire en contrebas

La Loire en contrebas

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 06:20
Le château et la chapelle castrale, vus du village

Le château et la chapelle castrale, vus du village

La première chose que l'on aperçoit en s'approchant du village d'Arlempdes, que je vous ai fait visiter ICI, c'est le château, quillé sur un éperon rocheux basaltique qui domine la jeune Loire en contrebas.  

 

Le château d'Arlempdes aurait été construit au XIIe siècle. On aime dire dans la région qu'il est le "premier château de la Loire" car le premier en partant de la source même si, évidemment il n'est pas aussi connu que les prestigieux et grandioses Châteaux de la Loire situés en aval.  

Côté village, le château est quasiment inaccessible. 

Le château est inaccessible...
Le château est inaccessible...

Le château est inaccessible...

En fait, on accède à la porte principale par un chemin escarpé qui longe les remparts de la forteresse et qui permet de franchir un premier porche, construit à la Renaissance.

C'est le porche Renaissance encore appelé "la porte de Diane". Il date du XVe siècle et de l'époque où la famille Poitiers décide de transformer le château, jusque-là fort militaire, en résidence d'été.

Le porche Renaissance datant du XVe siècle
Le porche Renaissance datant du XVe siècle

Le porche Renaissance datant du XVe siècle

Puis on accède après un angle droit à la porte d'entrée du château datant du XIIIe siècle. C'est une porte fortifiée, je n'avais pas de recul pour la prendre en photo mais vous l'apercevez en suivant le chemin sur la photo ci-dessous. 

Le chemin d'accès, le porche Renaissance et la porte fortifiée

Le chemin d'accès, le porche Renaissance et la porte fortifiée

Au-dessus de la porte, sur la clé de voûte, se trouve le blason des Poitiers. Des machicoulis défensifs surplombent l'entrée. 

La porte du château
La porte du château

La porte du château

La porte était doublée par une herse non pas verticale, comme habituellement à cette époque, mais formée de madriers horizontaux, commandés par des hommes. Les madriers coulissaient dans des ouvertures toujours bien visibles dans le mur. 

Les madriers coulissaient dans ces ouvertures

Les madriers coulissaient dans ces ouvertures

Un peu d'histoire pour ceux que ça intéresse...

Cette forteresse quillée sur son rocher basaltique, surnommé autrefois "Le Grand Rocher", a joué un rôle important comme poste de défense du Vivarais face au Velay. Avec la création des départements français après la Révolution, le site devient vellave.

 

Construit par les Montlaur, qui contrôlaient toutes les communications de la région et étaient déjà présents sur le site depuis deux siècles, le château d'Arlempdes constitua la dot d'Anna de Montlaur, lors de son mariage avec Charles III de Poitiers en 1429. Le château subit alors des modifications.

La famille construit un nouveau logis dont il ne reste qu'un pan de mur au nord et des fenêtres à meneaux que l'on aperçoit à gauche de la porte d'entrée sur ma photo. 

Ils ouvrent une canonnière à l'entrée et font bâtir un mur sous les remparts ainsi que le porche Renaissance que je viens de vous montrer, pour en sécuriser l'accès. 

 

La canonnière de l'entrée

 

Le château revient ensuite à la petite-fille, Diane de Poitiers, la favorite d'Henri II qui fut Dame d'Arlempdes de 1550 à 1566.  A sa mort, sa fille Françoise en hérite, se marie à Robert IV de La Marck, duc de Bouillon, seigneur de Sedan et maréchal de France. Ils ne vivent pas au château qui est confié à une famille noble de la région, les Goys.

 

Pendant les guerres de religion, en 1585, alors que le château était considéré comme imprenable, il tombe aux mains du Capitaine huguenot Antoine de La Garde-Chambonas. C'est par une porte dérobée ouverte côté rivière par un gardien, grassement payé, que les hommes peuvent s'introduire dans la forteresse qui sera occupée durant trois ans. Toute la région est saccagée. 

 

A partir du XVIIIe siècle, plusieurs familles de la région s'y installent : Les Serres, les Scipion de Beauvoir, et à partir de 1720, les Laval qui prendront le nom de Laval d'Arlempdes. Le château est ensuite abandonné peu à peu, et tombe en ruine. Ces pierres sont alors utilisées pour bâtir des maisons. 

 

En 1936, la dernière descendante de la famille Laval le cède à une oeuvre religieuse qui reste propriétaire du château jusqu'en 1963, date à laquelle une association est créée pour le racheter, le rénover et le faire visiter.

Cette association qui s'appelait au départ " l'Association des descendants des familles d'Arlempdes-Goys" est devenue aujourd'hui "l'Association pour la sauvegarde et l'animation du château d'Arlempdes". Elle continue à restaurer le château et y organise visites et animations. 

D'en-haut la vue sur la rivière (la Loire) au niveau du point de halage et d'approvisionnement est superbe. Si vous êtes sujets au vertige ne vous penchez surtout pas...

La vue du point de halage et d'approvisionnement
La vue du point de halage et d'approvisionnement
La vue du point de halage et d'approvisionnement

La vue du point de halage et d'approvisionnement

La visite est terminée pour aujourd'hui, très bientôt, nous entrerons dans l'enceinte du château et nous effectuerons une visite plus détaillée de ses vestiges, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien !

Vue du village en contrebas...

Vue du village en contrebas...

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 05:23
Editions du Roure, 2018

Editions du Roure, 2018

L'auteur, René Dupuy est né au pays. Après avoir formé des enseignants, il se consacre à l'histoire de sa région, devient président du Centre d'Histoire Sociale de la Haute-Loire, organise de nombreuses conférences pour le plus grand plaisir des autochtones et des vacanciers. 

Il était donc normal qu'il propose ce joli documentaire sur sa commune natale. 

Et il était normal aussi que je me procure cet ouvrage étant donné que je passe de nombreuses vacances dans cette région. 

 

Ce petit documentaire riche en images et en explications, retrace donc l'histoire de la commune de Saint-Privat-d'Allier, qui englobe aujourd'hui celle de Saint-Didier-d'Allier. 

 

"Le patrimoine est un bien commun qui nous a été transmis par nos ancêtres. Cet héritage nous n'en sommes pas propriétaires, seulement dépositaires et à notre tour, nous devons le léguer à nos enfants", nous rappelle-t-il en introduction de son ouvrage.

Une phrase qui ne peut me laisser indifférente, qu'il s'agisse d'un monument célèbre, d'une coutume, d'un objet dont l'usage nous échappe parfois aujourd'hui, d'un paysage, du patois local...Tout cela ne devrait pas avoir à disparaître et mérite d'être conservé. 

 

Le documentaire se divise en plusieurs parties. Après une présentation géographique et géologique des environs, un aperçu des paysages volcaniques, l'auteur nous présente la vie quotidienne des hommes, les matériaux de constructions et les différentes techniques utilisées pour bâtir leurs maisons. Puis il aborde la vie rurale et ses traditions patrimoniales (l'usage des fours, le rôle du couder(c), les lavoirs, la maison des béates, les moulins, ...) avant de nous parler de l'importance de la croyance et de la foi, comme l'atteste la présence de nombreuses églises, chapelles et croix le plus souvent situées au bord des chemins. Enfin, les seigneurs et leurs châteaux ne sont pas en reste.

 

La beauté de la région et le patrimoine local sont  superbement mis en valeur à travers ce reportage aux multiples photos.

Un livre incontournable pour tous ceux qui habitent cette région ou l'ont adopté plus récemment. Je ne pouvais faire l'impasse de vous en parler...

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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 06:13

Les dernières salles du château sont très intéressantes pour les adultes, beaucoup moins pour les enfants, car elles montrent bien le contexte historique, politique et culturel de l'époque. 

 

La Fayette et la Franc-Maçonnerie

La Fayette n'a que 18 ans lorsqu'il rencontre l'Abbé Reynal. Ce dernier appartient à la Loge des "Neufs sœurs" à Paris. C'est une Loge très influente en ce qui concerne la vie culturelle et en particulier le monde littéraire. L'Abbé Reynal fait découvrir la Franc-Maçonnerie à La Fayette. Il va fréquenter la Loge "La Candeur du Grand Orient" mais personne ne sait pour autant quand exactement il a été initié, car il n'existe aucun document à ce sujet.  

Une salle du château est consacrée  aux personnages les plus influents, et montrent des gravures d'époque présentant quelques-unes des cérémonies. 

Une des cérémonies...

Une des cérémonies...

Les personnages influents
Les personnages influents
Les personnages influents
Les personnages influents

Les personnages influents

Les symboles maçonniquesLes symboles maçonniques
Les symboles maçonniquesLes symboles maçonniques
Les symboles maçonniquesLes symboles maçonniques

Les symboles maçonniques

Le Château de Chavaniac-Lafayette (5) : la politique et la vie culturelle de l'époque / Balade en Haute-Loire

La Fayette et la philosophie 

La Fayette fréquentait les salons littéraires et philosophiques animés à l'époque... par des femmes.

Une grande liberté de ton régnait dans ces salons et tous les sujets à la mode y étaient abordés. On débattait parfois vivement aussi bien de l'abolition de l'esclavage que des pensées des philosophes.

Le Salon des Philosophes présentent les principaux courants de l'époque et les statues des grands de ce siècle.

En voici un bref aperçu car je n'ai pas fait beaucoup de photos de cette salle pourtant superbe. Tout le long des murs se trouvent les bustes représentants les philosophes.

Le mobilier présent et les grands miroirs nous mettent aussi dans l'ambiance... 

Le Salon des philosophes
Le Salon des philosophes
Le Salon des philosophes
Le Salon des philosophes

Le Salon des philosophes

Comme tous les personnages célèbres, le marquis de La Fayette a été critiqué dans ses actions, et reste davantage connu aux Etats-Unis qu'en Europe.

Une des salles du château est consacrée à ses admirateurs et à ses détracteurs. 

 

N'hésitez-pas à actionner le diaporama pour en découvrir quelques-uns...

Quelques-uns des détracteurs et admirateurs...
Quelques-uns des détracteurs et admirateurs...
Quelques-uns des détracteurs et admirateurs...
Quelques-uns des détracteurs et admirateurs...
Quelques-uns des détracteurs et admirateurs...
Quelques-uns des détracteurs et admirateurs...
Quelques-uns des détracteurs et admirateurs...
Quelques-uns des détracteurs et admirateurs...
Quelques-uns des détracteurs et admirateurs...

Quelques-uns des détracteurs et admirateurs...

Voilà notre visite du château de Chavaniac-Lafayette est terminée ! Il y a beaucoup de salles que je ne vous ai pas montré comme celles consacrées à l'Amérique, ou encore à ses actions après la Révolution française...entre autres.

