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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 06:22
Rencontres provençales au bord de la Concernade / Balade près de Lambesc

En Provence aussi on fait de sympathiques rencontres en automne. De temps en temps, lors de nos balades, je croise un berger avec ses moutons.

Parfois, il se balade dans les collines ou au bord des chemins comme là près de Saint-Suffren. 

Au bord des chemins...
Au bord des chemins...

Au bord des chemins...

Parfois il laisse son troupeau pour quelques heures dans un des prés encore vert au bord de la Concernade. 

Dans les prés...
Dans les prés...

Dans les prés...

C'est l'heure de la tétée ! 

C'est l'heure de la tétée !
C'est l'heure de la tétée !

C'est l'heure de la tétée !

C'est l'heure de la tétée aussi pour ces petits jumeaux qui ne s'éloignent jamais beaucoup de leur mère.

C'est rare les jumeaux ! C'est rare les jumeaux !
C'est rare les jumeaux ! C'est rare les jumeaux !

C'est rare les jumeaux !

Un repos souvent bien mérité le temps de ruminer un peu tranquillement ! 

Rencontres provençales au bord de la Concernade / Balade près de Lambesc

En voilà un qui est différent mais il n'en a que faire, d'abord sa maman n'est jamais bien loin, ensuite il a un copain ! 

Un petit mouton bien différent...Un petit mouton bien différent...
Un petit mouton bien différent...Un petit mouton bien différent...

Un petit mouton bien différent...

Les bergeronnettes grises (adulte et juvénile) sont aussi au rendez-vous, histoire que nous nous rappelions que leur nom vient justement de leur présence fréquente au milieu des troupeaux et donc tout près des bergers ! 

Une bergeronnette grise adulte et un juvénile au milieu du troupeau
Une bergeronnette grise adulte et un juvénile au milieu du troupeauUne bergeronnette grise adulte et un juvénile au milieu du troupeau

Une bergeronnette grise adulte et un juvénile au milieu du troupeau

C'est toujours un moment que j'apprécie beaucoup...

Voilà à quoi ressemble ma Provence en ce moment ! 

 

Bon week-end à tous...

A bientôt !

A bientôt !

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30 novembre 2019 6 30 /11 /novembre /2019 06:15
Quelques animaux de Haute-Loire

Pour terminer cette dernière semaine de novembre sur une note légère, voici quelques photos prises durant les dernières vacances de Toussaint...

Comme beaucoup d'entre vous je ne me lasse pas de photographier les animaux d'élevage qui passent leur temps dehors dans les près. 

 

Il y a beaucoup de chevaux, ceux-ci sont superbes et particulièrement affectueux... 

Les chevaux...
Les chevaux...

Les chevaux...

Ceux-ci sont curieux mais plutôt craintifs...

Les plus craintifs...
Les plus craintifs...
Les plus craintifs...

Les plus craintifs...

Lui était plutôt solitaire...

Le solitaire...

Le solitaire...

Ensuite bien entendu, il y a beaucoup de vaches...avec leurs petits ou pas selon les troupeaux...

Quelques troupeaux de vaches...Quelques troupeaux de vaches...
Quelques troupeaux de vaches...Quelques troupeaux de vaches...

Quelques troupeaux de vaches...

Et c'est avec ce petit veau déjà bien dégourdi que je vous souhaite un bon week-end à tous...

A bientôt !

A bientôt !

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 05:24
Il aurait bien aimé venir nous rejoindre...

Il aurait bien aimé venir nous rejoindre...

 

Je ne peux pas résister aujourd'hui à vous montrer encore quelques photos des rencontres que nous avons faites au bord des chemins...

 

Nous baladons souvent sur les petits chemins au milieu des près. Cela nous permet de traverser les petits villages de Rougeac et de Dallas que je vous ai déjà fait visiter sur ce blog...Ils sont situés dans la commune de Saint-Privat d'Allier, à une vingtaine de kilomètres du Puy-en-Velay. 

 

Il y a de plus en plus de chevaux dans la région. Les enfants étaient ravis, vous vous en doutez ! 

 

Ceux-là sont dans les prés et ont beaucoup d'espaces pour eux...Ceux-là sont dans les prés et ont beaucoup d'espaces pour eux...
Ceux-là sont dans les prés et ont beaucoup d'espaces pour eux...

Ceux-là sont dans les prés et ont beaucoup d'espaces pour eux...

Ceux-là vivent plus près du village...mais du coup, ils aiment davantage les caresses
Ceux-là vivent plus près du village...mais du coup, ils aiment davantage les caressesCeux-là vivent plus près du village...mais du coup, ils aiment davantage les caresses

Ceux-là vivent plus près du village...mais du coup, ils aiment davantage les caresses

 

Les vaches bien sûr sont très présentes et sont de toutes les races. Ici des "Holstein" (je pense)... Elles sont peu fréquentes dans la région où la plupart des éleveurs leur préfèrent les Montbéliardes, qui produisent un lait en moins grande quantité mais bien meilleur pour fabriquer les fromages...

Ici des vaches noires et blanches plutôt rares dans la région

Ici des vaches noires et blanches plutôt rares dans la région

 

On croise aussi de plus en plus de moutons...

Les petits étaient enfermés dans le hangar et le concert des mères incessant, car ça pleurait aussi de l'autre côté...Elles ne pouvaient pas entrer !

Peut-être une façon de faciliter le sevrage des agneaux ?

Les moutonsLes moutons
Les moutonsLes moutons

Les moutons


 

Et nous revenons toujours par le hameau de Dallas, où les petits adorent observer les lamas dont je vous ai déjà parlé ICI .

Ils grandissent au coeur de l'élevage de la Ferme des Lutins.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez visionner leur site ci-dessous...

La ferme des Lutins
La ferme des Lutins

La ferme des Lutins

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 05:30

 

Dimanche dernier, je vous ai présenté brièvement le programme de la Fête de la Chèvre qui a lieu chaque année, le premier dimanche d'avril dans le petit village de Rognes (13). 

Aujourd'hui je vais vous montrer quelques-unes des principales intéressées, donc...les vedettes du jour : les chèvres !

Ils étaient une douzaine de producteurs de la région, élevant tous des chèvres de races différentes.

 

Dans un des enclos, on pouvait admirer une des races parmi les plus fréquentes en Provence, la chèvre alpine

Comme son nom l'indique cette chèvre est originaire des Alpes. C'est une race ancienne qui existait déjà au XIXe siècle. Mais aujourd'hui elle est élevée partout jusque dans la Loire et dans les Charentes. 

En fait, c'est la race caprine la plus présente sur les élevages dans toute la France et elle représenterait 55 % du cheptel français, toutes régions confondues.  
 

 

Des chèvres de race Alpine...enfin je ne sais pas pour la noire !!
Des chèvres de race Alpine...enfin je ne sais pas pour la noire !!Des chèvres de race Alpine...enfin je ne sais pas pour la noire !!

Des chèvres de race Alpine...enfin je ne sais pas pour la noire !!

 

Sa robe de couleur chamois caractéristique, présente des lignes noires sur le dos. Mais elle peut varier et être totalement noire sur certains animaux, donc la noire en fait peut-être partie...

Ce sont celles que nous retrouvons sur Rognes, à la ferme du Bregalon. Dans la vidéo ci-dessous, nous découvrons cette ferme...

 

Les chèvres blanches ont eu beaucoup de succès, car elles recherchaient les caresses et attiraient notre attention en nous poussant avec le museau, nous tirant par la manche...c'était très drôle. 

Les petits s'en sont donnés à cœur joie !

Je ne suis pas sûre de ce que j'avance, car j'ai oublié de poser la question (et oui ça m'arrive !) mais je crois que ces chèvres, entièrement blanches, appartiennent à la race Saanen, originaire de Suisse. C'est la seconde race la plus présente en France après les Alpines. Elles sont souvent élevées ensemble d'ailleurs. 

 

Une chèvre blanche très câline et curieuse aussi
Une chèvre blanche très câline et curieuse aussiUne chèvre blanche très câline et curieuse aussi

Une chèvre blanche très câline et curieuse aussi

 

Les petites chevrettes et petits cabris, n'étaient pas encore totalement sevrés...et un biberon les attendait dans un coin de l'enclos. 

Petites chevrettes et petits cabrisPetites chevrettes et petits cabrisPetites chevrettes et petits cabris

Petites chevrettes et petits cabris

 

Mais les plus spectaculaires de toutes, ce sont les chèvres du Rove, typiques de ma région. 

En effet la race appelée "chèvre du Rove" est née dans les Bouches-du-Rhône. Elle est originaire d'un petit village, situé entre Marseille et Martigues, presque en bord de mer... le Rove.

La légende dit que cette chèvre serait arrivée sur un bateau en provenance de Mésopotamie ou de Grèce et que le bateau aurait fait naufrage au large de Marseille. Il paraît beaucoup plus probable qu'elle soit arrivée en effet par bateau, mais n'ait pas eu à gagner les collines provençales à la nage !

 

La chèvre a une robe de couleur marron avec des taches plus claires ou noires mais d'autres couleur de robe sont possibles.  

C'est à ses cornes qu'on la reconnaît : elles sont torsadées, de section triangulaire...et de belle taille. En grandissant, elles s'écartent pour former une lyre. Certains boucs peuvent avoir des cornes qui atteignent 1.20 mètres d'envergure...ce n'est pas rien !

C'est une chèvre solide et rustique qui ne peut être élevée qu'au-dehors dans la garrigue. 

Elle a un rôle très important dans l'entretien des sous-bois inaccessibles à l'homme...et aide dont à prévenir les incendies de forêt qui saccagent trop souvent ma région. 

 

Dans le temps, les chèvres du Rove ne constituaient pas un élevage à part. Elles accompagnaient les troupeaux de moutons lors des grandes transhumances qui se faisaient toujours à pied.

Elles étaient donc très utiles lors de la montée à l'estive, car le berger pouvait consommer leur lait et en faire des fromages. 

Cette belle race a bien failli disparaître avec l'apparition des élevages semi-industriels où les chèvres n'ont qu'un court parcours en extérieur. 

 

Elle, il lui faut de la liberté et comme la petite chèvre de Monsieur Seguin, elle n'aime pas être attachée et son "berger" doit lui être tout dévoué...

Vous pouvez consulter le  site ICI, d'un des chevriers présents sur la Fête. 

 

Grâce au lait de cette chèvre, on fabrique en Provence la fameuse Brousse du Rove, un fromage frais classé en AOP, devenu un produit de luxe aujourd’hui...hélas.

Mais le prix s'explique quand on connaît le travail du chevrier et les qualités nutritives de  ce lait. De plus, chacune de ces chèvres précieuses, produit environ deux fois moins de lait que ses consoeurs alpines, mais un lait beaucoup plus riche en protéines...

