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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 05:11
Dans les champs et les vergers

Dans les champs et les vergers

Pour poursuivre la balade commencée lundi dernier, je vous propose aujourd'hui de nous promener au bord des champs et des vergers.

N'hésitez pas à agrandir les photos en cliquant dessus pour les faire toutes défiler...et mieux profiter de la balade ! 

 

Les travaux des champs continuent bien évidemment. Pas de confinement pour nos agriculteurs, la nature n'attend pas ! 

Les tracteurs sont passés entre les pieds de vigne pour aérer la terre.

Les tracteurs passent et voici le résultat...
Les tracteurs passent et voici le résultat...Les tracteurs passent et voici le résultat...
Les tracteurs passent et voici le résultat...Les tracteurs passent et voici le résultat...
Les tracteurs passent et voici le résultat...Les tracteurs passent et voici le résultat...

Les tracteurs passent et voici le résultat...

Il faut dire que les vignes profitent de la douceur du printemps en ce moment, pour pousser chaque jour davantage.

Les jeunes pousses encore fragiles des vignes
Les jeunes pousses encore fragiles des vignesLes jeunes pousses encore fragiles des vignes
Les jeunes pousses encore fragiles des vignesLes jeunes pousses encore fragiles des vignes

Les jeunes pousses encore fragiles des vignes

Les oliviers ont été taillés et le bois brûlé, avant que la sécheresse ne permette plus de faire des feux. 

Les oliviers
Les oliviers

Les oliviers

Les chênes truffiers que je vous avais déjà montré ont été eux-aussi taillés et nettoyés...

Les chênes ont été taillés et leur sous-sol nettoyé

Les chênes ont été taillés et leur sous-sol nettoyé

Quelques champs sont réservés au maraîchage mais c'est plutôt rare vers chez moi, en principe les cultures sont plus près du village et dans des espaces moins drainées. 

Les zones de maraîchage
Les zones de maraîchageLes zones de maraîchage

Les zones de maraîchage

Ailleurs des espaces sont déboisés pour agrandir les vignobles ou planter de nouveaux oliviers.

Dans d'autres, les ceps trop vieux ont été arrachés et les champs épierrés.

Déboisement et nettoyage pour de futures cultures
Déboisement et nettoyage pour de futures cultures

Déboisement et nettoyage pour de futures cultures

Les vergers ont hélas déjà terminé leurs floraison. Certaines photos ont été prises il y a une quinzaine de jours déjà et aujourd'hui, de minuscules cerises font leur apparition.

Les cerisiers de la floraison à la fructification...Les cerisiers de la floraison à la fructification...
Les cerisiers de la floraison à la fructification...Les cerisiers de la floraison à la fructification...

Les cerisiers de la floraison à la fructification...

Une haie de cognassierUne haie de cognassier
Une haie de cognassierUne haie de cognassier

Une haie de cognassier

Des cerisiers échappés des vergers (redevenus sauvages ?)Des cerisiers échappés des vergers (redevenus sauvages ?)
Des cerisiers échappés des vergers (redevenus sauvages ?)Des cerisiers échappés des vergers (redevenus sauvages ?)

Des cerisiers échappés des vergers (redevenus sauvages ?)

Sur le chemin du retour, nous pouvons admirer quelques jolies maisons habitées ou cabanons aménagés pour les vacances. 

Quelques maisons ou cabanons dans la campagne
Quelques maisons ou cabanons dans la campagneQuelques maisons ou cabanons dans la campagne
Quelques maisons ou cabanons dans la campagneQuelques maisons ou cabanons dans la campagne
Quelques maisons ou cabanons dans la campagneQuelques maisons ou cabanons dans la campagne

Quelques maisons ou cabanons dans la campagne

Un vieux puits au pied d'un chêne, devait servir à approvisionner une des fermes. 

Le vieux puits isolé au milieu du champ de vigne

Le vieux puits isolé au milieu du champ de vigne

Et dans les bois, les apiculteurs sont prêts pour le grand départ de leurs ruches vers d'autres horizons.

Quelle chance elles ont, les abeilles, de pouvoir transhumer, nous aimerions bien faire pareil, n'est-ce pas, et aller faire un petit séjour en montagne ?!

Dans les champs et les vergers / Balade en Provence
Dans les champs et les vergers / Balade en Provence
Dans les champs et les vergers / Balade en Provence

J'espère que la balade vous a plu. Nous allons encore rester un bout de temps en Provence, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

Un champ en friche...

Un champ en friche...

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 05:18
Un petit chemin sous les pins...

Un petit chemin sous les pins...

Nos vacances virtuelles en Haute-Loire étant terminées... nous voilà de retour comme promis en Provence, où nous sommes confinés comme vous vous en doutez pour encore un certain temps, et même je peux dire sans me tromper, une durée encore indéterminée...

Alors, vous êtes partants j'imagine, pour vous dégourdir les jambes et me suivre sur ce petit chemin qui passe entre les pins, puis au bord des champs pour une nouvelle petite balade autour de chez moi ? 

Comme je vous l'ai déjà dit je ne m'éloigne jamais de plus d'un kilomètre de mon petit hameau. 

 

Partout les fleurs explosent dans la garrigue mais aussi au bord des chemins. 

Les cistes blancs (Cistus albidus ou ciste cotonneux) n'ont pas encore terminés leur floraison. Les fleurs sont fragiles et leurs pétales jonchent le sol. En s'approchant j'ai découvert depuis peu , grâce à Plume qui en a parlé sur son blog et vous explique tout sur ces charmantes bestioles ICI, que les fleurs de cistes dans ma garrigue, servaient de nourriture à un petit insecte à pois blancs, la cétoine grise (Oxythyria funesta) encore appelée "cétoine funeste" ou "drap mortuaire". 

Jeune, la cétoine funeste est recouverte de poils et je ne l'avais jamais vu dans sa forme adulte à pois. Attention car elle est nuisible et peut causer des ravages dans les fruitiers.

Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleursCiste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs
Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs
Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleursCiste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs

Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs

Dans la garrigue, commence également à fleurir le ciste à feuilles de sauge, qui lui, a des fleurs blanches. 

Ciste à feuilles de sauge
Ciste à feuilles de saugeCiste à feuilles de sauge

Ciste à feuilles de sauge

Le genêt d'Espagne embaume les chemins. En fait, il s'agit du Spartium junceum (ou spartier à tiges de joncs) et non pas d'un véritable genêt. 

Le genêt d'EspagneLe genêt d'Espagne
Le genêt d'EspagneLe genêt d'Espagne

Le genêt d'Espagne

Une nouvelle orchidée a fait son apparition ces jours-ci dans les sous-bois. C'est l'orchis pourpre

L'orchis pourpre
L'orchis pourpre

L'orchis pourpre

Au bord des champs, on trouve de nombreuses plantes.

Certaines sont comestibles ou médicinales, comme le plantain qui peut être utile une fois les feuilles séchées, en cas de fièvre, de problèmes respiratoires style bronchite et d'atteinte virale comme une grippe par exemple. 

Le plantain

Le plantain

On trouve aussi le brocoli sauvage une plante qu'on peut consommer sans danger quand les fleurs forment encore un bouton. Ne pas les ramasser en bordure des champs non cultivés en BIO !  

Le brocoli sauvage en fleursLe brocoli sauvage en fleurs
Le brocoli sauvage en fleurs

Le brocoli sauvage en fleurs

A proximité, nous avons eu la chance d'observer le papillon qui lui est associé : la piéride du chou. Je l'avais pris de loin pour un citron parce que chez nous ce dernier est plus vert que jaune ! Mais non apparemment c'est une piéride mâle. 

La Piéride du chou

La Piéride du chou

Ce printemps nous offre une profusion de fleurs...

Des CoquelicotsDes Coquelicots

Des Coquelicots

Une coronille
Une coronille
Une coronille

Une coronille

La Dame de onze heures (ou Ornithogale en ombelle)La Dame de onze heures (ou Ornithogale en ombelle)

La Dame de onze heures (ou Ornithogale en ombelle)

Le lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poils
Le lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poilsLe lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poils

Le lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poils

Le muscari à toupet (Muscari comosum) a fait son apparition. C'est une plante plus rare que le muscari à grappes et qui fleurit plus tardivement. 

Le muscari pousse au bord des champs
Le muscari pousse au bord des champs
Le muscari pousse au bord des champs

Le muscari pousse au bord des champs

Un muscari à toupets isolé

Un muscari à toupets isolé

J'espère que la balade vous a plu. Demain nous ferons le tour des arbres et arbustes proches de chez moi. Bon, je ne vais pas continuer à vous répéter que nous allons rester en Provence, parce que je crois bien que vous avez tous compris que comme vous, je suis confinée...chez moi ! 

A bientôt !
A bientôt !
A bientôt !

A bientôt !

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 06:17
Le village de Vernègues vu du Vieux village
Le village de Vernègues vu du Vieux village
Le village de Vernègues vu du Vieux village

Le village de Vernègues vu du Vieux village

Je vous avais proposé de descendre par la calade, pour nous rendre au nouveau village. Hélas, lors de ma dernière visite, elle était inaccessible, pour cause d'éboulement du muret de pierres qui la  borde.

Le bas de la calade

Le bas de la calade

Nous allons donc faire le tour par la petite route... 

On peut s'arrêter un instant pour revoir l'ancienne église Saint-Jacques et son prieuré qui ont été entièrement détruits lors du séisme et que je vous ai déjà montré ICI et ICI 

Juste un aperçu !

Juste un aperçu !

A côté de la petite église, se trouve une stèle, représentant les quatre saisons en Provence, une version moderne qui égaie un peu les abords des ruines, d'autant plus que juste à côté se trouve le cimetière du village. 

Les 4 saisons (réalisation Isabella Reiland-Busch)
Les 4 saisons (réalisation Isabella Reiland-Busch)

Les 4 saisons (réalisation Isabella Reiland-Busch)

Puis nous descendons encore un moment avant d'arriver au village actuel !

La commune de Vernègues se compose de deux villages réunis : Vernègues et Cazan. Elle est traversée par la nationale 7 et le TGV.

Le village de Vernègues a été construit en contrebas du château et du vieux village entièrement détruits lors du séisme de juin 1909. Il est entouré par les vergers, les champs d'oliviers, les vignobles et les cultures de céréales. 

 

Il règne dans ses ruelles une douce tranquillité par rapport à Cazan situé plus bas dans la vallée, près des grands axes routiers. 

La mairie se trouve sur une placette, dans un grand bâtiment qui tient lieu aussi de poste et à côté duquel se trouve un bar convivial.

La mairie, la poste et le bar

La mairie, la poste et le bar

Voici un aperçu du village...

Quelques vues du villageQuelques vues du villageQuelques vues du village

Quelques vues du village

Un santonnier propose ses créations en saison.

