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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 05:30
Albin Michel 2013

Albin Michel 2013

Depuis qu'il était revenu d'entre les morts, il savait qu'une peur indéfinissable, vibrante, presque palpable, était peu à peu venue l'habiter. A quoi s'ajoutaient les effets dévastateurs de son ensevelissement. Quelque chose de lui était encore sous la terre, son corps était remonté à la surface, mais une partie de son cerveau, prisonnière et terrifiée, était demeurée en dessous, emmurée. Cette expérience était marquée dans sa chair, dans ses gestes, dans ses regards. Angoissé dès qu'il quittait la chambre, il guettait le moindre pas, passait prudemment la tête par une porte avant de l'ouvrir en grand, marchait près des murs, imaginait souvent une présence derrière lui, scrutait les traits de ses interlocuteurs et se tenait toujours à portée d'une issue au cas où.

 

Cela fait déjà un certain temps que je voulais lire ce roman qui a fait grand bruit lors de sa sortie et qui a obtenu en 2013 le Prix Goncourt, puis le Prix France Télévisions, et le Prix des Libraires de Nancy et des Journalistes du Point et dont on a tiré un film largement plébiscité lui-aussi l'an dernier. 

Et puis vu le sujet, j'ai longuement hésité : j'ai tellement déjà lu de romans sur la Première Guerre Mondiale.

Et bien, je peux vous assurer que, bien que je sache par avance que ce roman était cruel, macabre et dérangeant... et bien, je l'ai trouvé terriblement dérangeant, affreusement cruel et épouvantablement macabre !

 

Que vous dire de plus : l'histoire a été tant et tant de fois racontée dans les médias que presque tout le monde la connaît par cœur.

Je vous en fait tout de même un très bref résumé...

 


 

Quelques jours à peine avant l'armistice qui  a permis d'en finir avec cette terrible Grande Guerre, Albert Maillard fait une découverte édifiante : les deux éclaireurs envoyés en avant, ont été abattus dans le dos et n'ont pas été victimes des boches comme le pensaient ses camarades.

Il comprend aussitôt que c'est le lieutenant d'Aulnay-Pradelle qui est l'auteur de ce meurtre, au moment même où ce dernier le pousse dans un trou d'obus dont Albert ne peut sortir seul.

Pris au piège au fond du trou, il sera sauvé in extremis par Edouard Péricourt au moment même où ce dernier est grièvement blessé par un nouvel obus. 

Rescapés tous deux de ce carnage, ils seront à jamais liés pour le meilleur et pour le pire, mais tenus au secret par la hiérarchie qui n'aura de cesse de les poursuivre et de les menacer...

 

Comment reprendre goût à la vie dans ces années terribles d'après-guerre, quand on a tout perdu, qu'on est poursuivi par ses démons, et traumatisés dans sa tête comme Albert, le faible comptable peureux au grand coeur, ou dans son corps comme Edouard, devenu une gueule cassée, lui qui aurait pu espérer devenir un grand artiste, bien qu'il soit rejeté par sa famille parce qu'il est homosexuel.

Leur principal souci est de trouver de l'argent pour vivre mais surtout pour fournir à Edouard sa dose quotidienne de morphine, seule capable de lui permettre de tenir le coup...

Ils vont donc imaginer tous deux, une monumentale arnaque (nous sommes bien dans une fiction, je vous rassure) dont je ne vais pas vous donner les détails pour ceux qui voudraient encore découvrir l'histoire.

Une façon de se venger bien à eux de la société qui les rejette, une arnaque d'une cruauté inouïe, d'une grande violence et totalement immorale. 

 

 

En le tenant contre lui, Albert se dit que pendant toute la guerre, comme tout le monde, Edouard n’a pensé qu’à survivre, et à présent que la guerre est terminée et qu’il est vivant, voilà qu’il ne pense plus qu’à disparaître. Si même les survivants n’ont plus d’autre ambition que de mourir, quel gâchis…

Mourir le dernier, se disait Albert, c'est comme mourir le premier, rien de plus con.