Ce sont des salles où il y a de nombreux panneaux explicatifs très intéressants à lire, mais où j'ai passé moins de temps car mes petits-enfants sont encore trop jeunes pour tout comprendre. Nous y reviendrons quand ils seront plus grands et qu'ils étudieront cette période de l'histoire en classe. 

 

Lors de notre visite en juillet dernier, une exposition temporaire, "Lafayette et la mer" nous a permis d'embarquer pour un beau voyage. Je vous montrerai quelques images de cette exposition très prochainement..enfin comme d'habitude, si vous le voulez bien ! 
 

Le Château de Chavaniac-Lafayette (5) : la politique et la vie culturelle de l'époque / Balade en Haute-Loire

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 06:14

Nous allons poursuivre aujourd'hui la découverte de l'intérieur du château de Chavaniac-Lafayette.

Je vous ai déjà donné un aperçu de la vie quotidienne, nous allons visiter aujourd'hui deux lieux de vie du Marquis de La Fayette et de sa femme, que j'ai trouvé magnifiques.

 

La Salle du trésor porte bien son nom ! 

La salle du trésor

La salle du trésor

Il s'agit de l'ancien bureau de travail de La Fayette appelé aussi "salon chinois" à cause des décorations sur les murs, très à la mode au temps de Louis XV. Les fresques sont l'oeuvre de l'architecte Ambroise Laurent Vaudoyer. Certains des objets présents dans les vitrines ont été donnés récemment à la fondation.

La salle a besoin d'être rénovée mais l'ambiance qui y règne est tout à fait agréable, feutrée et calme car elle donne sur les jardins. C'est petit mais un endroit parfait pour se concentrer et travailler ! 

Voici donc un aperçu des fresques décorant les murs et des objets ayant appartenu au Marquis de La Fayette. 

Le Château de Chavaniac-Lafayette (4) : Salle du Trésor et Salon de Madame de La Fayette/ Balade en Haute-Loire
Le Château de Chavaniac-Lafayette (4) : Salle du Trésor et Salon de Madame de La Fayette/ Balade en Haute-Loire
Les fresques ornant les murs...
Les fresques ornant les murs...
Les fresques ornant les murs...

Les fresques ornant les murs...

Objets ayant appartenu à La Fayette
Objets ayant appartenu à La Fayette

Objets ayant appartenu à La Fayette

Tandis que Monsieur travaille dans son bureau, Madame s'installe au salon !

En fait, le Salon est un ensemble de deux pièces dont une sans doute était à l'origine, la chambre de Mme de La Fayette.  

Bien entendu, le décor est une reconstitution, l'ensemble ayant été acquis et installé, lors de la rénovation du château au début du XXe siècle. 

 

Le décor dans le style XVIIIe est constitué de panneaux de papiers peints à motifs mythologiques ou animaliers. Ils ont été créés à Paris par la Manufacture "Réveillon" une des plus illustres de France et dateraient de 1790. Les cadres datent de la fin du XIXe siècle. 

Les papiers peints ont été rénovés en 2002.

Le plancher est constitué de diverses essences de bois (chêne, frêne, noyer, sycomore). 

Le mobilier, les lustres, les miroirs, les tables de jeux, créent une ambiance douce, à la fois simple et emplie de fantaisie.

Les papiers peints...
Les papiers peints...
Les papiers peints...
Les papiers peints...
Les papiers peints...
Les papiers peints...

Les papiers peints...

Le mobilier (et les parquets)
Le mobilier (et les parquets)
Le mobilier (et les parquets)
Le mobilier (et les parquets)
Le mobilier (et les parquets)

Le mobilier (et les parquets)

Les tableaux...
Les tableaux...

Les tableaux...

Voilà, notre visite du jour est terminée. J'espère qu'elle vous a plu !

Nous terminerons la visite des salles du château la semaine prochaine, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 06:23
Nous voici à l'entrée !

Nous voici à l'entrée !

Nous allons poursuivre, comme promis, la visite du château de Chavaniac.  

La semaine dernière, nous avons déjà vu le château de l'extérieur et découvert son histoire. Puis nous avons pris le temps d'admirer le parc et les bassins.

Nous allons maintenant nous balader dans le château d'une salle à l'autre. Il y a tellement de choses à découvrir que je ne compte pas tout vous montrer ! 

 

La visite nous permet de découvrir plusieurs salles du château présentant l'arbre généalogique de la famille, les actions du marquis de La Fayette, la vie quotidienne au château mais aussi le contexte culturel, politique et social de l'époque...

Quelle était la vie quotidienne du petit Gilbert de La Fayette, quand il était enfant ?

Comment se déroulait la vie au château, lorsque devenu adulte, La Fayette venait y séjourner en famille avec son épouse, entre deux voyages ?

 

Il nous faut donc parcourir les couloirs pour replonger dans l'ambiance particulière de l'époque...

Les couloirs et escaliers
Les couloirs et escaliers
Les couloirs et escaliers
Les couloirs et escaliers

Les couloirs et escaliers

Loin de moi l'idée de vous raconter en détails, la biographie du Marquis de La Fayette !

Vous la trouverez sur de nombreux sites internet et en particulier sur Wikipedia ICI, ou en abrégé sur le site dédié au château ICI, ou encore sur Hérodote ICI...

Le Marquis de La Fayette / Huile sur toile d'Antoine Souty (première moitié du XIXe siècle)

Le Marquis de La Fayette / Huile sur toile d'Antoine Souty (première moitié du XIXe siècle)

Celui que l'on appellera plus tard le "Héros des deux mondes", est né au château en 1757. Il s'appelle alors  Gilbert du Mottier de La Fayette. C'est le fils de  Marie-Louise Julie de la Rivière, sa mère,  et de Louis Christophe du Mottier de La Fayette, Grenadier de France, son père.

Les parents du petit Gilbert de La Fayette (salle consacrée à la famille)
Les parents du petit Gilbert de La Fayette (salle consacrée à la famille)

Les parents du petit Gilbert de La Fayette (salle consacrée à la famille)

Le petit Gilbert naît dans cette chambre ou tout du moins dans ce genre de décor (toutes les pièces du château sont des reconstitutions d'époque). 

La chambre natale
La chambre natale

La chambre natale

Une salle entière est consacrée à la vie familiale et à l'arbre généalogique de cette grande famille... 

La Fayette appartient en effet à une famille de la vieille noblesse chevaleresque d'Auvergne dont l'origine remonterait au XIe siècle.

Devenu orphelin très jeune, il sera élevé d'abord par sa grand-mère et sa tante, puis par son arrière-grand-père...

 

Alors qu'il n'a que 16 ans, il se marie avec Adrienne de Noailles qui en a 14...

Marie-Adrienne de Noailles, Marquise de La Fayette et la noce...
Marie-Adrienne de Noailles, Marquise de La Fayette et la noce...
Marie-Adrienne de Noailles, Marquise de La Fayette et la noce...

Marie-Adrienne de Noailles, Marquise de La Fayette et la noce...

Il effectuera de nombreux voyages...

Panneau explicatif résumant ses voyages

Panneau explicatif résumant ses voyages

Pour se ressourcer, il reviendra toujours sur les chemins de son enfance, enfin c'est en tous les cas ce que l'on raconte dans le petit village de Chavaniac. Il transmettra l'amour de la région à ses propres enfants qui après lui, entretiendront des liens étroits avec le village et le château familial.

La vie quotidienne en Haute-Loire n'était pourtant pas facile en ce temps-là. Toute sa vie durant La Fayette s’intéressa de près au sort des paysans de sa région. Il avait de grandes idées concernant l'agriculture et l'artisanat. Le chanvre de la région a été utilisé pour fabriquer des cordages de marine tandis que sa femme n'hésita pas à créer une école de tissage de laine au Puy-en-Velay...

 

Quelques gravures donnent le ton en nous montrant des paysages de la région...

Deux des nombreuses gravures qui ornent les murs
Deux des nombreuses gravures qui ornent les murs

Deux des nombreuses gravures qui ornent les murs

La salle à manger du château est très vaste.

La salle à manger
La salle à manger

La salle à manger

Elle était chauffée par une grande cheminée. 

La grande cheminée
La grande cheminée

La grande cheminée

Le mobilier et de nombreux objets usuels permettent d'imaginer la vie de l'époque (à un détail près, visible sur la seconde photo...). 

Quelques éléments du mobilier dont le vaisselier
Quelques éléments du mobilier dont le vaisselier
Quelques éléments du mobilier dont le vaisselier

Quelques éléments du mobilier dont le vaisselier

Quelques-uns des objets du quotidien
Quelques-uns des objets du quotidien
Quelques-uns des objets du quotidien
Quelques-uns des objets du quotidien
Quelques-uns des objets du quotidien
Quelques-uns des objets du quotidien
Quelques-uns des objets du quotidien
Quelques-uns des objets du quotidien
Quelques-uns des objets du quotidien

Quelques-uns des objets du quotidien

Voilà notre visite des premières salles du château est terminée pour aujourd'hui.

Très bientôt nous poursuivrons la visite, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien. 

Le Château de Chavaniac-Lafayette (3) : Naissance et vie quotidienne au château / Balade en Haute-Loire

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 06:14
Le parc du château de Chavaniac-Lafayette

Le parc du château de Chavaniac-Lafayette

Comme je vous l'ai dit dans mon précédent article, le parc du Château de Chavaniac-Lafayette, d'une superficie de trois hectares est inscrit aux Monuments Historiques et a reçu le label de Jardin Remarquable.

Ce label récompense pour cinq ans, les jardins ayant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique dont le but n'est pas commercial. 

 

Lorsque nous y sommes allés l'été dernier, c'était durant ces journées de juillet caniculaires, rappelez-vous... Autant dire que le jardin avait déjà beaucoup souffert de la chaleur et qu'il mériterait une visite au printemps ou à l'automne pour apprécier les nombreuses espèces végétales que je n'ai pas pris le temps de photographier. 

 

Les jardins et le parc ont été, je le rappelle conçus et aménagés entre 1919 et 1928 par John Moffat, fondateur du Mémorial Lafayette et propriétaire américain du château de de 1917 à 1966. Il s'est inspiré des jardins à la française...

Le parc possède des espèces aussi bien européennes, asiatiques qu'américaines. John Moffat étant écossais d'origine, il a aussi implanté diverses espèces de son pays. D'où la grande diversité et la grande richesse de ce parc.

Lorsqu'il sort du château pour parcourir le parc, le visiteur accède d'abord à la terrasse agrémentée de buis. L'art topiaire caractéristique donne un aspect particulier à cet endroit du jardin. 

La terrasse avec ses buis taillés
La terrasse avec ses buis taillés

La terrasse avec ses buis taillés

La fontaine au centre de la terrasse
La fontaine au centre de la terrasse
La fontaine au centre de la terrasse

La fontaine au centre de la terrasse

De la terrasse, le visiteur a une jolie vue sur l'ensemble du parc.

