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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:28
Ismaël Savadogo, un jeune poète en résidence d'écriture à Paris

J’écris seulement des phrases
sorties d’une nuit noire et difficile ;
et je vois, une fois le jour venu,
tout ce que l’ombre retient.

 

Ismaël Savadogo fait partie des plus jeunes poètes francophones, mis à l'honneur par le Printemps des poètes. Né en 1982, à Abidjan, il commence à écrire durant ses études de philosophie qu'il abandonne la seconde année et, pour s'occuper il publie dans des revues littéraires comme "L'intranquille" et "Traversées" .

C'est en 2015 que paraît son premier recueil "le sable de la terre" Editions du Lavoir Saint-Martin, d'où est extrait le poème que je vous propose aujourd'hui. 

Accueilli en résidence d'artistes par le Printemps des Poètes et la mairie de Paris, il restera en France jusqu'en avril et participera à des rencontres, comme celle qui aura lieu le 18 mars prochain au Théâtre du musée du Quai Branly, à Paris

Il sera à ce moment-là aux côtés de grands poètes et auteurs africains...comme par exemple, Alain Mabanckou, Véronique Tadjo, Tanella Boni et la jeune Harmonie Dodé Byll Catarya, dont je vous parlerai bientôt...et bien d'autres. 

 

Pour trouver là où

nul ne se souvient

 

commencer par chercher

vers un autre angle

ne serait-ce qu’une heure

chaque jour.

 

On voudrait être

dans l’endroit où l’on vole,

 

le ciel alors serait peut-être

moins souvent parti ;

 

faire entrer des enfants

s’ils peuvent tirer des étoiles,

 

si la tâche d’attendre la nuit

ne les sépare pas encore de nouveau

de ce qu’ils rêvent.

 

Extrait de "Le sable de la terre"/Ismaël Savadogo

 

 

Découvrez un de ses poèmes encore inédit, offert au Printemps des poètes...

Ismaël Savadogo, un jeune poète en résidence d'écriture à Paris

 

D'autres poèmes seront bientôt en ligne sur le site de "D'ailleurs-poésie". 

Ombre de la nuit, ombre du matin,
dans quel état nous revient le jour ?

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:00
Photo prise sur le blog de l'auteur (http://fkeita2013.blogspot.fr/)

Photo prise sur le blog de l'auteur (http://fkeita2013.blogspot.fr/)

Je me souviens d’un rêveur qui chantait le fleuve.
Il disait que le fleuve est source de bonheur.
De bonheur mais aussi d’espoir inouï.

Fatoumata Keïta, l'écrivaine malienne engagée

 

Née en 1977 au Mali, Fatoumata Keïta est titulaire d'une maîtrise en socio-anthropologie et d'un DEA en socio-économie du développement. Elle est aussi rédactrice de scripts radiophoniques.

Fatoumata Keïta se définit elle-même comme "une poétesse engagée et révoltée par tout ce que nos politiques font vivre aux populations". Résolument moderne, elle propose de poser un autre regard sur son pays natal. 

Sa première oeuvre parue chez NEA en 1998, s'intitulait "Polygamie, gangrène du peuple".

Depuis elle a toujours continué à écrire des poèmes, des nouvelles et même un roman "Sous fer" où elle aborde le thème de l'excision. 

Elle est lauréate du 2e prix de la première Dame du meilleur roman féminin à la seconde édition de la Biennale des Lettres de Bamako.

Elle est également lauréate du Prix Massa Makan Diabaté 2015 de la rentrée littéraire du Mali et du 2e prix du meilleur roman de l'Afrique de l'Ouest.

Elle écrit aussi des "poèmusiques" c'est-à-dire des poèmes mis en musique par Aba Diop.

Toute son oeuvre parle de la société malienne, de la liberté d'expression, du poids des traditions et de la condition de la femme. Ce qu'elle veut, c'est interpeller les consciences tout en aidant son pays à bâtir son avenir. 

 

En novembre 2016, elle a publié, avec le photographe Michel Calzat un carnet de voyage poétique qui mêle ses poèmes aux photos prises sur les bords du fleuve Djolibà à Ségou et auprès des Bozos du village de Géini.  

 

J'aimais cet homme qui chantait le fleuve...

J'aimais cet homme qui chantait le fleuve...

 

Je vous invite à la découvrir et ce sera mon hommage personnel à toutes les femmes en cette Journée internationale de la femme

 

Pour mieux la connaître, retrouvez-la sur son blog...

 

OU écouter ce poème porteur d'espoir qui s'intitule "Demain"...