 

Les chèvres du Rove avec leurs belles cornes et le stand de leur maître
Les chèvres du Rove avec leurs belles cornes et le stand de leur maîtreLes chèvres du Rove avec leurs belles cornes et le stand de leur maître

Les chèvres du Rove avec leurs belles cornes et le stand de leur maître

 

Beaucoup de chevriers ont recours à des supplémentations car les chèvres d'aujourd'hui n'ont plus de collines entières à leur disposition et restent souvent en hiver à l'intérieur.

On leur donne donc différents aliments en plus du parcours quotidien qu'elles font dans la nature. 

Fête de la Chèvre 2018 (2) / Balade dans le village de Rognes, en Provence
Fête de la Chèvre 2018 (2) / Balade dans le village de Rognes, en ProvenceFête de la Chèvre 2018 (2) / Balade dans le village de Rognes, en Provence

 

J'espère que la balade parmi ces biquettes vous a plu !

En Provence, nous sommes toujours contents de croiser de temps en temps un troupeau...c'est notre patrimoine local !

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 05:30
Fête de la Chèvre 2018 (1) / Balade dans le village de Rognes, en Provence

 

Chaque année dans le petit village de Rognes, est organisée le premier dimanche d'avril, la Fête de la Chèvre...

 

Le premier dimanche d'avril tombant cette année pour Pâques, c'est le week-end dernier que la 22 ème édition de cette fête a eu lieu...

 

La fête est organisée à l'initiative de l'Association locale "Les Cabrettes", dont la présidente n'est autre que la chevrière de la ferme du Brégalon, située sur le village (Vous pouvez aller voir sa page Facebook ici).

Une belle façon de promouvoir le travail des chevriers de ma région, mais aussi de faire le plein de bons produits du terroir.

 

C'est à Rognes (13) que ça se passe...
C'est à Rognes (13) que ça se passe...C'est à Rognes (13) que ça se passe...

C'est à Rognes (13) que ça se passe...

 

Voilà donc un bref aperçu des stands et des adorables chèvres, habituées aux caresses, qui ont attiré, malgré le temps gris et venté, de nombreux enfants et parents...


 

L'entrée est gratuite et la fête a lieu sur la place et dans la cour de l'ancienne école.

Le public nombreux peut ainsi toute la journée profiter des stands, caresser les animaux, participer à la traite...dégustez des fromages et des spécialités culinaires (et/ou en acheter pour les déguster à la maison).

En plus des chevriers,  de nombreux artisans locaux étaient présents...

 

Le public était au RDV
Le public était au RDVLe public était au RDV
Le public était au RDVLe public était au RDV
Le public était au RDVLe public était au RDV

Le public était au RDV

 

Dans la cour de l'ancienne école (qui est devenue aujourd'hui la poste), un manège était installé pour les enfants et ce sont les papas qui l'actionnaient en faisant eux-même de la balançoire comme vous pouvez le voir sur ma photo. 

Le manège est actionné par les papas...
Le manège est actionné par les papas...

Le manège est actionné par les papas...

 

Des jeux en bois, en accès libre étaient proposés aux enfants grâce à la Ludothèque de l'Association Familles rurales, comme par exemple, le Puissance 4 géant et le Jeu de la Grenouille...

Deux des jeux anciens proposés aux enfantsDeux des jeux anciens proposés aux enfants

Deux des jeux anciens proposés aux enfants

 

Des tables de pique-nique étaient installées pour ceux qui désiraient prendre un repas sur place. 

Et une expo pédagogique permettait aux curieux d'en savoir plus sur la fabrication des fromages...

 

Enfin tout au long de la journée, des animations étaient proposées : séance de contes, fabrication de fromages, atelier cuisine, ateliers enfants et maquillages...

 

Un des panneaux de l'exposition

Un des panneaux de l'exposition

 

C'est donc une journée durant laquelle  l'ambiance familiale et conviviale ne se dément pas. Le succès de la fête tient au fait que petits et grands font connaissance avec des personnes accueillantes qui vivent de leur métier et veulent partager leur passion avec nous.

 

C'est une fête authentique de Provence...bien que de nombreux villages de France honorent aussi les chèvres. 

 

Une fête authentique...Une fête authentique...

Une fête authentique...

 

Bon dimanche à tous ! 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:15

 

En me promenant dans la campagne autour de chez moi en Provence, je fais souvent de belles rencontres en pleine nature, loin du village.

Ici ou là, subsistent en effet encore quelques élevages dont je vous donne aujourd'hui un bref aperçu. 

Que ce soit à des fins de loisirs ou, parce que situés dans des fermes traditionnelles, c'est toujours un plaisir de croiser les animaux que l'on soit avec les enfants ou pas.

 

Les animaux que l'on rencontre partout, sont le plus souvent des ânes.

Dans la région, en effet il y a depuis quelques années, un engouement pour cet adorable animal et une nouvelle activité : les balades organisées avec les ânes. D'autres personnes en possèdent pour le plaisir : ils remplacent agréablement la tondeuse pour entretenir le jardin et ne font pas de dégâts comme les chèvres...
 

Quelques ânes pas sauvages du tout
Quelques ânes pas sauvages du toutQuelques ânes pas sauvages du tout
Quelques ânes pas sauvages du toutQuelques ânes pas sauvages du tout

Quelques ânes pas sauvages du tout

 

Ensuite nous croisons beaucoup de chevaux. Ce sont la plupart du temps sur des lieux de gardiennage ou bien chez des particuliers et dans ce cas, ils sont plus difficiles à observer car pas question de pénétrer dans des propriétés privées ! 

Quelques chevaux...parfois curieux
Quelques chevaux...parfois curieuxQuelques chevaux...parfois curieux
Quelques chevaux...parfois curieux

Quelques chevaux...parfois curieux

 

Nous avons aussi un endroit où j'aime beaucoup aller me promener car un troupeau de chèvres est en liberté et elles ne sont pas sauvages pour deux sous !

Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...

Des chèvres pas farouches du tout...

 

Enfin, des moutons, il y en a encore beaucoup dans ma région qui se retrouvent ici ou là en hiver, car bien sûr en été, ils sont emmenés au frais à l'estive, dans les hauteurs.

Ce n'est pas facile de les photographier car ils sont souvent assez éloignés. J'ai pu surprendre un troupeau d'un peu plus près. On voit bien que de cette saison, ils ont un manteau laineux bien épais.

Quelques animaux domestiques près de chez moi
Quelques animaux domestiques près de chez moiQuelques animaux domestiques près de chez moi
Quelques animaux domestiques près de chez moi

 

Cette brebis isolée dans un champ venait à peine mettre au monde son petit, une photo pas terrible car je n'avais que mon téléphone portable ce jour-là...mais que j'ai trouvé émouvante ! 

 

A suivre donc ! 

Il vient de naître !

Il vient de naître !

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 06:55
Cette réédition est illustrée par Quentin Blake

Cette réédition est illustrée par Quentin Blake

 

Dans la vallée vivent trois fermiers qui ont bien réussi dans la vie, mais ne sont pas prêts à partager leurs biens. 

Il y a d'abord Boggis qui élève des poulets, puis Bunce qui préfère les canards et les oies, et enfin Bean qui élève des dindes dans son verger rempli de pommes...

 

Tous trois n'ont qu'une seule idée en tête, attraper Maître Renard qui vit dans le bois avec sa famille, quitte à défoncer la colline.

Son terrier est juste au pied du grand chêne, et tous les soirs, il attend que la nuit tombe pour venir se servir directement chez les fermiers et nourrir ainsi sa femme et ses petits renardeaux affamés.

Alors, mon amie, demanda Maître Renard, que voudras-tu pour dîner ?
- Eh bien, ce soir, ce sera du canard, répondit Dame Renard. Veux-tu bien nous rapporter deux canards dodus, un pour toi et moi, un pour les enfants ?
- Va pour des canards ! dit Maître Renard. Chez Bunce, c'est le mieux !

 

Mais Maître Renard est bien trop malin pour eux !

 

Pourtant, depuis la fusillade qui lui a fait perdre une partie de sa queue, Maître Renard et sa famille sont pris au piège : les trois fermiers ont décidé de monter la garde à l'entrée du terrier.

 

Pendant trois jours et trois nuits, cette petite attente continua.
"Combien de temps un renard peut-il tenir sans boire et sans manger ? demanda Boggis, le troisième jour.
-Plus très longtemps, maintenant, répondit Bean. La faim et la soif le feront bientôt sortir. C'est sûr."
Bean avait raison. Dans le tunnel, lentement mais sûrement, les renards mouraient de faim.

 

Alors au bout de trois jours et trois nuits, devant ses petits renardeaux affamés, Maître Renard a une idée ! Puisqu'il ne peut plus sortir du terrier pour nourrir ses petits et bien, il gagnera les fermes en creusant un gigantesque tunnel très profond... 

Au cours de son périple, il va rencontrer d'autres animaux, traqués et obligés de vivre sous terre comme lui, pour éviter les dangers de l'extérieur.

 

Pendant que tous s'organisent pour faire un merveilleux festin avec les victuailles volées chez les fermiers, les trois hommes attendent tranquillement au bord du trou, et je crois bien qu'ils y sont encore ! 

 

 

Un petit roman délicieux à lire dès 7-8 ans. Il est bien découpé en chapitres courts ce qui permet au jeune lecteur de découvrir la lecture-plaisir sans pour autant trop se fatiguer...car il fait tout de même une centaine de pages.

Je me rappelle l'avoir lu avec mon fils aîné dès le Ce1, en pratiquant la lecture d'un chapitre chacun...ce que nous faisions très souvent pour l'encourager. 

Il y a du suspense, de la tendresse, de l'humour bien sûr et cette histoire d'un renard, toujours aussi rusé, qui tient tête aux trois "méchants" fermiers pour nourrir sa famille, ravira les jeunes lecteurs. 

 

Le livre que je possède à la maison date de 1983. Il était illustré à l'époque par Jill Bennett.

En voici la couverture, empruntée sur le net. 

Couverture de l'édition de 1983/1986

Couverture de l'édition de 1983/1986

 

De ce roman de Roald Dahl a été tiré en 2010, un film dont voici l'affiche et la bande annonce en français.  

Fantastique Maître Renard / Roald Dahl

Fantastique Maître Renard

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 06:25

 

Voilà une petite séquence-tendresse que j'ai pu surprendre lors de mon dernier séjour en Haute-Loire avec mes petits-enfants...

 

Il a à peine une semaine et dès qu'il nous voit, inquiet il court vers...

Un peu de tendresse pour #photodimanche13

 

 

sa maman ! 

Un peu de tendresse pour #photodimanche13

 

Et devinez ce qu'il fait aussitôt, il se précipite pour...téter !

 

C'est rassurant... 

Un peu de tendresse pour #photodimanche13

 

Ensuite il la suit de partout, bien caché derrière elle, mais je réussis quand même à le photographier par surprise en faisant le tour du champ. 

 

Son poil est un fin duvet tout doux...que nous aimerions bien caresser, mais pas un seul instant, elle ne le laisse s'approcher de nous et surtout, je pense, de la clôture électique ! 

