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16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 05:25

Pourquoi faudrait-il hésiter à présenter aux yeux de tous ce qui est vrai ? A ceux qui disent "ces choses-là ne se passent pas chez nous", c'est-à-dire à ceux qui essaient de prouver leur supériorité, je réponds que seuls ceux qui ont enduré les morsures de cette souffrance savent ce qu'il en est.

L'Asiathèque, octobre 2018

L'Asiathèque, octobre 2018

 

Avant de parler de cette poignante autobiographie, voici quelques mots sur l'auteur et l'éditeur...

Omprakash Valmiki est un écrivain indien né en 1950 dans l'Etat de l'Uttar Pradesh. Sa famille appartient à la caste intouchable des balayeurs -éboueurs.

Toute sa vie, il se battra pour l’émancipation des intouchables, ceux qu'on appelle aujourd'hui les dalits (les "écrasés"). Alors que son nom de famille suffit à lui fermer toutes les portes, car il trahit ses origines, il réussira à poursuivre ses études, à obtenir des diplômes et le succès professionnel. Mais toute sa vie, il sera déchiré par sa condition sociale, imposée injustement par sa naissance, et par les souffrances de ses frères dalits...

Au cours de sa vie, il a écrit de la poésie, des nouvelles et de nombreux essais. Il a publié dans divers magazines littéraires. C'est un des auteurs dalits d'expression hindi le plus important de sa génération...

Décédé prématurément en 2013, son autobiographie était jusqu'à présent éditée en deux parties, parues respectivement en 1997 pour la première partie, et  2015 pour la seconde, c'est-à-dire après sa propre disparition. 

Dans le présent ouvrage, traduit du hindi par Françis Evrielle et Nicole Guignon, les deux parties ont été réunies pour la première fois.  

L'ouvrage est publié par l'Asiathèque, une maison d'édition qui m'a permis de découvrir de merveilleux auteurs et que je remercie ici pour leur confiance. Elle est dirigée par Philippe Thiollier qui est aujourd'hui un des principaux éditeurs français à proposer des ouvrages de littérature contemporaine d'Asie entre autre.  

Le livre a été préfacé par Mira Kamdar.

 

"Joothan" veut dire "restes de nourriture"...

Il s'agit des restes que les nantis laissaient dans leurs assiettes et qui étaient donnés aux pauvres et aux animaux. Pendant des années les intouchables ont été obligés d'accepter ces restes car ils ne pouvaient nourrir leur enfants et eux-même autrement. 

 

Lire Joothan aujourd'hui, ce cri du coeur d'un dalit conscient de l'injustice cruelle de son sort mais également habilité à y répondre par son militantisme d'auteur engagé...c'est pouvoir, le temps de cette lecture, se mettre dans la peau des dalits dont la lutte reste, hélas, plus que jamais d'actualité.

Préface de Mira Kamdar

Dans cet ordre social, nous n'avions pas le statut d'être humain, nous n'étions que des objets nécessaires. Une fois le travail fini, nous n'avions plus d'utilité. Nous étions jetés après usage.

 

L'auteur nous plonge dans la société indienne, de sa naissance au sein d'une famille d'intouchables de la caste des "chuhra" (les balayeurs), alors que le pays vient d'obtenir l'indépendance...jusqu'en 2013, alors qu'il vient de prendre sa retraite, d'acheter une maison, de s'y installer avec sa femme et que les médecins découvrent sa maladie.

 

 

Dans la première partie du livre, il nous raconte son enfance durant laquelle il est persécuté dans la rue et à l'école quand il la fréquente, même par ses maîtres. Sa vie est une succession de tourments et de peurs. Il en sortira introverti. 

La vie de sa famille est difficile. Il a quatre frères plus âgés et deux sœurs plus jeunes que lui. Ils vivent avec les deux frères cadets de son père, et un autre plus âgé qui vit avec eux avec femme et enfants...Tous ensembles, ils vivent dans une cahute minuscule...qui peut s'effondrer à tout instant durant la mousson et ses violents orages.