De nombreux arbustes sont présents : des cytises, des lilas, des chèvrefeuilles, des baguenaudiers, des aubépines, des seringats...je n'ai pas pris note de toutes les espèces bien que leurs noms soient soigneusement inscrits sur des plaques. 

Les zones plantées d'arbres sont constituées de hêtres, de tilleuls, et autres espèces qui permettent à un sous-bois très riche, de se développer.

 

La seconde terrasseLa seconde terrasse
La seconde terrasse
La seconde terrasseLa seconde terrasse

La seconde terrasse

Un petit bief nous amène jusqu'à une chute d'eau. De là, l'eau va irriguer les bassins au bord desquels poussent des saules pleureurs, des chênes des marais et autres espèces...un véritable arboretum dans lequel j'aurai bien aimé passer plus de temps pour découvrir les espèces rares qui y sont plantées.

Mais, les petits étaient fatigués, il faisait très chaud et nous venions déjà de passer pas mal de temps dans le château et pour visiter une exposition temporaire dont je vous parlerai prochainement.

Nous avons donc plutôt profité de la fraîcheur du parc, au lieu de chercher à compléter notre savoir botanique. Il faudra donc que j'y retourne un jour ! 

 

Le biefLe bief

Le bief

Les abords des bassins étaient vraiment très agréables.  C'était un véritable plaisir de voir tous ces nénuphars et nous avons profité de ce paisible décor.  

N'oubliez pas d'agrandir les photos en cliquant dessus...

Le premier bassin
Le premier bassin

Le premier bassin

Le second bassinLe second bassin
Le second bassinLe second bassin
Le second bassinLe second bassin

Le second bassin

Le troisième bassin

Le troisième bassin

Les enfants ont beaucoup aimé découvrir le cyprès chauve qui respire avec ses pneumatophores...

Nous n'avons pas l'habitude de le voir en Provence. Il faudrait aller à Marseille au Parc Borély ! 

 

Le cyprès-chauve sur les berges du troisième bassin

Le cyprès-chauve sur les berges du troisième bassin

Les pneumatophores du cyprès chauve
Les pneumatophores du cyprès chauveLes pneumatophores du cyprès chauve

Les pneumatophores du cyprès chauve

Quand je retournerai là-bas, je n'oublierai pas de photographier la roseraie datant de 1947 qui est en cours de réaménagement...

 

Il faut noter aussi la présence de deux arbres remarquables :  

Le chêne de Lafayette  planté par le grand-père de Lafayette il y a trois siècles. Nous l'avons vu mais j'ai raté ma photo. 

L'arbre de la lune qui est un érable particulier car... les graines de cet érable ont été emportées dans l'espace par Stuart Roosa à bord d'APPOLO 14 en 1971. Une d'entre elles a été offerte à Raymond Pagès et a été plantée dans le parc du château, à l'occasion du bicentenaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis en 1976.

Tout un symbole !

 

Pour plus d'infos sur ce parc, vous pouvez aller lire l'historique et le descriptif des différentes espèces ci-dessous...

Voilà notre visite est terminée pour aujourd'hui, très bientôt nous pénétrerons dans le château, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 06:12
Le château de Chavaniac-Lafayette (Haute-Loire)

Le château de Chavaniac-Lafayette (Haute-Loire)

Retournons un peu en Haute-Loire pour profiter d'une visite effectuée l'été dernier avec mes petits-enfants...

 

Le Château de Chavaniac-Lafayette se situe dans le village de Chavaniac, en Haute-Loire à une trentaine de kilomètres du Puy-en-Velay. 

C'est la demeure natale du célèbre Marquis de La Fayette (né le 6 septembre 1757). Mais à l'époque de sa naissance, le village s'appelait encore, Saint-Georges-d'Aurac. 

Ce personnage historique, devenu le héros (en combattant les anglais) de la guerre d'Indépendance américaine, méritait bien que sa demeure natale au charme certain, où il a passé les huit premières années de sa vie, et où il aura toute sa vie du plaisir à revenir, fasse revivre son histoire.

 

Les drapeaux, français et américain, flottent au-dessus du château afin de rappeler qu'il fût citoyen d'honneur américain, et que de nombreuses villes portent son nom, outre-atlantique.

 

Les drapeaux français et américain flottent côte à côte sur la tour carrée

Les drapeaux français et américain flottent côte à côte sur la tour carrée

 

Le drapeau américain se retrouve d'ailleurs aussi à l'intérieur du château...

Le drapeau américain dans le château

Le drapeau américain dans le château

 

Le château et le parc sont inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1989.

Vues partielles du château et du parc
Vues partielles du château et du parc
Vues partielles du château et du parc

Vues partielles du château et du parc

 

Un peu d'histoire...

 

A la fin du XIVe siècle, le village appartenait à des bourgeois de Langeac (les Suât) qui y firent construire une Maison forte, comme tous bons seigneurs de l'époque.

A la fin du XVIIe siècle, les bâtiments sont partiellement détruits par un incendie. On les reconstruit en 1701. La bâtisse est agrandie et commence à ressembler au château que l'on connaît aujourd'hui et qu'on appelle le "Manoir des deux mondes". 

Mais il reste quelques vestiges de l'époque...

 

La partie la plus ancienne du château

La partie la plus ancienne du château

 

En 1708,  le domaine devient propriété de la famille La Fayette grâce au mariage d'Edouard Motier de La Fayette et de Marie Catherine Suat de Chavaniac.

En 1757, celui qui devait devenir le Marquis de La Fayette naît dans cette demeure bourgeoise.

En 1791, c'est le Marquis de La Fayette lui-même qui fait subir au château de nouvelles transformations.

L'architecte Ambroise Laurent Vaudoyer le modernisera et Albert Ancica en assurera la décoration et les peintures.

A la fin du XVIIIe siècle, le château est quasiment semblable à celui d'aujourd'hui.

Sa façade nord est flanquée de deux tours de 15 mètres de hauteur, coiffées de campaniles et bâties en pierres basaltiques noires du pays.

 

Autres vues du château et des tours circulaires en basalte
Autres vues du château et des tours circulaires en basalteAutres vues du château et des tours circulaires en basalte

Autres vues du château et des tours circulaires en basalte

 

C'est seulement dans les années 1920 que sera (re)construite la tour carrée à l'initiative du "Mémorial Lafayette", association devenue propriétaire des lieux en 1917. Cette construction, demandée par John Moffat alors président, aura lieu sous la directive de l'architecte des Monuments Historiques de la Haute-Loire, Achille Proy.

L'aile sud est alors rénovée en totalité, la toiture est refaite, le manoir rehaussé d'un étage...et l'électricité est installée au château. 

 

La Tour carrée
La Tour carrée

La Tour carrée

 

Le "Mémorial Lafayette" a joué un rôle très important auprès de la population locale en créant au cœur du village, un orphelinat qui accueillait les enfants dont le père avait été tué lors de la Première Guerre Mondiale, ainsi qu'un Préventorium qui reçut entre 1917 et 1966, près de 25 000 enfants. 

 

Par la suite, le domaine devient propriété du Département de la Haute-Loire en 2009. Le château sera à nouveau restauré, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Le parc qui contient une roseraie et qui a le charme d'un jardin anglais grâce à ses nombreux bassins, est aujourd'hui une rareté dans la région. Il porte le label "Jardin remarquable". 

Dans le vallon en contrebas, c'est La Fayette qui le premier a fait planter une allée de tilleuls, ormes, frênes et peupliers.

 

Je vous montrerai prochainement une partie des jardins, l'intérieur du château et quelques pans de la vie de ce grand homme qui s'est battu pour défendre la liberté et les Droits de l'homme, enfin si, comme d'habitude...vous le voulez bien !

 

Prêts pour continuer la visite ?

Prêts pour continuer la visite ?

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 06:19
Le château de Cornillon-Confoux

Le château de Cornillon-Confoux

Restons encore un peu en Provence pour profiter du soleil qui est bien présent en ce début d'année, mais hélas parce que le mistral, ce vent du nord froid et soufflant le plus souvent en rafales, est bien présent aussi ! 

Impossible de se mettre à l'abri...

 

Près de Cornillon-Confoux, où je vous ai déjà emmené l'année dernière pour admirer le mur des abeilles, et les bories, se trouvent plusieurs chemins de randonnée, qui nous emmènent près du château de Confoux (les deux communes sont réunies).

 

Ce château, massif et imposant, se voit de loin lorsqu'on emprunte la petite route qui longe le plateau en contrebas. C'est une propriété privée et  il ne se visite pas. 

C'est bien dommage, car il fait partie du patrimoine de la région. Mais je comprends aussi que le propriétaire veuille conserver son bien à l'abri des regards.  

 

Cela faisait des années que je ne m'étais pas approchée de sa bâtisse, et j'ai donc fait récemment quelques photos en me promenant le long de la petite route qui traverse le hameau de Confoux. Cette ruelle qui est une impasse, est marquée d'un sens interdit mais, sans mention de propriété privée, nous l'avons emprunté. De là, nous avons une autre vue sur le château, éclairée par la lumière du soir. 

Le château de Confoux vu du hameau

Le château de Confoux vu du hameau

C'est un ancien château-fort qui a été construit au XIIIe siècle par les Archevêques d'Arles. Des habitations s'installent autour. Ce sont des dépendances occupées par les paysans qui cultivaient les terres.

 

A la Renaissance, le château est agrandi et remanié. Des fenêtres à meneaux ornent alors les façades. Une grande terrasse est bâtie et permet d'avoir une vue plongeante sur la vallée...

 

Le château est toujours flanqué de deux tourelles carrées datant de cette époque, dont une est devenue un pigeonnier.

Le château vu du hameau
Le château vu du hameau
Le château vu du hameau
Le château vu du hameau

Le château vu du hameau

Quelques autres détails attirent notre attention : un puits, une porte ancienne, une fontaine, laissant présager des merveilles cachées à l'intérieur de la propriété. 

Quelques détails vus de l'extérieur...
Quelques détails vus de l'extérieur...
Quelques détails vus de l'extérieur...

Quelques détails vus de l'extérieur...

Au sein de la propriété,  se trouve une petite chapelle romane datant du XIIe siècle qui fut longtemps celle du hameau de Confoux. C'est Notre-Dame-de-Confoux. On aperçoit son clocher sur la photo ci-dessous. 

Elle est accolée à des bâtiments anciens datant des XVIIe et XVIIIe siècle.  

La petite chapelle privée

La petite chapelle privée

Le sculpteur d'origine polonaise, Igor Mitoraj a réalisé la porte extérieure de la chapelle, en bronze.