Un peu de tendresse pour #photodimanche13
Un peu de tendresse pour #photodimanche13Un peu de tendresse pour #photodimanche13

 

Voilà, pour aujourd'hui, ma participation toute simple pour ce 3ème #photodimanche de juillet, un peu de tendresse dans ce monde de violence qui est devenu le nôtre.

 

Je le dédie à tous les enfants...et en particulier à ceux qui ont vu leurs rêves se briser, le soir du 14 juillet à Nice, alors que leurs yeux brillaient en regardant les étoiles et le ciel s'illuminer.

Magda est rentrée de vacances et vous attend sur son site...

Magda est rentrée de vacances et vous attend sur son site...

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 09:00

 

Cette semaine j'ai eu un petit visiteur dans ma maison si petit que j'ai failli plusieurs fois le coincer dans une fenêtre ou lui marcher dessus ! C'est un bébé gecko, que l'on appelle aussi en Provence, une tarente, et un margouillat en Afrique.

On distingue bien sa pupille verticale

On distingue bien sa pupille verticale

 

A l'éclosion, les bébés font déjà 3 centimètres donc le mien n'est pas bien vieux.

Je me demande où est le nid car normalement le gecko adulte ne se déplace pas au delà de 4 à 5 mètres de son abri, alors un bébé ?!

En fait il est tout petit : vous le voyez là entre une feuille de sopalin et mon petit piochon de jardinage...

En fait il est tout petit : vous le voyez là entre une feuille de sopalin et mon petit piochon de jardinage...

Mais sa petite taille a été un atout pour lui jusqu'à présent, car il n'est pas encore bien rapide.

 

Mes deux tigresses n'ont pas réussi avec leur grosses pattes à l'attraper et ce n'est pas faute d'avoir guetté, rampé...et patienté à côté de la plante verte, où il s'est aussitôt réfugié. 

 

Depuis quelques jours, je marche sur la pointe des pieds pour ne pas risquer de l'écraser et je me demande si je dois ou pas le mettre dehors, car il ne fait pas bien chaud...et il y a plutôt plus à manger dans la maison que dehors !

Il me semble que sa queue se termine brutalement, comme s'il l'avait déjà perdu et qu'elle soit en train de repousser. Non ? 

 

 

Sa queue a l'air d'avoir été coupée ...

Sa queue a l'air d'avoir été coupée ...

 

Le gecko appartient à la famille des Reptiles car il s'agit d'un lézard. Le terme gecko vient de son cri, qui est quelque chose proche de "gek-ooooo".

Ce n'est pas une blague ! 

 

Originaire d'Asie, il a gagné tous les pays chauds, transporté dans les cales des bateaux avec les légumes ou les fruits. Arrivé à Marseille, il y a quelques dizaines années, il a migré peu à peu plus au nord et se retrouve même jusque dans le département de l'Isère.

C'est un animal en principe nocturne...qui se cache toute la journée, c'est la raison pour laquelle c'est plutôt rare de le voir lorsqu'il est petit et c'est plutôt les spécimens de grande taille que nous allons voir s'enfuir quand on les dérange. Par contre lorsqu'il fait frais, il aime parfois sortir le jour.

Souvent il passe la journée caché derrière une plante, dans ou derrière le composteur du jardin, dans le lierre grimpant, sous une planche, une tuile...le creux d'un mur.

Tous les habitats qu'il aime, se trouve dans mon petit jardin, ce qui explique que j'en ai souvent plusieurs spécimens et que je ne désire pas non plus boucher tous les trous des vieux murs !

 

Ce curieux petit animal a sous ses pattes, non pas des ventouses comme on le croit souvent, mais de petites lamelles pourvues de poils, lui permettant de grimper sur les parois verticales et de s'y accrocher. Il peut ainsi marcher au plafond sans tomber !

 

Si vous voulez en savoir plus, tant sur le fonctionnement de ces lamelles, que sur sa nourriture, ses habitudes et les lieux où il adore s'installer, je vous renvoie sur ce site que j'ai trouvé très instructif quant à la biologie de cet adorable petit animal. 

 

Ne tuez pas les geckos : ils sont totalement inoffensifs et se nourrissent d'insectes et en particulier d'araignées, de mouches, de moustiques (y compris de moustiques tigres), de mille-pattes, de perce-oreilles...

Pour info, l'hiver les geckos hibernent, donc vous serez obligés de passer la tête de loup pour vous débarrasser définitivement de vos toiles d'araignée...L'été, ils se débrouilleront pour faire le travail à votre place. 

De plus, c'est une espèce protégée depuis 1993 ! 

 

A savoir : la femelle ne pond que deux oeufs à la fois et il n'y a que 4 pontes par an, uniquement au printemps. Donc l'espèce se reproduit faiblement...

Les détenir en France en captivité est également interdit.

 

En plus, je suis heureuse d'apprendre que lorsqu'on a des geckos chez soi et en particulier dans son jardin c'est qu'on leur offre la biodiversité dont ils ont besoin.

Ce sont en effet des marqueurs importants en matière d'écologie...

Donc vous le saurez, j'ai un tout petit jardin, mais j'y préserve la biodiversité !

 

Là on le voit bien quand il soulève sa tête !

Là on le voit bien quand il soulève sa tête !

Il y a seulement trois espèces de geckos qui vivent en France qui se distinguent en particulier grâce à la longueur des orteils et aux pelotes adhésives qu'ils ont sous les pattes...

Vous voyez tout de suite comme c'est commode pour les différencier !!

 

- La tarente de Maurétanie ou Tarente commune est l'espèce la plus grosse et la plus fréquente. Elle peut atteindre 15 cm de longueur, queue comprise. C'est une tarente robuste et qui semble avoir la tête et le corps aplatis. Son corps est recouvert de petits tubercules. Sa particularité est de changer de couleur en fonction de son environnement et de son stress. En principe ce gecko est plutôt gris- brunâtre avec des bandes plus sombres pour se confondre avec la couleur des murs...Les bandes sont toujours plus visibles car plus marquées sur la queue.

Il vit à l'intérieur des terres même dans les zones moins chaudes de Provence et jusque dans le Sud-Ouest !

Donc je pense que celui que j'ai à la maison est de cette espèce-là...

Les soirs d'été, il se rapproche de la lampe pour y attraper des insectes attirés par la lumière.

 

- l'hémidactyle verruqueux ou le gecko turc reste toujours en bordure du littoral : vous le verrez sur la côte d'azur par exemple. Il est plus petit et craintif et se reconnaît aux petites "verrues" qui forment un relief sur son corps et à sa couleur grise tirant toujours sur le rose.

 

- le phyllodactyle d'Europe est le gecko le plus petit : il ne mesure adulte que 8 cm. On ne l'observe que sur certaines îles de la Méditerranée (au large de Marseille et dans le Var) et...bien sûr en Corse. 

 

 

Si un jour vous entendez un gecko pousser son petit cri sept fois de suite, vous saurez que la chance est en chemin car, en Provence on le considère comme le messager d'une bonne nouvelle !

 

Bon dimanche et Bonne semaine à tous avec je l'espère uniquement de bonnes nouvelles pour vous tous !

Venez-nous rejoindre chez Magda ! [anteketborka.com]

Venez-nous rejoindre chez Magda ! [anteketborka.com]

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 06:50
Editions Chemins de tr@verse sur Bouquineo.fr

Editions Chemins de tr@verse sur Bouquineo.fr

Un album pour les 2-5 ans ; texte et illustration de Sophie Motte. 

 

Maintenant que Zoé a grandi, elle a le droit de sortir de la ruche et d'aller ramasser du pollen toute seule.

Bien sûr, la Reine s'inquiète et donne d'ultimes recommandations pour cette première sortie. Il faut en particulier rentrer avant le coucher du soleil sinon ce sera impossible de retrouver la ruche.

Mais les vilains bourdons viennent embêter Zoé et renverser ses deux seaux déjà remplis de pollen. Le temps de tout ramasser avec l'aide de gentils petits compagnons et la nuit est déjà tombée !

Que va devenir Zoé ?

Que la nuit est inquiétante pour une petite abeille toute seule  et si loin de sa maison ?

Heureusement la nuit n'est pas vraiment noire : il y a des étoiles pleins le ciel : elles ne demandent qu'à devenir ses amies !

 

Grâce à son courage, Zoé aura finalement vécu une belle aventure et rencontré l'amitié.

 

 

Un album pour les petits qui ont souvent peur de la nuit...et une bonne occasion de les faire parler de leur peur ou de les inviter à dessiner après avoir raconté l'histoire.

Une occasion pour eux aussi de mieux connaître le monde des insectes.

Les illustrations sont pleines de tendresse et de douceur, tout en étant très colorées et très rassurantes.

Le texte, facile, pourra être lu sans problème dès le CP, car la typographie est bien aérée. 

 

 

Qui est Sophie Motte ?

 

C'est l'auteur de l'histoire et des illustrations.

Depuis toute petite, l'auteur aime dessiner. En dessinant elle inventait déjà des histoires ! Cette passion ne l'a jamais quitté.

Ce qu'elle aime par dessus tout c'est peindre sur toile à l'acrylique. Elle choisit ses motifs dans le monde de l'enfance : elle peint en particulier des animaux familiers naïfs mais réalistes, mais aussi des décorations de noël, des tableaux de naissance à personnaliser avec le nom de l'enfant. 

Comme elle aime aussi coudre, elle peint sur du lin et réalise aussi des coussins, des pochettes, des animaux-doudous,...

Elle habite dans le sud de la France, dans la région des Alpilles...ce qui explique ses illustrations très colorées et ses ciels bleus toujours ensoleillés !

 

Depuis 2011, l'auteur tient un blog dans lequel elle nous montre toutes ses créations en tissus ou autres matériaux mais aussi, ses tableaux à l'acrylique, ses dessins, et ses albums cartonnés.

Son second site est "l'atelier de Sophie ICI. 

 

*******************************

 

Bouquineo est une librairie en ligne pour tous ceux qui aiment les livres numériques. C'est l'e-librairie des "Éditions Chemins de tr@verses", éditeur qui participe désormais à l'opération "Masse critique" de Babelio par laquelle j'ai obtenu ce livre, et que j'en profite pour remercier. 

 

 

Son catalogue propose de nombreux albums jeunesse. 

Cet ouvrage est dirigé par Isabelle Mateu, institutrice et formatrice, et Flora Jannot, pour la conception graphique. 

 

tous les livres sur Babelio.com

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 07:48

 

Nous avons vu dans nos deux précédents articles, le développement particulier de la chenille et les risques pour notre santé et celle de nos animaux domestiques...

 

Quels sont les prédateurs naturels de ces chenilles ? 

 

Les seuls prédateurs naturels des chenilles sont les oiseaux et certaines chauve-souris.

Les coucous les attaquent directement dans leur nid.