A l'école qu'il fréquente suite à l'insistance de son père, il se fait quelques amis. Il est intelligent et bon élève, et arrive premier de section aux examens, franchit les différents niveaux, réussit à entrer au collège et devient la fierté de sa famille. 

Mais il devra se battre pour pouvoir poursuivre ses études...

 

Comment quelqu'un qui n'a pas souffert d'être insulté peut-il savoir ce que l'on ressent quand on l'est ?
Comme les dunes, les rêves ne font pas de bruit quand ils s'effondrent. C'est comme un coup de vent glacial qui nous ébranle de l'intérieur et marque notre corps en le traversant...

 

Ses conditions de vie misérable l'incitent en effet à demander une formation technique en mécanique. 

Elle changera sa vie, car l'usine de munition forme les jeunes et leur assure un métier... Il va donc quitter sa famille, sa ville, ses amis pour découvrir un nouveau monde, être à l'abri du besoin, ne plus avoir à se soucier ni de la nourriture, ni du logement. Et c'est déjà beaucoup pour lui. 

Avec ses nouveaux amis, il pourra débattre librement, pratiquer un sport, découvrir la société...et son envie d'écrire se fera grandissante. 

 

Le destin est en route et, au delà de sa vie quotidienne, professionnelle et familiale qu'il nous décrit avec les coutumes, les joies et les humiliations qui sont encore son lot quotidien, il va nous parler de ses débuts d'écrivain, des premières parutions de ses poèmes, de ses participations à des séminaires. Il va rencontrer des auteurs connus qui soutiendront son combat et épouser Chanda... 

C'est l'objet de la seconde partie qui se termine quand il découvre sa terrible maladie. 

 

Quand je repense à tout cela aujourd'hui, j'en ai le cœur transpercé. Était-ce une vie ?

 

Dans cette poignante autobiographie, dont je ne vous ai donné qu'un bref aperçu (408 pages), Omprakah Vamliki nous parle de la société indienne et de l'enfermement que constitue le système des castes. Il explique comment, malgré son interdiction en 1949, il a continué à régir des relations sociales discriminatoires et humiliantes. Il montre bien les conséquences pour les opprimés, tant au point de vue santé qu'éducation, logement et travail. Les atteintes psychologiques sont graves et anéantissent toute idée de vivre dans la dignité. 

Deux solutions existent alors pour ceux qui subissent de telles humiliations, et vivent au bas de l'échelle sociale : cacher leur caste aux autres ou au contraire l'assumer et lutter contre le système, avec leurs mots, par l'expression artistique et littéraire, ce que l'auteur a choisi de faire, créant des tensions au sein de sa propre famille. 

 

Il évoque certaines coutumes humiliantes comme par exemple celle qui oblige un futur marié à aller de porte en porte, dans les familles de castes supérieures où travaillent sa belle-mère pour obtenir des dons.

C'est ce qu'on appelle le salaam et c'est l'objet d'une de ses nouvelles. Evidemment le jeune homme et sa petite troupe  sont accueillis par des femmes hautaines et imbues de leur condition supérieure...pas du tout prêtes à donner quoi que ce soit.

Une autre coutume les oblige à tuer et dépecer les animaux pour les plus riches que ce soit pour un sacrifice à la déesse Mata ou dans d'autres occasions.

 

Il nous montre que les violences verbales et physiques sont le lot quotidien des enfants et que les maîtres s'en prennent sans arrière-pensée aux élèves des plus basses castes. Ils n'hésitent pas non seulement à les humilier mais à les frapper jusqu'à les"réduire en charpie". Mais nous voyons bien qu'au-delà de ces souffrances physiques, les brimades psychologiques sont les plus destructrices car elles enferment les enfants en les obligeant à se croire incapables de vivre autrement et d'envisager un autre avenir...

L'auteur alors qu'il vient d'entrer au collège, découvre les idées de Bhimrao Ramji Ambedkar. C'est une révolution pour lui...

Il le prendra pour modèle toute sa vie ce qui lui donnera envie de se battre contre sa condition. 

