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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 06:20
Une aigrette garzette

Une aigrette garzette

 

Je vous avais déjà montré l'année dernière des photos d'aigrette garzette (Egretta garzetta), cet oiseau que l'on surnomme parfois le héron blanc, et qui appartient comme les hérons à la famille des Ardéidae. 

C'est la plus répandue des aigrettes et on en voit partout même en dehors de la Camargue puisque parfois je l'aperçois sur les bords de la Durance. Elle affectionne en effet autant les marais et lagunes que les lacs artificiels et les rivières. 

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologiqueUne aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

 

Elle est très gracieuse et se déplace avec des mouvements lents ce qui permet de l'observer longuement. 

Elle mesure environ 60 cm mais son envergure est de 90 cm en vol. 

Elle est toute blanche, sauf son bec qui est noir long et pointu, ses pattes qui sont noires,  mais qui se terminent par des doigts jaunes. Ce qu'on ne peut observer que si elle met les pattes hors de l'eau...

Ce qui la distingue et facilite son identification, c'est qu'elle présente en arrière de la tête deux longues plumes blanches, très fines de 20 cm environ (et qui peuvent donc se retrouver plaquées à son corps donc invisibles). Ces plumes jouent un rôle important lors de la parade nuptiale. 

 

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien ! Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

 

Elle vit parfois en colonie mélangée aux autres hérons, parfois plus isolée dans les zones humides et broussailleuses. Elle aime les eaux peu profondes, se nourrit de petits poissons, de grenouilles et de crustacés. 

Elle niche comme les membres de sa famille dans les arbres.  Souvent la femelle pond jusqu'à 5 oeufs entre fin avril et début mai. La couvée dure de 21 à 25 jours et les petits naissent et sont nourris une quarantaine de jours. Ils étaient donc déjà grands, quand j'ai pu photographier la mère en train de les nourrir, alors qu'ils avaient environ 5 semaines, car ils avaient déjà quitté le nid. 

 

 

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !Les petits piaillaient et se disputaient la première place !
Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

 

On peut voir des aigrettes garzettes, toute l'année au Parc ornithologique, bien que certains individus migrent en Afrique en hiver.

On en voit partout en France puisqu'elles vont même rendre visite à Brigitte (Ecureuil bleu) qui nous en montre de superbes photos sur son blog...

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 06:15
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

 

Comme promis, je vais vous montrer quelques photos d'oiseaux vus dans le Parc ornithologique de Pont de Gau.  

Je vais bien sûr commencer par vous parler de l'oiseau emblématique de la Camargue : le Flamant rose (Phoenicopterus roseus de son petit nom savant) ...

 

C'est un oiseau mythique que tout le monde reconnaît facilement à sa silhouette et à ses couleurs extraordinaires. Il adore vivre dans les zones de lagunes et de marais côtiers. C'est la raison pour laquelle il niche en Camargue, dans le delta du Rhône, où les étangs saumâtres sont riches en "artemia salina", une petite crevette dont je vous ai déjà parlé, qui constitue sa nourriture préférée. 

A cause de cette particularité, en Europe, seuls des pays comme l'Espagne et la France abritent des colonies de flamants qui peuvent atteindre plusieurs centaines à plusieurs milliers de couples selon les endroits. 

Les flamants peuvent être sédentaires, migrateurs partiels, ou partir carrément en Afrique. Les jeunes migrent dès la première année. 

 

Le flamant rose, comme son nom l'indique, est un oiseau entièrement rose pâle et même ses pattes palmées sont de couleur rose. 

 

C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle

C'est un oiseau entièrement rose pâle

 

 

Son bec est courbe et l'extrémité est colorée en noir. Ce bec lui est bien utile : il présente une sorte de "peigne" à l'intérieur, qui lui permet de filtrer l'eau saumâtre et de capturer les artemia salina. Ces crevettes constituent sa nourriture principale et lui permettent d'acquérir ses jolies couleurs. 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

 

Pour se nourrir, le flamant rose remue ses pattes palmées, alternativement, pour émulsionner la vase et il avance ainsi pas à pas, le bec dans l'eau ce qui lui permet de filtrer l'eau et de ne garder que les aliments.

 

 

 

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement
Des flamants roses en train de se nourrir naturellementDes flamants roses en train de se nourrir naturellement

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement

 

Le flamant rose est un oiseau facile à reconnaître, même en vol, à son corps étiré, ses pattes et son cou tendus. On aperçoit alors distinctement ses ailes dont les rémiges sont noires et roses. 

Son envergure peut atteindre 1m80 et sa taille au sol, 1m50 ; les femelles sont un peu plus petites que les mâles.

J'ai déjà expliqué que les jeunes ne sont pas du tout rose mais gris clair et même un peu brun clair sur le dos. Mais le jour de ma visite je n'en ai pas vu, car il faut attendre la fin du mois d'août pour espérer en apercevoir un ! 

Ils prendront définitivement les couleurs de l'adulte vers l'âge de 3-4 ans, âge à partir duquel ils peuvent se reproduire.  

Ceux qui n'ont pas acquis ces belles couleurs ne pourront pas participer à la parade nuptiale et n'auront donc aucune chance de se reproduire. 

La couleur des flamants roses est entièrement liée à leur nourriture ce qui explique qu'elle s'intensifie encore plus, lorsqu'ils vieillissent. Et ils peuvent vivre jusqu'à 25 ans, c'est dire l'intensité des couleurs lorsqu'une colonie s'envole ! 

 

Des adultes de plus de 4 ans
Des adultes de plus de 4 ans

Des adultes de plus de 4 ans

 

Lorsqu'ils dorment les flamants ont une pause particulière car ils se tiennent sur une seule patte, la tête fourrée dans les plumes. Cette position, qui nous paraît à nous inconfortable, est pour lui la plus confortable qui soit, et surtout, ne lui demande aucun effort musculaire particulier et aucune dépense énergétique. 

Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis
Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis

Des flamants roses endormis


 

Le flamant rose est une espèce d'oiseau à protéger car chaque couple de flamant ne pond qu'un seul oeuf par an, dans un nid bâti à l'abri des prédateurs.

Il bénéficie d'ailleurs d'une protection totale sur tout le territoire français depuis 1981. Il est donc interdit de le détruire ou de détruire ses oeufs, de le perturber ou de dégrader son milieu de vie. Il est également interdit de le transporter même blessé et d'en faire un quelconque commerce, évidemment ! 

 

L'oiseau emblématique de la Camargue

L'oiseau emblématique de la Camargue

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 06:00
Le Parc ornithologique de Pont de Gau

Le Parc ornithologique de Pont de Gau

 

Lors de mes quelques jours en Camargue au mois de juin dernier, nous avons visité le Parc Ornithologique de Pont de Gau qui se situe à quelques kilomètres des Saintes-Maries de la mer, en plein coeur de la Camargue.

Ce Parc ornithologique est une réserve naturelle qui accueille des milliers d'oiseaux sédentaires ou de passage. C'est l'endroit idéal pour mieux appréhender ce milieu humide typiquement camarguais, d'une grande richesse biologique. 

Bien sûr, ce n'était pas ma première visite dans ce parc de ma région car, non seulement, j'y suis allée dans ma jeunesse, mais j'y ai emmené mes propres enfants, et ensuite, j'ai  accompagné plusieurs fois des sorties de classe de tous âges. 

Mais y aller avec mes amies, c'était encore une fois l'occasion de le redécouvrir, différemment.

 

 

Un peu d'histoire

 

Créé en 1949 par André Lamouroux, un camarguais passionné d'ornithologie, le Parc de Pont de Gau n'était au départ qu'un simple "zoo". 

A l'époque et jusque dans les années 70, où son fils René prend le relais, le "zoo" ne montre que des oiseaux en volières. Je l'ai visité à cette époque et c'est vrai que c'était plutôt tristounet...surtout de voir des oiseaux sauvages en cage. 

René Lamouroux restructure totalement le site : il ouvre les volières, recrée les conditions de vie en liberté, restructure les espaces pour que les oiseaux en particulier viennent nicher...

 

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

En 1987, il agrandit encore le domaine, en louant au Parc Naturel Régional de Camargue, le marais de Ginès, adjacent au parc, puis il en devient le gestionnaire exclusif en 2005. 

Cet espace plus sauvage est géré par l'équipe du parc qui en assure la gestion hydraulique, les aménagements et la maintenance des structures, les postes d'observations qui permettent d'observer la nature d'encore plus près, les petits ponts, les barrières... 

L'aménagement des chemins est fait pour que les visiteurs puissent s'intégrer en toute discrétion au paysage. Chaque biotope propre à chaque espèce est recréé et des îlots de reproduction sont aménagés pour que les oiseaux nichent sur place.

Résultat : Le parc s'étend aujourd'hui sur 60 hectares !

 

 

Le parc 

 

Aujourd'hui je vais vous faire faire un tour rapide du parc et de sa faune. Puis les jours prochains nous regarderons d'un peu plus près les oiseaux qui y vivent...

 

Le parc est un vaste espace organisé en trois zones : la zone d'accueil, le circuit court et le circuit long, plus "sauvage" et calme.

Pas de panique, un plan vous est remis à l'accueil quand vous prenez votre ticket d'entrée. En été vous pouvez être là dès 9 heures du matin (10 heures en hiver).

 

Le plan du parc

Le plan du parc

 

Inutile de chercher les horaires de fermeture : il n'y en a pas ! En effet vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez dans le parc et en sortir à l'heure que vous voulez même tard dans la nuit si vous n'êtes pas mangés avant par les moustiques. Le tout est d'avoir pris votre billet avant 19 heures en été (et 18 heures en hiver), horaires de fermeture du guichet. 

 

La balade totale fait 7 km et vous prendra la journée si comme nous, vous vous arrêtez chaque fois que vous voyez un oiseau passer, et si vous vous installez dans un observatoire, ou grimpez dans une tour,  vous pourrez même y passer la semaine...

Je plaisante, mais voilà pourquoi nous n'avons fait que le petit sentier de 2 km 600 et passé trois heures dans le parc, au lieu des 1 heure 30 indiquée sur le circuit pour parcourir la totalité, car bien sûr vous vous en doutez on ne va pas dans le parc pour y faire un footing !

Et puis quand on aime on ne compte pas...

 

 

La zone d'accueil permet de visualiser le domaine et ses missions dans son ensemble. 

Le parc a une mission de protection des espèces. Le personnel participe au suivi national des populations d'oiseaux bagués, notamment des flamants roses et des cigognes.

C'est d'ailleurs dans ce parc, que j'ai vu des cigognes (blanches et noires) pour la première fois autrement qu'en photos ! 

Roubines, sansouires, étangs et marais permettent d'accueillir une faune et une flore variées.

 

Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...

Marais, étangs, sansouires et roubines...

 

Le paysage est très varié aussi grâce aux étendues de roselières...

Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue

Les roselières à perte de vue

 

Dans le parc, comme dans toute la Camargue, certaines espèces d'oiseaux sont visibles à l'année, d'autres espèces font une étape plus ou moins prolongée, mais indispensable pour reprendre des forces lors de leur migration, certaines enfin ne passent que l'hiver sur le site.

 

Mais il n'y a pas que des oiseaux dans ce parc. La faune de Camargue est beaucoup plus riche que celle de la garrigue provençale, le milieu humide proposant une nourriture abondante et variée. 

Il y a en particulier beaucoup de mammifères, comme nous le montrent ces panneaux explicatifs. 

 

 


 

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

 

On croise de nombreux ragondins qui s'ébattent dans l'eau parfois au milieu des canards ou autres oiseaux.

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

 

Le parc est aussi un centre de soins et plusieurs volières accueillent les animaux nécessitant une aide d'urgence.

D'ailleurs lors de notre visite c'était une cigogne blanche qui était installée dans une des volières et, j'aime autant vous dire qu'elle n'avait pas l'air contente de nous voir de l'autre côté du grillage, la pauvre. 

Plusieurs centaines d'oiseaux par an sont ainsi remis en liberté après avoir reçu des soins. 

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...Une volière du centre de soins : la cigogne boude...
Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

 

Le parc a aussi une mission pédagogique. 

En permettant au plus grand nombre de visiter la réserve, en nous invitant à mieux la connaître, il incite les hommes à protéger la nature environnante. 

L'hôtel à insectes
L'hôtel à insectes

L'hôtel à insectes

 

Le circuit court est accessible à tous, y compris aux poussettes et personnes à mobilité réduite. C'est celui que j'ai fait lors de ma visite. Il est bien numéroté de 1 à 10, avec un raccourci possible pour ceux qui le désirent entre le point 6 et 9. 

 

Le circuit long, bien numéroté du point 11 à 16, fait en tout 4 km 300. Il est plus sauvage car beaucoup moins fréquenté par les familles. Il est réservé aux passionnés qui veulent, dans le calme, rester tard le soir pour photographier les oiseaux à partir des différents postes d'observation...

De l'accueil, on peut directement joindre le point 11 si on désire faire uniquement ce circuit-là. 

Je l'ai déjà fait avec des ados (calmes et amoureux de la nature. Mais oui ça existe !), et je le referai un jour, c'est sûr, mais hors saison pour en profiter vraiment.

 

Dans la partie aménagée, vous trouverez des tables de pique-nique bien pratiques pour vous restaurer car il est impossible de s'asseoir par terre comme on le ferait en campagne, vu que le chemin est tracé au milieu des marais, et souvent longé par des roubines.

 

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille
Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

 

De nombreux bancs, ici ou là, vous proposent de  faire des pauses à l'ombre.

 

De grands panneaux explicatifs, très lisibles et colorés apportent une touche de pédagogie et permettent d'allier plaisir et connaissance.