Tous ces dessins, une centaine, avaient été réalisés ici, sur le front, dans les tranchées, et montraient toutes sortes de moments quotidiens, des soldats écrivant leur courrier, allumant leur pipe, riant à une blague, prêts pour l'assaut, mangeant, buvant, des choses comme ça. Un trait lancé à la va-vite devenait le profil harassé d'un jeune soldat, trois lignes et c'était un visage exténué aux yeux hagards, ça vous arrachait le ventre. Presque rien, à la volée, comme en passant, le moindre coup de crayon saisissait l'essentiel, la peur et la misère, l'attente, le découragement, l'épuisement, la peur et la misère, ce carnet, on aurait dit le manifeste de la fatalité.
En le feuilletant, Albert en eut le cœur serré. parce que, dans tout cela, jamais un mort. Jamais un blessé. Pas un seul cadavre. Que des vivants. C'était plus terrible encore parce que toutes ces images hurlaient la même chose : ces hommes vont mourir.

 

C'est un roman dérangeant, certes mais très bien écrit et qui se lit bien sûr jusqu'au bout tant l'auteur sait distiller les événements, passionner son lecteur avec des faits réels et nous toucher avec cette histoire qui nous permet de nous replonger dans le fiasco de cette guerre et l'ambiance de cette époque d'après-guerre, où tout était prétexte à faire commerce, où les héros étaient ceux qui étaient morts car on ne voulait plus voir les vivants et surtout les supporter avec leurs problèmes, leurs souvenirs et leurs gueules cassées.

Une période où les politiques et la société toute entière avaient bien besoin d'une bonne leçon, où toutes les escroqueries attestent du chaos dans lequel le pays se trouvait alors...

Ici point de patriotisme : on parle de cercueils emplis de terre, quand ce n'est pas d'un soldat ennemi, d'arnaques sur la douleur des familles, de ministres sans scrupules, d'un lieutenant prêt à tout pour avoir les honneurs et se faire un nom, et de soldats coupables de ne pas être morts...

 

Les premières pages sont époustouflantes par leur puissance d'évocation.

Pas besoin de voir un film... les mots se suffisent à eux-mêmes. On ne peut que trouver absurde et tellement révoltant que ce lieutenant arriviste soit prêt à tout pour obtenir les honneurs et envoie ses hommes au casse-pipe à quelques jours de l'armistice, mais bien sûr on sait bien que tout cela n'est pas que fiction et peut être une histoire vraie : certains ont fait du zèle jusqu'au bout...

 

Tout a été dit sur ce roman !

L'écriture est superbe et les mots justes. C'est vrai.

 

Cependant...

Les personnages sont décrits avec beaucoup de finesse psychologique, mais cela ne les empêche pas de tomber parfois dans la caricature.

Je n'ai pas trouvé toujours sincère, l'amitié qui relie les deux héros...même si ce qu'ils ont vécu ensemble est forcément très fort et crée un lien, celui-ci a trop souvent un air "obligatoire" et "contraignant". 

Je n'ai pas été touché non plus par le père d'Edouard et sa rédemption tardive. Il n'avait qu'à aimer son fils tel qu'il était, voilà tout. 

Certains passages sont terriblement longs ce qui n'apporte rien de plus à l'histoire comme par exemple la lente reconstruction d'Edouard. Cette lenteur est certainement voulu par l'auteur mais je n'aime pas m'ennuyer dans la vie ni quand je lis. 

 

Heureusement, certaines situations sont croquées avec beaucoup d'humour et je n'ai pas été insensible au cynisme de la situation finale.

C'est un roman qui nous oblige à nous poser beaucoup de questions sur la limite entre fiction et réalité, car tout ce qui est raconté ici aurait pu être vrai, mais surtout sur les guerres et leurs conséquences en général. 

Du coup, on ne peut s'empêcher de penser que toutes les guerres d'aujourd'hui peuvent avoir autour d'elle, cette même dose de commerce et de calculs machiavéliques.

 

Mais au fond de moi...dans mes tripes, malgré tout ce que je viens de vous dire et ses nombreux prix littéraires, j'ai trouvé ce roman affreusement sordide et pour l'instant, cela ne me donne pas du tout envie, mais alors pas du tout envie,  ni de découvrir un autre roman de l'auteur, ni de lire la suite qui est sortie cette année et dont on a beaucoup parlé, ou de voir le film...

