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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 06:21
Le rêve / Emile Zola

Pendant le rude hiver de 1860, l’Oise gela, de grandes neiges couvrirent les plaines de la basse Picardie ; et il en vint surtout une bourrasque du nord-est, qui ensevelit presque Beaumont, le jour de la Noël. La neige, s’étant mise à tomber dès le matin, redoubla vers le soir, s’amassa durant toute la nuit. Dans la ville haute, rue des Orfèvres, au bout de laquelle se trouve comme enclavée la façade nord du transept de la cathédrale, elle s’engouffrait, poussée par le vent, et allait battre la porte Sainte-Agnès, l’antique porte romane, presque déjà gothique, très ornée de sculptures sous la nudité du pignon. Le lendemain, à l’aube, il y en eut là près de trois pieds.

 

Il aura fallu que dans le cadre du Cercle de Lecture de mon petit village, nous décidions de lire un auteur classique, pour que je me replonge après des années, dans une oeuvre d'Emile Zola. 

La dernière fois que j'ai lu cet auteur, c'était à l'occasion de la sortie du film "Germinal".  Nous avions décidé d'y emmener tous les élèves de 3ème du collège et bien sûr nous avions tous lu ou relu le roman avant d'aller voir le film !

 

Emile Zola n'est pas un auteur facile à aborder...alors pourquoi ai-je choisi "le rêve" qui est justement un de ses romans parmi les moins connus ! Et bien c'est justement pour cela... 

Puisque le groupe avait choisi cet auteur, autant lire une oeuvre que je ne connaissais pas, n'est-ce pas ?  

Il y a toujours dans les œuvres de Zola, de longues descriptions dans lesquelles le jeune lecteur ne peut que se perdre. Mais pour les adultes avertis que nous sommes, cela peut être source de plaisir simplement littéraire, voire de véritables apprentissages lorsqu'il s'agit comme ici, des descriptions du savoir-faire ancestral de brodeur ou de verrier. On imagine plus du tout aujourd'hui, comment étaient les ateliers de l'époque, ni les outils utilisés, ni les fils tissés et je suis sûre que les cinéastes se servent de ces auteurs classiques car pareilles descriptions, aussi précises qu'imagées,  remplacent évidemment les images dont nous sommes si friands aujourd'hui ! 

 

Ce roman publié pour la première fois en 1888, est d'abord paru en feuilleton tous les 15 jours, dans "La Revue illustrée" entre le 1er avril et le 15 octobre 1888.

C'est le 16ème épisode de la série des Rougon-Macquart dont le sous-titre est je vous rappelle "Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second empire". Une oeuvre ambitieuse...que je vous rassure, je ne compte pas relire en entier. 

 

Depuis qu’elle occupait la chambre, Angélique avait passé là bien des heures, accoudée à la rampe, regardant. D’abord, sous elle, s’enfonçait le jardin, que de grands buis assombrissaient de leur éternelle verdure ; dans un angle, contre l’église, un bouquet de maigres lilas entourait un vieux banc de granit ; tandis que, dans l’autre angle, à moitié cachée par un lierre dont le manteau couvrait tout le mur du fond, se trouvait une petite porte débouchant sur le Clos-Marie, vaste terrain laissé inculte. Ce Clos-Marie était l’ancien verger des moines. Un ruisseau d’eau vive le traversait...

 

Angélique est retrouvée quasiment morte de froid, sur le parvis de la cathédrale de Beaumont-sur-Oise, par un couple habitant la maison voisine, accolée à la bâtisse. En cette nuit de noël 1860, elle vient de quitter la famille chez qui elle était placée, parce que celle-ci la maltraitait. Les Rabier sont en effet des tanneurs que tout le monde connaît dans la ville pour leur violence. 

Née de père inconnu, c'est la fille de Sidonie Rougon (un personnage qui apparaît dans "la Curée"). Dès sa naissance, elle a été placée par la sage-femme à l'Assistance publique, et comme cela se faisait beaucoup à l'époque, elle a été ensuite, très jeune, placée dans différentes familles.

Hubert et Hubertine sont de modestes brodeurs, pieux et malheureux, car ils n'ont plus jamais pu avoir d'enfants après la mort de leur premier-né, et attribuent cela à une sorte de malédiction, jetée par la mère d'Hubertine, qui s'opposait à leur mariage.

Le couple n'hésite pas un instant devant cette rencontre providentielle et recueille Angélique. Elle est si belle avec ses cheveux blonds et ses yeux couleur de violette...