La porte de la chapelle, oeuvre d'Igor Mitoraj

La porte de la chapelle, oeuvre d'Igor Mitoraj

Ce sculpteur, connu dans le monde entier, séjournait régulièrement au château dans les années 2000.

Ses œuvres ont fait l'objet d'une exposition impressionnante à Aix-en-Provence, en 2010, à Paris, mais aussi au Canada, au Japon, et dans toute l'Europe. 

On retrouve aussi certaines de ses sculptures dans le domaine et en particulier dans le parc, sous les gigantesques pins. Je n'ai pu en prendre qu'une seule car la lumière ne se prêtait pas à les mettre en valeur...

 

Une des oeuvres d'Igor Mitoraj
Une des oeuvres d'Igor Mitoraj

Une des oeuvres d'Igor Mitoraj

Ce parc devait devenir un lieu de résidence pour des artistes et même une fondation pour l'art contemporain. Mais je ne sais pas si le projet a pu aboutir car le sculpteur est décédé en 2014. 

[source : Gazette de Cornillon-Confoux, septembre 2010]

 

Avant de mourir, il a gracieusement offert une de ses œuvres à la commune et j'irai un jour la photographier sur la place de l'église du village.  Depuis, en hommage à ce grand sculpteur qui aimait résider au château, une école du village porte son nom. 

 

Les dépendances sont devenues de jolies maisons rénovées, comme cette ancienne bergerie du XVIIIe siècle, renforcée par des contreforts impressionnants. 

L'ancienne bergerie à l'entrée du hameau...

L'ancienne bergerie à l'entrée du hameau...

Une autre dépendance rénovée proche du château

Une autre dépendance rénovée proche du château

Voilà notre petite découverte est terminée pour aujourd'hui. J'espère que cette courte balade en Provence vous a plu...

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 05:19
Le château de Saint-Didier-d'Allier sur son piton rocheux

Le château de Saint-Didier-d'Allier sur son piton rocheux

 

Comme partout en France, les châteaux ont été pendant des siècles des symboles du pouvoir.

Les seigneurs de la haute vallée de l'Allier ont érigé eux-aussi des bâtisses en hauteur, pour surveiller les gorges.

C'étaient des châteaux-sentinelles ! 

 

Peu de châteaux subsiste de cette période dans le secteur. Seuls les rochers sur lesquels ils ont été bâtis sont encore debout et ont résisté aux siècles. 

La tour de Rochegude que je vous ai déjà montré, et plus récemment le château de Mercoeur dont il ne reste que quelques vestiges, font figure d'exception.

 

Le château de Saint-Privat-d'Allier et celui de Saint-Didier ont eu plus de chance et ont été non seulement habités dans le passé, mais le sont encore aujourd'hui ce qui leur a permis d'être régulièrement rénovés. 

Même si on ne peut les visiter régulièrement, car ils sont tous les deux des propriétés privées, on ne peut que s'en réjouir.

Les propriétaires du château de Saint-Didier, ouvrent occasionnellement leur porte pour une petite visite comme cela a été le cas en 2017 par exemple, mais je n'étais pas sur place à l'occasion de cette sortie patrimoine.

Dommage ! 

 

Le château vu de près, côté village
Le château vu de près, côté village

Le château vu de près, côté village

 

Le château de Saint-Didier-d'Allier est construit sur un rocher qui surplombe la vallée de l'Allier. En fait, il est entouré sur trois côtés par d'abruptes falaises. Le quatrième par les maisons du village que je vous ai montré lors de mon dernier article ICI. 

Au départ vu sa position haute, il jouait davantage le rôle de Maison forte.

Il est connu depuis 1256. 

De cette époque ne subsiste que la tour ronde du pigeonnier avec sa toiture polychrome et les mâchicoulis sur le mur sud. 

Dévasté pendant la guerre de Cent Ans, le château est ensuite reconstruit, agrandi et rénové pour arriver jusqu'à nous.

De forme carrée et austère, la bâtisse est défendue par un mur d'enceinte côté nord et ouest. Quelques ouvertures agrémentent les façades sud et nord mais datent sans doute du XVIIIe siècle. 

 

Certains éléments sont classés depuis 1990, comme le mur d'enceinte, le sol de la basse-cour, le pigeonnier...à l'extérieur.

 

Le mur d'enceinte, la façade sud et le pigeonnier
Le mur d'enceinte, la façade sud et le pigeonnier
Le mur d'enceinte, la façade sud et le pigeonnier
Le mur d'enceinte, la façade sud et le pigeonnier

Le mur d'enceinte, la façade sud et le pigeonnier

 

A l'intérieur, le rez-de-chaussée, la salle commune et son décor peint datant du XVIIe ou du XVIIIe, la salle à manger et les boiseries à panneaux datant du XVIIe siècle, les cheminées, la lingerie avec les boiseries d'époque, les murs peints des chambres, la tourelle d'escalier...

A l'intérieur se trouvent aussi des caves sur deux niveaux, qui par leur architecture, seraient datées du XIIIe siècle. 

 

Voilà tout ce que je peux vous dire sur ce château qui ajoute au charme de ce petit village vellave.

Il me reste encore à vous montrer, une petite merveille, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien !

 

Cette jolie porte s'ouvrira-t-elle un jour prochain à nouveau ?

Cette jolie porte s'ouvrira-t-elle un jour prochain à nouveau ?

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 05:25
Le château de Mercoeur, commune de Saint-Privat-d'Allier (Haute-Loire)

Le château de Mercoeur, commune de Saint-Privat-d'Allier (Haute-Loire)

 

Les vestiges du château de Mercoeur sont situés dans le petit hameau du même nom, à plus de 1 000 mètres d'altitude, au cœur de la commune de Saint-Privat-d'Allier, dont je vous ai déjà parlé encore récemment. 

Le château daterait du XIIIe siècle. Il faisait partie du système défensif de la vallée de l'Allier au même titre que celui de Rochegude, dont il ne reste qu'une tour à proximité de la chapelle.

 

Un peu d'histoire...

Le château a été bâti en 1257, sur les ruines d'un premier château, construit au XIe siècle par Béraud de Mercoeur qui a donné son nom au hameau et au château. 

Il appartient alors à Alixent de Mercoeur (1245-1286) et à son épouse, Pons de Montlaur. Les Mercoeur forment une puissante famille, connue dans la région, mais lorsque la lignée s'éteint, ce sont les Montlaur qui en deviennent les seigneurs vers 1321. Puis le château est cédé aux Du Saunier vers 1390. Ceux-ci le conserveront jusqu'en 1764.

Incendié durant la guerre de cent ans, sans nul doute par les redoutables routiers qui sévissaient dans la région, le château est agrandi et reconstruit en 1439. Un corps de logis est (re)construit entre les tours et le donjon, et subsistera jusque vers 1960. Il est aujourd'hui en ruine. 

 

Cette carte postale ancienne, empruntée à Papou Poustache, permet de mieux se représenter à quoi ressemblait ce petit château.  

 

Carte ancienne du château de Mercoeur (http://www.cpauvergne.com/2014/05/le-chateau-de-mercoeur.html)

Carte ancienne du château de Mercoeur (http://www.cpauvergne.com/2014/05/le-chateau-de-mercoeur.html)

 

C'est aussi au XVe siècle que des fortifications sont ajoutées afin de renforcer les défenses du château. Les murs d'enceinte ont en partie disparu aujourd'hui, sans doute parce que les pierres ont été réutilisées pour reconstruire certaines maisons du hameau.

 

Au XVIIIe siècle, Jean Martin de Matussières, baron de Mercoeur et de Rochegude, alors propriétaire du bien par alliance, agrandit encore le domaine en bâtissant un logis à l'est du château dans le pur style Louis XVI. Sa construction restera inachevée à cause de la Révolution.

 

Le logis XVIIIe
Le logis XVIIIe

Le logis XVIIIe

 

En 1864, le château devient la propriété du Comte de Miramon Fargues. Il est aujourd'hui toujours une propriété privée, bien qu'inhabité depuis plus de cent ans. 

 

Ces modestes vestiges, un donjon et deux tourelles, quelques pans de murs...ont beaucoup d'importance au point de vue de l'histoire de la région. Le château est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1979.

 

Je trouve le cadre de verdure dans lequel se trouve le château, magnifique et, alors qu'il est situé en périphérie du hameau, il garde un côté un peu sauvage, tout à fait charmant. 

 

Le cadre de verdure et le château de MercoeurLe cadre de verdure et le château de Mercoeur
Le cadre de verdure et le château de MercoeurLe cadre de verdure et le château de Mercoeur

Le cadre de verdure et le château de Mercoeur

 

Sont en particulier protégés, le donjon et sa tourelle d'escalier visible côté nord.

On voit aussi très bien sur le donjon, les meurtrières (archères-canonnières).

A côté se trouvent les deux tourelles.

Le donjon et ses tourelles
Le donjon et ses tourelles
Le donjon et ses tourelles
Le donjon et ses tourelles

Le donjon et ses tourelles

 

Côté nord donc, la tourelle d'escalier est tout à fait originale, accolée à la tour, elle surmonte une porte à laquelle on accède par un escalier...

La tourelle d'escalier...
La tourelle d'escalier...

La tourelle d'escalier...

 

Sont également classées, les peintures murales se trouvant au rez-de chaussée du donjon datant du XVIIe siècle, les façades et les toitures du château et du logis d'habitation XVIIIe, ainsi que les cheminées...qui subsistent encore malgré l'effondrement du logis datant du XVe. 

Quelques vestiges du logis du XVe
Quelques vestiges du logis du XVe
Quelques vestiges du logis du XVe
Quelques vestiges du logis du XVe

Quelques vestiges du logis du XVe

 

Voici quelques détails : gargouille, tête sculptée, bandeaux, créneaux...

Une tête sculptée originale...

Une tête sculptée originale...

Quelques détails sur les pans de murs du château et le donjonQuelques détails sur les pans de murs du château et le donjon
Quelques détails sur les pans de murs du château et le donjonQuelques détails sur les pans de murs du château et le donjon

Quelques détails sur les pans de murs du château et le donjon

 

Le panorama de là-haut est, à défaut de monter en haut du donjon, de toute beauté ! 

Le château de Mercoeur / Balade en Haute-Loire
Le château de Mercoeur / Balade en Haute-Loire

 

Mais il paraît que du haut du Donjon, on peut aussi apercevoir le château de Saint-Privat-d'Allier dont je vous ai déjà parlé, et celui de Saint-Didier-d'Allier dont je vous parlerai la semaine prochaine, en vous faisant visiter ce petit village de la vallée de l'Allier.

Enfin si... comme d'habitude, vous le voulez bien ! 

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 05:24
Le château de Lourmarin (5) Visite de la partie Renaissance 3 / Balade dans le Vaucluse

 

Aujourd'hui, nous terminons la visite du Château de Lourmarin.