Quelques panneaux explicatifs...
Quelques panneaux explicatifs...

Quelques panneaux explicatifs...

 

C'est une belle leçon d'écologie pour les visiteurs qui incite au respect de la nature, parfois non sans humour...
 

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !
Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

 

Mais aussi une belle leçon d'histoire et de passion, car des espaces sont dédiées à des personnes qui ont marqué le parc de leur sceau, comme Alan R.Jonhson, par exemple que l'on surnommait "Monsieur Flamant" et qui était un ornithologue de référence mondiale. 

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné
Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

 

Je ne savais pas que le personnel du parc nourrissait les animaux en toute saison, une autre façon de les fidéliser.

Ce sont des scènes qu'on ne voit qu'au moment du nourrissage !

C'est un spectacle qui n'a rien de naturel bien évidemment, mais qui permet de voir les flamants roses d'assez près, même s'ils ont tous la tête dans l'eau par moment, ce qui bien sûr ravit les touristes en visite ! 

 

 

Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !

Ils accourent tous...pour manger !

 

Je vous montrerai prochainement quelques-unes des espèces d'oiseaux que j'ai pu photographier lors de ma visite.

Une héronnière en contre-jour

Une héronnière en contre-jour

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 06:00

 

Je n'ai passé que peu de temps cette année, à explorer la flore du littoral saintois, et en particulier celle des dunes. 

 

Le Chardon d'Espagne (Scolymus hispanicus) était déjà bien en fleurs en juin dernier.

Le chardon d'Espagne
Le chardon d'Espagne

Le chardon d'Espagne

 

Un autre chardon maritime, le chardon bleu maritime ou chardon des sables (Eryngium maritimum) était abondant sur les dunes mais pas encore bien fleuri. On l'appelle souvent le Panicaut maritime ou le chardon des dunes.

Il a par endroit totalement disparu et j'ai découvert que c'était une plante protégée en Bretagne, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Vendée et en Loire-Atlantique.

Il a, en effet, été victime de son succès et donc d'une cueillette excessive. Il est capable de ne pas changer de couleur en séchant, ce qui est rare et fait de très jolis bouquets secs.  

 

Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables

Chardon bleu des sables

 

J'ai fait des découvertes cette année...

Des euphorbes, il y en a partout en France, mais celle-ci en particulier est toute petite par rapport à celles de ma garrigue provençale et je n'en avais jamais vu. 

C'est la petite euphorbe maritime (Euphorbia paralias). On l'appelle aussi l'euphorbe des sables ou l'euphorbe des dunes.

Elle porte bien son nom n'est-ce pas ? Il y en avait partout ! C'est ce qu'on appelle une plante psammophyte (qui pousse dans le sable) et donc elle est psammophile (bien adaptée au sable). Des mots compliqués mais qui, en Botanique, disent bien ce qu'ils veulent dire !

Quand elle se plait à un endroit, elle sert à fixer les dunes ce qui est indispensable pour éviter que le sable s'envole au moindre souffle de vent. Sa racine en forme de pivot peut s'enfoncer jusqu'à un mètre en profondeur pour chercher l'eau dont elle a besoin pour vivre. Je n'en revenais pas pour une si petite plante ! 

 

L'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime

L'euphorbe maritime

 

La laîche des sables (Carex arénaria) est une espèce de carex pas très décoratif car ses longues tiges vertes se terminent pas des fleurs marrons, mais son grand intérêt est qu'elle peut coloniser très vite les dunes, elle-aussi, car elle émet des tiges souterraines (des rhizomes) qui un peu comme nos iris, vont ramper sous terre pour former un maillage qui retient le sable. 

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

 

Cette toute petite plante aux feuilles découpées, finissait à peine de fleurir. Je n'ai pas réussi mes photos de fleurs, vues de près.  

Ce sont de toutes petites fleurs bleu pâle, toutes discrètes... 

En arrivant à la maison, j'ai appris qu'il s'agissait sans doute de la roquette de mer (Cakile maritima). 

 

Cakile maritima Scop. (Cakilier maritime)

Photo de la fleur (http://www.tela-botanica.org)

 

Cette plante appartient à la famille des Brassicacées (la même que les choux) et vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis qu'elle est comestible ! Les jeunes feuilles se mangent en salade ainsi que les fleurs.

C'est une plante bien adaptée au milieu littoral et elle se trouve partout sur tout le littoral français. 

 

La roquette de mer

La roquette de mer

 

L'oyat ou chiendent maritime (Amnophila arenaria) est également une plante des dunes. On l'appelle aussi roseau des sables ou jonc des dunes. C'est une graminée des sables qui résiste non seulement au sel, mais a une importance majeure pour fixer les dunes grâce à ses racines qui s'enfoncent très profondément dans le sol.

Sa particularité ce sont ses feuilles enroulées qui vont capter la moindre gouttelette de rosée ou de pluie et la faire glisser à la base de la plante.

Un arrosage intégré fort astucieux ! 

L'oyat ou chiendent marin
L'oyat ou chiendent marin

L'oyat ou chiendent marin

 

Toutes mes photos de plantes ont été prises sur la plage du Grand Radeau aux Saintes-Maries de la mer.

 

Vous voulez en savoir plus !

Je vous propose de visionner cette vidéo très instructive que je dédie à Yann qui veut toujours comprendre d'où proviennent les mots afin qu'il sache que je ne l'oublie pas même lorsque je suis en vacances, mais je vous rassure,  je n'oublie personne ! 

 

 

Si vous voulez voir d'autres éléments de la flore camarguaise vous pouvez revoir les photos que j'avais pris l'an dernier à la même époque. 

 

Un grand MERCI pour votre visite, je rentre bientôt et je passerai tous vous voir très vite dès que possible !

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 06:00
Partout il y a la mer

Partout il y a la mer

 

Quand on arrive au Grand Radeau, on peut explorer la plage de deux côtés...soit en marchant vers l'embouchure du Petit Rhône, soit en se dirigeant vers le Grau-du-Roi. 

 

Tout le long de la longue plage, des épis ont été construits dans les années 80, suite aux inondations de 1982. 

Ils sont positionnés perpendiculairement à la côte et leur rôle est de lutter contre l'érosion ce qui permet à la plage de se reconstituer naturellement en facilitant le dépôt de sédiment. Ils brisent aussi les courants latéraux importants, aggravés par l'embouchure du Rhône. 

Cependant cette plage, comme c'est le cas de beaucoup de plages situées sur notre littoral français,  continue de reculer et les épis se retrouvent enfouis dans le sable, donc inutiles.

 

Les épis perpendiculaires à la plageLes épis perpendiculaires à la plage
Les épis perpendiculaires à la plage
Les épis perpendiculaires à la plageLes épis perpendiculaires à la plage

Les épis perpendiculaires à la plage

 

Des brises-lames, parallèles à la côte, limitent aussi l'érosion naturelle. 

Les brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames

Les brises-lames

 

Grâce à ces aménagements, les plages sont superbes et maintenues à peu près en état. Si rien n'était fait, l'eau pénétrerait de plus en plus vers l'intérieur des terres : elle peut grignoter ainsi plusieurs centaines de mètres par an mettant en péril la côte, mais surtout la faune et la flore, et les rizicultures qui sont proches.   

C'est un problème bien réel que les communes environnantes et le Parc Naturel de Camargue ne prennent pas du tout à la légère. 

La plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau

La plage du Grand Radeau

 

Enfin pour fixer les dunes, ici pas besoin de ganivelles pour tenir le sable, puisque personne ou presque ne le foule : la végétation reprend ses droits et s'implante bien.

Interdire une plage s'avère être un moyen efficace de la préserver, puisque l'homme, par sa seule présence et par son activité même innocente, déséquilibre forcément la nature environnante. 


 

Le cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé

Le cordon dunaire est efficace et bien fixé

 

Parfois, ce sont les bois flottés qui sont utilisés par la nature pour fixer la dune.

C'est facile sur cette plage, car il y a des bois flottés partout, déposés durant l'hiver par la mer.

Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés
Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés
Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés

Les bois flottés

 

J'espère que la balade dans ce coin sauvage de la côte méditerranéenne, vous a plu.

 

Je vous rappelle que cet article est programmé ! Un grand MERCI pour votre visite et votre fidélité, et profitez-bien de votre été.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:00
Un paradis sur terre, ça existe !

Un paradis sur terre, ça existe !

 

La Plage du Grand radeau aux Saintes-Maries de la mer est une plage protégée qui offre de magnifiques étendues de sable. En effet, de mars à octobre, l'accès à la plage en voiture est réglementé, car cet endroit est une propriété privée.

Si vous avez la chance de payer vos impôts sur la ville, vous obtiendrez facilement un laisser-passer en vous rendant à la mairie des Saintes. Sinon, il vous faudra être accompagné de quelqu'un de la région (comme j'ai eu la chance de pouvoir le faire).

Il vous reste encore la possibilité de laisser votre véhicule (auto ou vélo) près de la guérite du garde et de marcher trois kilomètres environ pour arriver à la plage...

 

Je ne sais pas exactement pourquoi,  la commune des Saintes a le droit de rendre cette plage inaccessible en saison.Je sais seulement que cette plage fait partie de la Petite Camargue, et que d'un côté (vers l'est) elle est inaccessible à cause du Petit Rhône quand de l'autre (vers l'ouest), elle se poursuit par la plage des Salins, et celle du Grau-du Roi. Mais bien sûr, tout le monde peut l'atteindre en bateau, à cheval ou à pied.

 

Le chemin le plus court pour atteindre cet endroit paradisiaque, est de traverser le petit Rhône en prenant le Bac du Sauvage. Ce bac, actionné par un câble, permet de traverser rapidement avec la voiture ou les vélos.

Mais lorsque je suis allée en Camargue en juin dernier, le bac du Sauvage était en panne sans que nous ayons pu savoir ni pourquoi, ni quand il serait réparé.

Le bac est indispensable aussi pour la traversée des animaux, chevaux ou taureaux.

 

Le Bac du Sauvage sur le Petit Rhône (photo juin 2016)

Le Bac du Sauvage sur le Petit Rhône (photo juin 2016)

 

Dès le passage de la barrière, il faut suivre à droite les pancartes indiquant clairement la plage, car sinon vous arrivez à une manade et risquez bien de croiser quelques taureaux même si ceux-ci sont censés rester en arrière des roubines, il vaut mieux ne pas trop s'en approcher...

 

Par contre vous pourrez, sans problème, faire une halte pour profitez des chevaux. Ils sont superbes et je vous assure que c'est un plaisir toujours renouvelé de les voir de si près. Ceux-là sont habitués aux hommes et bien traités, car ils viennent spontanément quémander des caresses...

 

Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)

Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)

 

Un peu plus loin, le chemin de terre fait un  brusque angle droit. Vous pouvez faire une seconde halte pour admirer l'étang de Rhée Longue face à vous, et ferez peut-être quelques rencontres imprévues. 
 

L'étang et une aigrette garzetteL'étang et une aigrette garzette
L'étang et une aigrette garzette
L'étang et une aigrette garzetteL'étang et une aigrette garzette

L'étang et une aigrette garzette

 

Pour rejoindre la plage, il faut suivre le chemin bien tracé en été, souvent inondé en hiver et longer  l'étang...

On suit le chemin...

On suit le chemin...

 

La mer est face à vous, cachée derrière la grande digue frontale de rochers construite dans les années 50, qui  protège les terres intérieures de l'avancée trop violente des eaux. La plage qui existait derrière, a totalement disparu. 

Vue de part et d'autres de  la digue...à gauche la pleine mer, à droite une laguneVue de part et d'autres de  la digue...à gauche la pleine mer, à droite une lagune

Vue de part et d'autres de la digue...à gauche la pleine mer, à droite une lagune

 

Les pêcheurs sont bien présents que ce soit le soir ou le matin. Ils s'installent sur la digue. 

Les pêcheurs de bon matin sur la digueLes pêcheurs de bon matin sur la digue

Les pêcheurs de bon matin sur la digue

 

Les familles à peine installées, les enfants s'amusent sans crainte car ils ont leur piscine personnelle bien délimitée. Ils pêchent de minuscules crevettes ou de petits poissons avec leurs grandes épuisettes. 

Des enfants s'amusent dans l'eauDes enfants s'amusent dans l'eauDes enfants s'amusent dans l'eau

Des enfants s'amusent dans l'eau

 

D'autres s'installent là pour pique-niquer, sans avoir peur des moustiques qui ne sortent pas les jours de vent, heureusement. 

Pique-nique du soir...
Pique-nique du soir...

Pique-nique du soir...

 

Quand le soir tombe, tout le monde profite en silence, des derniers rayons du soleil, puis le regarde se coucher, bercé par le seul bruit des vagues sur les rochers de la digue...

Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)
Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)

Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)

 

Cet article est programmé. 

Bientôt je vous montrerai plus en détail la plage, la mer et les dunes de sable...

Un grand MERCI pour votre visite, et profitez-bien de l'été.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:00
Le musée du sel
Le musée du selLe musée du sel
Le musée du sel

Le musée du sel

 

Le musée du sel des Salins d'Aigues-Mortes existe depuis les années 90 et vient depuis deux ans, de faire entièrement peau neuve. 

On y trouve tous les outils qui ont traversé les siècles et permis la récolte du sel à la main. 

On trouve aussi différents panneaux expliquant l'histoire des Salins que je vous ai déjà raconté, des expositions photos temporaires, des vitrines instructives...

La tenue du saunier

La tenue du saunier

 

Un seul bémol : la visite incluse dans le circuit du Petit train ne prévoit qu'un court arrêt au musée et j'aurais préféré pouvoir le visiter plus longuement (ce que doivent faire les groupes je pense) et, comme le musée se trouve en plein coeur du domaine, il est impossible de s'y rendre séparément.

