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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 05:17
La Chartreuse de Bonnefoy (07)

La Chartreuse de Bonnefoy (07)

Restons encore un peu en Ardèche pour poursuivre aujourd'hui la visite virtuelle de la Chartreuse de Bonnefoy, commencée ICI.

En regardant de plus près la façade, alors que nous pensions que les vitres montraient la verdure située derrière le bâtiment nous nous sommes aperçus qu'il n'en était rien ! 

 

En nous rapprochant des panneaux explicatifs, nous avons compris pourquoi...

La Chartreuse se situe sur la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l'Atlantique, ligne que nous avons déjà pu observer au Mont Mézenc mais aussi au Col des Boutières. Je vous avais montré les mires en bois dans cet article ICI.

Le panneau d'information sur la ligne de partage des eaux

Le panneau d'information sur la ligne de partage des eaux

Plusieurs sites ont été choisis pour intégrer une œuvre d'art contemporain. Ils font partie du Parcours artistique du Partage des Eaux.

 

Voici le lien pour découvrir ce parcours dans les Monts d'Ardèche. 

Ici, l'artiste, Stéphane Thidet est intervenu sur les vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy, de manière très originale. 

A l'emplacement des portes et des fenêtres de la façade, il a conçu et inséré des miroirs sérigraphiés, inclinés selon des angles différents et de telle façon qu'ils reflètent tous, le ciel ou le paysage, donnant l'impression de loin, que derrière la façade il y a de la végétation, mais c'est bien celle où se trouve le visiteur qui s'y reflète. L'effet est étonnant et un peu irréel. 

Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...
Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...
Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...
Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...

Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...

Le mobilier design en châtaignier est lui, l'oeuvre d'Eric Benqué. 

Mobilier, œuvre d'Eric Benqué

Mobilier, œuvre d'Eric Benqué

Enfin, pour terminer la visite du site de la Chartreuse, cette superbe ferme au toit de lauzes se trouve juste à côté. 

Une superbe ferme...

Une superbe ferme...

Et c'est avec ces sympathiques personnages, que je vous dis, à bientôt pour d'autres balades, en Haute-Loire cette fois, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

A bientôt !
A bientôt !

A bientôt !

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 05:25
Expo Tout'Art à Lambesc
Expo Tout'Art à Lambesc

Expo Tout'Art à Lambesc

 

Comme l'année dernière à la même époque, la MJC du village de Lambesc proposait aux habitants le week-end dernier, de venir admirer les réalisations de ses différentes sections. 

 

Cette année l'expo avait lieu dans la grande salle d'exposition du village qui sert aussi de salle de réunion aux associations et de salle d'activités. 

Sa place centrale à côté d'un grand parking, a permis à de nombreux visiteurs de venir passer un moment convivial, en regardant cette expo riche en couleur, en diversité et en créativité. 

 

Voici donc un aperçu des réalisations des différentes sections : peinture, aquarelle, dessin, poterie, atelier créatif pour les enfants, photographie, couture, scrapbooking...

 

L'Atelier créatif pour les enfants et ados jusqu'à 13 ans...

L'atelier créatif des enfants
L'atelier créatif des enfantsL'atelier créatif des enfants
L'atelier créatif des enfantsL'atelier créatif des enfantsL'atelier créatif des enfants
L'atelier créatif des enfantsL'atelier créatif des enfantsL'atelier créatif des enfants

L'atelier créatif des enfants

Le Scrapbooking pour les adultes fonctionne une fois par mois. 

Le Scrap
Le ScrapLe Scrap
Le ScrapLe Scrap
Le ScrapLe ScrapLe Scrap

Le Scrap

La Peinture...

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La peinture
La peinture
La peinture
La peinture
La peinture
La peinture
La peinture

La peinture

La Photographie...

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Le club photo
Le club photo
Le club photo
Le club photo
Le club photo

Le club photo

Le dessin et l'atelier libre pour adultes...

Dessin et atelier libre pour adultesDessin et atelier libre pour adultes
Dessin et atelier libre pour adultes

Dessin et atelier libre pour adultes

L' aquarelle...

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L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle
L'Aquarelle

L'Aquarelle

La Poterie, une activité pour adultes et enfants...

La PoterieLa Poterie
La PoterieLa Poterie
La PoterieLa Poterie

La Poterie

La salle avait l'air bien grande au départ, pour cette petite expo sans prétention, mais une fois bien remplie tout le monde a pensé qu'heureusement, tout n'avait pas été exposé... car les sections auraient manqué de place ! 

 

Merci aux animateurs de cette dynamique MJC, aux bénévoles qui organisent l'expo et aux visiteurs qui ont posé beaucoup de questions et se sont intéressés de près aux créations. 

 

Et encore une fois désolée pour les reflets : les ateliers photo et aquarelle ne sont jamais mis en valeur dans ce genre d'expo...

A l'année prochaine , peut-être ?A l'année prochaine , peut-être ?

A l'année prochaine , peut-être ?

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 05:28
Edilivre, 2018

Edilivre, 2018

Des fois, on me demande où est ma maman. Je réponds qu'elle est restée dans le pays où mes papas m'ont adopté et qu'elle ne pouvait pas s'occuper de moi.

En musique, une blanche égale deux noires.
Il n'y a pas de note jaune, mais il paraît que si l'on cherche bien, on peut trouver la note bleue...

Voilà un petit album jeunesse écrit par Emma Messana (qui signe eMmA MessanA en fait) que je voulais découvrir depuis longtemps...

C'est son troisième album et je ne connais pas les deux premiers pour l'instant.

Celui-ci a été préfacé par Yves Duteil que tout le monde connaît par ses chansons, pour sa tolérance et son humanité.  

 

Dans ce petit album entièrement illustré par les merveilleux collages de l'auteur, le jeune lecteur découvrira l'importance de la tolérance et du respect, mais aussi le plaisir de partager.

Ce sont des mots souvent employés mais qui prennent ici tout leur sens, à travers le témoignage tout à fait réaliste de huit enfants, filles ou garçons à qui l'auteur donne la parole.

Ils se sentent différents des autres, nous livrent leurs ressentis et témoignent de leur vie quotidienne. Ils endurent souvent des moqueries, sont harcelés ou rejetés par leurs camarades de classe, n'arrivent pas à s'accepter et à s'aimer, malgré l'amour de leurs parents, puisqu'ils ne se sentent pas comme les autres.

 

Elle est de couleur, il a les cheveux roux, il a deux papas ou a été adopté par ses parents...mais ce que tous aiment avant tout, c'est partager leurs jeux avec les autres enfants du monde. 

 

Pour être heureux, pour vivre ensemble en harmonie, nous devons apprendre à nos enfants que les différences sont notre richesse. 

 

Ce petit livre vous y aidera. Il peut se lire tout seul dès 8 ans.

Pour les plus jeunes, les collages qui illustrent les témoignages aideront à la compréhension des petites histoires...Ces illustrations sont pour tous, une belle découverte. Vous ne pourrez que tomber sous le charme de ces petits personnages de papier colorés...

 

Un superbe album très poétique et porteur d'espoir.

 

Au moment de publier ces quelques lignes, je me suis souvenue des si jolis mots de Quichottine qui m'avait donnés envie de le découvrir...

Voici le lien vers son article ci-dessous. En découvrant la date, je me suis dit que le temps passait vraiment vite...

Il était temps que je vous parle aujourd'hui à mon tour de cet album !

 

Bien entendu, je ne peux que vous conseiller d'aller aussi  rendre visite à Emma...sur son joli blog.

Léa dit que la force, ça ne suffit pas, qu'il faut des sentiments, de la délicatesse et de la sensibilité...

 

Et vous, c'est quoi votre couleur ?

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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 05:08
Exposition d'aquarelles à Cucuron / Balade dans le Vaucluse

A l'occasion du 16ème Salon de l'aquarelle, deux jolies expositions avaient lieu à Cucuron dans le Vaucluse, organisées par la Société des Aquarellistes de Provence

Ce n'est pas à côté de chez moi, mais pas si loin non plus, et j'ai pris du plaisir à retourner dans ce petit village plein de charme pour aller les admirer.

Je vous ferai visiter le village prochainement ! 

 

La première exposition avait lieu à la galerie Ocre Jaune, une galerie qui appartient à Michelle Reynier. Elle y expose tout au long de l'année ses œuvres, mais aussi celles d'autres artistes qu'elle désire montrer au public. 

Je vous laisse lire sa fiche de présentation que je me suis permis de photographier...

Comme d'habitude, les photos ne rendent pas hommage à la beauté des aquarelles, car vous le savez, il y a toujours des reflets inopportuns. Je n'ai pris que quelques photos générales pour vous donner l'ambiance...

Vous pouvez accéder aux sites des aquarellistes quand ils en ont un, en cliquant sur leur nom. 

Michelle Reynier
Michelle Reynier
Michelle Reynier

Michelle Reynier

Autres aquarellistes exposés :

Monique Thiéblemont, présidente de la Société des Aquarellistes de Provence. Je vous invite à visiter son site pour découvrir ses œuvres (en cliquant tout simplement sur son nom)...

Jean-Paul Olivari dessinateur, aquarelliste et coloriste...

 

Aquarelles de Jean-Paul Olivari

Aquarelles de Jean-Paul Olivari

et Dominique Borel...

Aquarelles de Dominique Borel
Aquarelles de Dominique Borel
Aquarelles de Dominique Borel
Aquarelles de Dominique Borel
Aquarelles de Dominique Borel

Aquarelles de Dominique Borel

La seconde exposition avait lieu au Donjon... 

 

Au donjon...

Au donjon...

 

Une belle exposition des aquarelles de Sylvie Benoît de Coignac...

Sylvie Benoît de Coignac

Sylvie Benoît de Coignac

de celles d'Annick Chiocchi...

Une des aquarelles d'Annick Chiocchi

Une des aquarelles d'Annick Chiocchi

Sauf la première à droite (André Rouvier), aquarelles de Patricia Piard

Sauf la première à droite (André Rouvier), aquarelles de Patricia Piard

Serge Di Méo

Serge Di Méo

et André Rouvier dont vous pouvez admirer les aquarelles à gauche sur ma photo...

Sur le mur gauche, aquarelles d'André Rouvier

Sur le mur gauche, aquarelles d'André Rouvier

Voilà donc un petit aperçu de ces expositions. N'oubliez pas de rendre visite aux aquarellistes sur leur site ! 

Très bientôt, je vous ferai visiter le village, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 05:29
Le Carré Saint-Anne

Le Carré Saint-Anne

 

Le Carré Saint-Anne de Montpellier est un lieu culturel remarquable qui se trouve dans le centre ancien de la ville. 

Il est fermé pour travaux durant toute l'année 2018 et donc nous n'avons pu en voir que l'extérieur. 

Créé en 1991 dans une ancienne église datant du XIXe siècle, c'est un des lieux culturels incontournables de la ville. 

 

L'église Saint-Anne a été construite à l'emplacement d'un ancienne église romane dont il reste quelques vestiges. Bien évidemment détruite lors des guerres de religion, un nouveau bâtiment de style néo-gothique verra le jour entre 1866 et 1869. Les vitraux datent de cette époque et sont attribués au maître verrier Pagès. 

Le clocher de l'église est visible de partout (69 mètres de haut) et le quartier qui l'entoure est un havre de paix qui invite au farniente avec ses petites places et ses ruelles tranquilles. 

 

L'église a été désacralisée à la fin des années 80. Elle a ensuite été entièrement rénovée dans les années 90.

Voici l'église telle qu'elle apparaît au visiteur qui en observe l'extérieur.

 

L'église Saint-Anne devenue lieu d'exposition de profil et de face...
L'église Saint-Anne devenue lieu d'exposition de profil et de face...

L'église Saint-Anne devenue lieu d'exposition de profil et de face...

 

Voici quelques détails du clocher...

Pas facile à prendre quand il est si haut ! 

Le clocher très très haut !
Le clocher très très haut !
Le clocher très très haut !

Le clocher très très haut !

 

Voici quelques détails de la façade et du porche d'entrée de l'église. Dans les niches, deux anges sont soutenus par deux petits personnages...

Pour les voir il suffit d'un clic pour agrandir les photos !

Des détails de la façade et du porcheDes détails de la façade et du porche
Des détails de la façade et du porcheDes détails de la façade et du porche

Des détails de la façade et du porche

 

Le quartier est tout à fait sympathique et offre quelques jolies surprises, comme ces placettes...

 

Quelques placettes pour boire un verre après la visite d'une expo...ou avant !
Quelques placettes pour boire un verre après la visite d'une expo...ou avant !Quelques placettes pour boire un verre après la visite d'une expo...ou avant !

Quelques placettes pour boire un verre après la visite d'une expo...ou avant !

 

Ces ruelles avec de beaux vestiges...Toute la façade et les fenêtres ogivales sont classées Monuments historiques depuis 1939.

Rue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècle
Rue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècleRue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècle
Rue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècleRue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècle

Rue Terral...quelques vestiges du XIIIe siècle

 

ou encore ces détails sympathiques...

Quelques détails dans le quartier...Quelques détails dans le quartier...
Quelques détails dans le quartier...

Quelques détails dans le quartier...

 

Bien sûr, l'église a subi de nombreuses transformations intérieures avant de devenir depuis 2011, un espace culturel et un centre d'art contemporain qui accueille des expositions et des festivals tout au long de l'année. L'espace d'exposition de 600 m2 est celui de l'ancienne nef réaménagée. 

 

J'imagine sans peine les expositions magnifiques qui doivent avoir lieu dans ce décor particulier. 

 

J'ai pour ma part beaucoup aimé ce quartier...Et vous ?

A bientôt pour la poursuite de la visite de la ville, enfin... si vous le voulez bien !

 

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 05:27

 

Dans le centre ancien de Montpellier, place Saint-Roch, nous avons découvert un superbe trompe-l’œil qui se trouve juste en face de l'église éponyme.

 

Sur une grande surface de 300 m2, le trompe-l'oeil nous interpelle sur les limites entre rêve et réalité et rend la place davantage vivante. 

Ce matin-là, il y avait des livraisons et la place était très encombrée, ce qui nous a empêché d'avoir une vue d'ensemble et en particulier de voir la partie basse...