Le santonnier

Le santonnier

Le village est dominé, où que vous soyez, par les ruines du château et du vieux village qui culminent à 394 mètres.

Vue sur le château et le vieux Vernègues
Vue sur le château et le vieux Vernègues
Vue sur le château et le vieux Vernègues

Vue sur le château et le vieux Vernègues

Dès notre arrivée, le promeneur découvre de jolies fresques modernes au bord de la route. 

Les fresquesLes fresques
Les fresquesLes fresques

Les fresques

Les amandiers en fleurs apportent leur note printanière aux jardins.

Les amandiers en fleurs
Les amandiers en fleurs

Les amandiers en fleurs

En baladant dans les rues, le visiteur découvre quelques jolies maisons plus anciennes que celles des lotissements qui entourent aujourd'hui le bourg. De nombreux habitants ont choisi de profiter de la tranquillité des lieux !

 

Quelques maisons du village
Quelques maisons du village
Quelques maisons du village
Quelques maisons du village
Quelques maisons du village
Quelques maisons du village

Quelques maisons du village

Autres détails pris dans le village...

Autres jolis détails
Autres jolis détails

Autres jolis détails

Pour terminer, la visite du village, nous découvrirons très bientôt l'église Notre-Dame-de-Lourdes,enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

 

En attendant, pour faire patienter mes nouveaux abonnés, je vous mets le lien vers un autre site remarquable de la commune  dont je vous ai déjà parlé...

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 05:13

Aujourd'hui nous allons continuer la visite de l'église paroissiale de Rognes, en traversant la nef et en nous arrêtant devant chacun des retables. 

Certains sont classés aux MH, comme les trois retables présents dans le chœur que nous avons observés dans mon précédent article.

 

Je le rappelle ici, les retables sont tous en bois de noyer sculpté, et recouverts de peinture doré pour la plupart ou peints pour simuler le marbre, surtout sur les colonnes.

Ils ont tous été offerts par des fidèles et par des familles nobles de la région (désirant s'assurer une place au paradis ou simplement étaler leur richesse et donc leur pouvoir...). 

L'autel de Saint Clair et de Saint Roch date de 1674 (classé MH). Il a la particularité de montrer en dessous de Saint Georges, de Saint-Clair et de Saint Roch, une fausse prédelle dans laquelle Saint-Clair, évêque de Nantes guérit un aveugle (à gauche) et chasse les démons du corps d'un possédé (à droite). 

L'autel de Saint-Clair et de Saint-Roch
L'autel de Saint-Clair et de Saint-Roch
L'autel de Saint-Clair et de Saint-Roch
L'autel de Saint-Clair et de Saint-Roch

L'autel de Saint-Clair et de Saint-Roch

L'autel de Saint Blaise (classé MH), patron des éleveurs, des cardeurs et des tondeurs, date de 1669. Il a un fronton polygonal ce qui est rarissime à cette époque. 

La petite histoire raconte que lors du tremblement de terre de 1909, la statue de Saint Blaise se brisa au niveau de sa main qui fût reconstituée de manière disproportionnée...

Autel de Saint-Blaise
Autel de Saint-Blaise
Autel de Saint-Blaise
Autel de Saint-Blaise

Autel de Saint-Blaise

L'autel de saint Anne date de 1669 (classé MH). Dans la niche se trouvait une statue qui a été volée en 1977. Je m'en souviens encore car les gens du village ont été profondément choqués par ce vol.

Sur l'autel la statue de droite représente Sainte Cécile patronne des musiciens et à gauche, Sainte Catherine, patronne des écoles religieuses.

Autel de Saint-Anne
Autel de Saint-Anne
Autel de Saint-Anne
Autel de Saint-Anne
Autel de Saint-Anne
Autel de Saint-Anne

Autel de Saint-Anne

Autres détails de l'hôtel de Saint-AnneAutres détails de l'hôtel de Saint-Anne

Autres détails de l'hôtel de Saint-Anne

L'autel des âmes du purgatoire...

L'église paroissiale de Rognes (2) / Balade dans les Bouches-du-Rhône
L'église paroissiale de Rognes (2) / Balade dans les Bouches-du-Rhône
L'église paroissiale de Rognes (2) / Balade dans les Bouches-du-Rhône

L'autel Saint-Joseph (1670)...

Autel de Saint-Joseph

Autel de Saint-Joseph

L'autel Saint Eloi (1648) patron des agriculteurs.

Autel Saint-Eloi
Autel Saint-Eloi

Autel Saint-Eloi

L'autel de la vierge (1662)

Cette petite statue de "Notre Dame de Beauvezet" représente la vierge hiératique tenant l'enfant Jésus. Est-ce elle que les paroissiens venaient implorer en tirant sa robe quand ils désiraient de la pluie pour leurs cultures ?

 

Autel de la vierge...
Autel de la vierge...
Autel de la vierge...
Autel de la vierge...

Autel de la vierge...

Autres détails parmi les richesses de cette église...

Autres détails
Autres détails
Autres détails
Autres détails
Autres détails

Autres détails

La visite de l'église paroissiale de Rognes est terminée. J'espère qu'elle vous a plu. J'étais déjà entrée dans cette église, mais je n'y étais jamais entrée dans le but d'y faire des photos. Les Journées du patrimoine m'ont permis de le faire, même si je n'ai pas tout retenu de la visite commentée, fort intéressante...

La semaine prochaine nous resterons en Provence pour d'autres découvertes, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien !

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 05:11
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rognes (13)
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rognes (13)
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rognes (13)

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rognes (13)

Aujourd'hui nous allons visiter l'Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption de Rognes que j'ai eu l'occasion de redécouvrir lors des Journées du Patrimoine.  C'est une église dont je vous ai déjà parlé l'hiver dernier, lorsque nous avons visité le village. Je vous ai montré l'extérieur ICI.

Elle est habituellement toujours fermée au public sauf bien entendu lors des messes ou des cérémonies.

Lors des Journées du Patrimoine, le week-end a été pluvieux et le manque de lumière ne m'a pas permis de faire de belles photos des richesses que contient cette église paroissiale.

Je vais néanmoins vous en montrer le plus possible pour vous donner envie de la visiter à votre tour et d'aller les admirer in situ. Il faut dire aussi que cette bâtisse, plutôt d'aspect austère, contient des merveilles artistiques...pour qui aime ce style baroque et richissime, en particulier des retables classés aux Monuments Historiques, patrimoine assez méconnu, mais qui mérite qu'on s'y attarde un moment.

L'église a été bâtie, contre les anciens remparts du village en 1607, comme l'atteste d'ailleurs la plaque située à droite du portail principal.

 

 

Elle remplaçait à l'époque une chapelle devenue trop petite, aujourd'hui détruite. 

L'église actuelle est constituée d'une nef unique ornée de retables et d'un chœur au-dessus duquel se dresse le clocher. 

Vue générale de la nef
Vue générale de la nef

Vue générale de la nef

Malgré les nombreux vitraux, la lumière n'était pas au rendez-vous le jour de ma visite. Il est même dommage je trouve que la plupart de ces vitraux d'origine qui ont résisté au séisme de 1909, soient cachés par les nombreux retables, certes magnifiques, offerts à la paroisse par les riches propriétaires de la région. 

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Nous allons aujourd'hui voir de plus près les œuvres se trouvant dans le chœur.

Au milieu du chœur se trouve l'autel principal. Il  a été réalisé en 2007 pour fêter les 400 ans de l'église paroissiale. Il est composé d'un ancien autel baroque qui a servi de coffrage à un ensemble en pierres de Rognes. Vu son poids, ne pouvant pas être déplacé, l'autel a  pu été consacré...

L'autel baroque a été offert par une personne de la paroisse. Il se trouvait précédemment dans l'école catholique de garçons. 

Vu générale du choeur et de son autel principal

Vu générale du choeur et de son autel principal

Le retable principal, sur le mur du fond, a été construit vers 1680. Le tableau central représente la Sainte-Vierge montant au ciel soutenue par des anges. Je n'ai pas pu m'approcher davantage pour faire une photo du tableau. Ce retable est classé depuis 1911. 

Le retable principal
Le retable principal
Le retable principal
Le retable principal

Le retable principal

De part et d'autre du chœur, on trouve deux retables secondaires en bois polychrome doré ou imitant le marbre, en particulier sur les colonnes. Ils datent tous deux du XVIIe siècle et sont classés depuis 1911 eux-aussi. 

Ces retables sont des originaux qui ont échappé aux destructions lors de la Révolution Française. 

 

A la droite du maître-autel se trouve un autel dédié à Saint-Nicolas. On l'appelle aussi l'autel de Sainte-Barbe. Construit en 1650, il montre en son centre le Christ entouré par Saint Nicolas et Sainte Barbe, patronne des carriers et donc particulièrement vénérée à Rognes. 

Le retable de l'autel de Saint-Nicolas
Le retable de l'autel de Saint-Nicolas

Le retable de l'autel de Saint-Nicolas

A la gauche du maître-autel, se trouve l'autel de Saint-Denis, construit par Pierre Arnaud, maître-ouvrier à Aix-en-Provence en 1653. Le retable est en bois doré. 

Le retable de Saint-Denis et quelques détails dont deux panneaux de la prédelle
Le retable de Saint-Denis et quelques détails dont deux panneaux de la prédelle
Le retable de Saint-Denis et quelques détails dont deux panneaux de la prédelle

Le retable de Saint-Denis et quelques détails dont deux panneaux de la prédelle

L'église contient aussi un autel mérovingien en marbre datant du Ve siècle (?), classé aux Monuments historiques depuis 1947.  

L'autel mérovingien dans son environnement actuel
L'autel mérovingien dans son environnement actuel
L'autel mérovingien dans son environnement actuel

L'autel mérovingien dans son environnement actuel

La chaire sculptée date également du XVIIe siècle. Elle a été saccagée en 1977, lors de vols perpétrés dans l'église.  Il manque des motifs sculptés. Elle est classée elle-aussi comme les retables depuis 1911. 

La chaire sculptée
La chaire sculptée
La chaire sculptée

La chaire sculptée

Autres détails remarquables...

Autres détails remarquables dans l'église
Autres détails remarquables dans l'église
Autres détails remarquables dans l'église
Autres détails remarquables dans l'église

Autres détails remarquables dans l'église

La première partie de la visite est terminée pour aujourd'hui, très prochainement nous regarderons de plus près les autres retables classés et autres détails de cette église richissime, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 05:13
La fontaine de la place des Héros et martyrs

La fontaine de la place des Héros et martyrs

Après avoir découvert en début de semaine, le lavoir communal et la fontaine Bono Font de Lambesc, nous allons faire une petite balade dans les rues, pour découvrir quelques-unes des fontaines du village. 

 

La fontaine de la place des Héros et Martyrs (ancienne place Carnot où se trouvait la poste à l'époque) a été construite en 1646. Elle est surmontée d'un obélisque bâti sur un piédestal de forme cubique. Tout en haut se trouve une sphère.