Dommage ! 

Je ne peux donc vous montrer que ce que j'ai eu le temps de prendre en photos...

 

Sur  le grand panneau d'exposition qui montre l'évolution des emballages de la marque la Baleine de 1934 à nos jours, j'ai trop longuement rêvé car j'y ai reconnu certains emballages de mon enfance... 

 

Je l'ai vu celui-là !

Je l'ai vu celui-là !

 

Je ne savais pas que s'il y avait toujours eu une baleine sur les emballages de sel de la marque, c'était grâce à Benjamin Rabier...

Vous le connaissez tous car c'est le créateur de Gédéon et un dessinateur animalier empli d'humour. Il a illustré "Les fables de La Fontaine", le célèbre "Roman de Renard", mais aussi, la non moins célèbre "Histoire naturelle de Buffon".

Mais j'ignorai qu'il était le créateur de la fameuse baleine de la marque, car en fait je ne m'étais jamais posé la question...

En effet, c'est lui qui a dessiné la première baleine dans un des épisodes des aventures de Gédéon, "Gédéon traverse l'Atlantique", un épisode paru en 1933.
 

Gédéon et la baleine

Gédéon et la baleine

 

Cette baleine sera ensuite reprise par la marque. 

Plus de 2000 dessins non publicitaires, réalisés par Benjamin Rabier ont été ainsi utilisés par différentes marques. Il en a créé lui même une soixantaine à la demande d'une marque, dont la célèbre "vache qui rit" de notre enfance. 

La baleine de la marqueLa baleine de la marque

La baleine de la marque

 

Regardez bien les différentes boites d'emballage de sel "La Baleine"...

Vous  reconnaissez  certains de ces emballages ?

- Oui ?

C'est ce que je pensais !

- Non ?

Ah bon...

- Réponse 1 :  vous habitez la Bretagne ou la cote atlantique et ne consommez que du sel de Guérande (ou de Noirmoutier, Oléron ou encore de l'île de Ré).

- Réponse 2 : vous êtes au régime sans sel...

- Réponse 3 : vous être très très très jeunes ! 

 

Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)

Des années 30 aux années 80 (photos du net)

 

Revenons à la visite du musée...

 

Des amphores à sel ont été retrouvées lors de l'aménagement des salins et attestent de l'utilisation et du stockage du sel dans l'Antiquité.

 

 

 

 

Amphores antiques
Amphores antiques

Amphores antiques

 

Avant la Seconde Guerre Mondiale, le travail des sauniers était rude et le sel était ramassé uniquement à la main. Les sauniers en faisaient des petits tas appelés "javelles". Cette opération s'appelait le"battage" et les sauniers spécialisés dans cette opération s'appelaient des "batteurs". 

 

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

 

Au tout début du XXe siècle, le sel était encore transporté dans des paniers en jonc, portés sur la tête par les sauniers. Ce cabas empli à ras bord pesait pas loin de 50 kg. Le "gerbage" se faisaient donc lentement.

 

Voici un aperçu des différentes pelles et outils utilisés à cette époque...pelle d'arambage, pelle à curer, écope en bois, échelle d'étayage, pelle de picage, bigot, ou pellegrain. Le visiteur a de quoi se perdre dans toutes ces appellations locales dont le nom est souvent différent de ceux des sauniers de la côte atlantique. 

 

Je ne vais pas vous dire à quoi chacun de ces outils servaient, je vous rassure !

 

Quelques vues des anciens outils
Quelques vues des anciens outils

Quelques vues des anciens outils

 

Puis des brouettes furent utilisées pour le levage. 

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..
La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

 

 

Un "batteur" connaissant bien le métier mettait environ, 20m3 de sel par jour en javelle. Un bon "rouleur" avec sa brouette en transportait en une journée, 15 m3.

Ensuite, la brouette est remplacée par des wagonnets qui circulent entre les tables salantes. 


 

Un ancien wagonnet

Un ancien wagonnet

 

Depuis les années 50, le temps du travail à la main est révolu (sauf pour la récolte de la fleur de sel, comme je vous l'ai expliqué hier) et le sel est récolté par des moissonneuses spécialisés, conçues pour ce travail.

Ces "récolteurs" sont bien sûr dirigés par des hommes qui connaissent parfaitement leur travail.

 

Pour en savoir plus et voir d'autres photos anciennes, vous pouvez consulter le site ci-dessous que j'ai trouvé intéressant...

 

Si vous le désirez, vous pouvez compléter la visite des Salins, en relisant l'article que j'ai écrit sur le thème du sel, il y a déjà 4 ans...

 

 

Ou en visionnant, le court-métrage suivant...

Ce documentaire intitulé "Pink" réalisé dans le cadre du programme de conservation du littoral vous fera découvrir toutes les actions mise en place par le groupe Salins, pour préserver la biodiversité du lieu, tout en préservant aussi, évidemment je ne suis pas naïve, leur image d'entreprise engagée dans le développement durable...

Il montre bien comment la saliculture est créatrice de richesses écologiques, en préservant ce milieu humide particulier que sont les Salins.

 

Le musée des Salins du midi à Aigues-Mortes / Balade en Camargue

 

Comme je vous l'ai dit, les vacances avec mes petits me tiennent éloignées de vous. Cet article est donc programmé...

Merci de votre visite. Passez un bon week-end et je vous dis à lundi ! 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins d'Aigues-Mortes

Les Salins d'Aigues-Mortes

 

Lunid dernier, vous m'avez suivi en Petit Train à travers les Salins d'Aigues-Mortes et nous avons pu admirer le paysage.

Aujourd'hui, je vais être plus "technique" car nous allons voir comment les sauniers assurent la production de sel !

Ce n'est pas parce qu'une entreprise préserve l'environnement qu'elle ne réussit pas à bien fonctionner. 

Il faut juste qu'elle s'en donne les moyens. 

Le saunier est un agriculteur de la mer. Il doit suivre la météo de près, analyser la teneur en sel des différentes tables salantes, gérer les niveaux d'eau de mer et la circulation de l'eau en ouvrant ou fermant les portes-martelières (que nous appelons en Provence des martelières tout court). 

 

La production de sel

La production de sel

 

En résumé, la production du sel se fait en quatre étapes...

- La mise en eau des bassins :

L'eau est amenée de la mer vers les salines dès le mois de mars, grâce à un système de pompage de l'eau de mer. Et oui en méditerranée, il n'y a pas de marée, il faut donc pomper !

Le pompage a lieu à environ 12 km du salin et l'eau arrive par un canal...

Elle est d'abord stockée dans un premier bassin de partènement, puis va successivement, en circulant dans des canaux, passer de bassin en bassin en parcourant pas moins de 60 kilomètres au cours desquels son taux de salinité augmente peu à peu, avant d'arriver dans les tables salantes (ou cristallisoirs).

En chemin, l'eau est purifiée car les matières en suspension se déposent au fond des "carreaux" (qui ici sont de très grandes tailles par rapport à ceux de la côte atlantique).  Ils devront donc ensuite être curés durant l'hiver. 

L'eau entre et sort des bassins, et passe d'un bassin à un autre, ou d'un canal à un bassin ou vice versa, grâce à un système de martelières plus ou moins grosses...



 

Quelques vues sur les martelières des Salins
Quelques vues sur les martelières des SalinsQuelques vues sur les martelières des Salins
Quelques vues sur les martelières des Salins

Quelques vues sur les martelières des Salins

 

- La concentration en sel est une étape importante durant laquelle tout le savoir-faire du saunier est révélé. 

Au départ, l'eau de mer ne contient que 35 g de sel par litre en moyenne. Sous l'action du soleil et du vent, l'eau circulant dans le dédale du salin, entre les centaines de partènements et les canaux, atteint, lorsqu'elle arrive dans les tables salantes, le taux de 260 g de sel par litre nécessaire à la cristallisation.

Autant dire que saunier suit de près la météo ! 

 

En plein salin, une girouette indique d'où vient le vent...un élément du décor indispensable.

En plein salin, une girouette indique d'où vient le vent...un élément du décor indispensable.

 

- La cristallisation dure d'avril à septembre :

C'est donc une étape qui suit de près la précédente... 

Dans la cinquantaine de tables salantes rectangulaires, l'épaisseur de l'eau saturée en sel est très faible, ce qui va faciliter la cristallisation du sel et l'évaporation de l'eau grâce au soleil et au vent. 

Cette eau résiduelle, saturée en sel, s'appelle la saumure.

Les bassins sont alors vidangés du peu d'eau qui reste. Apparaît alors une couche de 8 à 15 centimètres de sel qui recouvre le fond de la table salante et va sécher au soleil jusqu'à la récolte : c'est le "gâteau de sel". 

 

 

- Enfin c'est le temps de la récolte !

Elle débute en juillet et dure jusqu'à la mi-septembre, toujours avant les fortes pluies d'automne, ce qui garantit un sel de qualité. 

Le levage se fait grâce à des pelles mécaniques, actionnées par des tracteurs qui ressemblent aux grosses moissonneuses utilisées en riziculture : ce sont les fameux "récolteurs". Nous sommes dans une véritable entreprise agricole.

Le sel récolté contient plus de 97 % de chlorure de sodium (NaCl), notre sel alimentaire. 

 

Voilà un petit aperçu des machines utilisées sur le site. Certaines sont fabriquées uniquement pour leur usage sur les Salins.

 

La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation
La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation
La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation

La mécanisation de l'exploitation

 

Le sel à destination de l'alimentation est acheminé jusqu'à la gerbeuse qui le dépose en tournant autour de la zone de stockage, formant ainsi de grosses "dunes" de sel, les camelles, caractéristiques du paysage autour d'Aigues-Mortes, pouvant atteindre les 15 à 20 mètres de hauteur et qui, par leur forme, s'égouttent de leur eau résiduelle. 

Lors des premières pluies, la couche superficielle de sel de la camelle fond, puis se recristallise et sèche, formant ainsi naturellement une couche protectrice et durcie sur laquelle on peut marcher. 

Seul le sel à destination de l'industrie est rincé puis essoré. 

 

Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site

Les camelles sur le site

 

L'originalité du circuit en train est de prévoir un arrêt pour monter sur une des camelles. Elle nous permet d'avoir une vue particulièrement impressionnante sur les salins. Beaucoup de mes photos prises sur le site viennent de là. 

La camelle aménagée pour les visiteurs...

La camelle aménagée pour les visiteurs...

 

Le sel récolté au fond des tables salantes est en gros cristaux. Les cristaux se sont déposés naturellement au fond de la mince couche d'eau saturée en sel.

 

Mais sur le site, les sauniers récoltent aussi la fleur de sel (le "caviar du sel") qui se dépose à la surface de l'eau, lorsque certaines conditions météorologiques sont favorables (en particulier le vent et une certaine amplitude de températures entre le jour et la nuit).

Les cristaux de la fleur de sel sont plus petits et se récoltent exclusivement à la main encore aujourd'hui, avec une pelle réservée à cet usage. Puis les cristaux "cueillis" sont mis à égoutter sur des clayettes disposées au bord des tables salantes, durant une journée environ, afin de maintenir un taux d'humidité supérieur au gros sel. 

Selon les années, les sauniers récoltent de 400 à 700 tonnes de fleur de sel.

 

Vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous, si vous désirez en savoir plus sur cette récolte effectuée avec des méthodes ancestrales.

 

 

Le sel des camelles, bien égoutté, est prélevé au fur et à mesure des besoins, tamisé puis stocké dans de gros sacs qui partiront vers la zone de conditionnement.  

Vue de l'espace de stockageVue de l'espace de stockage

Vue de l'espace de stockage

 

Il sera ensuite commercialisé sous deux marques.

Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...

Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...

 

On peut donc dans les boutiques des Salins, comme dans celles de toute la France acquérir du gros sel, du sel fin, de la fleur de sel, nature ou agrémentée de piments, d'herbes de Provence, d'épices et même, pour les gourmands... des caramels à la fleur de sel qui eux seuls, ne sont pas fabriqués en Provence. 

Dans la boutique du siteDans la boutique du site
Dans la boutique du siteDans la boutique du site

Dans la boutique du site

 

Une petite halte (trop courte à mon goût) au musée des Salins nous a permis de visualiser l'évolution du travail de saunier au cours des siècles.

 

Ce sera l'objet de notre visite de vendredi...si vous le voulez bien. 

Cet article est programmé...

Merci pour votre fidélité. Profitez-bien de l'été ! 

 

Au revoir et à demain pour la suite de la visite

Au revoir et à demain pour la suite de la visite

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 05:56
L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

 

A côté de l'église Notre-Dame des Sablons, dont je vous ai parlé hier, la ville d'Aigues-Mortes conserve à l'intérieur de ses remparts, trois autres édifices religieux.

 

La Chapelle des Pénitents blancs et celle des Pénitents gris, que je n'ai pas visité bien qu'elles contiennent toutes deux des oeuvres incontournables et la Chapelle des Capucins, davantage connue des visiteurs car située sur la place centrale de la cité, la place Saint-Louis, dont je vous ai déjà parlé. 

 

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

 

 

Lorsque nous avons pénétré dans cette chapelle, construite au XVIIe siècle entre 1634 et 1677, nous ne savions pas qu'elle servait aujourd'hui de lieu d'exposition culturelle. 

Au-dessus de la porte d'entrée, un vitrail représente Saint-Michel. 


 

Vitrail représentant Saint -Michel

Vitrail représentant Saint -Michel

 

En juin,  lorsque nous avons visité la cité d'Aigues-Mortes,  il y avait une exposition de deux artistes : les peintures de Aline Jansen et les sculptures en marbre, travaillés en taille directe, de Herrel. 