 

L'auteur sait rester toujours serein et digne en toutes circonstances même si la révolte gronde à l'intérieur de lui-même.

Il prouvera aux opposants, non seulement  sa propre valeur, mais celle de tous les dalits, rejetés par une société qui continue aujourd'hui à les considérer comme des êtres inférieurs.

Les inégalités devant la santé et le système de soins (décrite à plusieurs endroits du livre), les conditions de travail (je pense au passage où des ouvriers sont ensevelis par les coulées de boues), la recherche de logement (ce qu'il vit lui-même à chacune de ses mutations professionnelles) sont évidemment révoltantes pour nous occidentaux. 

Son combat pour prouver que tous les hommes quelles que soient leur origine, ont les mêmes droits est encore aujourd'hui brûlant d'actualité car après avoir été niées pendant des décennies, les souffrances endurées par les dalits se perpétuent encore,  les violences se multiplient et la presse se fait toujours l'écho de prétendus "crimes" perpétrés par ceux que l'on veut simplement, punir et humilier.

 

Lire cet auteur aujourd'hui, c'est soutenir l'injustice, contrer le sort de milliers d'indiens, qui subissent cette discrimination, mais c'est aussi ne pas baisser les bras ni oublier tous ceux qui dans le monde subissent de telles souffrances.

 

C'est ainsi que je dus revivre les profondes souffrances que j'avais endurées tout au long de ma vie. En vérité, écrire "Joothan" a été pour moi une véritable torture. Chaque mot de ce livre a ravivé des blessures que je m'efforçais d'oublier.

Quand j'y pense aujourd'hui, je me dis que ces heures tragiques m'ont arraché beaucoup de choses, mais qu'elles m'ont aussi beaucoup donné. Elles ont fait naître en moi une profonde soif de vivre et même offert une grande famille au sein de laquelle il n'existe aucun mur ni de caste ni de religion.

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commentaires

Yv 13/11/2018 11:08

On retrouve les mêmes thèmes que dans ses nouvelles, excellentes et donc tirées de sa vie. Très belle découverte.

manou 13/11/2018 13:37

Cette autobiographie m'a beaucoup touchée et je prends un grand plaisir à découvrir maintenant ses écrits à travers les nouvelles que je savoure en prenant mon temps

Marion L. 19/10/2018 17:51

Toujours très intéressant de découvrir ce genre d'auteur. Merci pour ce partage

manou 21/10/2018 06:37

Je ne regrette pas ma lecture !

Rohnny 17/10/2018 08:24

Coucou Manou,
Triste réalité et dire que de nos jours cela existe toujours. J’ai bien envie de lire se livre en tous les cas.
Merci pour le partage.
Je viens moi aussi de publier un nouvel article sur ma semaine en Espagne, si cela te dit, tu viens dire bonjour quand tu veux.
Belle journée à toi.
Rohnny

manou 17/10/2018 09:20

Je viendrais Rohnny dans la journée. Je reçois par mail un message pour chacun de tes nouveaux articles, ne t'en fais pas...Bon mercredi

Isabelle... 17/10/2018 07:18

La vie n'est jamais un long fleuve tranquille et ceci où que l'on soit... Merci pour tout ce travail. Bonne journée, bises

manou 17/10/2018 09:19

Je me devais de détailler, alors que je suis déjà le plus souvent beaucoup trop longue...mais je luis devais bien ça. Bises

moqueplet 17/10/2018 06:01

et dire qu'il existe encore des enfants qui ont cette vie là, pas facile ce genre de lecture....passe une bien belle journée

manou 17/10/2018 09:18

Oui c'est bien vrai Monique...bonne journée à toi aussi

Philippe D 16/10/2018 21:37

C'est sûrement un livre très intéressant ! Je le note. Si je le rencontre, je l'emporte...
Bonne fin de soirée.

manou 17/10/2018 09:18

Il est marquant c'est sûr mais il faut prendre son temps de le lire et de se remettre après de la lecture...bon mercredi Philippe

Kosette 16/10/2018 20:49

Je.note...apres avoir lu la tresse ou on decouvre une dalit

manou 17/10/2018 09:17

Merci pour ton message. Je dois lire "la tresse" pendant les vacances car une amie me le prête, mais bien sûr lire un roman ce n'est pas pareil, c'est moins dur qu'une autobiographie.