 
Grâce à eux une nouvelle vie commence pour la fillette. Elle ne manquera de rien, ni d'amour, ni de nourriture réelle ou spirituelle, mais sera élevée en recluse, ne sortant que pour aller à la messe.

Elle va apprendre à dompter ses colères (liées pour le couple, à ses origines familiales), et deviendra une brodeuse prodige.

Le couple, en effet, confectionne des habits sacerdotaux, riches en ornements divers et sont spécialisés dans la broderie de chasubles. Angélique est capable de broder des merveilles à partir de simples croquis.

 

En plus de ses occupations de brodeuse, la jeune Angélique va découvrir un livre qui la plonge dans une passion sans borne. C'est "la légende dorée" de Jacques de Voragine, un ouvrage qui va bouleverser sa vie. Elle va se passionner pour la vie des saints et des martyres. 

 

Elle parsème désormais ses broderies de croix, bien sûr comme avant, et  de roses, mais aussi de nombreux visages de saints et de saintes. 

Elle rêve d'avoir un destin hors norme, elle aussi, et attend son prince, du-haut de son balcon.

 

Un soir, alors qu'elle vient d'avoir 16 ans, son rêve devient réalité, et Félicien, tout de blondeur et de douceur, apparaît dans le jardin. Il est venu réparer le vitrail qu'Angélique voit de sa fenêtre et qui représente Saint George en train de terrasser le fameux dragon.

Les deux jeunes gens tombent amoureux, mais bien sûr, à cette époque, on ne peut braver ainsi les différences sociales.

Félicien est le riche héritier de sa famille et le fils jusque-là caché de Monseigneur d'Hautecoeur, qui ne voulait pas le reconnaître, car il le jugeait responsable de la mort de sa première femme, décédée en mettant au monde Félicien. Suite à ce drame, il n'avait trouvé un peu de réconfort qu'en entrant dans les ordres.

D'ailleurs, Félicien n'est revenu près de son père que pour se marier avec une jeune fille de son rang.

Hubert et Hubertine ne peuvent pas non plus accepter ce mariage contre la volonté de Monseigneur, persuadés eux-mêmes que leur passion de jeunesse est responsable de leur malheur.

 

Mais Angélique se consume d'amour au point de se laisser mourir...

Félicien, à qui on a menti pour l'éloigner d'elle, va découvrir la supercherie et chercher à la revoir. Lui aussi dépérit pensant qu'elle ne l'aime plus. 

Même le cœur de Monseigneur a été attendrie par la supplique de la jeune fille et c'est, criblé de remords, qu'il va se rendre à son chevet pour lui donner l'extrême onction...


 

Angélique croyait fermement aux miracles. Dans son ignorance, elle vivait entourée de prodiges, le lever des astres et l’éclosion des simples violettes. Cela lui semblait fou, de s’imaginer le monde comme une mécanique, régie par des lois fixes.

— Mère, mère, qu’est-ce que vous dîtes ?… Est-ce donc une faute, d’aimer ce qui est beau et riche ? Je l’aime, parce que c’est beau, parce que c’est riche, et que ça me tient chaud, il me semble, là, dans le cœur… Vous savez bien que je ne suis pas intéressée. L’argent, ah ! vous verriez ce que j’en ferais, de l’argent, si j’en avais beaucoup. Il en pleuvrait sur la ville, il en coulerait chez les misérables. Une vraie bénédiction, plus de misère !

Angélique était devenue une brodeuse rare, d’une adresse et d’un goût dont s’émerveillaient les Hubert. En dehors de ce qu’ils lui avaient appris, elle apportait sa passion, qui donnait de la vie aux fleurs, de la foi aux symboles. Sous ses mains, la soie et l’or s’animaient, une envolée mystique élançait les moindres ornements, elle s’y livrait toute, avec son imagination en continuel éveil, sa croyance au monde de l’invisible. Certaines de ses broderies avaient tellement remué le diocèse de Beaumont, qu’un prêtre, archéologue, et un autre, amateur de tableaux, étaient venus la voir, en s’extasiant devant ses Vierges, qu’ils comparaient aux naïves figures des Primitifs.

 

Je ne vais pas vous faire une analyse critique littéraire de ce roman car les enseignants de français savent bien mieux le faire que moi... 

"Le rêve" est un roman à part dans la série des Rougon-Macquart. Ce n'est pas du tout le Zola que l'on connaît. 