Une exposition se tenait dans les locaux

Une exposition se tenait dans les locaux

 

Voici quelques-unes des peintures d'Aline Jansen.

N'oubliez pas de cliquer sur les liens pour découvrir le site des artistes et sur une photo pour les faire défiler en grand format. 

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

 

Voici quelques-unes des sculptures de Herrel...

Quelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel

Quelques-unes de sculptures de Herrel

 

L'intérieur de la chapelle montre une jolie charpente, et, en plus de celui de l'entrée, on peut observer, jouant avec les rayons du soleil, deux autres vitraux anciens dont celui de Notre-Dame des Sablons, que vous avez pu observer ici ou là, sur certaines photos précédemment.

Les deux vitraux encadrent une porte vitrée donnant sur un jardin intérieur. 

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

 

Enfin on trouve à l'intérieur, depuis peu, le tombeau des Porcelets...avec son blason taillé dans la pierre. 

Ce tombeau, dont la dalle en forme de toit pèse 1 tonne cinq et mesure, 2 m26 x 1 m15, avait été découvert en 1835, lors de fouilles entreprises pour détourner le Vidourle, dans un secteur d'Aigues-Mortes appelé "la terre des tombes"...

 

On appelle aussi ce tombeau le "sarcophage du croisé". La famille Porcelet, en effet, (ou Porcellets) était une famille noble originaire de la ville d'Arles. En l'an 1000, Bertrand de Porcelet participa à la première croisade.

Est-ce son tombeau ? Personne ne peut l'affirmer ! 

 

Le sarcophage avait été donné à la ville de Nîmes par la Compagnie des Salins du midi en 1910. Le sarcophage était donc conservé dans les réserves du musée Archéologique de Nîmes.

Sa mise en place dans la chapelle est tout à fait récent. En effet le tombeau a rejoint sa ville d'origine en 2015 seulement... 

 

Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets

Le tombeau des Porcelets

 

Oublié le temps où cette chapelle servait d'entrepôt (à partir de 1791), puis de halle aux poissons, avant d'être utilisée comme marché couvert !

Voilà un lieu qui a bien changé...vous ne trouvez pas ?

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:13
L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

 

L'église Notre-Dame des Sablons est située à Aigues-Mortes, une petite ville du Gard implantée au coeur de la Camargue dont je vous ai parlé hier.

 

C'est sans doute le monument le plus ancien de la ville car elle aurait été érigée au XIIIe siècle. Construite dans un style gothique primitif, à l'emplacement d'une chapelle dédiée à la vierge, elle a été fondée par Saint-Louis et constitue le dernier témoin de l'embarquement de Saint-Louis pour les croisades.

Son nom "Notre-Dame des Sablons" rappelle que la cité était auparavant entourée de marécages sablonneux et à même été envahie par les sables...

 

Aujourd'hui, après de nombreux remaniements au cours des siècles, son architecture extérieure est toute simple.

 

L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur

L'église vue de l'extérieur

 

 

Elle n'a pas toujours servi uniquement d'édifice religieux. Après la révolution, elle a été utilisé comme temple, caserne ou entrepôt à grain ou à sel.

Ses chapelles latérales dateraient du XVe siècle.

 

 

Vue des chapelles latérales

Vue des chapelles latérales

 

Depuis 1804, l'édifice est redevenu une église, classée au titre des monuments historiques depuis 1949.

A l'intérieur, un autel gallo-romain, remarquablement conservé est classé depuis 1990. 

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

 

De 1964 à 1967, l'intérieur a été entièrement rénové et sauvé de la ruine par les paroissiens eux-mêmes, sous l'impulsion de l'abbé Fernand Carel. Le décor XIXe disparaît pour rendre l'église plus sobre. 

Vues de l'intérieurVues de l'intérieur
Vues de l'intérieur
Vues de l'intérieurVues de l'intérieur

Vues de l'intérieur

 

De nombreuses statues, dont celle de Saint-Louis, côtoient ainsi des oeuvres plus modernes...comme ce buste, réalisé par le sculpteur Subirachs.

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)
Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

 

La charpente en bois est magnifique.

Des travaux de rénovation concernant la toiture, et la reprise des deux façades latérales débuteront en octobre 2017. L'orgue, abîmé par l'air marin, et les changements d'hygrométrie entre l'hiver et l'été, doit également être rénové bien que datant seulement de 1973. 

 

La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue

La charpente en bois et l'orgue

 

Mais la particularité de cette église, un des joyaux de la cité, ce sont ses vitraux.

 

Depuis les années 90, en effet, des vitraux modernes ont pris place dans ce lieu.

Ils ont été créés par Claude Viallat, un peintre nîmois  contemporain, artiste original fasciné par la transparence, la lumière et la couleur, et Bernard Dhonneur, maître verrier, concepteur des vitraux  de la Cathédrale de Saint-Cyr de Nevers.

Les 31 vitraux de l'église d'Aigues-Mortes sont tous réalisés en verre antique, soufflé à la bouche. Les verres sont colorés au moment de la fusion avec ajout d'une couche d'émail coloré sur un support blanc. Ils comprennent plusieurs couleurs dans l'épaisseur. Leurs formes sont obtenues par gravure à l'acide et le tout relié par des résines acoustiques. 

 

Leur signification religieuse et l'intention de l'artiste sont exprimés sur des panneaux pédagogiques à l'intérieur de l'édifice.

Le contraste créé, entre l'ancien et le moderne, est tout à fait remarquable.  

 

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

 

Voilà notre petite visite de l'église Notre-Dame des Sablons d'Aigues-Mortes est terminée. 

Dès demain, je vous montrerai un autre édifice religieux de la ville transformé en salle d'exposition...enfin, si vous le voulez bien !

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:00

 

En juin, avant de partir dans le Tarn, j'ai eu la chance de passer quelques jours aux Saintes-Maries de la mer, avec mes amies, comme je l'avais fait l'année dernière. 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire visiter les lieux que nous avons déjà vu l'année dernière, seulement ce qui est nouveau...

Cette année, nous avons fait une belle balade à Aigues-Mortes, petite ville que je connaissais déjà, pour l'avoir visité plusieurs fois depuis mon enfance, mais où j'ai toujours l'impression de revenir pour la première fois...

 

Les remparts vus des Salins du Midi

Les remparts vus des Salins du Midi

 

Aigues-Mortes, "Aigas Mortas" en occitan, veut dire "eaux mortes". C'est une petite ville située dans le Gard qui appartient à la région Occitanie. Cependant, comme elle se situe au coeur d'un des plus beaux sites naturels de Provence, la Camargue, elle fait partie intégrante, pour moi, de ma région. D'autant plus qu'elle jouxte la commune des Saintes-Maries de la mer, et qu'elle est assez proche de la ville d'Arles. 

L'appellation "eaux mortes" rappelle que la ville était à l'origine un petit hameau de pêcheurs et de ramasseurs de sel, perdu au milieu des étangs et des marécages. Étangs, salines et plaines font en effet partie intégrante de ce qu'on appelle, la "Petite-Camargue", c'est-à-dire la partie située à l'Ouest du Petit Rhône.

Pour une fois je vous mets une carte...mais n'en prenez pas l'habitude pour autant !

 

 

 

La cité est située assez loin de la mer (6 km) mais lui est reliée par le Canal du Grau-du-Roi, où se trouvent les plages les plus proches.

Le canal du Rhône à Sète traverse la commune au nord.

 

Un peu d'histoire

 

L'histoire de la ville est marquée par celle des Croisades, des Templiers et des Guerres de religion.

Les remparts de la ville ont été construits par Saint-Louis ( Louis IX) qui souhaitait ainsi avoir un débouché en mer méditerranée, son frère ayant en sa possession le port de Marseille. Il construit un port sur l'étang de la Marette et rejoint la mer par des canaux, comme le canal vieille et le "Grau-Louis" où la station balnéaire de la Grande Motte s'est construite. 

C'est de là que Saint-Louis partira pour les croisades en 1248, puis en 1270.

Ces remparts, classés aux monuments historiques et longs de 1 600 m forment avec la tour de Constance, les quatre autres tours, et les dix portes, un ensemble particulièrement bien conservé et qui se voient de loin. 

 

Les remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelleLes remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins

Les remparts côté Salins

 

La Tour de Constance est le premier bâtiment construit par Saint-Louis à Aigues-Mortes. Elle a été baptisée du nom de sa grand tante.

Elle domine les remparts de la ville...

Construite pour défendre la ville, elle a servi de phare, de résidence au roi, puis lorsque la ville est engloutie par les sables et que le port devient inutilisable, elle devient prison royale. 

Les Camisards y séjournent aussi et la plus célèbre des prisonnières fût Marie Durand, emprisonnée parce qu'elle était soeur de pasteur. Elle restera prisonnière du lieu de 1730 à 1768, devenant la porte-parole de ses soeurs d'infortune...

 

La tour de Constance domine les remparts de la ville...
La tour de Constance domine les remparts de la ville...

La tour de Constance domine les remparts de la ville...

 

La chaleur était telle le jour de notre visite que nous ne sommes pas montées sur les remparts. J'y retournerai un jour uniquement pour la vue qui est extraordinaire d'en -haut quelle que soit la saison. Il vaut mieux éviter la balade les jours de grand mistral et de grosse chaleur.

Nous avons préféré flâner dans la vieille ville, puis nous rendre aux Salins du midi dont je vous parlerai très bientôt. Les terres inondées des Salins abritent une flore et une faune d'une grande richesse et le sel est, avec le tourisme, une des principales ressources économiques de la ville.

 

Entrons donc un instant dans Aigues-Mortes (à pied) par une des portes, par exemple la porte de la Gardette...

 

La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso

La porte de la Gardette...recto verso

 

Nous pouvons admirer les remparts de plus près, côté intérieur...

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour ConstanceLes remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

 

La rue principale de la ville est assez commerçante et s'adresse plutôt aux touristes.

La rue principale touristique...
La rue principale touristique...La rue principale touristique...

La rue principale touristique...

 

Elle nous amène à la place centrale, appelée la Place Saint-Louis où se dresse la statue du roi, oeuvre du sculpteur Pradier, qui a été inaugurée en 1849. 

Au départ, la statue était entourée de grilles et les habitants, qui ne possédaient pas de fontaine intra-muros, allaient chercher l'eau à l'extérieur des remparts. 

Il faudra attendre 1896 pour que la fontaine, les quatre dauphins et les vasques trouvent naturellement leur place à cet endroit. 

 

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaineLa Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

 

De nombreux restaurants à l'ombre, avec brumisateur si besoin, vous attendent.

Les menus sont alléchants et vous n'avez que l'embarras du choix ! 

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?
Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

 

Aux alentours de la ville, on peut encore observer les restes d'une glacière qui servait à conserver la glace, bien utile à la conservation des denrées alimentaires.

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Nous continuerons à visiter la ville très bientôt...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

 

Si vous désirez retrouver, tous mes articles écrits l'an passé, il suffit de taper "Camargue" ou bien "Les-Saintes-Maries de la mer" dans le module de recherche, à partir de la page d'accueil du blog et les premiers articles sont les bons ! 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 05:30
Soleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en Camargue

Soleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en Camargue

 

Cette semaine je vous ai tous laissé tomber car j'ai été invitée par une de mes amies à retourner en Camargue aux Saintes-Maries-de-la-mer.

 

Il y faisait beaucoup plus frais qu'à l'intérieur des terres, air marin et entrées maritimes obligent, et les plages n'étaient pas encore prises d'assaut. Nous avons donc passé un merveilleux séjour et fait encore des découvertes fabuleuses...que je partagerai avec vous très bientôt. 

 

Alors, pour me faire pardonner d'avoir délaissé la blogosphère, je vous offre quelques vues du coucher du soleil sur la plage du Grand-Radeau, une plage dont j'aurais l'occasion de vous reparler très prochainement. 

 

Tout d'abord quelques vues avant que le soleil ne se décide à se montrer...

 

L'heure du coucher est pour bientôt...le ciel devient roseL'heure du coucher est pour bientôt...le ciel devient rose
L'heure du coucher est pour bientôt...le ciel devient rose

L'heure du coucher est pour bientôt...le ciel devient rose

 

Puis à se coucher...

Soleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en Camargue
Soleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en CamargueSoleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en Camargue

Soleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en Camargue

 

Bon dimanche à tous !

Un coucher de soleil exceptionnel sur la plage du Grand-Radeau / Balade en Camargue

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 06:20

 

 

Vous allez me dire... ENFIN !

 

Ne criez pas trop vite victoire... car lorsque je retournerai aux Saintes Maries de la Mer, j'aurais sûrement d'autres photos à vous montrer et d'autres sujets à aborder !

 

En attendant, je vous laisse rêver sur ces quelques couchers de soleil d'été sur l'étang des Launes...dont je ne me lasse pas !

 

 

N'oubliez pas de cliquer sur une des photos pour toutes les voir en grand !
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N'oubliez pas de cliquer sur une des photos pour toutes les voir en grand !

 

 

Bon week-end à tous ! 

 

Voilà ma participation à #photodimanche 

sur le thème de l'été...

 

Venez vous rejoindre chez Magda !!

Venez vous rejoindre chez Magda !!

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 07:09
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Pour notre dernier "reportage-découverte" sur les Saintes Maries de la Mer, je vous embarque à bord du Tiki III, un bateau à roue à aube qui part de l'embouchure du Petit Rhône et remonte jusqu'au Bac du sauvage puis fait demi-tour.

 

Vous voilà en plein coeur de la Camargue pour 1 heure 30 de découverte. De quoi s'en mettre plein les yeux ! 

 

L'embouchure du petit Rhône ...