Elle est typique du XVIIe siècle et du goût de l'époque, pour le baroque. 

L'eau jaillit par la bouche de quatre mascarons identiques, dans un grand bassin de pierre.

Sur une des faces du piédestal sont gravées les armoiries des ducs de Guise, princes de Lambesc.

La fontaine est située sur une grande place piétonne sauf en bordure, qui a été rénovée récemment. Aux alentours de belles maisons surplombent la place et la fontaine. 

La fontaine sur la place des Héros et martyrsLa fontaine sur la place des Héros et martyrs
La fontaine sur la place des Héros et martyrs
La fontaine sur la place des Héros et martyrsLa fontaine sur la place des Héros et martyrs

La fontaine sur la place des Héros et martyrs

La Fontaine di Mourgo (Fontaine des nonnes) / "Font di Mourgo" en provençal, est aussi une fontaine célèbre dans le village. En plus elle a une histoire. Elle a été déplacée et se trouvait auparavant à l'entrée du village (avenue Gambetta), côté route de Salon-de-Provence, sur la route de la transhumance.

C'était donc une fontaine-abreuvoir qui servait à désaltérer les troupeaux de passage.

C'est à cet endroit que je la voyais quand nous partions en vacances et que nous empruntions la route des Alpes. Son nom vient du fait qu'elle se trouvait près du couvent Sainte-Thérèse. Elle a été démolie pour agrandir la route, comme beaucoup d'éléments de notre petit patrimoine local.

Depuis 1977, elle a été installée place du Ve corps, tout près du lavoir communal. A la belle saison, des bancs invitent les promeneurs à profiter de l'ombre des tilleuls.

Elle est constituée de deux bassins superposés. Je l'ai déjà vu en eau, ce qui n'était pas le cas le jour où j'ai pris mes photos. 

La Fontaine di Mourgo (des nonnes) / Place du Ve corps
La Fontaine di Mourgo (des nonnes) / Place du Ve corps

La Fontaine di Mourgo (des nonnes) / Place du Ve corps

La Fontaine de la Grand-Rue est ma préférée...

Elle est constituée par deux fontaines dos à dos, réunies entre elles par un bassin. Située près du Jacquemard, devant le bar, elle rend agréable l'installation en terrasse. 

C'est la réplique exacte de la mythique Fontaine aux Méduses qui était située cours Belsunce à Marseille.

Elle aurait été tout d'abord implantée juste en face du Jacquemard puis démantelée, pour laisser sa place à l'arbre de la Liberté, planté au moment de la Révolution. On l'aurait ensuite reconstruite en 1837, à son emplacement actuel, c'est-à-dire de l'autre côté de la rue !  

Chaque fontaine est constituée d'un pilier qui se termine par un vase Médicis. Il y est fait mention de la date. Une petite auge permet de recueillir l'eau qui se déverse par deux goulots ornés de rosaces.

Le bassin central est alimenté par une arrivée d'eau à l'arrière des piliers. 

Vous remarquerez sur mes photos que la rue est en travaux.

La fontaine double de la Grand-Rue (la rue est en travaux en ce début d'année)
La fontaine double de la Grand-Rue (la rue est en travaux en ce début d'année)La fontaine double de la Grand-Rue (la rue est en travaux en ce début d'année)

La fontaine double de la Grand-Rue (la rue est en travaux en ce début d'année)

Voici une vue du bassin qui se trouve entre les deux fontaines. Sur la première on voit l'arrivée d'eau à l'arrière du pilier : elle est recouverte de mousse, ainsi que le reflet dans l'eau du Jacquemard. 

Les reflets dans le bassin de la fontaine double
Les reflets dans le bassin de la fontaine double
Les reflets dans le bassin de la fontaine double
Les reflets dans le bassin de la fontaine double

Les reflets dans le bassin de la fontaine double

D'autres petites fontaines se rencontrent ici ou là au fil de la balade dans les rues du village. Je vous montrerai plus tard celles qui sont dans les ruelles fleuries, quand j'y retournerai avant l'été. 

 

Dans l'ordre d'apparition ci-dessous : 

- la fontaine située près de la poste, à l'angle de la route de Caire-Val,

- une des deux fontaines situées sous la place du Castellas (j'ai raté la photo de la seconde !),

- et la fontaine devant le square Fauchier-Clément. 

Comme vous le voyez, elles sont toutes les trois dans un style différent. 

Trois fontaines de Lambesc
Trois fontaines de Lambesc
Trois fontaines de Lambesc

Trois fontaines de Lambesc

La fontaine (1873) située devant la chapelle des pénitents est joliment fleurie en saison. 

Fontaine située devant la chapelle des Pénitents
Fontaine située devant la chapelle des Pénitents
Fontaine située devant la chapelle des Pénitents

Fontaine située devant la chapelle des Pénitents

Une autre fontaine, très proche au niveau du style est située un peu plus loin, sur le même boulevard national et date de la même époque. 

La fontaine du boulevard national
La fontaine du boulevard national
La fontaine du boulevard national

La fontaine du boulevard national

Enfin, je ne peux terminer cet article sans vous parler de la fontaine située devant le square du Saurin qui a été frappée par la foudre dans la nuit du 6 au 7 octobre 2018. Vous pouvez voir le lien sur le site Facebook de la météo du 13, montrant les dégâts ICI

Elle alimentait un lavoir aujourd'hui disparu. 

La fontaine détruite en partie par la foudre en octobre 2018 / Square du Saurin à Lambesc
La fontaine détruite en partie par la foudre en octobre 2018 / Square du Saurin à Lambesc
La fontaine détruite en partie par la foudre en octobre 2018 / Square du Saurin à Lambesc
La fontaine détruite en partie par la foudre en octobre 2018 / Square du Saurin à Lambesc

La fontaine détruite en partie par la foudre en octobre 2018 / Square du Saurin à Lambesc

Voilà cet article sur les fontaines de Lambesc est terminé pour aujourd'hui. Il y a encore des fontaines et bassins que je ne vous ai pas montrés...

En attendant que nous revenions en Provence, pour changer un peu, nous allons faire de petites balades en Haute-Loire, où j'ai passé quelques jours de vacances dernièrement, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 05:11
Le lavoir du village datant du XVIIIe siècle

Le lavoir du village datant du XVIIIe siècle

Revenons un peu dans le village de Lambesc, pour voir de plus près le lavoir du village.

Le lavoir, tel que nous pouvons le voir aujourd'hui, a été construit en 1759 à l'extérieur des remparts. Il possède quatre bassins alimentés par les eaux de la Bonne Fontaine que je vous montre en fin d'article.

 

Le lavoir est entièrement construit en pierre de Lambesc, tant les murs que la voûte, et possède un toit de lauses, ce qui est exceptionnel dans la région.

 

Par contre, les quatre doubles bassins sont en pierre de Lamanon. Chaque bassin a encore sa planche d'égouttage, une simple planche montée sur chant, et tenue par un dispositif en fer. 

Sous la voûte du lavoir...
Sous la voûte du lavoir...
Sous la voûte du lavoir...
Sous la voûte du lavoir...

Sous la voûte du lavoir...

Le lavoir mesure 17 mètres 50 ce qui ne se voit pas sur les photos. Il est ouvert par quatre arcades en plein cintre et ses piliers sont renforcés par des contreforts. Il faut dire que c'est un édifice massif et construit pour durer.  Rien d'étonnant qu'il soit toujours debout et qu'il ait même résisté au séisme de 1909. 

Il a été bâti à l'emplacement d'un ancien lavoir datant de 1571.  

Il a été classé Monument historique depuis le 28 décembre 1984.

Il est classé Monument Historique
Il est classé Monument HistoriqueIl est classé Monument Historique
Il est classé Monument Historique

Il est classé Monument Historique

Le lavoir est alimenté par la Bonne Fontaine que les anciens du village appellent la Fontaine Bono Font. 

C'est la plus ancienne fontaine de la ville, édifiée au XVe siècle, certains disent même en 1500 exactement.

 

Elle est toute simple mais je lui trouve un certain charme et beaucoup d'originalité. De chaque côté, deux volutes en pierre sculptée, l'agrémentent et, aux beaux jours, elle est encadrée par la végétation. 

La Fontaine Bono Font

La Fontaine Bono Font

Elle servait à l'origine pour faire boire les bêtes. C'était donc une fontaine-abreuvoir. Le village était riche en troupeaux de moutons et de chèvres. A côté, se trouvait un abreuvoir plus grand qui a disparu. 

Comme il est fait mention sur la plaque apposée au-dessus des quatre canons...

Les quatre canons
Les quatre canons

Les quatre canons

Le lavoir et la fontaine Bono Font / Balade dans le village de Lambesc

...elle a été détruite par un violent orage le 21 septembre 1813. Les habitants décident alors de la reconstruire lors du passage dans la cité de la duchesse d'Orléans, Marie-Adélaïde de Bourbon.

Ils la déplacent et la rapprochent du lavoir pour libérer un passage pour élargir la route.

 

Pour la petite histoire, la fontaine sera dédiée à Louis XVIII, pour marquer le retour des Bourbons mais, comme entre-temps c'est Napoléon qui revient au pouvoir, la plaque de marbre ne sera posée qu'en...1972, lorsque l’inscription en question a été retrouvée !

 

Chinou, que certains d'entre vous connaissent bien, de passage dans le village en 2016, en a fait une magnifique aquarelle. Impossible pour moi d'égaler son savoir-faire, d'ailleurs je n'ai pas essayé...pour l'instant !   

 

A bientôt pour d'autres balades, enfin, comme d'habitude, si vous le voulez bien...

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27 avril 2019 6 27 /04 /avril /2019 05:25
La chapelle Saint-Jean (Alleins / Bouches-du-Rhône)

La chapelle Saint-Jean (Alleins / Bouches-du-Rhône)

La chapelle Saint-Jean se trouve sur la petite commune d'Alleins.  Elle se situe exactement sur le plateau du Sonnailler, un plateau naturel d'environ 2 à 3 km de long sur 1 km de large, situé entre les trois communes d'Alleins, de Vernègues et d'Aurons. 

La chapelle romane daterait du XIIe siècle. 

En 1986, des fouilles archéologiques dans les ruines, révèlent sous l'abside, un foyer datant du Ve siècle avant notre ère. Ceci indique clairement que le plateau était déjà habité il y a fort longtemps...

Depuis, des travaux de restauration ont été entrepris par les élèves du Lycée Professionnel des Alpilles de Miramas, un lycée de la région qui possède la seule section de Taille de Pierre du sud-est de la France. 

 

La chapelle est caractéristique du premier art roman provençal. Elle est constituée d'une nef unique, construite en moellons tout comme l'abside. Les angles sont par contre bâtis en grosses pierres de taille, comme vous le voyez sur mes photos. 