La huppe creuse la terre pour se nourrir des chenilles et des chrysalides. Mais c'est un oiseau que l'on voit de moins en moins dans nos contrées... 

Certaines espèces de chauve-souris s'attaquent aux papillons adultes... mais il y a de moins en moins de granges dans nos campagnes pour les héberger.

 

Ce sont les mésanges, et en particulier les mésanges bleues, qui restent les seuls prédateurs vivant dans nos contrées. 

 

Une petite mésange bleue sur mon figuier

Une petite mésange bleue sur mon figuier

 

Les mésanges s'attaquent directement aux nids et se nourrissent de chenilles en abondance, car elles en sont particulièrement friandes. Une seule nichée en mangerait jusqu'à 10 kg. 

Bien sûr, dès les beaux jours si vous "fidélisez" les mésanges en leur donnant des boules de graisse par exemple, il ne faudra plus les nourrir car sinon elles délaisseront les chenilles...

 

Certaines villes et villages ont donc décidé d'installer des nichoirs à mésange, un peu partout dans les parcs et jardins, pour attirer ces oiseaux et les inviter à nicher dans les zones infestées. Des nids à mésange ont également été installés dans certaines forêts domaniales dans le sud-ouest, permettant de diminuer de manière visible, la propagation des chenilles. 

 

Mais les mésanges sont menacées, elles aussi, par l'emploi de nombreux pesticides dans les campagnes.

Leur nombre tend à diminuer...il faut donc que les particuliers oeuvrent pour les protéger en créant les conditions favorables à leur installation et à la nidification dans les jardins. 

Voilà le nichoir à mésanges de mon jardin...Il est habité chaque année !

Voilà le nichoir à mésanges de mon jardin...Il est habité chaque année !

 

Comment lutter contre ces chenilles ?

 

A part installer des nichoirs à mésange, ce qui reste un des moyens le plus efficace de lutter contre leur propagation, il existe d'autres moyens de lutte contre ces envahisseuses.

 

- Bien sûr, il y a des moyens chimiques par pulvérisation massive d'insecticides que je ne cesse de déplorer car ils détruisent tout sur leur passage y compris les insectes utiles (coccinelles, abeilles...) d'où leur danger d'utilisation. 

 

- La lutte biologique existe : il s'agit de pulvériser les toxines produites par une bactérie (bacillus thuringiensis) directement sur les aiguilles de pins. Les larves meurent intoxiquées par ingestion directe de la substance. La pulvérisation en fin d'automne est donc utile car c'est le moment où les jeunes larves vont se nourrir hors du nid et surtout c'est le moment où les autres larves d'insectes non nuisibles sont absentes de l'environnement. mais par contre les mésanges risquent de quitter la région faute de nourriture. 

 

- En décembre et durant tout l'hiver, AVANT QUE LES CHENILLES NE SE METTENT EN PROCESSION, donc c'est trop tard pour cette année, il faut s'équiper correctement et détruire manuellement, un à un les nids. En Provence, ils sont le plus souvent brûlés.

 

- La deuxième solution est d'empêcher les chenilles de revenir à la terre, pour bloquer leur cycle de vie : pour cela il faut mettre des pièges mécaniques le long des troncs pour emprisonner les chenilles avant qu'elles n'atteignent le sol, comme l'écopiège ci-dessous. 

Écopiège

Écopiège

 

- Il existe également des pièges à phéromones qui attirent les papillons mâles (avec une fausse odeur de femelle).

 

Piège à phéromones

Piège à phéromones

 

- et des procédés ancestraux... comme par exemple mettre en bas du tronc (sous chaque arbre) du soufre et des branches d'eucalyptus ou du bouleau dont l'odeur ferait également fuir les chenilles.

 

- Enfin si vous voyez une procession de chenilles, il ne faut pas hésiter à la couper de la chenille de tête.

Les chenilles se mettent alors en boule ce qui vous laisse le temps de vous protéger, puis de les ramasser dans un sac avec une pelle à long manche et d'y mettre le feu. Bien sûr vous devez absolument détruire aussi la chenille de tête. 

 

Un de mes voisins arrose directement la procession avec de l'alcool et y met le feu en prenant soin d'utiliser des allumettes longues et de se mettre des gants et des lunettes de protection. Je ne saurais trop conseiller cette méthode qui certes est efficace, mais présente des risques pour vous et l'environnement. En effet il est plutôt déconseillé de faire du feu sous les pins et à cause de l'alcool, le feu est difficile à maîtriser !

Restez prudent donc...

 

Parmi les moyens de lutte respectueux de l’environnement contre la progression de la chenille processionnaire, l’Inra Paca teste une méthode originale et innovante basée sur la confusion sexuelle : le tir au paint-ball à base de phéromones.

Reportage ci-dessous dans les Bouches-du-Rhône avec Jean-Claude Martin, de l’unité Entomologie et forêt méditerranéenne.

<img alt="Le paint-ball contre l’invasion de la chenille processionnaire" src="https://inra-dam-front-resources-cdn.brainsonic.com/ressources/media/photo-324592-le-paint-ball-contre-loinvasion-de-la-chenille-processionnaire.html" /><h2>Le paint-ball contre l’invasion de la chenille processionnaire</h2><p class="p1"><span class="s1">L’Inra Paca teste une méthode de lutte contre la progression de la <a href="https://inra-dam-front-pad.brainsonic.com/nom-chenille.html">CHENILLE</a> processionnaire, basée sur la <a href="https://inra-dam-front-pad.brainsonic.com/nom-confusion-sexuelle.html">CONFUSION SEXUELLE</a> : le tir au paint-ball à phéromones.</span></p>

Des balles de paintball pour éradiquer les chenilles

 

Vous pouvez lire le dossier complet sur le site de l'INRA.

 

Bien sûr les communes s'équipent aussi d'aspirateurs à nids, de pièges onéreux...en plus des tenues vestimentaires adéquates, indispensables pour entretenir les parcs et autres espaces publics.

 

Mais les particuliers sont souvent démunis par rapport à l'attaque surtout dans ma région ou ceux qui vivent en campagne ont souvent planté des pins. L'idéal dans le doute ou si l'invasion de votre jardin est réelle, c'est alors de faire appel à un professionnel.

 

Où trouver un professionnel près de chez vous ?

Consultez la carte ICI.

 

Mais en fait il faut savoir qu'il n'y a pas de véritable traitement et qu'il faudra recommencer chaque année. Car même si vous avez détruit les nids une année, les papillons peuvent revenir d'un autre endroit l'année suivante (les mâles peuvent voler jusqu'à 25 km de distance pour se reproduire avant de rencontrer une femelle qui elle, ira pondre dans un rayon de 3 kilomètres maximum).

 

 

Cette invasion de chenilles est-elle liée au réchauffement climatique ?

 

Il semblerait que non !

Déjà on parlait d'invasion de chenilles processionnaires au Moyen Age, or à cette époque on ne parlait pas encore ni d'industrialisation, ni de gaz à effets de serre, ni de réchauffement climatique...

 

La chenille processionnaire était donc déjà connue vers le 16ème siècle. 

Dans le département du Var en 1508, la région de Contes avait déjà été envahie par les chenilles. L'abbé Cauvin en parle dans ses mémoires éditées en 1885. 

A la fin du 16ème siècle, c'est aussi dans la région du Puy-en-Velay que les chenilles envahissent les récoltes.

Comme moyen de lutter contre elles, les hommes leur faisaient un procès !

C'est ce que raconte dans ses mémoires, Jean Burel, un bourgeois du Puy-en-Velay.

Non ce n'est pas une plaisanterie car on a retrouvé trace de ces procès. Il en était d'ailleurs de même pour tous les autres nuisibles menaçant les récoltes : rats, mulots, sauterelles… 

 

Actuellement la presque totalité de la France est envahie par les chenilles processionnaires du pin, comme nous l'avons vu dans notre article précédent.

Mais si vous habitez au nord et surtout au nord-est de la France, ne criez pas victoire trop vite car chez vous il y a la chenille processionnaire du...chêne qui peut vivre aussi sur le noyer. Et elle tend à gagner elle-aussi le territoire mais cette fois, vers...le sud. 

 

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 07:42
Les chenilles processionnaires / 2 - Les dangers pour la santé

 

Nous avons vu dans mon article précédent, que les chenilles processionnaires avaient un cycle de vie particulier qui les amenaient à sortir de leur nid pour regagner la terre ferme et s'y enfouir.

Le problème avec ces chenilles, c'est qu'elles présentent un risque pour la santé non seulement pour les hommes, mais encore plus pour les animaux domestiques.

 

En effet, c'est lorsque la chenille sort du nid et parcourt le sol en procession, qu'elle présente le plus grand danger pour eux.

 

Quels sont les risques pour la santé ?

 

Leurs poils urticants légers et fragiles se cassent facilement ou se détachent du corps de la chenille dès qu'elle est "dérangée".

Ils contiennent  une toxine urticante et allergisante (la thaumétopoéïne) qui se libère au contact de la peau.

Attention car la colonie entière peut, en cas d'agression (donc si vous touchez le nid) libérer les poils urticants...

 

Chez l’homme, cette toxine provoque de simples irritations de la gorge, des conjonctivites, voire des boutons qui après avoir donné quelques démangeaisons sans gravité pendant un certain temps, vont disparaître spontanément en quelques jours.

Cependant il faudra surveiller de très près les enfants, les personnes fragiles et les personnes allergiques et les conduire à l'hôpital sans tarder en cas de réactions excessives, perte de connaissance, difficultés à respirer...

 

Les animaux domestiques, et en particulier les chevaux, chiens ou chats sont régulièrement exposés. Leur curiosité naturelle les incite à s'approcher des chenilles d'un peu trop près, pour les renifler.

Chez les chiens, qui sont les animaux les plus sensibles, elles peuvent provoquer des dégâts irréparables au niveau des yeux et de la langue (provoquant une nécrose). Il est parfois obligatoire de leur couper un bout de langue et, malheureusement, si c'est la totalité, le chien ne pouvant plus s'alimenter, il faudra l'euthanasier. Les chats sont plus méfiants, heureusement. 

 

Le problème est que morte ou vivante, la chenille représenterait le même danger : les poils urticants conserveraient leurs propriétés plusieurs mois, et parfois jusqu'à deux ans après la disparition du nid...

 

 

 

La propagation...

 

Ces chenilles sont nuisibles mais il ne faut pas oublier que si elles existent c'est qu'elles font partie de la chaîne alimentaire donc de la biodiversité.  

Il faut savoir que certains insectes, comme les guêpes et certains scarabées ont besoin de ces chenilles pour vivre.

Si on éradiquait complètement ces chenilles, nous ne verrions plus de mésanges dans nos jardins...

 

Le seul véritable ennui c'est que cette espèce de chenilles qui était à l'origine méditerranéenne, se développe actuellement (avec le réchauffement climatique ? l'absence d'hiver rigoureux ? ...) et gagne peu à peu le nord. 