 

Côté mer et côté fleuve...Côté mer et côté fleuve...

Côté mer et côté fleuve...

 

L'arrivée du Tiki III...

 

 

 
Le Tiki IIILe Tiki III
Le Tiki III

Le Tiki III

 

Ripisylves typiquement camarguaises : végétation méditerranéenne, sagnes, joncs, tamaris et bois flottés... 

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Quelques oiseaux s'approchent un peu du bateau...gabians sur un banc de sable, héron cendré ou garde-boeuf, aigrette...

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Les enganes où paissent les taureaux...ce sont des paturages plus verdoyants que les sansouires mais on y trouve le même type de végétation ! 

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

D'autres taureaux au bord de l'eau...

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Petite animation touristique bien synchronisée, en cours de parcours !

Arrivée au bord de l'eau d'une jeune gardiane, accompagnée de son troupeau et tenant son trident.. 

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Quelques charmants cabanons au bord du fleuve, un petit paradis pour les pêcheurs amateurs de pêche au carreau...certains sont loués aux vacanciers, d'autres sont des résidences secondaires ! 

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Un petit port de plaisance...dont l'entrée est bien cachée et dont je ne connais pas le nom ! 

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Le Bac du sauvage...un bac gratuit qui permet aux chevaux, véhicules, VVTistes et piétons de passer sur l'autre rive.

Le Bac du Sauvage

Le Bac du Sauvage

 

Retour à contre-jour...

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Après 1 heure 30 de balade sur le petit Rhône, il faut bien se décider à accoster...

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Demain le bateau repartira avec d'autres touristes, heureux de découvrir comme nous l'avons fait, le petit Rhône et la Camargue... de l'intérieur.

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 06:08

En Camargue, le miracle est si quotidien, l'invraisemblable si naturel, et le mirage fait tellement partie de l'ordre des choses, que ce serait manquer de réalisme que de ne pas y croire (Yvan Audouard).

Nous avons suivi la piste dans le sens des flèches bleues...

Nous avons suivi la piste dans le sens des flèches bleues...

 

La Route de la Digue à la mer a été construite en 1859 pour isoler le delta du Rhône et donc la Camargue, des entrées d'eau de mer. 

Les échanges d’eau entre la mer et les étangs se font maintenant par l’intermédiaire de vannes, appelées "pertuis". 

 

Trois phares ont été construits en Camargue pour éviter les naufrages : le phare de Faraman visible à près de 55 km, le phare de Beauduc et le phare de la Gacholle.

 

C'est jusqu'à ce dernier que nous a mené notre randonnée au départ des Saintes Maries de la mer. 

Aller -retour si départ des Saintes (centre de Thalasso)= 24 km. 

Prévoir la journée pour avoir le temps de profiter de la nature, de l'eau potable en abondance (l'air marin et la balade donnent soif), un pique-nique et de quoi se protéger du soleil et des moustiques !

 

Bien sûr, nous aurions pu faire cette balade à vélo mais nous avons préféré la faire à pied pour prendre le temps d'observer la nature.

Nous avons fait un aller-retour par le même itinéraire ce qui nous a offert un point de vue différent avec une petite variante pour prendre un bain !

 

A noter : la route de la Digue à la mer est désormais strictement interdite aux véhicules motorisées c'est donc un vrai plaisir de s'y promener à pied ou en VTT. Dans ma jeunesse, nous l'avions traversé...en 2 CV ! 

Il est également absolument interdit de marcher sur les dunes qui sont protégées car nous sommes en plein coeur de la Réserve nationale de Camargue ! 

On peut faire cette balade dans les deux sens puisqu'il existe aussi un parking près du phare de la Gacholle pour ceux qui arrivent des Salins.

Ne pas s'aventurer sur la Route de la Digue après de fortes pluies...elle devient alors impraticable et glissante surtout si vous êtes en VTT !

 

 

L'accès à la digue se fait à partir des Saintes Maries par une petite voie qui longe la mer. Son accès est libre à pied et à vélo.  Un accès payant (sauf pour les habitants) est possible pour se rapprocher en voiture jusqu'au bout de la piste où il y a un parking prévu pour les randonneurs. 

 

A gauche de cette voie, il y a essentiellement des marécages peuplées de nombreux flamants roses. 

Je ne peux pas résister à vous mettre encore quelques photos !

 

Quelques flamants roses...tranquilles !
Quelques flamants roses...tranquilles ! Quelques flamants roses...tranquilles ! Quelques flamants roses...tranquilles !

Quelques flamants roses...tranquilles !

 

Puis la route se poursuit jusqu'au parking pour les randonneurs ce qui nous rapproche un peu du but...(21 km aller-retour au lieu de 24 km du centre de Thalasso).

Là c'est le parking : il n'y a que deux voitures, la nôtre et celle-ci !

Là c'est le parking : il n'y a que deux voitures, la nôtre et celle-ci !

 

Au loin, les maisons des Saintes se font de plus en plus petites, mais nous distinguons encore l'église sans problème. 

Les Saintes au loin...

Les Saintes au loin...

 

A six kilomètres des Saintes, se trouve le Pont de Rousty qui permet à droite, un accès direct à la plage. Si vous faites une boucle, c'est à ce niveau que vous remonterez sur la Route de la Digue, ou bien par là que, comme nous au retour, vous pourrez atteindre la plage pour vous baigner et remonter jusqu'à la voiture par le bord de mer. 

 
Le paysage et l'accès à la plage au niveau  du Pont de Rousty
Le paysage et l'accès à la plage au niveau  du Pont de RoustyLe paysage et l'accès à la plage au niveau  du Pont de Rousty

Le paysage et l'accès à la plage au niveau du Pont de Rousty

 

Nous sommes sûres du chemin, il n'y a en a qu'un ! Nous voilà à l'entrée de la réserve et nous marchons par endroit dans 20 cm de sable.

Les VTTistes sont épuisés car ils doivent pousser les vélos ! 

Courage, car le phare n'est plus qu'à 8 kilomètres...et il fait déjà chaud !

L'entrée de la Réserve !!L'entrée de la Réserve !!

L'entrée de la Réserve !!

 

La route suit toujours une roubine à gauche...et un marécage à droite, mais on aperçoit la mer derrière la dune.

La mer au loin derrière la dune...
La mer au loin derrière la dune...

La mer au loin derrière la dune...

 

Le paysage commence à changer : les marais sont asséchés et le sol se craquèle et se recouvre d'une fine pellicule de sel. Le domaine étendu de la sansouire à gauche s'ouvre devant nous. 

Je vous ai déjà parlé de cette zone particulière lors de mon article sur la flore.

 

Nous marchons au milieu des étangs et de la sansouire. Nous marchons au milieu des étangs et de la sansouire.

Nous marchons au milieu des étangs et de la sansouire.

 

A droite ou à gauche de la Route de la Digue, des étendues de marais à perte de vue, protégées par des barrières. 

Paysage de part et d'autre de la Route de la Digue à la merPaysage de part et d'autre de la Route de la Digue à la mer
Paysage de part et d'autre de la Route de la Digue à la merPaysage de part et d'autre de la Route de la Digue à la mer

Paysage de part et d'autre de la Route de la Digue à la mer

 

Pour le phare de la Gacholle, c'est toujours tout droit ! Mais on entrevoit la mer à droite... au loin derrière les étangs. 

N'oubliez pas de faire quelques haltes pour oberver les oiseaux.

Il y en a partout !

Je vous renvoie à mon article sur les oiseaux, vous reconnaîtrez facilement celles qui ont  été prises sur la Route de la Digue...

Tout droit !
Tout droit ! Tout droit !
Tout droit !

Tout droit !

 

Ouf ! On approche du phare d'ailleurs car on commence déjà à le distinguer dans le lointain...

Nous approchons du phare...un petit coup de zoom et le voilà !Nous approchons du phare...un petit coup de zoom et le voilà !
Nous approchons du phare...un petit coup de zoom et le voilà !

Nous approchons du phare...un petit coup de zoom et le voilà !

 

Le phare de la Gacholle a été construit en 1882 pour empêcher les bateaux de s'échouer sur la pointe de Beauduc et pour leur permettre de rejoindre sans problème Port Guardian, le port des Saintes. Le phare est entièrement automatisé depuis 1967. La lampe a une portée de 20 km et elle utilise uniquement l'énergie solaire. 

Les bâtiments de part et d'autre du phare ont été conçus pour abriter les gardiens et les ingénieurs. 

Suite à sa destruction partielle pendant la seconde guerre mondiale, il a été remis en état dès 1947. Aujourd'hui il ne peut se visiter que sur rendez-vous ou bien les dimanches et jours fériés uniquement.

Une exposition permanente est visible à l'intérieur des locaux en dehors des jours de semaine. Nous n'avons pas pu la voir car nous y étions un mardi après-midi.

C'est aussi une des stations ornithologiques de la Camargue. Une salle entièrement vitrée permet de s'installer pour y observer tranquillement les oiseaux...

 

 

 

Le phare
Le phare

Le phare

 

Un espace détente extérieur nous permet de prendre le repas à l'ombre des canisses.

Nous y retrouvons beaucoup de VTTistes masculins et quelques jeunes couples de touristes (les autres ont des enfants qui vont encore à l'école!).

 

Les VTTistes sont admiratifs... "Vous venez à pied !! des saintes ?!"

Alors nous en profitons un peu...car d'habitude nos hommes trouvent que nous ne marchons pas assez vite, ni assez longtemps ! Comme quoi il suffit de changer le regard pour que l'avis diffère...

 
L'accès à l'espace détente et le paysage autour du phare.L'accès à l'espace détente et le paysage autour du phare.
L'accès à l'espace détente et le paysage autour du phare.L'accès à l'espace détente et le paysage autour du phare.

L'accès à l'espace détente et le paysage autour du phare.

 

Le retour se fait par le même chemin. Des couples ont marqué sur le sable leurs deux prénoms avec des cailloux... 

C'est très romantique !

 

Pascal et Juliette s'aiment...et nous le disent haut et fort mais ils ne sont pas les seuls...

Pascal et Juliette s'aiment...et nous le disent haut et fort mais ils ne sont pas les seuls...

 

Les paysages sont transformés par le soleil de l'après-midi ...

Les paysages changent avec le reflet du soleil
Les paysages changent avec le reflet du soleil

Les paysages changent avec le reflet du soleil

 

Nous retrouvons l'accès à la plage ce qui nous permet de prendre un bain bien mérité...

La plage est déserte et nous croisons seulement deux cavaliers, heureux comme nous de profiter de ces grands espaces quasi déserts...en ce mois de juin déjà pourtant très estival. 

Une plage déserte...
Une plage déserte...

Une plage déserte...

 

Puis nous regagnons notre voiture par un petit pont qui nous aide à franchir la roubine...

Un petit pont nous ramène à la Route de la Digue puis au parking

Un petit pont nous ramène à la Route de la Digue puis au parking

 

J'espère que cette petite balade vous a plu et que vous n'êtes pas trop fatigués, ni trop piqués par les moustiques !

A bientôt...

 

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:03

 

Suite de mon périple du mois de juin en Camargue...

 

Il faut noter que le mois de juin n'est pas la période idéale pour observer la flore camarguaise...

Il faudrait venir au printemps car le soleil tape déjà fort !

J'ai pu cependant observer quelques-unes des plantes caractéristiques de la Camargue...ou de la bordure littorale. 

 

Tout d'abord la formation végétale la plus importante de la Camargue est la sansouire, un mot qui vient du latin "saumure". On pourrait la comparer aux prés salés mais elle est beaucoup plus sèche en été. 

Les sansouires forment des étendues inondées en hiver par l'eau de mer bien qu'elles se situent derrière le cordon sableux.

Le sol y est donc très salé et elles sont sèches en été à tel point que le sol est craquelé et recouvert le plus souvent d'une fine couche de sel...

 

On trouve pourtant sur ces terres inhospitalières un petit nombre de plantes parfaitement adaptées à la salinité du milieu...qui permettent l'installation de petits oiseaux, la prolifération des lapins, la venue des sangliers et des renards, hors saison d'inondation évidemment. 

 

La terre y est desséchée  et craquelée en été.

La terre y est desséchée et craquelée en été.

 

C'est la salicorne, verte en été et rouge en automne, qui occupe de 20 à 30 % de la surface de la sansouire.

 

 

La salicorne est une plante dite halophile (qui aime le sel). En fait, il en existe deux espèces difficiles à différencier qui poussent toutes les deux en Camargue.

Sa racine est solidement ancrée dans le sol. 

C'est une plante comestible qui contient un suc salé. On la trouve sur toutes les côtes françaises à proximité des marais salants et jusqu'en Norvège.

On la reconnaît à ses rameaux cylindriques gorgés d'eau, à sa tige charnue et translucide, sans feuilles apparentes (on dirait en fait des écailles) et à ses fleurs minuscules. 

 

"Ecureuil bleu" du blog "Une bonne nouvelle par jour" vous explique ICI comment la cultiver dans votre jardin. Vous pourrez ainsi, en suivant ses conseils astucieux, la déguster au printemps et en été pour agrémenter vos plats de poisson...

 

La salicorne (Salicornia europea) envahie par des escargots

La salicorne (Salicornia europea) envahie par des escargots

 

On y trouve aussi de l'Obione qui tapisse les berges...

L'Obione (genre Halimione ou Atriplex) constitue un buisson qui donne des reflets argentés à notre littoral. On l'appelle aussi le faux-pourpier et comme le pourpier, ses feuilles peuvent être consommées crues dans les salades ou cuites. Elles perdent alors leur saveur salée et leur texture croquante sauf si vous les faites frire en chips !

