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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 06:24
Le mur des abeilles de Cornillon-ConfouxLe mur des abeilles de Cornillon-Confoux
Le mur des abeilles de Cornillon-Confoux

Le mur des abeilles de Cornillon-Confoux

 

Le mur des abeilles de Cornillon-Confoux (appelé aussi mur à abeilles, brusc ou buc en Provence) est un lieu très pittoresque de balade...

En effet, en plein cœur de la pinède, se trouve un des plus importants apiers de la région ("apié" en provençal) et le deuxième de France, le plus grand mur à abeilles étant celui de Tessy-sur-Vire dans la Manche. 

Le mot "apié" vient du latin "Apicio", qui signifie rucher, vous l'aurez compris ! 

 

On appelle aussi ces murs, des murs à logettes.

Ces murs sont présents dans toute la France...mais c'est cependant en Provence que ces murs sont les plus nombreux et les mieux conservés. Peut-être tout simplement parce que leur usage a été davantage prolongé dans le temps ou parce que situés, plus loin des habitations ?

 

Long de 60 mètres, celui de Cornillon comprend 53 alvéoles, mais en comprenait plus de 200, réparties sur tout le coteau, lors de sa construction. Cette quantité impressionnante d'alvéoles prouve que la région pratiquait déjà une activité commerciale intense autour du miel. 

Presque tous les apiers de la région dateraient du XVIIIe siècle et ont été utilisés comme celui de Cornillon jusqu'à la fin du XIXe siècle. Cependant aucune date n'est visible sur celui de Cornillon. On pense que, durant les guerres napoléoniennes, suite au blocus exercé en mer par la flotte anglaise (vers 1806), la pénurie de sucre en provenance des Antilles, a favorisé le développement de l'apiculture dans la région, une apiculture qui existait déjà depuis longtemps, mais davantage à l'échelle familiale.

Bon nombre d'apiers ont continué à être construits au début du XIXe siècle un peu partout en France. 

Le plus vieil apier de Provence serait celui de Salon-de-Provence dont je vous parlerai un jour prochain...

 

 

En Provence, les apiers étaient construits en pierres sèches et disposés de façon à ce que le soleil protège de ses rayons, les ruches en paille (en bois ou en liège parfois) qui étaient placées bien à l'abri des intempéries dans des alvéoles et bénéficiaient ainsi de la chaleur emmagasinée par les pierres.

Le plus souvent, ils étaient intégrés à un mur. Le mur de Cornillon est lui-même intégré à une restanque. Parfois les murs peuvent être intégrés au mur d'une maison ou bien encore d'un enclos.

 

Voici une vue prise par dessus le mur...qui vous montre la restanque mais aussi les pierres plates de protection. 

 

Par-dessus le mur...

Par-dessus le mur...

 

Il ne faut pas oublier que le froid arrive chez nous avec le Mistral et donc ces ruches se trouvaient bien à l'abri, car le mur est exposé sud- sud est.

Chaque alvéole est  recouverte d'un seul linteau en pierre de taille.

Puis, au-dessus, une ou deux rangées de pierres plates taillées, permettaient de consolider l'ensemble et de protéger les ruches des intempéries.

Autres vues des alvéoles
Autres vues des alvéoles

Autres vues des alvéoles

 

Le fond des alvéoles, constitué par le mur de la restanque est doublé d'une grande pierre plate verticale que vous pouvez voir sur mes photos.

Les séparations entre deux alvéoles sont très variées et peuvent être en pierres bâties, ou formées d'une seule pierre taillée, épaisse et positionnée verticalement et même en tuiles parfois ce qui n'est pas le cas à Cornillon.

Les séparations entre deux alvéoles...Les séparations entre deux alvéoles...
Les séparations entre deux alvéoles...

Les séparations entre deux alvéoles...

 

La base de chaque alvéole est légèrement inclinée vers l'avant pour faciliter l'écoulement des eaux et située à une trentaine de centimètre du sol, isolant encore davantage la ruche de l'humidité et du froid.