Lecture du poème intitulé "Demain", par Fatoumata Keïta

 

OU encore, si vous avez un peu de temps,  un de ses premiers poèmes, "Laissez-moi parler", un poème qu'elle a écrit lors de ses années de lycée et qui se trouve sur le premier CD regroupant ses poèmes mis en musique.

Le poèmusique "Laissez-moi parler"

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 07:14
Tchicaya U Tam’si, la seconde voix majeure de la poésie africaine

Mon destin écorché éclate de soleil, il ne faut plus dormir je sonne les réveils.

 

Poète, romancier et dramaturge, Tchicaya U Tam'si est un écrivain célébré au Congo mais peu connu en France. Il est pourtant une des voix incontournables de la poésie africaine.

Né à Mpili en République du Congo en 1931, il passe son enfance à Pointe-Noire. Son père, Jean-Félix Tchicaya, est instituteur et très érudit. Il rêve de voir son fils devenir magistrat. 

A 15 ans, le jeune Gérald-Félix quitte le Congo : son père vient de devenir le premier député noir qui va représenter l'Afrique équatoriale à l'Assemblée Nationale, de 1944 à 1958.

 Il deviendra plus tard, une figure majeure de la décolonisation. 

 

L'adolescent abandonne ses études au grand désespoir de son père pour se livrer à différents petits métiers et surtout se mettre à écrire. Il fréquente assidûment les cafés littéraires de la Rive Gauche. 

Il fait paraître ses premiers poèmes dès 1955 dans un recueil intitulé "Le mauvais sang", alors qu'il n'a que 24 ans... des poèmes largement inspirés de Rimbaud qu'il admire et qui lui vaudront son surnom de "Rimbaud noir". 

 

C'est en 1957, que Gérald-Félix Tchicaya, prend le pseudonyme de U Tam'si qui veut dire "petite feuille qui parle pour son pays". Le "mauvais garçon" devient donc Tchicaya U Tam'si. 

Malgré ses études faites en France, le poète reste très attaché à sa culture d'origine et il se qualifie lui-même non sans humour, de "poète congaulois".

Après l'indépendance de son pays natal, alors qu'il est retourné y vivre, il prend la direction du Journal local "Congo" avec son ami Patrice Lumumba, premier ministre de la République Démocratique du Congo. Mais ce dernier est brutalement assassiné ce qui oblige Tchicaya U Tam'si à retourner en France. Là, le poète va alors s'occuper d'éducation et travailler auprès de  l'UNESCO jusqu'en 1986.

Il se consacrera ensuite uniquement à l'écriture de romans, jusqu'à sa mort en 1988. 

 

Sa poésie qui s'est démarquée très tôt de la négritude et n'a jamais reflété l'exotisme africain attendu, a toujours été mal comprise par les critiques européens et a fait de lui un poète mal aimé.

Lui, était simplement épris de liberté et voulait n'être qu'un simple poète et pas forcément un poète "africain"...pourtant sa poésie est fortement enracinée en Afrique, mais par rapport à Léopold Sedar Senghor, il doute de l'avenir de son pays et lorsqu'il se tourne vers le passé, il ne voit que traite des noirs et colonialisme. 

Sa poésie est donc nettement plus pessimiste et parfois violente, tant elle est empreinte de ses doutes et de ses souffrances, de la douleur de l'exil et de son impuissance à sauver sa terre natale. 

On le considère aujourd'hui comme le poète le plus représentatif de la poésie africaine moderne.

 

Tchicaya U Tam’si, la seconde voix majeure de la poésie africaine
Tchicaya U Tam’si, la seconde voix majeure de la poésie africaine

Présentation d'un de ces romans "Ces fruits si doux de l'arbre à pain"...

 

Si vous avez la chance d'habiter à Paris, ne ratez pas aujourd'hui même à 12 heures, la lecture à la Comédie française de poèmes de Léopold Sedar Senghor et de Tchicaya U Tam'si. 

Tous les renseignements sont sur le document ci-dessous...

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 07:15
Photo wikipedia

Photo wikipedia

 

Femme nue, femme noire

Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté

J’ai grandi à ton ombre ; la douceur de tes mains bandait mes yeux

Et voilà qu’au coeur de l’Été et de Midi,

Je te découvre, Terre promise, du haut d’un haut col calciné

Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l’éclair d’un aigle

 

Femme nue, femme obscure

Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche

Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d’Est

Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur

Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée

 

Femme noire, femme obscure

Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux flancs des princes du Mali

Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.

Délices des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire

A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

 

Femme nue, femme noire

Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Éternel

Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

 

 

Femme nue, femme noire

 

Poème extrait du recueil "Chants d'ombre"

Ce poème sur la négritude revendique le langage et la culture du continent noir.