 

Vue d'ensemble du trompe-l'oeil, place Saint-Roch à Montpellier

Vue d'ensemble du trompe-l'oeil, place Saint-Roch à Montpellier

 

Dans la partie gauche de la fresque murale, quelques vraies fenêtres sont placées judicieusement au milieu des fausses.  C'est si difficile de les distinguer que l'on se demande lesquelles sont ouvertes, et lesquelles sont fermées...

Les enfants, qui se penchent aux fenêtres, ont peut-être fait l'école buissonnière...

La partie gauche de la fresque

La partie gauche de la fresque

Le détails des fausses et vraies fenêtres de haut en bas
Le détails des fausses et vraies fenêtres de haut en bas
Le détails des fausses et vraies fenêtres de haut en bas

Le détails des fausses et vraies fenêtres de haut en bas

 

Dans la partie droite, une fausse baie vitrée reflète la véritable église et qui sait, dans la rosace de l'église, peut-être peut-on voir à certaines heures de la journée, la fausse baie vitrée la reflétant...

Bref c'est un véritable casse-tête !

La partie droite de la fresque murale

La partie droite de la fresque murale

La baie vitrée dans laquelle on voit le reflet de l'église

La baie vitrée dans laquelle on voit le reflet de l'église

 

En dessous, les peintres ont semé des indices pour nous rappeler que la place était traversée par les pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle. On y découvre plusieurs coquilles et la bannière de Saint-Roch, ainsi que d'autres fenêtres présentant elles-aussi de jolis reflets...

La bannière de Saint-Roche, les autres fenêtres et quelques coquilles...

La bannière de Saint-Roche, les autres fenêtres et quelques coquilles...

 

Au-dessus de la fausse porte, un vase d'apothicaire rappelle l'histoire de la ville.

La fausse-porte avec son pot à pharmacie au-dessus

La fausse-porte avec son pot à pharmacie au-dessus

 

 

Je vous rassure... les tables et les chaises qui sont installées devant le mur sont vraies, et le restaurant, aussi. Il a bien fallu que j'écarte les branches des (vrais) arbustes pour réussir à photographier la partie basse, tandis qu'une des serveuses dressait les tables pour le repas de midi...

Mais je n'ai pas pu tout voir parce que c'était en partie caché par le matériel du restaurant.

Du coup, je ne peux pas vous montrer en entier l'escalier qui permet d'accéder à la fausse porte, ni tous les personnages qui se sont installés sur les marches...

 

La partie basse en partie masquée par le matériel du restaurant.
La partie basse en partie masquée par le matériel du restaurant.
La partie basse en partie masquée par le matériel du restaurant.

La partie basse en partie masquée par le matériel du restaurant.

 

Quant au vieux grand-père, j'ai l'impression qu'il s'est bien moqué de nous...

Mais au fait, l'avez-vous aperçu ?

 

Cette fresque a été réalisée par les artistes de 7ème sens, d'après une maquette leur permettant de tracer précisément les dessins, une fois le mur quadrillé, avant de réaliser les peintures. 

Je n'avais jamais pensé au problème du manque de recul lors de la réalisation d'un trompe-l'oeil, et la lecture des différentes étapes de la réalisation que j'ai trouvé sur leur site m'a beaucoup intéressé.

 

Avec ces trompe-l'oeil (ça ne s'accorde pas je ne le savais pas !), l'imaginaire est bien entré dans la ville.

La fresque devient un patrimoine à part entière, au même titre que la jolie église néo-gothique, bâtie au XIXe siècle, véritable sanctuaire pour les pèlerins de Saint-Jacques, qui se trouve de l'autre côté de la place et sur les escaliers de laquelle, papotaient quelques jeunes étudiantes, comme le font leurs consœurs imaginaires, ou vive versa ! 

 

L'église Saint-Roch

L'église Saint-Roch

Quelques détails de la façade
Quelques détails de la façadeQuelques détails de la façade

Quelques détails de la façade

 

A bientôt pour de nouvelles découvertes, si vous le voulez bien...

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 05:23
Une expo qui dure jusqu'au 6 juillet

Une expo qui dure jusqu'au 6 juillet

 

Pour fêter l'arrivée de l'été, comme je vous l'ai promis la semaine dernière, voici quelques vues d'une exposition qui se tient en ce moment à Pélissanne, en Provence. Les habitants de la région pourront y découvrir quelques jolies aquarelles. 

Pélissanne est un petit village qui se trouve tout près de la ville de Salon-de-Provence. Il offre de multiples possibilités de balades tout autour, et un beau patrimoine local.  A proximité se trouvent en particulier, le village de Vernègues et le château de La Barben dont je vous ai déjà beaucoup parlé sur ce blog ainsi que d'autres villages que je vous ferai découvrir un jour prochain sans nul doute, comme Aurons, Alleins... 

 

L'exposition se tient à l'Office de Tourisme, face à l'Hôtel de ville. 

Les 27 aquarelles exposées sont toutes différentes et montrent bien la personnalité de chacun des participants. 

Sonja Froment, artiste peintre, responsable de l'atelier, y montre aussi une de ses réalisations. Son talent est époustouflant et tous ses élèves ne peuvent qu'être admiratifs face à ses créations.

De plus, elle sait parfaitement les guider pour les amener à progresser tout en laissant découvrir à chacun son propre chemin.  Elle leur propose entre'autre de tester, tout au long de l'année, différentes techniques et sujets (ce que nous voyons bien sur les réalisations). Elle est donc un exemple à suivre à tout point de vue !
 

Voici donc quelques vues générales de la salle. N'ayant pas de filtre sur mon APN, beaucoup d'aquarelles présentent donc des reflets, étant donné que le mur d'exposition est face à une grande baie vitrée donnant sur une agréable place ombragée.

 

Quelques vues générales de la salle
Quelques vues générales de la salleQuelques vues générales de la salle
Quelques vues générales de la salleQuelques vues générales de la salle
Quelques vues générales de la salleQuelques vues générales de la salle

Quelques vues générales de la salle

 

Et voici quelques œuvres prises de plus près. Je n'ai malheureusement pas pu les prendre toutes...

N'oubliez pas d'actionner le diaporama ! 

 

Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près
Quelques-unes des aquarelles vues de plus près

Quelques-unes des aquarelles vues de plus près

 

J'espère que cette courte visite vous a plu...

Toutes les trois semaines, une exposition différente vous attend dans les locaux de l'Office de Tourisme, et cela tout au long de l'année. Vous pourrez ainsi allier plaisir de la découverte de la région et de ses artistes amateurs ou confirmés. 

 

N'hésitez pas à vous rendre dans ce petit village : l'accueil y est chaleureux et l'équipe vous conseillera sur les sorties et balades. Si vous venez en Provence, vous verrez que vous ne manquerez pas d'idées !

 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 05:26
La chapelle de l'Hôtel-Dieu (dans le village de Lambesc)

La chapelle de l'Hôtel-Dieu (dans le village de Lambesc)

 

Dans le petit village de Lambesc, au coeur de l'ancienne chapelle de l'Hôtel Dieu, appelée Chapelle Saint-Jacques, se tenait le week-end dernier, une petite exposition regroupant les réalisations des membres de la Maison des Jeunes du village.

 

Dans ce bâtiment datant du XVIIIe siècle, transformé en centre culturel provisoire...l'ambiance était au rendez-vous !

J'aime aller visiter ces expos amateurs car on y découvre souvent de jolies créations, faites autant par les enfants, les ados que les adultes.

Les enseignants ont à cœur de favoriser la création de leurs élèves tout au long de l'année, et la fin d'année est l'occasion de découvrir ce qui a été réalisé dans les différentes sections ou durant les stages ponctuels qui se déroulent souvent pendant les petites vacances.

 

Voici un bref aperçu...

 

Tout d'abord mettons à l'honneur les créations des plus jeunes dans le cadre de l'Atelier créatif. 

N'oubliez-pas de cliquer sur les photos pour les agrandir !

 

Quelques-une des réalisations de l'Atelier créatif
Quelques-une des réalisations de l'Atelier créatifQuelques-une des réalisations de l'Atelier créatif
Quelques-une des réalisations de l'Atelier créatifQuelques-une des réalisations de l'Atelier créatif
Quelques-une des réalisations de l'Atelier créatifQuelques-une des réalisations de l'Atelier créatif

Quelques-une des réalisations de l'Atelier créatif

 

La poterie ...

 

Ateliers Poterie
Ateliers PoterieAteliers Poterie
Ateliers PoterieAteliers Poterie

Ateliers Poterie

 

Le dessin...

Les deux ateliers de dessinLes deux ateliers de dessin
Les deux ateliers de dessinLes deux ateliers de dessin

Les deux ateliers de dessin

 

L'aquarelle...

N'oubliez-pas d'actionner le diaporama !

Quelques réalisations de l'atelier aquarelle
Quelques réalisations de l'atelier aquarelle
Quelques réalisations de l'atelier aquarelle
Quelques réalisations de l'atelier aquarelle
Quelques réalisations de l'atelier aquarelle
Quelques réalisations de l'atelier aquarelle
Quelques réalisations de l'atelier aquarelle
Quelques réalisations de l'atelier aquarelle
Quelques réalisations de l'atelier aquarelle
Quelques réalisations de l'atelier aquarelle

Quelques réalisations de l'atelier aquarelle

 

La peinture...

Quelques réalisations de l'atelier peinture
Quelques réalisations de l'atelier peinture
Quelques réalisations de l'atelier peinture
Quelques réalisations de l'atelier peinture
Quelques réalisations de l'atelier peinture
Quelques réalisations de l'atelier peinture
Quelques réalisations de l'atelier peinture
Quelques réalisations de l'atelier peinture
Quelques réalisations de l'atelier peinture
Quelques réalisations de l'atelier peinture

Quelques réalisations de l'atelier peinture

 

Enfin pour terminer, la section couture et l'atelier photo...

Atelier couture et photo...Atelier couture et photo...

Atelier couture et photo...

 

Désolée pour les reflets qui ne mettent pas trop en valeur les réalisations des participants...mais le soleil entrait à flot pour une fois et je ne vais pas le regretter vu le temps que nous avons depuis deux mois en Provence. 

 

J'espère que cette petite visite vous a plu...très bientôt je vous montrerai une autre exposition. 

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 05:16

 

Comme je vous l'ai dit précédemment dans ma présentation du Festival, l'invité d'honneur était Jacques Ferrandez.

Il y avait beaucoup de monde devant son stand et lorsque j'ai pu enfin approcher...la matinée était passée et il était parti pour une conférence ou un atelier, avant que je puisse lui faire dédicacer un de ses livres ! Mais il reviendra un jour sur ce festival, j'en suis certaine... 

 

Vous connaissez tous ses bandes dessinées, j'imagine...mais au cas où, j'ai envie de les relire et je vous les présenterai prochainement  ! 

 

Le stand de Jacques Ferrandez "abandonné"

Le stand de Jacques Ferrandez "abandonné"

 

Lizzie Napoli, la doyenne du Salon a été très applaudie lors de son arrivée.

Je connaissais ses aquarelles et dessins, ainsi que son nom car elle a illustré de nombreux reportages dans des revues comme Pomme d'Api, mais aussi le Monde.

Dans sa jeunesse, elle a même dessiné pour le cinéma. 

Aujourd'hui, elle vit toujours à Paris où elle est née en 1924 (vous voyez son âge) mais elle passe l'été dans sa "roulotte" installée à Oppède depuis les années 70 dans une petite propriété qui lui appartient. 

Enfant, à l'âge de 6 ans, elle perd la vue et cette expérience sera déterminante pour la suite de son existence. Elle se promet que si elle voit clair un jour, elle dessinera le monde pour en fixer les images et qu'il en reste quelque chose. A 20 ans, elle met son projet à exécution et débute ses voyages. Elle en ramène des carnets magnifiques... Je ne connais pas les détails qui lui ont permis de retrouver la vue mais ce qu'elle peint est d'une grande douceur et empli de poésie.

Je vous présenterai un de ses livres un jour prochain...sur la Provence. 

Si vous habitez Paris, vous pourrez la croiser en hiver au Quartier Latin dans la librairie Pippa (maison d'édition-galerie...). 

C'est une toute petite personne, fraîche comme une fleur et rayonnante. Je suis consciente que ma photo ne la met pas en valeur mais c'est ainsi que je l'ai vu penchée et concentrée sur l'écriture de sa dédicace...

 

 

Lizzie Napoli sur son stand en pleine dédicace...

Lizzie Napoli sur son stand en pleine dédicace...

 

J'ai aimé aussi le stand de Jean-Claude Golvin. 

Je le connaissais pour avoir vu ses œuvres exposées au Musée de l'Arles Antique, lorsque j'y emmenais les élèves...

 

 

 

Photo wikipedia

Une planche de travail de l'architecte, historien et aquarelliste...

 

 

Né en Tunisie en 1942, il est passionné de dessin depuis tout petit et par la visite des sites antiques d'Afrique du Nord. Devenu architecte, il se passionnera pour les missions archéologiques.

Dans les années 70, il collabore à la mise en valeur de l'amphithéâtre romain d'El-Jem en Tunisie. 

Puis dans les années 80-90, il dirige le Centre Franco-Égyptien d'Etudes des Temples de Karnak à Louksor. 

Il va ensuite se consacrer pleinement à la restitution du patrimoine ancien en réalisant des aquarelles superbes et riches en détails...dans lesquelles, il respecte à la lettre les dernières découvertes et le travail des archéologues.

Il est ainsi devenu le premier spécialiste au monde de la restitution par l'image des grands sites de l'Antiquité.

Ces dessins comme je vous le disais sont visibles au Musée d'Arles. Il faut aller le visiter ! 

 

 

 

Emmanuel Michel a illustré le célèbre roman de Yasmina Khadra,"les hirondelles de Kaboul" paru en 2017 aux éditions Tibert. 

Je ne connaissais pas la richesse artistique de ce jeune artiste né en 1970. 

 

 

Il  vit et travaille dans le Tarn. Il se consacre à la peinture, à la sculpture et au dessin, depuis 25 ans, tout en voyageant à travers le monde.

Une belle façon pour lui d'aller à la rencontre des hommes et de faire connaître leur pays, ainsi que leur culture, leurs traditions et leurs richesses.

Il expose en ce moment ces œuvres à Lourmarin, mais aussi à Bruxelles...

Ses sculptures sont remarquables et j'admire sa créativité en tout domaine. 

 

 

J'ai croisé aussi avec grand plaisir Cécile Alma Filliette dont j'ai acheté le livre "Réalisez vos carnets de voyage" dont je vous parlerai plus en détails quand je l'aurai testé.