Il nous faut pour cela grimper par l'escalier monumental jusqu'au second étage pour visiter la chambre des "Messieurs", la salle de Musique et le Salon Laurent-Vibert.

 

Vue générale de la Salle de musique

Vue générale de la Salle de musique

 

La salle de musique propose bien sûr, une collection d'instruments de musique, mais aussi des objets d'arts et des meubles d'époque.

 

Quelques meubles et objets d'art
Quelques meubles et objets d'artQuelques meubles et objets d'art

Quelques meubles et objets d'art

 

Les instruments viennent des quatre coins du monde.

Les instruments à cordes accrochés sur le mur viennent de Chine, du Japon et du Vietnam.

Ils sont accrochés au-dessus d'une épinette datant du XVIIIe siècle. 

Les instruments à corde sont accrochés sur les murs au-dessus de l'épinette

Les instruments à corde sont accrochés sur les murs au-dessus de l'épinette

 

Au sol se trouvent des instruments africains dont un xylophone (un balafon).

Le balafon et des tambours sous la fenêtre

Le balafon et des tambours sous la fenêtre

 

Il y a en particulier un joli clavecin...

 

Le clavecin...

Le clavecin...

 

Au dessus de la cheminée, Orpheus charme les fauves...en musique.

Opheus charme les fauves...

Opheus charme les fauves...

 

La chambre des Messieurs est une reconstitution d'une chambre du XVIIIe siècle.

La chambre des Messieurs

La chambre des Messieurs

 

Le salon Laurent-Vibert termine la visite en apothéose. La prochaine fois que je reviendrai dans ce château c'est dans cette salle que je viendrai en premier.

Je n'ai pas pu y rester longtemps car arrivés à ce stade les petits en avaient assez et avaient besoin de prendre l'air : ils avaient été si sages !

Dans ce salon se trouve une carte des Amériques, une gravure en fait,  accompagnée de ses 30 médaillons explicatifs qui ont été pour l'exposition encadrés séparément mais qui à l'origine encadraient la carte. 

La carte a été rénovée en 2010 par la Fondation.

 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand. Désolée pour les reflets je n'ai pas réussi à faire autrement...le soleil entrait à flot par les fenêtres.

 

La carte des Amériques (gravure de Jean-Baptiste Nolin)

La carte des Amériques (gravure de Jean-Baptiste Nolin)

 

Cette gravure a été réalisée par Jean-Baptiste Nolin (1657-1725) vers 1720 pour le roi Louis XV.  Tout l'ouest de l'Amérique du Nord n'a pas encore été exploré.  

La carte est très belle mais les médaillons qui chacun reprennent un épisode de l'histoire de la conquête des Amériques, sont fascinants. De nombreux détails et un texte explicatif en français nous incitent à passer du temps sur chacun d'eux. 

Quatre des trente médaillonsQuatre des trente médaillons
Quatre des trente médaillonsQuatre des trente médaillons

Quatre des trente médaillons

 

Dans une vitrine au centre de la pièce de nombreux livres anciens donnent également envie de s'attarder dans cette pièce...et de partir en voyage ! 

 

Le château de Lourmarin (5) Visite de la partie Renaissance 3 / Balade dans le VaucluseLe château de Lourmarin (5) Visite de la partie Renaissance 3 / Balade dans le Vaucluse
Le château de Lourmarin (5) Visite de la partie Renaissance 3 / Balade dans le VaucluseLe château de Lourmarin (5) Visite de la partie Renaissance 3 / Balade dans le Vaucluse

 

La visite se termine à cet étage et il ne nous reste plus qu'à redescendre l'escalier, sortir sur la terrasse supérieure, admirer encore une fois la vue sur le village puis emprunter l'escalier extérieur...pour passer à côté du bassin.

Mais avant, d'une des fenêtres du second étage du château, on peut profiter encore un bref instant de la vue sur le village. 

 

Vue sur le village à partir du second étage du château.

Vue sur le village à partir du second étage du château.

 

A bientôt pour d'autres visites de ce village provençal ! 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 05:26

 

Nous continuons aujourd'hui la visite de la partie Renaissance du château de Lourmarin.

Nous allons monter par le superbe escalier torsadé et à vis, jusqu'au 1er étage pour visiter la chambre des Dames, la salle de réception (appelée la Sallestre) et le petit Salon.

 

 

 

Au premier étage, se trouve la Chambre des Dames.

Nous ne pouvons pas entrer dans la pièce mais simplement avoir un aperçu à partir de la porte d'entrée, la salle étant condamnée par un cordon. Dommage car nous ne pouvons pas admirer la cheminée. 

La Chambre des Dames (ou Chambre d'Honneur) est entièrement décorée par des meubles provençaux datant du XVIIIe siècle. On peut admirer en particulier devant la cheminée, une banquette typiquement du sud-est que l'on appelle une radassière. 

Les tissus sont constitués de Toile de Jouy et les carreaux au sol ont été fabriqués à Apt (une ville proche située dans le Vaucluse) dans le style de ceux d'origine. 

 

La Chambre des DamesLa Chambre des Dames
La Chambre des DamesLa Chambre des Dames

La Chambre des Dames

 

A côté de la chambre se trouve la salle de réception, appelée la Sallestre. On y dansait et on s'y amusait beaucoup !

Les meubles sont tous de style espagnol.

Le mobilier de la SallestreLe mobilier de la Sallestre
Le mobilier de la SallestreLe mobilier de la Sallestre
Le mobilier de la SallestreLe mobilier de la Sallestre

Le mobilier de la Sallestre

 

Une cheminée datant de 1570, superbement décorée, occupe un des murs de la salle. On y trouve des sculptures originales puisque constituées de têtes d'indiens (Incas ou Aztèques). 

 

 

La cheminée surmontée par des têtes d'indiens sculptées
La cheminée surmontée par des têtes d'indiens sculptéesLa cheminée surmontée par des têtes d'indiens sculptées

La cheminée surmontée par des têtes d'indiens sculptées

 

Sur un grand médaillon, on découvre les Trois Grâces, éternellement jeunes et qui invitent à la fête, à la vie, au bonheur...

Le médaillon représentant les trois GrâcesLe médaillon représentant les trois Grâces

Le médaillon représentant les trois Grâces

 

Enfin nous terminerons la visite de cet étage par un petit tour dans le Petit Salon.

La grande cheminée est ornée des mêmes têtes d'indiens, que celles situées au-dessus de la cheminée de la Sallestre. La plaque en fonte qui se trouve dans la cheminée est datée de la seconde moitié du XVIe siècle.

La cheminée du Petit Salon

La cheminée du Petit Salon

 

Au centre de la pièce, se trouve un piano de concert Blüthner. Il est utilisé par les pensionnaires de la Fondation. 

A gauche de la cheminée est exposée une oeuvre classée "La Vierge à l'enfant".

C'est une peinture italienne, huile sur bois, datant du XVe siècle. Elle est l'oeuvre de Filippo Lippi, un grand maître de la Renaissance de Florence, dans l'atelier duquel Boticelli est entré en apprentissage en 1465. 

La Vierge à l'enfant

La Vierge à l'enfant

 

Le coffre Renaissance qui orne la pièce, est surmonté d'une gravure du XVIIe. Pas facile de la prendre en photo avec le soleil qui entrait à flots par la fenêtre juste en face.

 

Enfin les bibliothèques sont datées du XVIIIe. 

 

La vue sur le coffre, la gravure et une des bibliothèques

La vue sur le coffre, la gravure et une des bibliothèques

 

Il nous reste maintenant à visiter le troisième étage...mais ce sera encore une fois pour un prochain article, enfin...si vous le voulez bien !

 

Vous avez pensé à cliquer sur les photos pour les voir en grand ?

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 05:25

 

Nous poursuivons aujourd'hui la visite du Château de Lourmarin.

Nous avons donc quitté la loggia où nous nous trouvions précédemment, dans le "Château-Vieux" pour remonter l'escalier, traversé l'oratoire dont je vous ai parlé la dernière fois, et nous sommes sortis sur la terrasse supérieure.

La vue sur le village est toujours très agréable !  

 La vue de la terrasse supérieure

La vue de la terrasse supérieure

 

Sur la terrasse supérieure, nous sommes au pied du "Château-Neuf". Cette partie Renaissance a été construite sur  trois niveaux, chaque étage comprenant une série de trois fenêtres à meneaux. Chacune des fenêtres est encadrée de pilastres rappelant la période antique.

 

 

 

Une des fenêtres à meneaux avec ses pilastres

 

 

Puis nous pénétrons à l'intérieur de la tour quadrangulaire par une superbe porte. C'est là que s'ouvrent au rez-de chaussée, la cuisine et la salle à manger.

La porte d'entrée dans la partie Renaissance...

La porte d'entrée dans la partie Renaissance...

 

Pénétrons tout d'abord dans la cuisine où se trouve la plus grande cheminée du château. On pouvait y faire cuire deux cochons entiers ou deux moutons sans problème, comme nous l'indique la fiche pédagogique apposée dans la salle.  

A l'époque les gens du peuple mangeaient beaucoup de céréales et de légumes mais les "riches" n'étaient pas végétariens...et dépensaient sans compter, tout en consommant les produits de la chasse ou des élevages alentours. 

 

 

La plus grande cheminée du château

La plus grande cheminée du château

 

La pièce est joliment décorée, mais je n'ai fait que peu de photos, car il y avait pas mal de monde...

Les ustensiles accrochés au mur sont typiquement provençaux. Il y a, en particulier, une bassinoire qui servait à chauffer les lits en hiver, des jarres posées au sol et un joli vaisselier...

 

La bassinoire et une des jarres posées au sol
La bassinoire et une des jarres posées au sol

La bassinoire et une des jarres posées au sol

 

Les cuivres posés au sol ou sur les meubles ont été ramenés par Robert Laurent-Vibert, dont je vous ai parlé dans mon dernier article, lors de ses voyages au Liban, en Syrie, au Maroc ou en Palestine. Ils datent tous du début du XXe siècle.

 

Un des cuivres ramenés des voyages par Robert Laurent-Vibert

Un des cuivres ramenés des voyages par Robert Laurent-Vibert

 

Deux fontaines originales sont taillées dans le marbre. Chacune représente un hippopotame du Nil.

 

Une des fontaines en forme d’hippopotame

Une des fontaines en forme d’hippopotame

 

Enfin, une pile se trouve dans un des coins de la cuisine. C'est ainsi que l'on appelle notre évier de Provence. 

 

La pile dans un des coins de la cuisine

 

La visite se poursuit ensuite par la salle à manger, transformée aujourd'hui en salle de concert et de conférence. Elle est embellie par son plafond à la française, un plafond entièrement rénové qui date du 16e siècle.