Publié après la seconde guerre mondiale en 1945, c'est une ode à l'amour et à la femme en général mais surtout à la femme africaine et à sa terre natale...

 

Léopold Sédar Senghor, une voix majeure de la poésie africaine

La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l'espoir du Monde ?

Léopold Sédar Senghor, une voix majeure de la poésie africaine

 

Biographie

 

Léopold Sedar Senghor naît en 1906 dans une petite ville côtière du Sénégal, au sein d'une famille catholique et francophone.

Il obtient facilement le baccalauréat après des études à la mission catholique de Ngasobil, au collège Libermann et au cours d'enseignement secondaire de Dakar.

Ayant obtenu une bourse d'étude, il va poursuivre ses études en France dès 1928, à Paris, au lycée Louis-le-Grand puis à la Sorbonne. C'est là qu'il rencontre Aimé Césaire. Il sera également l'ami de Georges Pompidou.

Il est reçu à l'agrégation de grammaire en 1935 puis enseigne à Tours de 1935 à 1938.

Alors qu'il suit des cours de linguistique négro-africaine à l'Ecole pratique des Hautes études et à l'Institut d'ethnologie de Paris, il est mobilisé en 1939 dans l'infanterie coloniale (alors qu'il a été naturalisé français en 1932), puis il est fait prisonnier en 1940.

Réformé pour maladie en 1942, il participe à la Résistance.

Il va alors occuper la chaire de langues et civilisations négro-africaine à l'école nationale de la France d'outre-mer.

C'est en 1945 qu'il publie son premier recueil de poésie "Chants d'ombre" et qu'il fait son entrée en politique. Élu député du Sénégal à l'Assemblée nationale, il sera plusieurs fois réélu jusqu'en 1956.

Quinze ans plus tard, il deviendra le premier président de la République du Sénégal en 1960, suite à la proclamation de l'indépendance du pays et le restera jusqu'à 1980, date à laquelle il met fin avant son terme, à son cinquième mandat.

Premier africain à être élu à l'Académie française en 1983, il devient un des pères de la francophonie. Il était donc normal qu'il soit mis à l'honneur durant ce Printemps des poètes.

 

Léopold Sédar Senghor a été notamment (informations copiées du site BABELIO):

- médaille d'or de la langue française

- grand prix international de poésie de la Société des poètes et artistes de France et de langue française (1963)

- médaille d'or du mérite poétique du prix international Dag Hammarskjoeld (1965)

- grand prix littéraire international Rouge et Vert (1966)

- prix de la Paix des libraires allemands (1968)

- prix littéraire de l'Académie internationale des arts et lettres de Rome (1969)

- grand prix international de poésie de la Biennale de Knokke-le-Zoute (1970)

- prix Guillaume Apollinaire (1974)

- prince en poésie (1977)

 

Les racistes sont des gens qui se trompent de colère.

Léopold Sédar Senghor, une voix majeure de la poésie africaine

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 07:36
Ecole des Loisirs /Lutin poche, 2016

Ecole des Loisirs /Lutin poche, 2016

Rafara, un conte populaire africain / Illustré par Anne-Catherine De Boel

 

Rafara vit en Afrique avec sa famille.

Un jour, alors qu'elle est partie cueillir des morelles dans les bois, ses deux soeurs aînées l'abandonnent. Rafara ne sait pas retrouver son chemin toute seule, et bientôt la nuit tombe.

La petite fille tremble de peur car elle sait que le monstre Trimobe n'est pas loin...

Il emporte la fillette dans sa demeure en lui promettant quelle sera sa petite fille chérie. Mais en fait, ce qu'il désire surtout, c'est la séquestrer pour pouvoir la nourrir pendant quelques jours... avant de la dévorer !

Un jour elle donne un peu de son riz à une petite souris... Celle-ci décide alors de l'aider à s'enfuir. Mais avant de partir, elle lui offre trois objets magiques : un bâton, une pierre et un oeuf.

Ils vont être bien utiles à Rafara pour empêcher le monstre, parti à sa poursuite, de la rattraper...et de n'en faire qu'une bouchée !

 

 

 

Rafara, un conte populaire africain / Illustré par Anne-Catherine De Boel

Une nuit, tandis que le monstre ronflait comme dix soufflets de forgeron, une petite souris se glissa sous l'oreiller de Rafara. "Rafara, Petite Mère", dit la souris, "j'ai faim...Donne-moi un peu de ton riz".
Rafara tendit aussitôt à la souris l'écuelle qui était sous son lit. "Merci" dit la souris.
"Puisque tu as bon coeur, je vais t'aider".