En dédicace, elle m'a fait une jolie aquarelle !

C'est elle qui organisait l'atelier où je n'ai pas pu m'inscrire "Carnet de voyage pour les nuls"...

 

 

Stefano Faravelli est un artiste italien plusieurs fois primé. Titulaire d'un bac philo, son image de peintre-savant lui colle à la peau ! J'ai découvert pour la première fois ses carnets qui sont de véritables documentaires illustrés, d'une grande richesse. Il vit et travaille à Turin, sa ville natale...

 

 

J'ai croisé aussi  Ghislaine Feroux qui aime elle-aussi la peinture et les voyages...Elle fabrique elle-même ses propres supports.

 

Soazig Dréano habite Boulogne. Elle a découvert le dessin très jeune et associe plusieurs techniques comme le pinceau chinois et les encres. Elle se qualifie elle-même de "reporter au pinceau". Ces dessins naturalistes m'ont immédiatement attiré ! 

 

Philippe Bichon lui se qualifie de globecroqueur ! Il vit dans la région de Pau. Lui aussi a une formation d'architecte et il aime avant tout partager sa passion. Découvrez-le aussi sur sa page Facebook.  Son stand était magnifique !

 

 

 

Certains aquarellistes habitent ma région et ce sera donc facile de les retrouver à l'occasion d'expositions.

 

Pascale Bonjean habite Vitrolles et se consacre davantage au dessin et à l'aquarelle depuis qu'elle a quitté son métier d'enseignante pour prendre sa retraite. Elle vous invite à la rejoindre dans sa ville et dans le cadre de l'Association locale des croqueurs "La fabrique à croquis".

C'est un peu trop loin de chez moi mais je leur fais volontiers un peu de pub ! 

 

Sylvie Ballester vit aussi dans ma région. Elle illustre des carnets de voyage depuis plus de 12 ans et a beaucoup voyagé...

Elle anime aussi depuis 15 ans des ateliers pour adultes ou enfants, autant en milieu scolaire que dans le milieu carcéral... Elle partage sur son site quelques-unes des pages de ses carnets. n'hésitez-pas à y aller...

 

André Rouquet habite Lourmarin et c'est après une carrière dans l'aéronautique qu'il se consacre à l'aquarelle et au dessin. 

 

Caroline Manceau habite Marseille. Elle est graphiste de formation. Ce qu'elle aime dans l'aquarelle et le carnet de voyage...c'est la liberté et l'espace de création et d'expérimentation. Pour elle, nul besoin d'aller loin les sujets sont partout et je trouve qu'elle a bien raison, même si je reconnais que visiter tous ces artistes m'a donné encore plus envie de voyager et de découvrir, ceux qui mettent en scène ma Provence ne m'ont pas déçu...

 

Enfin Andrée Telizzi nous prouve qu'il y a une vie d'artiste possible même en s'y mettant assez tard. Elle a toujours aimé dessiner mais elle se consacre à l'aquarelle seulement depuis qu'elle est à la retraite. Une sympathique personne...à découvrir ! 

 

Vous pouvez retrouver ici la liste complète des carnettistes participants...

Bien sûr, je vous invite à vous rendre sur les site des artistes si vous voulez en savoir davantage sur eux.

J'espère que cette longue présentation des aquarellistes et carnettistes vous a plu et que vous irez en découvrir au moins un. Ils le méritent bien...

Mais je ne pouvais hélas pas tous vous les montrer ! 

 

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 05:30
Image extraite du site officiel du village : http://www.lourmarin.com/

Image extraite du site officiel du village : http://www.lourmarin.com/

 

Les 24 et 25 mars dernier avait lieu à Lourmarin, un village dont je vous ai déjà beaucoup parlé récemment, un festival international autour du Carnet de Voyage intitulé "Carnet de Voyage en Provence". 

Je ne pouvais pas manquer ça et, si mon samedi était déjà bien occupé et bien chargé, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller y passer la matinée du dimanche. Avec le changement d'heure ça tombait bien, il y avait peu de monde à l'ouverture car vers 11 heures, tout a changé...

 

Pour sa première édition, une quarantaine de carnettistes exposaient leurs œuvres, des conférences étaient organisées et de nombreux ateliers affichaient déjà complets ! Dommage... celui intitulé "Carnet de voyage pour les nuls" m'aurait bien plu.

J'ai toujours été fascinée par les carnets de voyage par les mélanges de dessins souvent très peu mis en couleur, parfois soutenus par un simple trait de feutre, ou d'encre, avec quelquefois des cartes précises ou des collages...

 

Quand j'étais bibliothécaire, je suivais certaines éditions spécialisées et bien entendu j'avais acheté toute la collection de bandes dessinées "Carnets d'orient" de Jacques Ferrandez qui était l'invité d'honneur de ce festival.

Impossible d'ailleurs de s'approcher de sa table tant il y avait de monde ! 

 

Je savais que j'allais croiser de grands aquarellistes comme de plus modestes et dès l'arrivée c'est la convivialité de cette rencontre qui m'a sauté aux yeux.

Je n'ai pu faire que quelques photos générales (avec mon téléphone portable), la prise en photo des stands n'étant pas autorisée (les œuvres des artistes sont protégées !).

Comme habituellement, je peux supprimer toutes les photos, les miennes ou celles récupérées sur internet si cela pose problème...mais je voulais tout de même vous donner un petit aperçu. 

 

L'ambiance était au rendez-vous, les artistes étaient bien présents pour avant tout expliquer leur travail et répondre (avec patience) aux questions des visiteurs !

 

Vue générale de l'exposition
Vue générale de l'expositionVue générale de l'exposition
Vue générale de l'expositionVue générale de l'exposition

Vue générale de l'exposition

 

Le Festival avait lieu dans l'ancienne coopérative de fruits et légumes du village, transformée aujourd'hui en un centre culturel,  la "Fruitière numérique". Son objectif premier est de proposer des services touchant tous les publics en ce qui concernent les nouvelles technologies, mais aussi d'accueillir des événements. Vous en saurez davantage si vous cliquer sur leur lien. 

Je n'avais jamais eu l'occasion d'y pénétrer et les hangars ont été bien mis en valeur...

 

La Fruitière numérique...

La Fruitière numérique...

 

Les aquarellistes enfin je veux dire les carnettistes présents étaient tous des artistes hors pair.

Je n'ai pas pu apprécier chacun à sa juste valeur car ils étaient trop nombreux...mais j'ai encore toutes leurs belles réalisations devant les yeux et, pour longtemps.

 

Merci à eux de nous avoir permis de feuilleter tout à loisirs les carnets exposés.  Souvent ces carnets ne se trouvent pas en librairie mais sur leur site et c'est pourquoi d'ici la fin de la semaine, je poursuivrais la visite du Festival en vous présentant quelques-uns des carnettistes présents, enfin bien sûr comme d'habitude, si vous le voulez bien...

 

 

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 06:23
Exposition Tal Coat au Musée Granet d'Aix-en-Provence

Exposition Tal Coat au Musée Granet d'Aix-en-Provence

 

Pierre Tal Coat (en breton, son surnom "Tal Coat" signifie "front de bois") de son vrai nom Pierre Jacob, est un peintre breton, reconnu mondialement.

 

Né en 1905, Tal Coat est le fils d'un marin-pêcheur, tragiquement disparu durant la Première Guerre Mondiale. A treize ans, il devient d'abord forgeron, mais commence déjà à dessiner et à sculpter. Il est ensuite clerc de notaire, puis peintre céramiste en 1924, à la faïencerie de Quimper. Il dessine au crayon, au fusain, au pastel...sa campagne bretonne tant aimée.

 

C'est lorsqu'il monte à Paris en 1925 qu'il découvre Gauguin et d'autres artistes. Il s'inscrit en effet à l'académie de la Grande Chaumière, un lieu mythique situé dans le quartier de Montparnasse où sont passés les plus grands peintres, comme les amateurs.  Pierre Tal Coat se cherche... 

De 1934 à 1936, il se consacre à la sculpture, puis l'abandonne...

C'est Picasso qui influence d'abord ses œuvres picturales puis Francis Gruber qui est devenu son ami. 

 

En 1940, il s'installe à Aix-en-Provence. Il deviendra ami avec le peintre surréaliste André Masson puis avec André Du Bouchet et Henri Maldiney

Il se consacre alors aux natures mortes, puis il produit sa célèbre série sur les poissons, une série qui lui assurera le succès financièrement parlant. 

 

En 1946, il s'installe même au "Château noir"...un lieu immortalisé par Cézanne dans le célèbre tableau "Vue vers la route du Tholonet près de Château noir" datant de 1900-1904, dont je vous ai parlé dernièrement. 

Voilà le lien entre les deux expositions concomitantes au Musée Granet. Les deux artistes ont aimé les mêmes lieux à plusieurs décennies d'écart. 

Tal Coat reviendra vers sa Bretagne natale dans les années 50 et y restera jusqu'à sa mort en 1985.

 

Pour une biographie plus détaillée, je vous conseille, si cela vous intéresse d'aller sur le site de l'artiste ICI.

 

Quelques vues générales des différentes salles
Quelques vues générales des différentes sallesQuelques vues générales des différentes salles
Quelques vues générales des différentes sallesQuelques vues générales des différentes salles

Quelques vues générales des différentes salles

 

Sur plus de 500 m2, le public provençal peut le découvrir ou le redécouvrir. L'exposition présente en effet plus de 180 œuvres lumineuses nous présentant son parcours.

 

Par choix, le conservateur du Musée Granet n'a pas voulu ne parler que de la période aixoise.

Il nous propose dont une rétrospective qui démarre par les débuts figuratifs du peintre, parfois très expressionnistes. 

Puis le visiteur découvre une période plus abstraite, qui fait suite à son séjour dans la région d'Aix-en-Provence, de 1940 à 1956. 

 

Sans entrer dans les détails, voici un bref aperçu de cette exposition.

Les photos ont été réalisées (encore une fois) avec mon téléphone portable. 

 

Voici tout d'abord quelques huiles sur toile parmi les plus marquantes.

Vous reconnaîtrez au passage : "Nu et boeuf écorché" (1926) ; "Les raies" (1927) ; "Nu aux bas rouges" (1934) ; "La femme au manchon" (1936) ; et "La folle" (1936).

 

 

Années 1920-1930
Années 1920-1930
Années 1920-1930
Années 1920-1930
Années 1920-1930

Années 1920-1930

"Les oiseaux" 1933

"Les oiseaux" 1933

"Massacres" 1937

"Massacres" 1937

 

Les autoportraits sont nombreux dans l'exposition. Le peintre se représente souvent dans ses années de jeunesse et jusqu'à la fin de sa vie. Dans les derniers tableaux, on ne voit plus son visage...il s'efface.

 

Autoportrait (1937) ; Autoportrait [au béret] 1941 ;
Autoportrait (1937) ; Autoportrait [au béret] 1941 ;

Autoportrait (1937) ; Autoportrait [au béret] 1941 ;

Autoportraits réalisés à la fin de sa vie...

Autoportraits réalisés à la fin de sa vie...

 

Voici quelques natures mortes...

"Le verre renversé" 1942 ;"Nature morte aux raisins et Coupe de fruit" 1943 ; "Pommes et poires" 1944.

Des natures mortes Des natures mortes Des natures mortes

Des natures mortes

"Nature morte au miroir" 1947

"Nature morte au miroir" 1947

 

Et quelques réalisations durant son séjour à Aix-en-Provence...

"Paysages aixois" (1941)

"Paysages aixois" (1941)

"Les poissons" 1948

"Les poissons" 1948

"Eau coulant entre les rochers" 1949

"Eau coulant entre les rochers" 1949

Autres œuvres réalisées à Aix-en Provence

Autres œuvres réalisées à Aix-en Provence

"Troupeaux le soir" 1959

"Troupeaux le soir" 1959

 

 

Quelques dessins et réalisations au fusain, au crayon ou à l'aquarelle...de 1927 aux années 70. 

Dessins au crayon, au fusain ou à l'aquarelleDessins au crayon, au fusain ou à l'aquarelle
Dessins au crayon, au fusain ou à l'aquarelleDessins au crayon, au fusain ou à l'aquarelle

Dessins au crayon, au fusain ou à l'aquarelle

Profil sous l'eau (1946-1947)

Profil sous l'eau (1946-1947)

En vol (encre de chine) 1975

En vol (encre de chine) 1975

 

Entre les premières œuvres, qui datent des années 1920 et les dernières datant de 1980, une vie d'artiste s'est déroulée et le peintre et sa peinture ont évolué. 

 

Il est vrai que découvrir Pierre Tal Coat que je ne connaissais pas du tout, juste à la suite de l'exposition Cézanne, est un peu déstabilisant pour le visiteur ! Les deux expositions se trouvent dans le même lieu en même temps.

 

Tal Coat a été surnommé "le peintre des peintres". C'était un homme doux et sensible, toujours soucieux à l'idée que le sujet ne soit pas reconnu, et inquiet à l'idée de ne pas faire comprendre et partager sa perception du monde.

Ses toiles le montrent bien, car ce sont des œuvres fortes parfois dérangeantes, toujours lumineuses et souvent poétiques, mais qui ne laissent pas le visiteur indifférent... 

 

Un peintre épris de liberté, à découvrir si vous êtes dans la région pendant les vacances d'hiver.

L'expo dure seulement jusqu'au 11 mars, c'est donc très bientôt la fin ! 

 

J'ai dit "ciel", oui mais quand je dis "ciel", je pense toujours "lumière". Je ne vois pas de limite.

Pierre Tal Coat

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 06:35
Cézanne "at home"

Cézanne "at home"

 

Depuis le mois d'octobre et jusqu'au 1er avril, le musée Granet d'Aix-en-Provence présente une exposition originale retraçant le retour des œuvres de Paul Cézanne au musée...depuis la mort du peintre en 1906, jusqu'à nos jours.

J'ai pris le temps d'aller la visiter avec mes amies. Il était temps car le mois d'avril sera vite là !

 

Le musée Granet conserve environ une quinzaine d’œuvres du peintre aixois. Certaines sont visibles dans les salles d'expositions permanentes, d'autres sont conservées à l'abri dans des réserves. La plupart des œuvres proviennent de la donation Meyer, du dépôt de la Fondation Jean et Suzanne Planque, ainsi que de dons de particuliers. 