L'auteur nous dépeint la foi populaire qui traverse cette jeune fille, poursuivie par l'hérédité de sa famille qu'elle ne connaît pas.

Il veut montrer que l'éducation prime sur l'inné, et qu'un être, peut-être mauvais à l'origine, une fois transplanté dans un autre milieu, en sortira transformé.

Ainsi Angélique, commet-elle des péchés, d'orgueil, de passion, de colère, malgré sa vie pieuse, mais elle ne cède jamais à son amour et reste parfaitement chaste, même si parfois la culpabilité de cet amour l'assaille. 

 

J'ai trouvé qu'au-delà des descriptions minutieuses autour de l'art et la manière de devenir une brodeuse virtuose, les passages intéressants étaient finalement ceux de la vie quotidienne : les grandes lessives à la rivière, le linge qui s'envole alors qu'il a été mis à sécher...ainsi que les détails de la rencontre entre les deux jeunes gens...décrits de façon plutôt romantiques.

Mais j'ai trouvé plutôt ennuyeuses, les descriptions de la vie des saints, ainsi que tous les moments qui nous parlent de religion et de foi, en bref toutes les bondieuseries, finalement.

 

Alors, une heure charmante s’écoula. Elle se penchait, elle rinçait son linge, le visage touchant presque l’eau fraîche ; mais, à chaque nouvelle pièce, elle levait la tête, jetait un coup d’œil, où, dans l’émoi de son cœur, perçait une pointe de malice. Et, lui, sur l’échafaud, l’air très occupé à constater l’état du vitrail, la regardait de biais, gêné dès qu’elle le surprenait ainsi, tourné vers elle.

 

Il me reste de cette lecture la découverte d'un Zola plutôt romantique, mais vous vous en doutez, comme cela n'est pas de lui de l'être, la fin forcément se termine mal...

En bref, lire un roman d'un auteur classique ne fait pas de mal de temps en temps ! 

Si vous voulez découvrir ce roman mais que vous ne le possédez pas dans votre bibliothèque personnelle, vous pouvez l'écouter en ligne...

 

ou bien lire des extraits ou la totalité du texte en le téléchargeant sur le site ci-dessous...

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commentaires

Thaddée 11/03/2018 11:09

Un des livres qui m'a le plus touchée, qui m'a le plus fait rêver. Si plein de délicatesse ... Je m'en souviendrai toujours. Un roman à part dans l'oeuvre de Zola je trouve. Il a illuminé ma jeunesse. Merci Manou ...

manou 11/03/2018 16:40

Je ne l'avais jamais lu je ne sais pas pourquoi alors que je pensais avoir découvert tous les Rougon-Macquart. Peut-être était-il manquant à la bibliothèque du collège, tout simplement ! Contente de te rappeler de beaux souvenirs...bisous

Tiphanie 09/03/2018 17:02

J'ai hâte de le lire, mais mon prochain Zola sera La terre :)

manou 09/03/2018 19:57

Un excellent Zola, "la terre" j'en garde un merveilleux souvenir...Bonne lecture et merci de ton passage

lavandine 28/02/2018 13:19

Mon prof de fac était un spécialiste de zola...et il m a donné le goût des auteurs du XIXème siècle.
Je ne connais pas le rêve mais j aimerai lire/relire toute la série dans l'ordre. Le 1er livre lu était, il me semble, la faute de l abbé mouret. Et le dernier il y a 6 mois : au bonheur des dames.
Gros bisous et belle journée.
Lavandine

manou 01/03/2018 08:52

C'est un beau projet mais je n'en ai pas le courage de relire toute la série dans l'ordre. j'ai tellement envie de relire d'autres classiques et de découvrir de nouvelles choses...Bises et une belle journée

Philippe D 27/02/2018 21:19

Je suis en train de trier mes livres au grenier et j'ai trouvé quelques Zola. Je n'en ai lu que 2 ou 3 et je n'ai jamais entendu parler de celui-ci. Un jour, je lirai peut-être des classiques...
Bon mercredi.

manou 28/02/2018 07:06

En prenant de l'âge tu verras :) Non je plaisante. En fait quand on travaille on a besoin de lire aussi et surtout ce qui nous fait plaisir...ensuite, on prend le temps de découvrir des lectures moins faciles et voilà pourquoi je relis des classiques. bon mercredi à toi aussi

sissi63 27/02/2018 19:38

Coucou,
zola fait partie de mes auteurs de prédilection.
Bisous et bonne soirée

manou 28/02/2018 07:04

Et bien je découvre aujourd'hui que plein de lecteurs aiment les auteurs classiques finalement :) bises et une belle journée