Une seule des alvéoles du rucher de Cornillon présente une cavité rectangulaire pour laquelle je n'ai trouvé aucune explication. Peut-être est-ce tout simplement une pierre récupérée à proximité de la construction ?

Une drôle de découpe dans une des alvéoles

Une drôle de découpe dans une des alvéoles

 

Aujourd'hui, les apiculteurs posent souvent leurs ruches sur des palettes : c'est à la fois pour faciliter leur manipulation, mais aussi pour éviter que les herbes en poussant, ne gênent le vol des abeilles qui ne cessent d'entrer et de sortir de la ruche. Il suffit de passer un peu de temps à observer leur va-et-vient pour comprendre pourquoi cette précaution est prise...

 

Le plus souvent en Provence, les ruches étaient de simples paious (ou palhous). Elles étaient construites en effet, en paille de seigle tressée et avaient une hauteur d'une cinquantaine de centimètres, pour une largeur à la base de soixante environ et trente centimètres de profondeur. Elles étaient ainsi parfaitement calées contre les parois des alvéoles du mur.

Dans les périodes plus récentes, elles ont ensuite été construites en bois avec tout simplement quelques planches astucieusement assemblées.

 

Les paious

Les paious

 

J'espère que cette courte balade vous a plu ! 

Pour la prochaine balade, nous grimperons par le chemin des bories pour visiter quelques jolies cabanes en pierres sèches.

Enfin, si vous le voulez bien...

 

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 10:47
La récolte
La récolte La récolte

La récolte

C'est de saison : les apiculteurs récoltent les dernières hausses et ramènent au bercail les dernières ruches qu'ils avaient transhumé vers des régions propices à la récolte de miel...

 

Bientôt vous trouverez sur les marchés, les miels issus de la récolte de printemps et d'été. C'est le moment d'en profiter et de faire vos provisions pour l'hiver : vous ne le regretterez pas car les miels ont des vertus incomparables pour la santé !

 

Quelques miels de couleur et de texture différentes

Quelques miels de couleur et de texture différentes

 

Un peu d'histoire

 

Les scientifiques pensent que les abeilles butinent les fleurs et stockent du miel depuis des millions d'années. Avant même que l'homme n'apparaissent sur la terre, le miel servait déjà de nourriture aux animaux.

On retrouve sur des peintures rupestres des dessins montrant la consommation de miel par les premiers hommes.

Dans l'Antiquité les hommes fabriquaient déjà avec le miel de l'hydromel, du pain d'épice et l'utilisaient comme médicament.

La Terre promise n'est-elle pas une contrée ou coule en abondance le lait et le miel !

Olivier de Serres, le père de l'agronomie française, parlait dès XVII° siècle de l'expérimentation sur les abeilles mais l'apiculture, telle qu'on la connaît aujourd'hui, n'a connu son véritable essor qu'au début du XIXe siècle.

 

Aujourd'hui les abeilles sont sérieusement menacées et leur population décline mettant en péril l'équilibre de la nature et la survie de l'homme. Voir l'article ICI

 

 

 

Des abeilles au travail
Des abeilles au travail Des abeilles au travail
Des abeilles au travail

Des abeilles au travail

C'est quoi le miel ?

 

Parce que la nature est bien faite, les fleurs doivent obligatoirement être pollinisées par des insectes butineurs (abeilles, bourdons, papillons...) pour assurer la reproduction de la plante.

 

Pour attirer les insectes, les fleurs fabriquent donc du nectar. C'est une substance sucrée qui doit apparaître vraiment délicieuse aux insectes vus l'entrain qu'ils mettent à butiner les fleurs !

 

 

Mais revenons à nos abeilles...

Les ouvrières sont sorties de la ruche pour butiner. En butinant de fleur en fleur, donc en récoltant le nectar qui servira à fabriquer le miel, les abeilles transportent à leur insu, le fameux pollen indispensable à la reproduction des espèces végétales...

 

Il faut en moyenne 20 000 à 100 000 voyages pour rapporter un litre de nectar à la ruche et 5 litres de nectar de fleurs sont nécessaires pour faire un seul litre de miel. Vous imaginez le travail !