 

Sa propagation est aussi liée aux nombreuses plantations de pins, le long des routes, qui favorisent son développement. En effet, à cause du trafic routier et de la chaussée de bitume, la température est augmentée de quelques degrés le long des routes : les chenilles trouvent donc dans cet environnement particulier, un milieu propice à leur développement. 

 

Voici donc a répartition actuelle des chenilles sur le territoire français...

 

Carte de répartition des chenilles processionnaires d'après l'INRA

Carte de répartition des chenilles processionnaires d'après l'INRA

 

 

Quelques conseils à adopter...

 

- Ne pas fréquenter les zones infestées. En effet des chenilles peuvent vous tomber dessus, les poils des chenilles restent urticants même détachés de leur corps. Ils peuvent tomber sur vos cheveux, tomber sur votre voiture, vos enfants, vos animaux. Porter des vêtements couvrants (tee-shirt à manches longues par exemple) si vous êtes obligés de jardiner sous des pins infestés ou lorsque vous effectuez des randonnées sous les pins.

 

- Ne pas toucher les nids ou les chenilles à mains nues.

 

- Ne pas balayer la terrasse si vous y trouvez des chenilles, pour ne pas diffuser les poils urticants qui peuvent gagner les yeux ou les voies respiratoires...mettre des gants et ramasser les chenilles dans un sac en plastique que vous brûlerez ensuite. 

 

- Bien laver les légumes et les fruits de votre jardin potager si vous avez des pins infestés à proximité. 

 

- Si vous avez été en contact avec une chenille : prenez d'urgence une douche et lavez-vous les cheveux. Plonger immédiatement vos vêtements dans l'eau puis lavez-les à 60°. 

 

- S'il y a du vent et que vous habitez sous les pins, n'étendez pas votre linge dessous. 

 

- Ne coupez pas les branches infestées non plus un jour de vent sans protection (lunettes, vêtements adaptés). 

 

- Ne tondez pas la pelouse s'il y a des chenilles dedans.

 

- Si votre bébé a mis une chenille à sa bouche (ou s'il l'a touché, puis sa main à la bouche) contacter immédiatement les urgences qui vous indiqueront la marche à suivre. 

 

- Et bien sûr surveillez aussi vos animaux domestiques.

 

Tout cela est très sérieux...les chenilles sont bien plus dangereuses que les insectes piqueurs mais heureusement ne véhiculent pas de virus (comme c'est le cas pour le moustique). 

 

A SUIVRE...

 

 

En bref... quelques conseils à adopter...

 

- Ne pas fréquenter les zones infestées. En effet des chenilles peuvent vous tomber dessus, les poils des chenilles restent urticants même détachés de leur corps. Ils peuvent tomber sur vos cheveux, tomber sur votre voiture, vos enfants, vos animaux. Porter des vêtements couvrants (tee-shirt à manches longues par exemple) si vous êtes obligés de jardiner sous des pins infestés ou lorsque vous effectuez des randonnées sous les pins.

- Ne pas toucher les nids ou les chenilles à mains nus.

- Ne pas balayer la terrasse si vous y trouvez des chenilles, pour ne pas diffuser les poils urticants qui peuvent gagner les yeux ou les voies respiratoires... 

- Bien laver les légumes de votre jardin potager si vous avez des pins infestés à proximité. 

- Si vous avez été en contact avec une chenille : prendre d'urgence une douche et laver-vous les cheveux. Plonger immédiatement vos vêtements dans l'eau puis lavez-les à 60°. 

- S'il y a du vent et que vous habitez sous les pins, n'étendez pas votre linge dessous. 

- Ne coupez pas les branches infestées non plus un jour de vent sans protection (lunettes, vêtements adaptés). 

- Ne tondez pas la pelouse s'il y a des chenilles dedans.

- Si votre bébé a mis une chenille à sa bouche (ou s'il l'a touché, puis sa main à la bouche) contacter immédiatement les urgences qui vous indiqueront la marche à suivre. 

- Et bien sûr surveillez aussi vos animaux domestiques.

 

Tout cela est très sérieux...les chenilles sont bien plus dangereuses que les insectes piqueurs mais heureusement ne véhiculent pas de virus (comme c'est le cas pour le moustique). 

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 09:16
Un nid de chenilles vu de près

Un nid de chenilles vu de près

Depuis quelques jours déjà, nous assistons dans la campagne provençale à une véritable invasion de chenilles processionnaires du pin. Le nom commun de cette chenille vient du fait que lorsqu'on peut les observer au sol, elles se déplacent toujours en file indienne, formant une sorte de procession.

 

Depuis plusieurs semaines, nous avons repéré en nous promenant, un plus grand nombre de nids, par rapport aux autres années.

Une de mes amies a même été obligée de conduire chez le vétérinaire, en urgence, sa jeune chienne de six mois qui avait reniflé les chenilles d'un peu trop près.

 

Cette invasion est-elle liée à l'hiver particulièrement doux que nous avons cette année ? En tous les cas, dans le midi, la descente des chenilles est avancée de trois semaines par rapport aux années précédentes et de près de 2 mois, dans la Loire et les régions les plus au nord.

 

Hier, au moment où je montais dans ma voiture, j'ai vu une ligne continue de chenilles processionnaires sur le sol...

 
Une ligne de chenilles en procession

Une ligne de chenilles en procession

 

Sur le parking de notre petit hameau, un de nos voisins avait voulu il y a quelques années planter deux pins... et bien sûr cette année, ils sont bourrés de nids de chenilles.

J'ai bien fait attention de ne pas marcher dessus car alors j'aurais transporté des chenilles sous mes semelles et j'aurais diffusé des poils jusque dans la maison. 

J'ai prévenu aussitôt ma jeune voisine qui a ses enfants qui jouent souvent dans le secteur...et mes nouveaux voisins qui laissent leur chienne se balader toute seule et qui viennent de la ville.

En effet peu de personnes sont au courant des réels dangers liés à ces chenilles. 

 

L'invasion de ces chenilles est un véritable fléau cette année, qui a obligé l'Agence régionale de la santé (ARS) d'émettre un bulletin d'alerte.

Les randonneurs sont également prévenus et invités à prendre des précautions. 

 

 

Comment repérer cette chenille ?

 

La chenille processionnaire du pin est celle d'un papillon de nuit. Son nom latin est "Thaumetopoea pityocampa". 

 

L'adulte pond sur les résineux, essentiellement des pins, entre 150 et 300 oeufs. Les oeufs sont déposés par paquets, directement sur les rameaux ou sur les aiguilles de pin. La ponte forme une sorte de manchon gris argenté, qui passe le plus souvent inaperçu, car il ne mesure que 2 à 5 centimètres.

Les oeufs vont éclore au bout de 5 à 6 semaines environ, selon la région et la température extérieure.  

 

Dans un premier temps, les petites chenilles vont se nourrir des aiguilles de l'arbre. Elles doivent muter trois fois durant l'automne et l'hiver avant de ressembler à la chenille telle que j'ai l'ai vu hier.  

 

Plus il fait froid, plus leur croissance est ralentie, et plus il y a de pertes aussi. Car, pour se protéger du froid hivernal, les chenilles s'enferment dans un "cocon-nid", toutes ensembles...en attendant des jours meilleurs.

Elles ne sortent alors que quelques heures par jour pour se nourrir d'aiguilles de pin et regagnent ensuite leur nid. Lors de leur sortie, elles sont vulnérables et peuvent mourir (ou être mangées par un prédateur)...

 

Au début, les premiers "nids" passent souvent inaperçus. On les repère surtout au jaunissement des aiguilles.

L'idéal serait d'intervenir à ce moment-là car les chenilles ne sont pas encore devenues urticantes.

 

 

Les petites larves migrent dès qu'elles n'ont plus assez à manger et rebâtissent un nid de plus en plus haut dans l'arbre et de plus en plus gros, souvent exposé au sud ou à l'est pour se mettre à l'abri des intempéries. Les chenilles le quittent uniquement pour se nourrir, les jours de grand soleil, en s'accrochant ensemble à un fil.

 

Les nids définitifs d'hiver sont facilement reconnaissables car ils sont formés de soie blanche bien visibles dans les branches.

 

Des nids de chenilles processionnairesDes nids de chenilles processionnaires
Des nids de chenilles processionnairesDes nids de chenilles processionnaires

Des nids de chenilles processionnaires

 

Lors de leur développement, et après ce que les scientifiques appellent le troisième stade larvaire, chaque chenille s'arme de poils urticants : chacune en aurait jusqu'à 600 000 sur le dos.

 

 

Poils urticants d'une chenille processionnaire du pin.© Inra, Jean-Claude Martin

Poils urticants d'une chenille processionnaire du pin.© Inra, Jean-Claude Martin

C'est aux beaux jours, mars-avril en principe, janvier-février cette année, selon les régions, que les chenilles sortent du nid, descendent le long des troncs et gagnent en procession la terre pour s'y enfouir jusqu'à 20 cm du sol. La procession est menée par une femelle et peut parcourir jusqu'à 40 mètres.

 

 

Une procession vue de près

Une procession vue de près

 

 

Mais je reste persuadée, pour les avoir souvent observé, qu'elles ne descendent pas forcément le long du tronc et se laissent  tomber parfois tomber directement à l'aplomb du nid. 

 

Ensuite, une fois au sol, le cycle de la vie reprend : dans la terre, chaque chenille va construire un cocon individuel, puis se tranformer en chrysalide, puis en papillon capable de se reproduire qui sortira de terre dès l'été suivant...si la météo le permet. 

 

Puis la femelle cherchera un pin de n'importe quelle espèce : pin noir d'Autriche, pin Laricio de Corse, pin maritime, pin d'alep dans le sud, pin sylvestre en montagne...pour pondre ses oeufs. Si elle ne trouve pas de pin, elle peut pondre éventuellement sur un cèdre.

 

Il faut savoir que la chrysalide peut survivre jusqu'à 5 ans dans la terre...

 

Si vous êtes intéressés, vous trouverez sur le site dédié aux chenilles processionnaires, de plus amples détails... 

 

Thaumetopoea pityocampa adulte (photo empruntée sur le net)

Thaumetopoea pityocampa adulte (photo empruntée sur le net)

 

A suivre...

 

Dans les jours qui viennent, je publierai deux autres articles concernant cette charmante petite bestiole...

- les risques pour notre santé et celle de nos animaux domestiques. 

- la lutte biologique.

 

La chenille processionnaire du pin est un papillon de nuit. Son nom vient du fait qu’elles se déplacent en file indienne, formant ainsi des processions. Reconnaissables à leurs nids de soie blanche bien visibles dans les branches, elles peuvent présenter un risque pour les hommes et surtout, les animaux domestiques. Leurs poils contiennent en effet une toxine urticante et allergisante (la thaumétopoéine) qui se libère au contact de la peau.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 07:18
Le Taureau de Camargue

Aujourd'hui je vous emmène en Camargue où paissent de nombreux troupeaux de taureaux depuis la nuit des temps...