Victoria - Lynn 16/10/2018 19:41

coucou ces pays sont très durs :( bisous

manou 17/10/2018 09:16

Ce ne sont pas les seuls mais il ne faut pas baisser les bras...la preuve avec ce grand écrivain qui a tant souffert. bisous

laramicelle 16/10/2018 18:17

il a eu beaucoup de courage ; ces coutumes humiliantes , comme d'autres dans certain pays asiatique continuent hélas ; bisous

manou 17/10/2018 09:16

Hélas s'il n'y avait qu'un seul pays dans le monde qui vivent ces inégalités, on pourrait peut-être en sortir mais les hommes en inventent toujours de nouvelles...bisous

Nell 16/10/2018 17:19

Quelle force a t-il eue pour pouvoir défier la condition dans laquelle il vivait, comme tant d'autres. cela se poursuit encore, même de nos jours. ce livre doit être poignant à lire, Manou, alors un grand merci de nous confier tes ressentis. Gros bisous et belle fin d'après-midi

manou 17/10/2018 09:15

Une grande force en effet et surtout ce qui m'a marqué plus que tout, une grande sagesse et beaucoup de sérénité pour faire front même quand ça bouillait à l'intérieur de lui...la dignité c'est ça et il en est une belle preuve. Il n'a jamais baissé les bras. bisous et une douce journée

Colette 16/10/2018 15:47

Une vie entière de lutte ….. respect total ! il est vrai que l'on oublie volontiers tous ces problèmes de castes depuis notre France ….. il y a tant de misères de par le monde …..
Je note ce titre, il m'intéresse . Je viens de terminer "chanson douce" …. quelle force ce livre ! découvrir page après page tous les travers de notre société met assez mal à l'aise, mais c'est nécessaire pour se rendre compte de l'ampleur des dégâts causés …… Très belle écriture !
Bisous Manou !

manou 17/10/2018 09:13

Merci Colette pour ton intérêt...Cet auteur mérite d'être connu et nous apporte un témoignage unique en son genre. Il faut s'accrocher mais je n'ai pas regretté cette lecture, même très dure par moment. Bisous

Renée 16/10/2018 14:47

Un pays beau et fascinant mais très cruel si ta caste n'est pas la bonne c'est inconcevable pour nous et pourtant même si cela a évoluer sans doute que de nombreuses personnes souffrent encore de ces injustices. Bisous

manou 17/10/2018 09:12

C'est le cas Renée hélas, la presse internationale s'en fait écho et je lis souvent le Courrier International qui nous apprend beaucoup de choses sur ce qui se passe en dehors de notre sphère privilégiée. bisous

Eve-Yeshé 16/10/2018 14:18

Je le note... l'Inde est un pays fascinant qui remue beaucoup de choses : j'y suis allée deux fois et on ne voit plus la vie de la même façon après...
si les auteurs indiens te tentent je te conseille Vikhram Seth: j'ai lu "Deux vies" que j'ai adoré et je viens enfin de me procurer le précédent "Un garçon convenable" qui a été encensé par la critique à l'époque (pavé de 1200 pages)
bonnes lectures, bzzzzzzzzzzzz

manou 17/10/2018 09:11

Merci pour ces conseils de lecture car je ne connais pas cet auteur...j'ai lu pas mal de romans mais ce n'est pas la même chose qu'une autobiographie...Bonne journée