 

Le nectar est en effet transporté jusqu'à la ruche dans le jabot (qui est une sorte d'estomac secondaire).  Une fois dans la ruche, chaque abeille régurgite le contenu (pré-digéré) de son jabot. D'autres ouvrières (les receveuses) vont le malaxer et le transmettre de bouche en bouche d'une abeille à l'autre. C'est la trophallaxie.

Mélangé avec la salive des abeilles, le nectar s'est transformé... Les sucres sont modifiés pour être plus digestes sous l'effet d'enzymes spécifiques (en particulier l'invertase). Il est alors déposé dans une alvéole au coeur des rayons de la ruche et va encore subir grâce à la température ambiante (35°) une dernière transformation.

En effet, la ventilation de la ruche par les abeilles permet d'évaporer l'eau en excès et lorsque les abeilles jugent que la teneur en eau atteint 20 % du produit, elles scellent  l'entrée par de la cire qu'elles malaxent avec leurs mandibules. Comme le produit est à l'abri de l'air, il ne pourra pas fermenter : c'est du miel à l'état pur !

 

Voilà des réserves pour bien passer l'hiver, pour nourrir les larves après la ponte ou si le mauvais temps persiste plusieurs jours et les empêchent de sortir !

Le miel dans les hausses encore emprisonné dans les alvéolesLe miel dans les hausses encore emprisonné dans les alvéoles

Le miel dans les hausses encore emprisonné dans les alvéoles

En plus du miel issu du nectar des fleurs, les abeilles amassent le pollen qui servira à nourrir les larves.

Elles fabriquent aussi la "gelée royale", exclusivement consacrée à l'alimentation de la reine.

 

Que trouve-t-on dans le miel ?

 

Le miel est un aliment sucré consommé dans la plupart des pays du monde.

 

Il contient de l'eau et différentes sortes de sucres, des sels minéraux, des vitamines, des protéines et des acides aminés. On peut aussi trouver dans le miel des grains de pollen. C'est grâce à eux qu'on peut identifier précisément les plantes butinées par les abeilles.

 

 

Le miel a un pouvoir sucrant élevé puisqu'il contient 75 % de sucres, essentiellement du glucose et du fructose plus digeste que le saccharose, un peu de saccharose et du maltose. 

 

Ses propriétés antiseptiques sont connues depuis l'Antiquité. Il active la cicatrisation des brûlures et des petites plaies. Dans une infusion il adoucit la gorge et lutte contre les affections de l'hiver (toux, rhumes, angines..).

 

 

Quelles sont les différentes sortes de miel et leurs vertus ?

 

Une abeille peut produire n'importe quelle sorte de miel. C'est l'apiculteur qui va induire son comportement en plaçant les ruches à proximité d'une espèce végétale particulière. Il obtiendra un miel monofloral car car tant qu'il y a une source de nectar à un endroit donné, les abeilles en profitent et ne vont pas butiner ailleurs.

 

Il peut arriver que les abeilles produisent un miel à partir de plusieurs fleurs : il aura alors l'appellation de "miel toutes fleurs".

 

La couleur du miel, sa texture et son goût dépendent entièrement des fleurs butinées, le fait qu'il cristallise ou pas également.

De plus, chaque miel a  des vertus particulières selon sa provenance...

 

- le miel d'acacia : Il est de couleur claire et ne cristallise pas. Son goût  fin et discret ne modifie pas le plat dans lequel vous l'insérez. Il est idéal pour sucrer le biberon de bébé, les compotes de fruits, le thé ou le café. Il stimule l'appétit et contient du calcium, du fer et du phosphore. Il favorise donc la croissance de  bébé !

On le recommande aussi aux diabétiques légers car pour une même quantité et un pouvoir sucrant équivalent au sucre, il apporte du fructose bénéfique pour l'équilibre alimentaire et la glycémie. Il a des vertus calmantes et antispasmodiques.

La France est un pays producteur c'est donc inutile de consommer celui en provenance de Serbie, de Hongrie, de Chine ou d'ailleurs. Vous constaterez par vous-même la différence...de goût !