Elle peut être cultivée au jardin et pousse sur le littoral jusqu'en Baie de Somme. Elle n'a pas besoin, comme la salicorne d'être arrosée avec de l'eau salée car elle est simplement halophyte ce qui signifie qu'elle tolère le sel...mais n'en a pas besoin pour vivre.

 

 

 
L'Obione

L'Obione

 

On trouve aussi la Soude (Salsola soda), ainsi nommée car elle a été utilisée autrefois pour fabriquer de la soude, produit qui entrait entre autres usages, dans la confection du savon (vous avez tous entendu parler du savon de Marseille !!).

Ce sont les cendres de la plante qui contiennent jusqu'à 30 % de carbonate de sodium.

Je n'ai pas réussi ma photo...aussi j'en emprunte une à wikipedia.

En Italie, on la consomme en antipasti, cuites dans l'eau bouillante, puis refroidie et assaisonnée avec de l'huile d'olive, de l'ail et du citron.

On peut aussi la consommer crue en salade.

Photo wikipedia

Photo wikipedia

 

Enfin la saladelle (ou lavande de mer) se retrouve souvent au bord des chemins ou bien au milieu de la sansouire.

Elle fleurit en été et éclaire les champs de sa couleur rose ou violette. Elle rejette le sel en excès par la face inférieure de ses feuilles sur lesquelles on peut aisément observer des cristaux.

Cette fleur est l'emblème des gardians qui en ramènent des bouquets depuis toujours à l'élue de leur coeur...

J'ai réussi à en trouver un rameau fleuri qui a passé l'hiver sans perdre trop sa couleur...

Un brin de saladelle ou lavande de mer (Limonium vulgare)

Un brin de saladelle ou lavande de mer (Limonium vulgare)

 

On trouve ensuite dans le sable, au pied des dunes ou au bord des chemins sableux, le Chardon d’Espagne, ou Scolyme d’Espagne.

C'est une plante à feuilles et tiges épineuses, de la famille des Astéracées, assez commune en terrain secs sur tout le pourtour de la mer méditerranée. 

Cette plante qui est considérée comme une mauvaise herbe est pourtant, malgré ses nombreux piquants, une plante comestible !

En Algérie, les jeunes pousses sont cuites et consommées avec le couscous.

Il faut dire qu'elle possède de multiples vertus car, comme les artichauts, topinambours, pissenlit, chicorée..., elle contient de l'inuline qui joue le rôle de prébiotique et fait baisser le taux de diabète.

On peut donc consommer sans problème, les jeunes pousses en salade et cuire les racines dans les plats mijotés...

Mais bon, je ne vous conseille pas de la ramasser dans le Parc naturel où toutes les plantes sont protégées ! 

 

 

 

Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)
Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)

Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)

 

La criste marine ou fenouil marin porte aussi le nom de perce-pierre. Elle appartient à la famille des ombellifères comme le fenouil.

Elle résiste aux embruns et à la salinité élevée car elle est halophile et peut également pousser directement sur les rochers. Elle fleurit au coeur de l'été ce qui est plutôt rare pour une plante adaptée à la sècheresse. 

C'est également une plante comestible au goût de carotte.

On la trouve sur tout le littoral français. 

La criste marine avec les inflorescences sèches de l'année dernière encore visible

La criste marine avec les inflorescences sèches de l'année dernière encore visible

 

On trouve aussi en bordure des chemins sableux, l'immortelle des sables ou hélicrysum...

“Helichrysum” vient de “helios” qui signifie “soleil” en Grec, et de “chrysos” qui signifie “or”, allusion à la couleur jaune des fleurs. 

Tout le monde connaît cette plante que l'on peut ramasser pour en faire des bouquets secs et qui pousse abondamment sur tout le territoire français où elle est d'ailleurs protégée, ce que je ne savais pas.  

Je n'aime pas particulièrement l'odeur forte qui s'en dégage à la chaleur...

Elle aurait cependant entre autre, des vertus anti-inflammatoire et antibactérienne... et son HE est très chère mais précieuse. 

 

Selon les coutumes c'est une plante bénéfique ou pas...

En Belgique, on l'appelle "fleur de mort" sans doute parce qu'elle fleurit les cimetières sans crainte des intempéries.

En Chine, on en offre aux jeunes mariés !

En France dans les Landes, on met un bouquet d’immortelle sur les portes des maisons pour éloigner les mauvais sorts. 

...

 

L'immortelle (Helichrysum stoechas)

L'immortelle (Helichrysum stoechas)

 

Bien sûr tout le monde connaît aussi le Tamaris qui pousse dans toutes les régions au bord de la mer. Ses fleurs de couleur rose plus ou moins pâles apparaissent au printemps et durent jusqu'au début de l'été. 

Cet arbre a lui aussi des vertus médicinales. Son écorce et sa racine seraient diurétique et sudorifique. Il servirait aussi à soigner rhumes et angines.

 

 

Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)
Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)
Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)

Les Tamaris. Il y en a aussi près de la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)

 

Sagnes et autres roseaux...

 

La sagne (Phragmites australispourrait faire l'objet d'un article à part entière si j'en ai le courage un jour. En effet ce roseau très commun en Camargue a toujours été utilisé pour couvrir le toit des cabanes traditionnelles.

C'est dire comme il est abondant en tant que matière première dans la région. 

La sagne est le nom donné au roseau commun que l'on nomme aussi le roseau à balais. 

C'est une espèce qui pousse dans toutes les régions du monde dès qu'il y a un marécage...

Mais il prospère aussi le long des cours d'eau comme ci-dessous au bord du petit Rhône, et le long des roubines. 

Il peut devenir très envahissant car il forme très rapidement des zones végétales très denses où rien d'autre ne peut pousser. 

J'aurais sans doute l'occasion ultérieurement de développer toutes les facettes de ce "Trésor de Provence" !

 

 

La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès
La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du VaccarèsLa sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès

La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès

 

Les joncs (Juncus acutus ou maritimus) appelé aussi jonc piquant ou jonc maritime cohabitent en Camargue. On les trouve dans les mêmes zones humides que les roseaux.

Ils sont très fréquents. Ils mesurent environ 1 à 2 mètres de haut et forment de belles touffes facilement reconnaissables aux fleurs bruns rougeâtres qui terminent les grandes tiges.

Le jonc piquant à une sorte d'épine qui dépasse la fleur d'où son nom.

Ils ne doivent pas être confondus avec la sagne. Ils aiment eux-aussi les marais et les dunes où ils sont d'ailleurs souvent utilisés pour les fixer.

Toutes les espèces de joncs étaient utilisés autrefois pour s'éclairer. Les tiges bien serrées et enflammées permettaient de fabriquer une sorte de torche. 

 

 

Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès
Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du VaccarèsUn parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès
Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès

Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès

 

Et pour finir voici quelques paysages typiquement camarguais. 

Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)
Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)
Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 06:23
L'arrivée au Domaine Paul Ricard

L'arrivée au Domaine Paul Ricard

Ces affiches vous accueillent dès votre arrivée au domaine
Ces affiches vous accueillent dès votre arrivée au domaine Ces affiches vous accueillent dès votre arrivée au domaine
Ces affiches vous accueillent dès votre arrivée au domaine

Ces affiches vous accueillent dès votre arrivée au domaine

 

Le Domaine Paul Ricard est situé à Méjanes et s'étend sur près de 600 hectares au milieu d'une nature préservée à la lisière de la Réserve Nationale du Vaccarès et en plein coeur du Parc Naturel Régional de Camargue.

 

Vous pouvez venir y admirer la flore et la faune en toute liberté, en parcourant le sentier du Vaccarès dont je vous ai déjà parlé, ou bien vous vous déciderez pour une promenade à cheval, en petit train, ou encore en VTT...

Attention le Domaine est en accès libre seulement du mois de mars au 15 novembre...et sur rendez-vous en hiver. 

 

Dans le domaine, de nombreuses fêtes camarguaises ont régulièrement lieu : jeux gardians, ferrades, courses à la cocarde, dressages... 

 

Renseignez-vous si vous passez des vacances dans la région...et vous ferez peut-être partie des 100 000 visiteurs  annuels du domaine. 

 

 

Carte du Domaine Paul Ricard

Carte du Domaine Paul Ricard

 

Un peu d'histoire...

 

Le domaine  a été acheté en 1939 par Paul Ricard qui compte bien utiliser les terres pour y cultiver les plantes nécessaires à la fabrication de son pastis. 

Paul Ricard

Paul Ricard

 

Mais 1940 arrive et il est contraint de fermer les portes de son usine. 

Obligé de se reconvertir, il rapatrie alors son personnel masculin sur le domaine afin de le soustraire au STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne.

Il décide de se reconvertir d'abord en agriculture, puis en élevage. Il participe ainsi à l'approvisionnement local en céréales, lait, porcs, volailles et oeufs pendant toute la durée de la guerre. 

 

Dès la fin de la guerre, il organise des travaux d'irrigation importants ce qui va lui permettre de mettre en culture des zones jusque-là impossible à cultiver et d'y faire pousser du riz. 

Aujourd'hui, avec 150 hectares dédiés uniquement à la riziculture, le Domaine de Méjanes est l'un des plus grands producteurs de riz en France.

 

Dans les années 50, Paul Ricard crée sa propre manade et construit des arènes en dur. 

 

 

 

Les arènes vues du Petit Train

Les arènes vues du Petit Train

 

Le Domaine Paul Ricard est une propriété à vocation essentiellement agricole dont déjà 1/3 des cultures sont en BIO, mais développe aussi des activités touristiques et culturelles.

Pour en savoir, plus consultez le site officiel du Domaine.

 

Le Mas de Méjanes est une ancienne demeure des Templiers datant du XIIIe siècle. Une partie des bâtiments est fortifiée et aurait été construit au XIe siècle. 

Dans la cour du Mas se dresse un calvaire où l'on peut apercevoir la croix de Méjanes, datant du XVIIe siècle, qui a donné son nom au domaine.

 

Elle est devenue depuis, la marque de la manade (un trèfle à quatre feuilles symbolisant la croix).  

 

La croix de Méjanes devant le mas

La croix de Méjanes devant le mas

 

Nous avons joué les touristes et nous avons décidé de prendre le petit train qui propose un parcours de 3.5 kilomètres en bordure du Vaccarès et au coeur du Domaine. 

Une exposition permanente dans la gare permet d'en savoir plus sur le domaine...mais nous n'avons pas eu le temps de la voir car nous avons miraculeusement fait partie du dernier voyage...et donc nous n'étions que toutes les trois dans le train bien que le panneau annonce 8 personnes minimum !

Mais bon il fallait bien que le conducteur amène le train jusqu'au garage...

 

Un grand nombre de photos d'oiseaux que je vous ai déjà montré dans mon article ICI ont été prises à bord du Petit Train de Méjanes...

 

Voici un petit aperçu de la diversité des paysages que nous avons traversé...

Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...
Les paysages traversés par le Petit Train...

Les paysages traversés par le Petit Train...

 

 

 

A bientôt pour d'autres visites !

Au revoir ....

Au revoir ....

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 07:09

 

Voici la suite de notre petite visite en Camargue...

 

Aujourd'hui je vous propose de vous promener à la fraîche, sur le petit Sentier du Vaccarès...

Le sentier commence ICI à côté des arènes.

Le sentier commence ICI à côté des arènes.

 

Le Sentier du Vaccarès se situe à Méjanes au coeur du Domaine Paul Ricard dont je vous parlerai prochainement...

Il est en libre accès toute l'année, mais déconseillé en cas de fortes pluies car il devient alors impraticable. 

 

C'est une promenade familiale de 2.5 km environ à effectuer avec jumelles et appareil photo en main !

Si vous avez le choix, allez-y plutôt le matin surtout si vous comptez observer les oiseaux. Le sentier borde l'étang du Vaccarès, traverse les rizières et s'approche des champs de taureaux.

 

De nombreux panneaux, très pédagogiques, tables de lectures et points de vue, vous permettent de mieux comprendre la gestion de ce patrimoine environnemental très riche.

C'est également une façon intéressante d'appréhender la diversité des paysages si vous découvrez la Camargue pour la première fois. 

 

Alors, prêt pour la balade ? 

Vous n'avez pas oublié d'emporter de l'eau, un chapeau et de quoi vous protéger du soleil et des moustiques ?

En route... 

Le circuit

Le circuit

 

Des panneaux vous incitent au respect de la nature et vous informent des dangers potentiels. Une bonne occasion den parler avec les enfants...

Le sentier du Vaccarès / Les Saintes Maries de la Mer (9)Le sentier du Vaccarès / Les Saintes Maries de la Mer (9)

 

Le circuit démarre sur de beaux spécimens de taureaux bien barricadés derrière leur double barrière...C'est la zone de tri. 

 

Un parc à taureaux.
Un parc à taureaux.

Un parc à taureaux.

 

Ensuite ce sont les rizières à perte de vue...près desquelles vous pourrez lire votre premier panneau explicatif très complet vous indiquant tous les travaux à effectuer sur une rizière au cours de l'année, de la vérification du bon fonctionnement de l'irrigation, à la plantation, puis à l'entretien des plants et à la récolte.

La culture du riz permet par l'irrigation qui lui est nécessaire, de favoriser le dessalage des sols qui seront ensuite utilisés comme pâturage. 

Les rizièresLes rizières
Les rizièresLes rizières

Les rizières

 

Vous rencontrez ensuite d'autres taureaux qui changent d'endroit selon les besoins de pâturage. 

On voit très bien sur la première photo que l'un d'entre eux est en colère, il vient de gratter par terre lorsque j'ai pris le cliché et soulève un nuage de poussière...

D'autres taureaux...
D'autres taureaux...

D'autres taureaux...