Détails des angles en pierres de taille
Détails des angles en pierres de taille

Détails des angles en pierres de taille

L'abside en cul-de-four semi-circulaire présente une fenêtre dont l'arc est monolithique, c'est-à-dire constitué d'une seule pierre taillée. 

La fenêtre à arc monolithique

La fenêtre à arc monolithique

Côté sud, la chapelle est munie d'une porte grillagée, nous empêchant d'y entrer par sécurité. J'ai pu faire quelques photos en passant l'APN à l'intérieur de la grille. On aperçoit en particulier ce qui reste de l'arc triomphal, l'intérieur des murs, et les ouvertures. 

 

Comme d'habitude, n'hésitez pas à agrandir les photos en cliquant dessus...

La porte sud et les vues de l'intérieurLa porte sud et les vues de l'intérieur
La porte sud et les vues de l'intérieurLa porte sud et les vues de l'intérieur

La porte sud et les vues de l'intérieur

A l'est, la nef est surmontée d'un pignon présentant une baie unique où devait se trouver un clocheton. Côté ouest, le pignon est percé d'un oculus remarquablement cerclé d'une rangée de claveaux. Je trouve cette ouverture particulièrement magnifique. Elle montre bien le travail extraordinaire des tailleurs de pierre. 

Les deux pignons
Les deux pignons

Les deux pignons

La restauration de la chapelle n'a pas permis de reconstituer la toiture ce qui est fort dommage mais n'entache en rien le charme du lieu. Seule l'abside est recouverte de tuiles.

 

La toiture de l'abside.

La toiture de l'abside.

Voilà notre courte visite de cette petite chapelle est terminée pour aujourd'hui. Deux autres chapelles se trouvent sur le plateau du Sonnailler. J'aurai un jour l'occasion de vous les montrer quand je retournerai m'y promener.

En attendant, nous continuerons la semaine prochaine quelques balades en Provence, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !  

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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 05:21
Le lavoir de Naud de Vernègues
Le lavoir de Naud de VernèguesLe lavoir de Naud de Vernègues

Le lavoir de Naud de Vernègues

En Provence, les lavoirs publics n'ont réellement vu le jour que vers 1850. Auparavant, ils n'existaient que dans de riches propriétés ou dans les grandes villes comme à Aix-en-Provence par exemple. 

A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le moindre petit bourg construit son propre lavoir public. Une loi a été votée en 1851 pour inciter les communes à le faire, par souci d'hygiène. 

Mais en Provence, faute de sources suffisantes, les petites communes ne seront véritablement équipées qu'au tout début de la Première Guerre Mondiale. 

 

A Vernègues, les lavoirs ont donc été construits là où se trouvaient les sources. Ils sont souvent bâtis dans un environnement idyllique, voire en pleine campagne. 

L'environnement du lavoir de Vernègues fin mars 2019

L'environnement du lavoir de Vernègues fin mars 2019

Le plus connu des lavoirs du village est le lavoir de Naud. Il se situe en contrebas du nouveau village et daterait de la fin du XIXe siècle. Dans les archives, on trouve trace de son projet de construction, vers 1891. Mais il existait déjà à cet emplacement une fontaine du même nom, qui était équipée d'un seul bassin à laver, construit vers 1768. 

Le lavoir a donc été tout simplement agrandi et aménagé pour séparer bassins et abreuvoirs.

Les gens habitaient alors sur le plateau, car le vieux village n'avait pas encore été détruit par le tremblement de terre. Les femmes devaient donc faire un sacré chemin pour descendre au lavoir avec leurs paniers de linge et sans doute leur âne ou leur charrette !

La source émerge du dessous de la falaise, parcourt une petite rigole avant de se jeter dans un bassin extérieur qui devait servir d'abreuvoir, puis d'atteindre l'intérieur du lavoir. 

 

Le trajet de l'eau en extérieur
Le trajet de l'eau en extérieur
Le trajet de l'eau en extérieur
Le trajet de l'eau en extérieur

Le trajet de l'eau en extérieur

L'eau passe ensuite dans les deux bassins ou se déverse à l'extérieur. Il reste encore la barre en bois qui servait à faire égoutter le linge, mais aussi parfois de support pour essorer le linge, en particulier les grosses pièces, entre deux rinçages. 

Les bassins et la barre d'égouttage
Les bassins et la barre d'égouttage
Les bassins et la barre d'égouttage
Les bassins et la barre d'égouttage

Les bassins et la barre d'égouttage

Le lavoir a été rénové récemment : les alentours des bassins sont dallés et la toiture a été totalement refaite. 

Le Lavoir de Naud / Balade à Vernègues dans les Bouches-du-Rhône

Trois autres lavoirs sont également situés sur la commune :  le lavoir de la Teulière, datant de 1892 doit être rénové bientôt. Je ne l'ai pas encore trouvé dans le village, sans doute se situe-t-il dans le quartier du même nom. 

 

Le second, le lavoir de Vallon, était totalement enseveli depuis le séisme. Il a été dégagé mais demande de gros travaux avant d'être accessible au public. 

 

Le dernier, le lavoir des Lambert se trouve toujours sur une propriété privée et a vu sa source se tarir suite au séisme. Son usage a donc été abandonné. Son originalité est qu'il est adossé à une falaise et que la source (et peut-être aussi le bassin ?) se trouve à l'intérieur d'une cavité naturelle.

 

Peut-être dans les années qui viennent, aurais-je l'occasion de les découvrir lors des Journées du Patrimoine, et de partager cette découverte avec vous ?

 

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 05:21
Le Jacquemard de Lambesc (Bouches-du-Rhône)

Le Jacquemard de Lambesc (Bouches-du-Rhône)

Je vous avais déjà montré cette tour particulière, visitée lors des journées du Patrimoine à plusieurs reprises, mais je crois bien ne vous avoir jamais raconté en détails son histoire, ni fait visiter son intérieur, ni montrer la vue superbe de la terrasse. 

Je vais donc réparer cet oubli !

 

Toutes les infos proviennent du livre de Pierre Gazanhes ainsi que du livret distribué par l'office du Tourisme que je remercie ici pour son accueil.  

La Porte de Salon et le Jacquemard (avec la Grand Rue en travaux)

La Porte de Salon et le Jacquemard (avec la Grand Rue en travaux)

Un peu d'histoire...

 

Le Jacquemard de Lambesc (ou jacoumar en provençal)  qui s'écrit avec un "d" à la fin en français, est un jaquemart c'est-à-dire, une horloge dont le mécanisme est actionné par des automates, qui marquent le temps en frappant les heures avec un marteau. Un des jaquemarts parmi les plus célèbres et les plus anciens de France est celui de Dijon que personnellement je n'ai pas eu la chance de voir. Il y en a 27 dans toute la France dont seulement trois prennent un "d" à la fin. 

Celui de Lambesc est plus modeste mais non moins célèbre car il est considéré comme un des plus remarquables de France.  

 

Le Jacquemard est érigé sur une tour carrée, une sorte de beffroi, dont la construction commence en 1626 et se termine en 1645.

Cette tour est bâtie sur la porte principale de la cité, appelée alors Porte de Salon, ou Porte Ouest, car ouverte vers la route de Salon-de-Provence et de la Crau. Cette porte est percée dans les anciens remparts du village datant du début du XVe siècle.

La tour à cette époque possédait des créneaux et des mâchicoulis. Elle avait également deux ouvertures carrées, dont une seule est utilisée pour l'horloge côté externe aujourd'hui, la seconde étant située côté interne. 

La tour sur ses deux faces. On devine l'ouverture comblée côté ville.
La tour sur ses deux faces. On devine l'ouverture comblée côté ville.

La tour sur ses deux faces. On devine l'ouverture comblée côté ville.

Côté interne, on peut apercevoir également dans une niche, "Notre-Dame des neiges", une vierge à l'enfant. 
 

La tour vu de l'intérieur des remparts.

La tour vu de l'intérieur des remparts.

Au-dessus du porche, on retrouve gravé le blason de la ville. 

Le blason de la villeLe blason de la ville

Le blason de la ville

 

Classée aux monuments historiques depuis 1989, la tour mesure 25 mètres de hauteur ce qui rend difficile de la prendre en entier quand on est dans la rue, à moins de séjourner à l'hôtel juste en face. 

En 1598, on installe une horloge à deux cadrans, pourvu d'un disque coloré à l'extérieur qui donnait les phases de la lune. Le mécanisme utilisé était un mécanisme à contrepoids du type "roue de rencontre" sans balancier et sans ancre d'échappement. 

Ce type d'horloge était réglée tous les jours avec l'aide d'un cadran solaire c'est dire la précision du temps.

 

Le cadran solaire est toujours située sur la tour. On le voit sur la seconde photo de l'article et ci-dessous. . 

Le cadrans solaire

Le cadrans solaire

Une horloge Jacquemart est installée ensuite sur la terrasse de la tour en 1646. Elle n'a pas de protection. Le campanile n'avait pas encore été installé. 

Elle contient quatre automates en acier. Les habitants donnent aux automates le nom du monument. Ils deviennent la famille Jacquemard : le père Jacoumar (Jacquemard) est forgeron (1.65 m), la mère Margarido (Marguerite) (1.60 m) et les deux enfants, un garçon, Jacquet (Jacques)  et une fille, Jacqueto (Jacqueline) (1.05m chacun). La mère et la fille sont en habits de Haute-Provence, le père et le fils en costumes révolutionnaires. 

Le père et la mère sonnent les heures sur une cloche de 950 kg, datant de 1643 (la date est gravée sur la cloche). Les enfants sonnent les quarts d'heures sur une petit cloche en forme de calotte.

Le Jacquemart et ses automates
Le Jacquemart et ses automates
Le Jacquemart et ses automates

Le Jacquemart et ses automates

Remise à neuf une première fois en 1827 par un horloger de Salon-de-Provence du nom de Rousset, le mouvement d'horlogerie sera remplacé en totalité en 1882 par une horloge à balancier et ancre d'échappement, plus précise. Les travaux seront effectués par Larochette, horloger à Aix-en-Provence.

A cette date, les automates en métal sont remplacés par des automates en bois, réalisés par Mouttet, un sculpteur de la même ville. Le mécanisme qui les anime est simplifié, et les personnages sont protégés par un campanile en fer forgé de 4 mètres de hauteur. 

 

En 1909, le tremblement de terre dont je vous reparlerai bientôt, anéantit la petite ville au trois quart et détériore le jacquemard une première fois. C'est ensuite le 16 août 1944, qu'il sera endommagé une seconde fois, suite à l'explosion d'un train de munition allemand en gare de Lambesc.

Il faudra attendre 1948, pour que l'horloge soit restaurée et le cadran remplacé. Il provient de la maison Ungerer de Strasbourg...