 

Un peu d'histoire...

 

On ne sait pas exactement depuis quand le taureau est élevé en Camargue. Mais on a retrouvé près de la ville d'Arles, des ossements de taureaux mêlés à ceux de chevaux datant du paléolithique. Il existait donc une race de taureau sauvage en Camargue à cette époque.

 

On a retrouvé aussi une représentation de l'animal sur une monnaie en provenance de Massalia (Marseille antique) datant du IIIe siècle avant notre ère.

C'est donc la peuve que les gens du sud s'intéressaient déjà à cet animal, mais on ne sait pas ni pourquoi, ni pour (en faire) quoi, peut-être tout simplement pour le vénérer comme leurs ancêtres...

 

En effet depuis les temps anciens, le taureau a joué un rôle important pour l'homme...

 

Un célèbre taureau de la grotte de Lascaux

Un célèbre taureau de la grotte de Lascaux

 

Figure essentielle de l'art paléolithique, objet de sacrifice chez les grecs anciens et les romains, mis à l'honneur en Inde,  le taureau faisait partie du bestiaire sacré des Gaulois et on le retrouve dans la plupart des mythologies du pourtour du bassin méditerranéen. 

Il apparaît en particulier dans le culte de Mythra très important du temps des Romains. 

Le taureau a toujours été  le symbole de la puissance, du courage et de la fécondité. C'est donc normal que cet animal ait dominé les croyances, les coutumes et l'imagination des peuples méditerranéens antiques.

 

Au IVe siècle, avec l'avènement du christianisme, le taureau perd son caractère sacré pour être associé au diable.

 

Puis, jusqu'au Moyen Âge, cette figure symbolique trop forte, tombe dans l'oubli, et il est remplacé peu à peu par le boeuf.

On le retrouve ensuite dans le bestiaire du Moyen Âge, puis il sera très présent sur les blasons.

 

Tout ce dont on est sûr, c'est qu'au XVIe siècle, le taureau était déjà élevé en Camargue pour la viande et pour aider (comme les boeufs) aux travaux des champs. C'est aussi au XVIe siècle que les premières courses camarguaises ont lieu.

Mais peut-être y a-t-il eu, durant les siècles précédents, lors des fêtes populaires, d'autres jeux taurins inconnus ?

On signale entre 1530 et 1570, la présence d'un certain capitaine de Ventabren "qui ne craignait point d'attaquer les taureaux furieux de Camargue".

A cette date, les nobles espagnols pratiquaient déjà la corrida à cheval (avec mise à mort du taureau) avant que celle-ci ne devienne plus populaire et essentiellement "à pied" au XVIIIe siècle.

 

Ce n'est donc que récemment (à l'échelle humaine) que le taureau a été utilisé pour les jeux taurins en Camargue. Jeux qui sont devenus "traditionnels" mais qui sont, somme toute, récemment entrés dans la culture du Sud.

Au XIXe siècle le taureau sera d'ailleurs élevé uniquement pour les courses et les taureaux seront sélectionnés pour leur combativité, leur intelligence et leur rapidité et non pas pour leur agressivité, comme c'est le cas des sélections pour la corrida.

 

 

Oui...il s'agit bien de ces mêmes animaux qui faisaient tant peur à ma mère quand elle prenait le raccourci par les champs pour se rendre à l'école, passant sous les barbelés ou par le bord des roubines, heureusement accompagnée par un petit héros de 6 ans, son petit voisin, qui n'avait peur de rien, étant lui-même, fils de manadier !

Bien sûr à l'époque elle croyait qu'il ne fallait pas porter de couleur rouge pour ne pas énerver les taureaux, mais heureusement elle ne savait pas que ce n'est pas la couleur rouge qui les énerve, car les taureaux voient en noir et blanc, mais le mouvement... car alors elle n'aurait pas couru pour traverser les champs !

 

 

 

L'élevage...

 

Vous l'aurez compris, la race camarguaise de taureau (la "raço de biou" en provençal) existe en Camargue depuis très longtemps. Il faut dire que les pâturages de Camargue, situé au niveau du delta du Rhône, où ne poussent que des salicornes et des roseaux, ne permettent pas d'élever d'autres animaux et sont impropres à la culture...mais ils offrent une diversité de paysages et de zones humides qui favorisent l'élevage des taureaux, animaux rustiques par excellence.

 

Actuellement, deux races de taureaux sont élevées en Camargue : la "camargue" (la raço di biou) et  la "brava" (race d'origine espagnole, celle des taureaux de combat). Le croisement des deux est autorisé.

Les éleveurs privilégient la combativité et l'intelligence et non pas la productivité !

 

Le plus fréquent, le taureau de Camargue est un petit animal ne mesurant que 1 m30 au garrot pour les mâles et seulement 1 m20 pour les femelles. Sa tête est surmontée de deux superbes cornes, caractéristiques de la race qui se dressent verticalement et forme fréquemment chez les femelles une forme de lyre. Sa robe est de couleur noire ou brune.

 

 

 

                                   Photo empruntée au site : http://www.camargueacheval.com/

 

Le taureau de combat, lui, a été introduit en Camargue à la fin du XIXe siècle. Il est généralement plus grand que la race de Camargue. La robe présente des variations de couleur. Ses yeux sont ornés de longs cils. Enfin, les cornes sont dirigées vers l'avant et en forme de "gobelet". En Camargue, il est élevé essentiellement pour les sports de combat.

 

 

                               Photo empruntée au site : http://www.parc-camargue.fr/

 

Les deux races sont sélectionnées de manière différente puisque les taureaux sont destinés à des jeux taurins différents...mais élevées de la même façon dans des manades.

 

L'animal vit en semi-liberté toute l'année. Ce n'est pas à proprement parler un animal domestique ! C'est un animal très résistant qui nécessite peu de soins. Il suffit de se rendre en Camargue pour en être convaincus.

Les femelles mettent bas à l'extérieur. Le petit veau naît au bout de 11 mois. Elles produisent suffisamment de lait pour nourrir leurs petits pendant 6 mois. Ensuite il est sevré.

Chaque troupeau est mené par un simbeus, c'est-à-dire un taureau qui a été habitué à obéir à la voix de l'homme. Le simbeus aide donc le guardian dans la nature mais aussi dans l'arène.

Les guardians rassemblent à cheval les troupeaux pour vérifier l'état de santé des taureaux et trier ceux qui participeront aux courses et ceux qui partiront à l'abattoir.

 

 

Les jeux taurins...

 

On sélectionne les cocardiers (mâles castrés) dont le caractère est adapté à la course à la cocarde et autres jeux taurins (abrivados, ferrades, encierros...) dont je n'ai jamais été friande mais qui reste "traditionnels" en Camargue.

 

Vous pouvez voir ou participer à des courses de taureaux ou autres jeux taurins lors des ferias. Celle de Nîmes par exemple est très célèbre.

 

Ou encore visionner cette vidéo qui se passe dans la ville d'Arles et qui vous permet d'avoir une petite idée de la manifestation qui s'appelle la "Course camarguaise de la Cocarde d'or".

 

Ou des extraits d'Abrivado et autres jeux taurins...

 

Abricado et jeux taurins

Ou encore La Fête des guardians...

Fête des guardians

 

Les femelles sont gardées pour la reproduction ou sélectionnées pour la course camarguaise.

 

 

La filière viande

 

Les taureaux qui ne sont pas gardés pour les courses ont toujours été vendus pour la boucherie.  Ceux qui ont participé à des jeux taurins, par contre, sont exclus de la filière viande.

 

 

Le Taureau de Camargue

La viande de taureau bénéficie d'une AOC française depuis 1996 et d'une AOP (reconnaissance européenne) depuis 2011. C'est la première viande bovine à avoir obtenu une AOP.

Vous pouvez consulter le cahier des charges ICI.

L'été, le taureau mange dans les prés, des plantes variées qui font la qualité de la viande. Rien de plus naturel donc que cette viande ! En hiver, un complément alimentaire est parfois apporté.

 

La viande de taureau est une viande très goûteuse. Elle a une belle couleur rouge. On la compare souvent au gibier mais en moins fort (celle du taureau espagnol par contre est beaucoup plus forte).

 

Le taureau court dehors toute la journée : la viande est riche en micro nutriments, acides aminés, vitamines B (B3, B6 et B12) et D,  minéraux et oligo-éléments (fer bien sûr, sodium, calcium, zinc, sélénium...) et contient peu de graisse. Elle serait beaucoup plus équilibrée en oméga 3 et 6 que la viande de boeuf...

 

En Provence on consomme du taureau depuis longtemps. On fabrique en Arles et dans le Gard du saucisson de taureau que j'ai mainte fois mangé depuis mon enfance et dont mon père raffolait.

Avant, la viande de taureau ne se trouvait que dans certaines bonnes boucheries des grandes villes et était parfois réservée à certains restaurants gastronomiques en lien direct avec les manades.

La filière tend à se développer, espérons que l'AOC/AOP suffira à ce qu'elle conserve longtemps sa qualité nutritionnelle et gustative...et que le taureau fera encore longtemps parti des paysages camarguais.

 

Voilà pour ce bref aperçu camarguais. Vous trouverez de plus amples renseignements sur la Camargue et ses traditions en consultant les sites de la ville d'Arles ou des Sainte-Marie-de la mer par exemple...ou vous pouvez télécharger en direct les brochures touristiques concernant la Camargue.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 09:25

Pour mon dernier article sur la fantasy, je vais vous parler de la fantasy animalière  (ou animal fantasy) !

 

Dans la fantasy animalière, les personnages principaux sont des animaux (vous l'auriez deviné !) anthropomorphisés : c'est à dire qu'ils possèdent la parole, les habitudes, les gestes et les pensées des humains. Ils permettent à l'auteur de faire une critique de notre société et des hommes.

Certains contes anthropomorphiques comme par exemple "Le Roman de Renart", "Les fables de La Fontaine" et Les fables d'Esope en font partie et peuvent être considérés comme des classiques précurseurs du genre...

 

Dans les oeuvres de fantasy animalière, les hommes sont inexistants ou très peu présents. Ils ne cohabitent jamais avec les animaux.

Le plus souvent, les romans s'adressent aux plus jeunes...

 

 

- Le Vent dans les saules / Kenneth Grahame (un classique paru en 1908 mais seulement en 1935 en France).

Ce roman a été adapté en BD (4 tomes), une bonne façon d'aborder ce classique...

 

 

 

- Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède de Selma Lagerlöf.

 

 

 

 

 

Un classique que j'ai lu lorsque j'avais 11 ans car je l'avais reçu en Prix au collège :)

 

Un petit garçon voyage sur le dos d'une oie...

Avant de devenir un classique,  ce roman a été écrit pour faire connaître la Suède aux enfants suédois...

 

 

 

 

 

 

- Les Garennes de Watership Down / Richard Adams (1972).