 

Si la ville aixoise possède aussi peu d'œuvres du peintre, c'est qu'elles ont été dispersées de part le monde dans des musées ou chez les collectionneurs privés dès son décès. Le peintre a produit environ 300 tableaux au cours de sa vie...

Il n'a malheureusement pas fait l'unanimité autour de lui de son vivant, et c'est seulement onze ans avant sa mort qu'a eu lieu à Paris, la première rétrospective de ses œuvres, d'autres suivront, et Cézanne commencera peu à peu à être reconnu dans la capitale. 

Mais, alors que sa position de peintre se renforce, les bourgeois d'Aix-en-Provence ne lui accordent toujours aucun crédit en tant qu'artiste. Il est même rejeté par le conservateur du musée de l'époque, Henri Pontier. Celui-ci a prononcé en 1900, cette phrase devenue célèbre : "Moi vivant, aucun Cézanne n'entrera au musée".

Et il tint parole ! 

Il faudra attendre 1936, pour que la première aquarelle de l'artiste revienne enfin dans la ville et y soit exposée. 

Cézanne reste pourtant aujourd'hui l'artiste le plus cher au monde...

 

L'exposition aixoise retrace l'histoire de ce rejet de l'artiste par sa ville natale et  la redécouverte de ses œuvres.

Elle attire beaucoup de monde ! 

 

Du monde dans la salle principale

Du monde dans la salle principale

 

Le Conservateur du musée Granet a eu envie de reconstituer les années de jeunesse du peintre, la période de formation où il appartenait à l'école gratuite de dessin de la ville (1858-1862) qui était hébergée par le musée, et celle où il a parcouru la campagne aixoise avec son grand ami, Emile Zola.

Le visiteur découvre dans cette exposition, diverses œuvres dont certaines n'ont jamais été montrées au public, comme par exemple le tableau intitulé "Usines à l'Estaque" que je n'ai pas réussi à photographier tant il y avait du monde devant ! 

Il s'agit de la première oeuvre peinte achetée par la ville d'Aix-en-Provence en 1976. Cézanne était mort depuis 70 ans. Cette petite oeuvre qui est un mélange d'aquarelle et de gouache, date de 1869. 

 

Usines à l'Estaque (photo du net)

Usines à l'Estaque (photo du net)

 

J'ai découvert aussi un grand tableau intitulé "Vue vers la route du Tholonet, près de Château Noir" (1900-1904) une huile dont tout le bas est inachevé, intentionnellement. 

D'après l'artiste, un tableau réussi n'est pas forcément une toile remplie de peinture et s'il dégage suffisamment d'émotion, on peut le considérer comme achevé. C'est une vision des choses totalement novatrice pour ce début du XXe siècle qui inspirera nombres d'artistes par la suite...

"Vue sur la route du Tholonet près de Château noir" (1900-1904)

"Vue sur la route du Tholonet près de Château noir" (1900-1904)

 

Ce tableau est le point de départ de l'exposition et d'une autre qui se tient également au Musée Granet en ce moment et dont je vous parlerai dans la semaine car j'ai visité les deux le même jour. 

Il a été prêté pour un an au Musée Granet par la Fondation américaine d'Henry et Rose Pearlman. Il montre un endroit que tous les aixois et les gens de la région connaissent, car la petite maison existe toujours et le chemin de terre est simplement devenu une route goudronnée. Ce tableau n'était jamais revenu en France depuis la mort du peintre !

 

En tout, une quarantaine d’œuvres sont exposées. 

 

Le visiteur découvrira sur les 200 m2 qui lui sont consacrées, comme entrée en matière une photo grand format du peintre, prise par son ami peintre, Emile Bernard à l'atelier des Lauves, en 1904, un atelier que Cézanne avait acquis récemment et où il travaillera jusqu'à sa mort.

 

Paul Cézanne en 1904

Paul Cézanne en 1904

 

Puis le visiteur découvre quelques menus objets personnels... des agendas de poche, des cartes, des factures, sa dernière palette et ses boîtes d'aquarelle. 

 

Ses boîtes d'aquarelle

Ses boîtes d'aquarelle

 

De nombreuses lettres, issues de sa correspondance personnelle ou familiale, dont une est adressée à son fils Paul, d'autres font état de ses échanges amicaux avec Emile Zola ou le jeune peintre Charles Camoin, qui le comprenaient tous deux, mieux que la plupart de ses contemporains.

Toutes les correspondances étant placées dans des vitrines, les reflets ne m'ont pas permis de faire de belles photos. Je vous en montre juste quelque-unes...pour vous faire une idée. 

 

Correspondance personnelle de Cézanne...
Correspondance personnelle de Cézanne...Correspondance personnelle de Cézanne...

Correspondance personnelle de Cézanne...

 

Plusieurs carnets de croquis montrent les débuts du peintre lorsqu'il était encore à l'école de dessin, ainsi que ses recherches personnelles, préalables à la réalisation d'un tableau.

Parmi les œuvres attribuées au peintre, on trouve ce tableau peint recto-verso, en cours d'étude pour savoir s'il est bien l'oeuvre de Cézanne.

Au recto ; "le bassin du Jas de Bouffan". 

Au verso : quatre études : une nature morte, un baigneur, un paysage, une plante...sur la même feuille. 

 

Quatre études...

Quatre études...

 

Un des bijoux de l'exposition est ce portrait d'Emile Zola, acquis par le musée en 2011. 

Portrait d'Emile Zola

Portrait d'Emile Zola

 

J'ai beaucoup aimé voir les aquarelles.

En plus elles font partie des œuvres qui ne sortent que rarement des réserves pour cause de mauvaise conservation. Certaines sont de simples recherches, d'autres des œuvres abouties. Le conservateur du musée Granet a mis trois ans à les traiter pour les sauvegarder : ôter une partie du jaunissement et stopper au maximum l'usure du temps. On voit encore par endroit la trace de l'ancien cadre.

 

C'est la montagne Sainte-Victoire mais je ne sais pas le nom du tableau !

C'est la montagne Sainte-Victoire mais je ne sais pas le nom du tableau !

"Paysages des environs d'Aix" (1900-1906)

"Paysages des environs d'Aix" (1900-1906)

"Paysage provençal" (1900-1904) et "Roses dans un vase" (1890)

"Paysage provençal" (1900-1904) et "Roses dans un vase" (1890)

 

Et voici pour compléter la visite quelques-uns des tableaux exposés : de gauche à droite et de haut en bas..."Les baigneuses" (1890) ; Copie du "Baiser de la muse" ou "le Rêve du poète" (1859-1860) ; A la Tour de César (non daté) ; et "Vue prise du Jas de Bouffan"(1875-1876).

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en plus grand...

Quatre tableaux de CézanneQuatre tableaux de Cézanne
Quatre tableaux de CézanneQuatre tableaux de Cézanne

Quatre tableaux de Cézanne

 

Et deux des oeuvres en cours d'expertise, dont on ne sait pas encore si elles sont ou pas l'oeuvre du peintre...

"Portrait de Madame Cézanne" (1885-1887)

et 

"Fillette en train de dessiner" (1858-1859)

 

"Portrait de Madame Cézanne" (1885-1887)

"Portrait de Madame Cézanne" (1885-1887)

"Fillette en train de dessiner" (1858-1859)

"Fillette en train de dessiner" (1858-1859)

 

Et enfin quelques dessins, dont une composition inédite de Cézanne à l'occasion de la première exposition parisienne de ses œuvres, organisée par la galerie Vollard à Paris.

Composition inédite de Cézanne

Composition inédite de Cézanne

"Autoportrait au béret devant son chevalet"... un Cézanne au regard malicieux que j'ai beaucoup aimé

"Autoportrait au béret devant son chevalet"... un Cézanne au regard malicieux que j'ai beaucoup aimé

"Les baigneurs" (1896-1897)/ "Guillaumin au pendu" (1873) eaux fortes
"Les baigneurs" (1896-1897)/ "Guillaumin au pendu" (1873) eaux fortes

"Les baigneurs" (1896-1897)/ "Guillaumin au pendu" (1873) eaux fortes

Portrait de Paul Cezanne (1874) par Camille Pissarro

Portrait de Paul Cezanne (1874) par Camille Pissarro

La conversation (1871-1873) mine de plomb

La conversation (1871-1873) mine de plomb

 

La salle consacrée aux collectionneurs américains nous montre en particulier une dédicace, de la main de son vieil ami Emile Zola, que John Ewald a retrouvé aux Etats-Unis et transmis aux descendants du peintre. 

 

 

 

Dédicace d'Emile Zola

Dédicace d'Emile Zola

 

Cette exposition a été une visite passionnante. Elle m'a fait découvrir des facettes de ce peintre provençal que je ne connaissais pas du tout et elle donne envie de découvrir ou redécouvrir ces autres œuvres.  

Je ne vous au montré qu'un tout petit aperçu des œuvres exposées, juste pour vous donner envie. L'entrée dans l'intimité du peintre est un moment émouvant de la visite. 

C'est une belle exposition à ne pas manquer pour les amoureux de l'artiste qui sont apparemment nombreux dans la région...

 

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 06:25
Numéro special [http://boutique.connaissancedesarts.com/]

Numéro special [http://boutique.connaissancedesarts.com/]

 

Comme je vous l'ai dit récemment, je suis allée avec mes amies visiter l'exposition "Botero, dialogue avec Picasso" qui se tient jusqu'au 11 mars à l'Hôtel de Caumont à Aix-en-Provence.

L'exposition nous présente les œuvres de Fernando Botero sous un angle inédit : celui de ses affinités artistiques avec Pablo Picasso. Bien que les deux artistes ne se soient jamais rencontrés, Fernando Botero a imaginé ce dialogue avec celui qu'il considère comme le plus grand maître du XXe siècle. 

C'est une belle façon de découvrir ce peintre, sculpteur et aquarelliste colombien que nous connaissons tous pour ses personnages aux formes rondes et généreuses...

Je vous rappelle que je n'avais que mon téléphone portable, mes photos ne sont pas géniales donc, mais cela vous donnera un bref aperçu, non exhaustif, de la richesse de cette exposition.

 

Toute ma vie, j'ai regardé Picasso avec intérêt puisqu'il est le plus grand artiste du XXe siècle et toutes ses périodes sont importantes.

Fernando Botero

Picasso a su tout réunir dans son art : la lutte et la tendresse, la subtilité et les ténèbres.

Fernando Botero

 

Dès sa jeunesse, Fernando Botero s'est intéressé à Picasso. Il admire la sensualité de ses œuvres et de ses volumes, et la richesse de sa palette. 

Tous deux portent un regard subjectif sur la réalité... 

C'est donc ainsi que lui est venue l'idée de mettre en regard certaines de ses œuvres, avec celles de celui qu'il a beaucoup admiré tout au long de sa vie. Il s'agit, non pas de comparer, mais de "dialoguer" et donc d'ouvrir chacun des thèmes choisis aux mêmes questionnements...

 

Tout un programme ! 

Picasso a tout osé et Botero est un artiste surprenant lui aussi mais qui cherche toujours à comprendre comment  les autres artistes ont trouvé leur voie...

Plus de cinquante œuvres de Botero font donc écho à une vingtaine d'œuvres de Picasso, issues du Musée National Picasso-Paris, du Musée Picasso de Barcelone ou de collections privées. 

Bien sûr, je n'ai pas pris toutes les œuvres en photos...Une expo ça se regarde aussi !

 

Le Portrait, le nu, la Nature morte, l'Histoire, la Corrida, le Cirque...voici quelques-uns des thèmes abordés dans l'exposition.

 

Le thème du portrait, que le visiteur peut découvrir dans la première salle, montre l'intérêt que les deux peintres partagent non seulement pour le portrait mais aussi pour l'autoportrait.

J'ai aimé voir la façon dont chacun représente un de ses proches.

Ainsi, Picasso représente son fils Paul déguisé en arlequin. Il a trois ans et lui sert de modèle. 

 

"Paul en habits d'Arlequin"  / Pablo Picasso

"Paul en habits d'Arlequin" / Pablo Picasso

 

Et Botero, lui, représente son fils Pedrito, en train de peindre.

Il faut savoir que Fernando Botero réalisera beaucoup d’œuvres de son petit Pédro, mort à l'âge de 4 ans dans un terrible accident de la route, durant lequel le peintre sera lui même gravement blessé. 

Je travaille toujours d’après mon imagination, ou ma mémoire. Tout ce que je peins, c’est de l’imagination, même
les portraits.

Fernando Botero

"Pédrito" en train de peindre / Fernando Botero

"Pédrito" en train de peindre / Fernando Botero

 

Dans la deuxième salle, le visiteur découvre comment l'artiste s'approprie les œuvres des autres artistes. Il ne s'agit pas de copie mais bien d'une véritable réinterprétation des œuvres d'auteurs classiques comme Raphaël, Cranach, Velazquez...C'est une partie très intéressante avec un diaporama qui permet de comparer les tableaux des grands maîtres à ceux réalisés par Fernando Botero. 

 

Dans la troisième salle, on peut découvrir en grand format des natures mortes, oeuvres de Botero, qui tiennent toute la hauteur des murs.

Chez lui les formes et les proportions sont déformées et les œuvres gigantesques. Mais de ses œuvres émanent toujours douceur et rondeur... 

 

 

"Fleurs en rouge, fleurs en bleu, fleurs en jaune" Fernando Botero
"Fleurs en rouge, fleurs en bleu, fleurs en jaune" Fernando Botero
"Fleurs en rouge, fleurs en bleu, fleurs en jaune" Fernando Botero

"Fleurs en rouge, fleurs en bleu, fleurs en jaune" Fernando Botero

"Nature morte à la guitare" Fernando Botero

"Nature morte à la guitare" Fernando Botero

 

Voici une des oeuvres plus modeste (en taille) de Picasso, mais non moins intéressante...

"Nature morte sur la commode"/  Pablo Picasso

"Nature morte sur la commode"/ Pablo Picasso

 

La quatrième salle est consacrée au nu. Fernando Botero, comme Pablo Picasso et bien d'autres artistes, ont exploré le nu. Botero a accentué comme à son habitude les formes rondes et féminines de ses personnages et Picasso n'a pas toujours disloqué les corps...une surprise pour beaucoup de visiteurs qui ne connaissaient pas ce tableau. 