 

 

Le miel d'acacia
Le miel d'acacia

Le miel d'acacia

- le miel de romarin : il est de couleur claire presque blanc et cristallise rapidement (ce qui éclaircit encore sa couleur). Son goût est prononcé mais très fin.

Il favorise le fonctionnement du foie. Antispasmodique, il est aussi très utile en cas de colites ou de douleurs digestives. Il agit aussi sur le moral en stimulant aussi bien l'intellect que le physique. C'est un bon remontant pour les convalescents.

Connu depuis l'Antiquité, c'était le fameux "miel de Narbonne"... Sa région de prédilection est en effet encore aujourd'hui le Languedoc-Roussillon mais on en trouve aussi en Provence en particulier dans la région du Luberon et dans le Var en bord de mer.

 

En Provence, c'est le premier miel que les abeilles vont fabriquer dès février-mars (selon les années) et jusqu'en avril, est le miel de romarin.

L'apiculteur emmène ses ruches sur un emplacement au milieu des romarins en fleurs (par exemple dans le Luberon) et prélèvera les hausses mises sur le corps de la ruche dès la fin de la floraison (on dit qu'il récolte le miel). Ainsi il sera assuré que ses abeilles n'ont butiné que du romarin et que son miel pourra avoir l'appellation correspondante.

 

- le miel de lavande et de lavandin : lui aussi est clair et devient blanchâtre en cristallisant. Son goût est puissant et certaines personnes sensibles trouvent qu'il "pique" la gorge.

Il agit comme antiseptique des voies respiratoires. Il permet de lutter contre les insomnies et de calmer les migraines. C'est, comme le miel de thym, un miel cicatrisant qui fait merveille sur les petites plaies et les piqûres d'insectes. 

Sa région de production est le plateau de Valensole (Alpes de Hautes Provence) et les hauts plateaux du Vaucluse ainsi que la Drôme du Sud. C'est le miel utilisé traditionnellement dans la fabrication du nougat de Montelimar. On le produit aussi dans le Var, le Gard et certaines régions de l'Ardèche, mais en moindre quantité.

 

 

Du champ de lavande à la mise en pot !Du champ de lavande à la mise en pot !
Du champ de lavande à la mise en pot !

Du champ de lavande à la mise en pot !

- le miel de châtaignier : il a une couleur ambrée  très foncée et un goût très prononcé voire amer. Quand on l'aime on en raffole !

Riche en tanins, il agit sur la circulation sanguine. C'est l'ami des sportifs grâce à sa richesse en sels minéraux et sa capacité à lutter contre la fatigue. Il est recommandé aux convalescents et aux personnes anémiées ou tout simplement fatiguées car il est reminéralisant.

Il est produit dans l'Ardèche, les Cévennes, les Pyrénées, le Massif Central et surtout la Corse.

 

 

Le châtaignier et son miel de couleur ambréLe châtaignier et son miel de couleur ambré
Le châtaignier et son miel de couleur ambré

Le châtaignier et son miel de couleur ambré

- le miel de montagne est un miel "toutes fleurs". Les abeilles se sont jetées sur les prairies fleuries d'altitude avant la fauche et ont réunies des saveurs incomparables ! Sa couleur varie selon la saison, selon les années et selon les plantes butinées...

C'est donc toujours une découverte chaque année nouvelle pour nos papilles !

Il est recommandé pour les tartines du matin (ou du goûter) et pour rétablir la santé lors des attaques infectieuses de l'hiver. Son seul défaut : il peut cristalliser assez vite et devenir dur à tartiner. Placer le près d'une source de chaleur... I

l est largement produit en France dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif Central, les Vosges et le Jura. De quoi vous régaler !

 

- le miel "toutes fleurs" : il est récolté à la fin du printemps (miel dit "de printemps") ou en été (miel dit "d'été") après que les abeilles aient butiné de nombreuses fleurs variées. Son goût, sa couleur, sa texture changent selon le terroir et la saison.  Plus les abeilles ont butiné de plantes différentes, plus il sera parfumé.