C'est dire ! Et vous savez que je suis toujours sincère dans mes chroniques, prix Goncourt ou pas...

Mais dans quelques temps peut-être...ça me passera.

 

Pour en savoir plus, si vous hésitez encore, vous pouvez lire les chroniques de Mimi, Ecureuil bleu, Zazy, Hélène ou carrément aller voir celles de Babelio (il y en a plus de 800). 

C'est dire combien ce roman a été lu par de nombreux lecteurs...

 

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commentaires

Eve-Yeshé 13/07/2018 16:14

je l'ai bien aimé... et trouvé caricatural aussi mais quelle écriture! j'ai très peu lu ce qui tourne autour de la 1e guerre mondiale, alors que je suis passionnée par la 2e et j'y allais vraiment à reculons mais je n'ai pas regretté!
j'ai bien aimé le T2 aussi "couleurs de l'incendie"

Marion L. 07/07/2018 16:12

J'avais longuement hésité à le lire et je continue à le faire. Si un jour je n'ai plus rien à lire, peut-être. Merci pour ta sincérité.

manou 07/07/2018 18:26

Il est bien écrit et s'il est dérangeant c'est parce que tout ce qui est dit pourrait être vrai et comme le dit Azalaïs, il faut bien que quelqu'un mette le doigt là où ça fait mal...

la châtaigne 06/07/2018 18:01

on me la prête je vais le lire, je te dirais plus tard

manou 06/07/2018 19:51

Il faut le lire même s'il dérange c'est bien écrit et révoltant mais tout pourrait être vrai même si l'auteur nous dit que ce n'est pas le cas...Bises

Azalaïs 06/07/2018 13:35

J'ai adoré ce livre et j'ai aussi adoré le second. Bien sûr Pierre Lemaître est un homme de gauche et il dénonce là à la fois l'ignoble boucherie qu'à été cette guerre , en particulier le chemin des dames où est mort mon grand-père, où Nivelle a envoyé sciemment à la mort des milliers d'innocents en sachant très bien que ça ne servait à rien mais aussi le capitalisme et toutes ses dérives. Car c'est ça le thème du livre, tous ces gros bourgeois catholiques et bien pensants qui veulent se faire de l'argent sur le dos des morts. Bien sûr c'est décrit de façon satyrique mais je n'ai pas trouvé cela dérangeant du tout, c'est la triste réalité tout comme sont dérangeants les gains énormes que se font Monsanto, Bayer et les autres pour affamer les plus démunis, détruire la planète avec leurs pesticides, tout comme est sordide ce qui se passe dans les abattoirs, dans les élevages industriels etc... etc... Franchement je préfère lire un livre bien écrit qui réveille les consciences plutôt que les immondes bluettes bêtasses que l'on nous vend à tour de bras en nous faisant croire que c'est de la littérature. J'ai terminé il y a quelques temps le très beau livre de Lionel Duroy qui raconte le pogrom de Lasi en juin 41 en Roumanie , 13 000 juifs massacrés dans les rues en quelques jours, des gens comme toi et moi s'armant de de masses, de haches, de barres de fer pour massacrer leur voisins et qui du jour au lendemain ne se souviennent plus de rien! Il faut bien que cela soit rappelé même si ça dérange . Je ne reçois plus ta newletter depuis quelques temps

manou 06/07/2018 15:11

Tu as parfaitement raison de souligner tout cela Azalaïs...tes commentaires sont toujours d'une grande richesse et je ne voulais pas détourner les lecteurs d'un livre que j'ai trouvé très bien écrit. Comme je l'ai dit j'ai trouvé le début époustouflant, la façon dont il est construit et dont le lecteur découvre les différents personnages est remarquable. Je pense que si cela m'a dérangé c'est parce que justement je me suis sentie concernée par tous les éléments du roman sinon j'aurais fait comme beaucoup de personnes et je ne l'aurais pas lu...Le monde des guerres est impitoyable et nous avons un devoir de mémoire pour transmettre aussi tout cela aux nouvelles générations. Tu sais bien que je le fais toujours et que je n'hésite pas à lire des livres dérangeants, mais celui-ci m'a particulièrement percuté...Bizarre que tu ne reçoives pas la news dans la mesure où je contrôle en me l'envoyant sur une messagerie...A voir si ça dure. J'ai noté celui de Lionel Duroy pour l'automne car je veux le lire tranquille...quand je n'ai pas les enfants. Tu m'en avais parlé je crois, ou bien c'est quelqu'un d'autre car je l'ai inscrit dans mon carnet. bises et à bientôt