 

Femme couchée (crayon sur papier) Fernando Botero

Femme couchée (crayon sur papier) Fernando Botero

"Famille au bord de la mer" huile sur bois / Pablo Picasso

"Famille au bord de la mer" huile sur bois / Pablo Picasso

 

La cinquième salle nous réserve une surprise puisqu'il s'agit d'un film dans lequel Botero est interrogé sur son oeuvre et sur les liens qui l'unissent à celle de Picasso. Propos recueillis lors d'un interview de l'artiste

 

Nous retrouvons ensuite les artistes face à l'Histoire avec un grand H dans la sixième salle.

Tous deux se sont employés à perpétuer le devoir de mémoire à travers leur art. Ils ont donc représenté l'histoire de leur pays, à travers des événements violents qui les ont particulièrement touchés. 

Botero  a été le témoin d'événements dramatiques dans son pays : tremblements de terre, assassinats en Colombie.


 

"Le massacre à 20h15" Fernando Botero

"Le massacre à 20h15" Fernando Botero

 

Picasso lui, retrace aussi des événements violents. Si la plupart d'entre nous connaissent déjà son célèbre tableau, illustrant le bombardement de "Guernica" pendant la guerre civile espagnole, je ne pense pas que vous soyez nombreux à connaître celui qu'il a intitulé "Massacre en Corée" qui relate les violences durant la guerre de Corée. Personnellement, je ne l'avais jamais vu. 

"Massacre en Corée" Pablo Picasso

"Massacre en Corée" Pablo Picasso

 

Tous deux ont partagé la même passion pour la corrida donc des taureaux, des toreros et autres scènes de corridas sont mises en avant dans la salle 7. 

Je n'apprécie pas du tout la corrida, mais je vous montre néanmoins deux des œuvres de Bottero...

 

"Deux matadores" et "Le cheval du picador"/ Fernando Botero
"Deux matadores" et "Le cheval du picador"/ Fernando Botero

"Deux matadores" et "Le cheval du picador"/ Fernando Botero


 

La salle 8 nous parle du cirque, des spectacles ambulants et du carnaval... 

Là encore les deux artistes se rejoignent et illustrent ce thème beaucoup plus gai que le précédent...

"Pierrot" et "Cheval et chien"/ Fernando Botero
"Pierrot" et "Cheval et chien"/ Fernando Botero

"Pierrot" et "Cheval et chien"/ Fernando Botero

"Arlequin et Pierrot" et "Cheval et son dresseur" réalisés au crayon graphite/ Pablo Picasso
"Arlequin et Pierrot" et "Cheval et son dresseur" réalisés au crayon graphite/ Pablo Picasso

"Arlequin et Pierrot" et "Cheval et son dresseur" réalisés au crayon graphite/ Pablo Picasso

 

Enfin, la salle 9 termine l'exposition dans la joie, la danse et la musique, les fêtes foraines et les bals populaires...chacun illustrant ce thème aimé à sa manière !

 

 

"Carnaval" et "Danseurs" / Fernando Botero
"Carnaval" et "Danseurs" / Fernando Botero

"Carnaval" et "Danseurs" / Fernando Botero

"La danse villageoise" / Pablo Picasso

"La danse villageoise" / Pablo Picasso

Tout artiste avec des idées est obligé de déformer la nature. L'art, c'est de la déformation, il n'y a pas d'oeuvre d'art véritablement réaliste.

Fernando Botero

Prendre quelque chose que les autres ont déjà fait et le faire de manière différente : voici la véritable originalité.

Fernando Botero

Un artiste est toujours un critique des autres artistes.

Fernando Botero

 

J'espère que la visite un peu longue, de cette exposition vous a plu ! 

J'ai trouvé intéressant ce regard en vis-à-vis de ces deux  artistes, et j'ai découvert beaucoup d'œuvres que je ne connaissais pas.

Si vous habitez la région, ne la manquez pas ! 

 

Nous aurons l'occasion de retourner à l'hôtel de Caumont pour voir d'autres expositions et ce sera l'occasion de le visiter plus longuement...

 

 

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 06:31
Olivius, 2013

Olivius, 2013

Quand la vie devient art...non...quand l'art devient la vie...

 

Le tome 2 se terminait mal et laissait présager une suite pas du tout conforme à ce que j'imaginais. Nous sommes en 1874, toujours à Montparnasse et nous retrouvons nos quatre héroïnes.

 

Garance peint toujours mais s'interroge beaucoup sur sa peinture.

Veut-elle continuer à peindre des natures mortes...à utiliser ces tons neutres et finalement trop tristes ? 

Elle va découvrir par hasard le courant impressionniste. Sa peinture va alors prendre un nouveau tournant, tout à fait inattendu. La jeune artiste va se passionner pour un nouveau sujet qui risque de faire parler d'elle...mais pourra-t-elle pour autant montrer aux autres ses nouvelles œuvres ?

 

Amélie n'arrive plus à écrire et se sent de plus en plus mal dans sa peau : elle ne se reconnaît plus et, en plus, elle a pris du poids et a perdu le goût de vivre. 

Comment se remettre de l'humiliation qu'elle a subi ? Arrivera-t-elle à affronter la réalité et à aller dire ses quatre vérités, à cet odieux Gaston Blanchart, qui l'a humilié en lui volant son histoire ?

 

Elise se rapproche enfin de son père et ne voudrait plus du tout que sa vie soit différente. Elle revient vivre avec les filles (enfin c'est ce que j'ai compris !) pour être plus près de lui. Chante-t-elle encore ? Nous ne le saurons pas dans ce tome...

 

Quant à Rose-Aymée, dont l'histoire est au centre de la seconde partie de cet opus, elle va être obligée d'affronter son passé, car être modèle à cette époque, cela voulait dire beaucoup d'autres choses sous-entendues...

Et même si ses amies sont surprises de ce qu'elles apprennent sur elle, et qu'elles auraient aimé apprendre directement, rien ne change quant à leur amitié et les jeunes femmes vont se serrer les coudes.

 

Un vent de révolte souffle lorsqu'elles font connaissance avec un groupe de féministes affirmées, les jupes noires, dont la "meneuse" n'est autre qu'une ancienne amie de Rose-Aymée qui, comme elle, a rejeté son passé. 

Amélie en verra sa vie bouleversée et elle ne sera pas la seule...


 

Comme si on n'existait qu'au moyen de ce qu'on montre...Merde !
C'est pas ça qui est important...c'est ce qu'on fait librement, sans contrainte, c'est ce qui compte !

 

Même si, bien sûr, cette BD n'est que pure fiction, elle nous rappelle que les mouvements féministes sont nés à la fin du XIXe siècle. Des femmes, dont on ne parle presque jamais, se sont battues pour notre liberté d'aujourd'hui. Elles venaient de différents milieux...Ne les oublions pas ! 

Voici une BD résolument moderne et réaliste dans laquelle les héroïnes s'affirment et se révoltent. Nous retrouvons de belles planches colorées, et une jolie fresque féminine et toujours aussi intimiste et sensuelle...qui ne plaira pas à tout le monde, je le sais bien, mais  que j'ai trouvé agréable à découvrir. 

Ce que j'ai dit, sur les précédents tomes, est toujours vrai : les couleurs, le dynamisme, les sentiments de nos héroïnes, tout est là pour une lecture plaisante, qui se "regarde" comme un tableau vivant mais, peut-on dire cela d'une lecture ?!

L'auteur a voulu nous montrer que l'histoire de ces jeunes femmes était intemporelle. Derrière leur vie quotidienne et leurs déboires amoureux, elles, qui ont une vie bien plus difficile que la nôtre et se heurtent sans cesse au pouvoir des hommes, ne désirent qu'une chose, être reconnues pour ce qu'elles font et... être libres. 

 

Prendre le pouvoir...
les femmes n'en sont pas là...
elles en sont encore à se débattre avec elles-mêmes...
à se définir, à demander qu'on reconnaisse leur existence...

Olympe de Gouges ! Eugénie Niboyet ! Flora Tristan ! Claire Démar ! Toutes ces femmes qui ont donné leur vie, leurs forces pour la cause des autres femmes ! Elles se sont battues contre l'esclavage, ont posé les fondements d'une société nouvelle où les femmes ne seront plus considérées comme des animaux uniquement nécessaires à la reproduction...
N'est-ce pas merveilleusement inspirant ?
Bien sûr, mais...

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 06:36
Olivius, 2013

Olivius, 2013

 

Voici la suite de la tétralogie qui a commencé avec "Un grand écrivain" que je vous ai présenté récemment. 

Je sais que beaucoup d'entre vous n'aiment pas lire des BD mais je continuerai tout de même à vous présenter mes lectures ou mes découvertes. 

 

Dans cet opus, le lecteur retrouve avec plaisir l'ambiance particulière de Paris, et en particulier de Montparnasse, à la Belle époque. Et nos quatre héroïnes sont toujours là avec leur volonté d'être plus que jamais libres et indépendantes...

 

Dans ce tome, c'est l'histoire d'Elise qui est mise en avant.

Un nouveau voisin vient d'emménager dans l'appartement proche de celui des filles. Il s'appelle Tarkan et il est peintre. Son air sombre interpelle les jeunes femmes. Il s'avère qu'il n'est autre que le père d'Elise ce qu'elle ne veut pas du tout accepter.

Le lecteur découvre donc une part importante du passé de la jeune femme. Pour mieux fuir cette partie-là de sa vie, car elle ne veut pas entendre parler de ce père tombé du ciel, mais aussi parce qu'elle cède au chantage de son producteur, Elise se décide à quitter ses amies pour aller vivre dans un appartement luxueux mis à sa disposition... 

Malgré son succès grandissant dans la chanson, la voilà bien coincée et malheureuse. Elle tombe dans la drogue. Son père pourrait l'aider et ses amies ne savent pas non plus comment le faire, car pour elles aussi, la vie n'a rien de facile.  

 

Parallèlement, Amélie se fâche quand elle découvre que l'écrivain à succès pour qui elle travaillait, lui a volé son histoire d'amour...et en a fait un roman qui bien sûr va être édité. Elle s'en veut d'avoir craqué un jour de déprime et de lui avoir raconté son histoire... 

Garance elle, décide de quitter l'académie de peinture, et Rose-Aymée se désespère à l'idée de ne plus lui servir de modèle. 

 

De belles planches nous attendent encore dans ce tome. Les couleurs sont éclatantes et les illustrations toujours aussi poétiques, sensuelles...voire érotiques selon le regard que vous leur porterez. Les belles vignettes colorées peuvent devenir plus sombres selon les moments du récit.

Au début de l'histoire, beaucoup d'événements différents nous font un peu partir dans tous les sens mais la fin (que je ne vous dévoilerai pas) nous permet de penser que la lecture du tome 3, verra sans doute évoluer le destin de ces jeunes femmes, qui jusqu'ici, semblait tout tracé.

 

Le seul bémol est que c'est difficile pour moi de m'attacher aux personnages car  je connais peu Paris et ne peut pas me transposer dans les lieux. Mais néanmoins, je trouve Amélie de plus en plus attachante et j'aime aussi l'amitié et l'entraide qui règnent entre les quatre jeunes femmes.

C'est donc toujours pour moi une série à découvrir...

 

Lorsqu'ils sont en détresse, les êtres faibles ont au moins le talent de trouver les plus forts pour se mettre sous leur protection.

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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 06:35
Olivius, 2012

Olivius, 2012

 

Paris ! Nous sommes en 1873, à Montparnasse.

Amélie, Garance, Élise et Rose partagent le même appartement. Elles ont plein de projets en tête : Amélie veut devenir écrivain, Élise chante, Garance peint, et Rose-Aymée lui sert de modèle.

Dans ce premier opus, c'est le quotidien d'Amélie qui est mis en avant, mais les costumes, les fiacres, l'ambiance dans les rues ou les cabarets, nous plongent immédiatement au coeur de la capitale. 

L'auteur raconte en détails la vie quotidienne de ces jeunes femmes, leurs rêves et leurs difficultés d'exister en tant que femmes, dans ce Paris bohème où les hommes sont persuadés de leur supériorité et où elles ont le plus grand mal à se sentir libres. 

Ainsi Elise doit se soumettre entièrement à son patron, si elle veut percer dans la chanson. Amélie doit céder aux exigences d'un éditeur qui l'envoie "apprendre le métier d'écrivain", en devenant correctrice, chez un écrivain dépressif qui n'arrive plus à trouver l'inspiration. 

Le récit entrelace leurs histoires d'amour, leurs espoirs, leurs déceptions, et leurs moments de partage et d'amitié. 


 

Voici une BD étonnante...

Cette BD est avant tout, un témoignage social, qui atteste de la façon de vivre d'une époque et donc, nous donne une image précise de la société parisienne à la fin du XIXe, dans le milieu artistique. 

Grâce à ce témoignage, l'auteur développe des sujets encore d'actualité comme en particulier, la place de la femme dans la société et la suprématie des hommes dans la vie quotidienne et professionnelle. Elle aborde aussi la question de l'art et de son importance dans notre vie. 

 

Chaque case est entièrement réalisée à la gouache... 

Le lecteur revit en couleurs ces années qui ont suivi les événements de la Commune de Paris où tous les espoirs étaient permis pour recommencer à vivre, surtout au sein de la capitale, car bien sûr dans les campagnes, c'était différent.

L'auteur sait particulièrement bien croquer les visages et les attitudes, et nous faire partager les émotions de ses héroïnes. Tous les personnages sont très expressifs et vivants, mais c'est également une BD très sensuelle...

 

Ce tome est le premier volet d'une tétralogie que je lirai, c'est sûr, pas forcément pour l'histoire elle-même, qui est simple, mais bien pour les illustrations qui sont de véritables tableaux en miniature. 
 

Nadja, l'auteur et l'illustratrice, est née au Liban. Je l'ai connu en littérature jeunesse pour ses albums superbement illustrés, comme "Chien bleu", qui  fascinent toujours autant les enfants mais dérangent beaucoup certains parents. 

Les avis des internautes sont donc très partagés : on aime ou pas Nadja, ce qui fait que chacun est invité à donner son propre ressenti. 

Pour moi, c'est clair que j'aime !

Certaines planches sont magnifiques, d'autres me touchent moins ou différemment, mais c'est ainsi pour toutes les œuvres d'art ou les romans, je trouve...

A lire dès le lycée et à réserver, bien sûr, aux fans de bandes dessinées, aux amoureux de Paris et aux artistes.