Il agirait sur le cholestérol et le métabolisme des lipides. Sa couleur varie selon les fleurs butinées mais aussi la saison : il est plus foncé en été !

Il est produit dans toute la France et c'est le plus avantageux côté prix. En principe les enfants l'adorent en tartine et les mamans aussi car il ne coule pas ce qui lui permet de rester sur la tartine :)

En Provence on appelle le miel "toutes fleurs" du miel de "garrigue" : les abeilles ont butiné de nombreuses plantes aromatiques (thym, romarin, sarriette en particulier mais aussi pas mal de lavandes...) ce qui lui donne un goût très parfumé incomparable.

En montagne, il peut  avoir l'appellation de "miel de forêt".

 

- le miel de sapin (ou de pin) n'est pas un véritable miel : c'est un miellat. Les abeilles sont allées butiner les sécrétions sucrées produites par les pucerons qui envahissent les sapins sous certaines conditions atmosphériques très particulières. 

Ce miel n'est pas produit de façon régulière, autant en profiter donc, car les années de production succèdent à des années où les ruches n'en produiront pas un seul gramme...

C'est dire comme l'apiculteur doit regarder la météo avant de transporter ses ruches sous les sapins !!

De couleur très foncé, brun à noir, il a un goût très marqué et balsamique. Il est recommandé pour toutes les affections respiratoires d'hiver, la grippe, la toux, les rhumes...et l'anémie.

Il est produit dans les Vosges, le Jura, l'Auvergne et les Pyrénées.

 

- le miel de tournesol a une jolie couleur jaune vif très visible sur les étals.  C'est la première production de miel français ! On le trouve dans le Sud-Ouest, le centre et tout l'Ouest de la France.

Il est assez fade et cristallise rapidement. Il est très riche en calcium, bore et silicium et aiderait à lutter contre le cholestérol car c'est un stimulant du foie. Il aurait aussi des propriétés fébrifuges. 

Peu consommé car peu connu et produit seulement depuis quelques années, il souffre actuellement des traitements pesticides infligé aux plantations de tournesol qui sont responsables de la mort de ruchers entiers.

 

- le miel de colza est excellent pour la circulation du sang et pour le coeur.  Il est recommandé également pour les rhumatismes car il est très riche en oligoéléments. 

Il est produit abondamment dans l'Ouest, le Centre  et le sud ouest, dans la région parisienne jusqu'au lyonnais.

Mais les traitements intensifs sont responsables de la mort de milliers d'abeilles et les apiculteurs se battent pour que ces traitements cessent...et que la production reprenne.

 

 

Un peu d'humour...NOIR

Un peu d'humour...NOIR

 

D'autres miels sont fabriqués dans certaines régions et vous pourrez les trouver chez des apiculteurs locaux.

 

- le miel de bourdaine est recommandé pour tous les problèmes digestifs. C'est un stimulant de l'appétit. Il a des vertus dépuratives, laxatives et même purgatives. Il est produit dans le Massif Central et en Aquitaine.

 

- le miel de pissenlit est très dépuratif. Il est une aide appréciable pour les problèmes de vésicule biliaire et de foie. Il est surtout produit dans le Massif Central et les Pyrénées, régions où le pissenlit envahit les champs au mois de mai.

 

- le miel de tilleul a un goût typique légèrement mentholé. Il est recommandé pour lutter contre l'insommnie, calmer les migraines et les spasmes. Il contient du potassium, du calcium et surtout du manganèse. Il est produit en Aquitaine, dans Paris intra muros et dans les zones de montagne de faible altiture (800 à 100 m). L'essentiel de la production vient hélas de l'est de l'Europe en particulier de Roumanie.

 

- le miel de trèfle est très riche en vitamine K. Il permet de lutter contre la fatigue et on le recommande aux sportifs mais aussi aux personnes fatiguées, pour retrouver un sommeil réparateur. Il arrive du Canada ! Mais par chance il est présent dans la plupart de nos miels toutes fleurs de montagne. La France ne produit pas (ou peu) de miel de trèfle car les prairies sont le plus souvent fauchées avant la floraison. Quel dommage qu'un accord ne soit pas toujours possible entre les exigences des uns et des autres !