 

Enfin, dans les années 90, les personnages sont descendus de la tour pour une dernière petite rénovation qui a également permis de rafraîchir le bâtiment. 

On monte dans la tour uniquement lors des Journées du Patrimoine, par un escalier abrupt. En chemin, on découvre déjà les toits des maisons proches et la place en contrebas.

En montant l'escalier...
En montant l'escalier...

En montant l'escalier...

A l'intérieur, dans la salle du premier étage, on découvre un des deux coffres-forts de l'époque.  Le plus grand contenait les clés des différents édifices importants de la ville. A sa base,  se trouve un second coffre plus petit. Peut-être contenait-il de l'argent ?

 

La porte du premier étage et les coffres
La porte du premier étage et les coffres

La porte du premier étage et les coffres

On aperçoit aussi au plafond dans la salle du premier étage, la trappe qui servait à actionner le premier mécanisme à contre-poids. 

La Tour du Jacquemard de Lambesc / Balade en Provence

Puis on accède à la terrasse. De-là on ne voit pas davantage la famille Jacquemard. Mais par contre la vue est superbe sur les alentours...

La vue de la terrasse...La vue de la terrasse...
La vue de la terrasse...La vue de la terrasse...
La vue de la terrasse...La vue de la terrasse...
La vue de la terrasse...La vue de la terrasse...

La vue de la terrasse...

En levant le nez en l'air, on voit de plus près les gargouilles...situées juste en dessous du campanile. 

Les gargouillesLes gargouilles

Les gargouilles

Et puis, il nous faut redescendre...donc plonger dans l'escalier dans lequel on ne peut pas croiser. 

La Tour du Jacquemard de Lambesc / Balade en Provence

Voici pour terminer ce long article, un schéma expliquant le fonctionnement de l'horloge. Je ne sais plus du tout qui me l'a donné, car cela fait plus de 10 ans que je l'ai dans mes fichiers.

Je n'hésiterai pas à mentionner mes sources en cas de besoin...

Le fonctionnement de l'horloge

Le fonctionnement de l'horloge

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui.

Nous allons continuer nos balades en Provence, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

Le Jacquemard au cœur du village de Lambesc

Le Jacquemard au cœur du village de Lambesc

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 05:27
Sur le Chemin du Camp d'Eyguières à Lambesc...

Sur le Chemin du Camp d'Eyguières à Lambesc...

Je vous avais parlé il y a deux ans déjà (le temps passe vite !) de la noria de Lambesc que j'avais découverte en me promenant sur une petite route de campagne, le Chemin du Camp d'Eyguières.

Elle s'appelle la noria Caméjean, du nom du quartier. 

Cette noria, qui atteste de la riche activité agricole passée du village et de la présence des nombreuses conserveries, aujourd'hui fermées, a été entièrement rénovée. 

J'en sais à présent un peu plus sur son histoire. Elle a été construite sous Napoléon III, en 1860 exactement, et servait bien entendu à irriguer les terres proches du village. Les champs les plus proches des habitations étaient réservées au maraîchage. 

 

Je vous rappelle que c'est un âne ou un mulet qui actionnait le mécanisme. 

Puis le canal du Verdon a été construit et les habitants n'ont plus eu à se soucier de l'irrigation de leurs cultures. 

 

Depuis mon ancien article, dont je vous remets le lien en bas de page, le puits a été entièrement curé et le mécanisme de la noria, démonté pièce par pièce...

 

Voilà la noria totalement sécurisée, le temps de la remise en état du mécanisme.

La noria en cours de rénovation (janvier 2018)
La noria en cours de rénovation (janvier 2018)
La noria en cours de rénovation (janvier 2018)

La noria en cours de rénovation (janvier 2018)

 

Voilà quelques nouvelles photos de la noria prises à l'automne dernier, donc quelques mois après. J'avais complètement oublié de vous les montrer ! 

Les godets ont été remplacés et l'ensemble du mécanisme remis en place.  

 

La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)
La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)
La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)

La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)

Les artisans...d'hier et d'aujourd'huiLes artisans...d'hier et d'aujourd'hui

Les artisans...d'hier et d'aujourd'hui

L'environnement de la noria est en cours d'aménagement.

Un mur de soutènement a été construit en février dernier et vient d'être terminé et, si j'ai bien compris le projet que j'ai pu voir sous forme de dessin, les promeneurs pourront bientôt s’asseoir sur un banc pour profiter du paysage et observer le mécanisme complet remis en route ! 

Je vous montrerai donc bientôt la fin des travaux, travaux qui je le rappelle ici, sont le fait d'une association locale qui a déjà montré son savoir-faire lors de la rénovation du Moulin de Bertoire que je vous avais fait visiter ICI

 

 

En attendant, je vous propose, pour ceux que ça intéresse, de revoir les photos de mon ancien article ! 

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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 06:21
Une maison typique avec son séchoir à l'étage

Une maison typique avec son séchoir à l'étage

Aujourd'hui, nous allons poursuivre notre visite du village d'Aurons, et flâner un peu dans les rues.

 

Nous allons emprunter de jolies ruelles, grimper ou descendre des escaliers et à défaut de l'entendre chanter, comme c'est souvent le cas en Provence...suivre la cigale !

 

 

 

Tout d'abord nous découvrons la mairie actuelle qui se situe dans un ancien presbytère. Ici aussi Nicole Brousse, sculpteur dans la région, a laissé sa trace...dans la cour. 

 

Comme d'habitude, pensez à agrandir les photos en cliquant dessus...

La mairie
La mairie
La mairie
La mairie

La mairie

L'école est dans une ancienne bâtisse qui, elle-aussi, possède une grande cour.

Voici l'entrée et la vue prise du haut du Castellas. A côté, une nouvelle médiathèque a été construite. 

Entrée de l'école et vue des bâtiments depuis le Castellas
Entrée de l'école et vue des bâtiments depuis le Castellas

Entrée de l'école et vue des bâtiments depuis le Castellas

Sur une placette proche de l'école, un monument est dressé à la mémoire de Gaston Cabrier, ancien maire du village et résistant, exécuté durant la Seconde Guerre Mondiale. Il fait partie des figures importantes de la région et une rue de Salon-de-Provence, porte son nom. 

Monument en hommage à Gaston Cabrier

Monument en hommage à Gaston Cabrier

Nous empruntons maintenant les ruelles du village...

Les ruelles du village.
Les ruelles du village. Les ruelles du village.
Les ruelles du village.

Les ruelles du village.

Nous croisons quelques belles demeures...

Quelques belles demeures...Quelques belles demeures...
Quelques belles demeures...Quelques belles demeures...
Quelques belles demeures...Quelques belles demeures...

Quelques belles demeures...

Quelques vestiges plus anciens, proches de la "place du château" (ex-château de Florans) dont il ne reste pas grand chose à part les deux tours que l'on aperçoit sur la première photos ci-dessous prise du haut du Castellas, le pigeonnier que je vous ai montré dans mon dernier article, l'entrée des anciennes écuries sur la place et quelques pans de mur...

Les deux tours du château, rénovées et vues du Castellas

Les deux tours du château, rénovées et vues du Castellas

Vestiges de l'ancien château de Florans et de ses annexesVestiges de l'ancien château de Florans et de ses annexes
Vestiges de l'ancien château de Florans et de ses annexesVestiges de l'ancien château de Florans et de ses annexes
Vestiges de l'ancien château de Florans et de ses annexesVestiges de l'ancien château de Florans et de ses annexes
Vestiges de l'ancien château de Florans et de ses annexesVestiges de l'ancien château de Florans et de ses annexes

Vestiges de l'ancien château de Florans et de ses annexes

Par hasard, nous tombons sur le four à pain intégré dans une maison comme cela se faisait souvent en Provence. 

Le four communal
Le four communalLe four communal
Le four communalLe four communal

Le four communal

Et pour terminer, voici quelques détails pris ici ou là dans le village...

Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...
Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...
Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...
Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...

Quelques détails dans le village...

Nous arrivons à la fin de notre visite du village d'Aurons. Nous aurons l'occasion d'y revenir un jour sans doute, car il y a encore beaucoup de choses à découvrir dans les environs...

En attendant, la semaine prochaine, nous allons retourner un peu en Haute-Loire virtuellement, pour changer, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien !

A bientôt pour d'autres balades

A bientôt pour d'autres balades

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 06:24
La lavoir  communal d'Aurons

La lavoir communal d'Aurons

Nous allons aujourd'hui traverser la petite place de l'église pour poursuivre la visite du village d'Aurons.

De l'autre côté de la place, à côté du platane dont je vous ai déjà parlé lors de mon dernier article, se trouve le lavoir couvert. 

 

Je dédis cet article à Cathy, Nell, Eliane et à tous ceux qui aiment ces lieux d'antan, ces vieilles pierres...lieux de vie incontournables, légués par nos ancêtres. 

Le lavoir communal recto-verso
Le lavoir communal recto-verso

Le lavoir communal recto-verso

En s'approchant, le visiteur découvre qu'il a été joliment rénové...presque trop mais,  il vaut mieux le voir ainsi qu'en ruine, n'est-ce pas ? 

Quelques détails du lavoir communal d'Aurons
Quelques détails du lavoir communal d'Aurons
Quelques détails du lavoir communal d'Aurons

Quelques détails du lavoir communal d'Aurons

Une petite fontaine moussue se trouve à côté. 

La fontaine moussue d'Aurons
La fontaine moussue d'Aurons
La fontaine moussue d'Aurons

La fontaine moussue d'Aurons

Nicole Brousse, une artiste de la région a laissé sa marque dans le village et en particulier sur les murs du lavoir. Elle est très connue pour ces sculptures très vivantes et organise des stages, des expositions, des visites de son atelier.

Vous pouvez la retrouver sur son site ICI. 

Entre les sculptures, un grand panneau nous raconte l'histoire du village. 

L'histoire du village et les sculptures de Nicole Brousse
L'histoire du village et les sculptures de Nicole Brousse
L'histoire du village et les sculptures de Nicole Brousse

L'histoire du village et les sculptures de Nicole Brousse

En remontant la rue de l'école, on découvre le puits communal restauré en 2015 et son étrange pompe.

 

Le puits communal et sa pompe
Le puits communal et sa pompe

Le puits communal et sa pompe

Plus loin, un autre lavoir a été rénové sur une placette ombragée. 

 

Lavoir de la place Lucien Andréani
Lavoir de la place Lucien Andréani
Lavoir de la place Lucien Andréani

Lavoir de la place Lucien Andréani

Au cœur du village, dans ce qui semble être les vestiges de l'ancien château de Florans, un bassin datant sans aucun doute du XVIIIe siècle est installé au pied d'un joli pigeonnier ancien. Le dessin du pigeonnier a été réalisé par Eliane, que je remercie ici.

Le bassin et le pigeonnier sont dans une propriété privée. 