Rafara, un conte populaire africain / Illustré par Anne-Catherine De Boel

 

De nombreuses fiches pédagogiques, ça et là sur internet, montrent l'intérêt des professeurs des écoles pour ce joli conte, entièrement illustré aux couleurs de l'Afrique, qui fera voyager les jeunes enfants, tout en leur permettant de faire connaissance avec une autre culture.

Une belle façon d'ouvrir leur monde...

 

On raconte que Vovondréo, grand oiseau aux ailes puissantes passait par là et que Rafara l'appela : "Vovondréo, gentil oiseau, prends-moi sur ton dos et ramène-moi dans mon village. Je te promets en récompense des pierres de toutes les couleurs qui feront scintiller ton plumage".

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 08:15

 

Pourquoi tous se précipiter pour lire un livre dès sa sortie...ce n'est pas mon style !

Un bon roman reste pour des décennies un bon roman :)

Voilà pourquoi lire un prix littéraire un an après, reste important pour moi, surtout qu'il est maintenant enfin disponible dans les rayons de la médiathèque alors qu'il était réservé non stop par plusieurs lecteurs l'an dernier !!

 

Ce livre a été abondamment salué par la critique et a obtenu le prix RENAUDOT en 2012, le Prix Ahmadou Kourouma 2012 et le Prix Océans 2013.

 

C'est un roman qui reste difficile à lire car il fait appel à de nombreuses références culturelles qui nous sont quasiment inconnues. De plus son style peut dérouter. Mais je ne regrette pas de l'avoir lu.

 

 

L'histoire :

 

Au Rwanda, le lycée Notre-Dame du Nil  a l'objectif de former "l'élite féminine" du pays. Situé au coeur des montagnes et tout près de la source du Nil, il est tenu par des religieuses.

Les jeunes filles Hutus appartenant presque toutes à de grandes familles rwandaises, doivent non seulement s'y instruire mais aussi préserver, à l'abri des tentations, leur virginité. Pour une famille rwandaise, une fille représente une richesse précieuse et il n'est pas question de déshonnorer la famille. Un avenir glorieux les attend, car diplôme en poche, elles n'auront aucun mal à trouver un mari...

 

Cependant, un quota ethnique (10%), permet d'accueillir aussi des jeunes filles d'origine tutsi, ce qui ne plaît pas à certaines élèves et créent de nombreux problèmes au sein de l'école, car elles sont méprisées, victimes de vexation constantes, et traiter d'"animaux nuisibles"...

 

Le lecteur découvre au début du roman, la vie quotidienne des jeunes filles, les sorties, les chants, les prières, les rites, les enseignements...

Puis, le lecteur  fait connaissance de jeunes filles aux caractères bien trempés avec Gloriosa, fille d'un ministre hutu qui  se voit déjà à la tête du parti du peuple majoritaire, Immaculée, la rebelle, Modesta, la métisse qui rêve d'appartenir au peuple dominant, Véronica, la rêveuse qui va perdre toutes ces illusions, et Virginia qui ne pleure jamais...

Non loin du lycée, vit un vieux blanc, illuminé, M. de Fontenaille, propriétaire d'un ancien domaine,  et obsédé par l'ethnie tutsie. Il est bien le seul à vouloir la protéger et il est persuadé d'avoir trouvé l'incarnation de la déesse Isis parmi les jeunes filles du lycée, qu'il tente d'attirer chez lui le dimanche pour y pratiquer de drôles de rites...Il peint les jeunes filles à demi-nues, pour les immortaliser, sur des fresques gigantesques dont il décore les murs de son temple.

 

Mais, dans ce lycée pourtant protégé par la statue de la vierge de Notre-Dame du Nil, la violence sous-jacente est prête à exploser !

 

L'auteur retrace avec un réalisme effrayant la montée des tensions et de la violence.

Tout événement devenant  prétexte à  attaquer les tutsis...

L'auteur est elle-même rescapée du massacre des Tutsi. Elle mêle dans ce roman fiction et réalité, tout en faisant entrer le lecteur dans les légendes, les superstitions et les contradictions, entre tradition et modernité, de la culture rwandaise qui se cherche, venant juste d'accéder à l'indépendance.

Finalement ce qui se passe dans les couloirs ou les dortoirs du lycée, ces hésitations, ces amitiés qui se font et se défont ne sont que l'expression des tensions de la société rwandaise dans les années 1970, alors que les hutus ont pris le pouvoir, soutenu par les belges colonisateurs.  Le Rwanda accuse les blancs de ne rien faire face à la violence alors qu'ils en sont responsables...

On y voit les prémisses du génocide rwandais de 1994...c'est violent mais limpide.

Il faut le lire même si certains passages sont, parce que très détaillés, un peu longs à lire, ils sont importants car ils ajoutent des pierres à l'édifice...

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