Calixte 05/07/2018 07:31

Merci pour cette fiche de lecture très détaillée - cela fait un moment que ce roman me "fait de l'oeil" mais que j'hésite à le lire, n'ayant pas envie de plonger dans un univers trop sordide (le monde qui nous entoure l'est bien assez comme ça ...). Le talent de l'auteur a retracer cette époque noire est incontestable, et il est important - et même indispensable - de se souvenir de ces années-là sans édulcorer les choses. Mais, à la lecture de ton article, pour ma part, je laisserai ce roman sur le rayon des libraires ...

manou 05/07/2018 08:31

Je ne voulais surtout pas te décourager :) L'auteur écrit bien et peut-être faut-il se plonger dans cette lecture à des moments plus favorables...Bonne journée

yannn 04/07/2018 18:11

Oui, tu fais bien de citer Mimi, c'est effectivement chez elle que j'ai développeuse quelques idées. Les gueules cassées, je croyais à un sens figuré, si je puis dire, mais c'est complètement au sens propres aussi qu'il faut le prendre. Je respecte beaucoup ta manière d'aborder la lecture d'un livre, en dehors de toute compromission publicitaire. Du coup, la suite, volume 2, tu n'en seras pas. Mais tu resteras à l'écoute d'un ou d'une amie qui s'y sera risquée.
Pour le mots du mercredi, la " colle " n'est pas à prendre au sens de glu, mais devinette.
Amicalement. Yann

manou 04/07/2018 20:25

Tu ne connaissais pas le terme de Gueules cassées si je comprends bien ! Je cite souvent Mimi quand nous avons des lectures parallèles, parfois nous nous rejoignons parfois non, et c'est ce qui fait la richesse de nos échanges...Alors c'est très drôle l'histoire de la glu j'étais comme qui dirais engluée dans cette interprétation-là. Il faut dire qu'avec la chaleur difficile de faire travailler les méninges...donc il fallait trouver énigme par exemple ?? bisous je verrai bien demain si c'est ça !! bisous

Violette 04/07/2018 16:52

le sordide l'a emporté alors? J'avais vraiment adoré ce roman et la pseudo suite beaucoup moins...

manou 04/07/2018 20:22

J'ai vraiment eu du mal c'est vrai...mon coeur et mes pensées s'envolaient sans cesse vers les membres de ma famille, mes grand-pères, ma grand-tante...Du coup je vais laisse passer du temps et de toute façon avec l'été et les vacances, je vais choisir des lectures plus légères...

Elena800 04/07/2018 05:07

Le sujet est dur et je ne sais pas si je vais le lire du moins pour l'instant mais je vais le rajouter à ma liseuse et je te dirai quand je l'aurai lu. Bisous

manou 04/07/2018 06:59

On en a tant parlé Elena que j'avais l'impression d'être la seule à ne pas l'avoir lu :) bises

Rose63 03/07/2018 22:27

curieusement il me semblait être passée
Ces gamins en vacances me font perdre mes habitudes :)
Bonne soirée
Bises
@ demain

manou 04/07/2018 06:59

Ne t'inquiète pas Rose je fais comme toi ! Prends le temps de profiter des tiens. De toute façon à partir de dimanche je me mets en demi-pause et moi non plus je ne pourrais pas passer tous les jours. C'est l'été ! bisous

Philippe D 03/07/2018 21:39

Gros succès pour ce roman que je n'ai pas aimé du tout. Il est évident que je ne lirai pas la suite ! Il a tellement été encensé que j'imaginais que j'étais le seul à ne pas avoir apprécié ce roman !
Par contre, les thrillers de l'auteur sont époustouflants ! Rien à voir avec celui-ci. Tu peux y aller sans crainte si tu aimes les polars !
Bonne fin de soirée.

manou 04/07/2018 06:57

Je verrai pour ces thrillers...je sais qu'il écrit bien...ça fait plaisir de voir que je ne suis pas la seule :) Je crois que beaucoup de lecteurs de ce livre n'ont pas connu leurs ancêtres et donc ils n'ont pas vu la guerre à travers leurs yeux. Il verrait peut-être les choses autrement...Bonne journée

Lemenuisiart 03/07/2018 21:01

Ce titre est très bon après pas le temps de lire beaucoup malheureusement

manou 04/07/2018 06:55

Normal avec tout ce que tu fais tous les week-ends en saison...