Un piano est placé devant la cheminée sur une estrade. Ma photo est un peu floue mais c'est la seule que j'ai, où on aperçoit un bout du plafond, le piano et la cheminée.

 

 

 

Voici quelques-uns des objets qui décorent les vitrines...

Dans une première vitrine, on peut admirer un superbe vase de Delft (Hollande) et des verreries de Murano.

 

 

Vase de Delft et verreries de MuranoVase de Delft et verreries de Murano
Vase de Delft et verreries de MuranoVase de Delft et verreries de Murano

Vase de Delft et verreries de Murano

 

Des outils préhistoriques retrouvés dans la région, sont exposés dans une seconde vitrine. 

 

Des objets préhistoriques retrouvés dans la région

Des objets préhistoriques retrouvés dans la région

 

Enfin, de nombreuses  gravures ornent les murs. Elles sont l'oeuvre de Piranese (Giovanni Battista Piranese, 1720-1778). Elles représentent la ville de Rome au XVIIIe siècle.

Je n'en ai fait aucune photo, d'abord parce que ces gravures sont célèbres, ensuite car le soleil entrait à flot dans la salle et ne le permettait pas ! 

 

Nous poursuivons encore un peu la visite en montrant quelques vues du superbe escalier Renaissanceun des plus beaux escaliers de Provence !

Il comporte 93 marches, chacune étant constituée d'une seule dalle qui fait toute la largeur de l'escalier, de la torsade centrale au mur latéral.

 

Pour les passionnés d'architecture...

Pour les passionnés d'architecture...

 

L'escalier est décoré par une frise constituée de petits animaux, de blasons et de motifs végétaux sculptés. On peut en compter 316 en tout, il y a donc de quoi admirer quand on lève les yeux en l'air !

Quelques éléments de la frise...Quelques éléments de la frise...
Quelques éléments de la frise...

Quelques éléments de la frise...

 

Dans les angles de la tour quadrangulaire, en-dessous de chacune des marches une "trompe-d'angle", ornée d'un motif sculpté, a été bâtie pour consolider la construction.

Les sculptures d'angleLes sculptures d'angle
Les sculptures d'angleLes sculptures d'angle

Les sculptures d'angle

 

Je n'ai pas pu monter jusqu'au sommet de la tour. L'escalier se termine en forme d'ombelle. L'accès n'était pas autorisé le jour de ma visite et ce sera donc pour une prochaine fois !

 

Photo (wikipedia)

 

Alors, toujours prêts pour continuer la visite ? 

Si vous le voulez bien...

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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 06:26
L'entrée du château pour la visite...

L'entrée du château pour la visite...

 

Aujourd'hui, je vous propose de poursuivre la visite du château commencée il y a quelques jours...

Des l'entrée, le visiteur accède à la terrasse basse sur laquelle se trouve un ancien bassin.

L'endroit doit être très fleuri au printemps et, même de cette saison, le cadre est très agréable.

 

 

Le bassin situé à l'entrée du château, sur la terrasse basse...Au loin, le Luberon !

Le bassin situé à l'entrée du château, sur la terrasse basse...Au loin, le Luberon !

 

C'est par le "Château Vieux", donc la partie médiévale, que la visite commence...

Je rappelle, pour ceux qui n'ont pas pu lire les précédents articles, que cette partie a été entièrement reconstruite au XVe siècle sur la base de l'ancienne forteresse bâtie au XIIe siècle, alors totalement en ruine.

De la terrasse, le visiteur peut admirer la vue sur le village. De là, on voit en particulier très bien le temple et le beffroi, quillé sur sa colline.

 

 

Encore une vue du village (je ne m'en lasse pas !)

Encore une vue du village (je ne m'en lasse pas !)

 

Les enfants peuvent déjà commencer à remplir le jeu de piste qui leur a été remis à l'accueil. Les questions sont intéressantes et ont su attiser leur curiosité naturelle tout au long de la visite. Du coup, mes petits-enfants ont été très attentifs et intéressés.  

Le jeu de piste pour les plus petits...peu de texte et beaucoup de dessins à entourer et à côté celui pour les plus grands !

Le jeu de piste pour les plus petits...peu de texte et beaucoup de dessins à entourer et à côté celui pour les plus grands !

 

Puis, le visiteur accède à la loggia... 

Le Château Vieux et l'entrée de la visite (porte ancienne de la tour)
Le Château Vieux et l'entrée de la visite (porte ancienne de la tour)Le Château Vieux et l'entrée de la visite (porte ancienne de la tour)

Le Château Vieux et l'entrée de la visite (porte ancienne de la tour)

 

De la loggia, on surplombe une cour pavée plutôt sombre car entourée d'un bâtiment de trois étages. 

Au rez-de-chaussée, où nous n'avons pas pu descendre se trouvait à l'origine un moulin, les anciennes pièces de service, les fours et l'ancienne prison.

Au-dessus de la porte de la prison, dont on distingue bien le judas qui permettait de surveiller les prisonniers, se trouve un décor, caractéristique du Moyen-Âge, que l'on appelle une accolade. Le même décor se trouvait aussi au-dessus de la porte d'entrée de la tour. 

 

La cour pavée et la porte de l'ancienne prisonLa cour pavée et la porte de l'ancienne prison

La cour pavée et la porte de l'ancienne prison

 

C'est au premier étage où nous nous trouvons, que se situaient les pièces d'apparat.

Un inventaire manuscrit est conservé dans les archives de la Bibliothèque Méjanes à Aix-en-Provence. Il récence les différentes pièces qui ont aujourd'hui disparues.

En levant le nez, on aperçoit les détails de la tour, les créneaux et les nombreuses gargouilles.

La tour, ses créneaux et ses gargouillesLa tour, ses créneaux et ses gargouilles
La tour, ses créneaux et ses gargouillesLa tour, ses créneaux et ses gargouilles
La tour, ses créneaux et ses gargouillesLa tour, ses créneaux et ses gargouilles

La tour, ses créneaux et ses gargouilles

 

La loggia présente des galeries à l'italienne en bois. Elle a été entièrement bâtie à l'origine par les vaudois venus du Piémont pour travailler en Provence. 

Du premier étage, on distingue très bien le second étage que l'on ne peut pas visiter et où se trouvent aujourd'hui les nombreux ouvrages appartenant à la Fondation Robert Laurent-Vibert, ainsi que le troisième qui tient lieu de combles.

 

N'oubliez pas d'agrandir les photos...

La loggia avec ses galeries à l'italienne...La loggia avec ses galeries à l'italienne...
La loggia avec ses galeries à l'italienne...La loggia avec ses galeries à l'italienne...

La loggia avec ses galeries à l'italienne...

 

Cette partie médiévale a subi beaucoup de transformations au cours des siècles.

Les bâtiments qui servaient de ferme, ont été complètement détruits lors de la construction de l'aile Renaissance en 1526.

 

Pour poursuivre la visite, nous remontons l'escalier et nous quittons la tour médiévale.

Pour cela, il nous faut passer par une toute petite salle, l'oratoire.

Dans cette salle se retrouvent des personnages célèbres qui ont un rapport avec le château. Ainsi se côtoient François Ier (venu au château en 1537) et Albert Camus ! 

Quelques vues anciennes du château permettent aussi de mieux appréhender les rénovations successives qui ont rendu tout leur faste à la bâtisse.

 

L'oratoireL'oratoireL'oratoire

L'oratoire

 

Nous empruntons finalement une petite porte pour nous retrouver sur la terrasse supérieure.

 

La sortie sur la terrasse après avoir traversé l'oratoire.

La sortie sur la terrasse après avoir traversé l'oratoire.

 

Alors, toujours prêts pour la visite du Château-Neuf ?

Si vous le voulez bien...

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 06:34
Le château de Lourmarin (84)

Le château de Lourmarin (84)

 

Je vous ai présenté dernièrement, l'histoire du village de Lourmarin, un petit village du Luberon.

 

Le château Renaissance est bâti sur un promontoire qui domine le village. C'est le premier château Renaissance qui a été construit en Provence.

Comme je vous l'ai déjà dit, c'était à l'origine une simple forteresse construite au XIIe siècle.

C'est Foulques d'Agoult qui fait reconstruire le château vers 1475, sur les bases de la construction d'origine. Il commence bien sûr par reconstruire la partie médiévale.

Cette partie médiévale typique, avec sa petite tour polygonale surmontée de créneaux, et sa belle loggia à l'italienne est appelée "Château-Vieux". Nous la découvrirons plus en détails quand nous visiterons l'intérieur. 

 

A la mort de Foulques d'Agoult, c'est sa nièce Louise qui administrera ses biens. Elle fera agrandir le château vers 1526. Le château, bâti à cette époque, nous rappelle l'Italie par sa façade et ses fenêtres à meneaux, réparties trois par trois, sur des cordons moulurés. C'est le "Château-Neuf"

On la doit en effet à un jeune architecte italien Sebastiano Serlio (1475-1554) connu pour avoir construit plusieurs autres châteaux en France, dont celui de d'Ancy-Le-Franc.

Une tour quadrangulaire fait la jonction entre les deux parties, d'architecture différente. 

Le château est un heureux mélange de Renaissance et de Moyen Âge. On le surnomme d'ailleurs, "la petite villa Medicis de Provence"...

Bien sûr au fil du temps, il a subi de nombreuses transformations.

Il est classé aux Monuments Historiques depuis 1973, avec ses jardins, ses fontaines, et beaucoup d'objets se trouvant à l'intérieur. 

 

La tour Ouest

La tour Ouest

Le "Château-Neuf" vu du côté sud

Le "Château-Neuf" vu du côté sud

Le "Château-Neuf" vu du côté nord

Le "Château-Neuf" vu du côté nord

La tour quadrangulaire et une partie du Château-VieuxLa tour quadrangulaire et une partie du Château-Vieux

La tour quadrangulaire et une partie du Château-Vieux

 

Au début du XXe siècle, le château, alors en ruine, connaît une véritable renaissance grâce à l'intervention de Robert Laurent-Vibert (1884-1925) qui va débuter dès 1920 une importante restauration des lieux. 

La bâtisse est devenue aujourd'hui un lieu culturel et artistique incontournable.  De nombreux concerts et expositions l'animent toute l'année.

Juste avant sa mort accidentelle, en 1925, Robert Laurent- Vibert avait cédé le château à l'Académie des Sciences, Agriculture, Art et Belles Lettres d'Aix-en-Provence. Une belle initiative... 

Depuis, de jeunes artistes, écrivains, peintres, musiciens, sont accueillis régulièrement au château. Et une Fondation, la Fondation Laurent-Vibert a vu le jour et s'occupe des animations et autres projets touchant le château. 

 

Une statue-fontaine monumentale, érigée vers 1925, rend hommage à cet homme généreux dans un jardin extérieur au château, d'accès libre à tous les promeneurs.