Azalaïs 27/02/2018 19:16

C'est un livre que je découvre mais je n'ai jamais trop accroché à Zola, il est trop sombre et laisse peu de place à l'espoir . Bonne soirée

manou 28/02/2018 07:04

C'est bien vrai que Zola est toujours dans le drame c'est pour cela que j'ai préféré découvrir un des romans que je n'avais jamais lu et celui-ci est vraiment à part...Nous avons décidé une fois par an de lire un auteur classique pour ce replonger dans la belle écriture...un cercle de lecture sert aussi à ça ! Bises et une belle journée

Mimi 27/02/2018 17:11

Tu as bien fait de ressortir ce livre, je ne me rappelais absolument plus du thème et pourtant ce que j’ai pu aimer les Rougon-Macquart et dévorer les vingt tomes avec appétit. Mais il faut croire que celui-ci ne m’a pas marqué autant que je le pensais. Merci Manou pour ces bons souvenirs de lecture !

manou 27/02/2018 18:14

Je ne sais pas si j'avais tout lu...sans doute pas puisque je n'avais jamais lu le rêve. Il faudrait retrouver les listes de mon adolescence mais cela fait bien longtemps qu'elles ont disparu pourtant j'en faisais plein :) bisous

Renée 27/02/2018 15:30

Je crois que je passe sur Zola...mais merci quand même. Bisous

manou 27/02/2018 18:13

hi hi je comprends aussi...il y a tant de livres qui nous font de l'oeil :) bisous

fanfan2b 27/02/2018 14:31

Un roman que je ne connaissais pas . Il y a longtemps que je n’ai pas lu Zola . Mais pourquoi pas?

Bonne soirée

manou 27/02/2018 18:13

Je n'ai aucun regret du temps que j'ai passé à le lire. A refaire. Bonne soirée

danielle 27/02/2018 14:01

ça ne sera sans doute pas ma prochaine lecture, mais ton article lui laisse une chance, si un jour;.. j'ai été un peu "dégoûtée" de Zola en lisant sa biographie par H Troyat je crois bien; mais je me souviens des lectures de Germinal à la fac, et Gervaise, j'avais 20 ans environ et j'avais été très impressionnée, très, par la déchéance des personnages.

manou 27/02/2018 18:12

Oui il y a dans Zola ce côté dramatique qui apparaît dans tous ses romans...mais on oublie souvent qu'il ne faisait que décrire la réalité de l'époque. Mais celui-ci est hors norme et très romantique même s'il se termine mal. Bonne soirée

FéeLaure♥ 27/02/2018 13:19

Je crois que les passages qui t'ont ennuyée seraient les mêmes pour moi, mais j'avoue que tu me donnes envie de lire ce livre... merci du partage Manou
Douce journée & bisous

manou 27/02/2018 18:11

Je ne regrette pas de l'avoir fait car j'ai aimé les descriptions sur la vie quotidienne...Tu aimerais lire les passage qui parlent du plaisir qu'elle éprouve quand elle brode, de sa façon de manipuler les fils d'or...un régal ! Bisous

Maria-Lina 27/02/2018 12:43

Merci pour ce beau partage! Bise, bon mardi tout en douceur!!!

manou 27/02/2018 18:09

Bisous Maria-Lina. Merci de ton passage

Maryline 27/02/2018 12:09

J'ai lu tous les Rougon-Macquart quand j'étais jeune-fille, j'ai eu une passion pour les écrits de Zola, parce que j'aimais sa façon de décrire minutieusement les conditions de vie, les personnages et les sentiments... j'avais l'impression de voyager dans le temps et dans la vie, de découvrir le monde... Il a une place à part dans mon cœur de lectrice...
Bisous et douce journée... ici il gèle à pierre fendre...

manou 27/02/2018 18:09

Nous, ce qui est rare, c'est que le thermomètre n'a pas franchi le zéro de toute la journée...et quand même -12° dans la nuit...c'est rarissime en Provence...D'ailleurs ma vieille chatte n'a pas mis le nez dehors. On nous annonce de la neige mais à mon avis, la perturbation est partie plus loin...le froid nous suffit. Bisous et une douce soirée