Les animaux sont des lapins de garenne.

 

 

- La fameuse invasion de la Sicile par les ours / Dino Buzzati

 

Tout commence le jour où Tonin, le fils du roi des ours, est enlevé par des chasseurs dans les montagnes de Sicile...

Profitant de la rigueur d'un hiver qui menace son peuple de famine, le roi décide alors d'envahir la plaine où habitent les hommes.

Avec l'aide de son armée et d'un magicien, il réussit à vaincre et finit par retrouver Tonin.

Mais il comprend vite que le peuple des ours n'est pas fait pour vivre au pays des hommes...

 

 

- Jonathan Livington le goeland /Richard Bach

A la fois conte philosophique, poésie et fantasy...

 

Jonathan Livingston n'est pas un goéland comme les autres. Sa seule passion : voler toujours plus haut et plus vite pour être libre. Mais cet original qui ne se contente pas de voler pour se nourrir ne plaît guère à la communauté des goélands.

Condamné à l'exil, seul, Jonathan poursuit ses découvertes, sans peur, sans colère. Il est seulement triste de ne pouvoir les partager, jusqu'au jour où il rencontre des amis...

Jonathan apprend alors à briser les chaînes qui emprisonnent son corps et ses pensées.

 

 

 

- Le Bois Duncton / William Horwood (1980-1993).

 

« Brin-de-Fougère naquit par une nuit d’avril dans un terrier plein d’ombre et chaleur, au plus profond du réseau de galeries du Bois Duncton, six années-taupe après la naissance de Rébecca. »

Les animaux sont des taupes !

 

 

- Saga Rougemuraille (22 tomes) / Brian Jacques qui est aussi de la fantasy medievale. La saga a donné suite à Redwall, une série télévisée.

 

Au cœur de la forêt de Mousseray, il existe une abbaye du nom de Rougemuraille. Cette abbaye fut fondée il y a bien longtemps par Martin le Guerrier et ses amis après que celui-ci libéra Mousseray d'une terrible chatte sauvage nommée Tsarmina. Le château de Castelfelis, demeure de la Reine aux Yeux Multiples, se tenait autrefois à l'endroit même où fut fondée Rougemuraille. Depuis, l'esprit de Martin le Guerrier veille sur l'abbaye. Ses habitants, frères, sœurs ou laïcs, vivent en paix. Mais la paix est souvent bouleversée par de nombreuses vermines qui convoitent l'abbaye ou d'autres biens...

 

 

- Les gardiens de Ga'Hoole (15 tomes) / Kathryn Lasky

 

Soren coule une enfance paisible dans le sapin creux qu'il occupe avec sa famille dans la Forêt de Tyto, le royaume des chouettes effraies.

Mais de mystérieuses disparitions d'oeufs et de jeunes poussins perturbent la tranquilité des habitants.

Alors qu'il tombe du nid, Soren est kidnappé à son tour et emmené au sinistre orphelinat de Saint-Aegolius.

Sous la direction de l'effroyable Crocus, des poussins venus de tous les royaumes y subissent un enseignement des plus étranges...
Soren et sa meilleure amie Gylfie n'ont qu'une envie : s'échapper et révéler au monde ce que trament Crocus et ses lieutenants.

Mais pour cela, encore faudrait-il apprendre à voler...

 

- Silverwing / Kenneth Oppel.

Depuis la nuit des temps, le peuple des chauves-souris est condamné à l'obscurité. Quand Ombre, un chauve-souriceau de la tribu des Silverwing, brave cet interdit pour voir le soleil se lever, sa vie bascule. Poursuivi par ses ennemis, rejeté par les siens, il devra aller au bout de son rêve, et affronter sa destinée.

 

 

 

 

 

- Le royaume d'Outrebrume (3 tomes)/ MI Mac Allister

Les animaux sont des écureuils...

 

   

C'était une nuit d'étoiles filantes. Au royaume d'Outrebrume, elles annoncent toujours un événement exceptionnel... Cette nuit-là, un drôle de bébé écureuil au pelage clair est recueilli sur le rivage d'Outrebrume. Baptisé Oursin, le jeune orphelin grandit en paix parmi les autres animaux de l'île jusqu'au jour où l'on apprend une terrible nouvelle : Culbute, le prince héritier, a été assassiné... Oursin des Étoiles doit alors accomplir son destin et livrer la plus dangereuse des batailles.

 

 

- Gamba et les rats aventuriers par deux auteurs japonais Atsuo Saitô

 

 

Gamba, rat des villes, vit tranquillement dans sa confortable tanière. Un jour, son copain Manpuku le Glouton l'invite au grand rassemblement des rats marins dans un port lointain. En pleine fête et au milieu d'une tempête effroyable survient Chuta, un rat atrocement blessé. Il les supplie de venir sur son île, où son peuple est cruellement chassé par un groupe de redoutables belettes, menées par Noroi la Maléfique.

Courage et amitié, ruses et combats pour la liberté, aventures palpitantes et pleines de dangers : dans un grand élan de fraternité, Gamba et ses compagnons décident de traverser la mer pour libérer les rats de leurs pires ennemies !

 

- Tom Patate (3 tomes)/ Emmanuelle Maisonneuve et François Gomes

 

Je m appelle Tom. Tom Patate. Je ne me souviens de rien, et pourtant, je sais des choses. Je suis tout petit, et pourtant j ai des pouvoirs extraordinaires. Je parle le langage des animaux, mais aussi celui des Grandes Gens.
Je ne sais pas qui je suis, mais je vais tout faire pour le découvrir.
Arrivé on ne sait comment dans une grosse patate, un garçon minuscule est recueilli par les Granmanitous, la société très secrète du jardin. Baptisé Tom Patate, il va apprendre à se débrouiller dans son nouvel univers rempli de dangers. Mais Tom souffre de ne pas savoir qui il est. En quête de son identité, il va alors être emmené aux portes d un autre monde, un monde aussi merveilleux que dangereux, celui de ses origines...

 

 

- Le cycle de La guerre des clans / Erin Hunter

 

 

Cycle I : 6 romans

Cycle II : 6 romans

Cycle III : 6 romans

Plus 4 HS

 

 

- La Quête des ours (5 tomes parus) / Erin Hunter.

 

 

Ils sont trois oursons, nés sous des cieux différents. Kallik vit sur la banquise, qui fond chaque jour davantage. Toklo grandit dans une forêt abîmée par les hommes. Lusa, enfermée dans un zoo, rêve d'explorer le monde sauvage. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer, et pourtant... Leur quête pour un monde meilleur ne fait que commencer !
La nouvelle saga d'Erin Hunter...

 

 

 

 

- La ferme des animaux / George Orwell

 

 

Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :
"Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux."

 

 

Et bien sûr Le monde de Narnia (déjà mentionné plusieurs fois dans les bibliographies de fantasy).

 

ainsi que les contes de Beatrix Potter, Le Livre de la jungle, Alice au pays des merveilles, et même Winnie l'ourson pour les plus jeunes et tous les contes de fées...

 

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 17:53
Un petit écureuil totalement roux à peine plus clair sur le ventre.
Un petit écureuil totalement roux à peine plus clair sur le ventre.Un petit écureuil totalement roux à peine plus clair sur le ventre.

Un petit écureuil totalement roux à peine plus clair sur le ventre.

J'ai fait cette trop brève rencontre en me promenant dans la Drôme le week-end dernier...

Ce petit écureuil n'a pas du tout été dérangé par notre présence...pourtant bruyante. Petits et grands ont pu ainsi l'observer et le photographier en train de croquer à pleines dents dans sa noix...Seule déception, nous ne l'avons pas vu la couper en deux. Quel dommage !

 

Souvenir...

Depuis que j'ai reçu en prix à l'école primaire : "Mon ami l'écureuil" de Maurice Genevoix, j'avais alors 7 ans à peine et je venais tout juste de terminer le CP... (c'était donc hier !),  je n'ai jamais cessé d'aimer les écureuils.

Alors il est temps de parler sur ce blog, de ces petits animaux mignons et attachants, à la fois curieux et craintifs et dont l'époustouflante agilité nous ravit !

 

****************************************

 

L'écureuil appartient à la famille des Sciuridés. Comme tous les membres de sa famille, c'est un rongeur.
C'est le cousin  de la marmotte (que j'adore voir quand je vais en montagne) et du chien de prairie (que je verrai peut-être un jour mais il vit uniquement en Amérique du Nord et au Mexique donc c'est pas gagné !).

 

L'écureuil est un petit animal très aimé des enfants. C'est un des hôtes les plus familiers de nos forêts et un des animaux parmi  les plus faciles à observer même par les touts-petits : en effet il n'hésite pas à s'approcher des maisons et peut être observé à travers une baie vitrée pour peu que le jardin soit planté de Conifères.

 

Il a été un temps considéré par les adultes comme un nuisible et largement exterminé dans la plupart des régions. Autrefois on le considérait même avec méfiance. Présents dans les mythes d'Europe du nord, identifié avec le dieu germanique Loki, il a été longtemps considéré par les chrétiens comme une incarnation du diable.

Le pauvre !

Si vous rêvez d'un écureuil, attention...il faut vous préparer à un grand changement.

 

C'est aujourd'hui une espèce totalement protégée en France.

 

Il y aurait plus de 200 espèces d'écureuils réparties dans le monde. Certains vivent dans les arbres, d'autres construisent des terriers surtout dans les régions chaudes.

 

Le plus commun dans nos communes françaises est l'écureuil roux d'Eurasie appelé "Sciurus vulgaris" ou "écureuil commun", très commun en Europe (sauf en Islande et dans les îles) et disparu aujourd'hui du sud de l'Angleterre à cause de l'introduction de l'écureuil gris qui occupe son territoire.

 

On le rencontre dans les Alpes, les Pyrénées, les Vosges, le Massif Central jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Dans ces montagnes il trouve un milieu favorable.

On ne le rencontre pas en Corse, ni dans les îles méditerranéennes ou atlantiques, sauf sur l'île d'Oléron. Je n'ai pas trouvé depuis quand il a colonisé cette île de Charente maritime, mais peut-être l'écureuil a-t-il tout simplement franchi le pont qui permet aux automobilistes de s'y rendre ?

 

On trouve de nombreuses sous-espèces d'écureuil roux. Dans le nord de l'Europe, certaines sous-espèces ont le pelage qui devient grisâtre ou blanchâtre en hiver.

Dans l'hexagone, le nôtre reste brun-roux toute l'année, avec le ventre légèrement plus pâle ou carrément blanc. Dans d'autres régions, l'écureuil roux peut avoir du brun foncé ou du noir, particulièrement dans les zones de montagne. Mais attention il mue deux fois par an et son pelage peut présenter des variations saisonnières.