 

 

Les champs de pissenlit au mois de mai en Haute Loire
Les champs de pissenlit au mois de mai en Haute LoireLes champs de pissenlit au mois de mai en Haute Loire
Les champs de pissenlit au mois de mai en Haute Loire

Les champs de pissenlit au mois de mai en Haute Loire

- le miel de sarrasin voit sa production se raréfier vue que la France ne cultive presque plus cette céréale. Celui que l'on trouve en France provient souvent du Canada. Quelques apiculteurs bretons en produisent encore.

Son odeur faible contraste avec son goût surprenant, de bois, de terre...et très particulier ! Il est encore utilisé pour la fabrication de pains d'épices. Il est antianémique, reconstituant et très reminéralisant. Traditionnellement il entrait dans le menue des jeunes accouchées et des enfants en bas-âge.

 

 

Les miels de bruyère  peuvent provenir de trois plantes différentes.

 

Le miel de bruyère blanche appelée encore bruyère arborescente (Erica arborea) est produit en France surtout en Corse, Provence, Languedoc-Roussillon. L'Italie, l'Espagne et l'Afrique du Nord ainsi que l'Ecosse, l'Allemagne, la Pologne et l'Espagne sont aussi des pays producteurs.

 

Il est peu consommé en France. Sa viscosité très forte oblige les apiculteurs à l'extraire rapidement avant qu'il ne cristallise dans les alvéoles. Il est idéal pour les tartines.

 

De couleur assez foncé, il a un goût boisé et fort rappelant la réglisse et le caramel. Il est recommandé pour lutter contre les infections urinaires, la rétention d'eau et l'anémie. Il est idéal en cure pour prévenir les rhumatismes et les calculs rénaux. Très riche en minéraux c'est un excellent reconstituant et reminéralisant.

 

- le miel de callune (Calluna vulgaris) dit bruyère commune est produit dans les Landes, la Bretagne, la Sologne, le Massif Central et les Pyrénées. Sa couleur ambrée presque rougeâtre et son goût corsé font qu'il a peu d'adeptes.

C'est pourtant un excellent miel très riche en potassium, fer, soufre, manganèse, bore et baryum. Il vous permettra de retrouver la forme après une maladie infectieuse et de lutter contre les infections urinaires ou les calculs rénaux.

C'est l'Allemagne qui en importe le plus...

 

 

- le miel de bruyère  cendrée (Erica cinerea) est lui aussi produit en Bretagne, en Sologne, dans le Massif Central, les Pyrénées  et les Landes.

Il a un goût corsé et  légèrement amer.

Très riche en silicium, bore et baryum, c'est un excellent diurétique. Il est très souvent utilisé dans les pains d'épices.

 

 

Enfin on trouve en Corse, mais surtout en Italie et en Espagne du miel d'oranger aux vertus calmantes et antispasmodiques. Son goût délicat et fruité, mais légèrement acidulé rappelle la marmelade. Sa couleur dorée et sa texture liquide en font un bon miel pour sucrer laitages, compotes et tisanes.  Il soigne les migraines et prévient les insomnies. Mais c'est aussi un bon anti-inflammatoire.

 

Peu produit en France, sauf dans le Gard, c'est en Espagne qu'on trouve en abondance le miel de thym aux vertus cicatrisantes exceptionnelles. Antiseptique, digestif, et stimulant, car riche en cuivre, il permettrait de garder la forme. C'est un antiseptique et un antiviral puissant qui permettra aussi d'échapper à la grippe et de préserver les voies respiratoires des infections hivernales.

 

Le miel d'eucalyptus n'est pas produit en France bien qu'on trouve quelques arbres dans le Sud de la France (Corse et Provence). Son goût est fort et légèrement mentholé. Il vient principalement d'Espagne, d'italie ou du Portugal,  du Maroc et de l'Algérie, ou encore de Grècen puis de pays plus lointaine comme la Nouvelle Zélande et l'Australie. Il est très recommandé pour toutes les infections hivernales et bronchiques car c'est un antiseptique pulmonaire mais aussi urinaire et intestinal.