 

Le bassin près du pigeonnier (et le dessin réalisé par Eliane)
Le bassin près du pigeonnier (et le dessin réalisé par Eliane)
Le bassin près du pigeonnier (et le dessin réalisé par Eliane)
Le bassin près du pigeonnier (et le dessin réalisé par Eliane)

Le bassin près du pigeonnier (et le dessin réalisé par Eliane)

Je termine la balade du jour en vous montrant la fontaine située à l'entrée du village. 

Et un puits, typique de la région, qui se trouve juste à côté sans pour autant savoir s'il a été déplacé ou s'il se trouve à son emplacement d'origine. 

Fontaine et puits rénovés
Fontaine et puits rénovés

Fontaine et puits rénovés

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui. Nous poursuivrons la visite du village dans un dernier article, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien !

 

Avez-vous pensé à agrandir les photos en cliquant dessus ?

Vous pouvez ainsi toutes les faire défiler et ne pas lire le texte quand vous n'avez pas le temps !

C'est une autre façon d'effectuer la visite sur ce blog...

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 06:29
L'église Saint-Pierre d'Aurons

L'église Saint-Pierre d'Aurons

L'église se trouve au coeur du village. C'est une petite église romane transformée au XVIIe siècle. Elle est encadrée par les maisons et nous ne pouvons la voir que sur cette face. Même le clocher est difficilement visible du haut du Castellas. 

Comme je n'ai trouvé aucune explication sur cette petite église, aujourd'hui, ce sera presque une balade photographique ! 

 

Le parvis est superbe et forme une placette ombragée. 

La placette

La placette

L'église est toute simple. Elle a un petit clocher-arcade et une nef unique.

Le clocher
Le clocher

Le clocher

Le tympan de style néo-classique est original pour la région. Il met en valeur l'entrée au-dessus de laquelle se trouve l'inscription "Haec est Domus Domini" ("Voici la maison du seigneur").

Le tympan
Le tympan

Le tympan

Miracle ! L'église était ouverte le week-end où j'y suis allée et j'ai donc pu la visiter. L'intérieur est dépouillé et très clair et malgré cela, je me suis débrouillée pour rater certaines de mes photos... 

L'intérieur de l'égliseL'intérieur de l'église
L'intérieur de l'égliseL'intérieur de l'église

L'intérieur de l'église

Quelques-unes des statues
Quelques-unes des statues
Quelques-unes des statues
Quelques-unes des statues

Quelques-unes des statues

Autres détails dans l'église
Autres détails dans l'église
Autres détails dans l'église

Autres détails dans l'église

Devant l'église, se trouve un platane bien connu dans la région.

Il a été planté en 1820. Une de ses grosses branches a dû être coupée bas récemment, mais il est encore imposant et propose une ombre bien agréable aux visiteurs, l'été venu. 

Le voici donc...

Le platane planté en 1820

Le platane planté en 1820

 

Voilà... notre balade est terminée pour aujourd'hui, et dans un prochain article, nous traverserons la place de l'église tout simplement, enfin si, comme d’habitude...vous le voulez bien ! 

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 06:19
Le Castellas d'Aurons

Le Castellas d'Aurons

Aurons est un petit village perché situé dans les Bouches-du-Rhône, près de la ville de Salon-de-Provence.

Il est surplombé par le massif des Costes qui amène le promeneur vers le village de Vernègues dont je vous ai déjà parlé sur ce blog à plusieurs reprises.

 

Quand il arrive au village, le visiteur est aussitôt intrigué par ce vieux village bâti au pied d'un promontoire rocheux.

Sur ce promontoire, on aperçoit les vestiges d'une fortification et une vierge immaculée.

 

Evidemment nous allons grimper, à vous de choisir par quel côté ! 

Le Castellas vu de deux endroits différents du village
Le Castellas vu de deux endroits différents du village

Le Castellas vu de deux endroits différents du village

Un peu d'histoire...

 

Le château féodal fortifié, appelé le Castellas, se trouvait au sommet du village et a aujourd'hui totalement disparu. Il fut construit au Xe siècle sur des vestiges romains. Il fut longtemps la propriété des Comtes de Provence qui le cédèrent ensuite aux archevêques d'Arles. 

En 1399, Raymond de Turenne, appelé le Fléau de Provence, siègea devant le Castellas. Les gardiens s'enfuirent et le château fut totalement pillé.

Le Castellas fut ensuite vendu pour participer à la rançon nécessaire à la libération de François Ier fait prisonnier en Pavie, en 1526. Il devint propriété d'Antoine de Cordoue en 1575. 

Richelieu fit détruire le château ainsi que ses fortifications en 1628 en même temps que près de 2000 places-fortes en France. 

 

Les pierres du château féodal servirent alors à reconstruire un autre château dans la partie basse du village, propriété des Cordoue, puis des Florans.

Il est connu dans la région sous le nom de château de Florans.

Dans les années 30, les Cordoue le vendent à Sœur Louise de St Vincent de Paul qui le transforme en colonie de vacances.

Ce nouveau château fût entièrement brûlé et détruit par les Allemands  à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Je vous montrerai ses vestiges lors de notre visite du village

Le Castellas est devenu bien communal en 1956...

Sous le Castellas se trouvent des salles troglodytes dont une partie est aménagée en salle d'exposition, fermée le reste du temps par des portes en fer sculptées. 

 

Comme d'habitude, n'hésitez pas à agrandir les photos en cliquant dessus...

Les habitations troglodytes datant du château féodalLes habitations troglodytes datant du château féodal
Les habitations troglodytes datant du château féodalLes habitations troglodytes datant du château féodal
Les habitations troglodytes datant du château féodalLes habitations troglodytes datant du château féodal

Les habitations troglodytes datant du château féodal

Portes fermant les grottes troglodytes
Portes fermant les grottes troglodytes
Portes fermant les grottes troglodytes

Portes fermant les grottes troglodytes

Nous allons maintenant emprunter l'escalier taillé dans le rocher pour grimper sur l'esplanade et atteindre le niveau supérieur.

De là, nous avons une vue imprenable sur le village et toute la région. 

La montée sur l'esplanade...

La montée sur l'esplanade...

Aurons vu du CastellasAurons vu du Castellas
Aurons vu du CastellasAurons vu du Castellas

Aurons vu du Castellas

Déjà fatigués ?

Heureusement nous pouvons nous asseoir un instant au pied de la vierge blanche, Notre-Dame d'Aurons. 

Cette vierge à l'enfant, sculptée dans une pierre blanche d'Oppède (un autre petit village connu du Luberon), était autrefois installée dans les jardins du château de Florans dont je vous ai brièvement parlé plus haut. 

Elle échappa à l'incendie du château et fut récupérée et vendue à un antiquaire, puis rachetée pour revenir définitivement à Aurons.

Notre-Dame d'Aurons
Notre-Dame d'Aurons

Notre-Dame d'Aurons

Voilà notre balade terminée pour aujourd'hui, mais je compte poursuivre la visite de ce village enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 06:18
Vignobles et pinèdes provençaux

Vignobles et pinèdes provençaux

En attendant de vous emmener visiter d'autres petits villages de ma Provence, je vous propose aujourd'hui, une courte balade au bord des champs de vignes. 

 

En ce moment les arbres sont dénudés (sauf les pins). Chez nous, peu de feuillus essentiellement des amandiers et des chênes. Certains chênes gardent leur feuilles desséchées jusqu'à ce que les nouvelles apparaissent au printemps. 

Comme d'habitude, n'hésitez pas à agrandir les photos...

Les feuillus en hiver
Les feuillus en hiver
Les feuillus en hiver
Les feuillus en hiver

Les feuillus en hiver

Certains vignobles on été arrachés, les ceps étaient trop vieux ou le viticulteur a désiré renouveler sa production.

De plus en plus de viticulteurs plantent d'ailleurs des cépages qui produiront du rosé. C'est ce qui se vend le mieux...

Souvent, les viticulteurs profitent de l'arrachage pour labourer en profondeur et épierrer encore davantage les parcelles.

Voilà ce que ça donne dans les champs...

Les champs de vignes sans vignesLes champs de vignes sans vignes
Les champs de vignes sans vignesLes champs de vignes sans vignes

Les champs de vignes sans vignes

Sinon, nous avons ces paysages-là, des vignes donc, avec quelques arbres fruitiers par-ci par-là (pêchers ou abricotiers) et au loin...les pinèdes avec quelques chênes. 

Quand les vignes sont toujours là
Quand les vignes sont toujours là

Quand les vignes sont toujours là

Quand on approche des pinèdes, les argeiras, ou argelàs (il faut prononcer le "s") éclairent de jaune la garrigue.

On les appelle aussi les "Ajoncs de Provence" (leur nom latin est : Ulex parviflorus). Je vous les montre souvent car ce sont les seules fleurs de la garrigue que nous avons en hiver. En plus, elles ont une odeur caractéristique ressemblant un peu à la noix de coco. 

Les arbustes sont fleuris depuis le mois de décembre et dès la fin du mois de janvier, quelques romarins prennent peu à peu le relais. 

Les argeiras en fleursLes argeiras en fleurs
Les argeiras en fleursLes argeiras en fleurs
Les argeiras en fleursLes argeiras en fleurs

Les argeiras en fleurs

Les pins se portent à merveille cette année après les pluies d'automne. Le froid vif que nous avons eu a limité la prolifération des chenilles processionnaires, qui étaient un véritable fléau ces dernières années. 

Pinèdes de Provence
Pinèdes de Provence
Pinèdes de Provence

Pinèdes de Provence

De temps en temps, sur les chemins boueux, nous croisons la trace d'un sanglier isolé. Celui-là s'est bien enfoncé dans le champ et doit avoir un certain âge.

Une trace de sanglier

Une trace de sanglier

Le temps a été superbe tout au long de la balade et nous avons eu un superbe ciel bleu...c'est bien appréciable 

La Provence et son ciel bleu

La Provence et son ciel bleu

Enfin, il est temps de rentrer car le soleil se couche encore tôt de cette saison même si les jours ont bien grandi ! 

A bientôt pour d'autres balades

A bientôt pour d'autres balades

A bientôt pour d'autres balades en Provence, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:18
La Goule des Agoult

La Goule des Agoult

Déjà occupé dès la préhistoire, le village de Rognes est riche de ses deux mille ans d'histoire qu'évidemment, je vous rassure, je ne vais pas vous raconter en détails ! 

 

Je vous ai déjà parlé de la citadelle et des maisons troglodytes qui se trouvaient à ses pieds. 

Du Moyen Âge à la Révolution française, le village de Rognes était possédé par de riches seigneurs. 

Il faut imaginer la plaine, plantée d'amandiers, d'oliviers, de vignes...et de chênes truffiers. Outre ces richesses agricoles abondantes, ce sont les carrières de pierre qui ont fait la renommée du village. 