 

 

Description physique

 

C'est un petit mammifère qui pèse seulement 300 à 500 grammes en moyenne et qui mesure autour de 20 cm sans la queue ! Sa queue, aussi longue que le corps, en plus de lui servir de balancier comme je l'ai dit plus haut, lui servirait comme celle des chiens, à exprimer certaines émotions, à faire fuir ses congénères et à lui permettre de séduire la femelle.

 

Ses pattes lui permettent de venir à bout de toutes les difficultés : se rattraper aux branches, s'accrocher aux troncs, creuser un trou, ouvrir une noix... Certains biologistes pensent même que l'écureuil peut être droitier ou gaucher. Les pattes antérieures, longues de 3 cm environ, ont 4 doigts griffus ( le pouce est atrophié), et les postérieures, longues de 4 cm environ ont 5 doigts aux griffes recourbées.

 

Comme presque tous les mammifères sauvages (ou domestiques), son poil se modifie en hiver et devient plus dense et épais pour lui permettre de se protéger du froid, car il n'hiberne pas.

 

Dès la fin de l'été, des toupets de poils poussent sur ses oreilles. Très importants, ces poils lui permettraient en hiver, de diminuer les pertes de calories en régulant sa température. A la mue du printemps, les toupets de poils tombent pour recommencer à pousser dès la fin de l'été suivant, donc on les voit encore un peu au début du printemps chez les jeunes adultes.

 

Lorsqu'il n'est pas à la recherche de nourriture, l'écureuil dort ou fait longuement sa toilette en commençant par le bout de son nez et en terminant pas la queue.

 

 

Comportement et alimentation

 

C'est un petit animal diurne, on l'aperçoit donc le jour. Mais c'est un lève-tôt qui aime bien se reposer de temps en temps en cours de journée et refaire un petit tour avant la nuit !

Grâce à ses deux yeux très mobiles, placés sur les côtés, il a un champ de vision très large. Son museau, court par rapport aux autres rongeurs, ne réduit pas son champ de vision. Pourtant il ne voit pas toutes les couleurs en même temps. On dit qu'il a une vision dichromatique, c'est-à-dire qu'il ne peut voir que deux couleurs à la fois.

 

L'hiver c'est un couche tôt : il interromp son activité bien avant le crépuscule. Il faut dire aussi que, comme l'homme, il ne voit pas très bien la nuit.

L'été cependant il lui arrive de se déplacer au crépuscule dans les périodes de fortes chaleurs. Peut-être aime-t-il comme les gens du sud, prendre le frais ?

 

C'est un arboricole, on le voit donc le plus souvent dans les arbres car c'est un grimpeur. C'est dans les arbres qu'il se cache également pour se nourrir, construire son nid et élever ses petits.

Il aime grimper le long des troncs ou descendre la tête en bas, sauter d'une branche à une autre, ou d'un arbre à l'autre, ou bien carrément courir sous une branche horizontale. Heureusement qu'il a des griffes pour s'accrocher !

Grâce à ses vibrisses (ses moustaches) sensitives, il peut évaluer les distances et se repérer dans l'espace lors de ses sauts. Sa queue touffue l'aide à garder l'équilibre lorsqu'il bondit de branche en branche,  en lui servant de balancier (je l'ai déjà dit).

 

C'est un mangeur de graines. Il aime en particulier celles des Conifères mais on peut l'observer dans des forêts mixtes et même uniquement dans les forêts de feuillus, en particulier les hêtres.

L'écureuil se nourrit principalement de noix, noisettes, châtaignes, glands, cônes de pins ou d'épicéas, de bourgeons et parfois d'écorces. Il peut aussi consommer si les autres ingrédients viennent à manquer, des insectes, des oeufs d'oiseaux, voires des oisillons.

J'ignorai qu'il consommait aussi abondamment un champignon appelé "truffe du cerf", champignon comestible souterrain (situé à 20 cm du sol).

 

C'est un consommateur prévoyant. L'écureuil roux stocke la nourriture en la cachant dans les arbres ou au sol. Il jalonne tous les chemins qu'il emprunte au quotidien de caches pleines de provisions, enfouies souvent à près de 30 cm de profondeur.

Il traverse ainsi aisément la saison froide car il est capable de creuser la neige, puis la terre gelée pour dégager ses provisions.

 

Souvent il descend sur une branche basse pour manger tranquillement ses trouvailles. C'est grâce à cela qu'on a pu l'observer de près et faire les photos...

 

C'est un petit animal solitaire, mais il se bat rarement avec ses congénères. Deux mâles peuvent même partager un même territoire durant tout l'hiver, et même parfois le même nid. Plus les provisions sont abondantes, plus le territoire est de faible surface.

L'écureuil marque son territoire grâce à des sécrétions produites par des glandes situées près de sa bouche, mais aussi par des dépôts d'urine.

C'est grâce à son odorat développé qu'il sait exactement où se trouve ses congénères et en particulier les femelles. Hé ! hé c'est un petit malin... il se prépare à l'avance.

 

C'est un animal qui aime le confort. Il construit son nid en haut des arbres avec une ouverture en dessous pour se protéger du froid de l'hiver. Le nid est en principe proche du tronc (en cas de vent il balancera moins), rarement dans un arbre creux comme nous le montrent la plupart des dessins animés de notre enfance.

Le nid de la femelle est plus douillé : en plus des branches, elle le garnit de mousse et de feuilles.

L'écureuil construit un nid principal et des petits nids secondaires qui sont des "nids de jeux".

En cas de mauvais temps,  il peut rester plusieurs jours, bien à l'abri, sans mettre le nez dehors.

 

C'est un animal plutôt peureux qui se cache sur la face de l'arbre que vous ne pouvez pas voir, lorsqu'il se sent menacé. Serait-il aussi malicieux, lui qui tourne en même temps que vous autour de l'arbre (ou de la branche), comme s'il voulait jouer !

 

On peut se promener pendant des heures dans une forêt peuplée d'écureuils sans en apercevoir un seul !

 

C'est un animal sauvage qui aime la liberté même s'il peut relativment bien s'apprivoiser. Il a besoin d'exercice et vit plus longtemps dans la nature, 7 à 10 ans, qu'en captivité où il ne survit pas plus de 5 à 6 mois. Ce n'est pas un animal de compagnie, il est important de l'expliquer à nos enfants.

 

 

La reproduction

 

A l'âge de 1 an, l'écureuil roux mâle est capable de se reproduire. Les femelles devront attendre leur deuxième année et avoir atteint le poids de 300 g minimum.

Mais attention, la femelle n'est réceptive qu'un seul jour durant son cycle. Deux phases de reproduction sont observées : décembre-janvier et au printemps pendant lesquelles les mâles restent féconds.

 

La femelle s'occupe seule des petits (3 ou 4 en moyenne) et a normalement une seule portée par an (exceptionnellement 2, mais les petits n'ont pas toujours le temps de devenir autonomes avant l'hiver).

Les bébés écureuils naissent aveugles et dépourvus de poils au bout de 36 à 46 jours de gestation. Ils sont donc particulièrement vulnérables. Au bout de deux semaines les poils commencent à pousser. Au bout de quatre semaines, leurs yeux s'ouvrent et peu de temps après les incisives sortent.

Les incisives ont la particularité de ne jamais arrêter de pousser puisque, comme c'est le cas pour tous les rongeurs, elles sont constamment sollicitées pour l'alimentation. Elles poussent d'au moins 10 cm par an et, si l'alimentation ne suffit pas à les user, l'écureuil va être obligé de ronger des écorces de bois mort ou autres supports pour les user. C'est pourquoi les forestiers ont

Les petits commencent à sortir du nid vers 8 semaines. Ils sont encore étroitement surveillés par la mère qui les prend dans sa gueule pour les mettre à l'abri au moindre danger. Ils seront définitivement sevrés vers l'âge de 10 semaines et deviendront totalement indépendants à 16 semaines...

 

Malgré ces précautions, 70 % des petits vont mourir avant d'atteindre l'âge de 1 an.

 

 

Un animal sous haute protection

 

La nature lui réserve donc beaucoup de dangers : il peut servir de proies aux martres et aux rapaces.

Les hommes représentent aussi un danger pour lui car, malgré son agilité naturelle, il peut se faire écraser en traversant une route ou être chassé par les chiens ou chats domestiques. De plus il a longtemps été victime des braconneurs.

L'écureuil doit être préservé précieusement: il joue un rôle important dans l'écologie des forêts.

Parce qu'il oublie où il a enterré les graines, ou qu'il n'a pas eu besoin de consommer ses provisions, les graines germent au printemps suivant et permettent la régénération de la forêt et de nombreuses espèces d'arbres. Il en est de même pour la dispersion de la "truffe du cerf" dont les spores se retrouvent dans les excréments de l'écureuil qui les disséminent ainsi en faisant ses besoins, car elles ne peuvent être digérées par son système digestif et ressortent intactes.

 

Il faut le protéger car :

 

- La première cause de mortalité précoce de l'écureuil roux est la route. Il faut construire des "passerelles" à écureuil.

 

- Il est victime de la fragmentation des forêts donc de son territoire, mais aussi du fait que ces forêts sont de plus en plus artificielles et ne contiennent plus la variété d'espèces végétales dont l'écureuil a besoin pour se nourrir. La dégradation de son milieu de vie est une des causes du déclin de sa population dans de nombreuses régions d'Europe.

 

- De fait de l'appauvrissement de son alimentation, il est devenu plus sensible aux maladies.

 

- Dans le nord de l'Europe, mais aussi maintenant en Angleterre et en Italie, de nombreux parcs et de nombreuses forêts sont colonisés par un autre écureuil qui vient tout droit d'Amérique du Nord, l'écureuil gris. De plus ce dernier, non content d'occuper le territoire de l'écureuil roux, a apporté avec lui un parasite, la coccidiose, qui est inoffensif pour lui mais peut être mortel pour l'écureuil roux.

Encore absent en France, il ne tardera pas à traverser les Alpes...

 

Si vous avez pu en observer un près de chez vous et si vous avez pu le prendre en photo, n'hésitez pas à le mentionner sur le site du Museum National d'Histoire naturelle consacré aux écureuils. L'enquête nationale est toujours en cours.

 

Une interview publiée dans la revue en ligne "Sciences et avenir"

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:58

histoires pressées

 

L’escargot est jaloux de la tortue, le dictionnaire ne peut parler que par ordre alphabétique, la sorcière est amoureuse et les pinces à linge rêvent et s'ennuient sur le fil d'étendage...

 
Voilà un recueil d’histoires courtes, insolites et amusantes qui nous parlent des objets qui nous entourent…mais aussi des personnes et des animaux.

Vous ne verrez plus jamais le monde de la même façon : il est décidément bien bizarre mais plein d’humour…



Ces histoires très faciles à lire, car  aucun des petits textes ne dépasse trois pages, peuvent servir de base à un travail en classe d'écriture mais aussi de mathématiques.

 

Livre ABSOLUMENT  interdit  à ceux qui n’ont pas d’humour :)

Il peut être lu dès l'âge de 7 ans.

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