chemindetables 16/10/2018 13:56

j'ai connu ces castes et beaucoup de choses dont tu parles dans ta chronique en travaillant avec une collègue marié à un indien justement de caste inférieures, il vit en France depuis pas mal d'années mais sa famille est là bas...
elle est allée en Inde, s'y est mariée et retournée avec leur bébé, et nous a bien raconté, montré des photos etc etc......en 2018 c'est toujours pareil dans les campagnes, sa belle famille vivant là bas et les voisins en sont encore bien victimes...dans les villes ça a un peu évolué...
ce livre doit être très poignant
bisous
patricia

manou 17/10/2018 09:09

Tu as eu la chance d'avoir un témoignage direct et bien sûr ce n'est pas du tout la même chose. Même les occidentaux qui vivent en Inde ne se rendent pas compte car ils sont dans leur monde et hors castes et même s'ils sont témoins de certaines choses ce n'est jamais pareil que lorsqu'on le vit dans la famille...espérons que cela continue d'évoluer. Merci pour ton commentaire-témoignage. bisous

écureuil bleu 16/10/2018 13:23

Bonjour Manou. Chapeau bas à cet homme qui a su échapper à sa condition et en plus se battre pour faire disparaître ces castes. Ce livre doit être passionnant. Bisous

manou 17/10/2018 09:07

C'est le cas Brigitte. Il faut prendre le temps de le lire, voilà...tout simplement et je ne regrette pas sa découverte, car même si je connaissais le système des castes, le vivre ainsi de l'intérieur c'est un choc. bisous et bon courage pour les suites de ton cambriolage

missfujii. 16/10/2018 13:19

Peut-on sortir de la caste des Intouchables ?

manou 17/10/2018 09:05

Il a subi tout au long de sa vie de terribles humiliations et aujourd'hui le système des castes perdurent toujours...un beau témoignage que le sien

danièle 16/10/2018 12:04

Quelle volonté il a eu pour s'élever au dessus de sa condition! On a du mal à s'imaginer que de tels procédés existent encore de nos jours, les coutumes sont si différentes d'un pays à l'autre. Des luttes sont à mener dans de nombreux pays. Merci pour cette très belle rubrique.
bonne journée, bises

manou 17/10/2018 09:04

C'est un témoignage marquant pour tout cela en effet et je ne voulais pas mettre seulement quelques lignes pour en parler (j'avoue que du coup j'ai été un peu longue) mais comme c'est un autre monde et que je suis bien consciente que ce livre ne s'adresse pas à tous, je trouvais important de développer les idées. bises et une belle journée

Maryline 16/10/2018 11:38

Ce doit être un livre passionnant... les intouchables, j'en ai entendu parler mais là c'est vraiment une immersion dans cette vie indienne... Je le note car j'aime découvrir et essayer de comprendre les façons de vivre et les coutumes d'autres pays...
Merci Manou, tes lectures éclectiques forment ma bibliothèque... hihi!
bisous

manou 17/10/2018 09:02

Oh...que c'est gentil ! C'est vrai que j'aime découvrir et que je lis de tout...mais toi aussi tu m'a conseillé de belles choses et c'est dommage que tu n'en parles pas sur un blog :) bisous et une belle journée

virjaja 16/10/2018 10:41

c'est tellement aberrant ce système de castes! intéressant de voir un livre écrit par un "intouchable", je note! pas d'inondations ici, justes pas mal de routes coupées par des coulées de boue ou de l'eaux... rien de grave par rapport à l'Aude. gros bisous Manou. cathy

manou 17/10/2018 09:01

Oui j'ai fait une belle découvert en le lisant. Il mérite d'être connu chez nous...bisous

Mimi 16/10/2018 09:05

Quand je lis des auteurs indiens, je suis toujours effarée des conditions de vie des intouchables et des cates en général. Voilà un beau témoignage qui permet de se dire que l’on peut sortir de ce système, mais que d’efforts, de renoncements, de brimades et de violence faut-il endurer pour y parvenir ! Merci Manou pour ce beau partage.

manou 17/10/2018 09:00

C'est exactement ça Mimi, et ce n'est pas facile de découvrir tout ça mais je ne le regrette pas car jusqu'à présent je n'avais lu que des romans et cela n'a rien à voir avec une autobiographie, bien évidemment. bisous

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