CathyRose 03/07/2018 19:56

Il est sur ma liste de livre à acheter car ce qui se passe au moment de la première guerre mondiale m'intéresse. Mais là j'avoue que tu as un peu refroidi mes ardeurs ... donc à voir !
Belle soirée, bisous !
Cathy

missfujii. 03/07/2018 18:04

Une merveilleuse chronique sur ce très beau livre

manou 04/07/2018 06:54

Tu l'as aimé donc si je comprends bien...je n'ai pas pu le lire sans m'impliquer.

domi 03/07/2018 15:47

quelle belle et bonne critique, tu dis tout, tu informes et ensuite tu donnes ton point de vue, à mon avis il est à suivre

manou 04/07/2018 06:53

Merci Domi on en peut renier les qualités littéraires mais tout le monde l'a encensé parce que c'est un Goncourt...faut dire aussi ce qui ne va pas, en plus du sujet qui est dur

ruthiebear 03/07/2018 15:45

Thank you for your honesty in this review. I do not think I want to read this book.

manou 04/07/2018 06:52

Je comprends bien. Merci de ton commentaire...

Maria-Lina 03/07/2018 13:23

Coucou douce Manou, je ne suis pas une grande liseuse... mais j'apprécie toujours tes partages, merci! Bise, bon mardi tout doux!

manou 04/07/2018 06:52

Merci c'est gentil et en plus en ce moment chez toi il fait beau et il faut profiter de ton jardin ! bisous

lavandine 03/07/2018 13:00

Tout vu ...le mot sordide va faire que je ne le lirai pas..
Merci pour ta franchise.

Bon mardi. Il va encore faire chaud.
Bisous
Lavandine

manou 04/07/2018 06:51

Ben ...ce n'est pas la première fois que je critique un prix littéraire ou un livre que j'ai pourtant choisi minutieusement dans les rayons de la médiathèque...bisous

Feelaure 03/07/2018 12:14

Merci pour ce nouveau partage Manou, il ne me donne pas trop envie de le lire
Bisous & douce journée

manou 04/07/2018 06:50

Je comprends et en plus c'est un pavé...alors profite de l'été pour lire des choses plus légères et joyeuses. bisous

Isabelle 03/07/2018 11:22

J'ai lu ce livre l'année dernière, et je n'ai pas pu le lâcher avant la fin, où je l'ai refermé avec un grand soulagement.
Ce n'est pas tant le côté macabre qui m'a dérangé que le cynisme qui règne, avec le personnage du gendre notamment. Le héros de guerre arriviste.
J'ai lu également 3 jours et une vie, dont le sujet est lui aussi terrible et très fort, surtout que l'on se place du côté d'un enfant. Je le recommande, si on a le cœur bien accroché.

manou 04/07/2018 06:49

Je verrai plus tard...j'avais noté toute une série de titres de cet auteur et pour l'instant, en tous les cas pour le temps des vacances, je n'en ai pas envie. Merci de ton ressenti

Maryline 03/07/2018 10:58

J'en ai bien sûr entendu parlé, mais je ne l'ai pas lu! J'ai lu: Robe de mariée et trois jours et une vie de cet auteur et j'avais bien aimé. Ton ressenti est plutôt négatif même si tu relèves aussi les qualités... A voir, si l'occasion de présente...
Merci Manou!
Bisous

manou 04/07/2018 06:48

Tu le liras un jour, il t'attend ! Je crois que je voulais me faire ma propre opinion car ce que l'on ressent est toujours très personnel surtout dans un roman aussi dérangeant...Mais en tous les cas, pour l'instant je n'ai pas envie de relire quelque chose de cet auteur. bisous

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