 

 

Et bien sûr il existe aussi le miel de cactus...

Et bien sûr il existe aussi le miel de cactus...

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 15:24
Photo perso

Photo perso

 

Abeilles, bourdons, ainsi que tous les insectes pollinisateurs sont indispensables à l'alimentation de l'homme. Ils participent à 80 % à la pollinisation des fruits et légumes que nous consommons.

 

Deux études (une française de L'INRA, l'autre britannique à l'Université de Stirling) confirment l'effet néfaste des pesticides sur les abeilles...Les pesticides sont largement employés dans l'agriculture traditionnelle qui est très contrôlée, mais aussi dans les jardins ornementaux ou potagers des particuliers qui ne savent pas toujours bien les doser. En effet sous le terme de pesticide, il y a les herbicides, les insecticides, les fongicides et les acaricides...

Les pesticides sont tous des TUEURS quel que soit leur degré de toxicité, ils entrent dans la chaîne alimentaire. Certains insecticides entrent même dans la sève de la plante et se retrouvent donc dans toutes les parties, de la racine à la fleur.

 

Plus la recherche avance, moins il devient possible de contester les résultats accablants concernant la toxicité des pesticides (voir LE MONDE du 2/04/2012). Bien sûrs certains avanceront que les pesticides ne sont pas seuls en cause, que l'effondrement des colonies d'abeilles serait multifactoriel :

-changements climatiques (la saison chaude ou froide se prolonge...)

-modification du paysage (disparition des haies, trop de monocultures)

-exposition accrue aux  produits toxiques (usage en augmentation dans l'agriculture traditionnelle),

-parasites qui affaiblissent les colonies, et qui selon les recherches, augmenteraient les effets des pesticides....

 

Ces études prouvent tout simplement que le déclin des colonies d'abeilles seraient dû à l'utilisation par les agriculteurs depuis 1990, d'un pesticide contenant du thiamethoxam.

Ce pesticide provoque des troubles de l'orientation. Or une abeille qui ne sait plus retrouver sa ruche c'est une abeille qui meurt et de plus  ne ramène aucune nourriture à la ruche. Et si elle ne revient pas à sa ruche c'est toute la colonie qui s'affaiblit...Les larves ne sont plus correctement nourries et la ruche produit moins de reines. Ceci impacte la ruche également pour l'année suivante jusqu'à la mort pure et simple de la colonie !

 

Certes les abeilles ont d'autres ennemis...comme le varroa

 

Le varroa (photo du net)

Le varroa (photo du net)

 

- les fausses teignes qui s'attaquent à la cire...

 

Fausse-teigne (photo du net)

Fausse-teigne (photo du net)

 

-le frelon asiatique ou le frelon européen... 

Le frelon asiatique (photo du net)

Le frelon asiatique (photo du net)

Comparaison entre les abeilles, et les frelons (photo du net)

Comparaison entre les abeilles, et les frelons (photo du net)

 

- certains oiseaux (comme le guêpier par exemple), des reptiles (lézards ou couleuvres),  des mammifères (l'ours mais aussi les souris...)

Un guêpier (photo du net)

Un guêpier (photo du net)

 

-voire les ondes de nos téléphones portables (à vérifier encore).

- et  aussi les OGM !

 

Des émissions télévisées et de nombreux articles amènent peu à peu le doute dans l'esprit des hommes...

Et l'homme dans tout ça n'est-il pas lui aussi menacé ??

Et si les abeilles comme le prétendent certains peuples étaient réellement des sentinelles pour l'homme ?

 

Pour vous faire votre propre idée sur la question, vous pouvez lire les articles suivants :

- Un article de la revue Pour la Science datant de mars 2012.

 

Albert Einstein en son temps aurait  dit : « Si l’abeille venait à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre »… On n'est pas sûr que cette phrase ait été réellement prononcée par Einstein mais elle a le mérite de nous faire réfléchir...

Et nous ne le croyons toujours pas !

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