Exploitée depuis les Romains, la pierre de Rognes a constitué pendant des siècles, la principale richesse de la région. Exportée en Europe, en Afrique du Nord et même jusqu'aux USA, elle a donné au village, tout comme le vin et la truffe, ses lettres de noblesse. 

Depuis les années 2000, seulement trois carrières continuent à être exploitées. De nombreuses habitations, ou riches demeures de la région, y compris dans la ville d'Aix-en-Provence proche, ou à Marseille, sont construites en pierre de Rognes. C'est une pierre qui s'est formée au fond de la mer Miocène. Elle est constituée d'un mélange de sable et de coquillages marins et donne une belle couleur dorée naturelle aux habitations. 

 

Je vous propose aujourd'hui une balade dans les rues et ruelles du village, bâties dès le Moyen Âge et bien entendues, transformées depuis à plusieurs reprises au cours des siècles. 

Je vous montrerai aussi les maisons qui bordent l'avenue principale.

Dans un prochain article, nous regarderons de plus près les vieilles portes et autres détails et enfin, nous descendrons dans la partie basse du village...

 

Voici quelques vues de la fontaine qui se trouve sur la place principale.

Elle a été construite en 1568 mais l'aspect qu'elle a aujourd'hui date de 1735. Elle a permis d'amener l'eau potable à proximité des habitations. L'eau y coulait abondamment et jusque dans les années 80 et les habitants des campagnes venaient s'y approvisionner lorsque leur puits était asséché en été.  Aujourd'hui elle coule en circuit fermé. 

 

Sur la place se trouve la maison de Marie Taÿ, historienne réputée appartenant à une ancienne famille du village. C'est la maison que l'on aperçoit en jaune sur la seconde photo (je n'ai malheureusement pas d'autres vues à vous proposer).

Comme d'habitude, n'hésitez pas à agrandir les photos pour une visite plus détaillée...

La fontaine du village

La fontaine du village

La fontaine du village (détails)
La fontaine du village (détails)La fontaine du village (détails)

La fontaine du village (détails)

De la place de la Fontaine, nous avons une vue unique sur les maisons qui bordent l'avenue de Lambesc, dont la première, en particulier, est l'ancienne gendarmerie et l'ancien hôtel de ville. Elle va être bientôt réhabilitée.

Les autres habitations sont toutes privées et en remontant l'avenue, nous arrivons à l'église Notre-Dame de l'Assomption.

 

Les maisons de part et d'autre de l'avenue de Lambesc
Les maisons de part et d'autre de l'avenue de LambescLes maisons de part et d'autre de l'avenue de Lambesc
Les maisons de part et d'autre de l'avenue de LambescLes maisons de part et d'autre de l'avenue de Lambesc

Les maisons de part et d'autre de l'avenue de Lambesc

A partir de la place de la Fontaine, où se trouve l'Office de Tourisme, nous pouvons directement emprunter la rue du figuier pour remonter vers le haut du village par les venelles, les escaliers et les goules (ce sont les passages voûtés) pleins de charme.

 

La traverse de la Goule...
La traverse de la Goule...

La traverse de la Goule...

Monter, descendre et de là-haut, observer les toits des maisons fait partie du plaisir de la balade...

Du haut du village..Du haut du village..

Du haut du village..

La traverse principale que l'on appelle la Goule des Agoult (du nom des seigneurs qui habitaient là) partageait en deux l'ancien château-bas du même nom. Je vous la montre aussi en tête d'article. Le château d'en-haut était celui du Foussa. 

Ce qui reste du château-bas et la traverse qui le partageait en deux
Ce qui reste du château-bas et la traverse qui le partageait en deux
Ce qui reste du château-bas et la traverse qui le partageait en deux
Ce qui reste du château-bas et la traverse qui le partageait en deux

Ce qui reste du château-bas et la traverse qui le partageait en deux

En chemin, de belles demeures attirent notre regard...

De belles demeures, rue du figuier à Rognes
De belles demeures, rue du figuier à Rognes
De belles demeures, rue du figuier à Rognes

De belles demeures, rue du figuier à Rognes

D'autres maisons, même plus modestes, sont je trouve, pleines de charme...

Quelques petites maisons du vieux village
Quelques petites maisons du vieux village
Quelques petites maisons du vieux village

Quelques petites maisons du vieux village

Au fond d'une impasse, on découvre même cette ancienne façade du XVe, une maison bâtie à même le rempart...

Maison du XVe siècle
Maison du XVe siècle

Maison du XVe siècle

Je termine la visite d'aujourd'hui en vous montrant l'hôtel de Ribbe, classé aux Monuments Historiques depuis 1999 dont voici la porte...

Il cache des merveilles à l'intérieur : le hall d'entrée, l'escalier monumental bordé de balustres de pierre décorées, les caves  et bien sûr, la toiture et les façades. 

 

Construit en 1689 par Philippe Duc, un chirurgien de la région, il jouxtait l'ancien hôpital du village, antérieur à l'Hôtel-Dieu dont je vous ai parlé ICI.  Il a été classé car il constitue un bon exemple du rayonnement de la ville d'Aix-en-Provence à cette époque : les riches constructions qui sont apparues dans les petits villages alentours, ont en effet tous été influencés par l'architecture aixoise. 

 

Impossible de le prendre en photo en entier car la rue du figuier, où il se trouve, est trop étroite et nous n'avons aucun recul à moins de pénétrer dans la bâtisse d'en face.

L'hôtel de Ribbe

L'hôtel de Ribbe

A bientôt, pour la poursuite de la visite du village, si comme d'habitude...vous le voulez bien ! 

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 06:20
Une des dernières maisons troglodytes habitées

Une des dernières maisons troglodytes habitées

Continuons aujourd'hui notre montée au sommet du Foussa en suivant le sentier qui longe la falaise au milieu des oliviers.

Nous voilà arrivés juste en-dessous de la fenêtre de la légende. 

En montant au Foussa (2) : les habitats troglodytes et l'ex-voto de la vierge / Balade dans le village de Rognes (Bouches-du-Rhône)

Nous allons découvrir quelques habitats troglodytes.

La plupart sont très anciens et ont été creusés et habités dès le Moyen Âge, en même temps que la construction de la citadelle du Foussa.

Voici celui qui se trouve juste en-dessous de la fenêtre de la citadelle. Il présente deux grandes salles qui ne sont pas très profondes. 

Sous la fenêtre de la citadelle...
Sous la fenêtre de la citadelle...

Sous la fenêtre de la citadelle...

En continuant le chemin, nous trouvons d'autres traces de cavités souterraines, creusées par les hommes. 

Une autre habitation troglodyte
Une autre habitation troglodyte

Une autre habitation troglodyte

Celle-ci était encore habitée dans les années 80-90. Elle a toujours une porte et des volets, mais le petit cabanon proche a été abîmé vraisemblablement lors de la chute d'un bloc, tombé de la paroi. 

La dernière maison troglodyte habitée du Foussa
La dernière maison troglodyte habitée du Foussa
La dernière maison troglodyte habitée du Foussa

La dernière maison troglodyte habitée du Foussa

Nous trouvons encore quelques traces de murs, de placards, de cheminée et de diverses ouvertures  sur le versant sud...

Autres vestiges du passé sur le versant sud
Autres vestiges du passé sur le versant sud
Autres vestiges du passé sur le versant sud
Autres vestiges du passé sur le versant sud

Autres vestiges du passé sur le versant sud

Puis en passant de l'autre côté de la colline, quelques niches dans les parois, montrent que les hommes étaient bien installés de ce côté-là aussi. Ils avaient fixé des poutres de toit à la paroi qui tenaient sur l'avant par des pieux. Leurs maisons étaient donc appuyées contre les parois de pierre qui servaient ainsi de fond. 

Au-dessus des niches permettant de fixer les poutres, on voit bien sur la première photo le système permettant de mettre la construction hors d'eau. Il s'agit du larmier, une rigole quasi horizontale qui canalisait l'eau de pluie et permettait souvent de la récupérer dans une cuve. 

Quelques marques sur les parois.
Quelques marques sur les parois.
Quelques marques sur les parois.

Quelques marques sur les parois.

La colline de molasse est instable comme l'atteste la présence de ces nombreux blocs effondrés d'une taille impressionnante. Cela nous permet de mieux imaginer les transformations qui ont eu lieu au cours des siècles précédents...

Que restera-t-il de tout cela dans les décennies à venir ?

Les blogs effondrésLes blogs effondrés

Les blogs effondrés

Enfin, je vous montre cette photo ancienne d'une autre maison troglodyte qui se trouverait à proximité mais je ne sais pas où exactement...peut-être s'agit-il de celle qui est située au "chemin de la Beaume" dans une propriété privée ou alors est-elle cachée par la végétation abondante aujourd'hui sur la colline. 

Si quelqu'un parmi mes lecteurs peut m'en dire plus, j'en serai ravie !

Une maison troglodyte près de Rognes en 1931

Une maison troglodyte près de Rognes en 1931

 

Enfin, je ne peux terminer la visite de la colline du Foussa sans vous montrer, une autre particularité de cet endroit : c'est ce visage de femme, gravé à flanc de falaise.

Il se voit de loin, comme vous le voyez sur la photo générale, et se trouve en dessous de la fenêtre du Foussa, à gauche...

C'est la Vierge du Foussa. 

 

C'est paraît-il le plus grand ex-voto du monde, car il fait environ 6 mètres de diamètre. Il est l'oeuvre de Raymond Servian, un sculpteur marseillais (1903-1954). Le sculpteur a réalisé son oeuvre, directement en place sur le rocher en 1946.

L'ex-voto a été offert à la vierge par les habitants du village pour la remercier de les avoir protégés durant la seconde Guerre Mondiale.

Le village, déjà plusieurs fois meurtri au cours de l'histoire, et en particulier lors du tremblement de terre de 1909, n'a en effet eu que très peu de victimes par rapport aux communes proches. 

 

Au-dessus de l'ex-voto vous pouvez apercevoir, posés directement sur le rocher, quelques vestiges de l'ancien rempart...

L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge
L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge
L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge
L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge
L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge

L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge

Nous devons à présent redescendre dans le village et dans mes prochains articles, je vous montrerai quelques-unes de ses merveilles, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

A bientôt !

A bientôt !

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 06:22
Une des maisons en ruine de l'ancien village

Une des maisons en ruine de l'ancien village

Comme promis aujourd'hui, je vous emmène à nouveau sur la colline du Foussa dont je vous ai parlé dernièrement.  


Empruntons ensemble le petit sentier caladé qui, de terrasses en terrasses plantées d'oliviers, nous promène au milieu des vestiges de l'ancien village de Rognes...

En montant au Foussa (1) : les vestiges du passé / Balade dans le village de Rognes (Bouches-du-Rhône)
Le petit sentier au milieu des terrassesLe petit sentier au milieu des terrasses

Le petit sentier au milieu des terrasses

Je vous rappelle que ce village a été en partie détruit, lors du séisme du 11 juin 1909. 