 

Le chemin tourne à angle droit puis continue vers l'étang du Vaccarès...

En route vers l'étang du Vaccarès
En route vers l'étang du VaccarèsEn route vers l'étang du Vaccarès

En route vers l'étang du Vaccarès

 

On débouche sur l'étang... immense ! D'une superficie de 6500 hectares, c'est le plus vaste plan d'eau de Camargue, d'où son importance en tant que réserve pour la faune et la flore.

Grâce à ses eaux peu profondes, il est abondamment peuplé de poissons d'eau douce ou d'eau salé, et de crustacés.

Sa salinité est d'autant plus élevée qu'on s'approche de la mer. 

Evidemment, cette vie foisonnante attire de nombreux prédateurs dont beaucoup d'oiseaux qui se nourrissent dans les eaux peu profondes et dans la vase.

Créé en 1927, la réserve naturelle Nationale du Vaccarès protège cet écosystème. 

 

Vue sur l'étang du Vaccarès
Vue sur l'étang du VaccarèsVue sur l'étang du Vaccarès

Vue sur l'étang du Vaccarès

 

Puis le sentier traverse une zone encore plus sauvage.

On marche au milieu des marais...ou des roseaux qui bordent l'étang.  : c'est le domaine des oiseaux !

A vos jumelles...

Le domaine des oiseaux !Le domaine des oiseaux !
Le domaine des oiseaux !
Le domaine des oiseaux !Le domaine des oiseaux !

Le domaine des oiseaux !

 

Le chemin de retour borde encore des pâturages où taureaux et chevaux se côtoient...en bonne entente apparemment puisqu'il y a même un petit poulain au sein du troupeau. 

Taureaux et chevaux se côtoient...Taureaux et chevaux se côtoient...
Taureaux et chevaux se côtoient...
Taureaux et chevaux se côtoient...Taureaux et chevaux se côtoient...

Taureaux et chevaux se côtoient...

 

Juste avant l'arrivée, vous pouvez oberver de près quelques canards colvert...sur un terrain clôt et le long d'un marécage. C'est surprenant de les voir en captivité après les avoir vu en liberté dans les roubines des Saintes-Maries.

Mais bon il doit y avoir une raison à cela.

 

Un enclos à canard...

Un enclos à canard...

 

Toute la zone est irriguée par de nombreuses roubines ...dont vous avez un aperçu ci-dessous.

 

 

Une roubine

Une roubine

 

C'est ainsi que l'on nomme en Camargue, les canaux d'irrigation. 

Jusqu'au XIXe siècle la Camargue était approvisionnée en eau douce grâce aux crues dévastatrices du Rhône. 

Mais depuis l'endiguement du Rhône et la création de la Digue à la mer qui empêche les entrées maritimes, les hommes ont bâti un réseau d'irrigation interne qui prélève les eaux du Rhône proche (grâce à des stations de pompage) pour les amener directement au coeur de la Camargue vers les cultures et en particulier vers les rizières.

Les roubines ont permis le développement de nombreuses espèces végétales qui favorisent une vie intense. 

 

C'est grâce à leur présence et aux nombreux marécages alentour que vous ne devez absolument jamais vous promener en Camargue sans une protection maximale contre les moutiques.

Il existe d'ailleurs à ce sujet des crèmes solaires à indice UV élevé, qui préserve aussi des piqûres de moustiques...

Vous êtes prévenus !

 

A bientôt pour la suite de la visite...

 

 

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 06:11

 

Comme je vous l'ai dit hier, en vous faisant visiter l'intérieur et en vous racontant son histoire, l'Église  Notre-Dame-de-la-Mer se voit de loin jusqu'à 10 km à l'intérieur des terres et sert de repère aux marins qui s'approchent de la côte ou de l'embouchure du Rhône. 

 

Elle se reconnaît grâce à la forme de son clocher à peigne à 5 cloches...

L'église au loin vue de la plage qui longe la Route de la Digue à la mer...
L'église au loin vue de la plage qui longe la Route de la Digue à la mer...

L'église au loin vue de la plage qui longe la Route de la Digue à la mer...

 

En faisant le tour de l'église, on peut observer en détail l'architecture de cet édifice fortifié.

On notera l'épaisseur des murs, les créneaux derrière lequel on aperçoit le chemin de ronde, les mâchicoulis sur arc qui permettaient de se défendre des assaillants en leur jetant d'en-haut différents matériaux, le faible nombre d'ouvertures, ainsi que la tour de guet. 

 

 

La porte ouest et les différentes vues des murs fortifiés de l'église...
La porte ouest et les différentes vues des murs fortifiés de l'église...
La porte ouest et les différentes vues des murs fortifiés de l'église...
La porte ouest et les différentes vues des murs fortifiés de l'église...
La porte ouest et les différentes vues des murs fortifiés de l'église...
La porte ouest et les différentes vues des murs fortifiés de l'église...

La porte ouest et les différentes vues des murs fortifiés de l'église...

 

Voici aussi quelques détails des sculptures visibles de l'extérieur...sur la face sud de l'édifice. La porte des lions a été murée. Les lions proviennent très certainement d'un ancien temple païen...

Un des lions situé de part et d'autre de la porte murée.

Un des lions situé de part et d'autre de la porte murée.

 

La fenêtre du choeur est décorée à l'extérieur par deux colonnes sculptées. 

La fenêtre du chœur et ses sculptures...
La fenêtre du chœur et ses sculptures...La fenêtre du chœur et ses sculptures...

La fenêtre du chœur et ses sculptures...

 

L'église est visible de partout, au gré des balades dans les rues...

On voit l'église de partout...
On voit l'église de partout...On voit l'église de partout...
On voit l'église de partout...

On voit l'église de partout...

 

Et bien sûr même le toit de l'Eglise se visite (en payant). C'est la seule possibilité de voir son clocher et son donjon de près...

Pour aller sur le toit, (interdit cependant les jours de grand vent !)  il faut monter dans le donjon par un escalier étroit d'une cinquantaine de marches, dans lequel personne ne peut se croiser.

L'escalier qui permet de monter sur le toit...le toit, le clocher et le donjonL'escalier qui permet de monter sur le toit...le toit, le clocher et le donjon
L'escalier qui permet de monter sur le toit...le toit, le clocher et le donjonL'escalier qui permet de monter sur le toit...le toit, le clocher et le donjon

L'escalier qui permet de monter sur le toit...le toit, le clocher et le donjon

 

La vue à 360 degrés alentour est époustouflante depuis le sommet de l'église... 

 

Tout d'abord notre regard se porte vers la mer et nous apercevons les arènes de la ville. 

Les arènes des Saintes...
Les arènes des Saintes...

Les arènes des Saintes...

 

Par devant, l'ancien Hôtel de ville, devenu aujourd'hui le Musée Baroncelli (en hommage au marquis) et dédié aux traditions camarguaises, que je n'ai pas pu visiter car il était en travaux... 

 

Le Musée Baroncelli, les arènes et le port de plaisance au loin...
Le Musée Baroncelli, les arènes et le port de plaisance au loin...
Le Musée Baroncelli, les arènes et le port de plaisance au loin...

Le Musée Baroncelli, les arènes et le port de plaisance au loin...

 

Puis notre regard se porte dans les autres directions, vers l'intérieur des terres ou bien dans les rues en contre-bas...

 

Petit aperçu de la vue d'en haut et bien sûr la mer et les étangs...Petit aperçu de la vue d'en haut et bien sûr la mer et les étangs...
Petit aperçu de la vue d'en haut et bien sûr la mer et les étangs...Petit aperçu de la vue d'en haut et bien sûr la mer et les étangs...
Petit aperçu de la vue d'en haut et bien sûr la mer et les étangs...Petit aperçu de la vue d'en haut et bien sûr la mer et les étangs...

Petit aperçu de la vue d'en haut et bien sûr la mer et les étangs...

 

Et quand vient le soir...

 

C'est encore sur le clocher que se reflètent les couleurs rousses du coucher de soleil.

 

A bientôt pour la suite de la visite de la région...si vous le voulez bien !

Le clocher à la nuit tombée...
Le clocher à la nuit tombée...

Le clocher à la nuit tombée...

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 06:36
L'entrée de l'église
L'entrée de l'égliseL'entrée de l'église

L'entrée de l'église

 

L'église Notre-Dame-de-la-Mer est un des tous premiers lieux de pélerinage de la Provence. Elle est classée monument historique depuis 1840. 

 

C'est ici que les Tsiganes (les "gitans") viennent vénérer Sara, leur sainte patronne...

 

L'Eglise primitive a été construite vers le VIe siècle à l'emplacement d'un oratoire et près de l'embouchure du Petit Rhône. Elle était constituée par une nef unique.

 

Vers le IXe siècle, on la fortifie pour défendre la Provence et en particulier la ville d'Arles, des sarrasins qui arrivaient par la mer. 

Au XIIe siècle, le bâtiment est achevé. Il s'agit d'une véritable forteresse de style roman, dont je vous montrerai l'extérieur et le toit très bientôt. 

Elle est, comme l'église primitive, constituée d'une nef unique de forme rectangulaire, de quatre travées et d'une abside semi-circulaire romane.

Elle comporte une tour de guet surplombant la ville de 15 mètres et une crypte dédiée à Sara la noire, ainsi qu'une "chapelle Haute"... 

 

Puis vers le XVe siècle, l'église d'origine, toujours présente à l'intérieur de l'enceinte fortifiée, et située à l'emplacement actuel du choeur, est détruite...

 

D'où que vous arriviez aux Saintes-Maries-de-la-Mer, vous ne pouvez que voir cette superbe église protectrice, car on peut l'apercevoir à 10 km à la ronde à l'intérieur des terres et, que vous soyez croyants ou pas vous ne pouvez pas faire autrement que de la visiter...  

 

La présence d'un puits d'eau douce, redécouvert à l'intérieur de l'église au XVe siècle, lors de fouilles, rappelle que ce lieu servait aussi de refuge aux populations locales, en cas d'attaque de pirates et autres envahisseurs arrivés par la mer. 

 

 

Petite histoire des Saintes Maries...

Lors de la persécution des chrétiens dans les années 45, Marie-Salomé et Marie-Jacobé sont toutes deux chassées de Palestine.

La légende dit qu'elles sont abandonnées sur une barque sans voile, ni rame, ni gouvernail et promises à une mort certaine. 

Mais les vents et le destin les poussent jusqu'en Camargue...où elles débarquent dans un petit port nommé "oppidum Râ".

Elles s'y établissent et y auraient été ensevelies. 

Tant pis si la géographie nous dit qu'à cette époque la ville n'existait pas encore et que l'emplacement actuel de la ville était encore sous les eaux ! 

 

Bien sûr, vous l'avez deviné, c'est pour cela que la petite ville provençale se nomme aujourd'hui "Les Saintes-Maries-de-la-Mer"...avec des tirets que nous faisons souvent sauter par paresse, mais l'histoire nous dit aussi qu'elle ne porte ce nom-là que depuis 1838...

 

Les deux saintes...Marie-Salomé et Marie-Jacobé dans leur barque...
Les deux saintes...Marie-Salomé et Marie-Jacobé dans leur barque...

Les deux saintes...Marie-Salomé et Marie-Jacobé dans leur barque...

 

Sara, dont le culte est attesté depuis le XVe siècle, était leur servante. Elle est donc arrivée en Provence, dans la barque qui a traversé la méditerranée, en même temps que les deux saintes. 

Les gitans l'ont choisie comme sainte patronne, pour son dévouement et sa servitude...mais les saintoises et les saintois la vénèrent aussi. 

Chaque année, les gitans de toute l'Europe viennent aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour la chérir, lors du pèlerinage du 24 et 25 mai où l'on vénère aussi sainte Marie Jacobé. Le 24 les gitans emmènent solennellement Sara, leur patronne, jusqu'à la mer. Le 25, c'est au tour des statues des saintes. Elles sont accompagnées en procession par des arlésiennes en costume et des gardians... 

 

Deux autres pèlerinages ont lieu, les troisième samedi et dimanche d'octobre pour vénérer sainte Marie Salomé (Pèlerinage des Provençaux et des Languedociens), et  les 1er samedi et dimanche du mois de décembre (pèlerinage anniversaire de la première élévation des châsses en 1448).

 

Sainte Sara

Sainte Sara

Sainte Sara dans la crypte de l'égliseSainte Sara dans la crypte de l'église
Sainte Sara dans la crypte de l'église
Sainte Sara dans la crypte de l'égliseSainte Sara dans la crypte de l'église

Sainte Sara dans la crypte de l'église

Le treuil utilisé lors des pèlerinages...

Le treuil utilisé lors des pèlerinages...

 

Autres vues de l'intérieur de l'église...

On peut voir la nef et l'abside décorée de colonnettes sculptées...On peut voir la nef et l'abside décorée de colonnettes sculptées...
On peut voir la nef et l'abside décorée de colonnettes sculptées...

On peut voir la nef et l'abside décorée de colonnettes sculptées...

 

A bientôt pour la suite de la visite...

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 07:06
L'étang du Vaccarès avec dans le fond...des flamants roses

L'étang du Vaccarès avec dans le fond...des flamants roses

Pour #photodimanche 14, je vous propose de continuer notre petit voyage en Camargue. 

 

Et rien de mieux pour se sentir en vacances que de s'envoler avec les oiseaux vers d'autres horizons...et comme vous le savez des oiseaux en Camargue, il y en a !

 

Par contre, comme je n'ai qu'un vieil APN qui ne me permet pas de zoomer très fort, certaines photos sont un peu prises de loin. 

 

Bonne balade quand même !!

 

 

Tout d'abord l'oiseau le plus emblématique de la Camargue, c'est le flamant rose...