Elle a été réalisée par Louis Didron dont je vous ai déjà parlé dans mon dernier article, et d'après les plans d'Henri Pacon.

 

La statue-fontaine en hommage à Robert Laurent-Vibert

La statue-fontaine en hommage à Robert Laurent-Vibert

 

Un médaillon en bronze représentant Robert Laurent-Vibert de profil, avait été apposé, mais il a aujourd'hui disparu ! Il ne reste que sa trace et les inscriptions gravées dont une dédicace...

On voit bien la trace du médaillon en bronze disparu

On voit bien la trace du médaillon en bronze disparu

 

Comme vous pouvez le voir sur ma photo précédente, le monument est formé de deux figures féminines, adossées à une corbeille de fleurs.

Sur le soubassement de la fontaine-statue est inscrit "L'amitié et la reconnaissance perpétue le souvenir".

Une des figures féminines avec le village en arrière-plan

Une des figures féminines avec le village en arrière-plan

 

Du jardin, on a encore une superbe vue sur le village...que je ne résiste pas de vous montrer à nouveau ! 

Des jardins le visiteur a une superbe vue sur le village de Lourmarin

Des jardins le visiteur a une superbe vue sur le village de Lourmarin

 

En remontant vers l'entrée du château, on aperçoit un joli bassin...

Le bassin du jardin
Le bassin du jardinLe bassin du jardin

Le bassin du jardin

 

Je vous propose de poursuivre un court instant la balade, en faisant le tour du château par l'extérieur, car nous sommes un peu en avance et l'accès à la visite est encore fermée ! 

 

Devant l'entrée, se trouve un ancien bassin. Il arbore un joli masque en décoration.

Le mascaron du bassin situé devant l'entrée des visiteurs Le mascaron du bassin situé devant l'entrée des visiteurs

Le mascaron du bassin situé devant l'entrée des visiteurs

 

En montant l'allée et en longeant les clôtures...

En montant l'allée...

En montant l'allée...

 

...nous avons une jolie vue sur un champ d'oliviers à notre gauche...

Le champ d'oliviers...
Le champ d'oliviers...Le champ d'oliviers...

Le champ d'oliviers...

 

...et bien sûr, le château à notre droite...

Le château sur la droite...Le château sur la droite...Le château sur la droite...

Le château sur la droite...

 

Le chemin qui contourne le château nous amène à un autre bassin...qui fait 7 à 8 mètres de longueur. Le mascaron qui orne la fontaine est très beau.

Ce vieil homme barbu aux cheveux longs représenterait Neptune et serait lui-aussi l'oeuvre de Louis Didron, pensionnaire du château dans les années 30. Cette fois c'est avec le sculpteur Pierre Poisson que l'architecte a travaillé. 

 

Pas moyen de faire une photo du bassin, il y avait trop de monde autour. 

Mascaron du bassin se trouvant au nord du château

Mascaron du bassin se trouvant au nord du château

 

Quand  nous revenons de l'autre côté, cette fois c'est ouvert et nous pourrons poursuivre notre visite très bientôt...si vous le voulez bien !

De retour de l'autre côté...De retour de l'autre côté...

De retour de l'autre côté...

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 06:59
Le château de La BarbenLe château de La Barben
Le château de La BarbenLe château de La Barben

Le château de La Barben

 

Près de Salon-de-Provence, dans la petite commune de La Barben se trouve le plus vieux château de Provence. Il est construit au bord de la Touloubre, une petite rivière bien connue des provençaux qui va se jeter dans l'Étang de Berre. 

Le parc et le jardin sont classés au titre des Monuments historiques depuis 1984, car ce château est un des joyaux de notre région. 

A partir du parking, le visiteur accède au château par une petite montée qui surplombe les jardins à la française. 

 

L'arrivée au château...

L'arrivée au château...

 

Un peu d'histoire (je vous rassure si vous voulez sauter ce paragraphe, il n'y a pas d'interrogation écrite à la fin !)

Le castrum de La Barben existait déjà en l'an 1000, mais on ne connaît pas sa date exacte de construction. Il a été bâti sur un rocher et servait de forteresse de défense. Il appartenait, ainsi que les terres alentour, à la riche abbaye de Saint-Victor de Marseille et apparaît dans le cartulaire qui recense ses biens...

 

D'abord propriété de la famille Pontevès, il appartient ensuite au célèbre Roi René qui le met en vente en 1474. Ensuite il reste la propriété des marquis de Forbin pendant près de 500 ans. Il est agrandi au XIVe siècle, puis aménagé en château de plaisance dès le XVIIe siècle et Le Nôtre dessine ses magnifiques jardins à la française que je vous montrerai très bientôt...

 

En 1630, le château souffre alors de la révolte des Cascaveous (ce qui veut dire "grelot" en provençal car les insurgés attachaient un grelot à leur vêtement...) : les grelots dirigés par un avocat du Parlement, mettent le feu au château et à la forêt environnante, comme à beaucoup de riches demeures de la région aixoise.

La vague de mécontentement est née suite à la promulgation de l'édit des Elus, par Louis XIII, modifiant la collecte et la répartition des impôts par les Etats de Provence. Six mille soldats contrent la révolte. Pour réparer les dégâts, Louis XIII offre une large compensation financière de 1 500 000 livres, ce qui permet au château de retrouver sa splendeur perdue. 

Le château souffre encore une fois lors du terrible tremblement de terre qui secoua la région en 1909. La tour Ouest est complètement détruite et devra être reconstruite et, tout le rez-de-chaussée du château est ébranlé. 

 

Dans les années 60, le nouveau propriétaire, André Pons, un ingénieur agronome, décide de l'ouvrir au public et crée en 1971, le zoo de La Barben situé juste à côté. Ce sont ses enfants qui s'occupent du château actuellement. 

Le château est à ce jour mis en vente depuis le mois de juillet dernier. Ce qui ne l'a pas empêché d'être visité par des milliers de personnes durant l'année.

 

Je ne l'ai moi-même pas visité depuis des années,  mais je compte bien y retourner dès l'ouverture de la saison en février prochain...

Il est en effet un des rares châteaux de Provence a avoir conservé, non seulement une douzaine de pièces entièrement meublées de mobilier d'époque, mais aussi d'inquiétants souterrains et cachots dans lesquels les animations font fureur, en particulier pour Halloween... 

En tout, le château possède soixante pièces différentes, une chapelle gothique, de nombreuses terrasses permettant d'avoir une vue époustouflante sur la région.

L'intérieur est riche et montre de somptueux plafonds à la française et des gypseries du XVIIIe siècle. Dans un des salons, des peintures murales représentent Versailles, et dans une grande salle, les visiteurs peuvent admirer des cuirs de Cordoue datant de 1680.

 

Sur le parking du château, se trouve la chapelle Saint-Sauveur, une petite chapelle romane dont je vous reparlerai un jour prochain. Elle a été léguée par le marquis de Forbin à la commune et vient d'être rénovée. 

 

De nombreuses animations sont proposées tout au long de l'année au château. Une façon originale de revisiter notre passé.

Quelques chambres d'hôtes accueillent aussi le public dans ce cadre idyllique.

 

 

Visitons un peu les extérieurs...

Le château possède de nombreuses tours et tourelles et des terrasses suspendues comme vous pouvez le voir sur mes premières photos. De nombreux vestiges de l'ancienne forteresse médiévale sont bien là. 

Le visiteur emprunte le double porche d'entrée...

 

Le porche d'entrée recto-verso
Le porche d'entrée recto-verso

Le porche d'entrée recto-verso

 

Les poulies de l'ancien pont-levis sont encore visibles...

Une des poulies

Une des poulies

 

Les tours de guet permettaient de surveiller l'arrivée des ennemis par le vallon proche...

A l'entrée du château, deux tours de guet...
A l'entrée du château, deux tours de guet...A l'entrée du château, deux tours de guet...

A l'entrée du château, deux tours de guet...

 

Les tours rondes ou carrées sont creusées de meurtrières. Créneaux et mâchicoulis ornent leur sommets. 

Meurtrières, créneaux et mâchicoulis...
Meurtrières, créneaux et mâchicoulis...
Meurtrières, créneaux et mâchicoulis...

Meurtrières, créneaux et mâchicoulis...

 

Dès l'entrée, nous retrouvons le blason des Forbin...Je vous mets sa représentation colorée actuelle à côté, pour pouvoir comparer avec le blason sculpté au-dessus du porche.  

Blason des Forbin
Blason des Forbin

Blason des Forbin

 

Sur le second porche, nous retrouvons aussi la devise des Seigneurs, ici celle (encore) de la famille Forbin, propriétaire des lieux pendant cinq cent ans : "regem ego comiten me comes regem" qui signifie "Tu m'as fait Comte, je te fais Roi", devise en rapport avec le rattachement de la Provence au Royaume de France. Elle est visible dès l'entrée du château.

Devise des Forbins

Devise des Forbins

 

Un peu partout, nous pouvons voir des gargouilles pas toujours faciles à photographier avec le zoom...

Les gargouilles...
Les gargouilles...

Les gargouilles...

 

L'arrivée dans la cour où se situe l'accueil des visiteurs est tout à fait accueillante.

La cour servant d'entrée dans le château pour les visiteurs

La cour servant d'entrée dans le château pour les visiteurs

 

Mes photos sont un peu sombres car c'était en fin d'après-midi et à l'ombre des hautes murailles...mais ici ou là quelques jolies vasques attendent le printemps pour être fleuries à nouveau. 

Quelques vasques qui seront fleuries au printemps prochain
Quelques vasques qui seront fleuries au printemps prochain
Quelques vasques qui seront fleuries au printemps prochain

Quelques vasques qui seront fleuries au printemps prochain

 

Et pour finir notre petite balade, voici quelques dépendances du château agréablement rénovées et typiques de la région...

 

Les dépendances du châteauLes dépendances du château
Les dépendances du château

Les dépendances du château

 

Si vous voulez un jour le visiter, je vous propose le lien ci-dessous ainsi vous saurez tout sur les nombreuses animations qui refont vivre le château tout au long de l'année, sauf de mi-novembre au mois de février où les propriétaires se reposent... 

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:35
Vue générale de Saint-Privat d'Allier en arrivant par la route du Puy-en-Velay

Vue générale de Saint-Privat d'Allier en arrivant par la route du Puy-en-Velay

 

Comme vous le savez peut-être, je rentre de quelques jours de "vacances" passés en Haute-Loire, et plus particulièrement dans le Velay, une région où je me rends très souvent car elle est le berceau de mes grands-parents paternels. 

Je vous ai déjà parlé de ce joli coin d'Auvergne sur mon blog et je vais donc dans les jours qui viennent compléter la visite de cette région.