 

Certaines femmes sont si ennuyeuses... qu'elles semblent avoir pour mission de précipiter les hommes dans les bras de celles qui vont les faire souffrir.

C'est peut-être ça, être écrivain...formuler tout ce que l'on pense sans faire attention aux sentiments des autres...

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 06:31

 

Je vois de là certaines d'entre vous se dire. "Ah ça y est Manou se (re)met à bricoler" !

Mais non, en fait vous avez tout faux. Je n'ai pas du tout le temps de m'y remettre...surtout en ce moment. 

Je vais tout simplement vous faire partager mes blogs amis pour mettre à l'honneur les bricoleuses, expertes ou novices, mais toutes aussi créatrices, minutieuses, imaginatives les unes que les autres...

 

J'espère vous donner envie de sortir ou ressortir vos aiguilles à tricoter, votre crochet, votre machine à coudre, et vos ciseaux...d'aller chiner, de fréquenter les puces de couturières, de rechercher de jolis papiers et pourquoi pas de montrer un jour vos productions sur votre blog.

 

Si vous avez le temps de leur rendre visite, vous verrez qu'elles sont toutes de grandes artistes ! En tous les cas, toutes me ravissent et c'est avec un grand plaisir que je vais voir, le plus régulièrement possible, leurs créations...

 

 

Sur son blog "Mon arbre aux violettes", Christine vous fera découvrir entre deux voyages, ses créations en couture, toutes emplies d'amour...et ses poteries. 

Je vous mets le lien vers ses pages "poterie". 

 

Écureuil bleu que beaucoup d'entre vous connaisse, vous propose d'apprendre à faire des petits animaux et autres sujets en origami modulaire...

Par ailleurs, elle manie aussi tricot et crochet et vous propose ses réalisations ICI

 

Nell que vous connaissez également, sait aussi bien coudre que crocheter ou autres travaux de création, entre deux visites et deux recettes. Vous pouvez visiter ses pages "couture" ci-dessous...

 

Victoria-Lynn est non seulement une excellente photographe, mais en plus elle aime les chats, je sais bien que c'est pas le sujet mais bon j'ai bien le droit de le dire ! Elle crochète, brode ou coud selon ses envies entre autres passions...car je ne vous dis pas tout !

 

 

Et en partant de chez Victoria, vous pouvez rendre également visite à Michelle qu'elle affectionne tout particulièrement (elle vous dira pourquoi). Michelle habille des poupées et les envoie ensuite dans les hôpitaux ou orphelinats.

Une belle action que je tenais à mettre en avant, d'autant plus que si vous triez vos placards ou désirez participer, vous pouvez lui envoyer des colis (laines, rubans, poupées...).  

 

Florence vous invite à chiner et à rénover vos trouvailles comme elle sait si bien le faire. Son habileté et sa créativité donnent vraiment envie de s'y mettre...

(cliquez sur les prénoms pour voir les blogs)

 

Monique fait de jolies cartes, pour noël ou d'autres fêtes comme des anniversaires par exemple...

 

Laure est une fée mais ça nous le savions déjà 

 

Jojo vous présente une foule de liens et plein d'idées... et je l'ai déjà mise récemment à l'honneur côté cuisine.

Il suffit de choisir dans la colonne de droite de son blog : patch, broderie, couture ou autres bricolages...

 

Josy vous parle de patchwork, Mary brode ou bricole et Danielle a décidé d'habiller son cerisier pour l'hiver avec une belle écharpe multicolore. Elle a raison il va faire froid...

 

Sigrid elle, préfère s'adonner à la dentelle aux fuseaux, ce qui n'est pas si facile...

 

Et je ne peux terminer la présentation de ces créatrices hors pair, sans vous parler de Maryline : elle partage ses créations toute l'année pour notre plus grand plaisir. 

Ses adorables personnages en papier, vous feront revivre les contes de votre enfance. Je vous invite à aller rêver sur son joli blog, et admirer sa patience, son habileté et son imagination, tout en redevenant "petit" pour un bref instant, c'est ça aussi la magie de noël, savoir garder notre coeur d'enfant ! 

 

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 06:55
Thebookedition.com, 2017

Thebookedition.com, 2017

Un beau matin...
Ou peut-être une nuit, qui sait ?
Une "idée" est partie en voyage...

Extrait du poème introductif d'Eglantine-Lilas, "Une idée, un livre" p.4

 

Cela fait un mois exactement que je vous ai parlé de cette anthologie parue aux éditions thebookedition.com.

La souscription est terminée et a déjà permis de faire un bilan très positif dont vous trouverez les détails sur le site des Anthologies éphémères ICI.

Mais l'opération continue en direct sur le site de l'éditeur et une version numérique existe aussi pour les fans. 

 

J'ai reçu cette anthologie il y a quelques jours à peine, et depuis je picore ici ou là les écrits avec un grand plaisir. Les écrits sont variés : certains m'ont fait rire, d'autres m'ont ému, tous m'ont fait rêver !

 

Voici aujourd'hui une petite sélection pour vous donner l'eau à la bouche si je puis dire...car elle est autour du thème de l'eau !

N'y voyez aucun favoritisme de ma part...

D'ailleurs certaines personnes citées sont pour moi de parfaites inconnues et je compte bien aller leur rendre visite pour faire leur connaissance.

J'espère surtout que les extraits choisis vous plairont et vous donneront envie de faire de même.

Vous trouverez les liens vers les blogs ou sites de auteurs en cliquant tout simplement sur leur nom. 

 

Tout d'abord, un coup de coeur pour moi...ce poème que je publie ici sans autorisation de l'auteur... mais je ne pense pas que Balaline, que je ne connais pas encore, m'en tienne rigueur, car je viens de voir qu'elle a déjà publié son texte, ainsi que l'illustration, sur son blog...

 

 

 

 

 

 

Fanfan crée le suspense en nous emmenant sur la barque de deux pêcheurs, et vous ne saurez qu'à la fin qui est le narrateur de l'histoire...

...j'ai toujours rêvé de faire de beaux voyages, sur de grands navires. Faire le tour du monde, visiter les îles, tutoyer les beaux poissons bariolés. Je ne craignais rien pas même les requins...

Extrait du texte de Fanfan "Marine" p. 231

 

Eglantine-Lilas nous offre un conte intitulé "La cruche"...dans lequel une cruche, désespérée parce qu'on ne la regarde jamais, décide de profiter d'une nuit sans lune...pour se sauver.

Seulement voilà, comment faire lorsqu'on est pas plus bête qu'une autre, mais qu'on est quand même une cruche ?

Extrait du texte d'Eglantine-Lilas "La cruche" p. 24

 

Cathycat nous raconte l'histoire d'une petite goutte d'eau qui un jour d'orage atterrit dans un joli jardin, au milieu des fleurs...

Ploc, ploc, ploc, ploc...
S'égrainent des gouttes sur un rythme de métronome. Une gouttière fuit quelque part.
Ploc, ploc, ploc, Blob.

Extrait du texte de Cathycat "Petite goutte" p.173

 

Certains jettent des bouteilles à la mer...comme nous le raconte Martine.

Quand la mer était calme, ça allait à peu près, mais je ne vous dis pas lorsqu'il y avait la tempête, je me suis fait des montées et des descentes d'enfer.

Extrait du texte de Martine "D'une plage à l'autre" p. 227

 

Il est aussi question de bateaux chez Josette...

Quand ils se croisaient
Les bateaux se racontaient
Leurs traversées leurs tempêtes
Et ce que leur apprenaient les mouettes...

Extrait du poème de Josette " Le petit bateau" p.66

 

Et de plages...

Vous pourrez faire quelques pas sur le sable avec Carole Chollet, et y laisser votre trace...

Trace que tout efface. Trace de vie qui va
...
Extrait du poème de Carole Chollet "Des pas sur le sable"

 

Et Océane, 13 ans, vous raconte une jolie légende...dans laquelle vous apprendrez, qui a rencontré la princesse Jade, lorsqu'elle s'est aventurée hors du palais.  

Quoi !
Vous n'avez jamais entendu parler du "lac de la princesse Jade" ?
Laissez-moi vous raconter la légende...

Extrait du texte d'Océane "Le lac de la princesse Jade" p.16

 

Les illustrations ne sont pas en reste : dessins, aquarelles, photographies mais ce sera l'objet d'un prochain article. Car je ne compte pas en rester là ! 

 

Comme je vous l'ai déjà dit, les auteurs se sont livrés avec leur cœur pour que ce projet aboutisse...et c'est ce qui compte.

A plusieurs, on est plus fort et on va plus loin ! 

 

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 05:56
Albin Michel, 2016

Albin Michel, 2016

J'ai renié Dieu depuis longtemps, je le maudis chaque jour de ma vie et je le maudirai jusqu'à mon dernier souffle. Car malgré les cathédrales qu'on lui a construites, malgré les millions de prières qu'on lui adresse, il ne s'intéresse pas aux hommes, en réalité, il n'est qu'un impuissant, un dieu de pacotille. Peut-être que Vincent l'a entrevu, mais je ne le crois pas. Vincent a peint ce monde de façon bien plus belle que lui ne l'a créé.

Ce que je vois n’est ni banal ni paisible, ce sont les blés et les arbres qui vibrent comme s’ils étaient vivants et passionnés de vivre, avec le vent qui les bouleverse, le jaune qui s’agite de partout et le vert qui tremble...

 

A la fin du XIXe siècle, à Auvers-sur-Oise, le Docteur Gachet élève seul ses enfants, depuis le décès de sa femme.

Selon les principes de l'époque, il envoie Paul en pension dans une prestigieuse école, tandis que Marguerite, sa fille aînée qui vient pourtant d'obtenir le baccalauréat, est promise au fils d'un riche pharmacien de la ville qui doit reprendre les affaires  de son père.

Marguerite ne veut pas se marier mais son père ne lui demande pas son avis.  Elle rêve de devenir peintre, mais il lui est impossible d'entrer aux Beaux-Arts car  aucune fille ne peut s'y inscrire.

 

Elle étouffe dans cette famille dénuée d'amour, sa mère étant décédée alors qu'elle n'était qu'une enfant, personne ne peut intercéder en sa faveur et elle, qui a l'esprit ouvert, rêve de s'affranchir des convenances et de choisir sa destinée. Alors elle décide qu'elle partira en Amérique. 

Mais l'époque n'est pas favorable à l'émancipation des filles, et son père a sur elle une grande emprise psychologique qui ne fait qu'accentuer son désir de liberté. 

 

C'est alors qu'elle croise Van Gogh. Il a 37 ans. Nous sommes en 1890 : il vient d'arriver dans la ville pour consulter le Docteur Gachet, suivant ainsi les conseils de son frère Théo. Il sort de dépression et redoute les rechutes de sa maladie. Il s'installe à l'auberge de la ville et, il peint.

 

Marguerite est aussitôt subjuguée par la beauté de ses œuvres.

Que lui importe que Van Gogh ne soit pas connu et qu'il soit même critiqué par ses pairs. Il peint un tableau par jour et ne se satisfait jamais de ses créations. Marguerite admire les couleurs que les autres détestent. Elle se moque que ses dessins ne reflètent pas le réel mais ce qu'il ressent...et aimerait arriver un jour à faire de même. 

Elle le suit partout et lui voue une admiration sans borne tandis que peu à peu, elle tombe amoureuse de lui. 

Marguerite ignore alors qu'elle sera son dernier amour.

 

La peinture ne s'apprend pas, les leçons ne servent à rien !
N'aie pas peur de te mettre en danger, de te casser la figure et de souffrir. Trouve ton chemin seule, tu n'as besoin de personne pour être peintre, regarde ce que tu as devant toi, ferme les paupières, et peins ce que tu vois à l'intérieur de toi. Et si tu ne vois rien, s'il n'y a rien, arrête de peindre.

 

Jean-Michel Guenassia nous révèle dans ce roman une version surprenante des derniers jours de la vie du peintre. Dans sa postface, il précise qu'il s'est inspiré des recherches et des découvertes plus ou moins récentes pour réécrire sa fin tragique.

Le grand intérêt du roman est en effet d'être étayé de documents, d'articles de presse qui sont de véritables leçons d'histoire car reproduits tels quels, de lettres de Vincent à son frère Théo dont j'avais lu il y a très longtemps la correspondance, bien avant d'avoir ce blog. 

L'auteur réinterprète donc à sa façon et éclaire d'un jour nouveau, les documents de l'époque et les circonstances supposées de la mort du peintre. Cette version des faits a le mérite de permettre au lecteur de s'interroger...

 

Certains des personnages ont réellement existé et tout le monde sait que le peintre est décédé d'une blessure par balle. 

Mais Van Gogh, qui avait plein de projets en tête, s'est-il réellement suicidé ? Des doutes sur son suicide ont été émis dès le début du XXe siècle.

Si ce n'est pas un suicide, qui lui a alors tiré dessus ?

Pourquoi ne l'a-t-on pas transporté à l'hôpital ?

Autant de questions qui trouvent des réponses possibles dans ce roman...

 

C'est Marguerite, maintenant âgée, qui raconte son histoire d'amour avec le peintre. Le fait qu'elle emploie le "je" comme si elle nous offrait ses confidences, renforcent l'impression de véracité et donne le ton du roman. 

Le chemin de Van Gogh a-t-il réellement croisé celui de Marguerite, lors de son séjour à Auvers-sur-Oise  ? Nul ne le sait...et il ne parle pas de cette idylle dans ses lettres à Théo. Tout ce que nous savons c'est qu'elle est par deux fois présente dans ses tableaux. Mais peut-être Van Gogh a-t-il voulu simplement faire plaisir au Docteur Gachet qui le recevait,  en faisant le portrait de sa fille...

 

Le Docteur Gachet, présenté comme l'ami des impressionnistes, l'était-il vraiment ? Lui qui fréquentait les milieux artistiques parisiens, qui invitait de nombreux peintres à venir dans son atelier, installé dans le grenier de sa maison et qui devint l'ami de Pissarro, de Renoir, de Monet, de Cézanne, et de Van Gogh était-il un faussaire comme certains l'ont supposé ?

Quoi qu'il en soit à la fin de sa vie, il possédait une incroyable collection de tableaux offerts par ses amis, en échange de ses soins. 

 

Si je n'ai pas trouvé l'idylle entre Marguerite et Van Gogh d'un quelconque intérêt, j'ai par contre adoré, les moments où l'art prend toute la place, où Marguerite découvre la peinture de Van Gogh et nous la décrit.  Ces passages sont magnifiques et très poétiques. C'est si réaliste que je voyais sans peine le peintre choisir ses couleurs, assis là,  au bord du champ de blé ou de la rivière...