On le rencontre le plus fréquemment dans les eaux saumâtres comme sur l'étang du Vaccarès par exemple ou dans les marais qui bordent la route de la digue à la mer.

Il est impossible de ne pas le voir même de loin, car en été il peut y avoir jusqu'à 30 000 individus en Camargue !

 

Vous savez sans doute que sa couleur caractéristique provient de sa nourriture. En effet il se nourrit de plancton et essentiellement de petits crustacées : les artemia salina qui abondent dans les eaux saumâtres.  Il aime aussi les Dunaliella qui sont des algues responsables de la coloration des marais... en rose.

 

Des flamants roses avec au premier plan goéland et hérons cendrés sur la dernière photo..
Des flamants roses avec au premier plan goéland et hérons cendrés sur la dernière photo..Des flamants roses avec au premier plan goéland et hérons cendrés sur la dernière photo..
Des flamants roses avec au premier plan goéland et hérons cendrés sur la dernière photo..Des flamants roses avec au premier plan goéland et hérons cendrés sur la dernière photo..

Des flamants roses avec au premier plan goéland et hérons cendrés sur la dernière photo..

 

Les autres oiseaux que l'on rencontre fréquemment sont les hérons. Ils se caractérisent par leur long cou souvent replié en forme de S, en particulier en vol, et leur longues pattes. 

 

On rencontre très fréquemment le héron cendré nettement plus craintif que les flamants roses et qui s'envole très vite lorsqu'on l'approche.

Comme son nom l'indique, il est de couleur grise et il présente sur la nuque une sorte de huppe qu'on ne voit pas chez les jeunes.

On le voit rarement en groupe, car il est plutôt solitaire, sauf à l'époque de la nidification.

Comme l'aigrette, sa cousine, il aime les marécages peu profonds bordés par la végétation où il niche, mais aussi les bords du Rhône.

On le reconnaît de loin à sa couleur mais aussi à sa haute taille !

Le héron cendré
Le héron cendréLe héron cendré

Le héron cendré

 

Le héron garde-boeuf se voit souvent perché sur les taureaux ou les chevaux. Mais je n'ai pas réussi à en prendre en photos.

On l'observe donc plus fréquemment à l'intérieur des terres dans les champs. 

Il a un bec très jaune et très robuste beaucoup plus court que les autres hérons. Ses pattes ont une teinte rougeâtre caractéristique. Venu des savanes africaines en passant par l'Espagne, il est arrivé en Camargue dans les années 50 et s'est installé à demeure.

Il peut se confondre "de loin" avec l'aigrette garzette mais n'a pas sa gracilité !! 

 

Les aigrettes sont communes en Camargue. Il en existe deux espèces bien distinctes...

Tout d'abord la plus fréquente est l'aigrette garzette. Elle se reconnaît à son bec bien droit et effilé de couleur noire à bleuté et à ses pattes noires qui se terminent par de longs doigts jaunes. On la trouve à proximité ou dans les marais et étangs, mais aussi au bord du Rhône. 

En période nuptiale au printemps, elle est encore plus facile à identifier car elle porte sur sa nuque deux longues plumes d'une vingtaine de centimètres qui se relèvent et se voient de loin. 

En vol, elle ressemble à tous les hérons car son cou se rétracte en S, et ses pattes s'allongent vers l'arrière.

L'aigrette garzette
L'aigrette garzetteL'aigrette garzette
L'aigrette garzette

L'aigrette garzette

 

Ensuite on voit aussi de temps en temps la grande Aigrette. Elle se distingue de la précédente par sa grande taille et son bec jaune dépourvu de rouge, long et effilé. Je n'ai pas bien vu la couleur de ses pattes.

Ces Aigrettes sont très gracieuses à regarder en mouvement ou en vol et ne peuvent pas se confondre avec les hérons garde-boeuf ! 

On les observe plutôt dans les marais peu profonds.

 

 

Je pense que ce spécimen est une grande aigrette !

Je pense que ce spécimen est une grande aigrette !

 

Les gabians, c'est ainsi qu'on nomme les goélands en Provence. Ils sont partout et donc il est impossible de les rater. J'ai pu photographier quelques spécimens jeunes qui ont le plumage brun, marbré.

 

 

 

 

Des gabians...
Des gabians...Des gabians...
Des gabians...Des gabians...
Des gabians...Des gabians...

Des gabians...

 

Par contre, vous aurez plus de mal à observer les mouettes.

La mouette rieuse est de couleur blanche sauf les ailes qui sont de couleur gris clair et leur extrémité qui sont noires. Sa taille est nettement plus petite que celle du goéland.

En été, elle peut être confondue avec la mouette mélanocéphale (à tête noire) car elle-même porte un calot brun foncé sur la tête

Mouette rieuse et aigrette garzette partagent le même marais.
Mouette rieuse et aigrette garzette partagent le même marais.Mouette rieuse et aigrette garzette partagent le même marais.

Mouette rieuse et aigrette garzette partagent le même marais.

 

 

En ville, on croise de nombreux canards colvert en famille qui s'ébattent dans  les roubines...

Une roubine et sa famille de canards colvert...Une roubine et sa famille de canards colvert...
Une roubine et sa famille de canards colvert...
Une roubine et sa famille de canards colvert...Une roubine et sa famille de canards colvert...

Une roubine et sa famille de canards colvert...

 

Enfin d'autres oiseaux s'observent fréquemment mais sans téléobjectif impossible de les photographier, il faut profiter de l'instant présent et s'en mettre plein les yeux...

 

J'ai tout de même réussi à prendre cette avocette...

Elle se reconnaît à son plumage noir et blanc et à son bec recourbé qui lui permet de fouiller dans le fond du marécage pour y dénicher sa nourriture. 

 

Une avocette Une avocette

Une avocette

 

 

Observer la nature sauvage...

se déconnecter

loin du monde et du bruit 

c'est ça pour moi, les vraies vacances !

 

Si vous voulez être sûrs d'observer de multiples espèces d'oiseaux, n'hésitez pas à visiter le Parc ornithologique de Pont de Gau, un parc situé au coeur du Parc naturel régional de Camargue que j'ai déjà visité à de nombreuses reprises et dont je vous parlerai sans nul doute un jour ! 

Venez nous rejoindre chez Magda

Venez nous rejoindre chez Magda

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 06:56
Photo 1  (http://www.lessaintesmaries.fr/port-gardian) les autres photos sont perso

Photo 1 (http://www.lessaintesmaries.fr/port-gardian) les autres photos sont perso

 

Port Gardian est l'escale camargaise incontournable pour ceux qui naviguent en méditerranée et veulent se retrouver "presque" en pleine nature.

 

Je n'y connais rien en navigation, ni en bateau mais je suis tombée sous le charme de ce petit port de plaisance à la fois calme et chaleureux.

Est-ce parce que j'ai fait sa découverte le matin, au lever du jour (ou presque !) au gré d'une balade à vélo ?

 

Il a été créé en 1984 et comporte 380 anneaux en tout, dont seulement 22 pour les pêcheurs...

 

Lorsque les marins aperçoivent le clocher de l'église des Saintes (dont je vous parlerai bientôt), c'est un véritable bonheur pour eux...car ils savent que le petit port de plaisance de la ville est un endroit très gai et convivial où ils vont pouvoir passer un peu de temps loin  du monde, dans une structure à taille humaine. 

 

Si vous voulez en savoir plus, rendez vous sur le site qui lui est consacré ICI.

 

Voici un petit aperçu de ce joli petit port de Camargue.

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour les faire défiler en grand format...

 

Quelques vues du petit port de plaisance...
Quelques vues du petit port de plaisance...
Quelques vues du petit port de plaisance...
Quelques vues du petit port de plaisance...
Quelques vues du petit port de plaisance...
Quelques vues du petit port de plaisance...
Quelques vues du petit port de plaisance...
Quelques vues du petit port de plaisance...
Quelques vues du petit port de plaisance...
Quelques vues du petit port de plaisance...
Quelques vues du petit port de plaisance...

Quelques vues du petit port de plaisance...

 

J'espère vous avoir un peu rafraîchi avec mes photos !

 

Et je vous dis à bientôt pour la suite de la visite...

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 07:14
Bois flotté en provenance du Rhône proche...

Bois flotté en provenance du Rhône proche...

 

La mer, le matin quand le monde s'éveille à peine...et qu'il n'y a que quelques pêcheurs et quelques rares bateaux.

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Les dunes...

Dunes naturelles et dunes fixées Dunes naturelles et dunes fixées
Dunes naturelles et dunes fixées
Dunes naturelles et dunes fixées Dunes naturelles et dunes fixées

Dunes naturelles et dunes fixées

 

Les plages...

Certaines plages sont surveillées d'autres non...

Certaines plages sont surveillées d'autres non...

La mer et les plagesLa mer et les plages
La mer et les plagesLa mer et les plages
La mer et les plagesLa mer et les plages

La mer et les plages

 

Pendant que certains s'amusent et plantent des arbres, espérant avoir un peu d'ombre. 

Aux Saintes...il y a la mer et la plage ! Les Saintes Maries de la Mer (4)

 

D'autres se promènent ou font du sport...

Aux Saintes...il y a la mer et la plage ! Les Saintes Maries de la Mer (4)
Aux Saintes...il y a la mer et la plage ! Les Saintes Maries de la Mer (4) Aux Saintes...il y a la mer et la plage ! Les Saintes Maries de la Mer (4)

 

Et quand le temps est couvert...la mer et les couleurs sont encore plus belles, vous ne trouvez  pas ?

Les pêcheurs sont encore là, fidèles au poste  !
Les pêcheurs sont encore là, fidèles au poste  !Les pêcheurs sont encore là, fidèles au poste  !
Les pêcheurs sont encore là, fidèles au poste  !

Les pêcheurs sont encore là, fidèles au poste !

 

Et lui... que fait-il là ?

Aux Saintes...il y a la mer et la plage ! Les Saintes Maries de la Mer (4)

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 07:06
Cabanes de gardian au début du XXème siècle en Camargue / Photos wikipediaCabanes de gardian au début du XXème siècle en Camargue / Photos wikipedia

Cabanes de gardian au début du XXème siècle en Camargue / Photos wikipedia

 

Un peu d'histoire...

 

En Camargue, la cabane de gardian, c'est le logement du gardien de troupeau...donc du gardian !

Elle était très utilisée au XIXème et au début du XXème siècle. 

Elle servait aussi bien aux gardians, qu'aux pêcheurs, bergers, vanniers ou sauniers...avec quelques variantes architecturales locales. 

 

Sa caractéristique première est qu'elle était en ce temps-là totalement bâtie en roseau (mur et toiture). Elle était, comme aujourd'hui, toujours recouverte de sagne, c'est-à-dire de roseaux posés sur des lattes de bois, sauf la dernière rangée qui était très souvent recouverte d'un enduit pour protéger le toit des intempéries.

 

La seconde caractéristique est que la partie exposée au Mistral, était arrondie en abside. 

 

La troisième est que la façade était en pignon c'est-à-dire de forme triangulaire. 

 

Enfin le toit était très incliné jusqu'à 45°. 

 

Au début du XXème siècle, la cabane était toujours recouverte d'un enduit de chaux lui donnant son aspect blanchi et réfléchissant les rayons du soleil, donc la chaleur. 

Le sol était alors en terre battu ou en mortier. 

 

Je ne vais pas vous décire sa construction, ni l'ensemble des matériaux utilisés.

Elles étaient construites en bois et en matériaux trouvés sur place par souci d'économie. Certaines devaient être attachées au sol, les jours de grand vent pour éviter que la cabane ne se soulève ou scellées au sol sur les côtés grâce à du sable comme on peut le voir sur la seconde photo ci-dessus.

 

La seule véritable cabane traditionnelle de gardian de cette époque est visible au Musée Arlaten d'Arles. Une autre a été reconstituée au Musée de Camargue. 

 

 

Il nous reste aussi le témoignage du peintre...comme ce tableau de Van Gogh.

 

"Trois cabanes blanches aux Saintes-Maries" / Van Gogh 1888

"Trois cabanes blanches aux Saintes-Maries" / Van Gogh 1888

 

Les cabanes de gardian aux Saintes Maries de la Mer, aujourd'hui. 

 

Toutes les anciennes cabanes construites au début du XXème siècle ont donc été détruites. Il faut dire que ces constructions ne pouvaient guère résister aux intempéries et devaient être sans cesse restaurées. 

 

Aujourd'hui les cabanes que l'on peut observer entre l'étang des Launes et la ville ont toutes été construites dans les années 50 ou 60...

Ce sont des répliques en dur des cabanes traditionnelles d'antan.

 

Elle ont conservé des anciennes cabanes, la forme générale, la couleur blanche et le toit en sagne...permettant ainsi de faire perdurer les techniques ancestrales de couverture des cabaniers.

 

Elles sont esentiellement construites sur le front de mer entre l'étang des Launes et la côte, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, prise du toit de l'église. En avant-plan la ville moderne...

 

Les cabanes de gardian vu du toit de l'église entre l'étang des Launes (à droite) et la mer (à gauche)

Les cabanes de gardian vu du toit de l'église entre l'étang des Launes (à droite) et la mer (à gauche)

Cliquez sur les flèches pour actionner le diaporama et faire défiler les photos...
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Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous conseille la lecture sur le site ICI, consacré à l'architecture d'antan, de l'étude très riche de Christian Lassure, intitulée "L'évolution de la cabane camarguaise au XXe siècle d'après des cartes postales et photos anciennes".

 

J'y ai retrouvé avec plaisir des images de mon enfance...mais je vous l'avoue je n'ai pas tout lu !

 

A bientôt pour la suite de la visite...

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