J'espère que cela vous donnera envie de la connaître, car les touristes se font plutôt rares. En effet, en dehors des 25 000 randonneurs qui marchent sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle et font une pause ici, à Saint-Privat d'Allier, première étape de la via Podiensis, peu de gens prennent le temps de s'y arrêter vraiment. 

 

Saint-Privat d'Allier est un petit village perché situé à environ 22 kilomètres du Puy-en-Velay. La commune est vaste et depuis le 1er janvier 2017, elle s'est agrandie encore car elle vient de fusionner avec celle limitrophe de Saint-Didier d'Allier. Elle se trouve aux portes du Gévaudan, pour ceux qui connaissent la bête...

La première des choses que l'on découvre en arrivant sur les lieux que l'on soit à pied, à vélo ou en véhicule motorisé, c'est le château ! 

 

Vue générale du château en arrivant de Saugues...
Vue générale du château en arrivant de Saugues...Vue générale du château en arrivant de Saugues...

Vue générale du château en arrivant de Saugues...

 

Dressé sur son éperon rocheux, le château a dû être en son temps, un bâtiment majestueux. Mais aujourd'hui, il n'en reste que certains éléments, qui font néanmoins leur effet sur les visiteurs. Pour y accéder et s'approcher de ses murs épais, construits en pierre basaltique, il suffit de grimper par un joli petit sentier escarpé, le chemin de l'Esperou, mot qui justement, veut dire en français "éperon". 


 

Le chemin de l'Espérou
Le chemin de l'EspérouLe chemin de l'Espérou
Le chemin de l'EspérouLe chemin de l'Espérou
Le chemin de l'EspérouLe chemin de l'Espérou

Le chemin de l'Espérou

 

On peut aussi monter au château, par la place de la fontaine, d'où part une petite route goudronnée, étroite mais qui permet de longer le château en contrebas...

En montant par la place de la fontaine...
En montant par la place de la fontaine...En montant par la place de la fontaine...
En montant par la place de la fontaine...

En montant par la place de la fontaine...

 

Le château domine les gorges de l'Allier. Il se dresse sur le même emplacement que l'église romane, construite en brèche volcanique, dont je vous parlerai bientôt. 

Selon l'endroit d'où le promeneur l'observe, des traces des anciennes fortifications, des murs, des tours sont bien visibles...

En faisant le tour du château...
En faisant le tour du château...En faisant le tour du château...
En faisant le tour du château...

En faisant le tour du château...

 

Comme la construction s'adapte à la forme de l'éperon, le château a une forme de pointe très marquée ce qui du village, lui donne un air d'autant plus austère et un peu impressionnant tout de même...d'autant plus que la pierre est sombre et les fenêtres plutôt étroites. 

La "pointe" du château

La "pointe" du château

 

Les deux ailes laissent l'espace pour une cour intérieure que je ne vous montrerai pas. En effet, le château est actuellement une propriété privée et ne se visite pas. 

J'ai eu la chance de pouvoir y pénétrer, il y a quelques années de cela car il servait de lieu d'exposition en été, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

Côté esplanade de l'église, on devine les habitations derrière un mur de clôture...

Le château, aperçu de l'esplanade de l'église
Le château, aperçu de l'esplanade de l'église

Le château, aperçu de l'esplanade de l'église

 

Un peu d'histoire...

A l'origine le domaine constituait une des baronnies d'Auvergne. Il appartenait aux Mercoeur, puis il passa au XIIIe aux Montlaur qui possédait déjà le château de Rochegude dont il ne reste qu'une seule tour et dont je vous ai parlé ICI et bien d'autres domaines... 

Ensuite, ce sont les Poitiers Saint-Vallier qui en deviennent propriétaires. Ils le réparent au mieux et le château sert alors d'abri pour les habitants en cas de danger.

Le château devient ensuite la propriété des Guitard qui sont les premiers à s'y installer vraiment au XVIe siècle. 

Suite au mariage malheureux de la fille d'un des héritiers avec François de Bouchard, la tranquillité des lieux prend fin. En effet, Jacques, leur fils,  provoque des problèmes relationnels graves avec la population environnante, mais aussi le clergé, les seigneurs voisins et même l'évêque.

Il sera condamné à mort en 1676, pour plusieurs assassinats. Une sentence qui ne sera jamais appliquée suite à sa mystérieuse disparition. Mais la population locale ne pardonnera pas les agissements de ce fauteur de troubles et le château est condamné à être raser...

En 1723, l'intendant d'Auvergne donnent son accord pour que les descendants de la famille Bouchard puissent le reconstruire. 

Il sera encore une fois dévasté et pillé durant la révolution...puis rénové. Chacun des propriétaires apportera modifications et aménagements. L'aspect actuel du château date donc du XVIIIe siècle. 


 

Photos anciennes
Photos anciennes Photos anciennes

Photos anciennes

 

Les héritages successifs vont permettre la transmission des biens par mariage, ou filiation, jusqu'en 1877, date de la vente du château aux religieuses de Saint-Joseph du Puy-en Velay qui en firent une école de filles ouverte jusqu'en 1988. Des générations de filles de la région y ont été scolarisées. Mais c'est une autre histoire que celle des écoles de Haute-Loire et je vous la conterai une autre fois ! 

[source : http://www.mairie-saintprivatdallier.fr/]

 

Notre balade est terminée pour aujourd'hui. Très bientôt, je vous ferai visiter l'église et d'autres lieux proches de ce village.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:03
Le château de Vernègues

Le château de Vernègues

 

Je vous ai déjà parlé de Vernègues, ce petit village de Provence où enfant, en famille, nous allions souvent nous promener le dimanche pour admirer la vue du haut du Plateau du Grand Puech. Je vous ai montré, en particulier sur ce plateau, le plus vieil amandier d'Europe qui avait résisté à l'hiver 1956 ici.

Je vous ai également déjà parlé la semaine dernière de la chapelle Saint-Symphorien qui se trouve dans la plaine. 

Nous poursuivons aujourd'hui, notre petite visite de Vernègues...

 

 

Sur ce grand plateau, vaste espace dégagé qui domine vers le nord, la vallée de la Durance et le Luberon, se trouvent les ruines du château féodal et celles de l'ancien village de Vernègues, perchées à presque 400 mètres d'altitude.

L'histoire de Vernègues a débuté là, sur ce plateau du Grand Puech, battu par les vents.

On accède aux ruines du château par de nombreux petits chemins qui permettent de monter facilement sur le plateau...

Un d'entre eux passe à côté d'un joli lavoir, d'autres au milieu des bois...

 

De nombreux chemins montent sur le plateau
De nombreux chemins montent sur le plateauDe nombreux chemins montent sur le plateau
De nombreux chemins montent sur le plateau

De nombreux chemins montent sur le plateau

 

D'en haut la vue de tous côtés est magnifique. On aperçoit la vallée de la Durance, le Petit Luberon et en contrebas le village d'Alleins. On voit aussi vers l'Ouest le massif des Alpilles et vers le sud la plaine arborée ! 

La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud
La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sudLa vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud
La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud

La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud

 

Dès le néolithique, des hommes se sont installés ici mais aussi dans la plaine environnante. Depuis, ils ne l'ont plus quitté, comme l'attestent les traces importantes retrouvées ici ou là et datant de toutes les époques historiques. 

Au XIème siècle, on trouvait deux castrum sur le Grand Puech, le castrum de Avallone et le castrum Avernicum. Mais au XIIème siècle, seul ce dernier subsistait. Il était naturellement fortifié et inaccessible car construit sur le piton rocheux. Le vieux village de Vernègues s'installe à ses côtés, protégé par des remparts qui existaient encore au XIXème siècle.

 

Voici quelques vues du château à l'arrivée dans le village...

 

 

 

Le château à l'arrivée dans le vieux Vernègues
Le château à l'arrivée dans le vieux VernèguesLe château à l'arrivée dans le vieux Vernègues
Le château à l'arrivée dans le vieux VernèguesLe château à l'arrivée dans le vieux Vernègues

Le château à l'arrivée dans le vieux Vernègues

 

Et quelques vues, une fois montés sur le plateau...

Le château vu du plateau
Le château vu du plateauLe château vu du plateau
Le château vu du plateauLe château vu du plateauLe château vu du plateau

Le château vu du plateau

 

Mais au soir du 11 juin 1909, un séisme de magnitude 6,2 sur l'échelle de Richter, ravage toute la région. La quasi totalité du vieux château est alors détruite, ainsi que toutes les maisons du village qui se trouvaient à proximité.

Les ondes sismiques se propageant sous terre, ont été en quelque sorte emprisonnées et amplifiées par la butte (je simplifie car c'est dû aussi à la particularité des couches géologiques qui forment le plateau)....ce qui explique les dégâts plus considérables encore ici. 

La région entière est traumatisée par ce séisme dont l'épicentre se situait dans la chaîne de la Trévaresse, près du village de Rognes, également détruit ainsi que bien d'autres de la région.

 

Les photos du tremblement de terre de 1909
Les photos du tremblement de terre de 1909Les photos du tremblement de terre de 1909
Les photos du tremblement de terre de 1909

Les photos du tremblement de terre de 1909

 

Encore aujourd'hui, ce séisme est considéré comme le tremblement de terre de magnitude la plus élevée, enregistré en France métropolitaine depuis 1564. Il fut ressenti dans tout le Sud de la France jusqu'à Perpignan et jusqu'à Gênes en Italie.

Après avoir sécurisé les lieux en faisant écrouler certains pans de murs, les habitants de Vernègues reconstruisent leur village en contrebas, dans le quartier du Jas, là où le village se trouve aujourd'hui.

 

Le village nouveau dans la plaine en contrebas du château

Le village nouveau dans la plaine en contrebas du château

 

 

Enfant, nous avions encore le droit de nous promener dans le vieux village. Aujourd'hui c'est interdit de se rendre au milieu du château et des ruines, à cause des risques d'effondrement... seul le plateau est accessible aux promeneurs. Cependant, un jour prochain j'essaierai de retourner sur les lieux car je me souviens de passages dans le rocher et d'escaliers taillés dans la pierre et je ne les ai pas retrouvé, or je suis sûre que mes souvenirs d'enfant ne sont pas erronés.

 

Une des caves voûtée d'une des habitations...C'est celle où tout le monde se prend en photo !

Une des caves voûtée d'une des habitations...C'est celle où tout le monde se prend en photo !

 

Si vous voulez en savoir plus sur ce terrible tremblement de terre, vous pouvez lire aussi l'article de Maryse. 

Moi-même je vous en reparlerai car il y a de nombreux vestiges et stigmates visibles ici et là dans ma région...

Mais avant je continuerai avec vous, la visite de Vernèques car il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir ensemble, si vous le voulez bien...

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