Gomez Victoria - Lynn 27/02/2018 12:04

coucou j'ai un peu honte mais je n'arrive pas à accrocher avec Zola ; quand je pense que mon beau frère Logan a demandé toute la série à mes beaux parents à Noël et qu'il les relit ...... moi je n'arrive pas à m'y intéresser

manou 27/02/2018 18:07

Pourquoi honte...tu n'as pas à avoir honte et je comprends que ce ne soit pas facile d'accrocher avec les auteurs classiques. L'important est que lorsque tu as le temps de lire, cela te fasse plaisir. On ne peut être sur tous les fronts à la fois ! bisous

wolfe 27/02/2018 11:48

Bonjour
C'est un auteur que j'ai souvent étudié lors de mes études littéraire mais j'avoue ne pas avoir lu celui-ci!
Il a l'air vraiment intéressant!
Bisous

manou 27/02/2018 18:05

Je ne regrette pas d'avoir relu Zola. J'ai décidé de le faire plus souvent ! Comme je n'ai pas fait d'études littéraires mais scientifiques, je n'ai pas pu lire tout ce que je voulais lire pendant ma jeunesse. Du coup je me rattrape ! Bisous

domi 27/02/2018 11:22

en effet un Zola moins connu que d'autres mais qui me semble attachant et que tu fais bien de mettre en évidence

manou 27/02/2018 18:02

Ce cercle de lecture auquel j'appartiens à cela de bien qu'il ouvre encore plus nos possibilités de lecture par les échanges avec les autres et les thèmes que nous souhaitons aborder...

Doc Bird 27/02/2018 10:53

Il y a longtemps que j'ai lu les Rougon Macquart, et "Le rêve" ne m'avait pas laissé un grand souvenir... Merci d'en avoir parlé pour le découvrir ou le redécouvrir. Bonne journée

manou 27/02/2018 18:01

Je suis sûre que je ne l'avais jamais lu, mais qui sait j'avais peut-être tout oublié, ça fait si longtemps :) Bonne soirée.

Sigrid 27/02/2018 10:33

Merci de m'avoir fait repenser à ce livre lu à l'époque où j'étais au collège (mais de moi-même pas une lecture initiée par le cours de français, je lisais au moins 5 livres par semaine à ce moment-là.), et je confirme qu'il ne ressemble pas à ce que l'on connait le mieux de Zola (Parce que la passion ici est celle du travail bien fait, et surtout des sentiments, comme dans Une page d'amour, Le docteur Pascal, et j'y mettrais aussi, La faute de l'abbé Mouret). Je ne me rappelais pas bien des détails de l'histoire mais le souvenir que j'en ai gardé est celui de la beauté (la broderie, ...), de la bonté et d'une certaine douceur. Merci de ce joli retour pour moi vers un livre que j'avais aimé !

manou 27/02/2018 18:00

Il est en effet empli de douceur et de fraîcheur et certains passages sont d'une grande poésie...Moi aussi je lisais beaucoup et il faut dire qu'à l'époque, nous n'avions pas autant de choix de lecture qu'aujourd'hui pour les jeunes. Du coup nous lisions des classiques et c'est eux qui nous ont fait rêver durant notre adolescence. Bisous

Quichottine 27/02/2018 10:16

C'est le premier livre que j'aie lu de lui... j'avais quinze ans.
J'ai aimé, mais je suppose aujourd'hui que j'ai dû sauter quelques passages.
Un roman à part, comme "Au bonheur des dames", je crois.
Il faudra que je relise dans l'ordre la saga, ce que je n'ai jamais fait. Je prenais les romans au hasard dans la bibliothèque de mes parents. :)
Merci pour cette relecture.
Bisous et douce journée.

manou 27/02/2018 17:58

Autant je me souviens très bien avoir lu "Au bonheur des dames" quand j'étais en 3ème autant je suis sûre de n'avoir jamais lu "le rêve". Pourtant nous n'avions pas beaucoup de lectures possibles à part les classiques... Nous avons trouvé sur le net un arbre généalogique des Rougon-Macquart qui nous a bien rendu service pour nous repérer parmi les personnages.

écureuil bleu 27/02/2018 09:35

Bonjour Manou. Si j'avais plusieurs vies à ma disposition je relirais tous les Rougon-Macquart, dans l'ordre cette fois... Bonne journée et bisous

manou 27/02/2018 17:56

Ben oui ce serait une bonne idée mais que veux-tu, on n'arrive pas à tout faire ! Bisous

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