Ce roman reste donc avant tout, un superbe portait de Van Gogh, peintre décrié en son temps mais devenu un de nos plus grands artistes contemporains. Un peintre qui n'était pas fou et qui nous a laissé une oeuvre extraordinaire.

C'est pour toutes ces raisons que ce livre est à découvrir, si vous aimez Van Gogh...

 

Un jour, ce journal sera découvert, et cette histoire sera révélée. Pour qu'elle reste secrète, comme elle l'a été jusqu'à ce jour, il aurait fallu que je brûle ce carnet, mais je ne peux m'y résoudre, car il constitue l'unique lien qui me relie à lui et, dans ces pages, je peux relire notre histoire et retrouver ma jeunesse.

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 05:56
L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

 

A côté de l'église Notre-Dame des Sablons, dont je vous ai parlé hier, la ville d'Aigues-Mortes conserve à l'intérieur de ses remparts, trois autres édifices religieux.

 

La Chapelle des Pénitents blancs et celle des Pénitents gris, que je n'ai pas visité bien qu'elles contiennent toutes deux des oeuvres incontournables et la Chapelle des Capucins, davantage connue des visiteurs car située sur la place centrale de la cité, la place Saint-Louis, dont je vous ai déjà parlé. 

 

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

 

 

Lorsque nous avons pénétré dans cette chapelle, construite au XVIIe siècle entre 1634 et 1677, nous ne savions pas qu'elle servait aujourd'hui de lieu d'exposition culturelle. 

Au-dessus de la porte d'entrée, un vitrail représente Saint-Michel. 


 

Vitrail représentant Saint -Michel

Vitrail représentant Saint -Michel

 

En juin,  lorsque nous avons visité la cité d'Aigues-Mortes,  il y avait une exposition de deux artistes : les peintures de Aline Jansen et les sculptures en marbre, travaillés en taille directe, de Herrel. 

Une exposition se tenait dans les locaux

Une exposition se tenait dans les locaux

 

Voici quelques-unes des peintures d'Aline Jansen.

N'oubliez pas de cliquer sur les liens pour découvrir le site des artistes et sur une photo pour les faire défiler en grand format. 

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

 

Voici quelques-unes des sculptures de Herrel...

Quelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel

Quelques-unes de sculptures de Herrel

 

L'intérieur de la chapelle montre une jolie charpente, et, en plus de celui de l'entrée, on peut observer, jouant avec les rayons du soleil, deux autres vitraux anciens dont celui de Notre-Dame des Sablons, que vous avez pu observer ici ou là, sur certaines photos précédemment.

Les deux vitraux encadrent une porte vitrée donnant sur un jardin intérieur. 

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

 

Enfin on trouve à l'intérieur, depuis peu, le tombeau des Porcelets...avec son blason taillé dans la pierre. 

Ce tombeau, dont la dalle en forme de toit pèse 1 tonne cinq et mesure, 2 m26 x 1 m15, avait été découvert en 1835, lors de fouilles entreprises pour détourner le Vidourle, dans un secteur d'Aigues-Mortes appelé "la terre des tombes"...

 

On appelle aussi ce tombeau le "sarcophage du croisé". La famille Porcelet, en effet, (ou Porcellets) était une famille noble originaire de la ville d'Arles. En l'an 1000, Bertrand de Porcelet participa à la première croisade.

Est-ce son tombeau ? Personne ne peut l'affirmer ! 

 

Le sarcophage avait été donné à la ville de Nîmes par la Compagnie des Salins du midi en 1910. Le sarcophage était donc conservé dans les réserves du musée Archéologique de Nîmes.

Sa mise en place dans la chapelle est tout à fait récent. En effet le tombeau a rejoint sa ville d'origine en 2015 seulement... 

 

Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets

Le tombeau des Porcelets

 

Oublié le temps où cette chapelle servait d'entrepôt (à partir de 1791), puis de halle aux poissons, avant d'être utilisée comme marché couvert !

Voilà un lieu qui a bien changé...vous ne trouvez pas ?

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 07:36
Chagall, songes d'une nuit d'été / Carrières de Lumières des Baux-de-Provence (1)

 

L'exposition permanente...

 

Cette année, les Carrières de Lumières offrent encore une fois un magnifique spectacle...intitulé "Chagall, songes d'une nuit d'été". Cette exposition réalisée par Gianfranci Iannuzzi, Renato Gatto, et Massimiliano Siccardi propose un voyage à travers les grandes étapes de la création de Marc Chagall (1887-1985).

Il était temps que j'aille la voir car elle se termine début janvier !

 

L'entrée de la salle de spectacles

L'entrée de la salle de spectacles


 

En 12 séquences, cette exposition nous présente les oeuvres, mais aussi la vie de cet immense artiste d'origine russe. 

On y retrouve les thèmes chers à l'artiste comme l'amour, la famille, les racines, le cirque, la guerre mais aussi des collages, des vitraux, des mosaïques. 

 

Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net
Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net
Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net
Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net
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Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net

Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net

 

Le visiteur est libre dans l'enceinte des carrières, il peut aller où il veut, s'asseoir ou se déplacer pour choisir sa propre perspective et rester autant de temps qu'il le désire. C'est la magie de ce spectacle qui s'étend sur les 5 000 m2 de surface disponible...

 

Cent vidéoprojecteurs et 25 enceintes sont utilisés. 

Le spectateur découvre les oeuvres uniquement par l'image. Rien n'est expliqué ni sous-titré. C'est une immersion totale au coeur des tableaux du grand maître.

La bande-son répond comme un écho aux oeuvres de Chagall, ou aux moments de sa vie projetés sur les murs. C'est le pianiste Mikhaïl Rudy, ami de Chagall qui a conseillé les réalisateurs.

 

Par moment, j'ai presque attrapé le tournis surtout lorsqu'on arrive de l'extérieur. Quand on se déplace, on a l'impression d'être sur un bateau...

Les tableaux tournent dans un sens sur les murs, puis sur un autre mur un peu plus loin, ça défile vers le haut, et au sol une grande fresque tourne aussi à nos pieds.

Le spectateur ne sait plus où regarder. Mais n'ayez crainte, vous verrez tout...

C'est féerique et indescriptible ! 


 

Visite courte !

Visite plus complète...

 

Entre deux projections du spectacle sur Chagall, un court métrage intitulé "Au pays d'Alice, hommage à Lewis Carroll" est proposé au public. Il ne dure que 8 minutes...

 

Mais quelles minutes !

 

Au pays d'Alice...
Au pays d'Alice...Au pays d'Alice...

Au pays d'Alice...

 

Le spectacle nous fait entrer dans l'univers d'Alice au pays des merveilles.

Il fallait le voir pour y croire...des petits enfants présents sur les lieux couraient dans le noir pour tenter d'attraper le lapin blanc démultiplié à l'infini sur les parois. Trop drôle ! 

 

 

Une belle plongée dans l'enfance, le rêve et l'imaginaire....

 

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 07:13
Affiche de l'exposition

Affiche de l'exposition

 

Chaque année, une exposition internationale d'aquarelle est organisée par un des pays membres de l'ECWS (European Confederation of Watercolor Societies / Confédération Européenne des Sociétés d'Aquarelle).

Cette année, l'exposition a été organisée en Avignon, une des villes incontournables de Provence, par la SFA, la Société Française d'Aquarelle, créée il y a maintenant 13 ans.

L'exposition a ouvert ses portes le 17 novembre dernier et se terminera demain dimanche 11 décembre. Il ne vous reste donc plus que ce week-end pour aller la voir...

Habitant tout près (ou presque !) je ne pouvais pas ne pas y aller...car la prochaine exposition aura lieu en France dans 14 ans environ, vers 2030 ! 

 

Cette exposition a été installée dans le superbe Cloître Saint-Louis, sur les trois niveaux...une idéale mise en valeur des aquarellistes et de leurs oeuvres. 

Je vous raconterai bientôt l'histoire de ce lieu magique qui est aujourd'hui devenu un lieu culturel de la ville, ainsi qu'un hôtel pour les touristes...

 

 

Le cloître Saint-Louis

Le cloître Saint-Louis

 

L'exposition a permis de réunir 250 oeuvres inédites de 250 artistes provenant de plusieurs sociétés d'aquarelle. Les artistes viennent de douze pays différents : Belgique, Italie, Danemark, Finlande, Islande, Norvège, Suède, Espagne, Pologne, Estonie, Allemagne et France.

Un livre d'art, vendu sur place, rassemble la totalité des oeuvres exposées. 

Bien sûr les photographies n'étaient pas autorisées à l'intérieur comme nous le signalait le logo suivant...

 

Exposition de 208 aquarellistes européens à Avignon (84)

 

Nous avons eu la chance de croiser une des aquarellistes françaises, présente sur les lieux mercredi après-midi...

Il s'agit de Dominique Gioan.

Vous pouvez avoir davantage de renseignements sur cette artiste, vivant actuellement à Montpellier, en cliquant sur son nom, ou bien sur sa page facebook ICI

Nous l'avons vu réaliser une superbe porte ancienne et, c'était très intéressant pour moi qui aime bien les photographier, de voir comment elle arrivait à créer les différents effets visibles sur du vieux bois...

Voici le tableau qu'elle a exposé à Avignon. Elle nous a expliqué qu'elle était tombée sous le charme d'un atelier de ferronnier, proche de son domicile, chez qui elle avait réalisé plusieurs de ces aquarelles...

 

Voici le tableau exposé

Voici le tableau exposé

 

Étaient aussi exposées et mises à l'honneur à cette occasion, les oeuvres de l'artiste avignonnais, Louis Montagné (1878-1960), le fondateur du Salon du dessin et de la peinture à l'eau. Il avait été directeur de l'Ecole des Beaux-Arts de la ville. Nous avons pu découvrir quelques-unes de ces oeuvres et en particulier des lithographies des rues, ou des lieux connus de la ville, prêtées par sa famille.  

 

La cour d'honneur du Musée Calvet (aquarelle et fusain)

La cour d'honneur du Musée Calvet (aquarelle et fusain)

 

Enfin, un symposium a eu lieu du 16 au 20 novembre et a permis des échanges entres les 163 artistes venus des différents pays, mais aussi, au public, de découvrir les peintres dans des lieux mythiques de la région, comme les carrières d'ocre (ce que j'ai su trop tard pour y aller alors que ce n'est pas très loin de chez moi non plus), ou tout simplement dans les rues d'Avignon. Vous pouvez avoir une idée de ce qui a été réalisé pendant ces jours-là en visionnant la vidéo ci-dessous. 

Certains des aquarellistes francophones y présentent leurs oeuvres...

N'hésitez pas à la visualiser jusqu'au bout...vous aurez ainsi une idée de ce que je n'ai pas pu vous photographier ! 

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 07:20
Photo de couverture Chrysis, à 15 ans !

Photo de couverture Chrysis, à 15 ans !

Il arrive très rarement, qu'on ait la chance et le bonheur de vivre un grand amour au cours de sa vie. Il arrive, encore plus rarement, que cet amour survive, perdure jusqu'à ce que la mort sépare ceux qui s'aiment...

 

 

L'auteur mélange ici réalité et fiction pour nous conter une belle histoire d'amour à partir d'un tableau français qu'il a acheté en 2007 chez un antiquaire de Nice, pour l'offrir à sa compagne, gravement malade et qui mourra quelques mois plus tard.

L'oeuvre intitulée "Orgie" (1928) est un tableau fascinant qui a été peint par une très jeune artiste qui a réellement existé, Chrysis Jungbluth, dont le nom et les oeuvres sont tombés dans l'oubli. Sur le tableau, on peut voir un groupe d'hommes et de femmes de toutes couleurs, quasiment nus, trinquant dans la joie au bonheur de vivre. Chrysis elle-même s'est représentée dans un coin du tableau. 

Après s'être documenté sérieusement sur elle, l'auteur se laisse aller à imaginer sa vie d'artiste, ses rencontres, son attitude durant les années folles et l'évolution personnelle qui a été la sienne avant la réalisation de cette oeuvre d'art qui lui a permis d'être reconnue en tant que peintre, à une époque où les femmes ne comptaient pas en tant qu'artiste.

Ce livre est aussi un bel hommage d'amour à celle qui partagea sa vie et à cette période de l'Histoire moderne comprenant la Grande Guerre et les Années folles...

 

Voilà le lecteur plongé, dès le début du roman, au tout début du XXème siècle, au moment précis où un jeune américain, Bogey Lambert, quitte son ranch natal pour aller combattre les allemands et rejoindre l'armée française. Il est jeune, c'est un boxeur et excellent tireur, et il vient de découvrir qu'il avait des ancêtres français. Ses parents n'ont que lui car il est fils unique mais vont le laisser partir. Il traverse sur Crazy Horse, son cheval, la totalité du continent américain pour se rendre à New York, où il va attendre pendant des mois pour réaliser son rêve, qu'un bateau français lui permette d'embarquer pour l'Europe...

 

Au même moment ou presque, Gabrielle quitte avec ses parents ses Vosges natales. Son père est colonel et est parti au front. Depuis sa plus tendre enfance, à chacun de ses retours auprès des siens,  il initie sa fille à la peinture...

C'est à la fin de la guerre qu'il va lui conter, alors qu'elle est une toute jeune adolescente, la légende qui entoure le "courrier cow-boy",  un soldat pas comme les autres, courageux et téméraire, entré dans la Légion étrangère, qui, sur son cheval a amené durant toute la guerre les informations  importantes d'un endroit à l'autre, sans jamais avoir peur des lignes ennemies, mais qui un jour a mystérieusement disparu...

 

Nos hommes se mirent à l'acclamer tandis qu'il traversait le no man's land, poursuivit mon père. De temps en temps, ils disparaissaient, son cheval et lui, dans les nuages de fumée et de terre soulevés par les explosions des tirs d'artillerie tout autour d'eux, mais ils réapparaissaient tout de suite après, comme par miracle.

 

Gabrielle est une adolescence fantasque et souvent difficile. Elle aime par-dessus tout la liberté et rêve à un avenir où la femme aurait toute sa place.

Suite à la lecture d'Aphrodite, une lecture interdite à l'époque, mais découverte en secret dans la bibliothèque familiale, elle décide de se faire appeler Chrysis.