Ci-dessous voici deux photos anciennes montrant la même zone du village avant et après le séisme (Photos "Les Amis du Vieux Rognes"). 

Avant et après le séismeAvant et après le séisme

Avant et après le séisme

Nous découvrons très vite une maison bâtie en 1618, située au début du sentier, tout près des dernières maisons du village actuel. Vous avez un aperçu de ce qu'il en reste sur la première photo en tête d'article. Elle est en partie troglodyte et on peut pénétrer sans danger sous sa voûte pour visiter ses deux salles...

 

Pensez à cliquer sur les photos pour les voir en grand...

 

La maison vue de l'extérieurLa maison vue de l'extérieur
La maison vue de l'extérieur
La maison vue de l'extérieurLa maison vue de l'extérieur

La maison vue de l'extérieur

La maison vue de l'intérieur...La maison vue de l'intérieur...
La maison vue de l'intérieur...La maison vue de l'intérieur...
La maison vue de l'intérieur...La maison vue de l'intérieur...

La maison vue de l'intérieur...

De part et d'autre du chemin, de nombreuses caves restent encore visibles mais il est plutôt dangereux de s'y aventurer...

Les vestiges des anciennes caves du vieux villageLes vestiges des anciennes caves du vieux village
Les vestiges des anciennes caves du vieux villageLes vestiges des anciennes caves du vieux village

Les vestiges des anciennes caves du vieux village

Nous trouvons plus loin une cuve à eau. En principe, les cuves qui contenaient du vin étaient toutes carrelées ce qui n'est pas le cas de celle-ci. 

Une cuve à eau

Une cuve à eau

Nous découvrons aussi un abreuvoir taillé dans la pierre. Il fallait aller chercher l'eau en bas du village ou récolter l'eau de pluie. 

Un abreuvoir taillé dans la pierre

Un abreuvoir taillé dans la pierre

Un peu plus loin, on découvre une autre maison.

Elle se trouve près d'un muret qui pourrait être un vestige de l'ancien rempart dont il reste des traces ici ou là...pas toujours bien visibles au milieu de la végétation. 

On aperçoit très bien sur la seconde photo, les terrasses cultivées sur lesquelles étaient bâties les maisons. 

Une autre maison et les terrasses cultivées
Une autre maison et les terrasses cultivées
Une autre maison et les terrasses cultivées

Une autre maison et les terrasses cultivées

Beaucoup de ruines ont totalement disparu, d'abord parce qu'après le tremblement de terre, les pierres ont été réutilisées pour rebâtir plus bas dans la plaine de nouvelles maisons. Ensuite, parce que la nature a repris ses droits et que certains endroits, jugés trop dangereux ont été sécurisés et rebouchés par nos ancêtres.

 

Voilà notre petite balade terminée pour aujourd'hui.

Très bientôt nous monterons encore plus haut vers le plateau pour découvrir les maisons creusées dans le rocher, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

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29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 06:20
La fenêtre du Foussa au-dessus du village de Rognes

La fenêtre du Foussa au-dessus du village de Rognes

Revenons quelques temps dans les Bouches-du-Rhône, pour continuer à découvrir le village de Rognes dont je vous ai déjà parlé sur ce blog.

Quand il arrive à Rognes, que ce soit par le Vaucluse ou en provenance d'Aix-en-Provence, la première chose que le visiteur aperçoit, c'est la colline du Foussa et son étrange fenêtre qui domine le village. 

 

Le nom de "Rognes" apparaît dès 1150. Il signifie "fort des ruines" faisant sans doute référence aux vestiges des occupations humaines, la région ayant été habitée dès la préhistoire. Il n'est pas impossible aussi qu'un dénommé Runius se soit installé ici bien avant les seigneurs médiévaux. 

 

Le mot "foussa" vient du provençal "creuser des fosses". On ne s'attend donc pas à trouver pareil toponyme en hauteur. Et pourtant il proviendrait du fait que la colline est entièrement constituée de molasse et que les hommes y ont creusé de tout temps des habitations troglodytes que je vous montrerai prochainement. 

En tous les cas, cette appellation n'apparaît que vers le XVIIe siècle bien après que la citadelle dont je vais vous raconter l'histoire ait disparu et donc il pourrait aussi faire référence, aux fossés comblés qui entouraient le château...

 

La fenêtre du Foussa recto-verso
La fenêtre du Foussa recto-verso
La fenêtre du Foussa recto-verso
La fenêtre du Foussa recto-verso

La fenêtre du Foussa recto-verso

C'est au Moyen âge que les hommes s'installent sur les hauteurs du Foussa pour se préserver des trop nombreuses invasions. 

Le village appartient alors à Bertrand d'Alamanon...

C'est à cette date qu'une grande citadelle protégée par des remparts est construite sur le plateau. Elle était destinée à surveiller et assurer la défense du péage de Gontard situé sur la Durance.

 

Plus tard, au début du XVIe siècle, à cause des invasions liées aux guerres d'Italie et aux guerres de religion, un nouveau rempart de 800 mètres viendra protéger le village, alors devenu propriété des Agoult (par mariage). Ce rempart était ponctué de sept tours et de trois portes dont deux à herses et encerclait l'ensemble du bourg. 

La citadelle sera démolie entre 1597 et 1600 sur ordre d'Henry IV comme la plupart des places fortes de la région. N'en subsiste que cette étrange fenêtre, classée aux MH depuis 1928...

 

 

Il n'en fallait pas plus pour qu'une légende prenne naissance autour de ce vestige...

Durant les guerres de religions, les habitants, fidèles au roi, mais pris en tenaille entre les Ligueurs et les protestants, offrent toute leur confiance au Capitaine La Salle, un gentilhomme gascon, dès qu'il est nommé en tant que gouverneur du fort en 1589. Mais celui-ci et ses hommes les trahissent...

 

Selon la légende rapportée par l'abbé Martin et Marie Tay, auteur d'une monographie du village en 1885, on dit que c'est son propre barbier, prénommé Pierre Cadet, qui l'aurait étranglé et jeté par la fenêtre du château-fort du haut de la falaise.

D'autres disent qu'il aurait été jeté du haut de ces 30 mètres, vivant...et n'aurait pas survécu. 

D'autres enfin,  affirment qu'il a été décapité !

 

Quoi qu'il en soit, son successeur a pris ses fonctions en 1592...et des documents conservés aux archives d'Aix-en-Provence signalent un mystérieux procès en 1596 et 1597, qui se serait déroulé à Aix-en-Provence, procès concernant le Sieur La Salle qui n'a pu avoir lieu que si cet homme tyrannique était encore de ce monde...

 

La fenêtre de la citadelle, n'aurait été conservée que pour témoigner de la trahison de cet homme, ou bien selon les historiens, pour prouver au monde entier que les Catholiques du village avaient eu le courage d'affronter, en ces temps troublés, un étranger à la ville, forcément huguenot...

Voilà pourquoi dans le village on l'appelle souvent encore aujourd'hui "la fenêtre de la légende". 

 

Heureusement le village, malgré son surprenant blason symbolisant un verrou, sait maintenant accueillir les étrangers...

Quoi qu'il en soit, au-dessus de la fenêtre, côté village, on peut admirer deux arcs trilobés géminés nous laissant imaginer la beauté de la citadelle disparue à jamais. On voit aussi de part et d'autre de l'ouverture les bancs de pierre permettant aux soldats de s'installer pour mieux surveiller l'horizon.  A droite de la fenêtre existante, on aperçoit le reste d'une seconde fenêtre au-dessus de laquelle se trouve aussi un arc trilobé, ce qui nous permet aisément d'imaginer que toutes les fenêtres étaient extérieurement décorées ainsi.  

 

N'hésitez-pas à agrandir les photos pour mieux les voir...

Vue sur les arcs trilobés géminés

Vue sur les arcs trilobés géminés

Par la fenêtre de l'ancien château-fort, on a une vue unique sur l'horizon... le Luberon et la vallée de la Durance au nord,  la chaîne de la Trévaresse ainsi que le village de Rognes vers le sud (et ses nouveaux lotissements) et au delà, les vestiges du moulin à vent du Péguerin, situé en face sur la colline et bâti à l'emplacement d'un ancien oppidum. Au loin derrière le moulin, on voit le haut de la Sainte-Victoire. 

Le village et l'horizon par la fenêtre Le village et l'horizon par la fenêtre
Le village et l'horizon par la fenêtre Le village et l'horizon par la fenêtre

Le village et l'horizon par la fenêtre

La colline du Foussa est entièrement constituée de molasse une roche tendre que le temps et l'érosion ont façonné.

Voici en particulier le gros rocher sur lequel tous les enfants du village ont grimpé un jour.

Nous n'avons pas pu nous empêcher de faire de même car la vue d'en-haut est surprenante...

 

Le gros rocher sur le plateau du Foussa
Le gros rocher sur le plateau du FoussaLe gros rocher sur le plateau du Foussa
Le gros rocher sur le plateau du FoussaLe gros rocher sur le plateau du Foussa

Le gros rocher sur le plateau du Foussa

A noter, ce gros rocher supportait au XIIe siècle, la tour d'observation en bois de la citadelle qui constituait donc le donjon. Il faut imaginer le mur d'enceinte du château le reliant à la fenêtre toujours en place.

Une vue du plateau où était bâtie la citadelle

Une vue du plateau où était bâtie la citadelle

Du haut du rocher...non seulement nous découvrons encore mieux le village mais aussi l'emplacement de la citadelle. Comme vous le voyez, j'ai été gênée par le contre-jour pour faire mes photos...

Sur la dernière photo, vous apercevez au loin le Luberon. 

La vue du haut du rocher...La vue du haut du rocher...
La vue du haut du rocher...La vue du haut du rocher...
La vue du haut du rocher...La vue du haut du rocher...

La vue du haut du rocher...

D'autres vestiges du passé peuvent s'observer sur le plateau : par exemple, le passage creusé dans la pierre permettant d'atteindre la fenêtre de la citadelle, la paroi creusée directement dans le rocher d'une salle du château et un muret de pierre ancien.

Au sol sur le plateau, directement dans les rochers, en fouinant un peu, on trouve aussi de nombreuses petites cavités, vestiges des anciennes fondations, mais aujourd'hui cachées par la végétation. 

Quelques traces du passé...
Quelques traces du passé...
Quelques traces du passé...

Quelques traces du passé...

La colline du Foussa a été entièrement habitée jusqu'en 1909, date du terrible tremblement de terre qui a ravagé la région (et dont je vous reparlerai).

 

Je vous montrerai donc dans mes prochains articles les quelques vestiges observés en montant sur le plateau du Foussa et en particulier, les vestiges des maisons détruites lors du séisme et les habitats troglodytes creusés dans la colline, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

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  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...
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Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

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