Ce soir-là, Gabrielle connu une nouvelle naissance, sous le nom de Chrysis, et comme une affirmation constamment réitérée de sa libération, elle choisit d'adopter ce nom. Tout le reste de sa longue vie, elle signerait toutes ses oeuvres Chrysis Jungbluth, même ses travaux à l'atelier, malgré la désapprobation manifeste du professeur Humbert, qui savait l'origine de ce nom.

 

Elle vit désormais à Paris et elle est subjuguée par la ville et surtout "le village", c'est-à-dire Montparnasse, avec ses écrivains, ses artistes en tout genre et le vent de renouveau de l'après-guerre...Il faut dire qu'elle n'a que 18 ans et découvre à peine la vie.

Elle a réussi à entrer à l'Atelier de Peinture des élèves femmes de l'Ecole des Beaux-arts (seule école d'art ouverte aux femmes à l'époque) et travaille sous la direction de Jacques Ferdinand Humbert, un professeur exigeant et malcommode dont les colères sont mémorables, qui remet à sa place cette jeune fille arrogante mais, il va s'en apercevoir très vite, si douée et passionnée. 

Elle étudie sérieusement la peinture mais va mener une double vie et bousculer les a-priori de sa famille  quand elle découvre par hasard, la vie nocturne.

 

Mais voilà que le hasard met sur sa route Bogey Lambert, le "cow-boy" revenu de l'enfer après 8 ans passé dans un hôpital quelque part en Grande-Bretagne...et qui traîne son ennui et sa déprime dans les bars de la ville où il s'installe en journée pour tenter de mettre de l'ordre dans sa mémoire et écrire ses souvenirs. Elle croque son portrait sans qu'il la voit et va être irrémédiablement attirée par ce jeune homme si mystérieux qui semble ne pas la voir...

Alors que Chrysis se met à travailler dans une maison close, pour y effectuer des croquis érotiques mais aussi y découvrir les joies de sexualité, elle y retrouve Bogey, qui lui y assure la sécurité toutes les nuits.

 

Tous deux vont apprendre à se connaître et vivre une folle passion...

 

Le monde lui paraissait encore merveilleux, riche d'aventures, de promesses et d'espoirs infinis, plein de couleurs, de sensualité, de lumière et de rires, et c'était cela qu'elle voulait saisir dans ses peintures.


 

J'avais énormément aimé la lecture de "Mille femmes blanches", du même auteur,  bien avant d'avoir ce blog. D'ailleurs maintenant que la suite intitulée "La vengeance des mères" vient de sortir, il faudrait que je le relise peut-être...

 

Voilà deux époques qui s'entrecroisent, celle de la guerre de 14-18, de la vie quotidienne des poilus et de leurs souffrances, du deuil des familles et du désastre dans lequel cette guerre a plongé le pays, et celle du Paris d'après-guerre, des années folles légères et pleines de vie, où artistes, marginaux, bohèmes se cherchent une raison de vivre dans une ambiance unique de plaisir sans tabou.  

Les chapitres alternent, s'entremêlent...la vie des personnages est d'abord décrite en parallèle, puis les vies de nos deux héros se rejoignent pour quelques chapitres très forts. 

Bogey Lambert est un cow-boy très attachant dont la candeur nous émeut et qui nous apparaît aussitôt sympathique. 

 

Comme toujours, Jim Fergus ne se contente pas de nous conter une histoire...

J'ai été charmée dès les premières lignes par le souffle romanesque de ce roman et je me suis laissée emportée par ces deux héros, si fragiles et volontaires à la fois, si démunis face à la vie, mais qui sauront le temps de leur rencontre, se découvrir, se soutenir, panser leurs plaies pour rebondir, enfin libres, vers l'avenir qui les attend...

 

Ce roman est en fait un hymne à l'amour, à la liberté de penser, à l'émancipation des femmes...et ce conteur fabuleux qu'est l'auteur, nous dévoile encore une fois ici son immense talent et sa capacité à nous faire entrer dans l'Histoire avec un grand H.

 

Cette lecture est pour moi aussi un hommage à tous les poilus, à mes grands-pères qui sont revenus de la Grande Guerre, meurtris mais pleins de courage pour continuer à avancer et sans qui je ne serais pas là...

Je me suis promis de lire chaque année un roman sur ce sujet au moment de la commémoration du 11 novembre. Je sais que cela peut paraître idiot, mais c'est aussi une façon de ne pas oublier ce qu'ils ont vécu...

 

Ces deux dernières années, il avait écrit de nombreuses lettres à sa famille, mais de plus en plus, à mesure que la guerre se prolongeait et que les destructions s'étendaient, les mots commençaient à lui manquer. Il avait fini par en conclure que les combats ne pouvaient être évoqués par de simples vocables, que la guerre pouvait seulement être décrite par le grondement assourdissant des obus qu'on largue, le vrombissement de l'artillerie qui approche, le fracas des explosions et le crépitement des tirs de mitrailleuses, accompagnés du refrain incessant qui rythmait ces sons élémentaires du carnage, les hurlements des soldats blessés ou à l'agonie.

 

Vous trouverez ci-dessous une bibliographie (non exhaustive) sur la Première Guerre Mondiale et deux romans très forts et qui m'ont beaucoup marqué, parmi mes lectures passées...

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 06:20
Une étrange découverte

Une étrange découverte

 

La semaine dernière je vous ai parlé d'une belle balade que j'avais fait avec une amie, un dimanche du mois de septembre, à la forêt des Cèdres dans le Luberon.

En nous promenant sur le plateau, nous avons fait une étrange découverte : trois figurines accrochées dans les arbres se balançaient devant nous...

En fait, une fois notre surprise passée, nous avons bien vu qu'elles dansaient véritablement dans les arbres.

Elles sont réalisées entièrement en fleur de laurier rose et de genêts collées sur un support de bois fin et bien sûr avec l'été les couleurs se sont fanées. 

Voilà à quoi elles ressemblaient au début de l'été !

 

Photo copiée à partir du site de l'artiste

Photo copiée à partir du site de l'artiste

 

Nous les avons donc regardé en détails, avant de repartir nous promener sur le chemin...

Les trois figurines vues de près
Les trois figurines vues de près
Les trois figurines vues de près

Les trois figurines vues de près

 

A côté pendait une pancarte nous donnant le nom de l'artiste... 

Arrivées à la maison, nous avons immédiatement cherché qui était l'auteur de cette oeuvre de Land'art. 

J'ai appris que ce tableau s'appelait "Danse dans le rêve d'un cèdre"

 

Les références de l'artiste écrites sur un bout de papier accroché dans l'arbre

Les références de l'artiste écrites sur un bout de papier accroché dans l'arbre

 

L'artiste s'appelle Adrien Riegel. C'est un autodidacte. Il s'inspire des beautés de la nature et de son imagination pour créer des tableaux surprenants.

Une de ses spécialités est aussi de reproduire les "crop circles", ces sortes de dessins géométriques qui apparaissent spontanément dans les champs de céréales en Grande-Bretagne et dont on ne s'explique pas l'origine. Il les reproduit en utilisant divers matériaux, comme le cuir, l'argile et tout ce qu'il trouve dans la nature...

Pour en savoir plus sur lui, vous pouvez aller lire sa biographie et voir ses œuvres en cliquant sur le lien ci-dessous. 

 

 

Il a réalisé cette oeuvre, dans la forêt des Cèdres du Luberon, à l'occasion du Festival artistique organisé par Armonid, une association vauclusienne.

Ce festival qui s'appelle "Rêves de cèdres" a lieu tous les ans à la fin du mois de juin, depuis 4 ans déjà. Il était temps que j'apprenne son existence...Il est d'ailleurs regrettable que les informations ne franchissent pas la Durance qui sépare nos deux départements. C'est très fréquemment le cas !

Lors du festival, les artistes et le public se rencontrent au cœur de la forêt : funambules, conteurs, musiciens, créateurs d’œuvres d'art en plein air avec des écorces, des feuilles, des fleurs et des branches...pour le plus grand plaisir du public qui se balade dans la forêt le nez en l'air, ce qu'on ne fait jamais puisqu'en principe, nous regardons plutôt où nous mettons les pieds !

 

Les arbres ne sont pas le décor des artistes, ce sont les artistes qui s’efforcent à travers leur savoir-faire de magnifier l’arbre qu’ils se sont choisi.

 

J'espère que cette petite balade dans le Land'art vous a plu ! 

Voilà comment sont les arbres à présent que les artistes les ont quitté...

La Forêt des Cèdres

La Forêt des Cèdres

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 06:51
Saules têtards au soleil couchant (1888)

Saules têtards au soleil couchant (1888)

 

Dans les années 1880, alors qu'il séjourne en Arles, Vincent Van Gogh fixe la lumière provençale et utilise dans ses nombreuses toiles, la couleur jaune.

 

Son intention était, après avoir quitté Paris, de ne faire qu'une simple halte dans la ville mais, quand il arrive en Arles en 1888, il est enchanté par la lumière, par la chaleur et par les couleurs, révélées sous le soleil du sud, couleurs qui révolutionneront sa peinture.

 

C'est la raison pour laquelle je ne peux terminer ma dernière participation au #lundisoleil de Bernie, sans vous montrer quelques-unes de ses oeuvres que sans nul doute vous connaissez tous !

 

Les tableaux que Vincent exécute à Arles sont souvent associés à la couleur jaune, laquelle joue un rôle primordial dans sa production à cette période. Il vénère littéralement le jaune du soleil de la Provence, et la teinte soufrée et dorée de sa lumière. Celle-ci inonde le paysage et lui permet de peindre avec les couleurs franches et puissantes qu’il affectionne tant. D’après lui, l’artiste des temps modernes sera un coloriste comme le monde n’en a jamais connu. Professant que la lumière provençale est d’une importance capitale pour une palette moderne, il s’éloigne plus que jamais des gris de sa palette « hollandaise», imprégnée de la lumière du Nord.
Le soleil, qui joue un rôle clé dans tant de ses tableaux peints à Arles, fait bientôt figure de divinité. « Ah, ceux qui ne croient pas au soleil d’ici sont bien impies. »

http://www.fondation-vincentvangogh-arles.org/

 

Quand il s'installe en Arles et décide d'y rester, Vincent Van Gogh loue un petit bâtiment en pleine ville, situé place Lamartine. 

Cette maison très ensoleillée et comportant un étage avec deux pièces, lui plaît beaucoup. Il y installe son atelier. C'est là qu'il peindra la plupart de ses tableaux. Cette maison dont l'extérieur a été peint en jaune, est visible sur de nombreux dessins de l'artiste, ainsi que sur une toile et une aquarelle. 

La Maison Jaune (1888)

La Maison Jaune (1888)

 

 Il aime particulièrement la ville et explore ses alentours. Le soir, il s'installe volontiers à la terrasse d'un café où peu à peu tout le monde le connaît...

"Terrasse du café le soir", Place du forum, Arles (1888)

"Terrasse du café le soir", Place du forum, Arles (1888)

 

Le peintre tombe amoureux de la campagne arlésienne. Il fait de longues promenades et de nombreux croquis. 

Il peint des tableaux où les champs apparaissent à perte de vue, moissonnés ou pas avec en toile de fond la ville d'Arles et un ciel bleu magnifique et parfois... quelques fermes.

La moisson, 1888 [la plaine de la Crau avec l'Abbaye de Montmajour en fond]

La moisson, 1888 [la plaine de la Crau avec l'Abbaye de Montmajour en fond]

1/La méridienne ou La sieste (1890)  ;2 / Champ de blé avec gerbes, 1888; 3/ Ferme en Provence, 1888 ;
1/La méridienne ou La sieste (1890)  ;2 / Champ de blé avec gerbes, 1888; 3/ Ferme en Provence, 1888 ;
1/La méridienne ou La sieste (1890)  ;2 / Champ de blé avec gerbes, 1888; 3/ Ferme en Provence, 1888 ;

1/La méridienne ou La sieste (1890) ;2 / Champ de blé avec gerbes, 1888; 3/ Ferme en Provence, 1888 ;

 

Et bien sûr, il peint ses incontournables tournesols dont le nombre varie d'un tableau à l'autre...

Vase avec douze tournesols 1889

Vase avec douze tournesols 1889

 

Le pont de Langlois est aussi un de ses sujets favori. Comme tous les hollandais, il adore les ponts et les canaux, qui bordent la ville et lui rappellent son pays.

Il est donc particulièrement séduit par une série de 11 ponts construits le long du canal reliant Arles à Port-de-Bouc. Ces ponts-levis, tous détruits lors de la Seconde guerre mondiale étaient des ponts actionnés par des hommes.

 

Celui qui avait sa préférence, était appelé par le nom de l'homme qui le gardait et le faisait fonctionner : il s'appelait le pont Langlois.

Mais Van Gogh comprend le "Pont de l'anglais"... d'où la déformation du nom. 

Le pont appelé aujourd'hui en Arles "Pont Van-Gogh" n’est pas celui peint par l’artiste.

Ce pont, d'ailleurs, n'est pas à son emplacement initial...

Il s'agit du seul des 11 ponts, situé à Fos-sur-mer, qui a réchappé aux bombardements. Il a été démonté en 1959 pour être reconstruit en Arles en 1962, sur le même canal, mais à quelques kilomètres en aval, des paysages fixés par le peintre.

 

 

Le pont de Langlois avec des lavandières, 1888

Le pont de Langlois avec des lavandières, 1888

 

L'artiste aime aussi le vieux moulin...

Le vieux moulin, 1888

Le vieux moulin, 1888

 

Même lors des semailles, il y a encore du jaune au soleil couchant !

 

Le semeur au soleil couchant, 1888

Le semeur au soleil couchant, 1888

 

Ma visite, non exhaustive, des oeuvres jaunes de Van Gogh se termine...

 

Pour info, si la route de vos vacances vous amène vers la ville d'Arles, une exposition intitulée "Van Gogh en Provence : la tradition modernisée" vous permettra de voir quelques oeuvres du peintre à la Fondation Van Gogh jusqu'en septembre...

L'exposition réunit 31 tableaux, tous issus des musées Van Gogh à Amsterdam et Kröller-Müller à Otterlo, dont 29 n'ont jamais été montrés en Arles. 

 

Alors... Bonne visite si vous y allez !

 

Quelques tableaux de Van Gogh pour le dernier #lundisoleil jaune de juin

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